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Accueil du site > Tribune Libre > Un Guide Michelin trop catholique ?

Un Guide Michelin trop catholique ?

La mort tragique du patron des usines Michelin, lors d’une partie de pêche en mer le 26 mai dernier, a forcément conduit les médias à évoquer les fortes convictions religieuses de la très catholique famille Michelin. Le Monde du 30 mai a, par exemple, cité le témoignage d’un homme du peuple très éprouvé par cette disparition : « C’est le père Michelin - François - en personne, a-t-il confié entre deux sanglots, qui m’a remis mon missel quand j’ai fait ma communion... »

Or ce prosélytisme catholique s’observe même dans un domaine où on l’attendrait le moins : c’est peut-être pourquoi, sauf erreur, il a pu agir d’autant plus efficacement qu’il est passé inaperçu.

UN VERNIS DE CULTURE DISCRÈTEMENT CATHOLICISÉE

On le retrouve, en effet, discrètement à l’œuvre tout simplement dans les fameux « Guides de tourisme Michelin ». Nés d’une géniale idée au début de l’automobile, ces « guides verts », de format allongé pour tenir dans la main, visaient à donner aux nouveaux automobilistes l’envie de découvrir les pays, de faire des kilomètres, et donc d’user des pneus que fabriquait le fameux Bibendum. Peu à peu, les guides Michelin ont fait véritablement autorité auprès des touristes au savoir limité : les voyages ont été préparés en suivant le guide ; les sites ont été visités par les voyageurs, le guide à la main. Des générations ont vu le monde à travers les lunettes religieusement colorées du « Guide Michelin », retenant les anecdotes savoureuses qui étaient consignées dans des paragraphes intitulés « Un peu d’histoire ». Une culture nourrie du « Guide Michelin » a fleuri dans les familles. On s’est distingué dans les soirées, les cocktails ou lors des repas de famille en exhibant à son insu un vernis de culture discrètement catholicisée.

UN EXEMPLE : LA REPRÉSENTATION DE « L’AFFAIRE GALILÉE ».

Oh ! N’attendons pas dans ces « guides verts » de prêches enflammés ! C’est, au contraire, une assez discrète vision du monde qui y est distillée, accommodée à la tradition catholique la plus sévère.
- À titre d’exemple, il suffit de voir comment le guide du bon père Michelin consacré à l’Italie présente « l’affaire Galilée » au chapitre qu’il réserve à la ville de Pise. L’édition de 1982 la résume ainsi : « Défendant la théorie de la rotation de la Terre autour du Soleil, il eut des démêlés avec les scolastiques, tenants de la tradition, et dut abjurer sa doctrine devant le Tribunal de l’Inquisition, en ajoutant, désespéré : « Et pourtant, elle tourne... »
- Quelle représentation de cette affaire, emblématique des rapports entre le savoir et le pouvoir, pouvait donc retirer de ces trois lignes la masse des voyageurs au savoir mesuré ? Le Guide Michelin réussit à évoquer cette tragédie de telle manière que l’on ne peut rien y comprendre sans la connaissance d’un minimum de contexte.

UNE REPRÉSENTATION BOURRÉE DE LEURRES.

Cette représentation , en effet, fourmille de leurres. On en compte au moins sept comme les péchés capitaux.
- Le premier est un leurre par omission : n’est pas précisée, en effet, la croyance officielle en vigueur depuis le IIe siècle après J.-C, le géocentrisme de Ptolémée, un grec d’Alexandrie, qui place la Terre au centre d’un univers qui tourne autour d’elle. L’Église catholique a adopté cette doctrine jugée conforme à son livre sacré, La Bible.
- Un second leurre est un leurre par euphémisme et impropriété de termes pour égarer les non-initiés : les défenseurs du géocentrisme sont appelés « les scolastiques » et « les tenants de la tradition ». Quel touriste ordinaire peut comprendre, dans ces termes techniques, qu’il s’agit non pas seulement des universitaires du Moyen Âge, dont l’enseignement est étroitement surveillé par l’Église, mais aussi de la hiérarchie même de l’Église catholique, et que la tradition en question est ni plus ni moins que la Bible et ses divers commentaires ?
- Un troisième leurre par omission écarte bien sûr les raisons du procès fait à Galilée, le mercredi 22 juin 1633 : la réaction violente de l’Église, dont 33 ans plus tôt Giordano Bruno a fait les frais... sur le bûcher, s’explique par la peur de perdre crédit et autorité si la représentation biblique de l’univers qu’elle défend depuis toujours est contredite par la science expérimentale du savant.
- Un quatrième leurre par omission gomme, par voie de conséquence, les lieux du procès à Rome : il est vrai qu’aucune plaque commémorative sur place ne remue le fer dans la plaie. Le lieu de cette infamie se trouve pourtant à deux pas du vénérable Panthéon d’Hadrien, dans le couvent dominicain de Santa Maria sopra Minerva. En y pensant, on peut se mettre à rire jaune, à voir l’éléphanteau qui, lui aussi, se marre au milieu de la place devant l’église sous le poids de l’obélisque que le grand Bernin lui a flanqué sur le dos : le maître n’y a bien sûr pas songé, et encore moins les urbanistes qui l’y ont installé. N’importe ! C’est au moins une de ces coïncidences qui font l’agrément d’une promenade dans Rome.
- Un cinquième leurre par omission, d’autre part, fait silence sur les conséquences du procès intenté au vieux savant brisé : mise en résidence surveillée à Arcetri, village de la proche banlieue de Florence, avec interdiction d’écrire et de recevoir qui il veut, jusqu’à sa mort en 1642. Voilà comment a été traité un des plus grands savants de tous les temps !
- Un sixième leurre, de son côté, additionne à nouveau euphémisme et impropriété de terme. Le mot « démêlés » est préféré pour masquer le crime d’une institution ecclésiastique qui a poursuivi un savant pour « délit d’opinion » ; et en plus, le mot permet d’insinuer que la responsabilité en incombe à celui précisément qui a eu ces « démêlés » pour en exonérer l’autorité pourtant coupable de les avoir provoqués. Quant au mot « doctrine », réservé à Galilée, il laisse entendre que la théorie héliocentriste de Galilée n’est au mieux qu’une opinion personnelle, argumentée certes, mais non démontrée, et non pas la conclusion d’une démonstration scientifique issue des observations faites par le savant grâce à un nouvel instrument qu’il lui a pris idée, depuis 1610, de diriger vers le ciel, la lunette.
- Le septième leurre enfin est un amalgame présentant deux faits dissemblables sur le même plan. L’abjuration de Galilée, elle, est un fait historique ; mais l’anecdote de la réflexion finale reste du domaine de l’invérifié, sinon de la légende. « L’info en direct » n’avait pas encore été inventée. Mais en donnant ainsi « le dernier mot » humoristique à Galilée, on minimise la portée de cette tragédie et de ses effets sur sa victime, puisqu’il était encore capable de faire de l’humour !

UNE RÉHABILITATION PARTIELLE, TROIS SIÈCLES ET DEMI PLUS TARD

Grâce au Guide Michelin, on peut donc visiter Pise ou Rome sans savoir que dans certains lieux, il s’est passé des actes horribles, quand, en l’occurrence, l’Eglise catholique, avec sa hiérarchie, en a été l’auteur.
- Il faudra attendre le 31 octobre 1992, pour que le Pape Jean-Paul II réhabilite Galilée. Encore cette réhabilitation n’a-t-elle été que partielle, car, à l’en croire, il n’a été question que d’ « une tragique et réciproque incompréhension ». On a bien lu « réciproque », ce qui signifie que Galilée et l’Eglise sont renvoyés dos à dos à torts partagés ! Il faut tout de même le faire ! Nulle trace explicite de cette réhabilitation partielle, bien entendu, dans les éditions ultérieures du Guide Michelin. C’eût été affaiblir l’autorité de l’Eglise que de reconnaître qu’elle s’est même partiellement trompée. On lit, en effet, dans la version de 1997, p. 206, reprise par celle de 2002, p. 276, une évocation encore plus elliptique de l’affaire : « (Galilée) dut répondre de ses théories concernant la rotation de la Terre sur elle-même devant le tribunal de l’Inquisition et, à l’âge de 70 ans, fut contraint de renier sa doctrine. »
- Toutefois, dans « L’introduction » de ces deux éditions, au chapitre « Littérature », page 42 et 70, on relève des variations amusantes qui témoignent d’un grand embarras pour livrer une représentation qui tienne compte de « la repentance mi-chèvre mi chou » de 1992 : « Au XVIe siècle, écrit le guide en 1997, Galilée (1564-1642), scientifique et méthodologiste de la recherche, en démontrant que les lois divines présentées sous forme d’allégorie dans la Bible s’expriment de façon non contradictoire dans le monde, fut involontairement un interlocuteur problématique pour l’Église. Celle-ci, déjà secouée par les vents du protestantisme, défendait obstinément des territoires désormais friables. » Drôle d’interlocuteur tout de même, qu’on a mis en chemise et à genoux devant un tribunal pour qu’il renie les découvertes de toute une vie qui changeront radicalement la représentation de l’univers !
- En 2002, quelques corrections sensibles sont apportées : « Scientifique et méthodologiste de la recherche, écrit cette nouvelle édition, Galilée (1564-1642) se réfère à Archimède et réfute la théorie d’Aristote ; en différenciant la méthode scientifique de celle applicable à la théologie et la philosophie, il se met involontairement dans une situation problématique vis-à-vis de l’Église. Celle-ci déjà secouée par la tourmente du protestantisme défend obstinément une position désormais fragile. » Par-delà les images météorologiques décrivant le protestantisme, ce jargon diplomatique n’est intelligible que des seuls initiés dont - on l’admettra sans peine - ne fait pas partie le touriste ordinaire. Deux périphrases en forme d’euphémisme - « interlocuteur problématique » devenant « situation problématique » ; puis « territoires désormais friables » devenant « position désormais fragile » - tentent de masquer hypocritement, l’une après l’autre, les deux grandes données de cette affaire méritant d’être portée à la connaissance d’un touriste qui ne veut pas « voyager idiot » : la violence d’une institution qui ne tolère pas alors la liberté d’opinion et de recherche, et la représentation ecclésiastique de l’univers contredite par la recherche scientifique.

Le « Guide vert » à la main, et les yeux chaussés d’oeillères à leur insu, les touristes peuvent ainsi voyager l’esprit tranquille dans Pise et dans Rome. Qu’ils circulent ! Il ne s’est quasiment rien passé qui doive troubler leur quiétude. On ne voyage pas pour s’empoisonner l’existence avec de vieilles lunes. Le Guide Michelin est un bon sédatif catholique pour voyager amnésique. Petits travaux pratiques : à Rome, sur le Campo dei Fiori, se dresse, au-dessus des toiles de tente du marché, une silhouette massive : c’est la statue d’un certain Giordano Bruno. Qui est-ce donc ? Pour le savoir , mais, mon Dieu ! "il n’y a qu’à" ouvrir le Guide Michelin ! Paul VILLACH


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50 réactions à cet article    


  • zen (---.---.195.48) 15 juin 2006 11:04

    Subtile analyse...Je lirai le guide vert et je voyagerai autrement...promis. Mais n’est-ce pas aussi le fait d’autres types de guides ?

    Il y aurait toute une étude intéressante à mener sur le catholicisme aujourd’hui hautement proclamé d’une frange importante du grand patronat français .Je pense par ex.à la famille Mulliez (groupe Auchan)...Montrer en quoi l’affichage public de leurs convictions religieuses, parfois les plus conservatrices, est un bon outil au service de leurs intérêts...

    Manquant de données, je me sens incapable de mener cette recherche.Qui voudrait la tenter ? Je pense à vous, Paul Villach, car vous avez démontré en beaucoup d’occasions un sens aigü de l’analyse critique. Chiche !


    • Marie Pierre (---.---.1.138) 15 juin 2006 11:15

      Bon article, mais bon, le guide Vert est tout de même succint.

      Et le guide des restaurants n’aurait-il pas un format, le papier et une couleur ’bible’ ?


      • Romain Baudry (---.---.62.206) 15 juin 2006 11:24

        Le sujet est très intéressant, mais je trouve un peu dommage que l’article soit bâti sur le seul exemple de Galilée.


        • Antoine (---.---.0.25) 15 juin 2006 12:11

          Ridicule, les guides Michelin sont avant tout des guides touristiques, forcément très concis au niveau historique.

          Trois lignes sur Galilée sont déjà beaucoup ; s’il fallait qu’ils mettent tout ce que vous avez écrit sur chaque points d’histoire, cela deviendrait une encyclopédie et étant trop gros, les gens se tourneraient vers d’autres guides.

          Si vous vouliez en savoir plus sur Galilée il fallait vous procurer un manuel d’histoire et non un guide de voyage.


          • Marsupilami (---.---.164.126) 15 juin 2006 12:29

            Ouaf !

            L’affaire Galiée est un peu plus complexe que ça. En réalité, à l’époque, la plupart des savants étaient des hommes d’Eglise (normal, ils étaient parmi les seuls à savoir lire et écrire), et Galilée a toujours eu d’importants soutiens au sein même de l’Eglise, dont de nombreux membres soutenaient la thèse de l’héliocentrisme. Lire sur ce sujet Galilée le présomptueux.

            Houba houba !


            • gem (---.---.117.249) 15 juin 2006 13:23

              Article parfaitement ridicule, plus vicieux que Dan Brown, mais moins bien écrit. Comme si la famille Michelin corrigeait les article du guide, ou comme si elle n’embauchait que sur recommandation de l’Opus Dei...


              • Thierry (---.---.82.85) 15 juin 2006 14:02

                Oui, et en plus je crois que c’est une filiale ; je crois en effet que la famille Michelin a d’autres chats à fouetter, les pneus sont sûrement autrement plus important et plus accaparant.

                Le succès des Guides Michelin auprès du public ne vient pas de ses descriptions historiques - purement factuelles - mais parce qu’il est très bien fait, clair, net, précis et concis (je le dis sans publicité parce que j’en utilise d’autres aussi).


              • miaou (---.---.252.5) 15 juin 2006 13:38

                Sur le même sujet, M.Paul Villach aurait-il vraiment été plus impartial ?

                Par curiosité, comment sont décrits les massacres des Vendéens (et autres terrorisés) par les révolutionnaires dans le guide Michelin (est-ce que suffisant, trop, pas assez...) ? Ou, pour en revenir à la science, comment évoque-t-on, dans l’édition russe du guide, les faits et gestes de Lyssenko ? ...

                Un comparatif sur différents cas (sur des affaires mettant en cause divers types de responsabilités philosophiques, politiques et religieuses) aurait été bien plus probant, d’autant plus qu’il me semble que le guide Michelin ne travestit pas la vérité historique.


                • dom (---.---.1.120) 15 juin 2006 14:09

                  « Le « Guide vert » à la main, et les yeux chaussés d’oeillères à leur insu, les touristes peuvent ainsi voyager l’esprit tranquille dans Pise et dans Rome. Qu’ils circulent ! Il ne s’est quasiment rien passé qui doive troubler leur quiétude. »

                  Quelle aigreur et quelle rancoeur !!!

                  Mais enfin un guide de voyage n’est pas un manuel d’histoire ou une encyclopédie (se serait un peu lourd quand on visite !).


                  • Citadelle (---.---.95.135) 15 juin 2006 14:11

                    L’auteur a du mal lire le guide et se paumer dans Pise.

                    Depuis il en veut à mort à Michelin.


                  • Adolphos (---.---.59.170) 15 juin 2006 14:16

                    Et les destructeurs d’OGM ? Il en parle, Michelin ?

                    Et le Marxisme et keynes encore enseigner seulement en France, il en parle Michelin ?


                    • Marsupilami (---.---.163.199) 15 juin 2006 17:00

                      Ouaf !

                      Adolphos-Débilos, tu penses trop...

                      Houba hiouba !


                    • CAMBRONNE (---.---.102.254) 15 juin 2006 14:45

                      VOUS NE TROUVEZ PAS QUE VOUS POUSSEZ LE BOUCHON UN PEU LOIN ? AVEC VOTRE HISTOIRE DE PROSELITISME DANS LES GUIDES VERTS ?

                      Encore un complot des catholiques . Ne craignez rien , il n’y en a plus beaucoup . Il faut vraiment sodomiser les diptères pour trouver de la propagande dans ces guides . Si vous voulez vous amuser lisez donc les guides NAGEL qui ont été édités à la bonne époque sur les pays d’Europe de l’Est . Vous n’aurez pas besoin de lire entre les lignes c’est pur sucre Marxiste Léniniste .

                      Continuez à vous amuser .


                      • Porkie (---.---.65.81) 15 juin 2006 15:04

                        C’est clair, d’ ailleurs :

                        - la forme anormalement haute des Guides Verts ne rappelle t’elle pas la facade d’une cathédrale ?

                        - la couleur verte est celle de l’Espérance chrétienne

                        - c’est aussi la couleur des ornements sacerdotaux

                        Il y a manifestement COMPLOT et on ne tardera pas à découvrir que l’Opus Dei est une filiale de Michelin (ou l’inverse).


                      • aspi-rine (---.---.8.236) 15 juin 2006 15:04

                        Intéressant comme article... Mes réactions en chaîne : Au début, je me disais que c’était une boutade (cf le paragraphe en gras). Puis, je me suis dit « qui a le temps de vérifier les réalités et mensonges d’un guide touristique ? » Ensuite, je me suis dit que ceux qui achetait ce guide ne lisait pas forcément tout et se moquait des imprécisions De surcroît, je me dis qu’il n’a pas tort et qu’il ne faut pas présenter comme neutre un ouvrage tendancieux Enfin (heureusement que je n’ai pas d’autres réactions, car je n’ai plus de mots !!!), j’ai lu l’auteur et je me suis dit « ah oui, notre chercheur à le temps, lui ! » Voilà... ;<)))


                        • Elzéar (---.---.164.148) 15 juin 2006 15:27

                          Il serait intéressant de savoir combien d’élèves l’auteur a influencé durant ses 34 années d’enseignement. A l’évidence ses cours ne devait pas être très neutres. Peut-on l’être avec une mentalité pareille ?

                          34 années d’enseignement dans le Secondaire et dans le Supérieur, en (...) Paul Villach est Né en 1945, à Quintin (Côtes-d’Armor) - Études de Lettres Classiques, d’Histoire et de Sciences Politiques (Paris) -

                          Pas étonnant que le pays aille si mal avec des préjugés aussi balourds chez nos intellectuels.


                          • loïc (---.---.162.56) 15 juin 2006 16:53

                            Exécution en règle et bien méritée de l’auteur. Il ya de la perversion dans un état d’esprit pareil ? Et puis Villach a t-il bien regardé l’étiquette des pâtes Panzani ? Il y a surement beaucoup à dire.


                            • dom (---.---.194.6) 15 juin 2006 17:26

                              Et les couronnes sur les boîtes de Camembert et les bouteilles de vin ne sont-elles pas des indices d’un complot monarchiste contre la République ?

                              Le jour où vous en verrez beaucoup à la fois transportant ces produits couronnés dans leur caddy, ce sera le signal d’un putsch monarchiste imminent, donc vigilance !!!


                            • Paul Villach Paul Villach 15 juin 2006 17:44

                              « Exécution en règle de l’auteur », se réjouit un contradicteur. On est loin d’un débat raisonné ! Où sont les arguments qui seuls méritent considération ?
                              - Est-ce trop de demander à un lecteur de s’en tenir au problème posé : un fait historique majeur et emblématique des relations entre Savoir et Pouvoir - l’affaire Galilée - est présenté par un guide touristique de telle sorte qu’un touriste ordinaire ne puisse pas comprendre de quoi il s’agit.
                              - Tout le monde est d’accord pour convenir qu’un guide touristique n’est pas un livre d’Histoire. Est-ce pour autant une raison pour admettre qu’il trompe son lecteur, sauf à apporter la preuve du contraire !
                              - Il semble que, malgré le temps écoulé (1633 -2006) cette question soit encore perçue douloureusement comme « impertinente » par des lecteurs qu’elle blesse dans leurs convictions : ils répliquent 1- par la dérision, 2- l’injure, 3- ils cherchent à justifier cette infamie par une autre, dans une sorte de match nul (comme si « l’affaire Lyssenko » dans la société communiste stalinienne excusait « l’affaire Galilée » dans la société ecclésiastique ! Si c’est pour faire observer par la comparaison l’existence dans les deux cas d’une société totalitaire, j’y souscris ! ), 4- ou encore ils pratiquent la diversion : ils prêtent à l’auteur une imputation de complot qui ne ressort en rien de l’article : que vient faire ici Dan Brown, alors que, dans un précédent article, j’ai dit tout le mal que je pensais de son livre ? Si ces lecteurs veulent convaincre, ils s’y prennent mal.
                              - La seule question posée ici est la suivante : « l’affaire Galilée » est-elle traitée par le Guide Michelin correctement et honnêtement ? Sinon, pourquoi ? L’article argumente ! Je ne demande pas mieux qu’on me montre, mais preuves à l’appui et non par rodomontades, que je me trompe.
                              - Pas un seul argument recevable n’a été jusqu’à présent avancé par mes contradicteurs ! Paul VILLACH


                            • Bulgroz (---.---.147.229) 15 juin 2006 18:20

                              Monsieur Paul Villach,

                              S’agissant d’un guide touristique, l’affaire Gallilée, pour moi,est bien retranscrite.

                              Si vous n’êtes pas d’accord, proposer vous même un texte qui tient dans le petit carré d’Agoravox (5 à 10 lignes) pour retranscrire impécablement cette emblématique affaire.

                              et on pourra juger si Michelin aurait pu mieux faire.


                            • Paul Villach Paul Villach 15 juin 2006 18:30

                              Très volontiers. Et on peut proposer cet exercice à tous les lecteurs.

                              Je ne me déroberai pas, d’autant que l’analyse que je vous ai proposée, vous en donne déjà les grandes lignes. Paul Villach


                            • Adolphos (---.---.59.170) 15 juin 2006 18:57

                              Gallilé pouvait présenter ses théses, qui n’ont été prouvé que récemment, par contre il a été faire de la provoque en expliquant que la langue de Dieu était les mathématiques, donc, que la Bible ne vaut rien. Evidement que l’Eglise a gueulé !

                              Sans doute, on peut regreter cette petite affaire, mais ce serait oublier tout ce que l’Eglise a apporté à la science (nottement la théorie du Big-Bang, pour rester contemporain).

                              Par ailleur chaques époque à ses tabous, et en France, il est interdit d’évoquer les camps de la morts ou katine sans risquer aussi un procés.


                            • Paul Villach Paul Villach 16 juin 2006 10:45

                              Pour répondre à votre souhait, je vous propose cette présentation de Galilée dont l’importance mérite bien dans un guide, quel qu’il soit, ces quelques lignes.

                              « Galilée (1564-1642), physicien et astronome, appliquant le langage mathématique à la physique, a, en particulier, par ses observations à la lunette, validé la thèse de Copernic selon laquelle la terre tourne autour du soleil et non l’inverse. Cette représentation du monde dite héliocentrique, contredisait celle, géocentrique, de Ptolémée (2ème siècle après J.-C.), adoptée par l’Église catholique pour sa compatibilité avec la représentation de sa Bible. Galilée a fini par être traduit devant le Tribunal de la sainte Inquisition catholique, apostolique et romaine, réuni au couvent dominicain de Santa Maria sopra Minerva, à deux pas du Panthéon à Rome, le 22 juin 1633. Menacé du bûcher réservé aux hérétiques, le savant a préféré renoncer à ses découvertes qui ont changé la représentation du monde, et prononcer à genoux l’abjuration exigée : « Moi, Galileo Galilei, (...) soupçonné véhémentement d’hérésie (pour) avoir maintenu (...) que le soleil est au centre du monde et immobile, et que la terre n’est pas au centre et se meut.(...). J’abjure et je maudis d’un cœur sincère (...) les erreurs et les hérésies susdites (...). » Condamné néanmoins à une assignation à résidence dans sa maison d’Arcetri, près de Florence, Galilée y mourra en 1642. Le 31 octobre 1992, après treize ans d’enquête, l’Eglise catholique ne réhabilitera Galilée que partiellement, en regrettant « une tragique et réciproque incompréhension ». De fait, ce procès emblématique, fait à un des plus grands savants de tous les temps, est une illustration des conflits qui opposent régulièrement le Savoir au Pouvoir dont les éthiques respectives sont le plus souvent incompatibles, sauf quand le Savoir accroit la puissance du Pouvoir. »


                            • (---.---.195.239) 17 juin 2006 20:04

                              Bravo ! excellent et spirituel commentaire. la meilleure façon de répondre à la connerie est par l’ironie !


                            • (---.---.195.239) 17 juin 2006 20:05

                              Bravo dom ! excellent et spirituel commentaire. la meilleure façon de répondre à la connerie est par l’ironie !


                            • Bulgroz (---.---.147.229) 15 juin 2006 18:03

                              Article stupéfiant qui fait enfin éclater la vérité sur le scandaleux complot catho permanent,

                              Je suis quant à moi, d’un côté, rassuré de savoir que Mr Paul Villach en tant qu’enseignant ait pu éduquer nos chères têtes blondes en les préservant et en les mettant en garde des sournoiseries catho.

                              J’ai une question : C’est quoi un leurre par omission ? Un mensonge par omission, je vois, mais un leurre par omission ?

                              C’est pas mettre de leurre quand on aurait du en mettre un ? C’est ca ?

                              Merci de répondre, Monsieur Villach des Côtes d’Armor.

                              A propos, l’idée de la partie de pèche, elle ne vient pas de vous par hasard ?


                              • Paul Villach Paul Villach 15 juin 2006 18:26

                                Oui, « un leurre par omission » est le mensonge par omission, à ceci près que le mot « mensonge » est un terme moral qui oriente le jugement et parasite l’analyse. « Mensonge » et « vérité » sont des mots qu’une théorie de l’information doit écarter, en raison de cette signification morale systématique : le mensonge est par nature négatif. Et pourtant, doit-on toujours tout dire ? « En temps de guerre, aurait dit Churchill, la vérité est si précieuse qu’elle devrait toujours être protégée par un rempart de mensonges. » C’est bien la preuve que « le mensonge » peut avoir une fonction positive. On doit donc préférer le mot « leurre ». Paul Villach


                              • Bulgroz (---.---.147.229) 15 juin 2006 18:34

                                Paul Villach,

                                Bref, on aurait tout aussi bien pu dire « Brosse à dents par omission » ?

                                Sérieusement, vous avez sans doute une petite idée sur ce qu’il auarit fallu écrire sur cette affaire (5 à 10 lignes)

                                Merci et amicalement


                              • Marsupilami (---.---.188.178) 15 juin 2006 18:36

                                Ouaf !

                                Bulgroz, ne deviens pas aussi apoplectique et obsessionnel !. Ne pourris pas ta retraite avec des névroses beauf !.

                                Houba houba !


                              • aspi-rine (---.---.8.236) 16 juin 2006 10:04

                                Je ne pense pas que le mot leurre est moins de connotation morale que le mot « mensonge ». Selon mon dictionnaire, « leurre : artifice, amorce pour tromper ». La notion de tromperie est bien « moral » non ?


                              • Paul Villach Paul Villach 16 juin 2006 10:26

                                Je vous accorde que l’on ne peut échapper à la signification morale dans les deux cas. Mais convenez que le mot « leurre » présente l’avantage d’avoir aussi une signification positive que n’a jamais le mot « mensonge ». Dans le contexte de la chasse ou de la pêche, le leurre est un outil positif... du moins pour le prédateur évidemment. Mais pas seulement. Une proie a autant besoin d’user de leurres pour se protéger, comme le montre la phrase prêtée à Churchill : la lutte pour la vie nécessite la mise en oeuvre de tous les leurres possibles et imaginables. P.V.


                              • Soif (---.---.0.130) 15 juin 2006 18:06

                                il y a vraiment des gens qui n’ont rien d’autre à faire que perdre leur temps sur des sujets aussi futils...

                                merci de m’avoir fait perdre 5min à lire un article aussi creux, je m’attendais à trouver des preuves plus pertinentes que ça sur le « catholicisme » du guide Michelin.


                                • le passant (---.---.142.138) 15 juin 2006 18:47

                                  Fragile le catholique cette année, je ne vois pas très bien ce qui dérange dans cet article. Le trait est peut être un peu forcé pour l’efficacité de la démonstration mais au-delà de ça peut on nier l’orientation confessionnelle de cette excellente institution ?

                                  Où est le problème ? si ce n’est une susceptibilité mal placée.


                                  • Renaud D. (---.---.129.19) 15 juin 2006 18:56

                                    Vous commencez par une anecdote : « le père Michelin m’a remis mon missel quand j’ai fait ma communion » à laquelle vous arrachez une épithète - prosélytisme - complètement ambiguë dans ce contexte. Remettre un livre de messe à un communiant, c’est participer à un rituel entre prosélytes. D’ailleurs, l’anecdote est piquante : par ce geste, M. MIchelin faisait du prosélytisme pour ses usines auprès de la communauté chrétienne et non le contraire. Vous êtes passé à côté du sujet : l’anecdote valait pour démontrer le paternalisme de Michelin à Clermont, pas pour Galilée.

                                    Au sujet de Galilée avez-vous vu le lien que vous a envoyé Marsipulami ? Je ne le pense pas. Une synthèse de cet article du Monde pouvait parfaitement faire l’objet d’une notice d’un guide Michelin, sans que vous ayez besoin de changer une virgule à vos cinq pages de dissertation.

                                    Pour en revenir au sujet de votre article : Michelin fait du prosélytisme catho dans ses guides touristiques, que l’on attendait construit sur plusieurs exemples clairs, simples et probants, il n’a pas été traité. Il n’a donc aucune chance d’être contredit.


                                    • José W (---.---.25.142) 15 juin 2006 19:50

                                      A priori, il semble normal que des personnes avec une culture catholique écrivent un ouvrage avec des références catholiques : on peut s’en féliciter ou le regretter, mais s’en étonner semble étonnant...

                                      Personne n’est obligé d’acheter le guide vert, comme personne n’est obligé d’acheter le Da Vinci code, qui lui n’a visiblement pas une inspiration très catholique !


                                      • iop (---.---.244.218) 15 juin 2006 21:32

                                        C’est marrant j’ai toujours eu des profs (en France) de littérature/philo emprunts de ce fond anticlérical teinté de sectarisme. Non pas qu’il ne faille pas soumettre les religions en générale et le catholicisme en particulier à la libre critique. Bien au contraire. Un exemple à suivre serait Claude Allègre, pourtant l’antithèse du bigot, qui a fait de très bonnes analyses sur Galilée avec un peu plus de hauteur de vue et de complexité historique que ce brave Vilach qui cherche des poux là ou il n’y en a visiblement pas ? Pourquoi le moule de l’éducation nationale a t-il formaté à ce point les esprits de manière aussi manichéenne ? Pour l’instant je n’ai pas de réponse à cette énigme. Et vous ?


                                        • Léon IV (---.---.2.22) 15 juin 2006 21:34

                                          @l’auteur

                                          « L’édition de 1982 la résume ainsi : « Défendant la théorie de la rotation de la Terre autour du Soleil, il eut des démêlés avec les scolastiques, tenants de la tradition, et dut abjurer sa doctrine devant le Tribunal de l’Inquisition, en ajoutant, désespéré : « Et pourtant, elle tourne... » »

                                          Je ne vois pas comment mieux résumer l’affaire Galilée. C’est exactement et le mieux que l’on puisse dire en trois ligne comme a dit Demain West plus haut.

                                          Un guide aussi mince que le Guide Vert ne peut pas contenir un texte de la taille de celui de votre article pour chaque sujet historique.

                                          Vous prenez aussi les lecteurs du Guide Vert pour des ignares qui n’auraient jamais entendu parler de cette affaire ; les gens qui visitent un site ou ville, Guide Vert à la main, ne sont pas des idiots du village.

                                          En plus, votre présentation de l’affaire Galilée est FAUSSE.

                                          Ce n’est pas tellement à cause de l’idée de la rotation de la Terre sur elle-même et autour du soleil qu’il a été pousuivi mais parce qu’il a profité du absence du Pape parti à la guerre pour publier son livre en mettant un FAUX IMPRIMATUR laissant croire à la caution de l’Eglise, caution qu’il savait bien qu’il n’obtiendrait pas, parce que dans son livre il a étayé sa thèse non seulement par des arguments scientifiques MAIS EN S’APPUYANT SUR DES CITATIONS DE LA BIBLE.

                                          Or l’Eglise Catholique a toujours eu horreur du mélange entre la Science et la Foi.

                                          Au sein de l’Eglise elle-même, nous avons des documents du Vatican prouvant que l’Eglise possédait ces connaissances au moins 20 ans avant Galilée sinon plus.

                                          De plus, l’Eglise l’a logé au Vatican pendant son procès et accordé un procès à huis-clos pour le ménager ; il a été condamné à une peine légère pour l’époque, contrairement au cruel sort Giordano Bruno (mais lui s’est attaqué à la personne du Christ donc aux fondements même du christianisme).

                                          Galilée n’est pas le « plus grand savant de tous les temps » que vous décrivez ; son apport est intéressant (cf. la lunette) MAIS :

                                          - ce qu’il a dit de vrai n’était pas vraiment nouveau

                                          - ce qui était nouveau s’est avéré FAUX par la suite : lire par exemple son explication des marées, c’est à mourir de rire.

                                          Vous n’avez pas étudié sérieusement votre sujet et vous avez jugé l’époque de Galilée avec les préjugés d’aujourd’hui.

                                          Votre démarche est presque celle d’un inquisiteur spécialisé en démonologie : « Michelin est catholique, donc cet ouvrage est sûrement imbibé de catholiscisme » ; vous avez mis des gants et des lunettes anti-rayonnement catholique et vous vous êtes mis à le décortiquer en vous disant : « Voyons voir, je suis sûr que je vais DEPISTER quelques mots ou phrases prouvant indiscutablement le catholiscisme du rédacteur ; j’y mettrai le temps mais son compte est bon, je l’enverrai au bûcher avec son livre ».


                                          • Bulgroz (---.---.147.229) 15 juin 2006 21:57

                                            @ Leon IV

                                            C’est implacable et jusqu’au dernier paragraphe, probablement avéré, Michelin ne pouvait pas faire mieux mais attendons un peu, Paul Villach s’est engagé à nous donner sa version de ce que serait une « juste » retranscription de cette affaire.

                                            Pour votre dernier paragraphe de commentaire (la démonologie), c’est un peu fort mais pourrait être vrai.

                                            Cet exemple, car je pense que s’en est un, est symptomatique du mal de notre époque d’internet où la démarche est effectivement celle que vous décrivez : » voyons, je vais dire du mal de quelqu’ un ou de quelque chose, que puis je pouvoir trouver »

                                            Ce qui serait intéressant, au vrai sens du terme, c’est que l’auteur nous dise pourquoi cet article ? A-t-on rencontré autour de soi quelqu’un qui ait dit un jour, « ce guide Michelin, vraiment c’est trop catholique » ?

                                            Oui, pourquoi cet article ?

                                            Ps : Où peut on trouver la théorie de Gallilée sur les marées ?


                                            • Léon IV (---.---.182.23) 16 juin 2006 02:03

                                              @Bulgroz

                                              Malheureusement, je n’ai plus sous la main en ce moment les ouvrages de Galilée ni les textes sur cette question d’imprimatur, donc j’ai cherché sur le Web :

                                              Un site, pas extraordinaire (il place par exemple Galilée comme ayant fait la synthèse de tous les travaux antérieurs dont Kepler, alors qu’il est plutôt en dehors, mais bon ...) mais qui donne des indications :

                                              Le procès de Galilée

                                              Le coup de Galilée soutenant mordicus qu’il y a une seule marée, alors que n’importe qui vivant en bord de mer (même un ecclésiastique catholique smiley peut constater qu’il y en a deux, n’a pas du augmenter son crédit.

                                              Galilée attribue les marées à la force centrifuge de la terre et en aucun cas à la Lune alors qu’Aristote, vers 350 avant J-C, attribua à la Lune certains de ces déplacements marins.

                                              Aussi : Galileo Galilei

                                              Un autre texte intéressant sur le plan scientifique : GALILÉE : la légende et la vérité


                                              • Bulgroz (---.---.9.143) 16 juin 2006 11:37

                                                @ Leon IV

                                                Merci pour ces intéressants liens


                                              • axion (---.---.174.250) 16 juin 2006 08:33

                                                Article trop anecdotique.

                                                Une étude véritable aurait du prendre en compte une collection statistiquement représentative d’articles de divers guides touristiques. Faire une analyse sémantique de l’ensemble de ces articles. Trouver et prouver des corrélations. Pour aboutir à une conclusion.

                                                Cher professeur : un minimum de démarche scientifique s’il vous plait, quand on écrit des articles qui ne sont pas basés sur des références externes.

                                                Agoravox n’est meme pas le lieu pour développer des thèses. Agoravox est un site d’information glanés par des internautes et mise à disposition d’autres internautes.

                                                Vous ne glânez AUCUNE information, sauf prendre un article d’un guide touristique et broder dessus une interprétation fantasmatique. Il aurait AU MINIMUM fallu que vous nous donniez les articles issus de 5 autres grands guides touristiques sur le MEME SUJET, pour nous offrir des éléments de comparaison objectifs.

                                                Venant d’un professeur, la pauvresse de votre démarche même est choquante (et que vous ayez raison ou non sur le fond). Un indice supplémentaire de la baisse du niveau de l’éducation nationale, je suppose.

                                                Et nous vous confions l’esprit de nos enfants !

                                                Nous devons être fous.


                                                • charpignas (---.---.251.13) 16 juin 2006 11:16

                                                  Si les touristes ne se satisfont pas des commentaires des Guides Verts, il en existe d’autres, basés sur des idées différentes. Alors pourquoi attaquer un de ceux qui marchent le mieux ? J’aime l’objectivité, mais j’ai horreur de ces faux culs qui veulent donner des leçons à tout le monde, à moins que comme le disait Monsieur Lazareff : « une fausse information plus un rectificatif, cela fait deux informations » ! et donc cela fait du papier noirci en plus.


                                                  • marqueles (---.---.131.181) 16 juin 2006 11:47

                                                    A quand un article sur le guide du routard avec comme titre : « un guide trop politiquement correct » ?

                                                    Comme j’habite à Clermont-Ferrand, je dirai au responsable du guide Michelin qu’il s’ouvre un peu à l’Islam. Il faut être tendance, que diable ! oh, pardon.


                                                    • Scipion (---.---.253.165) 19 juin 2006 10:18

                                                      Les anticatholiques me font doucement rigoler.

                                                      Pour qu’ils puissent pavoiser, il faudrait au moins que l’éradication de la religion ait rendu les gens, à la fois, meilleurs et plus heureux... Ne serait-ce qu’un tout petit peu.

                                                      C’est loin d’etre le cas. Très loin. La disparition de la religion et de la religiosité a créé un vide que rien n’est venu combler efficacement.

                                                      Ils ont vidé les confessionnaux pour remplir les salles d’attente des thérapeutes. C’était bien la peine de se donner tant de mal.

                                                      A l’obscurantisme papiste a succédé la superstition freudienne, le charlatan de Vienne ayant pris la succession du charlatan de Galilée.

                                                      Il n’y a que ceux qui ont été intoxiqués à hautes doses par les niaiseries démocratico-républicaines issues de la « pensée » des Lumières, pour croire que cela représente un progrès...

                                                      Quelle connerie !


                                                      • Moderne Athéna (---.---.131.104) 19 juin 2006 16:51

                                                        Je suis atérrée de lire des réactions aussi légères quand elles pensent que ce guide vert peut, sous prétexte d’être un guide seulement touristique, refaire l’Histoire, à sa guise et retranscrire ce que bon lui semble.

                                                        Quant à l’idée saugrenue mais toujours aussi répandue qu’il existerait des textes neutres, je reste pantoise. Tous les jours, la presse et le Journal télévisé disent se soumettre à l’objectivité ! On sait trop ce qu’il en est...

                                                        La vraie vie intellectuelle, vivante et non pas léinifiante ou lissée, reconnaît la pluralité des points de vue, la nécessité de la polémique et des débats. Pourquoi, dès lors, mépriser ou vilipender Paul Villach, qui a le courage de procéder à une analyse argumentée ?

                                                        Gageons que la vie intellectuelle ne sera pas anesthésiée par des idéologues sous cape, qui s’avancent, en mettant en avant une subjectivité docile à la pensée dominante, tellement surnoise qu’ils sont prêts à mettre au pilori ceux qui prennent la plume et osent braver les lieux communs des âmes vendues.

                                                        Il apparaît que ce guide vert est un guide sous obédience catholique.

                                                        Et alors, en quoi est-il gênant de le révéler ?

                                                        Que peut signifier moquer cette analyse, si ce n’est refuser subsidiairement le droit de penser ?

                                                        Il me plairait de lire des arguments contradictoires mais j’entends bien, des arguments, pas des réactions pulsionnelles, viscérales, qui, contrairement à ce que ces réponses croient, montrent du doigt plus l’inanité vaine de leur auteur que toute capacité de penser avec respect.

                                                        Et n’allez pas croire que je puisse connaître Paul Villach ! Je salue juste son courage. MA


                                                        • Scipion (---.---.253.165) 21 juin 2006 10:15

                                                          « ...ce guide vert peut, sous prétexte d’être un guide seulement touristique, refaire l’Histoire, à sa guise et retranscrire ce que bon lui semble. »

                                                          Le Michelin est à bonne... école, puisque c’est ce que fait l’Ecole de la République depuis qu’il existe une Ecole de la République. Tssss...

                                                          Ceux qui souhaitent en savoir plus se reporteront utilement à Historiquement correct, de Jean Sevilla. Et que les autres croupissent dans leur ignorance crédule...


                                                          • Thojo Frega (---.---.33.13) 3 août 2006 11:18

                                                            Bonjour Monsieur Villach,

                                                            cet article me rappelle un cours que vous m’avez donné il y a déja 8 ans et c’est non sans surprise que j’ai découvert vos essais sur ce lieu d’échange. Je dois avouer que la recherche était orientée considérant le fait que je cherchais à vous contacter.

                                                            Axion : « et dire que nous vous confions vos enfants ! »

                                                            Monsieur Axion, ayant été élève de Monsieur Villach, je peux vous affirmer que c’est sous son influence que j’ai commencé à lire les livres recommandés à l’école, que c’est grâce à ses méthodes que j’ai appris à écrire « correctement ». Je suis conscient de ne pas atteindre un niveau de rédaction digne d’un professeur de lettres, voir même d’un étudiant en lettre, ayant choisi une voix scientifique. C’est aussi grace à ses cours de lettres classiques que j’ai pu comprendre la grammaire allemande. Bien que je n’adhère pas à toutes ses idées, il nous a au moins appris à tous à lancer un regard critique sur la société. Quoi de plus important ?

                                                            Si vous reprochez à Monsieur Villach de ne pas nous avoir donner du bon poisson (chose que je peux comprendre discutable), je peux vous affirmer qu’il nous a appris à pêcher correctement, voir même très bien, et qu’il reste un des professeurs qui m’ont le plus marqué dans ma scolarité.

                                                            Maintenant je voulais répondre aussi à l’article, mais je vais éviter, n’étant ni un expert en la question, ni rééllement intéressé par le sujet au point d’en débattre, et pas vraiment d’un point de vue neutre.

                                                            Mr Villach, si vous souhaitez reprendre contact avec moi, vous retourverez aisément mon nom et prénom dans mon pseudonyme. Les premières lettres de chaque mot étant les première lettres de mes noms. J’étais en classe pendant 3 ans avec vous de 1996 à 1998. Il suffit de me contacter à « prenom ».« nom »@epfl.ch. Si vous ne trouvez pas, il suffit de consulter l’annuaire sur http://www.epfl.ch.


                                                            • Chamborant (---.---.185.126) 23 septembre 2006 09:54

                                                              Votre manichéisme vaut bien celui des gens que vous dénonez. smiley Votre parti-pris est étroit et fatigant, il ne contient malheureusment aucune réflexion ni volonté réelle d’examiner les faits avec pondération.

                                                              Et pour l’homme de la rue, au cerveau pétri par les poincifs de l’éducation nationale, Galilée a péri sur un bûcher, sous le rire sarcastique de moines libidineux, hystériques et obèses de s’être repus de l’argent dont ils spoliaient les pauvres. smiley

                                                              Alors, où est la manipulation ? smiley


                                                              • (---.---.60.193) 23 septembre 2006 10:18

                                                                Tiens, je viens d’ouvrir le cours de géo donné dans le secondaire au Maroc et sur la carte du Moyen-Orient, je ne trouve pas Israël. Ce cours est-il aussi publié par Michelin ???

                                                                PS : je viens d’ouvrir le cours d’histoire du secondaire au Maroc. Beaucoup mieux que les guide verts Michelins !

                                                                PPS : je vais aller voir les cours d’histoire et de géo donné en Arabie Saoudite...


                                                                • (---.---.60.193) 23 septembre 2006 10:33

                                                                  Ah, vous me dites que les manuels d’histoire en vigueur dans les pays musulmans sont islamico corrects ??? Idem pour les manuels de géo ???

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