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Quand un constructeur de maison individuelle n’assume pas ses erreurs, et que la Justice ne fait pas la lumière.
La grève de la faim que M. Jean Fons, 66 ans, a commencée depuis le 9 mai a en réalité pour origine la signature d’un contrat de construction de maison individuelle, en... l’an 2000.
Il y a six ans, M. et Mme Fons ont décidé de placer toutes leurs économies dans la construction d’une maison à Faremoutiers (Seine-et-Marne), pour leurs vieux jours.
Le projet commence sous les meilleurs augures, un constructeur leur promet la maison de leurs rêves. Bien vite, les époux Fons déchantent : alors qu’ils avaient demandé une maison de plain-pied pour accueillir un membre de leur famille, handicapé, ils s’aperçoivent que le constructeur a décidé de sa propre initiative de rehausser la maison de plus d’un mètre. Non seulement les termes du contrat ne sont pas respectés, mais de plus la maison se retrouve incompatible avec les règles d’urbanisme de la localité.
Alerté, le constructeur refuse d’assumer ses erreurs. Un document demandant une modification du permis de construire, sur lequel est apposé un faux grossier de la signature de M. Fons, est remis en mairie... qui l’avalise, sans aucune autre forme de contrôle.
C’est alors que toute l’histoire tourne au cauchemar : la Justice, saisie, ne sait pas faire la lumière, malgré les évidences qui lui sont présentées. Les époux Fons, mal défendus, sont déboutés. Justice est faite, donc, nul n’a le droit de critiquer une décision des juges...
La maison n’a jamais été finie, elle est aujourd’hui laissée à l’abandon, menace de s’écrouler : un voisin a failli en faire les frais... Les Fons ont payé pour une maison qui n’existe pas et qui met leur vie et celle de leur entourage en danger. Un brin de bon sens et de bonne foi permet de comprendre que la situation n’est pas acceptable, et pourtant rien, ni personne, ne semble pouvoir aider les Fons à obtenir la maison qu’ils attendent depuis six ans.
Face à ce constat d’échec des moyens qui leur sont donnés, à bout de forces, M. Fons a entamé une grève de la faim depuis le 9 mai, et campe devant la ruine qui devait être sa maison, et ceci, malgré des difficultés cardiaques.
Après quatre semaines, et 16 kilos perdus, personne ne semble vouloir regarder la vérité en face et faire le compte des responsabilités. Mairie, constructeur, pouvoirs publics, tous font silence ou avouent leur impuissance.
Jusqu’à quand ?
Pour en savoir plus, voir également cet appel au maire de Faremoutiers.

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