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Une Nation tout entière, réfugiée dans le déni

Il ne fait pas bon de s’en venir décrire aux Français, certains aspects d’une réalité qui est déjà la leur aujourd’hui, et qui est telle qu’elle ne peut qu’assombrir désespérément leurs perspectives d’avenir.

Tout se passe comme si les citoyens de ce pays, avaient confusément pris acte de cette fatalité, et qu’ils entendaient, pour autant que cela leur demeure encore possible, vivre malgré tout sereinement, c’est-à-dire sans avoir à entendre le rappel obsédant et accablant, de la menace de difficultés contre lesquelles à ce jour, ils ne se sentent aucune capacité.

Certains en ce sens, vont même jusqu’à nier le fait pourtant le plus évident, à savoir que c’est bel et bien tout simplement, le caractère de plus en plus vieillissant de la population française, caractère commun aux nations de la vielle Europe, qui se trouve à l’origine de l’ensemble des difficultés sociologiques et économiques, qui se posent à ce pays, et qui sont par le fait même devenues “irréductibles”, puisque ce vieillissement rend justement le pays, de moins en moins capable d’affronter et de surmonter, quelque difficulté que ce soit.

Le credo de ces "célébrants" du déni, c’est qu’il existerait dans la logique universelle des choses, un schéma permettant à une nation déjà accablée par son vieillissement, de redevenir qu’importe cela, pleine d’entrain, pleine de dynamisme, et pleine d’avenir. Et ils y croient... !

Ceci nous conduit à la situation actuelle absolument ahurissante, qu’à la veille d’une élection de la plus grande importance, les citoyens ont le choix entre une dizaine de candidats, dont pas un seul, absolument pas un seul, ne possède, ne propose, et n’expose, la moindre solution, face à un problème dont on perçoit pourtant bien la globalité, et qui est l’incapacité grandissante de ce pays à “faire face”, d’une façon générale, aux problèmes qui dans tous les secteurs, se posent alors à lui.

Ainsi, au bout d’une campagne d’une inconséquence désespérante et comme telle, totalement irrespectueuse de l’électorat, hors de la joute traditionnelle des invectives à laquelle les candidats se sont bien sûr livrés, ce ne furent que des catalogues hétéroclites et brouillons de mesures sectorielles, qui nous furent proposés par les uns et les autres.

Or, si considérées isolément, certaines de ces mesures sont bien “techniquement”, de nature à nous conduire vers une amélioration des choses, à partir d’une situation donnée, manquer volontairement ou non, de les situer dans ce contexte d’incapacité générale qui est actuellement celui du pays, dont on se passe de faire état, parce qu’on ne veut rien savoir de l’évidence de sa raison, c’est leur prétendre une efficacité “hors conditions”, ce qui revient indirectement à les dire en quelque sorte, “hors objet”, ce qui n’a finalement aucun sens.

Admettons qu’aussi bien fondée que puisse sembler a priori une disposition, selon le sens commun, son efficacité ne peut formellement être vérifiée que dans un contexte, et que dès lors, il est intellectuellement totalement malhonnête, d’invoquer justement ce contexte, sous l’appellation de “crise internationale”, pour justifier l’inefficacité totale de la disposition, selon la formule :

“Nous avons été bien inspirés, mais la crise internationale n’a pas permis que soit vérifiée notre pertinence”.

Invoquer la crise internationale, pour justifier la totale inefficacité des mesures prises pour lutter contre le chômage, le déficit public, l’endettement du pays, et autres calamités, n’est que de la “fumisterie”, car dans une telle situation, les bonnes dispositions sont justement celles qui, malgré ce contexte défavorable, permettent une amélioration des choses, et celles-là seulement, et non pas celles qui relèvent de “choix doctrinaires” bornés, venant s’échouer contre le mur des réalités.

Ceci signifie qu’aussi difficile qu’ait pu être le contexte, une bonne gouvernance aurait dû apporter ne serait-ce qu’un léger “mieux” de la situation, puisqu’elle n’est précisément fondée qu’en cela. Et, une exigence selon ce principe, n’aurait par permis à l’équipe sortante qui, au bout des cinq longues et interminables années de cette triste mandature, n’aura épargné au pays, ni un seul chômeur, ni un seul sans abri, ni un seul RSA, ni un seul smicard, ni un seul centime de déficit, ni un seul centime de dette, ni même un seul délinquant ou un seul clandestin, dans ces domaines où elle se voulait pourtant d’une haute compétence, d’avoir l’aplomb de se représenter avec le sourire, au vu d’un bilan aussi accablant.

Car, si l’honnêteté en la matière, avait été de mise, il serait apparu que cette crise internationale constamment évoquée pour tout justifier, ne l’est pas pour tout le monde, puisque les bouillonnants pays du “Brics”, pour ne citer que ceux là, continuent de l’ignorer, et, à partir de la très grande diversité de races, de cultures, de structures politiques, et de traditions sociales qu’ils présentent, il serait vite apparu que leur seul caractère commun, celui qui leur vaut un même dynamisme, malgré cette diversité de structures, c’est leur grande vivacité “démographique”.

Telle est a contrario, dans la défaite démographique de la France, et de la vieille Europe, la raison fondamentale de l’affaiblissement de ces pays, et des difficultés auxquelles ils doivent faire face, et qui prennent aujourd’hui la forme d’une bourrasque financière et monétaire, parce que pour ne pas avoir voulu constater l’évidence de ce déficit humain, ces pays ont eu recours tout au long de ces années, à l’emprunt pour faire face à leurs échéances.

Pour ne pas avoir à constater cette réalité dérangeante, et aidé dans leur déni par le fait que tous les responsables politiques évitent soigneusement d’aborder la question, les Français continueront de croire, qu’il suffira de maintenir au labeur, des hordes de vieillards, bientôt jusqu’à soixante cinq ans, et demain, jusqu’à soixante sept, et peut-être plus encore, pour pouvoir ainsi se passer de “jeunesse”, et faire aussi facilement que cela, un pied de nez aux simples exigences de la “vie”.


Les restaurants du cœur, n’ont pas fini de faire recette...



 Paris, le 13 avril 2012
 Richard Pulvar
 




par Richard Pulvar (son site) vendredi 13 avril 2012 - 21 réactions
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  • Par JL1 (---.---.---.183) 13 avril 2012 15:35
    JL



    Bonjour Richard Pulvar,

    D’où parlez vous comme ça ?

    Vous devriez savoir que de tous les grands pays d’Europe, la France est celui auquel cette critique de population vieillissante est le plus mal venu.

    Ceci dit, vous avez des solutions contre le vieillissement des nations ?? L’immigration massive ?! L’augmentation des AF ? ! L’euthanasie des vieillards ?!

    Je n’ai ruien trouvé dans cet article sinon une assez bonne critique du gouvernement Sarkozy-Fillo,n pendant ces cinq années.

    Et puisque vous parlez de crise, parlons banques et banquiers, je vous propose deux articles paru ce jour :

    Pourquoi il ne faut jamais croire les banques, Par Agnès Rousseaux (10 avril 2012)

    Chapeau  : « Où en est la régulation du secteur bancaire et financier ? Quatre ans après le début de la crise, le bilan est bien maigre, déplore Pascal Canfin, député européen écologiste et cofondateur de Finance Watch. Après avoir bénéficié de la généreuse assistance des États, les banques et leurs dirigeants freinent la moindre tentative de régulation et continuent d’organiser la fraude fiscale. Pourtant, plusieurs mesures simples existent pour reprendre le contrôle de la finance folle. Entretien. »

    Ainsi que cette autre, en quelque sorte une réponse :

    Qui régulera le mieux la finance : le comparatif des candidats Par Ivan du Roy, Marc Endeweld

    Extrait : « Quelle sera la marge de manœuvre du futur président ou de la prochaine présidente face à la puissance de la finance ? Doit-on limiter ou carrément interdire les « produits financiers dérivés » qui permettent de spéculer sur tout et n’importe quoi ? Nationaliser le secteur bancaire est-il utile ? Faut-il séparer les activités de dépôts pour protéger les épargnants des investissements risqués ? Basta ! a passé au crible les propositions des candidats sur le sujet et vous propose un comparatif inédit. »

    Le comparatif est exprimé sous forme de 4 graphes explicites répondant aux quatre questions clés sur le sujet.

  • Par patrice (---.---.---.211) 13 avril 2012 15:25

    Complétement idiot cet article une croissance de la population a l’infini dans un monde fini  !!!!

  • Par sisyphe (---.---.---.90) 14 avril 2012 10:35
    sisyphe

    @ l’auteur

    vous dites :

    Ceci pour dire que s’ils ne se trouvaient à ce point endettés comme ils le sont, les états ne craindraient rien, et nous ne serions pas sous la coupe des financiers...

    et ce constat est exact.

    Mais vous oubliez de dire que ces endettements, précisément, son la conséquence directe du fait que ces états étaient DÉJÀ sous la coupe des financiers ; en leur ayant octroyé la toute puissance de création monétaire, et en s’étant tiré la balle dans le pied de s’interdire d’emprunter directement aux banques centrales, SANS INTÉRÊT, s’obligeant ainsi à emprunter auprès des organismes privés financiers, AVEC DES INTÉRÊTS qui représentent, précisément le montant de leurs dettes.

    Le seul problème est donc, maintenant, de nommer des dirigeants politiques qui ne soient plus inféodés aux puissances financières, et d’entreprendre la nécessaire, l’urgente, l’inévitable REFORME MONETAIRE, qui, en redonnant aux états la maîtrise de la création monétaire, nous sortira de la griffe des mafias financières ; peuple vieillissant ou non, la France n’a jamais produit autant de richesses, et a largement de quoi assurer à TOUS SES RESSORTISSANTS des conditions d’une vie décente, pour peu que la répartition de ces richesses soit équitable.

  • Par Scual (---.---.---.134) 13 avril 2012 17:45

    Non mais il n’y a pas trop de problème de vieillissement de la population de toute façon. Il s’est peut-être pris pour un Allemand ou un Japonais. Après tout ils se prennent tous pour des allemands ou des japonais avec leurs historie de compétitivité de balance commerciale et de commerce extérieur alors que nous on fait 78% de notre richesse en France.

    C’est ça de recopier les cours d’économie et de démographie des autres pays. Après leurs « solutions », c’est comme si ils proposaient des lunettes à un sourd, c’est juste hors-sujet.

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