• dimanche 27 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Tribune Libre > Une question essentielle à vous poser...
19%
D'accord avec l'article ?
 
81%
(27 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Une question essentielle à vous poser...

Question, sous forme de lettre ouverte, aux gouvernants, aux medias, aux politiques, aux économistes, aux banquiers, et à tous ceux dont l’avis et la parole comptent dans notre société...

Madame, Monsieur,
 

J’ai une question essentielle à vous poser...

Comme vous, sans doute, je me sens très concerné par la dégradation des conditions de vie sur notre planète. Pourtant, en dépit des bonnes intentions, et quelles que soient les mesures prises par les gouvernements successifs depuis une trentaine d’années, la situation globale ne cesse de se détériorer : déploiement d’une dynamique qui favorise la croissance d’îlots peuplés d’une élite cumulant fortune, pouvoirs et privilèges, au milieu d’un océan grandissant de misère, d’injustice sociale, d’exclusion, bref de souffrances génératrices de violences sous toutes ses formes, tout cela sur fond de menace écologique pressante. Comment expliquer une telle impuissance à une époque où, paradoxalement, l’humanité n’a jamais disposé d’autant de connaissances et de moyens technologiques ?

À vrai dire la situation est purement absurde : qu’il s’agisse de l’emploi, la santé, l’éducation, l’énergie, l’alimentation, etc. nous n’avons pas une, mais un vaste choix de solutions possibles.

Sur quoi butte-t-on ? Sur le manque d’argent qui permettrait de mettre en oeuvre ces solutions. Car on ne meurt pas de faim faute de nourriture, on meurt de faim faute de l’argent qui permettrait d’y accéder. On ne meurt pas de maladie faute de médicaments, on meurt faute de pouvoir les acheter ; on n’est pas au chômage faute d’emploi, on y est faute de pouvoir rémunérer le travail. Et ainsi de suite...

Alors, tous les efforts portent sur la recherche d’une croissance forte qui serait, dit-on, la seule méthode susceptible d’apporter les ressources financières suffisantes pour relever les défis de notre temps. Mais n’est-ce pas vouloir éteindre l’incendie avec de l’essence quand on sait que le plus grand danger qui menace la planète vient justement des dommages collatéraux causés par la croissance ? N’est-ce pas aussi ignorer que la nature de l’argent moderne permettrait, si on le voulait vraiment, de l’émettre à la hauteur de ce que l’urgence humanitaire et écologique exige ? Si vous êtes renseigné(e), et vous êtes à une place qui vous permet de l’être plus que tout autre, vous n’êtes pas sans savoir ce qui suit :

    - L’argent aujourd’hui n’est plus limité comme avant par une quantité de matière précieuse. Il est totalement dématérialisé depuis 1971. Il est créé et ne prend « existence » que par simple inscription dans une comptabilité bancaire. Les seules limites sont les règles que la société se donne.

    - Il y a peu de temps encore (avant le 3 janvier 1973), la Banque de France avait le droit d’émettre en faveur des Collectivités - et en particulier de l’État - la monnaie nécessaire à financer leurs développements. Ainsi, pas d’intérêts ruineux puisque ces intérêts n’étaient dus qu’à la Banque de France et donc revenaient à l’ensemble de la collectivité au travers de sa banque nationale.

Or, qui crée aujourd’hui cette monnaie dont nous avons collectivement tant besoin ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ce sont les banques privées par le moyen du crédit.

Que l’on puisse créer de l’argent à partir de rien sort tellement de nos schémas mentaux que nous refusons de le voir, d’autant plus que l’iceberg ne montre que sa partie émergée. Ce qui est visible, c’est l’utilisation de l’épargne. Il semble à l’évidence que les banques prêtent aux uns les sommes épargnées par d’autres. Et c’est vrai en partie. Quand l’État emprunte sur les marchés financiers, il y a bien derrière des investisseurs - banques, compagnies d’assurance, fonds de pension, particuliers - qui « achètent » de la dette publique avec des sommes épargnées.

Mais la partie immergée de l’iceberg cache le fait que l’argent est devenu une dette par nature, car pour qu’il y en ait, il faut au préalable qu’il ait été créé lors d’un crédit. Ainsi, contrairement à ce que pense la plupart des gens, ce n’est pas l’épargne qui permet l’emprunt mais l’emprunt qui permet l’épargne.

Dès lors, la vraie question est de déterminer QUI a LÉGITIMITÉ quant au pouvoir de créer la monnaie-crédit, dans quelles conditions et pour en faire quoi ?

- Le privé  ? Dans ce cas, l’argent ne peut être créé que de manière sélective, sur des critères de rentabilité et de solvabilité au service prioritaire des actionnaires du système, sans souci de l’intérêt général.
- Le public  ? Dans ce cas, l’argent peut être créé sur des critères d’intérêt commun.

Force est de constater que malheureusement, aujourd’hui, sans débat public préalable, les Nations sont rabaissées au même rang que chacun de leurs citoyens. Elles sont obligées d’emprunter l’argent tiré initialement du néant auprès du privé et de payer de substantiels intérêts, ce qu’elles n’auraient pas à faire si elles exerçaient leur droit légitime d’émettre leur propre monnaie.

Nous payons, bon an mal an, 40 milliards d’euros par an pour les seuls intérêts, ce qu’on appelle élégamment "le service de la dette". C’est l’équivalent de 240 airbus A350, ou de 3 porte-avions "Charles de Gaulle. C’est prélever sur notre travail et notre production plus de 100 millions d’euros par jour, oui, par jour, et le transférer à ceux qui sont déjà les plus riches, eux qui, d’ailleurs, peuvent ainsi nous les reprêter, à nouveau contre intérêt... Et tandis que la richesse publique sert à gonfler chaque année un peu plus les poches des plus privilégiés, nous laissons se détériorer les services publics, nous supprimons des acquis sociaux et nous ne trouvons pas l’argent nécessaire aux investissements structurels qu’exigent la gravité et l’urgence des problèmes actuels !

Imaginez-vous la force que nous aurions à notre disposition si les États pouvaient de nouveau mobiliser toutes les ressources de leurs Peuples pour affronter ensemble les terribles problèmes que connaît notre planète, au lieu de s’éreinter à chercher une vaine croissance qui ne profite de toute façon qu’à la minorité la plus nantie ?

Alors voici ma question :

Pourquoi personne parmi nos représentants ne se lève pour pointer le ridicule et le scandale d’une situation qui est à l’origine de la plupart des maux dont souffrent les peuples ?

Si la vie de votre enfant était en jeu, accepteriez-vous de le laisser partir alors que tout est là pour le sauver ? Eh bien oui, sa vie est en jeu ainsi que celle de tous les enfants de la Terre, et je pense que, comme moi, vous ne pouvez accepter l’idée de les condamner au seul motif de faire semblant d’ignorer que la cause essentielle des problèmes vient de ce que le pouvoir de création monétaire, revenant de droit aux Nations, a été abandonné au système bancaire privé.

Je vous demande donc de me dire clairement quelle est votre position à ce sujet et ce que vous comptez faire concrètement pour que la création monétaire - au moins celle nécessaire à l’équipement et à l’investissement de la Nation et qui n’est donc pas inflationniste - soit reprise au privé et rendue au public, comme le suggèrent plusieurs économistes, afin que nous puissions mettre en œuvre, sans frein, toutes les ressources humaines et technologiques dont nous disposons pour répondre aux défis de notre temps. Et ne me répondez surtout pas que c’est chose impossible dans le système mondialisé actuel : les systèmes que nous construisons sont à l’image de ce que nous voulons. Voulez-vous un monde inféodé aux intérêts de la finance privée, ou un monde où vos enfants pourront vivre libres, en paix, et dans une suffisance heureuse au milieu de peuples solidaires ? Les lois votées jusqu’à présent ont livré le monde aux banquiers... Si tel n’est pas votre choix, il faut en proposer d’autres.

Comptant sur votre réponse et plus encore sur un réel engagement de votre part dans cette voie, je vous prie d’agréer mes salutations citoyennes.


Pour mémoire, un historique de l’évolution depuis 1973 :

  • 3 janvier 1973 - Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la Banque de France, nous trouvons en particulier cet Article 25 très court qui bloque toute possibilité d’avance au Trésor : « Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la Nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens. La dette publique trouve son origine précisément là.

  • 1976 - Sans aucune justification économique, sans débat public préalable, le Gouvernement de Raymond Barre décide que l’État paiera les intérêts de sa dette au-delà du taux d’inflation. Ce faisant, il place l’État au service des créanciers. Et l’on s’étonne du montant de la dette publique après trente-deux ans de ce régime ?

  • 1992 - La gauche au pouvoir nous invite à ratifier par référendum, les yeux fermés, le traité de Maastricht qui précise en son article104 : « Il est interdit à la BCE et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales" d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

  • 4 août 1993 - La loi n° 93.980 est votée. Cette loi donne son « indépendance » à la Banque de France et interdit à celle-ci, dans son article 3, d’autoriser des découverts ou d’accorder tout autre type de crédit au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics, de même que l’acquisition des titres de leur dette. L’État est désormais condamné par le plus haut niveau du droit à subir une charge non nécessaire d’intérêts.

  • 2008 - Alors que le Traité pour une Constitution Européenne, qui réaffirmait l’article 104 du Traité de Maastricht, était rejeté par une large majorité du peuple français lors du référendum de 2005, ce traité, remodelé dans la forme mais pas dans le fond et baptisé Traité de Lisbonne est cette fois ratifié par l’Assemblée Nationale

  • N’oublions pas, dans ce parcours, la proposition de loi organique du député et économiste Tovy Grjebine, n° 157, enregistrée le 22 juillet 1981. Cette loi avait pour but de limiter le rôle de l’endettement dans la création de la monnaie et de permettre une nouvelle politique économique assurant la résorption du chômage et l’indépendance énergétique, en utilisant une technique de financement obtenu par le changement des contreparties monétaires. Cette loi qui aurait permis à la Nation de financer son développement sans s’endetter n’a pas été votée.

par André-Jacques Holbecq (son site) mercredi 24 décembre 2008 - 25 réactions
19%
D'accord avec l'article ?
 
81%
(27 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par ProPeace (xxx.xxx.xxx.246) 24 décembre 2008 13:57

    Ha bah... C’est malin... J’ai bien eu 3 ou 4 orgasmes en lisant cet article, même s’il n’apprendra quelque chose qu’à ceux qui n’ont pas encore commencé à s’informer (pour rester poli).
    <8P

    Puis, je réfléchis... Et... Je débande...
    Ca fait "pchiiit" comme a dit je ne sais plus quel grand philosophe...

    L’intérêt de la population pour ce problème crucial qu’est la finance, et donc pour la crise qui s’anonce, est-il à l’image du relatif "je m’en foutisme" qu’on peut voir partout, jusque dans les espaces de discussion sur Internet... ? Agoravox ne faisant pas exception...

    Ca ne vous saoule pas un peu le Vendée Globe ? 52 réactions.
    Mais qu’est-ce qu’on s’en fout du Vendée Globe ?
    On pourrait se dire qu’il faut bien aussi penser à autre chose, mais devant une telle futilité, rassemblant 50 commentaires, on serait en droit d’en attendre 200 pour tout sujet autrement plus important... Non seulement nous en sommes loin, mais nous en sommes même à l’opposé, à croire qu’on se fout de ce qu’il va se passer.

    Crise de confiance : une France s’inquiète, une autre s’amuse. 13 réactions.
    Il semble que l’inquiétude ne concerne qu’une minorité, il est sûrement bien plus bandant de s’amuser... N’oubliez pas de profiter de noël pour engraisser encore un bon coup cette société de sur-consommation ; tant qu’on veut, on peut.


    Est-ce qu’il me prendrait de faire un article sur les Bisounours alors que la maison brûle ??? Non, j’aurais l’impression de faire un reportage sur la traite des chèvres dans un fond de campagne, dans un certain journal d’un présentateur au nom d’alcool... A la votre, inconscients... !

    Réveillez-vous bordel !
    Foutez une baffe à vos amis ! Surprenez votre petite amie ! Secouez votre père ! Gueulez votre rage à votre mère ! Eveillez vos collègues ! Réveillez-vous... ! Bande d’inconscients !

    Ce spectacle nauséabond est propre à faire vomir tout humaniste...  smiley

  • Par Trashon (xxx.xxx.xxx.119) 24 décembre 2008 13:08
    Trashon

    Et dire que l’on savait depuis plus de 2 siècles :

    "I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered"

    Thomas Jefferson 1802

    Soit pour les anglophobes :

    "je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie,
    les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis"

  • Par ProPeace (xxx.xxx.xxx.9) 24 décembre 2008 18:05

    Je me cite, parce que je le vaux bien :

    [...] Les nouveaux Dieux doivent donc devenir les agriculteurs, les scientifiques, etc... etc...

    Forcément, ça trou l’cul des illégitimes puissants actuels.


    Ca leur trou l’cul, car

     Ils n’ont aucune envie d’aller labourer la terre

     Ils sont loin d’avoir la capacité de devenir des scientifiques

    Kikoolol comme a dit un grand philosophe...  smiley

  • Par ProPeace (xxx.xxx.xxx.9) 24 décembre 2008 18:00


    Vous accusez ! Vous accusez, les privilégies des misères du monde.

    Il y a de quoi, vu que les 3/4 de la population mondiale doit se contenter d’1/4 des richesses. Rapport qu’on trouve à l’intérieure de chaque pays "industrialisé"...

    Il y a moins de 100 ans, il y avait des tribus cannibales en Afrique, des épidémies, des cataclysmes, mais les médias faute de moyens et d’informations ne diffusaient ces nouvelles.

    Donc ce qui change, c’est les moyens d’information, pas la situation... On n’a donc pas à changer de comportement...

    Quel raisonnement crétin.

    Alors, vous nous faites un flan avec la pauvreté ! Vous prendriez-vous avec les humanistes de tous poils, pour des nouveaux " dieux " ?
    Et avec quels moyens, auriez-vous la possibilité de sauver ces pauvres gens ?
    Avec l’argent des autres bien sûr !

    Ceux qui se prennent pour des Dieux, sont ceux qui s’approprient les richesses au détriment des autres. Ces richesses, en ressources ou financières, appartiennent à tous, avant d’appartenir à celui qui l’a gagné, bien souvent malhonnêtement pour les plus privilégiés, le système pyramidale lui-même étant malhonnête...

    Pas celui des " riches ", car même en leur confisquant tous leurs biens, vous ne feriez pas vivre plus de 2 milliards d’homme pendant plus de 2 ou 3 ans. Ils se reproduiraient d’autant plus vite que l’aide serait substantielle.

    Complètement faux.
    Si les ressources de la société servaient les intérêts de la population, plutôt que les intérêts des plus puissants, la majeure partie des problèmes pourraient trouver solution.

    Mais la solution n’est pas pour plaire aux capitalistes, car elle impose d’accepter que bien qu’il y ait assez de ressources pour tous (cultures hydroponiques à étages par ex. pour juguler la pollution de nos terres), il n’y a pas de travail pour tout le monde. Ca signifie que la société doit assurer un niveau de vie à tous ses citoyens, travailleurs ou pas... Les nouveaux Dieux doivent donc devenir les agriculteurs, les scientifiques, etc... etc...

    Forcément, ça trou l’cul des illégitimes puissants actuels.

    Ils se reproduiraient d’autant plus vite que l’aide serait substantielle.

    Complètement faux.
    On sait qu’un pays organisé et suffisament prospère donne un résultat contraire à ton affirmation. Il suffit de regarder les 30 glorieuses, où le nombre d’enfants est passé de près de 5 par mère, à 2 enfants par foyer parental (moins 2 orteils).

    Tu devrais réviser tes cours de géographie, la partie démographie, de tes cours de collège.

    Votre question est une réponse, vous vous livrez à une manipulation enfantine, dont la sournoiserie me révolte.

    Accuser son interlocuteur de ses propres tares, est une stratégie largement éprouvée, notamment par les politiques...
    Elle a aujourd’hui de moins en moins d’effet. Au contraire, j’aurais plutôt tendance à m’en servir pour identifier les collaborateurs au système en toute conscience de leurs actes, et les imbéciles, la différence n’étant pas facile à cerner.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox