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« We do not forgive. We do not forget »

Ne pas pardonner, parce que cela serait commencer à trop tolérer certains abus.

Le devoir de mémoire pour ne pas recommetre les mêmes erreurs.

Pourquoi nous ne pardonnons pas ?


Le pardon est le résultat de l'acte de pardonner, la rémission d'une faute. C’est rentre une faute nulle, renoncer à tirer vengeance d’une situation. Mais toutes les situations ne nécessitent pas vengeance, je vous l'accorde.


Le problème est peut-être le degré de gravité de la faute ? En effet, a-t-on pardonné toutes les erreurs de l’Histoire, la seconde seconde guerre mondiale ? La réponse est non, celle-ci a été sanctionnée. Donc on voit bien que suivant la gravité de la faute, il n’y a pas de pardon.

Des dizaines de millions d’individus ont été massacrés entre 1939 et 1945. Aujourd’hui ce sont des centaines de millions d’individus qui vivent dans un camp de concentration nommé : famine économiquement programmée (Entre la spéculation sur les matières premières, la privatisation de ressources vitales…). Il y a donc des coupables. Et ces coupables se cachent derrière des boucliers à la responsabilité illimitée qui s’appellent : entreprises, gouvernements ou cartels.


Nous nous attaquons aux majors qui vénèrent le profit avant le partage, aux gouvernements qui aident les majors dans des lois liberticides, aux organisations criminelles qui terrorisent la population. Et ce, où nous le pouvons. Nos moyens ne sont pas financièrement illimités contrairement à d’autres. 


Comment pouvons-nous pardonner à ceux qui nous asservissent de plus en plus, par le biais de lois économiquement profitables aux grosses multinationales ? Comment pouvons-nous pardonner l’obsolescence programmée de nombreuses choses que nous achetons à certaines de ces multinationales, qui nous forcent à réinvestir chroniquement ? Comment pouvons-nous pardonner les erreurs de la finance, que nos gouvernements renflouent aveuglément à chaque fois sans en changer le fonctionnement ?


Il serait trop facile de pardonner. Pardonner c’est aussi ne pas sanctionner. Ne pas sanctionner revient à installer l’impunité. Et donner l’impunité à des gens qui en jouissent déjà ; ne ferait que les conforter dans leurs positions respectives. En d’autres termes, beaucoup de puissant abusent de leur position dominante. Leur pardonner ces abus reviendrait à fermer les yeux sur les droits pour lesquelles nos aïeux se sont battus.

A savoir que « Tous les êtres humains sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. ». Article 1er de la déclaration universelle des droits de l’Homme. Il est temps que les Etats signataires de ce traité commencent à respecter l’article 1er de la déclaration qu’ils ont signé il y a plus de 60 ans.


Nos gouvernements ne nous pardonnent généralement pas la moindre faute. Les majors profitent de nos faiblesses pour s’enrichir. Alors pourquoi devrions-nous pardonner leurs fautes, eux qui ne respectent même plus ce pourquoi ils se sont engagés ?

 

Pourquoi nous n’oublions pas ?


Parce qu’oublier, c’est ne pas se souvenir. Ne pas se souvenir c’est être condamné à répéter les mêmes erreurs. Quand de plus, le dicton veut que « faute avouée, à demi pardonnée », nous n’oublions pas.


Avant tout pour oublier, il faut apprendre, chercher les informations. Internet est pour ce faire, un outil génial à qui sait l’utiliser.

En effet, il n’y a qu’Internet qui vous parlera de camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale sur le territoire même des Etats-Unis d’Amérique ou environs 100.000 à 120.000 civils américains d’origine japonaise ont été entassés jusqu’à la fin de la guerre, participant à l’effort de guerre américain. Et avec comme cadeau de sortie 25$ et le droit d’essayer de retrouver leur maison, après 2 à 4 ans d’internement. Il n’y a qu’Internet où vous pourrez apprendre que Général Motor et compagnies fournissaient encore des produits aux régimes nazis bien après le 7 décembre 1941, pendant des années durant la guerre. Il n’y a qu’Internet qui a permis de développer une théorie alternative à ceux que nos Mainstream Media diffusent en continue. Il n’y a qu’Internet où vous pourrez trouver la composition du capital social d’une grande entreprise et donc de savoir qui est affluent ou non dans cette société. Et Internet est la bibliothèque virtuelle commune de la moitié du globe (enfin… Si tous les gouvernements ne censuraient pas Internet…)


Commencer à prendre le chemin de la réduction des droits sur Internet c’est aussi réduire le droit à la liberté d’expression, à l’information, au savoir et à la culture. Quand on touche à votre liberté d’expression, d’information, de savoir et de culture, vous devriez tous vous interroger sur les volontés réelles de vos gouvernants.

ACTA a été signé par 22 pays de l’Union Européenne le Jeudi 26 janvier. Glissé dans un projet de loi sur la pèche et l’agriculture... source ici

Vous remarquerez que les règles de confidentialité (à savoir vos droits) concernant nombreux sites internet « évoluent », comme Google, Youtube… Vous laissant vérifier par vous même...

Donc il ne tient qu'à vous de pardonner et oublier le pillage de vos données personnelles en votre âme et conscience. Nous, nous n'oublierons pas, nous ne pardonnerons pas.
 

Documents joints à cet article

« We do not forgive. We do not forget »



par Lg (son site) mardi 31 janvier 2012 - 54 réactions
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  • Par Walkyries (---.---.---.135) 31 janvier 2012 10:52
    Walkyries

    A force d’être trop consensuel le peuple oublie ce qui donne l’essence même des changements, à force d’être trop timoré vous travestissez ce qu’il y a a de plus fondamental dans la nature humaine, le combat, la lutte, vous les voulez pacifiques en harmonie avec je ne sais quelle bienséance, bienpensance, et tous du mouvement des indignés au mouvement OWS vous faites inlassablement écraser la tronche sans que le moindre changement ai lieu.
    A croire que vous aimez ça, ...
    Se battre pour des idées c’est bien, les imposer c’est mieux.
    Avec Anonymous on commence à entrevoir un peu de cette colère, de cette rage de ceux qui ne veulent plus courber l’échine, de ces gens qui se battent pour des idées et qui par soucis de préserver leur intégrité avancent masqués. De ces gens qui rendent coup pour coup.
    Ne vous y trompez pas l’internet libre est bien le dernier espace de liberté encor accessible.
    Anonymous se bat pour vous.

  • Par Gabriel (---.---.---.98) 31 janvier 2012 10:04
    Gabriel

    Ne pas oublier est nécessaire pour éviter de commettre les mêmes erreurs mais, le passé est une lanterne accrochée dans notre dos qui n’éclaire que le chemin parcouru et non celui à faire. Aussi faut-il savoir, sans pour autant oublier, vivre sans le traumatisme du passé. Pardonner est souvent très difficile et pourtant, il faut le faire car vivre sans pardon, c’est vivre avec un fardeau de haine et de ressentiments et cela est négatif pour soi-même et son environnement. Attention, lorsque je dis qu’il faut pardonner, il faut en contre partie  sanctionner et mettre hors d’état de nuire les responsables. Je comprends parfaitement la colère qui coure dans votre article et aujourd’hui, devant tant d’injustice, je la ressens aussi.

  • Par jordanne (---.---.---.155) 31 janvier 2012 14:14
    jordanne

    @l’auteur

    « En effet, il n’y a qu’Internet... »

    Et bien moi je vous pardonne parce que vous êtes jeune, et que vous pensez qu’en dehors d’Internet la culture n’existe pas. Réfléchissez deux secondes, pour que ces événements se retrouvent sur la Toile il a bien fallu que quelqu’un les écrive le plus souvent en s’appuyant sur des témoignages écrits, genre livres, vous voyez ce que je veux dire ?
    Ma génération n’a pas eu besoin d’Internet (outil fabuleux au demeurant) pour savoir que des camps existaient aux USA, que Général Motors et autres, fournissaient encore des produits aux régimes nazis bien après le 7 décembre 1941, etc...
    Il suffisait de lire, d’étudier de se cultiver un peu quoi.
    Je vous l’accorde, Internet est un formidable outil de connaissances, certainement plus interactif et ludique qu’une bibliothèque, mais je vous en prie ne jetez pas tout à la poubelle, les deux outils sont devenus complémentaires.
    Ceci dit, défendre la liberté d’expression, la neutralité, et le partage, c’est absolument indispensable.

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