C'est vrai que j'aime bien cette expression de l'hippodrome du Putois, plutôt que de Compiègne, tellement cela a cette odeur qu'a l'argent à l'inverse de ce qu'en disait Vespasien en créant une taxe sur les pissotières. Mediapart nous révèle que les experts ont déterminé quel aurait dû être le prix de vente de ce terrain à galop qui a été vendu de belle façon à un ami de la famille UMP sous protection du maire de la commune qui est intervenu auprès de l'Immaculé Eric, qui s'est empressé de braver les avertissements multiples et la loi pour leur faire ce chutait plaisir de quelques millions d'euros au détriment des Français.
Mediapart (ah si Mediapart n'existait pas il faudrait l'inventer, Mediapart le cauchemar du Sarkozyland et de la presse en général toujours à la traîne) nous apprend que l'hippodrome du Putois a(urait) été bradé. Le Monde nous dit ceci : Selon un rapport d'experts dont Mediapart révèle les conclusions samedi 21 janvier, Eric Woerth aurait bien bradé le terrain de l'hippodrome de Compiègne quand il était encore ministre du budget, en mars 2010. Les experts désignés par la Cour de justice de la République (CJR) début 2011 estiment que les 57 hectares de terrains valaient entre 8 et 10 millions d'euros quand ils ont été vendus pour 2,5 millions d'euros à la Société des courses de Compiègne.
Les trois experts (un géomètre, un spécialiste des questions forestières et un expert en évaluation de biens immobiliers) "critiquent également la cession de gré à gré des terrains, qui a empêché toute mise en concurrence", écrit Mediapart.
Avant d'aller plus loin et de répondre à cet avocat qui nous dit que : "Cette présentation est tendancieuse", a réagi Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de Woerth. Selon lui, "le rapport confirme l'évaluation de l'administration concernant la valeur du terrain, entre 2,5 et 2,7 millions d'euros". Les experts "ont établi par ailleurs, qu'avec les bâtiments édifiés, les terrains ont une valeur trois fois supérieure", a-t-il ajouté, en expliquant le différentiel entre la valeur totale et le prix de vente par le fait que c'est la Société des courses qui avait payé la construction des bâtiments. "On n'allait pas faire payer deux fois l'acquéreur", a fait valoir l'avocat. Pour lui "l'évaluation" de l'administration "correspond à l'expertise". vous vous souviendrez peut-être de ceci (dont j'ai parlé ici) :
L'Office national des forêts (ONF) s'est jusqu'au bout opposé à la cession de l'hippodrome de Compiègne (Oise) en mars 2010, en refusant de signer l'acte de cette vente qui est l'objet d'une enquête pour "prise illégale d'intérêts" visant l'ex-ministre du Budget Eric Woerth. C'est ce que montre le procès-verbal d'une audition que s'est procuré l'Agence France-Presse (AFP).
Entendu le 10 juin par la brigade financière, Bernard Gamblin, un responsable de l'ONF, s'est dit surpris que Bercy ait accepté de vendre ce terrain de gré à gré à la Société des Courses de Compiègne (SCC). "J'ai été étonné, notamment au regard de la rapidité de l'acquisition et au non-respect de la procédure d'appel d'offres", a indiqué le directeur technique et commercial bois de l'ONF, selon le procès-verbal que l'AFP a pu consulter.
Tous les collaborateurs ONF ont refusé de signer
"J'ai d'ailleurs refusé de signer l'acte de vente qui ne me paraissait pas répondre complètement au déroulé normal de la procédure. Tous les collaborateurs ONF ont d'ailleurs refusé de signer alors que classiquement la vente de foncier de l'Etat est toujours co-signée de l'ONF", a affirmé ce cadre de 61 ans, salarié de l'Office depuis 1975.
Est-ce assez clair ? Pas pour l'avocat de Woerth, non plus pour les thuriféraires de l'Immaculé.
Répondons donc à l'avocat. Ce maître (en l'art du syllogisme sans doute) doit très mal connaître la loi. Ce qui est fort dommage. Je parlais de syllogisme car tout le monde connaît celui-ci :
Il suffit donc que les prémisses soient fausses pour que la bête logique - qui a pour but de nous faire prendre des vessies pour des lanternes -, agisse mais offre une conclusion fausse non parce que la logique n'est pas respectée mais parce qu'un des termes est complètement faux.
Venons en au fait lui-même. L'avocat nous dit qu'il ne faudrait pas que les acheteurs payent deux fois. Ce qui paraît juste (un âne borgne est rare). Et donc comme la société de course ayant payé la construction il paraît logique qu'il ne paye pas ce qu'il a payé. La société de course aurait donc payé les bâtiments (tout ce qui est rare est cher). Or ceci se heurte à quelques petites vérités.
1- Sur un terrain qui est loué toute construction n'appartient pas au locataire mais au loueur. Et même plus, quand le locataire s'en va il est tenu de remettre en l'état le terrain, vous savez la célèbre expression : veuillez laisser ces lieux dans l'état dans lequel vous l'avez trouvé en entrant (ce qui n'est pas forcément une bonne chose suivant l'état en entrant). Donc cela c'est la loi. Ceci implique que, même si la société de course a construit les locaux, il n'en est pas le propriétaire. Donc légalement ceci est faux.
2- Nous pourrions dire que légalement cela serait faux, mais un peu fort de café quand-même et que la morale (celle de Woerth) voudrait que l'Etat en tienne compte et diminue volontairement le prix pour compenser. Mais, si vous vous souvenez, Woerth a eu ce magnifique argument : le loyer était extraordinairement faible aussi était-il judicieux de vendre plutôt que d'encaisser un loyer si modeste. De la bonne gestion vous dis-je. Une solution eut été d'augmenter les loyers, non ? Eh oui mes amis et c'est là la preuve absolue de la mauvaise foi de Woerth et de son avocat. C'est justement parce que la société de course construisait les bâtiments que l'Etat a décidé d'accorder une faible loyer. C'est donc bien nous, les péquins, qui avons payé la construction par le loyer sous évalué ! Ce n'est donc pas la société qui l'a payée cette construction, c'est nous et donc l'acheteur n'a pas payé deux fois, mais bien une seule fois et a bénéficié outrageusement d'une libéralité indue.
Le dire c'est bien, le prouver c'est mieux. Alors je le prouve. Vous avez ici une explication complète dont je tire cet extrait, car en effet le Courrier Picard a publié l'acte (une preuve) qui, en refusant la vente, admettait une non augmentation du loyer en contre partie d'un agrandissement. C'est donc bien nous qui payions cet agrandissement par le manque à gagner :
Aux termes d’une convention en date des 17 et 20 novembre 2003, I’Etat (Office National des Forêts), a accorde à la Société des Courses de COMPIEGNE l’autorisation d’occuper un terrain à usage d’hippodrome avec maintien des constructions nécessaires, en forêt domaniale de COMPIEGNE, jusqu`au 31 mars 2010.
Par lettre en date du 16 janvier 2006, la Société des Courses de COMPIEGNE. a sollicité la possibilité de pouvoir acquérir les terrains loués par voie d’échange avec l"Etat.
Par lettre en date du 02 février 2006, la Société des Courses de COMPIEGNE a également sollicité l’autorisation de pouvoir construire une nouvelle cour, par ajout d’une aile symétrique à la cour A existante et dans le respect du style architectural, afin de disposer des boxes et équipements satisfaisants aux exigences de son activité.
L’extension prévue a reçu l’accord de I’ONF, le 10 mars 2006. Le permis de construire a été délivré par la Mainie de COMPIEGNE, le 1er septembre 2005.
Suite à la rencontre du 29 août 2006 qui s’est tenue à Paris, entre le Directeur Général de l’0NF et les Représentants de la Sociéte des Courses de COMPIEGNE, les participants ont convenu qu’à la demande d’échange de terrains était substitué l’octroi par l’ONF d’une concession de 15 ans, à compter du 1er janvier 2007, des terrains de l’hippodrome à la Société des Courses de COMPIEGNE, sans augmentation de la redevance au titre des constructions nouvelles liées à l’extension du bâti réalisée dans le cadre du permis de construire délivré Ie 1er septembre 2006. Par ailleurs. les participants ont expressément convenu que « toute mise en œuvre par la Société des Courses de COMPIEGNE de projet d’investissements importants- dûment autorisé par l’ONF, sur le site de l’hippodrome, donnerait lieu à redéfinition des conditions de la convention, notamment celles financières et de durée, ainsi qu’à la passation d’un avenant. ››
Le présent avenant est donc destine à prendre acte des décisions de la réunion du 29 août 2006 d’une part et à prendre en compte l’extension du bâti réalisé sur l’hippodrome d’autre part.
Ceci étant exposé, les parties ont convenu ce qui suit : CONVENTION ARTICLE 1er : L’article 1er - objet de l’autorisation et désignation - de la convention des 17 et 20
novembre 2006, est remplacé par l’article Ier suivant :
Les choses sont claires et les écrits ci-dessus sont tirés de la convention signée entre l'ONF et la société de course. Et cela dément l'inconstructibilité du terrain.
La justice avance, et comme le dit Mediapart, sous peu l'Immaculé va devoir lustrer son pantalon de bonne coupe sur les bancs de la justice.
Le texte sur Woerth est régulièrement mis à jour (aujourd’hui 22é version du 22 janvier 2012, plus de 170 références, plus de 150 dates, de nombreuses copies de documents incontestables, une quarantaine de personnes liées directement ou indirectement à Woerth) : Les petites affaires de l’Immaculé Eric
Il nous reste un peu plus de trois mois pour nous débarrasser de ce pouvoir. Faisons notre Révolution en 2012, et avant si possible.
Vignette Wilipedia

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Non, l’Etat souhaitait vendre sans attendre et 50 000 €/ha c’est très bien (...)
24/01 15:38 - MagnonMonsieur Sarkosy-magnon, Vos arguments sont rigoureusement les meme que ceux qui ont vendu (...)
24/01 01:21 - ykpaiha@ Immhotep : est-ce qu’une action en nullité a été engagée à l’encontre de Woerth (...)
23/01 23:26 - crazycazeSauf que l’État souhaite vendre ces propriétés inutiles pour essayer, (essayer seulement) (...)
23/01 22:13 - MagnonMais vous êtes complètement bouché ! Ou vous le faites exprès. En 2006 (vous savez lire les (...)
23/01 21:47 - ImhotepA pour obtenir un prix élevé, il aurait fallu de la concurrence donc évincer la société de (...)
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