« Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »
Citation accordée à Voltaire
Il semblerait que la citation soit absolument apocryphe (On ne la trouve nulle part dans son œuvre publiée). Elle découlerait d'un commentaire de l'auteur britannique Evelyn Hall, dans son ouvrage The Friends of Voltaire paru en 1906. Cela dit, elle illustre très bien ce que devrait être la liberté d'expression en République en général et en Démocratie en particulier.
Cette citation est souvent reprise mais on remarque qu'on l'oublie souvent, généralement en République en ce moment on veut surtout entendre ce qui va dans le sens du vent.
Or, de plus en plus, on ne veut pas voir le réel, on ne parle plus d'aveugles, mais de malvoyants, on ne dit plus vieille personne mais personne âgée (ou « senior dynamique », ou on parle de « Troisième Age »), on ne dit plus un imbécile mais un déficient mental, et pour le mariage, on en vient même à utiliser le terme de « viol légal ».
Depuis la fameuse « nuit du 4 Août », en 1789, certains ne jugent pas utile de se battre contre les privilèges puisque sur le papier il a été décidé qu'il n'y en avait plus. C'est donc qu'il n'y en a plus. On croit aussi que décider d'abolir la misère, ou de s'indigner contre la pauvreté, suffit pour les abolir, alors que cela nécessite pour commencer de songer surtout à partager les richesses, dont celles dont nous bénéficions.
Quand on sait que toutes les trois secondes une tablette informatique à 400 dollars d'une marque célèbre vantant apparement les pommes se vend dans les pays dits développés, on s'aperçoit qu'il y a du boulot avant que les drogués du consumérisme renoncent à leur fix quotidien de biens de consommation parfaitement inutiles et totalement superflus.
Donc Zemmour a dit que si les français d'origine africaine ou arabe étaient beaucoup plus contrôlés que les autres c'était aussi parce que la plupart des trafiquants de drogue et des délinquants sont des français d'origine africaine et arabe. Bien sûr, il oubliait qu'il y aussi de temps à autre le contrôle au faciès.
Mais ceux qui poussent ou ont poussé des cris d'orfraie ou de vestales outragées suite à ses propos oublient une chose, c'est malheureusement le cas. Cela ne veut pas dire qu'ils sont plus mauvais que les autres du fait de leurs origines, cela ne veut pas dire qu'ils sont plus malhonnêtes.
Par contre, cela signifie certainement que si les personnes d'origine étrangère ont besoin de faire appel et d'entretenir l'économie souterainne, il y a un problème d'économie, de société, de communauté nationale et d'intégration que l'on ne veut pas voir, préférant dans un cas faire étalage de bons sentiments, dans l'autre, sombrer dans le rejet de ces personnes.
Dans le premier cas, on incrimine la colonisation et le racisme pour excuser les voies de fait ce qui revient finalement au même que ce qui est dit dans le deuxième cas, à savoir qu'il n'y a pas d'intégration possible, et qu'il ne peut y avoir qu'un choc des civlisations que d'aucuns vont même jusqu'à appeler de leurs voeux.
Dans les deux cas, il n'y a aucune solution ni voie de sortie.
Si personne ne devrait ne souhaiter raisonnablement un affrontement, personne ne devrait se contenter de grandes tirades sur la tolérance, l'accueil, et tout ça, pour ne rien faire ensuite.
En trouver une c'est déjà commencer par accepter de se confronter au réel.
Or, les uns et les autres se lamentent mais laissent faire dans les faits le détricotage de l'Éducation Nationale, la destruction du tissu associatif et la suppression des commissariats de proximité. Les pleureuses et les pleureurs, on le remarque souvent, soit dit en passant, qui vantent l'intégration et la mixité sociale, placent leur progéniture dans les meilleures boîtes, publiques ou privées, la plupart du temps. La mixité sociale c'est pour les autres dans leur esprit.
Enfin, l'auteur de l'article n'est pas exactement un fan d'Éric Zemmour qui tient finalement l'emploi du « méchant » à la télévision depuis quelques temps, comme au théâtre, celui dont le métier est de se faire siffler car il contredit les certitudes et lieux communs du troupeau ou des « peoples » à la mode, certitudes généralement caressées très vite dans le sens du poil par le « Monsieur Loyal » des émissions où il officie. On remarquera d'ailleurs que les portes ouvertes qu'enfoncent de manière anodine parfois Zemmour suffisent à le faire passer pour un vilain personnage.

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15/01 11:43 - Amaury WatremezVous avez raison pigripi, les bien-pensants sont surtout des lâches.
15/01 11:41 - Amaury WatremezJ’adooooooreuheuheuh être moinssée. Merci à mes fervents admirateurs qui ont la clique (...)
14/01 23:28 - pigripi@Paul Sur les sujets de l’immigration et de la délinquance, il ignore manifestement les (...)
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