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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Le triomphe irrésistible des pirates numériques

Le triomphe irrésistible des pirates numériques

Les pirates du Net ont le triomphe modeste, et pourtant ils sont en passe de l’emporter. Quand Universal, l’un des principaux producteurs de musique de la planète, annonce, il y a quelques semaines, que son catalogue sera téléchargeable « gratuitement » par les passionnées de musique s’ils acceptent de subir de la publicité, à l’évidence, les digues sont rompues. Certes, il s’agit d’une distribution, et non pas du partage dont rêvent les réseaux P2P. Mais désormais, le téléchargement sans paiement direct devient la règle d’accès à la culture pour des domaines entiers de la musique, de l’image et du texte. Nous n’en sommes qu’au début.

En réalité, depuis des mois, une redoutable bataille, qu’aucun projet politique digne de ce nom ne saurait ignorer, faisait rage autour du contrôle de l’accès à la culture.

Sur le devant de la scène, se confrontaient les partisans, dont je suis, de la légalisation des échanges non commerciaux de musique (peer to peer) au nom d’une liberté nouvelle, et les défenseurs d’une conception traditionnelle des droits d’auteur, souvent de bonne foi et inquiets pour la rémunération de la création et les créateurs. Comme souvent, les fantassins s’écharpaient sans percevoir tous les enjeux, tandis que les grandes puissances manœuvraient... et que le ministre de la Culture construisait la ligne Maginot.

Pendant ce temps, les principales industries de la société de l’information ont parfaitement compris l’enjeu du contrôle mondialisé de la culture et, loin des batailles de retardement, façonnent habilement les circuits de distribution avec de nouvelles offres séduisantes. Apple, le premier, met en place une chaîne intégrée de diffusion numérique de la musique, s’appuyant sur un système de contrôle de l’usage (ou système de gestion des droits, les DRM) et la rendant lisible uniquement... sur les baladeurs de sa marque, les célèbres iPod. Microsoft, mécontent d’être pour une fois le second, s’apprête à combiner sa capacité d’investissement, ses solides positions acquises sur les marchés du système d’exploitation avec Windows, de la messagerie avec MSN et des consoles de jeu, pour lancer Zune, un baladeur de la génération Web 2.0 permettant le partage universel des oeuvres en mobilisant Wi-Fi et P2P. Les fournisseurs d’accès, eux, ont fait la promotion de leurs offres à haut débit en appelant les consommateurs à télécharger de la musique qu’ils ne payent pas. Google étend son empire, les éditeurs s’en émeuvent dans le monde entier. Nous sommes bien loin de Beaumarchais volant au secours des droits des artistes.

Pourquoi les digues ont-elles sauté, libérant le « gratuit », réel ou supposé ? D’abord parce que « l’illusion sécuritaire » promise aux artistes et aux producteurs vole en éclats. Les mesures techniques sont contournées sans répit. Le nouveau DRM de Microsoft a craqué cet été. La loi répressive votée en France au printemps, le fumeux texte DADVSI, est d’autant plus inapplicable qu’elle a été durcie par le Conseil constitutionnel. La stagnation des ventes de musique en ligne, trop chère et trop verrouillée, démontre que le public refuse les offres déséquilibrées.

Mais les vraies raisons sont ailleurs. Elles relèvent de la nature même de la civilisation numérique dans laquelle nous sommes entrés. Daniel Cohen affirme à juste titre que dans la société post-industrielle, la rivalité entre le « gratuit » et le « payant » figure au rang de ce que fut le conflit entre le « public » et le « privé » au XXe siècle. Aujourd’hui comme hier, devant l’âpreté des intérêts en présence, il faudra construire un équilibre entre les droits, ceux des artistes, ceux des producteurs et ceux du public. Ces choix, aucun lobby ne doit les dicter. Ce sera, le moment venu, au Parlement d’agir en France, avec l’appui de l’Europe que les événements actuels peuvent pousser à rallier cette cause.

Dans quelle direction aller ? N’attendons pas la réponse multinationale des géants que j’ai cités. Elle sera avant tout dictée par une vision hyper marchande de la culture. On la voit se dessiner : hégémonique, ultra-concentrée, s’appuyant à outrance sur la publicité.

Nous devons affirmer d’autres voies, après un vrai débat collectif qui a tant manqué jusqu’alors, avec le concours des artistes, auteurs et interprètes, des producteurs et des éditeurs, et la France en a gardé d’excellents, mais aussi des internautes, qui « font » aujourd’hui le succès du P2P ou de YouTube, plate-forme de vidéos qui affiche cent millions de documents vidéo.

La première réponse réside dans l’innovation, et dans la participation du public qui est la marque de fabrique de l’Internet nouvelle génération. Il y a là pluralité de réponses, par des services à valeur ajoutée, personnalisant les usages culturels ou permettant à l’internaute de contribuer, pour une part, à la création et à la diffusion de l’œuvre.

De grands enjeux de la politique culturelle du futur résident là : la constitution d’un domaine public numérique, la garantie de la neutralité de formats ouverts, l’accès aux catalogues musicaux sans expropriation ni confiscation, le refus du « traçage » des échanges sur le Net.

De nouvelles rémunérations rendront possibles et solvables ces mutations, en n’hésitant pas à prélever auprès des fournisseurs d’accès une part des ressources qu’ils tiennent de la culture, ou quelques euros par mois auprès des internautes, qui sont prêts à les débourser. Plusieurs centaines de millions d’euros par an seront ainsi répartis utilement pour soutenir la création musicale. Ces solutions, abonnements, taxation ou licences, sont à portée de main pour la musique, mais forcément plus difficiles et plus longs à construire pour le film et les textes littéraires, qui relèvent d’usages et de modèles économiques différents.

C’est là un domaine que les deux candidats les plus en vue pour l’élection présidentielle ont déjà balisé. Nicolas Sarkozy, proche des groupes de médias et sur le mode clientéliste, Ségolène Royal, à l’écoute de la société et avec courage, en font un point de leurs identités politiques respectives. Ils ont, et c’est utile pour les Français, planté le décor d’un clivage net à propos de l’avenir de la culture. C’est bien un choix de société numérique que nous aurons à faire.


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40 réactions à cet article    


  • Romain (---.---.10.200) 10 octobre 2006 10:58

    Je ne pense pas que les grosses Majors aient cédé, ils ont juste compris que si ils continuaient dans ce sens ca allais mal ce passer pour eux mais il faut garder à l’esprit que leur but est le profit, pas la diffusion culturelle. Je pense qu’ils ne vont pas hésiter à intégrer des publicités intrusives (style spyware) ou au moins bien génante (en plein milieu d’une musique par exemple). Pour ce qui est des candidats qu’on nous impose, permettez moi de douter de leur ’allégeance’ à la culture, ils sont tout les deux dans le même panier, le panier des multinationales du divertissement qui rapporte.


    • parkway (---.---.18.161) 10 octobre 2006 16:45

      j’ajouterai romain,qu’il n’était pas utile non plus de faire la pub à sarko-sego dont le gavage médiatique n’arrête pas de nous faire vômir !

      je pense donc aussi que l’auteur n’est pas tout à fait crédible...


    • titinaute (---.---.63.161) 10 octobre 2006 11:15

      Petite précision : « Zune, un baladeur de la génération web 2.0 permettant le partage universel des oeuvres en mobilisant wi-fi et P2P ». Partage universel, wifi ? Aux dernières nouvelles : non. C’est un « wifi » propriétaire, donc non universel (sauf si tout le monde est forcé d’en avoir un sans exception, ce qui est logique et très commercial) et visiblement très très problèmatique concernant les creative-commons par exemple (un drm y serait accolé ce qui est une violation de l’accord de licence).

      Remettons les choses à l’endroit et évitons cet étalage de publicités (surtout mensongères). Il y en a déjà assez sur les youtube et les universal.


      • Jules (---.---.125.5) 11 octobre 2006 10:10

        D’accord avec cette critique de l’article. Mais un tel article a néanmoins sa place sur AgoraVox. Non seulement mon attention a été attiré sur Zune que je ne connaissais pas, mais l’appréciation erronée de l’auteur de l’article a été immédiatement corrigée par un lecteur. Ce même lecteur qui, par ailleurs, n’a pas écrit d’article sur le sujet, a pu néanmoins s’exprimer.

        Comme quoi la formule d’AgoraVox est crédible de par sa structure, même s’il est parfois un peu long de lire les commentaires, car tous ne sont pas pertinents, loin s’en faut.


      • (---.---.162.15) 10 octobre 2006 11:15
          Quand Universal, l’un des principaux producteurs de musique de la planète, annonce il y a quelques semaines que son catalogue sera téléchargeable « gratuitement » par les passionnées de musique s’ils acceptent de subir de la publicité, à l’évidence les digues sont rompues.

        Pas d’accord, il y les DRM (et la pub) d’un côté, il n’y en a pas de l’autre. C’est libre d’un côté, c’est propriétaire de l’autre, ce sont deux mondes différents et antagonistes.

          De grands enjeux de la politique culturelle du futur résident là : la constitution d’un domaine public numérique, la garantie de la neutralité de formats ouverts, l’accès aux catalogues musicaux sans expropriation ni confiscation, le refus du « traçage » des échanges sur le net.

        D’accord, sauf que ça se fera sans l’accès aux catalogues musicaux propriétaires mais avec la constitution d’un catalogue libre alimenté bénévolement par les internautes. La culture propriétaire est incapable de réagir sans percevoir de l’argent.

          De nouvelles rémunérations rendront possibles et solvables ces mutations, en n’hésitant pas à prélever auprès des fournisseurs d’accès une part des ressources qu’ils tiennent de la culture

        Ah, vous vous démasquez, vous roulez pour le lobby Adami & Cie qui nous rackette sur les CD et DVD vierge. Vous voudriez aussi taxer (par la fumeuse « licence globale ») l’accès à Internet. Brigand, voleur, pirate ! Et à grande échelle !!

        La culture libre est incapable de s’allier à ce genre de racket.

        Ou vous n’avez rien compris du tout, ou vous êtes un sous-marin des lobbies musicaux.

        Ce qu’il faut, à mon sens, c’est une nouvelle définition du droit d’auteur, qui autorise les copies numériques non lucratives. C’est seulement comme ça que les cultures libre et propriétaire pourront cohabiter.

        Am.


        • Helcivarg (---.---.242.173) 10 octobre 2006 11:27

          Je crois que vous ne connaissez pas Christian PAUL. C’est un des députés qui c’est le plus battu contre la DADVSI. Certe la licence globale n’est pas une bonne solution mais je ne pense pas qu’il roule pour Adami & Cie.


        • titinaute (---.---.63.161) 10 octobre 2006 11:49

          Pourquoi rouler pour une nouvelle taxation, licence quelconque ou autres gabelles pour télépartageurs impénitents alors ? N’est-il pas plus grand et honorable de commencer à prendre les ressources là où elles ont été laissée jadis plutot que d’assommer encore et encore le citoyens qui doit faire face à d’autres augmentations diverses et variée et souhaitent simplement trouver un petit refuge dans l’accès aux créations culturelles.

          Les hommes politiques n’ont plus que ça comme proposition quand il y a un problème à résoudre, même si celui-ci a été créé artificiellement sur la base de p2p<=>baisse des ventes.

          Qu’ils appliquent déjà une sorte de taxe Tobin aux majors, il me semble que la mouvance à laquelle M.Paul appartient est relativement favorable à ce principe.


        • (---.---.162.15) 10 octobre 2006 11:58

          Hé bien je constate que, dans les faits, Christian Paul veut qu’Adami & Cie remportent « le gros pactole » qu’est une taxe sur Internet alors que ce lobby a déjà gagné un autre gros pactole, celui de taxer les CD et DVD vierges et, même pire, de pouvoir lever de nouvelles taxes sur des supports informatiques sans le moindre contrôle parlementaire. C’EST UNE HONTE.

          Mais pourquoi donc donner un tel privilège ?

          Il faudrait d’abord démontrer que la musique souffre des copies numériques. Ca peut l’être sur le court terme, mais ce n’est pas évident du tout sur le moyen et long terme. C’est ainsi que la copie sur cassettes des années 70 s’est révélèe être plutôt bénéfique pour les artistes, en leur assurant une promotion populaire par la base.

          Ensuite il faudrait démontrer pourquoi la musique souffre davantage que le cinéma, la photo, le journalisme ou l’édition de logiciel et de jeux. Il me semble en particulier que ceux qui souffrent le plus de la copie sur Internet sont les éditeurs de logiciels. Mais ils n’ont pas constitué un lobby aussi important et persuasif qu’Adami & Cie et ils n’ont pas de députés qui sachent défendre leurs intérêts.

          Je sais que Christian Paul a eu des propos souvent plus intelligent que le ministre de la culture, il a une vision beaucoup plus réaliste des choses, mais il est aussi dangereux que lui. Car il privilégie outrageusement un lobby dont on connaît la puissance et l’hypocrisie (vous comprenez, c’est nous les pauv’ artistes etc...).

          Quand donc les députés se mettront-ils vraiment au service de la population ? Quand donc défendront-ils une véritable culture populaire ?

          Am.


        • titinaute (---.---.63.161) 10 octobre 2006 12:17

          Ce qui est choquant c’est de biaiser le fait que la solution proposée par une taxe aux fai ou internautes reste une solution marchande ! Certe collective mais marchande quand même. Les fonds ne passent pas par des lobbies privés mais par une structure plus... « publique » pour financer toujours les revenus d’une filière ou une perte, qui reste encore à démontrer.


        • (---.---.162.15) 10 octobre 2006 15:49

          [Je commence en répondant à Antoine qui souhaite une taxe pour tous, chacun disant à qui elle serait attribuée]

          Vous rêvez ? On est totalement incapable au plan national de demander au contribuable où il veut que ses impôts aillent, même pour un petit pourcentage, et vous voudriez que ça se fasse sur Internet. Et sur quels critères ? Sous quelles pressions ?

          Surtout, aucune répartition ne peut être juste. Non seulement il y a la chanson et les grands orchestres, mais il y aussi le cinéma, les séries TV, les logiciels professionnels, les jeux, les photos, les articles de journaux, mais en plus il y a la répartition France/Europe/Monde. Pourquoi les Français devraient-ils financer les artistes jamaïcains ? Et pourquoi ne le feraient-il pas s’ils téléchargent beaucoup leur musique ?

          Tout cela est inextricable, comment voulez-vous inventer une répartition qui ne soit pas lourdement injuste ?

          Et puis Internet est un monde sans frontière, comment la France pourrait-elle inventer une taxe à elle toute seule ? Sur ce point (c’est peut-être le seul), le ministre de la culture avait raison de dire qu’une taxe globale est inapplicable.

          Sans compter qu’ajouter une taxe irait à contre-courant d’une accessibilité au plus grand nombre telle qu’elle est prônée depuis de nombreuses années.

          Et tout ça pour quoi ? Parce qu’on aurait un sentiment de repentance envers des artistes - et eux seuls... - qui seraient soit disant lésés ? Alors qu’ils ont déjà un avantage exhorbitant de lever des taxes sur les supports informatiques ?

          Je le répète, nous sommes sous la coupe d’un lobby qui sait crier misère beaucoup mieux que les autres.

          Je crois qu’il y a une solution toute simple à tout cela, c’est de supprimer les taxes sur les supports vierges, de ne pas en ajouter et de considérer les CD et DVD musicaux comme des produits culturels, ce qui n’est pas le cas actuellement, et cela est effectivement injuste. Leur TVA devrait donc être de 5,5 % et non 20,6. Comme il n’est pas possible de réduire cette TVA à cause de la Communauté Européenne, il serait possible de reverser une partie de la différence aux artistes pour compenser la suppression de la taxe sur les supports vierges. En prenant bien soin de faire en sorte que la répartition de ces sommes soient vraiment contrôlées, ce qui n’est pas du tout le cas actuellement.

          Avec un tel système, ce sont ceux qui achètent les CD qui indirectement augmenteraient la contribution des artistes. C’est donc un système juste qui ne taxe pas ceux qui se contrefoutent de la chanson et de la musique, et ils sont très nombreux !

          Voilà, je pense, un angle d’action qui est beaucoup plus juste que celui que préconise Christian Paul.

          C’est à ajouter à ce que j’ai dit précédemment : « Ce qu’il faut, à mon sens, c’est une nouvelle définition du droit d’auteur, qui autorise les copies numériques non lucratives. »

          Oui, c’est une solution vraiment viable. Elle devrait convenir aux artistes et au public. Elle ne conviendra certes pas aux majors, mais ce sont des intermédiaires qui ont outrageusement profité du contexte des années 90 et il est plutôt sain qu’ils reviennent à la place qui était la leur dans les années 70.

          Le plus dur dans cette solution consiste bien sûr à changer de mentalité en ce qui concerne le copyright. Mais qu’on le veuille ou non, les temps ont changé et il faudra vraiment considérer un jour qu’Internet (et l’informatique en général) est un monde à part avec des règles parfois différentes.

          Ne pas adapter les lois à leur contexte, c’est les rendre obsolètes. Moins il y a de lois appliquées, plus il y a d’injustice.

          Am.


        • (---.---.211.158) 10 octobre 2006 11:17

          dommage de gacher cet article en introduisant une vision aussi caricaturale et partisane de la politique en une seul phrase à la fin. mechant sarkozy gentille segolene tsss, vraiment...


          • albanc (---.---.35.118) 10 octobre 2006 13:35

            Tout à fait d’accord. Quel dommage de finir cet article par la sclérose du clivage PS UMP, comme si les autres partis n’avaient ne comptaient pas, alors que ceux qui justement sont cités sont ceux qui ont courageusement pris soin d’éviter de ce sujet sensible...

            A l’époque du débat sur la loi DADVSI, on avait entendu bien plus fort les voix des communistes et de François Bayrou que celles de Sarko (totalement muet) et Ségolène (s’exprimant pour la licence globale après la guerre, alors que le débat venait de s’achever au Sénat (et était passé au parlement depuis belle lurette) et qu’il n’y avait plus rien a faire ni débattre).

            L’UDF, très en pointe sur le sujet, a d’ailleurs une page complète qui lui est dédiée sur son site : http://www.udf.org/actualites/actu_site/2006/dadvsi.html

            Qui dit mieux ?


          • Johan 10 octobre 2006 17:18

            Mieux !

            Richard Stallman était invité à l’université d’été !


          • Jules (---.---.125.5) 11 octobre 2006 10:17

            Albanc, confonds pas Bayrou et Dionis. L’un est au centre, l’autre est à droite.


          • antoine (---.---.237.22) 10 octobre 2006 12:58

            Personnellement, je pense que la solution la moins pire c’est une taxe globale obligatoire. Ou chaque abonnée qui paye sa taxe dit à qui (musicien, artiste, créateur de jeux vidéo...) il veut qu’elle soit redistribuée.

            C’est techniquement faisable, c’est de la solution pour mettre les nouvelles techno au service de la démocratie, mais cela demande une vrai volonté politique !!!


            • Forest Ent Forest Ent 10 octobre 2006 12:58

              J’avais suivi les débats sur la DADVSI à l’assemblée, alors je profite de l’occasion pour féliciter encore M Paul. Il connaissait parfaitement le dossier, mieux que le ministre et le rapporteur. Et il l’a défendu avec patience, talent, humour, passion, ... Comme M Bloche, Mme Billard, M Suguenot, Mme Boutin, M Dutoit, ... Voilà qui a relevé l’honneur de notre système politique qui en manque de plus en plus.

              C’est juste dommage que pendant le même temps Mme Hidalgo et M Lang aient dit exactement le contraire aux journaux ailleurs, sans jamais participer à la discussion.

              M Paul, vous avez sauvé la démocratie en faisant entendre notre voix dans l’hémicycle. Pour le PS, ce n’est pas encore fait.

              La licence globale obligatoire aurait été le meilleur système dans une société différente. Mais vu comment cette discussion a tourné, je crains fort que cela ne devienne maintenant qu’un prétexte pour sauver Universal.

              Ce qui nous permettra de juger de la sincérité des propositions est le point suivant : un « prélèvement » sur le CA des FAI devra t il être réparti en fonction :

              a) de la diffusion sur d’autres vecteurs qu’internet (CD, DVD, ...), mesurée comme actuellement par des organismes ou Vivendi est représenté ?

              b) de la diffusion sur internet mesurée en tant que telle par un organisme totalement indépendant de Vivendi ?


              • minijack minijack 11 octobre 2006 03:51

                J’approuve à 100% l’intervention de Forest Ent ci-dessus, et je félicite à mon tour Christian Paul de sa magnifique prestation à l’Assemblée Nationale, que tous les internautes ont suivi avec grand intérêt et une certaine admiration dans son cas ainsi que ses collègues sus cités (Boutin, Bloche, etc.) qui avaient visiblement bien bûché leur dossier.

                Certes, la solution d’une Licence Globale n’est pas la panacée, mais elle est la moins mauvaise pour garantir une pérennité à la création artistique tout en favorisant la diffusion AVEC le P2P et non pas contre lui. Et pas uniquement pour la chanson ou le cinéma mais également la littérature, le journalisme, la photo, etc... La LG est nécessairement imparfaite puisque arbitraire par nature, et de ce fait ressentie comme un impôt comparable à la taxe TV ou la célébrissime « vignette » automobile. Pourtant, ça n’en est pas un puisqu’elle n’irait pas à l’Etat (du moins j’espère) mais aux seuls créateurs de contenus artistiques et uniquement à ceux-là. Et il me paraît parfaitement logique que les FAIs paient leur écot dans l’affaire. Pas nécessairement la totalité, car les véritables bénéficiaires de la « culture consommée » restent les internautes téléchargeurs qui doivent « choisir » leur téléchargement, mais que les FAIs paient un peu eux aussi me parait plus que justifié : Ils ont développé le réseau depuis des années et continuent de le faire en attirant les visiteurs par ces contenus non rémunéréspour mieux leur vendre de la pub. La « Pub » ça peut être bien, il en faut aussi, mais trop c’est trop !

                J’applaudirai des deux mains (bah oui ! difficile de faire autrement) si une Licence Globale voit le jour, ce qui à mon sens repositionnerait la France dans le monde comme un pionnier de la diffusion Culturelle ! Osons !

                Il n’en reste pas moins que, quelle que soit la solution adoptée pour financer correctement les oeuvres de création mises en ligne, la répartition auprès des créateurs DOIT être faite selon deux critères essentiels :

                1)en proportion directe de la mesure « au vol » (sans jeu de mots) dans les flux, sans identification de l’origine ou du destinataire du fichier mais uniquement des oeuvres marquées. Tout autre mode de répartition forfaitaire ou égalitaire, (genre RMI pour artiste) aboutirait inéluctablement à faire des artistes assistés, ce dont aucun créateur ne veut, et le résultat serait l’inverse de celui escompté. On peut néanmoins envisager un coefficient modérateur comme l’envisage Stalmann.

                2)cette mesure doit se faire SUR LE NET, et uniquement sur le Net, en toute indépendance des majors, contrairement au mode de répartition de la Sacem basé sur les diffusions de radios-TVs appartenant toutes plus ou moins aux mêmes majors ou groupes médiatico-financiers qui les dirigent. C’est la seule manière de garantir l’émergence d’une création nouvelle et relativement indépendante du « marketing ».

                .


              • Forest Ent Forest Ent 14 octobre 2006 12:55

                Il me semble également qu’une affectation DEGRESSIVE de la LG serait un bon moyen de favoriser la diversité culturelle et éviter la surindustrialisation des arts.

                Mais si ce genre de LG n’est pas atteignable, alors gardons la DADVSI. Ca vaut mieux que de voir les majors mettre leurs pattes sur le net. Qu’elles pataugent dans leurs DRM et s’en étouffent !

                En attendant, boycotter les majors est utile et en pratique prudent.


              • fredleborgne (---.---.91.43) 10 octobre 2006 14:01

                Publicité, non interopérabilités, toujours des menaces... Si l’ncien système se lézarde, chaque jour qui passe rapporte encore assez.

                La discussion n’a pas encore eu lieu, mais il faudra d’abord constituer de vrais mouvements d’internautes et non pas une ADA qui mange dans la main du PS et de l’UMP, histoire de ne vexer personne pour son ascension ambitieuse.

                De toutes façon, de même qu’on ne peut faire boire un âne qui n’a pas soif, on ne vendra pas bien longtemps à ce prix des musiques et des films « défectueux de conception » c’est a dire avec DRM.

                Même c... peu averti, le consommateur de musique se rendra vite compte qu’il a été lésé et en gardera un souvenir indélébile.

                En se moquant de leurs clients, les majors s’exposent à leur ruine, même si ils comptent en faire porter la responsabilité aux pirates.

                Ceux là même qui aujourd’hui comme demain empêcheront les multinationales de se croire intouchables et omnipotentes...

                Quand aux politiques, Mr Paul, Comme Mr Bayrou, comme Mme Martine Billard, comme monsieur Suguenot entre (quelques) autres (je pense à un vieux sénateur assez truculent qui a osé avoué qu’il ne comprenait rien, mais que quand même...il y avait de l’abus dans DADvSI) ont su prouver que des individus savaient s’exprimer en dehors des machineries de partis.

                Alors oui, je rejoins l’idée que ce sont les consommateurs, les pirates comme les vrais politiques qui seront faire reculer les multinationales et leurs « hommes de paille » politiciens.


                • (---.---.100.5) 10 octobre 2006 14:12

                  Tout d’abord M. Christian Paul je voudrais me joindre à Forest Ent pour vous féliciter de vos interventions lors de la procédure législative qui a conduit à la loi DADVSI.

                  J’ai cet été écrit un mémoire de DESS sur le sujet (approche juridique et technique, disponible pour tous ceux qui me le demandront par mail à sediffuser@hotmail.fr, du moins dès qu’il sera purgé de ses coquilles !).

                  La deuxième partie de ma recherche s’est concentrée sur le projet Palladium (nouvellement NGSCB), dont la mise sur le marché va commencer avec Vista. J’invite tout un chacun à la lire ou à se renseigner par lui même.

                  M. le Député, permettez moi d’attirer votre attention sur ce danger majeur qui pèse sur nos têtes. Nous allons assister à un vérouillage du marché sans présédent, puisque le catalogue des Majors est extrèmement étendu dans le temps et dans l’espace.

                  La tentation ne porte pas sur Microsoft, mais sur les entreprises et sur les particuliers, lassés des risques de l’informatique.

                  Si l’Administration passe sur Palladium pour des raisons de sécurité informaique, la boucle sera bouclée.

                  Dans le cas inverse et dans l’hypothèse ou le vérouillage du marché emporte une migration massive sur le Libre (artistique et informatique j’entends, le gouvernement va t il maintenir cette mauvaise habitude, que le PS partage, de subventionner des branches qui refusent d’évoluer ?

                  Cordialement.


                  • Johan 10 octobre 2006 17:19

                    Comme l’IP vous le confirmera, le post précédent vient de moi ;)


                  • (---.---.7.139) 10 octobre 2006 17:32

                    Votre contribution étant tellement profonde, que je me demande bien comment vos épaules à vous peuvent supporter encore votre tête. Le parfum d’une victoire par procuration à des effets néfastes sur votre névrose. Demandez donc à vos collègues artistes qui veulent aussi démocratiser votre art de mettre des pancartes publicitaires pour des hamburgers ou du caviar (selon vos goûts s’ils sont si rafinés) pour vous financer. Ça vaudra peut-être mieux que de croire à une invincibilité que ce monde marchand aura vite fait de vous mettre à son pas.


                  • (---.---.7.139) 11 octobre 2006 13:23

                    Agoravox n’a pas vos prétentions mon cher.

                    Vous leur avez demander alors s’ils sont partant pour se ’tf1niser’ pour démocratiser leur art à tout petit prix pour les uns et sans pertes financières pour vos collègues ? Répondez à cette simple question et donnez-nous leur réponse au lieu de verser dans vos lieus communs.


                  • Tom@ (---.---.27.227) 11 octobre 2006 14:02

                    [Mode HS ON] Je commençais à me poser des questions... un article et pas de DW pour détourner le sujet avec des commentaires hors de propos et sans intérêt...

                    Sinon grande nouvelle, le nouveau surnom de DW pour les articles en rapport avec la DADVSI est « Conjonction de coordination »... car avec ce genre d’article la seule question est « Mais où est donc Demian West ? » smiley [Mode HS OFF]

                    Sinon c’est un excellent article qui nous rappel que depuis la DADVSI, les majors font tout ce qu’elles critiquaient !

                    Car rappelons-nous, ces mêmes majors (et de leur ministre DDV, aussi parfois appelé « Nom de Dieu Jacques Vabre ») qui nous disait que le tout gratuit était une hérésie, que la musique n’est pas un bien comme un autre etc.. etc... Et aujourd’hui que voit-on ? Que la musique n’est plus qu’un support pour la publicité... oui oui oui... c’est sûr là on voit la vraie valeur de la musique pour les majors...

                    Ha là là... le seul problème c’est qu’aujourd’hui on criera au miracle alors qu’il y a quelques mois on criait au loup contre ces mêmes choses... Que ne sommes nous pas dans un pays formidable où de toute façon le petit peuple n’a absolument aucune mémoire...


                  • (---.---.139.44) 10 octobre 2006 17:47

                    Ma première intervention a été censurée. Comme quoi, il y a encore des mots qui fâchent !

                    Triomphe ? Irrésistible ? Pirates ? Trois mots dans ce titre qui me chagrinent, Monsieur le Député.

                    Avec tout le respect que vous nous devez, il me semble urgent que vous précisiez vos définitions.

                    Avec tout le respect que je vous dois, Monsieur le Député, vous vous trompez toujours de cible.

                    Aujourd’hui, il ne s’agit plus de dialogue, de démocratie, de responsabilité envers vos citoyens-électeurs.

                    Les Lobbys nous imposent leurs visions et vous les vôtres. Permettez-moi d’en présenter une autre.

                    Ce débat, Dadvsi, aura permis de mettre en évidence les états d’esprit des uns et des autres. Le mal est fait.

                    Heureusement, l’Open Source qui devient incontournable, passe outre ces dispositions.

                    Une évolution culturelle, structurelle, mondiale et sans précédent, bouscule nos idées reçues et nos sociétés.

                    Sont-elles si justes, si belles, si équitables pour les empêcher d’évoluer ?

                    De quoi avons-nous peur ? L’avenir c’est déjà le présent dans le numérique. L’adaptation est nécessaire.

                    Mais de grâce, arrêtez de comparer les internautes à des pirates, vous envenimez la situation, et vous vous enfoncez un peu plus !

                    L’anonymat, doit-elle, hélas, dans ce contexte, devenir la seule solution, pour défendre la Liberté ?

                    Non, il n’y a pas de triomphe, monsieur le député, juste une quête irrésistible de liberté auquel, je n’en doute pas, vous êtes attaché et même condamné !

                    Irrésistible !. Oui, nous ne pouvons aller que dans le sens du temps.

                    Et faisons tout, pour accompagné les peuples dans cette irrésistible ascension, vers une connaissance sans limites adaptée a chaque individu pour conquérir de nouveaux horizons et le plus longtemps possible...

                    Oublions nos frontières terrestres, ouvrons-nous sur ce Nouveau Monde qui nous attend. Il est temps pour nous de dessiner demain. Ce vertige n’est pas mortel, juste virtuel.

                    Merci, Monsieur le Député, d’avoir saisi le sens de ce propos.

                    Philgri


                    • miraage (---.---.102.41) 10 octobre 2006 21:33

                      «  »C’est là un domaine que les deux candidats les plus en vue pour l’élection présidentielle ont déjà balisé. Nicolas Sarkozy, proche des groupes de médias et sur le mode clientéliste, Ségolène Royal, à l’écoute de la société et avec courage, en font un point de leurs identités politiques respectives.«  »

                      une fois encore, à part son «  »courage«  » (où ?) on ne sait pas ce que va faire Ségolène.... Pourriez vous etre un peu plus precis , Monsieur le Député ??? merci d’avance


                      • Xavier (---.---.148.35) 10 octobre 2006 21:35

                        Christian Paul, j’ai 3 remarques vis à vis de votre article :

                        1 - le titre de l’article focalise sur « les pirates ». Non seulement, ca ne me semble pas en adéquation avec le contenu de l’article mais en plus je trouve insidieuse cette stigmatisation autour d’un mot dont les acceptions couvrent un panorama trop large (des crackers aux hackers, en passant par les presque banales enfreintes du copyright des CD musicaux) pour votre article.

                        2 - Vous l’avez presque dit, mais vous avez manqué de préciser qu’à l’heure actuelle les « maisons d’édition » saignent les artistes et les consommateurs à blanc, et que ce sont elles les principales intéressées par DADVSI quoique seuls les artistes et consommateurs étaient mentionnés dans les argumentaires pendant les débats.

                        3 - Vous avez oublié de mentionné l’UDF, pourtant un intervenant majeur dans ce débat, qui (très au fait des « logiciels libres », de la copie privée, de la taxe sur les supports numériques, de l’interopérabilité, et des impications pour les bibliothèques municipales et webradio) a défendu bec et ongle les principes démocratiques et les droits des consommateurs. Je comprends que votre appartenance à l’un des 2 partis politiques majeurs (historiquement) vous fasse oublier un moment que vous n’avez pas toujours été 1er ni 2nd smiley . Mais veuillez accepter que la France est plus diverse que cela !

                        Pour finir, quelques petits ajouts sur DADVSI : vous n’avez pas mentionné que cette loi qui revendique la préservation du droit à la copie privée dans le principe, rend ce droit caduque dans la pratique du fait de l’interdiction de contournement des DRM (dont le but est d’empecher la copie). Même topo pour l’interopérabilité qui est défendue dans le principe mais pas imposée dans la pratique.


                        • Kelsaltan (---.---.178.45) 14 octobre 2006 15:40

                          Le smiley très évocateur a été placé au bon endroit. C’est parfait et personne n’aurait pu faire mieux que Xavier, sur ce coup-là.

                          Par ailleurs, le commentaire est excellent aussi, mais ça tout le monde s’en fout.


                        • (---.---.40.176) 11 octobre 2006 01:59

                          Les Majors se plaignent d’un « manque à gagner » de plusieurs centaines de millions d’€...

                          Je les comprends, c’est pénible, ce genre de situation.

                          Joueur de longue date du Lotto, j’ai à pâtir d’un « manque à gagner » équivalent.

                          Faudrait taxer les turfistes, que je récupère mon « manque à gagner »


                          • Tom@ (---.---.27.227) 11 octobre 2006 14:35

                            Il est vrai qu’i lest malheureux que les rares études faisant état du dit « manque à gagner » soit financer à 100% par ces mêmes majors... car il est à parier que si une étude sérieuse était commander par l’état, ce « manque à gagner » se verrait largement amoindri !

                            Et c’est par-là que le gouvernement aurait dû commencer lors du passage de la loi DAVDSI... par une étude du problème ! Et non par la simple écoute des représentants des majors venus pleurées sur leur chiffre d’affaire en pleurnichant « c’est pas moi c’est l’autre » et en pointant du doigt les « pirates » (que ce mot est mal adapté pour désigner près de 8 millions de français... avons-nous tous une barbe et un bandeau sur un oeil ?) qui sont de méchant terroriste culturel...

                            laissez moi rigoler 5 minutes en vous rappelant le doigt d’honneur qui nous avait été adresse à l’époque en guise de mise en garde...mouarf...


                          • Gaston (---.---.71.55) 11 octobre 2006 11:44

                            Je n’ai jamais téléchargé une seconde de musique ou son sur le net,la loi DADVSI protège surtout les éditeurs et non pas les auteurs,pour qui le piratage est une pub gratuite qui fait monter leur côte,mais ont souvent beaucoup de mal à toucher leur droits retenus par une mafia nomée SACEM (sous n’importe quel prétexte) qui par contre est très éfficace pour percevoir des droits.

                            Le P2P représente le top en matière de technique de commucation sur le net,on sera donc toujours en retard d’un train sauf en matière de torture ou là on a donné des leçons même à la CIA...


                            • Toto le héros (---.---.111.145) 11 octobre 2006 18:51

                              Je ne comprends pas bien...

                              L’UDF s’est battue becs et ongles quand elle s’est abstenue, a voté pour le projet de loi ou quand elle a déposé un des amendements vivendi-universal ? smiley


                              • (---.---.190.15) 17 octobre 2006 16:39

                                oh la mauvaise foi !

                                « Ont voté pour les députés de l’UMP dont 7 ont quand même voté contre (dont Christine Boutin et Nicolas Dupont-Aignan), 14 se sont abstenus. Ont voté contre les députés UDF, PS et PCF. A noter que les 286 voix »pour« représentent moins de la moitié de 577 membres de l’assemblée, ce qui aux dires des spécialistes politiques serait le scrutin le plus serré de la législature débutée en 2002. »

                                cf http://www.lesnumeriques.com/article-249.html


                              • youpi l’école est finie ! (---.---.60.48) 11 octobre 2006 19:33

                                1) Microsoft a souvent été le second (c’est même plutôt la coutume) à sortir une innovation (console, OS graphique , traitement de texte etc) ce qui ne les a pas empêché de devenir souvent premier en terme commercial. 2) les loi type dadvsi like sont surtout des manoeuvres des majors technologiques et non culturels d’imposer des monopoles techniques. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter certaines déclaration des représentants des industries culturelles (dont le SNEP).

                                Les majors technologiques ont d’ailleurs toujours eu la vision lointaine (sauf rare cas toujours surmédiatisé). Leurs projets en la matière datent de la première moitité de la decénnie 1980 (début recherche mpeg pour transférer musique à travers reseau téléphonique) à première moitié de 1990 (première manoeuvre lobbyiste aux USA pour imposer des traités favorable à la propriété industrielle dans les NTIC). C’est dire.

                                Bref c’est pas par ce que les internautes se réveillent maintenant que les grandes entreprises dormaient.


                                • (---.---.141.154) 14 octobre 2006 13:03

                                  Que les politiques ne se mêlent plus du web et tout ira bien !

                                  Ou qu’ils prennent des cours...

                                  philgri


                                  • Roland (---.---.80.125) 14 octobre 2006 21:38

                                    C’es sûr que la SACEM est devenu quelque chose de totalement pourri, qui devrait disparaitre, ou être profondément réformé.


                                    • Magus (---.---.82.205) 16 octobre 2006 13:38

                                      - Premier mot qui me fait peur : Pirate (connu aussi sous le nom de Lamer) ! C’est l’expression à ne jamais prononcer, un pirate pénètre votre machine pour le plaisir de casser Ne pas savoir cela peux vous discrediter !
                                      - Deuxièmement, M. Paul, vos interventions dans l’hémicycle était bonne sur le fond du sujet et pour avoir défendu nos positions, on ne peux que vous féliciter ! smiley Cependant en nous tenant le discours que je lis avec entrain aujourd’hui, en connaissant la position (plutot divisé) sur beaucoup de sujet, dont celui-ci ! Mais aujourd’hui Monsieur Paul, vous essayez de démarrer une campagne présidentielle en faveur de Ségolène Royal ! Je vous croiais plus subtile que sa, en sachant que votre bataille à l’assemblée n’était pas une bataille de parti, mais de vois qui se lèvent, donc, dans cette bataille, au moins,ne mettez pas de parti, faites des choses collectivement avec toutes les couleurs, de gauche, de droite, de centre, redonneras confiance aux gens en la politique ! Si vous, les premiers concernés ne comprennez pas ce message, qui peux le faire pour vous ? smiley


                                      • Christian Paul (---.---.46.254) 16 octobre 2006 22:27

                                        J’ai passé quelques heures dans l’hémycycle à défendre des idées qui nous sont communes, et à dire que le pirate n’existait en effet qu’en droit maritime...Ce titre est donc à lire comme « la victoire des bannis », de tous les internautes caricaturés au long des dernières années quand ils défendaient la légalisation du p2p. Quand aux prises de position politiques, j’ai tenu à dire qu’elles avaient sur ce point au moins une réelle clarté ! Je ne suis pas le dernier à dire par ailleurs que le débat DADVSI a largement bousculé les clivages habituels. C.Paul ps : c’est étange cette nervosité pré-présidentielle... à suivre.


                                      • melkior (---.---.100.22) 28 novembre 2006 08:10

                                        Il serait de bon ton de prendre un minimum de renseignements avant de poster un commentaire. Un pirate n’a strictement RIEN A VOIR avec un Lamer, pas plus qu’avec un hacker d’ailleurs. Qui plus est , à part quelques scripts-kiddies qui se prennent pour des mitnick en herbe, un hacker ne pénetre pas votre machine pour tout « casser » , cela ne s’est jamais vu !

                                        J’ajoute que, quitte à poster un commentaire, aussi stupide soit-il, vous pourriez vous donner la peine de le faire en respectant la langue française , et son orthographe.


                                      • (---.---.173.10) 15 avril 2007 21:05

                                         smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smiley smileyv

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