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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Les fantasmes de la création monétaire (1/4)

Les fantasmes de la création monétaire (1/4)

Une fausse idée se répand depuis quelques mois dans la blogosphère, selon laquelle les banques feraient du profit à partir de quelque chose qui n’existe pas. La dématérialisation de la monnaie, le mécanisme du crédit et celui des réserves fractionnaires peuvent rendre l’hypothèse séduisante.

Les excès des banques, dans leur ruée sur les subprimes, fournissent un prétexte « béni » pour confondre, tout d’un bloc, la nature de la monnaie et le laisser-aller des banques dans l’évaluation des risques, le fondement de leur valeur ajoutée et la facturation excessive de leurs services associée à une répartition inéquitable des profits.

Mais cette confusion entre théorie et pratique est la porte ouverte à des conclusions plus ou moins fumeuses qui poussent à mettre à bas le système alors qu’il suffirait de le réformer pour en corriger les failles.

Pour ceux qui n’ont pas suivi le fil de ces discussions, ou qui n’ont pas le temps de s’attaquer à cette longue lecture, en voici le résumé :

"La création monétaire n’est pas du ressort du gouvernement, mais des banques privées, qui ne sont soumises qu’aux règles dites des ’réserves fractionnaires’. Ces règles leur permettent de créer des quantités considérables de monnaie par le jeu du crédit, dans des proportions sans aucune mesure avec les montants de leurs dépôts. Les banques font des profits, par le jeu des intérêts, sur quelque chose qui ’n’existe pas’."

D’autres observent que la dette publique coûte des sommes considérables à l’Etat, notamment en intérêts. "Si l’Etat créait lui-même sa propre monnaie, il n’aurait pas d’intérêts à payer, cela lui coûterait donc moins cher. L’Etat devrait donc retrouver le monopole de la création monétaire et ne pas payer d’intérêts du tout."

Pour vérifier la validité d’un tel raisonnement, il convient d’abord de se pencher sur la question de ce qu’est réellement la monnaie. C’est là que l’on trouve la première faille dans le sophisme selon lequel "les banques font du profit en faisant payer quelque chose qui n’existe pas".

Les articles suivants porteront successivement sur la question du taux d’intérêt, de la croissance et de l’inflation, puis sur le décryptage de la propagande qui est lancée, pour enfin terminer sur les pistes de réformes qu’il faudrait imposer au système bancaire.

Penchons-nous donc tout d’abord sur les éléments constitutifs de la monnaie.

La rôle de la monnaie

Le rôle d’une monnaie est de permettre les échanges de biens et de services. Dans une économie de troc, on échange directement des biens et des services les uns contre les autres, sans intermédiaire. Le troc connaît actuellement un nouvel essor, par le biais de sites web qui proposent soit des échanges temporaires de logements - pour des vacances - soit des échanges directs de biens et/ou de services.

Le problème d’une économie de troc est son manque de fluidité. Il faut du temps et/ou de la chance pour trouver quelqu’un qui acceptera d’échanger son petit bateau amarré dans le Sussex contre une grange dans le Larzac. Ou un sac à main de marque d’occasion contre une peinture à l’aquarelle.

La monnaie assume donc, d’une part, le rôle d’étalon de valeur, qui permet de mesurer la valeur d’un bien, et, d’autre part, le rôle de vecteur de cette valeur, qui permettra à son détenteur d’échanger cette monnaie contre un bien ou un service qu’il désire, immédiatement ou ultérieurement.

L’utilisation d’une monnaie permet donc de rendre les échanges plus fluides, car elle élimine les contraintes d’échange bilatéral induites par le troc. Ensuite, elle élimine la contrainte de l’immédiateté de l’échange, puisque le détenteur de monnaie peut attendre avant d’échanger sa quantité de monnaie contre un autre bien ou service.

Le point central est donc l’assurance, pour celui qui accepte de la monnaie en échange de son bien ou de son service, d’être en capacité d’acquérir d’autres biens et services d’une valeur égale à celle qu’avaient les biens et services qu’il a cédé.

C’est ce qu’on appelle la confiance dans la monnaie.

La nature de la monnaie

Dès lors, on s’aperçoit que la nature de la monnaie est complètement décorrélée de son "support". Qu’il s’agisse de l’or, de l’argent, de papier ou de quelques 0 et 1 dans une mémoire d’ordinateur, ce qui compte c’est la confiance.

Quand la confiance disparaît, la monnaie elle-même disparaît. Ce phénomène de disparition de la monnaie, que l’on appelle "hyper-inflation", a été observé à plusieurs reprises au cours de l’Histoire : les assignats de la Révolution française, le mark allemand des années 1920 ou le dollar zimbabwéen aujourd’hui en sont des exemples d’école.

Au cours de l’Histoire, de nombreux supports ont été utilisés pour la monnaie. Il y a eu bien entendu les métaux (or, argent, cuivre...), mais également d’autres supports tels que des coquillages, ou plus récemment du papier.

Le choix du support était déterminé en fonction de la confiance qu’il était censé véhiculer, et non pas seulement - ou pas du tout - pour sa valeur intrinsèque. C’est évident pour le papier, mais cela est vrai également pour l’or. La valeur intrinsèque de l’or en tant que métal était un des éléments de la confiance dans les pièces de monnaie en or, mais cela n’était pas le seul critère.

Au Moyen Âge, certaines pièces d’or étaient mieux acceptées que d’autres. Pourquoi ? Parce que les systèmes de contrôle de ceux qui battaient cette monnaie étaient de qualité inégale. Certaines pièces étaient moins souvent contrôlées que d’autres et les risques de fraude étaient plus importants (limage des pièces, etc.).

Le système de contrôle de la monnaie est donc un des éléments constitutifs de la confiance dans une monnaie - et par conséquent de sa valeur.

C’est donc une erreur que de croire que la monnaie a une valeur en soi. La seule valeur d’une monnaie se "mesure" au niveau de confiance qui y est attaché.

Si on poursuit le raisonnement jusqu’au bout, on se rend compte que ce qui "existe" vraiment, ce n’est pas la monnaie, c’est la confiance qui est traduite au travers de cette monnaie. C’est pour cela que la monnaie peut être complètement dématérialisée.

Le "tiers de confiance"

C’est là qu’intervient le rôle du "tiers de confiance". Un tiers de confiance est une personne, physique ou morale, qui joue le rôle d’intermédiaire, et qui intervient dans les échanges afin que les parties soient rassurées par les termes et les conditions de l’échange.

Tout cela est un peu théorique, mais en voici des exemples concrets. Si vous passez une petite annonce pour vendre votre voiture sur internet, vous avez tout intérêt à effectuer votre transaction au sein d’une agence bancaire. Le conseiller qui gère votre compte pourra effectuer les contrôles sur les billets, vérifier que le chèque de banque est un vrai, bref, vous assurer que l’acheteur vous donne la valeur réellement annoncée. Un certain nombre de personnes ayant accepté des chèques sans effectuer les vérifications nécessaires se sont retrouvées sans véhicule avec des chèques non provisionnés.

Au Moyen Âge, c’était celui qui pesait et vérifiait les pièces d’or, d’argent, etc. qui assurait ce rôle. Mais le rôle de tiers de confiance est également assuré, d’une autre manière, par ce qu’on appelle les chambres de compensation. Ces organismes sont très utiles pour effectuer transferts et mettre à disposition des fonds à distance.

Imaginez que vous ayez un compte dans la même banque que votre grand-mère. Vous avez 200 euros, votre grand-mère a 200 euros et, pour votre anniversaire, elle vous fait un virement de 50 euros. Votre compte passe donc à 250 euros et le sien à 150 euros.

Tout cela est totalement immatériel, votre banque a simplement modifié les montants de vos comptes en banque respectifs. C’est le principe d’une chambre de compensation. S’il y avait une seule banque au monde, elle serait donc une immense chambre de compensation.

Dans les deux cas, c’est la confiance dans la monnaie qui est en jeu, et non une prétendue valeur intrinsèque de la monnaie.

En quoi cela invalide-t-il la théorie sur la "création monétaire" par les banques privées ?

Les banques ne "créent" donc pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur d’un bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction d’un emploi salarié.

En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt.

La valeur qui déclenche la création monétaire n’est donc pas du ressort des banques, mais de la personne qui demande le crédit, puisque c’est cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à l’origine de la valeur.

Les banques ne sont donc les dépositaires que de la confiance - et c’est déjà beaucoup, et facturent leurs services autour de cette confiance. Qu’elles fassent des profits sur ces services est tout à fait normal.

Il est donc faux de dire qu’elles font des profits sur quelque chose qui n’existe pas.

Pour finir

Je n’ai pas abordé dans cette partie la question des taux d’intérêts. Je l’aborderai dans un prochain article, mais je pense qu’un débat sur le rôle et la nature de la monnaie sont nécessaires avant d’aborder cette question. Car tout le débat est fondé sur ces définitions et, si l’une ou l’autre sont invalidées, ce sont toutes les déductions qui s’appuient dessus qui s’effondrent.

www.vincentperriertrudov.fr

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Les fantasmes de la création monétaire (1/4)

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216 réactions à cet article    


  • arroc 7 août 2008 13:45

    verbiage


    • Cug Cug 7 août 2008 16:52

      C’est quoi le nouveau centre ? Encore des inféodés !

      Je m’associe ave le commentaire du dessus ... verbiage.
      Yo l’auteur t’aurais pu condenser et tout balancer d’un coup parce que 4 articles pour une pitoyable tentative d’enfumage ....

      A la fin il nous dira ... tout va bien sinon prenez un tranquilisant, on s’occupe de tout et surtout dormez sur vos deux oreilles.

      PS : J’ai adoré l’exemple de la grand mère et du petit fils, merde tu nous prends pour des enfants à la maternelle !



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 août 2008 19:35

       @ l’Auteur. M’etant fait sur ce site une  réputation de courtoisie, je me bornerai à vous traiter  d’infâme manipulateur.

       


    • donino30 donino30 8 août 2008 11:09

      "je me bornerai à vous traiter d’infâme manipulateur."

      A moins qu’il y ait des antécédents, et là on pourrait peut être comprendre, voilà le genre de commentaires que l’on aimerait voir disparaître. Je ne suis pas franchement d’accord avec l’auteur non plus : bien que les boulons aient été fortement resserrés sur les banques avec la mise en place de Bale 2, l’octroyement d’un prêt reste arbitraire et est bel et bien de la création monétaire. De là à appeler "infâme manipulation" une différence de point de vue sans argumenter...


    • Calito 7 août 2008 13:59

      Bon, on va faire deux camps.
      D’un coté ceux qui n’ont pas de culture eco, et qui sont de gauche.
      De l’autre, ceux qui n’ont pas de culture eco, et qui sont de droite.

      Prêts ?

      Allez, balancez vous vos clichés respectifs...
      Moi je regarde et je rigole.


      • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 14:10

        Cela va surtout être un bon moyen de mesurer le degré de pénétration, sur Agoravox, de cette fausse théorie sur la "création monétaire ex-nihilo".


      • Cug Cug 7 août 2008 16:57

        A priori c’est toi qui n’a pas compris comment la grande banque, la finance et le système fonctionnent !



      • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 17:08

        Prouvez-le... smiley


      • arroc 7 août 2008 17:10

        Monsieur a très bien compris, il teste juste ses capacités à hypnotiser le péquenaud.

        La partie sur la confiance nécessaire pour accorder une valeur à la monnaie est bien sûr valide, mais connue de tous.

        Par contre son barratin visant à déresponsabiliser les banques (elles ne créent pas de monnaie -> elles ne sont pas responsables du bordel ambiant) est plus un test à peu de frais (agoravox est lu par plein de monde) et un acte d’allégeance en vue de développer sa carrière politique.


      • Cug Cug 7 août 2008 17:14

        Rien de plus facile ....
        www.le-nouveaucentre.org/

        Je préciserai une chose, non pas que tu ne saches pas comment le système fonctionne ou alors t’es un "gogo" mais que tu essayes de nous emfumer en défendant l’indéfendable.


      • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 17:18

        @ arroc,

        Je pense que vous devez - de manière assez urgente - apprendre... à lire !
        Je vous défie de trouver une seul endroit où j’ai dit que les banques n’était pas responsables de la crise actuelle.

        Vous confondez les mécanismes de fonctionnement monétaire, et les dérives que l’on connait aujourd’hui. C’est d’ailleurs pour tordre le cou à ces confusions et ces raisonnements tronqués que je me suis attelé à la rédaction de ces 4 articles.


      • Cug Cug 7 août 2008 17:23

        Essayes pas te racheter !
        T’es pris la main dans le sac ! je suis sur que ton rêve c’est d’en croquer, je me trompe ?


      • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 17:23

        @ Cug,

        Continuez, vous me faites rire !

        J’adore les gens comme vous, qui débarquent, qui insultent, qui vocifèrent, mais qui n’ont rien à dire, qui sont incapables d’aligner le mondre raisonnement, la moindre démonstration...

        Beaucoup d’autres commentateurs sur Agoravox, qui partagent vos idées, font au moins preuve d’intelligence, débattent et argumentent sans tomber dans l’invective. Vous vous décrédibilisez tout seul...


      • arroc 7 août 2008 18:37

        Cher machin,

        Ne sous-estimez pas vos détracteurs. Question formation et diplômes, à mon avis vous n’auriez pas le niveau si nous comparions nos états de service respectifs ...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 7 août 2008 19:40

         @ Cug : ce type ne mérite pas une réponse et je serais furax que AGV  galvaude son espace  avec trois (3) suivis à ce torchon de propagande anachronique

        PIerre JC Allard


      • Cug Cug 7 août 2008 21:19

        Mister Allard, votre expression "propagande anachronique" est de circonstance, bien vu.


      • Jimd Jimd 8 août 2008 15:44

        je suis assez consterne par vos recations..
        vous pouvez ne pas etre d’accord... mais pourquoi etre aggressif quand on ne l’est pas avec vous.
        Je ne defend pas la les idees de l’auteur non, mais suis tres choque du lynchage....
        ikl exprime en plus une opinion peu repandue sur Avox, c’est donc plutot courageux, meme si vous considerer qu’il se trompe ou qu’il va dans le mur.
        Bruler quelqu’un comme cela sans autres formes d’explication ou d’argumentation est une attitude un peu ’superieure’ et qui rapelle un peu l’inquisition. On retrouve aussi cette inquisition dans d’autres medias contre les opinions plus disons..’exotiques’ mais justement, ne vous abaissez pas aux memes travers que ceux la.



      • arroc 8 août 2008 17:10

        Peut-être parce que son article est de façon intrinsèque une forme de propagande violente ?

        Peut-être parce que ce monsieur est un imbécile demi-instruit dont la morgue n’a d’égal que l’indécence ?

        J’attends toujours vos réponses constructives à mes commentaires sur un précédent fil par ailleurs.


      • Jimd Jimd 11 août 2008 09:04

        <monsieur est un imbécile demi-instruit dont la morgue n’a d’égal que l’indécence>
        ... mais qu’est ce qu’y vous permet de dire ca ?


      • Jimd Jimd 7 août 2008 14:26

        merci pour l’article.
        je suis assez d’accord avec beaucoup de ce que vous ecrivez, particulierement sur l’aspect confiance et non valeur intrinseque de la monnaie.
        les instruments financiers sont en quelque sorte des promesses. un pret est une promesse.
        Un billet est une promesse, une promesse de l’etat que ce bout de papier permet d’acheter quelque chose.
        beaucoup de gens ayant peu de culture ecionomique sont effraye par l’edee que la monnaie soit ’de vent’ c’est a dire qu’elle n’ai pas de valeur intinseque. on retrouve souvent des demandes de rattachement a l’or !
        je pense que l’on a toujours eu cette attitude a travers les ages, c’est tres ancien.
        de meme il y une incomprehension sur le taux d’interet qui pour certains ne remunere rien.... la encore on retrouve ces memes idees dans l’histoire.

        je ne suis pas d’accord quand vous dites que les banques ne creent pas d’argent. un pret est une creation d’argent. d’accord il est base sur des revenus futurs mais en deplacant ces revenus futurs vers le present, il met de l’argent a disposition de l’emprunteur aujourd’hui, il augmente donc la masse monetaire aujourd’hui.



        • Forest Ent Forest Ent 7 août 2008 14:37

          Cet article est faux, mais il faut un raisonnement assez compliqué pour le mettre en évidence, parce que ce sujet n’est pas simple. Tout le sophisme tient dans ce paragraphe :

          Les banques ne "créent" donc pas la monnaie, elles constatent ou anticipent des valeurs présentes ou futures. Elles constatent la valeur d’un bien immobilier, ou anticipent la valeur de revenus futurs en fonction d’un emploi salarié. En fonction de ces données relatives aux valeurs qui sont détenues ou qui seront détenues, elles valident un niveau de confiance quant à la solvabilité du demandeur, et accordent un prêt. La valeur qui déclenche la création monétaire n’est donc pas du ressort des banques mais de la personne qui demande le crédit, puisque c’est cette personne, avec ses possessions et son travail, qui est à l’origine de la valeur.

          Tout cela suppose qu’une valeur soit objective. Or toute évaluation présente une part d’incertitude. La gestion du risque est en fait le vrai métier des banques. Une sous-évaluation systématique du risque est de facto une création monétaire. Ce que l’on a constaté avec les subprimes, c’est que la monnaie créée ainsi sur l’immobilier a été en fait adossée à FNM et FRE, que l’on supposait garanties par l’Etat, et c’était donc bien une création monétaire pure faite au nom du contribuable à son corps défendant. De même, la ous-estimation du risque LBO et de la contrepartie de nombre de produits dérivés ont été des créations monétaires.

          Je sais bien que cette idée que "le risque est monnaie" n’est pas intuitive, mais elle seule explique les bulles. En résumé, oui les banques créent de la monnaie ex nihilo quand elles sous-estiment les risques.


          • Jimd Jimd 7 août 2008 14:53

            je ne suis pas d’accord.
            elle creent de la monnaie.
            un pret transfere des revenus futur aujourd’hui. le compte se trouve credite d’une somme de monnaie. cree.
            je ne comprend pas comment le risque intervient la dedans, a prt au niveau du taux d’ineteret qui remunere le risque : le pret est une promesse, une promesse de remboursement. oui il y a rsique d’insolvabilite et remuneration du service et du risque par le taux.
            Mais quelqque soit ce risque le pret est creation de monnaie.



          • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 15:17

            Forest, vous avez une réaction assez plaisante :

            D’une part, vous dites que mon article est faux, sur la base que : "Tout cela suppose qu’une valeur soit objective. Or toute évaluation présente une part d’incertitude".

            Une "part d’incertitude" ne veut pas dire que l’ensemble de la valeur est totalement subjective. Pour reprendre l’exemple de revenus futurs anticipés, une banque peut avec un risque minimum, anticiper les revenus futurs d’un fonctionnaire compte tenu de son niveau de traitement et de la différence entre le taux d’inflation et l’augmentation du point d’indice.

            Mais d’autre part, vous apportez de l’eau à mon moulin, lorsque vous dites que "la gestion du risque est en fait le vrai métier des banques". La gestion de risque est très exactement le domaine de compétence des tiers de confiance en général. Les banques en font partie, les chambres de compensation également, et bien entendu les assureurs.

            C’est là où l’on constate la contradiction entre votre prise de position idéologique "les banques créent de la monnaie ex nihilo", et votre connaissance des mécanismes monétaires "la gestion du risque est en fait le vrai métier des banques".

            Le risque porte sur la valeur elle-même et sur la possibilité de la "réaliser" (lorsque l’on vend le bien correspondant), par sur la quantité de monnaie qui en découle.

            Dès lors, ce n’est pas tant le rôle et la nature de la monnaie que vous remettez en cause, ni même le rôle et la fonction des banques, mais la manière dont les banques assument ce rôle aujourd’hui.

            De ce fait, vous anticipez sur l’analyse des excès de ce système et les réformes nécessaires à mettre en place pour les juguler, et vous confondez d’un bloc les mécanismes du système monétaire et la manière dont ils ont été détournés ces dernières années.


          • Internaute Internaute 7 août 2008 16:05

            Plus simplement lorsqu’on voit que la masse M3 augmente de 15% quand le PIB piétine à 2% ou même se réduit, on est obligé de constater qu’il y a une masse énorme d’argent créé par les banques qui n’a aucun support économique réel. Cet argent se retrouve dans la spéculation sur les valeurs futures de toutes sortes (pétrole, blé, dérivés des prêts immobiliers etc..)

            L’auteur a raison sur une chose. La valeur d’une monnaie est la confiance qu’on a en elle. Pour cette raison l’or restera toujours la monnaie universelle, même si les politiciens et les banquiers n’en veulent pas, et pour cause.


          • Alpo47 Alpo47 7 août 2008 16:38

            Et c’est également ce que  dit Maurice Allais, prix Nobel d’économie :

            http://www.solidariteetprogres.org/article4308.html

            «  Dans son essence, la création de monnaie ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique (...) à la création de monnaie par des faux monnayeurs. Concrètement, elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.  »


          • Vincent Perrier-Trudov Vincent Perrier-Trudov 7 août 2008 16:51

            Première question : le PIB ne progresse peut-être que de 2%, mais savez-vous de combien augmente la fréquence des échanges ?

            Deuxième question : les chiffres que vous donnez sont des pourcentages. qu’est-ce qui vous fait dire que le ratio antérieur Masse monétaire/PIB était optimal ?


          • Claude Simon Tzecoatl 7 août 2008 17:30

            Première question : le PIB ne progresse peut-être que de 2%, mais savez-vous de combien augmente la fréquence des échanges ?

            Vous n’êtes pas sans savoir que la vitesse de rotation de la monnaie est quasiment stable, à un peu plus de 3 fois l’an.


          • Forest Ent Forest Ent 7 août 2008 18:14

            @ jimd et l’auteur

            Je suis désolé si je me suis mal exprimé, mais le sujet traité par l’article est compliqué, a fait l’objet de bibliothèques entières, et est difficile à traiter dans un thread. Merci en tout cas à tous deux pour cette discussion intéressante, dont je regrette qu’elle ne puisse être conclusive, mais qui a un clair intérêt illustratif.

            @ jimd

            Oui, bien sûr, un prêt est une création monétaire, mais je réagissais à l’argument de l’auteur, consistant à dire que ce prêt n’existe qu’en contrepartie d’une "safety", d’une richesse matérielle existante, n’est au fond qu’un échange, une conversion de matériel à immatériel. L’auteur suppose que ce raisonnement pourrait s’étendre à des revenus futurs qui seraient totalement certains. Je suis d’accord avec vous pour dire que c’est un peu tiré par les cheveux, mais j’ai accepté implicitement cette hypothèse.

            Et c’est là que le "risque" intervient. Si l’avenir était certain, la création monétaire ne serait pas un sujet, puisque toutes les attentes convergeraient vers cette certitude, et la quantité de monnaie en découlerait de manière déterministe.

            En très résumé, la quantité de monnaie mise en circulation est une hypothèse sur l’avenir. Par exemple, une "relance keynésienne" ponctuelle est un pari sur le fait qu’un accroissement ponctuel de la demande va enclencher un cercle vertueux demande-offre-emploi-demande. Pour Friedman, une quantité voisine de celle qui est consommée par la croissance est neutre et toute autre est nuisible. En un mot, le dosage du crédit est bien une politique monétaire.

            @ l’auteur

            Comme dit ci-dessus, en admettant votre hypothèse selon laquelle les banques ne matérialiseraient par le crédit que des certitudes, la manière dont elles évaluent l’incertitude devient une politique monétaire. Je suis d’accord avec vous sur le fait que j’ai rédigé ce post en anticipant sur les "déréglements des subprimes", mais ils me semblent consubstantiels au système. Je suis en tout cas très curieux de savoir comment vous allez expliquer avec votre raisonnement le fait que l’absence de ratios prudentiels a permis la catastrophe. Comment les ratios prudentiels auraient-ils pour effet de limiter la création monétaire si le crédit n’était pas de la création monétaire ?


          • Céline Ertalif Céline Ertalif 7 août 2008 23:03

            "Dès lors, ce n’est pas tant le rôle et la nature de la monnaie que vous remettez en cause, ni même le rôle et la fonction des banques, mais la manière dont les banques assument ce rôle aujourd’hui."

            Soit. Mais il faut aussi voir l’effet des proportions : la glace, l’eau liquide, ou la vapeur d’eau, c’est toujours de l’eau... mais les propriétés physiques changent singulièrement. Aujourd’hui, il y a, paraît-il, 13 000 milliards de dollars qui se baladent dans le monde hors des Etats-Unis, soit une dizaine de fois le budget US, et une spéculation sur les matières premières et singulièrement sur le pétrole qui ne permet plus de distinguer clairement entre ce qui relève de la spéculation classique liée à la rareté de composants indispensables à la production et ce qui relève de la crise de confiance dans le dollar. La masse des subprimes représente un potentiel de faillite supérieur à une année de PIB aux USA. Les Echos ont produit un article cette semaine indiquant que le 1er constructeur automobile US et du monde avait mangé 15 milliards $ depuis 6 ans, et qu’il affichait pour rassurer (on se pince...) ses 21 milliards $ de cash... Je ne veux pas faire de catastrophisme, mais simplement dire qu’il va être difficile de raisonner les victimes dans les mois à venir. Toutes les crises ont besoin de bouc-émissaires, et là on va voir qui est dans le front office et qui est dans le back office du capitalisme : les banques et les fonds de pension vont avoir du mal à se cacher dans le back office.


          • frenet 8 août 2008 00:58

            Cet article est aussi incomplet, quand il parle du rôle de la monnaie il ne décrit que la monnaie fiduciaire. Monnaie qui repose effectivement sur la  confiance et qui n’a pas de valeur "naturelle".

            Une monnaie basée sur un étalon (Or, Argent, Coquillage) permet la fluidité des échanges sans permettre le même type de spéculation que l’on voit actuellement.

            F.


          • JPL 8 août 2008 11:35

            à l’auteur

            Internaute vous interpelle sur le fait que "la masse M3 augmente de 15% quand le PIB piétine à 2%"
            Alop47 vous interpelle sur une déclaration de Maurice Allais qui assimile la création monétaire ex nihilo par le système bancaire "à la création de monnaie par des faux monnayeurs"

            Vous ne prenez même pas la peine de répondre sur les faits à l’un ou là l’autre, vous vous contentez de prétendre leur renvoyer la balle en les questionnant, truc de politicien éculé par les temps qu courent.
            Cette astuce là on la voit un peu trop souvent.

            Alors répondez à vos contradicteurs, je veux dire répondez leur vraiment sur el fond et pas par de misérables pirouettes.


          • xa 8 août 2008 12:22

            "elles jouent sur le fait qu’elles n’ont pas à convertir la totalité de leur monnaie scripturale en monnaie de banque centrale qu’elles ne peuvent pas créer"

            Correction :
            elles jouent sur le fait qu’elles n’ont pas à convertir la totalité de leur monnaie scripturale en monnaie fiduciaire qu’elles ne peuvent pas créer.

            La banque centrale crée de la monnaie fiduciaire (billets, pièces) et de la monnaie scripturale (des nombres dans un système informatique).


          • xa 8 août 2008 15:07

            "Pour la banque centrale émettre de la monnaie fiduciaire ou de la monnaie scripturale est équivalent."

            OULA !!!!!!!!!!!

            Vous trouvez que M0 et M1 sont la même chose vous ? C’est la première fois que je l’entends celle là !


            "
            C’est pour cela que l’on utilise le terme de "monnaie banque centrale" pour ne pas faire de distinction entre les deux. . "

            Oui. Quand la banque centrale émet de la monnaie, on parle de monnaie banque centrale quand on ne cherche pas à savoir si c’est de la monnaie fiduciaire ou de la monnaie scripturale. On peut d’ailleurs aussi bien dire scripturale, mais cela ne permettrait alors pas de voir que l’émission est issue de la banque centrale (les banques privées pouvant créer elles-même de la monnaie scripturale).


            Mais vous parliez de conversion. Or les dépôts retirés des banques le sont soit sous forme scripturale, ce qui n’implique pas de conversion, à moins que vous n’estimiez que les particuliers aient accès aux comptes de la banque centrale, et cette monnaie peut être créée par les banques elles mêmes sous réserve de rester au dessus du ratio prudentiel, ou en monnaie fiduciaire, dont la création est du ressort exclusif de la banque centrale.

            Votre phrase n’a de sens que si vous parliez de conversion en monnaie sonnante et trébuchante
            .

            Ou alors, il faut que vous soyez plus clair !


          • xa 8 août 2008 15:45

            "Pour la BCE qui emet la monnaie fiduciaire en Europe,il est équivalent d’inscrire au crédit d’un compte une somme ou de donner à son titulaire les billets correspondants"

            C’est ce que je dis. Pour vous M0 (monnaie fiduciaire) et M1 (monnaie scripturale, ce qui inclut la fiduciaire) ne sont qu’une seule et même chose.

            "En ce sens monnaie scripturale de la BCE et monnaie fiduciare sont pour elle équivalents, d’où le terme de "monnaie banque centrale"."

            Mouais....

            Si je suis votre explication comme un bon élève, cela signifie donc que les 300 milliards que la BCE a créée en 2007 suite aux subprimes, et qu’ont retrouve naturellement dans M1, se retrouvent dans M0, puisque la monnaie scripturale de la BCE est aussi de la monnaie fiduciaire, j’ai tout bon ?


            Mais alors pourquoi diable M0 n’a-t-elle progressé que de 30 milliards.

            L’élève est perdu.


          • xa 8 août 2008 16:55

            euh.... I’m sorry but for the European Central Bank M0 is defined  : Physical currency. M0 est initialement un indicateur de la FED. Par contre, au niveau de la FED, M1 inclut M0 - les dépôts des banques (les réserves n’étant pas liquides, elles sont de fait exclue de M1, M2 et M3 qui décrivent les liquidités).

            Donc j’ai un léger petit problème.Bon, passons.

            Cela n’explique pas au modeste élève que je suis que la création de 300 milliards de monnaie scripturale par la BCE en 2007 ait un impact d’une trentaine de milliards sur le total de monnaie fiduciaire.

            Vous nous dites que c’est équivalent. Donc 300 milliards sont équivalents à 30 milliards ? Va falloir que je prenne aussi des cours de maths, je le sens.

            L’élève est décidément très très perdu.



          • le gaulois 8 août 2008 20:16

            Il y a eu remboursement.
            Le rapport annuel pour 2007 de la BCE (intéressant document pour toute personne désirant comprendre comment fonctionne la BCE et l’Euro, et plus généralement la monnaie) dans son chapitre 2 Les opérations et les activités de banque centrale, pages 104 à 140, décrit les opérations de refinancement pratiquées « dans le contexte de volatilité des marchés financiers » et parmi celles-ci les « mesures spécifiques adoptées en fin d’année ». Voici la description qu’en fait la BCE :

            « Les banques sont habituellement moins enclines à accorder des prêts sur le marché monétaire au cours des dernières semaines de l’année, en raison de préoccupations bilancielles. Ce phénomène bien connu promettait d’être particulièrement manifeste en 2007. Dans un communiqué de presse diffusé le 30 novembre, la BCE a dès lors annoncé l’adoption de mesures spécifiques afin d’atténuer les tensions au cours de cette période. L’échéance de l’opération principale de refinancement du 18 décembre a été exceptionnellement étendue d’une à deux semaines, de sorte que les banques puissent couvrir leur besoin de refinancement pour Noël et la fin de l’année préalablement à cette période difficile. Le 17 décembre, la BCE a également indiqué, via les réseaux d’information financière, que, dans le cadre de cette opération principale de refinancement d’une durée de deux semaines, elle s’écarterait de la procédure d’adjudication habituelle et satisferait toutes les offres égales ou supérieures au taux moyen pondéré de l’opération principale de refinancement précédente, lequel était de 4,21 %. Cette décision a principalement été motivée par la crainte de voir les taux de soumission atteindre des niveaux indésirables en raison des besoins de refinancement. Par conséquent, la BCE a alloué 348,6 milliards d’euros, soit 168,1 milliards de plus que le montant de référence. Une telle abondance de liquidité a exercé une pression à la baisse sur le taux au jour le jour. Afin d’atténuer cette pression, la BCE a mené plusieurs opérations de réglage fin de retrait de liquidité. La dernière d’entre elles est intervenue le 3 janvier, c’est-à-dire le jour précédant le règlement de la première opération principale de refinancement en 2008. En moyenne, la BCE a prélevé 143,8 milliards d’euros par jour par le biais d’opérations de réglage fin. … »


          • xa 9 août 2008 21:20

            Un grand merci à Leon pour ses cours.

            Grace à lui j’ai appris qu’un euro fiduciaire valait 10 euros scripturaux. (bin oui, la création de 300 milliards de monnaie scripturale crée seulemnt 30 milliards de monnaie fiduciaire, donc 10 euros scripturaux = 1 euro fiduciaire). Je penserai à le dire à mon banquier la prochaine fois que je ferais un dépot en liquide.


            Sinon, je penserai à réviser la notion d’équivalence.


          • xa 11 août 2008 09:49

            @le gaulois

            Oui. C’est le travail de la BCE. Elle injecte de la monnaie scripturale sur le MIB et le retire, en réglant le plus finement possible la quantité de monnaie qu’elle met à disposition sur ce marché pour garantir la fluidité des échanges sans trop risquer l’emballement.

            Mais cela ne résoud pas le problème de Léon sur "l’équivalence monnaie fiduciaire / monnaie scripturale".

            Léon, qui était enseignant en sciences économiques, a surement dû expliquer à ses élèves que l’équivalence sous entend qu’à tout moment on peut échanger l’un pour l’autre. Or ce n’est pas le cas.

            Il existe 650 milliards de monnaie fiduciaire. Cet indicateur est disponible en temps réel. La BCE a injecté par 6 fois entre Septembre et Avril beaucoup d’argent sur le MIB (en le retirant au bout de 2 à 8 semaines, cf ecb.int), et ce sans jamais impacté le niveau de la monnaie fiduciaire.

            Pourquoi ? Parce que la monnaie fiduciaire n’existe qu’une fois qu’elle est IMPRIMEE SUR DES BILLETS OU FRAPPEE SOUS FORME DE PIECES ! alors que la monnaie scripturale est une somme comptable dans des libres de comptes. La première est incluse dans la seconde, mais l’inverse n’est pas vrai.

            Il vous paraitra donc évident que l’équivalence n’est pas réelle. La BCE ne s’amuse pas à imprimer 300 milliards en billets de 500 (ce qui fait tout de même 600 millions de billets) pour les détruire 3 semaines plus tard.

            Mais pour Léon, ca reste la même chose. Que voulez vous......


          • aquad69 7 août 2008 15:07

            Bonjour Mr Perrier-Trudov,

            non, je pense que ce que vous dites là est faux.

            La seule monnaie réelle est une monnaie qui transporte en elle-même sa propre valeur, comme une monnaie en métal précieux, l’or par exemple. 

            C’était jadis la base des anciennes économies traditionnelles féodales qui interdisaient la prise d’intérêt -"l’usure"- pour se protéger de l’inflation, précisément.

            De manière plus récente, nous avons pu encore bénéficier d’une monnaie fiable et irréfutable aussi longtemps que celle-ci a été basée sur l’étalon-or, cad qu’elle était une partie, une "part" du capital-or détenue par l’Etat qui s’engageait en principe à ne pas frapper plus de monnaie qu’il ne détenait de réserves d’or.

            Cette monnaie-là représentait réellement une valeur, et non pas une simple "estimation de valeur" appelée à fluctuer selon des marchés manipulables par ceux qui en ont le pouvoir.

            Depuis très longtemps dans l’histoire humaine, le privilège de frapper monnaie avait été réservé au pouvoir politique, -sous contrôle de l’autorité sacerdotale, ce qui est la raison pour laquelle les monnaies portaient alors des symboles sacrés" - pour protéger le plus possible la société humaine de dérives vers les dictatures de l’économique et des abus de pouvoirs qui en sont la caractéristique.

            Car de tous les chantages, au delà des menaces et des aggressions guerrières qui ont jalonné l’histoire humaine, le chantage systématique à la faim et aux besoins vitaux, qui est aujourd’hui devenu le rapport de puissance le plus efficace pour soumettre les peuples et qui est voué à se généraliser progressivement partout en ce Monde, est le plus terrible et le plus inhumain.

            A partir de l’abolition de l’étalon-or, notre monnaie est alors devenue un "semblant" de monnaie qui, n’étant plus garantie par des possession réelle de l’Etat, n’a en réalité plus aucune valeur !

            Et celà d’autant plus que le développement vertigineux de la finance et des système de prêt "à tiroirs" correspondent en effet à l’abdication du politique qui a cédé aux établissement bancaires le privilège de pouvoir fabriquer en permanence de la "fausse monnaie", sous contrôle en principe des banques centrales par le biais des taux d’intérêt qu’elles définissent.

            Toute la prétendue "création de valeur" mise au crédit du "miracle" moderne est en réalité issue de ce genre de tour de passe-passe.

            Pour mieux en comprendre le fonctionnement, assez subtil, et pour ceux qui rechercheraient "l’explication de la finance pour les nuls", je vous invite à lire l’excellent article de Mr Rudo De Ruijter , "Secrets d’argent, intérêts et inflation", que l’on peut retrouver sur le site : europe2020.org à la rubrique "GlobalEurope", Analyses.

            Il vous l’expliquera beaucoup mieux que je ne saurais le faire.

            Cordialement Thierry


            • Jimd Jimd 7 août 2008 15:14

              <A partir de l’abolition de l’étalon-or, notre monnaie est alors devenue un "semblant" de monnaie qui, n’étant plus garantie par des possession réelle de l’Etat, n’a en réalité plus aucune valeur !>

              bien sur qu’elle a de la valeur, sinon, venez me voir je vous en debarasse gratuit...
              et puis c’est dingue tout ces gens qui travaillent pour gagner un truc qui ne vaut rien et ceux qui voudrais bosser pour en gagner aussi....etc...
              bon ok je provoque, mais elle a de la valeur car elle est acceptee comme intermediaire dans les echanges !


              bien sur et comme l’ecrit l’auteur... a quoi ca sert une monnaie qui a une valeur autre que la confiance qu’on lui accorde !
              la valeur intinseque de la monnaies est INUTILE. on pourrait avoir des feve de cacao, des cailloux, la seule chose qui compte c’est que cela soit accepte dans les echange, donc la confiance.

              pour un regard plus drole lisez
              Achille Talon, L’archipel de Sanzunron.

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