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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Les profits sont-ils scandaleux ?

Les profits sont-ils scandaleux ?

La chose est jugée depuis longtemps : toute la misère du monde viendrait des profits des entreprises, intrinsèquement honteux et dont les niveaux seraient de toute façon scandaleux. Poursuivant l’exploration des "mythes économiques", il est donc intéressant d’aller voir ce qu’il en est, tant au niveau des profits qu’à celui de leur rôle économique. François Mitterrand avait découvert au cours de ses mandatures que les entreprises étaient à l’origine de la création des richesses et des emplois ; il est clair que sa leçon n’a guère été retenue par ses successeurs.

Commençons par mesurer le profit, ce qui n’est déjà pas simple. Au-delà de la triviale définition du supplément de recettes sur les charges, on peut retenir une notion plus comptable, l’excédent brut d’exploitation (EBE), qui correspond à ce qui reste aux entreprises de la richesse qu’elles ont créée (la valeur ajoutée), après notamment le paiement des salaires (incluant les charges appelées "employeurs"). L’analyse, pour des raison de simplicité, sera limitée aux seules entreprises non financières, c’est-à-dire hors banques et entreprises individuelles (les commerçants, agriculteurs, professions libérales...). En 2004, les entreprises de ce périmètre ont affiché un EBE de 255 milliards d’euros, soit l’équivalent d’un peu moins de la moitié de la rémunération du travail de leurs salariés (539 milliards qui représentent 65 % de leur valeur ajoutée).

Avec cet EBE, elles ont réglé leurs bailleurs de fonds, c’est-à-dire les banques, leurs actionnaires "autres entreprises" et leurs actionnaires "personnes physiques" : ce sont 18 milliards d’euros payés au titre des intérêts nets (c’est-à-dire la différence entre intérêts reçus et intérêts payés) et 59 milliards au titre des dividendes nets et des coupons nets d’obligations et autres financements. Pour leur part, les ménages ont reçu 48 milliards (6 % de la valeur ajoutée), dont 29 milliards de dividendes (3,5 % de la valeur ajoutée). Ceux qui pensent que pour accroître substantiellement les recettes de l’Etat, il suffit d’accroître l’imposition des revenus du capital en seront pour leurs frais...

Après impact de la fiscalité notamment, il reste aux entreprises 128 milliards d’euros. Encore convient-il de préciser que ce solde n’inclut pas l’usure de l’outil de production, l’amortissement, que, pour 2004, l’Insee estime à 120 milliards ! Ceci dit, cette charge ne se traduisant pas par un décaissement de trésorerie, elle ne modifie pas la capacité de financement des entreprises, ces 128 milliards. Cette capacité, qui est une forme de chiffrage du profit, contribue très largement au financement de l’investissement, lequel a représenté 157 milliards.

Alors, en quoi le niveau des profits serait-il scandaleux ? Leur rôle premier, c’est le financement des investissements, donc celui de l’avenir : s’il n’y a plus de profits, il n’y a plus d’investissements. On pourrait être critique face à des entreprises dégageant durablement des bénéfices qui ne seraient pas réinvestis. Ce n’est quasiment jamais le cas, et lorsque ce phénomène a été constaté, c’était face à un choc touchant l’économie, comme en 1993 avec la hausse forte des taux d’intérêt. De façon paradoxale, les 29 milliards de dividendes versés aux ménages contribuent également et indirectement à financer le besoin de capitaux des entreprises : en effet, il est difficile de faire appel à l’épargne publique et de ne pas la rémunérer. Les dividendes d’aujourd’hui font les financements de demain. A cet égard, l’évolution de la législation sur les coopératives, il y a déjà quelques années, a été des plus intéressantes, puisqu’elles ont été autorisées à faire appel à des "adhérents non producteurs", en raison de la nécessité de disposer de capitaux et d’’investisseurs prêts à prendre le risque de perdre la rémunération, voire leurs apports. A souligner que les dividendes reçus par les ménages sont du même ordre de grandeur que le surcoût du régime de retraite des fonctionnaires d’Etat en regard du régime général. Le premier rémunère une prise de risque, le second représente une rente, sans rôle économique. Où est la morale ?

L’idée que les profits seraient toujours plus importants, au détriment des revenus du travail, est par ailleurs fausse. En effet, il existe sur le long terme une grande stabilité dans la répartition de la valeur ajoutée, avec 2/3 pour le travail et 1/3 pour les entreprises. La seule exception notable depuis cinquante ans a été la période 1973-1982, où les politiques d’inspiration keynésienne ont conduit la part du travail à plus de 70 % de la valeur ajoutée. En déconnectant l’augmentation du coût du travail des gains de productivité et en pénalisant la capacité de financement des entreprises, elles ont abouti à une accélération du chômage

La condamnation du profit vient de la "vulgate marxiste", pour reprendre l’expression de Raymond Aron : le profit trouverait sa source dans "l’exploitation du travailleur", c’est-à-dire dans le fait que son travail n’est pas intégralement rémunéré. On a mesuré les résultats de cette conception métaphysique du monde, là où elle a été appliquée. Le profit a un rôle économique et il doit faire l’objet d’une régulation, qui vient à la fois de la concurrence et de la juste revendication des salariés. En revanche, ceux qui au nom d’un ordre moral, dont ils s’érigent juges, condamnent systématiquement le profit, trop souvent manoeuvrent pour s’octroyer une part de richesses qu’ils n’ont pas contribué à créer.


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87 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 13:28

    Pas mal de biais dans cet article, qui rappelle de vieux dogmes.

    Le fait de sortir les services financiers fausse tout, car les banques et assurances sont les premiers actionnaires de la majorité des entreprises.

    On ne prend pas non plus en compte le fait que dans beaucoup de cas les bénéfices sont délocalisés, souvent offshore.

    Quand au vieux dicton « les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après-demain », il était vrai avant la mondialisation. Maintenant les profits d’aujourd’hui font des transferts d’emploi vers la Chine aujourd’hui.


    • Marie Pierre (---.---.166.127) 20 novembre 2006 13:55

      Forest End,

      Vous dites que les banques et assurances sont les premiers actionnaires de la majorité des entreprises. Il vaudrait mieux écrire « des entreprises cotées en Bourse ». Soit la MINORITE des entreprises.

      Monsieur Lambert :

      Qu’une entreprise fasse du profit n’a rien de condamnable MAIS ce qui n’est pas admissible, c’est qu’une poignée d’actionnaires, (banques, assureurs et fonds de pension) exige des profits à 15%/an. Si on reste dans ce système, les entreprises ne pourront plus investir, iront construire ailleurs et vendre en France au même prix qu’avant pour conserver une marge élevée. Ce qui, au passage, laisse sur le carreau les petites entreprises qui maintiennent leur fabrication en France, parce qu’elles ne peuvent pas rogner sur leur marge.

      Cette manière de faire du profit est scandaleuse.


    • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 17:52

      « Il vaudrait mieux écrire »des entreprises cotées en Bourse« . Soit la MINORITE des entreprises. »

      Vous avez tout à fait raison. Mais on y trouve toutes les grosses, qui ont un impact important sur des réseaux de PME.

      Et ce sont les banques, assurances et les pétroliers qui font l’essentiel du bénéfice des sociétés cotées. Profits qui ne reviennent pas de manière évidente dans l’économie française. Les banques et assurances françaises font aujourd’hui l’essentiel de leurs investissements à l’étranger.


    • Marsupilami Marsupilami 20 novembre 2006 18:45

      Totalement d’accord avec Forest Ent et Marie Pierre.

      Les profits ne sont pas scandaleux du tout tant qu’ils servent à la collectivité et qu’ils ne sont pas délocalisés ou vampirisés par des parasites. Lambert nous mène en bateau.


    • jef88 (---.---.245.77) 20 novembre 2006 19:12

      En fait il y a deux sortes de profits
      - 1) Les profits obtenu par le commerce des produits de l’entreprise
      - 2) Les profits obtenu par la commercialisation des actions

      Si le cas 1 est à la fois logique, facilement compréhensible et si le personnel peut éventuellement en bénéficier : primes. Le cas 2 est beaucoup plus douteux : le cours de l’action s’aprécie sur des bases, sinon subjectives, mais en tout cas non cohérentes avec l’objet de l’entreprise, comme j’ai pu le noter il y a encore quelques jours : la bourse de Paris attendait le résultat de la construction de logements aux USA.

      On peut donc dire que la construction de logements dans le middle west influe sur le cours des fabriques de choucroute de Strasbourg...

      C’est la ou se situe le problème IL FAUT ARRETER LA SPECULATION A OUTRANCE.


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:10

      « Les profits ne sont pas scandaleux du tout tant qu’ils servent à la collectivité et qu’ils ne sont pas délocalisés ou vampirisés par des parasites. »

      Les propriétaire de l’entreprise font ce qu’ils veulent de leur entreprise. Que ca plaise ou non. C’est au pays à s’adapter pour plaire aux actionnaires.


    • Iznogoud (---.---.115.182) 4 décembre 2006 10:37

      Alain Lambert bloque très rarement les commentaires sur son site. Mais depuis hier, trois tentatives sont restées lettre morte...

      Et pourtant, il s’agit de porter à la connaissance des citoyens électeurs un nouvel éclairage sur la philosophie libéraliste de celui qui prône la « rupture tranquille ».

      Le 10 novembre en meeting à Saint-Etienne Nicolas Sarkozy proclame avec ferveur que « l’homme n’est pas une marchandise... comme les autres ».

      Pour ceux qui demandent à voir :

      http://www.dailymotion.com/video/xpw3v_pour-sarkozy-lhomme-est-marchandise


    • UGH (---.---.29.67) 20 novembre 2006 14:08

      Les profits ne sont bien sûr pas scandaleux. La course à toujours plus de profits l’est. Elle entraine une focalisation sur la baisse des coûts, la délocalisation, la pression sur les employés pour travailler encore plus... Et puis, quand ces profits sont pour la pluspart destinés à verser des salaires astronomiques aux top dirigeants, on destabilise l’équilibre social. Je travaille dans une multi-national qui fait 10 milliards de dollars de bénéfices annuels !! Pourtant, nos salaires ne sont pas augmentés et les plans de restructuration se succèdent.


      • LE CHAT (---.---.75.49) 20 novembre 2006 14:41

        D’accord avec toi , si faire du profit est la raison d’être de toute entreprise , le dogme du 15% en plus tous les ans est lui inacceptable ! surtout si une partie substentielle n’est pas réinvestie .

        la part des salaires est en baisse constante alors que les profits explosent comme les salaires des dirigeants , c’est cela qui est immoral !


      • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:13

        « la part des salaires est en baisse constante alors que les profits explosent comme les salaires des dirigeants , c’est cela qui est immoral ! »

        N’importe koi ! En 20 ans le pouvoir d’achat à doublé, et le SMIV aumgnente réguiérement tout les ans plus que l’inflation. Quant aux salaires des dirigeants, ca ne te regarde pas, ce n’est pas ton argent et tu n’as aucune légitimité à te méler d’affaire privé. Si tu es jaloux, tu n’avais qu’a faire polytechnique, tu pourrais alors te vendre selon tes rêves.


      • chandre (---.---.235.106) 20 novembre 2006 14:23

        Je ne vois vraiment pas en quoi les profits sont scandaleux : une entreprise doit vivre et pour vivre et assurer sa pérennité, elle doit faire des bénéfices : pour continuer à investir, payer ses charges, ses impôts, etc, etc ... il ne faut pas se tromper de combat : en faisant des bénéfices les entreprises paient des impôts et contribuent à l’amélioration de la vie en société (financement des services publics et autres associations, fonction publique, etc ...). d’autre part, elles financent bon nombre de projets visant à améliorer la vie dans certains pays du 1/3 monde et aider les populations locales à s’en sortir. Ce qui est scandaleux, c’est la façon dont on parle des entreprises qui font des bénéfices.


        • luvyagal (---.---.179.30) 20 novembre 2006 23:32

          « elles financent bon nombre de projets visant à améliorer la vie dans certains pays du 1/3 monde » ????? Bon nombre de nos entreprises européennes, à cause de leures productions (notament de la perche du nil), détruisent la chaine alimentaire des écosystèmes en afrique, ce qui a pour résultat de créer la famine dans les populations vivant DANS ces écosystèmes, car il n’y a plus de biodiversité. de plus, les entreprises apportent effectivement du travail en afrique mais la demande de travail est tellement plus importante que l’offre, que les salaires sont dérisoires et que les africains travaillants pour des entreprises européennes ne peuvent pas se payer le nourriture qu’ils fabriquent eux-même !! mais c’est pas grave, les entreprises font du profit pour assurer leur avenir.


        • Yann (---.---.31.124) 20 novembre 2006 14:48

          Les profits ne sont pas scandaleux, mais c’est leur redistribution qui l’est. Mais c’est un autre débat.


          • reinette (---.---.3.188) 20 novembre 2006 15:10

            Fin août 2003, le directeur de FLODOR, Vimo Madéri, déménageait en douce le matériel de son usine de Péronne, en Picardie. Surpris en flagrant délit par ses ouvriers, le fabricant italien de chips devenait aussitôt un symbole de l’indélicatesse patronale. Médias et élus en tête, un torrent d’indignation se répandait sur la région et le pays. FLODOR n’est pourtant qu’un cas parmi d’autres, l’ ENIEME AVATAR D’UNE PRATIQUE BIEN RODEE DE CASSE INDUSTRIELLE. Qui, elle, ne choque personne.

            YOPLAIT, CURVER, LEE COOPER ont fait ça très gentiment : Douceur, vaseline, diplomatie.

            Prenez les statistiques de l’INSEE, regardez les plus grandes industries de la Somme au 31/12/1996. Admirez un peu le chemin parcouru, en silence, sans tracas, rien qu’en 6 ou 7 ans :

            MAGNETTI-MARELLI : 900 emplois à l’époque, démantelé il y a deux ans : « outillage envoyé vers l’Espagne, l’Italie, la Pologne. Ensuite, on n’arrivait plus à suivre » WHIRLPOOL : 850 postes en 1996, 300 supprimés depuis. CARBONE LORRAINE : 1 200 salariés dans les années 80 à moins de 450 aujourd’hui. Sans jamais faire les gros titres »

            HONEYWELL, l’ex-leader de l’électronique ? Dégagé ! Et SAINT-GOBAIN, dans l’Oise ? Un carnage ! Et VALEO, à Sissonne (Aisne), Dreux, La Bastide ? Tout le monde descend, direction la Tchéquie et la Pologne !

            Personne ne parle de lyncher ces pédégés-là. Parce qu’ils communiquent bien : concurrence, réduction des coûts, économie mondialisée, choix stratégiques, désolé-mais-fatalité - tout se passe cordialement, entre gens « civilisés ».

            COMILOG à Boulogne (351 emplois), METALEUROP à Noyelles-Godault (830), la FRANÇAISE DE MECANIQUE à Douvrin (705), SOLLAC-DUNKERQUE (430), SOLLAC-ARRAS (422), UGINE, près de Béthune (1400 salariés).

            Juste une mécanique implacable et simple, que dévoile par exemple le groupe FAURECIA (fabricant de sièges pour voitures) dans un courrier à ses sous-traitants (05/03/02) :

            - « Le sourcing dans des pays à faible coût de main d’œuvre doit nous aider à atteindre un objectif de baisse [des prix] de 30 %. [...] Il nous serait dès à présent utile de connaître votre situation à ce sujet en répondant à ces quelques questions : 1) Avez-vous déjà engagé une telle démarche ? (partenariat avec des sociétés situées dans des pays à faible coût de main d’œuvre) 2) Au cas où ce type de recherche ne serait pas entamée : quelles sont vos intentions à ce sujet ? » Trois mois plus tard, le même revient à la charge : « Nous vous avons récemment interrogé sur vos projets de délocalisation dans des pays à faible coût MO [main d’œuvre]. Cette nouvelle situation exige de votre part un engagement vers des pays à faibles coûts. [...] Ces éléments économiques nous sont désormais indispensables pour justifier auprès de notre client la sélection des fournisseurs, et ce critère sera systématiquement pris en considération pour l’attribution des marchés... » (01/08/02). En clair, RENAULT, PEUGEOT et consorts nous l’ordonnent, et nous vous l’imposons : délocalisez !


            • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:17

              On ne voit pas pourquoi des entreprises resteraient en France, pour se faire spolier leur travail (sans compter les insultes). C’est au systéme à s’adapter à l’offre/demande des entreprises. C’est aux français à s’adapter.


            • Ptit Dark (---.---.25.117) 20 novembre 2006 15:30

              Les profits ne sont pas scandaleux, autant qu’une entreprise qui n’est pas une oeuvre caritative en fasse le plus possible. Ce qui est scandaleux, sont les émoluments versés aux dirigeants et la redistribution des bénéfices aux plus grand profit des actionnaires plus qu’en vers la force de production qui est proportionnellement plus importante que l’actionnariat. Mieux redistribués, les bénéfices seraient investis en consommation donc re-hausse de bénéfices, du gagnant-gagnant en somme.


              • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:21

                « Ce qui est scandaleux, sont les émoluments versés aux dirigeants et la redistribution des bénéfices aux plus grand profit des actionnaires plus qu’en vers la force de production qui est proportionnellement plus importante que l’actionnariat. Mieux redistribués, les bénéfices seraient investis en consommation donc re-hausse de bénéfices, du gagnant-gagnant en somme. »

                Il n’y a d’entreprise que parce qu’il y a des actionnaires. Le rôle des salariés est minime la dedans, c’est le capital, les machines, les investissements, les brevets, etc, qui permet la hausse de productivité donc de pouvoir d’achat. Mais des salariés, ils y en a dans le monde entier. Ils sont payé selon la Loi du Marché, pas plus, pas moins. Le reste ne les concerne pas. Il n’y a donc rien à partager, pas plus que toi tu partages ton salaire de la journée avec le chauffeur de bus qui te conduit à ton travail.


              • gerardlionel (---.---.180.63) 20 novembre 2006 15:47

                Monsieur est bien bon ! Pourquoi ne pas poser une autre question ?

                Dans le cas ou une répartition aussi juste que possible des profits, trouvez-vous scandaleux le profit ? et dans ce cas qui trouverait à redire aux profits !

                Quand les profits profitent aux 20% des plus gros salaires et que les autres regardent ça passer en espérant une amélioration et qu’on leur demande de se serrer la ceinture ! Comment apprécier ces profits ?

                Quand dans le même temps un patron est remercié avec un parachute en or, des stock options et autres joyeuseté... et que dans le même temps cette entreprise délocalise malgré les efforts salariaux consentis depuis le début de « la crise », les profits qu’est-ce que c’est ?

                Et encore je fais partie de ceux qui comprenne qu’un certain écart des salaire est acceptable( mais pas celui qui est scandaleux !) !

                Bien vous aurez saisi mon « paradigme », celui de la justice, celui de la justesse, pas celui de l’excés !


                • toto (---.---.177.94) 20 novembre 2006 16:00

                  Enrichissez vous mes frères !


                  • ropib (---.---.27.229) 20 novembre 2006 16:39

                    Bien sûr que les profits ne sont pas scandaleux. Ce qui est scandaleux c’est la misère.

                    Mais nous vivons dans une société. Et toute la question (sans réponse, je vous arrêtes de suite) est de savoir articuler l’individuel du collectif. Finalement vous êtes adulte et responsable : vous avez fait des choix, n’essayez pas de nous faire croire le contraire ou alors c’est retour à l’école avec deux gifles.


                    • loga (---.---.187.62) 20 novembre 2006 17:36

                      Il y a une donne qu il faut prendre en compte l argent des mafias X millions d euros placés en bourses et qui doit rapporter . Une entreprise qui fait du profit logique et normal mais la bourse fausse toutes les retombées salariables « égalitaires » et les investissements pour la recherche .

                      Si on supprimait la bourse ?


                      • Olive (---.---.248.19) 21 novembre 2006 17:40

                        Excellente idée, supprimons tout ce que nous ne comprenons pas.


                      • (---.---.30.7) 20 novembre 2006 17:45

                        Bonjour, M. Lambert, votre article est interessant mais reste quand même abscons pour le commun des mortels, vous argumentez contre la « vulgate marxiste » mais vous n’essayez pas de comprendre pourquoi tant de monde trouve cela si attrayant. Les profits ne sont pas indécents en soi c’est uniquement l’utilisation de ceux-ci qui paraissent irréalistes, ce sont les 15% de rentabilité du capital imposés par les actionnaires et ce le plus souvent au détriment de tout projet industriel, c’est que la travail ne permet plus de vivre décemment alors qu’il produit de grandes richesses (l’heure de travail n’est pas payée 15% en plus chaque année !) le décalage est réel entre l’actionnaire X qui utilise l’action comme moyen financier pour obtenir une rentabilité importante et un capital risqueur qui lui aussi spécule mais a tout intéret à ce que l’entreprise soit durablement perennisée. cordialement


                        • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:23

                          « vous argumentez contre la »vulgate marxiste« mais vous n’essayez pas de comprendre pourquoi tant de monde trouve cela si attrayant. »

                          Tout le monde sait que c’est basé uniquement sur la jalousie.


                        • Savapa (---.---.110.14) 20 novembre 2006 17:50

                          A la suite de tous ces commentaires, il serait de bon goût que Monsieur le Sénateur nous apporte son point de vue...


                          • Jason Nicolas 20 novembre 2006 17:55

                            Monsieur,

                            Les profits des entreprises ne sont pas scandaleux (jugement moral), mais ce sont des excédents nécessaires qui peuvent être employés à faire tout ce que les chefs d’entreprises désirent dans le cadre des lois, y compris s’attribuer des émoluments pharaoniques, comme c’est le cas aux USA, par exemple (et en Europe un peu moins).

                            Le capitalisme moderne a toujours voulu sortir du social, c’est à dire ignorer les impacts de ses activités sur la société où l’activité profitable était exercée. La question que je me pose est : de quel droit (moral) un entrepreneur exerce-t-il son activité dans une société donnée, et avec l’autorisation de qui ? et pour y faire quoi exactement ? Quel va être l’impact social, économique, écologique, anthropologique même, de cette activité ? Qui en décide ? L’entrepreneur va et vient dans une communauté donnée, entre et sort comme dans un moulin, fait et défait ce qui lui plait sur le plan économique, et c’est tout à fait normal ? Cet entrepreneur est à l’origine de changements sociaux d’une extrême ampleur parfois, cause des changements de moeurs (alimentaires, vestimentaires, familiaux etc), module les institutions à sa guise (modernité oblige), entre autres l’enseignement, etc ; et personne n’y trouve rien à redire... Le capitalisme règne en roi, et l’intendance suivra. Qui civilisera ce Moloch ?

                            Le capitalisme crée des surplus colossaux qui sont la plupart du temps dilapidés, ou au mieux très mal employés. Le travail est un ingrédient nécessaire dans cette machine infernale, et ceux qui le produisent sont trop souvent ignorés par les petits comités de chiens savants qui se réunissent dans les endroits cachés de la planète. Décidément, le capitalisme est bien trop sérieux pour être confié à des capitalistes, ou pire, à des financiers. Quant aux profits, c’est le sommet de l’iceberg.


                            • (---.---.30.7) 20 novembre 2006 20:36

                              Nicolas, je me demande pourquoi tant de haine vis-à-vis des entrepreneurs la grande majorité des activités sont régulées en france, on ne peut pas faire ce que l’on veut. Ensuite c’est pour beaucoup la seule chance de sortir finacièrement de leur condition (n’oubliez pas qu’une société sur deux n’a qu’ un seul salarié ! et ce sont souvent de petits artisans qui ne sont pas nés avec un avenir tout tracé !!) et oui le monde n’est pas si simple : il y a même des patrons qui votent à gauche !


                            • luvyagal (---.---.179.30) 21 novembre 2006 00:01

                              apprenez à lire, on ne parle pas de petits patrons (artisants et PME) mais de multinationales. de plus, personne n’a parlé de voter à gauche ou à droite. enfin, si vraiment le système économique actuel est si restrictif pour les patrons comme vous le dites, et qu’il l’est également pour employés comme la majorité des remarques le laissent paraître, pourquoi ne pas le changer ? puisqu’il embête tout le monde....


                            • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:25

                              « La question que je me pose est : de quel droit (moral) un entrepreneur exerce-t-il son activité dans une société donnée, et avec l’autorisation de qui ? et pour y faire quoi exactement ? Quel va être l’impact social, économique, écologique, anthropologique même, de cette activité ? Qui en décide ? L’entrepreneur va et vient dans une communauté donnée, entre et sort comme dans un moulin, fait et défait ce qui lui plait sur le plan économique, et c’est tout à fait normal ? »

                              Et aprés, le même type va venir hurler contre les délocalisation !

                              Grand-pére, tes questions, les entreprises s’en tapent. Si tu ne veux pas d’elles, tant pis, le monde est vaste et la chine Riche.


                            • EDARI (---.---.64.120) 21 novembre 2006 18:05

                              En 1993, il y a 13 ans, Helmut Kohl, le chancelier allemand fait cette remarque :

                              « Une nation industrielle n’est pas un parc de loisirs où les retraités sont de plus en plus jeunes, les étudiants de plus en plus âgés, les horaires de travail de plus en plus réduits et les congés de plus en plus long... »

                              C’était en Allemagne.

                              Où en sommes nous en France actuellement avec nos 35 heures, les RTT, les jeunes qui font des études à perte de vue et qui ne trouvent pas d’emploi alors que certains métiers manuels manquent de bras.

                              « François Mitterrand avait découvert au cours de ses mandatures que les entreprises étaient à l’origine de la création des richesses et des emplois ; il est clair que sa leçon n’a guère été retenue par ses successeurs. »

                              Heureusement qu’il y a des patrons pour embaucher des salariés et leur verser un salaire, même Mitterrand l’avait reconnu.

                              Certains patrons se sont octroyés des avantages honteux, c’est sûr, mais ne généralisons pas. Ne faisons pas comme avec la SNCF où l’on ne voit que les trains qui arrivent en retard, mais jamais ceux qui arrivent à l’heure.

                              Une entreprise qui ne fait pas de profit met la clé sous la porte.

                              La mondialisation n’arrange rien, mais elle est là et si les français ne veulent pas faire plombier, que l’on fasse venir des plombiers polonais, qui seront salariés, paieront des cotisations sociales qui serviront à payer les chômeurs qui ne veulent pas se salir les mains en travaillant !!!...


                            • Nicolas (---.---.167.230) 22 novembre 2006 09:34

                              M. le conservateur anonyme, ni vous ni moi n’avons le pouvoir de changer ce qui est en ce moment, ou peut-être plus tard. Le conservatisme, volià le handicap. Il y a des idéologies qui ont pesé sur les sociétés pendant des siècles, et des préjugés récents du genre : Pourquoi diable les femmes voudraient voter ?, Le plus lourd que l’air ne volera jamais, Qui aurat envie de parler à quelqu’un à distance ? (le téléphone), la génération spontanée (Pasteur)etc. Mes propos, « Les entreprises s’en tapent », c’est certain. La chine est riche, c’est tant mieux. Tout baigne, c’est tant mieux, et les conservateurs trépignent de joie. Ainsi soit-il... Mais si nous sommes là aujourd’hui, c’est qu’il y a eu un nombre de changements sociaux et techniques qui nous permettent de dialoguer. ETC Si je pensais comme vous je ne me serais même pas donné la peine d’écrire cette réponse.


                            • Rage Rage 20 novembre 2006 18:34

                              Ah ! Enfin un article d’Alain Lambert. J’adore.

                              Bonsoir Alain Lambert, vous lire est toujours un plaisir tant il existe une pensée bicéphale et il faut le dire, totalement parcellaire voire partiale chez vous.

                              Ce que j’apprécie, c’est l’aspect pointilleux de vos analyses totalement déconnectées de certaines variables.

                              Je vais donc essayer de démonter point par point votre anlayse, et que vous soyez sénateur ou non, je pense que votre analyse est désespérément hors du temps. Peut-être ferez vous mieux avec la mise en oeuvre de la LOLF dont on sait aujourd’hui qu’elle est déjà biaisée -comme prévu- dans la pratique. Adossez donc le PLFSS au budget, ce sera un bon début...

                              Bref. Plusieurs points donc :

                              - Personne ne dit que les entreprises ne doivent pas faire de bénéfices. Tout le monde souhaitent que ceux-ci soient mieux répartis et surtout que la « pyramide » des salaires ne soit plus exponentielle, irraisonnée et pharanonique pour certains alors que beaucoup d’autres vivotent avec des miettes. Contredisez moi si vous trouvez normal que M.Zacharias ou M.Forgeard se soient versées en plus de leurs salaires, des retraites chapeaux, des primes et autres stock option étonnement bien retirés (délit d’initié notable) à temps.

                              - Le second élément, tout à fait bien porté par Forest Ent, c’est le lien logique qui n’existe pas entre bénéfices, investissements et emplois. Actuellement les entreprises ne réinvestissent pas ce qu’elles devraient (rémunérant des actionnaires, qui je le rappelent sont des MINORITES et n’ont pas le même poids) et plus encore quand elles investissent, le font à l’ETRANGER (puisque leurs bénéfices se font là bas). Le principe de réalité vous/nous rattrappe puisque la France n’a plus d’investissement, donc plus de création d’emplois, donc plus de valeur ajoutée, donc encore moins d’investissement etc... Dites moi le contraire, mais j’attends tous vos justificatifs.

                              - Le troisième point, puisque vous critiques les fonctionnaires, serait aussi de parler de vous, les POLITIQUES : combien êtes vous au sénat ? à l’assemblée ? en région ? en département ? en EPCI ? en communes ? en syndicats ? en EPIC et autres établissements publics ? en Europe ? Et qu’apportez vous au vu de votre coût global ? La retraite des fonctionnaires est une fausse excuse. Si certains en ont abusé, c’est que vous n’avez pas eu le courage de tenir les cotisations à des niveaux rationnels. Par ailleurs, cette horde de fonctionnaires « vorace » que vous décrivez n’est que le traduction de votre incapacité à organiser l’Etat, qui plus est d’organiser ses fonctions régaliennes et donc d’optimiser les postes. Et encore, je ne parle pas de la rage que peuvent avoir ceux qui, chaque jour (pompier, flic, hopitaux...) ramassent les fonds de tiroirs bien réels du monde que vous avez laisser fuire en avant vers l’abîme. Le tout sous la bénédiction des 10% de « riches » que vous considérez comme votre cour.

                              Vous parlez de maîtriser les dépenses. Maîtrisez donc vos frais et honoraires propres et montrez l’exemple et proposant une loi réduisant les communes à 8000 et supprimant les départements politiques, en réduisant les cabinets pléthoriques, le nombre de sénateurs et de députés. Après, nous reparlerons de gaspillage et de maîtrise de la dette.

                              - Quatrièmement : esssayez donc de m’expliquer que l’augmentation des revenus du patrimoine face à l’évolution des revenus du travail n’est pas l’une des causes de la paupérisation d’une société pour qu’une minorité puisse assoir son pouvoir féodal. Voilà en l’occurence en bonne question, surtout pour les niches (SACEM) et autres grosses écuries (Bouygues, Vinci, Eiffage...) toujours à la réception des commandes publiques, des gros salaires et donc des forts dividendes (autant tout combiner).

                              - Cinquièmement, votre petite gueguerre GAUCHE-DROITE est stérile : elle ne fait que vous auto-entretenir dans une utilité plus que contestable. La gauche à fait pire, donc je peux me permettre de faire mal... quelle stupide vision du monde. Monsieur le sénateur, votre temps sera bientôt révolu. Vous pouvez encore croire que vous tiendrez des années comme cela au gouvernement, mais tôt ou tard, il faudra passer à la caisse.

                              Et croyez moi, je compte bien vous faire payer l’addition d’années d’inactions, de mensonges et autres idéologies stériles qui ont amené notre pays là où il se trouve : dans un mur qui se rapproche chaque jour un peu plus (dette + nombre de rmistes/chômeurs).

                              Sur ce, bonne soirée.

                              J’ajoute pour votre article précédent : on se fiche de MAM.


                              • MrPiment MrPiment 21 novembre 2006 13:17

                                Je suis globalement d’accord avec ce commentaire.

                                Ce qui me navre le plus c’est l’on voit bien ici qu’il y a deux mondes en France :
                                - Celui des privilégiés, ceux qui engrangent les dividendes et qui en veulent toujours plus (légitime dit-il et je les comprends) ou ceux comme ce sénateur qui se rend tous les jours dans le palais qu’est le Sénat (dont le coût annuel est tout à fait exorbitant, de l’ordre de 50 millions d’euros je crois), sans parler du florilège d’avantages associés à son « titre » (train 1ere classe gratuit, ...)

                                - Et la majorité qui, quand elle a un travail, doit mendier pour avoir 1 ou 2% d’augmentation (quand il y en a une) sur un salaire de plus en plus proche du smic (et oui c’est qu’il rattrape de plus en plus de monde lui). Car ce qui se passe en France (et qui se passe également aux USA) c’est que la classe « moyenne » entre ces deux mondes se réduit comme peau de chagrin...

                                Pourquoi voulez-vous qu’ils comprennent notre réalité ? Pourquoi partager quand on peut garder tout pour soi ?

                                Comme le disez un roi Français au peuple affamé : « Vous n’avez plus de pain ? et bien mangez des brioches ! »

                                Le pire c’est que c’est de plus en plus d’actualité.


                              • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:40

                                « Tout le monde souhaitent que ceux-ci soient mieux répartis »

                                aucune raison à ce quelle soit « réparti ». Les salariés gagnent selon les services qu’ils fournissent aux entreprises, leur clientes, au prix du marché, comme eux mêmel e font quand ils achétent une boite de petit pois. Il n’y a rien à répartir.

                                « la »pyramide« des salaires ne soit plus exponentielle, irraisonnée et pharanonique pour certains alors que beaucoup d’autres vivotent avec des miettes. »

                                Les rémunération des PDG ont pour but de maintenair la stabilité des dirigeant de l’entreprise, un PDG ayany vocation à avoir des actionnaires mécontant. Aucun rapport avec un salariés de base, qui n’est pas important.

                                « Actuellement les entreprises ne réinvestissent pas ce qu’elles devraient (rémunérant des actionnaires, qui je le rappelent sont des MINORITES et n’ont pas le même poids) et plus encore quand elles investissent, le font à l’ETRANGER (puisque leurs bénéfices se font là bas). »

                                 ?? Que vient faire cette idée de minorité ? Les actionnaires engage des gens pour en avoir un avantage, comme tout échange, comme il est normal, comme le font les salariés. Qu’ils soient minoritaire n’est pas le sujet et n’a aucune espéce d’importance. Quand au investissement en France, pourquoi ne faire ? Qui irait investire en France ? Alors même que l’Etat s’endette au taux fort, et que cela rapport plus ? Alors même qu’il y a un paquet de gauchiste en France ? Avec un systéme datant de 1960 ? Tssssss.. Vous rêver debout. C’est à vous d’attirer les entreprises, c’est à vous de vous secouer et de vous remettre en cause : les entreprises n’en ont rien à foutre de vous.

                                « Le troisième point, puisque vous critiques les fonctionnaires, serait aussi de parler de vous, les POLITIQUES : combien êtes vous au sénat ? à l’assemblée ? en région ? en département ? en EPCI ? en communes ? en syndicats ? en EPIC et autres établissements publics ? en Europe ? Et qu’apportez vous au vu de votre coût global ? »

                                Aucune raport de proportion entre les élus, et les fonctionnaire, prés de la moitier du budget de l’Etat...

                                « La retraite des fonctionnaires est une fausse excuse. Si certains en ont abusé, c’est que vous n’avez pas eu le courage de tenir les cotisations à des niveaux rationnels. »

                                Vous avez soutenue la refforme Juppé de 1995 et condamné les gréves ? Vous comdamné toute les gréves de fonctionnaire pour soutenir le gouvernement ?

                                « Le tout sous la bénédiction des 10% de »riches« que vous considérez comme votre cour. »

                                Les Riches, ca fait longtemps qu’ils ont quité la France...

                                « Quatrièmement : esssayez donc de m’expliquer que l’augmentation des revenus du patrimoine face à l’évolution des revenus du travail n’est pas l’une des causes de la paupérisation d’une société pour qu’une minorité puisse assoir son pouvoir féodal. »

                                La réppartition est stable depuis longtemps, ca n’a donc aucun rapport. La paupérisation, c’est le Socialisme, et c’est inévitable.

                                « Voilà en l’occurence en bonne question, surtout pour les niches (SACEM) et autres grosses écuries (Bouygues, Vinci, Eiffage...) toujours à la réception des commandes publiques, des gros salaires et donc des forts dividendes (autant tout combiner). »

                                exactement : l’Etat ne devrait pas s’occuper de cela, et se restreindre à ses fonciton régalienne, POLICE, JUSTICE, ARMEE.

                                « Et croyez moi, je compte bien vous faire payer l’addition d’années d’inactions, de mensonges et autres idéologies stériles qui ont amené notre pays là où il se trouve : dans un mur qui se rapproche chaque jour un peu plus (dette + nombre de rmistes/chômeurs). »

                                Vous êtes un Marxiste qui n’aime pas les conséquences normal de son idéologie. Comme c’est comique !

                                Vous vous êtes trompé, VOUS allez payer l’adition, et personne d’autre.


                              • René Job (---.---.131.104) 23 novembre 2006 22:45

                                @ Rage

                                Vous avez dit :

                                « Le troisième point, puisque vous critiques les fonctionnaires, serait aussi de parler de vous, les POLITIQUES : combien êtes vous au sénat ? à l’assemblée ? en région ? en département ? en EPCI ? en communes ? en syndicats ? en EPIC et autres établissements publics ? en Europe ? Et qu’apportez vous au vu de votre coût global ? La retraite des fonctionnaires est une fausse excuse. Si certains en ont abusé, c’est que vous n’avez pas eu le courage de tenir les cotisations à des niveaux rationnels. Par ailleurs, cette horde de fonctionnaires »vorace« que vous décrivez n’est que le traduction de votre incapacité à organiser l’Etat, qui plus est d’organiser ses fonctions régaliennes et donc d’optimiser les postes. Et encore, je ne parle pas de la rage que peuvent avoir ceux qui, chaque jour (pompier, flic, hopitaux...) ramassent les fonds de tiroirs bien réels du monde que vous avez laisser fuire en avant vers l’abîme. Le tout sous la bénédiction des 10% de »riches« que vous considérez comme votre cour. »

                                Voici de quoi illustrer (source, le site du Sénat) :

                                "A - L’indemnité se compose de plusieurs éléments

                                L’indemnité comprend trois éléments : l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction

                                Depuis 1938, diverses dispositions législatives ont retenu le principe de l’alignement de l’indemnité sur la rémunération des hauts fonctionnaires. Ce mode d’indexation a été confirmé en 1958.

                                L’indemnité parlementaire de base est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’Etat. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie « hors échelle » (conseillers d’Etat, préfets, directeurs d’administration centrale, etc.). Son montant brut mensuel, qui est identique pour les députés et les sénateurs, s’élève, au 1ernovembre 2006, à 5 357,47 €.

                                Cette indemnité varie, bien entendu, en fonction des majorations légales qui s’appliquent à la rémunération de référence, mais les mesures diverses de « blocage » ou de prélèvements qui la frappent lui sont également appliquées.

                                En outre, les parlementaires reçoivent, par analogie avec le mode de rémunération des fonctionnaires, une indemnité de résidence. Celle-ci représente 3 % du montant brut mensuel de l’indemnité parlementaire de base et s’élève, à la même date, à 160,72 €.

                                A ces indemnités vient s’ajouter une indemnité de fonction égale au quart de leur montant, soit 1 379,55 € au 1er novembre 2006.

                                Le parlementaire a également droit aux prestations pour charges de famille et à un supplément familial variable selon le nombre d’enfants à charge.

                                Les membres du Bureau du Sénat perçoivent, ès qualité, une indemnité représentative de frais, qui a pour base de calcul l’indemnité fonction et dont le pourcentage varie suivant la fonction occupée "

                                Je vous laisse les calculs sur

                                - > le coût annuel individuel et collectif pour le contribuable

                                - > la recherche de rentabilité sociale et économique.

                                Personnellement, je n’ai rien contre le Sénat. Mais un sénateur rémunéré par la république qui se fait le défenseur de quelques multinationales...chacun appréciera.

                                C’est vraiment la République romaine.


                              • L'enfoiré L’enfoiré 20 novembre 2006 19:34

                                @Rage et à l’auteur,

                                Je le dirai haut et clair : le profit est salutaire. C’est la carotte devant l’âne. Pavlov dans toute sa splendeur. Oui, absolument, il est nécessaire. Il motive, il fustige les idées neuves. Donc, ça c’est pour le positif. Où, cela coince. C’est quand le profit ne génère plus ... le bien de la communauté humaine pour se limiter au plus petit commun dénominateur. Une bonne entreprise est le fournisseur de bien être pour tous. Dès qu’elle déraille de cet objectif, ce qui se passe très vite dans l’excès à vouloir en faire du bénéf, c’est quand elle oublie qu’il y a des collaboateurs à cette réussite profitable. La Bourse est évidemment le piège majeur. Une fois dans l’engrenage et les rouages de la Grande Dame, il s’agit de faire des bénefs à pourcentage à deux chiffres sous peine de perdre ses actionnaires, c’est la fuite dans les sables d’Egypte. Ces actionnaires, cela peut-être vous ou moi, avec des actions, des fonds de pensions. Aujourd’hui, les deux chiffres sont difficilement atteints malgré tous les efforts. Tous veulent payer un minimum pour la création de produits. Alors, 2 règles simples du comment faire du bénéfice :

                                - augmenter la production et les revenus
                                - diminuer les coûts

                                Il n’y en a pas d’autres. La 1ère manière, vite dit. La deuxième, c’est la solution et tout est bon pour y arriver sans états d’âme.

                                J’ai une devinette perso là dessus : « Pourquoi cherche-t-on s’il y a de la vie sur Mars ? » Réponse : « Pour voir si, là bas, il n’y a pas des travailleurs à meilleur marché. »

                                Vive le bénéfice. A+ smiley


                                • René Job (---.---.132.43) 29 novembre 2006 18:33

                                  @ L’enfoiré

                                   smiley smiley smiley

                                  La deuxième façon...réservée à un tout petit nombre...est la voie royale...surtout si on a la caution d’organismes financiers...eux-mêmes cautionnés par l’État, c’est-à-dire par les contribuables...au nom de l’intérêt général.


                                • cdg (---.---.24.9) 20 novembre 2006 19:35

                                  article completement biaise. Pas etonnant de la part d un politicien. je passe sur la petit reference a Mitterrand (Croyez vous que votre chef Chirac ait une experience quelconque de l entreprise ? Il a toujours fait de la politique depuis 40 ans (et avant il etait .. fonctionnaire !)

                                  Maintenant une remarque de fond :

                                  Actuellement meme la banque de france s inquiete du manque d investissemnt des societes qui ont pourtant des tresoreries abondantes. Mais celle ci est utilisee soit pour augmenter les dividendes soit pour le rachat d actions (soit dans les 2 cas pour augmenter le revenu des actionnaires) En tant qu actionnaire je m en rejoui, mais ca laisse perplexe sur le long terme. Car sans investissement, une societe est a terme condamne (et il y a peu d investissements qui assurent un rendement des fonds propres de 15 % et encore faut il accepter le risque de se planter, cf le plongeon de Iliad/free lors de l annonce de leur investissement en fibre optique)

                                  Ce que votre parti a du mal a comprendre c est qu il est difficile a quelqu un accepter de se serrer la ceinture quand d autres font bombance. L exemple de votre collegue Gaymard (5000 m2 au frais de la princesse tout en prechant la rigueur) aurait du vous inciter a plus de retenue

                                  PS :
                                  - sur le partage de la valeur ajoutee entre le capital et le travail, vous oubliez un leger detail, c est que la tendance actuelle est a reporter tous les risques sur le salarie. Une holding peut equilibrer ses compte si elle a plusieurs activite. Un « pure player » fait faillite. par contre pour un actionnaire, je reconnais que c est plus pratique. On mise sur le secteur dont on pense qu il va « surperformer »
                                  - Pour le fun, aux prochaines elections, celui qui va « surperformer », c est pas sarko, mais bien le pen a mon avis. Achetez du FN et vendez vos UMP !


                                  • Yvance77 (---.---.234.111) 20 novembre 2006 20:14

                                    Le seul moment ou je peux apprécier le mot « profit » c’est en regardant sa définition dans le dictionnaire.

                                    Car même en parlant 4 langues , des études universitaires à 42 ans je n’en ai jamais vu ici bas la moindre signifaction matérielle pour moi ou des proches, et pour je participe au profit des autres c’est sur ! Bah à la prochaine vie sans doute ...

                                    Un chiffre au hasard et qui compte : 368 amércains les plus riches possèdent que 2,5 milliards les plus pauvres.

                                    A peluche je vais voir dans le dico « répartition » et « équité » et je reviendrais avec mes rêves


                                    • Hobbes hobbes 20 novembre 2006 20:25

                                      Article à l’optique libérale émanant d’un élu libéral attaquant la vision marxiste comme une caricature extrêmiste. La plupart des économistes reconnaissent pourtant la pensée marxiste comme un des fondements de l’économie moderne, même les partisans du libéralisme. En outre, il est détestable de lire autant d’informations mensongères de la part d’un ex-ministre, ce qui porte à considérer cet article comme une tentative de désinformation. Aux dernières nouvelles (si l’on veut se donner la peine de lire les indicateurs économiques), la France est l’un des pays de l’OCDE dont l’investissement des entreprises est le plus faible depuis plusieurs années. Il me semble même avoir entendu l’actuel premier ministre se désoler de ce fait lors d’un de ses premiers discours de politique générale. Il serait bon que certains contrbuteurs fassent preuve de plus d’honnêteté. Agoravox n’est pas une tribune de propagande politique mais un forum citoyen d’information. Je ne vois ici aucune inbformation.

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