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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Les retraites au son du COR

Les retraites au son du COR

Dans un rapport à remettre au Premier ministre très prochainement, le COR vient de préconiser des mesures qui pourront sans doute sembler drastiques à certains mais qui ne surprendront guère les lecteurs habitués aux analyses présentées sur ce blog. Rappelons que le COR, le Conseil d’orientation des retraites, a été créé en 2000 par Lionel Jospin alors Premier ministre pour réfléchir à l’avenir et à la pérennité du système de retraite français. Ses membres sont de hauts fonctionnaires, des responsables syndicaux, des représentants du patronat et des élus. Plus que de commenter longuement ses propositions, il me semble utile de souligner les points faibles du dispositif de retraite français auxquels les constats du COR sont autant de réponses.

Rappelons tout d’abord que le système de retraite français est en principe un système par répartition, c’est-à-dire que les « seniors » vivent des prestations versées par les actifs, après avoir eux-mêmes cotisé. C’est le principe de « solidarité intergénérationnelle », qui se heurte toutefois à une limite de taille : les retraites sont pensées et décidées par de futurs bénéficiaires qui engagent ainsi les générations à venir, lesquelles ne peuvent donner leur avis puisque peut être même pas nées.

Au-delà de cette question, il y a une évolution profonde qui modifie les conditions de pérennité du système de retraite français. C’est la démographie !

Ainsi en 1975, il y a en France 3,1 cotisants pour un retraité. Alors qu’un peu partout dans les pays occidentaux commence une réflexion sur les conséquences du vieillissement des populations, François Mitterrand ramène l’âge de la retraite de 65 à 60 ans. Mesure certes sympathique pour ceux qui en bénéficient mais lourdes de contraintes à venir. De fait, en 1985, le rapport est passé à 2,2 et en 2004, nous sommes à 1,6 cotisant par bénéficiaire. Dans l’attente de la cessation d’activité des classes issues du baby-boom !

Cette évolution n’est pas vraiment due à la diminution du nombre des naissances. Tant bien que mal, et malgré des fluctuations sensibles, il naît chaque année en France entre 700 000 et 800 000 enfants. Mais la durée de vie s’allonge. L’espérance de vie à la naissance gagne environ trois mois tous les ans, passant de 81 ans en 1990 pour les femmes à presque 84 ans en 2005 et de 72,7 ans à 76,8 ans sur la même période pour les hommes. De ce fait, la durée passée en retraite s’accroît aussi fortement : + 2 ans en 15 ans, soit plus d’1,5 mois par an. Et un plus grand nombre de Français atteint l’âge de la retraite : en 1960, 83 % des quadragénaires fêtaient leur 60e anniversaire ; ils sont prés de 92 % désormais. Pourtant, l’âge moyen de départ à la retraite en France est précoce, de l’ordre de 58 ans contre 64 en Europe. Le taux d’activité des 55-64 ans français est ainsi l’un des plus faibles d’Europe, avec 37 % des actifs de cette classe d’âge qui travaillent contre 42 % dans l’Europe des 15 et même 69 % en Suède.

On comprend alors que le COR s’inquiète des conséquences financières, lesquelles apparaissent plus dégradées que prévues, selon l’expression du rapport. Il manquera 3,5 milliards d’euros en 2007 et le déficit devient franchement astronomique à l’horizon 2050, avec 30 à 80 milliards d’euros chaque année, une à deux fois le déficit actuel de l’Etat. C’est d’ailleurs un déficit de cet ordre que je citais dans un billet du 28 août dernier. Toutefois, si allonger la durée d’activité est une des conditions de maintien d’un système de retraite efficace, il est désormais indispensable que les partenaires sociaux, y compris (et surtout ?) les entreprises, apprennent à gérer l’allongement des carrières et à porter un autre regard sur les salariés sexagénaires !

Enfin, le COR préconise d’allonger les durées de cotisation des régimes spéciaux. Cependant, le Conseil vise ceux qui n’ont pas été reformés en 2003. Malheureusement, il conviendrait d’y inclure également les autres car la réforme Fillon n’a fait que les effleurer. En effet, en raison de l’existence de ces régimes spéciaux, la France ne dispose pas d’un véritable système de retraite par répartition. Pour un quart des actifs français, une large part de la charge est financée par des tiers qui ne seront jamais des bénéficiaires. Ainsi, les régimes de fonctionnaires reposent sur une cotisation salariée inférieure de 2,5 points à celle du régime général. En revanche, les cotisations employeurs sollicitent fortement le contribuable. Par comparaison avec le régime général : 10 points de plus pour la fonction publique territoriale et hospitalière , presque 45 points de plus pour la fonction publique d’Etat (en raison de la fameuse "cotisation fictive") ! Les modalités de calcul des prestations sont des plus intéressantes, déterminées sur les derniers mois d’activité pour les fonctions publiques, ceux où le salaire est le plus élevé, contre les 25 meilleures années pour le privé. Et les régimes spéciaux des grandes entreprises publiques sont plus généreux, qui prévoient des durées de cotisations de 37,5 ans, voire moins, et contribuent à l’augmentation du prix de leurs services. Il est à noter que les fonctionnaires cotisent depuis 2003 sur les "éléments exceptionnels" de leur rémunération (primes, par exemple), au titre du régime de "retraite additionnelle de la fonction publique", ce qui d’ailleurs à terme devra améliorer les prestations versées. A plus court terme, comme il y a une "cotisation patronale" de 5%, cela revient à accroître la masse salariale !

Cependant, ce qui est nouveau, c’est que des réformes notables soient proposées par un organisme paritaire. On peut espérer y discerner une prise de conscience collective, y compris de ceux qui en 2003 ne voulaient rien entendre ... Et, désormais, quel crédit accorder à la proposition du Parti socialiste de rapporter la loi Fillon de 2003, dont il est clair qu’elle ne va pas assez loin ?


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26 réactions à cet article    


  • Fred (---.---.155.75) 10 janvier 2007 13:21

    Il est evident que le systeme de retraite par repartition pour survivre va devoir subir de profondes refontes a commencer par une egalite totale entre le prive et le public sur le nombre d’annees de cotisation et sur le nombre d’annees prises pour le calcul de la dite retraite.

    Une augmentation de la duree de cotisation en fonction de la duree de vie sera a faire en continu plutot que d’attendre trop longtemps comme il a ete fait.

    Une baisse des pensions reversees est aussi a prevoir si le deficit s’accentuait trop.

    Je pense qu’un systeme hybride repartition/capitalisation serait la meilleure solution ou un minimum serait garanti par repartition (genre le SMIC) et le reste devrait etre effectue au choix des gens par capitalisation. La cotisation pour la retraite serait baissee sur l’ensemble des citoyens et des entreprises a un taux qui est a fixer pour garantir le minimum.


    • Bob (---.---.34.107) 10 janvier 2007 15:37

      Cotiser + longtemps, en théorie c’est très logique, en pratique ça va donner quoi ? Les employeurs ne veulent pas des seniors, ils vont toucher les assedic plutôt que leur retraite alors ?

      Baisser les pensions, allez dire au gars qui a cotisé toute sa vie, « tiens on te donne que la moitié de ce qu’on t’a promis, démerde-toi pour survivre avec »... Ces gens deviendraient donc une charge pour leurs enfants, qui n’ont peut-être pas besoin de ça en plus.

      Là où je vous rejoint c’est qu’il faudrait uniformiser les durées de cotisation entre privé/public.

      Au fait, signalons que ces décisions sont prises par des types qui peuvent toucher simultanément une retraite de fonctionnaire tout en recevant leur salaire d’élu, on appelle ça des escr... euh des politiciens.


    • Fred (---.---.155.75) 10 janvier 2007 16:23

      "Cotiser + longtemps, en théorie c’est très logique, en pratique ça va donner quoi ? Les employeurs ne veulent pas des seniors, ils vont toucher les assedic plutôt que leur retraite alors ?

      Baisser les pensions, allez dire au gars qui a cotisé toute sa vie, « tiens on te donne que la moitié de ce qu’on t’a promis, démerde-toi pour survivre avec »... Ces gens deviendraient donc une charge pour leurs enfants, qui n’ont peut-être pas besoin de ça en plus.

      Là où je vous rejoint c’est qu’il faudrait uniformiser les durées de cotisation entre privé/public.

      Au fait, signalons que ces décisions sont prises par des types qui peuvent toucher simultanément une retraite de fonctionnaire tout en recevant leur salaire d’élu, on appelle ça des escr... euh des politiciens."

      On ne pourra pas avoir un systeme ou les gens cotisent 40 ans et touchent la retraite pendant 40 ans, c’est financierement impossible. Vous avez raison, les employeurs ne veulent pas des seniors d’ou les limites du systeme par repartition.

      Le probleme est que l’on a trop promis a certaines personnes et les generations qui cotisent maintenant doivent payer les erreurs faites. Rappelez vous des retraites a 55 ans donnees a de nombreuses personnes, encore une riche idee.

      La parite prive/public a elle seule ne permettra pas de combler le trou que les retraites vont creer.


    • (---.---.229.236) 11 janvier 2007 07:30

      « Baisser les pensions, allez dire au gars qui a cotisé toute sa vie, »tiens on te donne que la moitié de ce qu’on t’a promis, démerde-toi pour survivre avec« ... »

      Promis ? L’Etat n’a rien promis du tout, rien.


    • Christophe (---.---.58.18) 13 janvier 2007 15:19

      Il est evident que le systeme de retraite par repartition pour survivre va devoir subir de profondes refontes a commencer par une egalite totale entre le prive et le public sur le nombre d’annees de cotisation et sur le nombre d’annees prises pour le calcul de la dite retraite. Une augmentation de la duree de cotisation en fonction de la duree de vie sera a faire en continu plutot que d’attendre trop longtemps comme il a ete fait.

      Une baisse des pensions reversees est aussi a prevoir si le deficit s’accentuait trop.

      Je pense qu’un systeme hybride repartition/capitalisation serait la meilleure solution ou un minimum serait garanti par repartition (genre le SMIC) et le reste devrait etre effectue au choix des gens par capitalisation. La cotisation pour la retraite serait baissee sur l’ensemble des citoyens et des entreprises a un taux qui est a fixer pour garantir le minimum.

      Il me semble antinomique, mais peut-être fais-je erreur, que vous appeliez de vos voeux un traitement égalitaire (premier paragraphe) pour glisser et proposer un système inégalitaire (dernier paragraphe) qui sera tributaire du niveau de revenus. Considérez-vous que le principe statutaire et inégal mais le principe de richesse individuel est égalitaire ?

      Le principe de capitalisation ne me pose pas de problème a priori, il met en exergue une liberté de choix. Cependant, il faudrait que cette liberté soit applicable dans les faits ; or, certains niveaux de salaires ne permettent pas ce choix par manque de moyens.

      Par ailleurs, pour être totalement égalitaire, il faut revoir les calculs des taux pivots qui sont eux aussi différents, non ?


    • Fred (---.---.155.75) 15 janvier 2007 10:43

      C’est pour ca que je preconise une retraite par repartition pour au moins accorder un niveau de retraite equivalent pour les bas salaires (SMIC). Les salaires moyens pourraient soit cotiser par capitalisation pour leur futur soit investir leur argent pour acheter de l’immobilier soit le depenser a faire ce qu’ils veulent mais a la retraite ils n’auraient que l’equivalent du SMIC.


    • jp (---.---.137.218) 10 janvier 2007 18:56

      j’ai bientot 45 ans, déja bien usé par le métier que j’exerce depuis un peu plus qu’une vingtaine d’année dans les hopitaux (infirmier), j’ai vraiment du mal à m’imaginer travailler encore autant au rythme auquel nous sommes soumis ; je ne pense pas pouvoir un jour profiter de ce que vous appellez « la retraite », avec toutes mes facultés et en bonne santé...désolé, mais je ne comprends pas oû vous voulez en venir....un trou ??????? quand les profits s’envolent ???? devrais je comprendre, troué dans mon âme....... : que faire des déchets que nous devenons, que vous fabriquez, dans cette vision capitaliste et inhumaine ?.... à l’idée de vous soigner....je rêve encore, pour les retraités sans un sou, et les prochains sur la liste, d’un monde meilleur..... oui mais voilà, me direz vous, je rêve....


      • (---.---.229.236) 10 janvier 2007 20:03

        « désolé, mais je ne comprends pas oû vous voulez en venir....un trou ? ? ? ? ? ? ? »

        Toi regarder pyramide des ages.

        « quand les profits s’envolent ? ? ? ? »

        Profit fait à l’étranger, par entreprises plus françaises. Aucun rapport, donc.

        « que faire des déchets que nous devenons, que vous fabriquez, dans cette vision capitaliste et inhumaine ?.. »

        Vision capitaliste = fonds de pension. Gauche contre. Good Luck.

        « oui mais voilà, me direz vous, je rêve.... »

        Enfin une parole censé !


      • Fred (---.---.155.75) 11 janvier 2007 13:06

        Malheureusement jp, vous ne pouvez pas esperer vivre jusqu’a 90 ans et ne cotiser que 42 ans c’est mathematiquement impossible. C’est la limite du modele par repartition, pour une bonne redistribution il impose un rapport cotiseur/retraite, si ce rapport n’est pas respecte il faut travailler plus longtemps ou cotiser plus ou toucher moins a la retraite.


      • Briseur d’idoles (---.---.168.152) 11 janvier 2007 13:47

        Les « hauts fonctionnaires de l’Etat », les « cadres supérieurs » (je suis poli !), vivent peut-être jusqu’à 90 ans. Ils ont les moyens de se soigner et de s’entretenir, et peut-être d’émarger dans une entreprise jusqu’à un âge avancé !

        Mais des ouvriers qui vivent jusqu’à 90 ans, il y en a peu ! Bien peu ceux qui « profitent » de leur retraite, au delà de quelques années !

        Et de toute façon la retraite ne doit pas être en fonction de l’espérance de vie des plus nantis...

        Même si l’on aimerait voir les ouvriers travailler jusqu’à la mort pour payer celles des hauts fonctionnaires et cadres supérieurs !

        On oublie aussi que du fric il y en a, bien que cela soit pour entretenir nos parasites, et que les retraites peuvent être financées par diverses taxes, par exemple sur les produits de luxe, du moins, non utilitaires !


      • Fred (---.---.216.143) 11 janvier 2007 23:49

        « Les »hauts fonctionnaires de l’Etat« , les »cadres supérieurs" (je suis poli !), vivent peut-être jusqu’à 90 ans. Ils ont les moyens de se soigner et de s’entretenir, et peut-être d’émarger dans une entreprise jusqu’à un âge avancé !

        Mais des ouvriers qui vivent jusqu’à 90 ans, il y en a peu ! Bien peu ceux qui « profitent » de leur retraite, au delà de quelques années !

        Et de toute façon la retraite ne doit pas être en fonction de l’espérance de vie des plus nantis...

        Même si l’on aimerait voir les ouvriers travailler jusqu’à la mort pour payer celles des hauts fonctionnaires et cadres supérieurs !

        On oublie aussi que du fric il y en a, bien que cela soit pour entretenir nos parasites, et que les retraites peuvent être financées par diverses taxes, par exemple sur les produits de luxe, du moins, non utilitaires !"

        90 ans etait une image, l’esperance de vie actuelle est de 78 ans ce qui est deja eleve par rapport a la duree de cotisation mais un jour elle sera proche de 90 ans. Quelques individus ne font pas changer la moyenne d’age donc meme si les hauts fonctionnaires sont des enflures qui peuvent vivre vieux, ils ne changent pas beaucoup l’esperance de vie moyenne.

        Ensuite, qu’appelez vous un cadre superieur ? Je suis ingenieur de recherche, j’ai fais 8 ans d’etudes je suis bilingue et j’ai plus de 6 ans d’experience et je touche 2 fois et demi le SMIC (pour bin plus de 39 heures par semaine), me considerez vous comme un cadre superieur nanti ?


      • pragma (---.---.210.224) 10 janvier 2007 21:41

        Dans l’examen de la situation, le document du COR est assez réaliste, encore qu’on y sente quelques exercices de langue de bois, et des omissions volontaires. Il est censé sensibiliser tous les acteurs à la catastrophe annoncée des retraites...C’est bien.

        Y parviendra t’il ? On en doute. Le personnel politique en général n’a nulle envie de parler de ce sujet, expression-même de son incompétence et de son manque de courage depuis plus de 30 ans. Les décisions,(à prendre paraît-il avant fin 2008, alors que l’urgence est chaque jour plus grande) consistent à dire à tous les électeurs que les cotisations augmenteront, que les pensions baisseront, qu’il faudra travailler plus longtemps, qu’il ne devra plus y avoir de régimes favorisés.... enfin, du sang et des larmes !

        En période électorale, vous n’y pensez pas !

        Aucun conseiller en marketing-communication ne permettra ce genre de sujet « non-positif » ! Le fait que l’on n’évoque que la vérité est sans importance ! On navigue dans un océan de promesses roses et bleues...

        Et on sera reparti pour 5 ou 6 ans, avec au mieux une solution homéopathique à la Fillon, qui ne plombera, une fois de plus, que ces connards du régime général qui finissent toujours par se laisser faire, alors qu’ils sont les moins bien lotis...

        Je crains d’avoir raison !


        • milz (---.---.160.6) 11 janvier 2007 10:44

          Je ne comprends pas l’acharnement sur les retraites des fonctionnaires... Regardez plutôt le coût des retraites des exploitants et des salariés agricoles (1,5 fois le bénéfice du regime générale). Quand au problème des retraites des fonctionnaires, il est biaisé par la diminution du nombre de fonctionnaires. Ce coût est donc inévitablement plus fort. Pensons aussi au retraites qui coutent à tous : retraités des églises, mines, marins, militaires,... Le problème n’est pas public/privé, mais entre les 15 différents regimes et l’évolution du nombre de cotisants dans chaque régime.


          • Briseur d’idoles (---.---.168.152) 11 janvier 2007 11:07

            Ces attaques des politiques et du patronat contre les retraites et les retraités sont indécentes !

            Elles visent, comme toujours à criminaliser les plus démunis...

            On a cotisé toute notre vie, pour souvent une retraite de misère et on ose encore nous la reprocher...

            Évidemment si nous pouvions travailler jusqu’au cimetière, cela ne serait que mieux pour tous les parasites de l’Etat !

            Qu’on touche aux très grosses retraites, pourquoi pas, mais c’est justement celles-là auxquelles on ne veut pas toucher !

            On dit qu’il n’y a plus de sous dans les caisses, mais qui pique dans les caisses ?

            Du fric, il y en a, mais c’est pour les danseuses et parasites de l’Etat...

            On dit qu’on vit trop vieux, mais qui vit vieux ?

            Nombre d’ouvriers, n’arrivent même pas jusqu’à l’âge de la retraite !


            • Briseur d’idoles (---.---.168.152) 11 janvier 2007 11:15

              Après le « chômeur-fraudeur », on a inventé le « retraité-profiteur », voire le « retraité-délinquant » !

              « Prendre sa retraite », c’est non seulement un droit, mais c’est un dû !

              Quand on a bossé toute sa vie, et cotisé, quoi de plus normal que de « prendre sa retraite » et de récupérer ainsi une infime part de ce qui nous est dû !


            • Briseur d’idoles (---.---.168.152) 11 janvier 2007 11:43

              J’ai commencé à bosser à 13 ans et je percevrai à ma retraite de la sécu prévue cette année 850 euros par mois (Compte tenu du fait que j’ai élevé 3 enfants).

              Et encore, je ne m’en tire pas trop mal par rapport à d’autres !

              A l’instar de beaucoup, j’ai travaillé plus de 30 ans la nuit, dans des conditions difficiles, au détriment de ma vie familiale et de ma santé..

              Et les plus nantis (je suis gentil !) osent nous dire « Bandes de fainéants, travaillez plus longtemps » !

              C’est vraiment honteux !

              Devrions-nous nous, peut-être, nous excuser auprès de « nos maîtres », de vouloir prendre notre retraite ?

              A si les esclaves pouvaient travailler beaucoup pour rien (de préférence !) ce ne serait que mieux, pour nos parasites !


              • Briseur d’idoles (---.---.168.152) 11 janvier 2007 11:59

                Tu bosses et t’en chie toute la vie, au détriment de ta santé et de ta vie familiale pour le SMIC ; et t’as des politiciens qui n’ont rien branlé de toute leur vie et qui peuvent encore nous parasiter longtemps, qui osent te dire : « Vous vivez plus vieux, faut travailler plus longtemps », comme si la retraite devait être en fonction de l’espérance de vie, du reste très inégalitaire !

                Ils n’ont même pas la pudeur de respecter le mec qui a été esclave toute sa vie... On lui reproche sa retraite de survie...

                Il serait intéressant de connaître les montants des revenus ou/et et le nombre de retraites perçues ou escomptées, de tous ces politiciens qui osent nous reprocher une retraite méritée/due, qui nous permet tout juste de ne pas crever !


              • milz (---.---.160.6) 11 janvier 2007 13:40

                D’autant que c’est facile pour les élus avec les doubles années de cotisations :
                - Juppé : 57,5 ans (38 et 3 mois de cotisations) 3 654 euros par mois (sans compter les indemnités de mandat).
                - Fabius : 55 ans

                Vive les élus donneurs d’exemples....


                • Briseur d’idoles (---.---.168.152) 11 janvier 2007 13:51

                  Absolument d’accord avec toi, miltz !

                  On pourrait citer bien d’autres exemples !


                • milz (---.---.160.6) 11 janvier 2007 13:50

                  Je me permet de me corriger en disant que c’est leur droit puisque la loi est ainsi faite. Cependant, je ne peux que me demander la lecon que l’on peut en tirer. L’exemple est-il bon ?


                  • Briseur d’idoles (---.---.168.152) 11 janvier 2007 14:01

                    C’est la loi, peut-être, mais les lois quand elles sont injustes et iniques doivent être combattues et supprimer !

                    Une loi n’a aucun caractère sacré !

                    Je constate que les politichiens font les lois qui les arrangent ainsi que leurs copains...

                    Les politiciens devraient être au service de tous citoyens, or ils ne servent (à rien !) que trop bien les coquins !


                  • Christophe (---.---.58.18) 13 janvier 2007 15:00

                    @Milz,

                    Mais la réforme donnera lieu à une loi qui modifiera les lois précédentes en la matière, que ce soit pour la SNCF, EDF, ou tout autre secteur qui sera abordé dans la négociation est apparaîtra sur l’accord.

                    C’est avant tout une volonté politique, mais ils ne veulent pas perdre leurs privilèges ; faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ! smiley


                  • Bob (---.---.34.107) 12 janvier 2007 08:34

                    Il y a déjà trop d’inégalités au niveau des retraites, trop de cas différents. Quand on voit que les chauffeurs SNCF peuvent partir à 50 ans, c’est du délire... encore à une époque (avec les trains à charbon) ce travail était très usant, mais maintenant c’est pas pire que de conduire un bus ou un camion, rien ne justifie de telles faveurs, et dès qu’on leur demande de bosser 5 minutes de + le pays est paralysé...

                    Après il est vrai que pour certains travails moins usants physiquement, les gens ne veulent pas partir, peur de l’ennui ou réticences à perdre en revenus, ou pour certains le sentiment d’être irremplacable. Dans la recherche publique on peut être amené à bosser avec des gens de 70,75,... parfois 80 ans (qui ne se fatiguent guère ne vous en faites pas), cherchez l’erreur... surtout quand derrière les jeunes chercheurs galèrent pour trouver une place.

                    Inutile de revenir sur les politiques et leurs multiples sources de revenus, qui à 65 ans sont encore dans la force de l’âge.

                    Il y a aussi à côté de ça beaucoup de retraités qui font des piges à droite à gauche pour arrondir les fins de mois vu le montant ridicule de leur retraite (pour certains c’est aussi un moyen de s’occupper).

                    Et enfin il y a tous ceux qui ont 50/55 ans, qui ont souvent commencé à bosser à 14 ans, et qui voient la retraite à chaque fois leur passer sous le nez à chaque nouveau gouvernement. Ces gens n’ont plus la flamme, galèrent souvent pour trouver un job, et tout çà pour un salaire qui n’est pas forcément en rapport avec leurs compétences, pas étonannt qu’ils veuillent partir.

                    Enfin beaucoup croient que l’espérance de vie va continuellement augmenter... pour ma part je crois qu’on va bientôt plafonner, avant de voir ce chiffre baisser car les gens travailleront plus longtemps et auront moins de protection sociale que par le passé.


                    • Christophe (---.---.58.18) 13 janvier 2007 14:52

                      @L’auteur,

                      Si nous convenons tous que le problème démographique a une incidence négative sur le système des retraites, vous occultez un élément important qui accroît encore cette problématique, les principe d’évolution des salaires en monnaie constante entre les générations. Cependant, il est de bon ton de ne lever que la problématique démographique afin de bien faire comprendre aux salariés qu’ils sont les seuls à devoir faire un effort considérable pour assurer leurs vieux jours.

                      Cette approche borgne d’un problème complexe est peut-être anodin, mais votre propos en finalité Cependant, ce qui est nouveau, c’est que des réformes notables soient proposées par un organisme paritaire. On peut espérer y discerner une prise de conscience collective, y compris de ceux qui en 2003 ne voulaient rien entendre ... laisse planer une suspicion puisque, apparemment, vous ommettez, j’espère involontairement, que certains partenaires sociaux avez d’autres propositions qui ne consistaient pas à tout faire reposer sur le seul salarié ; dans ce contexte, leurs positions tranchées par rapport à celle du gouvernement ont été traduites par ils ne veulent pas de réforme ; ce qui est loin de la réalité, mais nous pouvions au moins espérer que des gens de raison, particulièrement des politiques comme vous l’êtes, auraient l’honneteté d’exposer les problèmes tel qu’ils sont plutôt que tel que vous souhaitez les exposer dans le but inavoué d’infléchir l’opinion publique.

                      Rappelons que la retraite est liée, dans notre société, aux phénomènes des revenus, du chômage et bien d’autres domaines qui sont totalement occultés dans les négociations par le gouvernement. En la matière, les privilèges les plus marqués sont ceux des politiques et de l’armée ; mais ces sujets sont tabous, du moins impossible d’en discuter avec les politiques de tout bord.

                      Il serait à mon sens plus constructif de remettre sur la table un ensemble plus ouvert que simplement un point bien ciblé qui désiquilibre un autre, lequel nécessitera une réforme à terme, mais toujours ciblée. Pouvons-nous souhaiter qu’un jour les politiques accepteront de traiter les diverses problématiques dans un ensemble plutôt que de mettre des pansements sur des jambes de bois qui n’existent que par des réformes précédentes ayant poussé à l’amputation ? Combien de réformes de l’Assurance Maladie pour mener d’un déficit de 13 millions de francs (1995) à un déficit de quelques 10-15 milliards d’euros aujourd’hui ? Pouvons-nous espérez des réformes efficaces en quelque sorte ?


                      • AB Galiani (---.---.71.186) 14 janvier 2007 21:38

                        Le fond du problème est bien un probleme démographique, le chomage n’étant qu’un élement qui contribue à accentuer le phénomène. on ne peut d’ailleurs pas exclure qu’il y ait un lien entre niveau des prelevements et chomage. Quelque soit l’origine des fonds qui seront pris pour financer les retraites, il faut bien comprendre que la charge des inactifs pesera toujours sur les actifs, soit par des ponctions sur les salaires, soit par des ponctions sur la capacité d’endettement des entreprises, donc par un moindre investissement


                      • Christophe (---.---.252.125) 15 janvier 2007 09:15

                        Nous sommes d’accord sur le fait que la problématique démocraphique est le coeur du problème.

                        Il me semble cependant nécessaire de pousser plus avant, dans d’autres domaines, les incidences d’une prise de décision.

                        Si nous prenons l’exemple de la prolongation de cotisation, et donc de son influence directe sur l’âge de départ à la retraite, il faut aussi proposer des solutions afin d’éviter que les salariés de plus de 50 ans soient considérés plus comme des futurs retraités que des salariés à part entière. Il faut ensuite mesurer l’influence directe de cette tendance sur l’age moyen de stabilité des jeunes dans la vie active.

                        D’autre part, il serait souhaitable de tenir compte de la tendance quant aux évolutions des salaires au regard de l’évolution qui a été appliquée pour nos ainés. En effet, les niveaux de salaire en fin de carrière de nos ainés ne seront plus atteint à position et évolution de carrière identique. Le calcul des pensions est indéxé sur les salaires en fin de carrière et les prélèvements sont réalisés sur les salaires courants ; globalement les dépenses tiendront compte de salaires élevés par rapport aux prélèvements qui tiennent compte de salaires moindres.

                        Pour votre approche exposant que le niveau de prélèvement influence le taux de chômage, cela me semble tout à fait recevable.

                        Mon propos consiste à insister sur le fait que la décision qui pourrait être prise aura des incidences négatives sur d’autres domaines si nous ne tenons pas compte de l’ensemble des paramètres qui entrent en considération. Poser l’ensemble des problèmes englobant les domaines connexes et réfléchissons à une solution d’ensemble ; c’est tout ce que je souhaite.

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