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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > Quand la Sécu étouffe l’Etat, la démocratie s’efface

Quand la Sécu étouffe l’Etat, la démocratie s’efface

Pour la première fois dans l’histoire de la France, les prélèvements sociaux atteignent plus de la moitié de l’ensemble des prélèvements obligatoires acquittés par les entreprises et les ménages français. A eux seuls, les prélèvements à destination des administrations de sécurité sociale représenteront 22,2 % du PIB, soit un tiers de plus que ceux perçus par l’Etat dont la part se réduit cette année de 15%, contre 16,2 % en 2005. Cette année, sur 784 milliards de recettes fiscales attendues, 395 sont destinées aux caisses de sécurité sociale, contre 267,5 à l’Etat. C’est le signe du poids croissant des dépenses sociales dans le budget des ménages et des sociétés. Mais c’est aussi le résultat d’un transfert de plus en plus important des recettes fiscales de l’Etat vers la Sécu. En 2006, par exemple, 19,4 milliards (soit 1 point de PIB) de recettes fiscales ont été transférés par l’Etat en compensation notamment des exonérations de cotisations de sécurité sociale.

Cette évolution me préoccupe depuis de nombreuses années, et je prêche dans le désert pour fusionner bien vite la Loi de Finances (de l’Etat) et la Loi de financement de la Sécurité sociale, même si je n’ignore pas qu’il faut une réforme constitutionnelle pour y parvenir. Ne pas le faire revient à ignorer les articles 14 et 15 de la Déclaration des droits de l’Homme et citoyen du 26 août 1789 déjà citée. Depuis la LOLF, en Loi de finances (de l’Etat) les crédits sont « autorisés » par la représentation nationale et le Parlement est chargé de contrôler les plafonds de dépenses et de veiller à leur strict respect par rapport aux montants autorisés. Il doit au surplus vérifier la performance des politiques publiques menées, au moyen d’indicateurs. Les crédits estimatifs ont été supprimés et remplacés par des crédits limitatifs, de sorte que tout dépassement doit faire l’objet d’un nouvel examen du Parlement. En matière de finances sociales, les crédits ne sont pas autorisés. Ce sont de vagues objectifs de dépenses d’assurance maladie qui sont arrêtés. Aucune loi de financement rectificative ne vient sanctionner des dépassements systématiques. Aucun contrôle parlementaire sérieux n’est effectué sur la dépense. Oui, les articles 14 et 15 de la DDHC sont ignorés. Oui, quand la Sécu étouffe l’Etat, c’est la démocratie qui recule. A quand la fusion obligatoire et constitutionnelle de tous les comptes publics consolidés ? Je rappelle que c’est sur ces seuls comptes-là (consolidés) que nous sommes engagés et jugés par nos partenaires européens.

Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen - 26 août 1789 -

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.


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61 réactions à cet article    


  • mercurochrome (---.---.4.88) 11 octobre 2006 11:13

    @ l’auteur:la sécu a bon dos quand on analyse ce qu’on lui fait porter:toute la médecine « libérale »repose dessus et je ne parle pas seulement des médecins:les médicaments,les analyses que les toubibs multiplient à l’infini et qu’ils font recommencer si tu vas chez des spécialistes,les paramédicaux:infirmières libérales(bien utiles),les kinés,qui se font des couilles en or aprés être partis chercher leur diplome en Belgique,les ambulanciers,et maintenant les « orthophonistes » qui prolifèrent comme des petits pains,sur ordonnance médicale.et je n’ai pas fini,rien que sur le chapitre médical...C’est juste pout lancer le débat !


    • (---.---.16.25) 11 octobre 2006 15:19

      On peut ajouter, pour le débat, quelques « énormités » médicales...

      — les boites de médicaments font 1 jour de moins que le traitement n’en nécessite (5j d’anti bio par boite pour 6j de traitement) ou 10 de plus (les inhibiteurs protrombiques sont vendus par boite de 14 ou 30j pour un traitement classique de 8 !!!)
      — le prix par boite pour les hopitaux supérieur au prix dans le commerce (parce que l’hopital, lui, peut « recycler » les jours supplémentaires des boites)
      — on autorise la protection (20ans) d’un médicament consistant simplement en une modification de la forme galénique (comprenez l’enrobage du principe actif) alors même que le laboratoire ne peut revendiquer son investissement en recherche pour une molécule connue depuis longtemps.
      — on autorise la mise sur le marché de médicament n’apportant rien par rapport à l’existant, donc ne constituant pas une avancée thérapeutique.
      — on accepte la « perte » de médicament efficace dont le prix de vente fixé en 70 n’a pas été revalorisé. Le labo préfère alors l’abandonner plutot que de produire à perte, et il rebrevete un médicament similaire qui lui aura un prix beaucoup plus intéressant ... pour le labo.
      — on accepte de faire fonctionner un système hospitalier où le personnel administratif est plus nombreux que le personnel soignant.
      — on maintient un nombre élevé de laboratoires d’analyses, alors même que leur regroupement permettrait des économies d’échelle (cout des analyses réduit), des analyses plus rapides (les petits labo n’ont pas les moyens de se payer le matériel dernier cri par manque d’analyses à faire, alors que la réunion de 3 petits labo suffit souvent pour rentabiliser certains matériels)
      — et la sacro sainte séparation des responsabilités médicales empechent de vérifier quelles analyses ont été faite (du coup on peut les faire deux fois d’affilée) ou de vérifier si la personne a déjà vu un, deux, dix généralistes pour le même problème.

      y en a plein d’autres, mais bon, je m’arrete là. Régler tout ça serait déjà énorme.


    • olivier (---.---.129.79) 11 octobre 2006 20:25

      merci je viens d’apprendre un truc que j’aurai pu deviné si j’avais reflechis. Je me suis toujours demandé pourquoi j’avais toujours de medicaments en trop a la fin de mon traitement, maintenant je sais.

      je vais dire surement dire une annerie, mais personne n’a prise sur les labos ? ils font du chantage a la delocalisation quand on aborde le sujet ? personne d’influence ne sait ca et ne leur en touche 2 mots ? il y a un lobby super puissant des labos qui emmene l’assemblée tous les ans au Crazy horse ? et pourquoi les syndicats de medecins (par exemple) ne le souligne pas quand ils demandent une revalorisation de leur honoraire ?

      j’aimerai comprendre pourquoi ca ne change pas alors que ca doit a peut pres doubler nos depenses en medicaments et ca m’a pas l’air sorcier a regler cette histoire.


    • bj33 (---.---.206.205) 11 octobre 2006 11:34

      On peut aussi réécrire la première phrae :

      Pour la 1ère fois dans l’histoire de la France, les taxes et impots atteignent moins de la moitié de l’ensemble des prélèvements obligatoires acquittés par les entreprises et les ménages français

      et se poser la question de la diminution de certains prélèvements : baisse des tranches supérieures du barême des impots sur le revenu, baisse de l’impot sur les sociétés.

      Ceci n’enlève rien à la pertinence du commentaire de mercurochrome et n’est peut etre qu’un autre moyen de lancer le débat smiley


      • Flo (---.---.246.172) 11 octobre 2006 11:39

        J’ai entendu ce matin à la radio que la secu allemande a réalisé des excedents.

        Bizarre, j’ai pourtant pas l’impréssion que les allemands meurent tous de maladie attrocent à l’age de 35 ans ni qu’ils viennent en masse se faire soigner chez nous.


        • mercurochrome (---.---.4.88) 11 octobre 2006 12:08

          Non mais,leur médecine est réellement tutellisée:les honoraires surveillés,les médicaments à l’unité,etc...Sont sérieux et organisés les fridolins ! (je déconne,une partie de ma famille est allemande) !

          Tiens,autre exemple de la démocratie allemande:pour le logement : les loyers ne sont pas liés à la concurrence mais aussi encadrés :à Cologne,tel arrondissement,c’est tant du métre carré, dans le secteur étudiant c’est tant et moins cher ! Ca vaudrait le coup de lorgner chez les Schleus et pas toujour vers les English et les Amerloques....


        • mercurochrome (---.---.4.88) 11 octobre 2006 12:20

          J’ajouterai,avant d’aller becqueter, que le sabotage de la Sécu est en place pour la liquider au profit de groupes privés qui consacreront une médecine à plusieurs vitesses:une pour les jeunes:peu de risques,une pour les quadras :ça commencera à douiller,une pour les sexas:j’espère qu’ils auront une bonne retraite !Bonjour la fracture sociale du grand Jacques !


        • (---.---.218.164) 11 octobre 2006 12:21

          « Mais c’est aussi le résultat d’un transfert de plus en plus important des recettes fiscales de l’Etat vers la Sécu »

          Je veux bien admettre que notre système social nous coûte cher, que l’on discute de méthodes pour optimiser son efficacité et autres. Mais certains de vos arguments sont plus que douteux.

          Si le gouvernement décide de baisser les cotisations sociales (qui ne lui reviennent pas) pour diminuer le taux de chomage (qui est de sa compétence), il est tout de même bien normal qu’il « compense » (comme vous le dites vous même)ces baisses de cotisations.

          Si l’Etat utilise des ressources qui ne sont pas les siennes pour appliquer sa politique, il doit rendre ces sommes aux organismes sociaux. Le problème est le même pour les collectivités territoriales, l’état en versant des compensations ne fait qu’accompagner un transfert de compétences.


          • Stef (---.---.20.126) 11 octobre 2006 12:43

            Je crois aussi en Allemagne, lors d’un accouchement sans complication il renvoie la mére et le bébé à la Maison 4 à 6 heures aprés l’accouchement ( 5 jours en moyenne en France), il n’ont pas un taux de mortalité infantile plus élévé qu’en France.


            • Voltaire Voltaire 11 octobre 2006 13:48

              Aux Pays-Bas aussi, mais il y a une aide pendant 10 jours au domicile (pour faire les courses, s’occuper du bébé etc...). La mère a besoin de récupérer et de dormir ! C’est pour cela que l’on garde 5 jours les mères en France... Mais il est bien probable que cela coûte moins cher à la collectvité de payer une aide à domicile 10 jours que 5 jours de maternité...


            • Stef (---.---.20.126) 11 octobre 2006 15:58

              Tout a fait Voltaire,

              et il me semble aussi que 30 % des accouchements ont lieu ,en Hollande, à la Maison contre seulement 1 % en France. Encore une source d’economie en amméliorant le confort des futurs Mamans et bébés


            • Stef (---.---.20.126) 11 octobre 2006 16:12

              Voltaire,

              J’oubliais en France aussi certaines Femmes disposent d’une aide pendant 11 jours ou 18 jours en cas de naissances multiples : le père grace au congé parternité payé par la collectivité il me semble.


            • Stef (---.---.20.126) 11 octobre 2006 16:17

              Les douaniers dépendent du Ministère de l’economie , des finances et de l’industrie.


            • Daniel Milan (---.---.168.250) 11 octobre 2006 12:59

              Quand l’Etat étouffe la Sécu, la démocratie s’efface !


              • Voltaire Voltaire 11 octobre 2006 14:00

                Votre analyse est largement exacte. Mais qu’en tirez-vous comme conclusion ?

                En tant que sénateur du groupe UMP, vous avez donc voté le budget préparé par votre gouvernement (auquel vous apparteniez en 2002-2003)... N’y a t-il pas là un certain décalage entre le verbe et l’action ? Ne serait-il pas plus cohérent de réintégrer le groupe UDF qui propose, me semble t-il, certaines des mesures que vous préconisez, et plus généralement un équilibre du budget de l’Etat ?


                • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 14:02

                  je travaille dans le biomed comme chercheur. C’est dit, dit et redit mille fois, mais les medecins ne veulent pas en entendre parler : Pour reduire il faut :

                  - Ameliorer et intensifier la prevention

                  - Permettre le repos chez soi et diminuer drastiquement les sejours a l’hopital

                  - Avoir un dossier medical europeen, avec tou les uivis, les exams les prescriptions les commentaires des medecins pour eviter la redondance des examens et des visites

                  - developper la medecine ctoyenne, les appareils de suivis medicaux a la maison ou ambulatoire, le medicament quand c’est necessaire, faciliter l’auto-medication.

                  Tout est prets, du moins techniquement. Reste plus qu’a faire la reforme medical necessaire.


                  • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 14:04

                    je continue : Au niveau Europeen, un effort enorme de recherche et de developpement est fournis. Si la secu et la France ne veut pas le faire, c’est son probleme. Arretons de financer le trou de la secu, car il y a les moyens existants pour arrtere son deficit. Il ne s’agit pas d’affamer la bete, tout existe pour son ameliration. Mettons la secu au pied du mur


                  • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 14:09

                    Typiquement les maladies chroniques sont l’une des depenses importantes. Les maladies chroniques, cel ne doit pas passer par le circuit ordinare. Mon pere a de l’uree dans le sang, maladie chronique. Et bien tous les 3 mois il est oblige d’aaler chez le medecin pour avoir une ordonnance de medicament. En plus il ne connait pas son taux d’uree.

                    Ici son cas est simple pour ameliorer les soins en terme d’efficacite et de cout :

                    - Surveillance d son taux d’uree a la maison
                    - variation de la presciption en fonction du taux d’uree
                    - On arrete les visites medicales pour la prescription
                    - La surveillance permet de controller le taux dúree, et donc d’avoir un soin specifique, au bon moment


                  • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 14:11

                    Ce nést pas un question de structure comptable (privee ou public), cést une question d’organisation de la medecine.


                  • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 14:19

                    Dieu sait que je ne suis pas pro-ricains, mais les compagnies d’assurnace privee riacines, utilise cette methode, et cela marche. Cependant, au US, peu de solidarite natiobnale, donc beuacoup de gens sur le carreau.

                    Mais il n’empeche, la prevention est compris par une societe privee qui ne pense qu’a l’argent, c’est bien une preuve que cela peut fonctionner. Et les ricains couvert par une assurance digne de ce nom n’ont pas une mortalite supereieur a la notre.

                    Oui il y a des choses a ameliorer :

                    - Prevention (regime personalisee, activite physique, surveillance, check up)
                    - Medecine a la maison
                    - Surveillance ambulatoire du malade et modulation semi-automatique de la prescription


                  • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 14:23

                    Donc oui la secu peut se reformer, si elle est courageuse. Les medecins menacent de quitter la france si il n’y a pas de revalorisation. Qu’ils la quittent, de toute facons c’est du vent leur menace, s’expatrier avec armes et bagages et bambins et loin d’etre aisee.

                    Mais il faut arreter avec les conneries du genre :

                    * Privees, publiques

                    * fonctionnaires ou pas

                    * Solution par une meilleur gestion comptable.

                    Une bonne gestion comptable est bien, mais il faut aller plus loins. La gestion compatble, cela n’a jamais rien resolu, il faut aussi des actes techniques, de la remise en question et le courage de mecontenter certains.


                  • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 14:25

                    Enfin et je termine avec ma diatribe, parmi les candidats a l’elysee, y a t ’il quelqu’un qui parle du probleme de la secu, et proposent des solutions concretes ?


                  • Voltaire Voltaire 11 octobre 2006 15:21

                    Je ne commenterai pas vos diverses « solutions » (certaines ont du sens, d’autres me semblent moins applicables), mais pour rebondir à votre dernière question, je n’ai pas en effet vu jusqu’ici de projet clair sur ce sujet venant des différents « candidables »... A creuser !


                  • faxtronic faxtronic 11 octobre 2006 15:57

                    qu’est ce qui n’est pas applicable. Tout existe deja. je dis bien tout. il suffit de faire. Je travail dans ce domaine, et tout existe deja, et est deja appliquee dans divers endroits du globe.


                  • Eric (---.---.4.29) 11 octobre 2006 17:21

                    L’extrême gauche propose de supprimer les multiples réductions de charges. Si chaque entreprise commencait par payer ses charges en intégralité, le trou serait moindre.

                    Ce n’est pas une prise de position, c’est une réalité qu’il est strictement impossible de nier.


                  • Stephane Klein 11 octobre 2006 14:07

                    La l’Etat de la Secu etouffe l’Etat ? Soit mais quels remedes ? Toujours plus d’Etat et de son administration qui fonctionne mal.

                    Je reclame le droit de me couvrir personnellement aupres de compagnies d’assurance privees et aussi realiser des economies substantielles, tout en admettant de cotiser pour la solidarite nationale, a condition que l’organisme gerant cette solidarite soit lui-meme prive, sous contrat de concession et ainsi, sous controle.


                    • Bateleur du Tarot Bateleur du Tarot 12 octobre 2006 02:24

                      Pour commencer il y a une directive européenne qui prévoit cela si je me souviens bien, pour plus de détails voir le site www.libreassurancemaladie.eu si la secu s’aperçoit qu’une entreprise privée avec les même contraintes arrive à faire des bénéfices (comme en Allemagne) au lieu de pertes comme ici elle acceptera peut être de remettre en cause son fonctionnement.

                      Mais il y a des choses en France qu’il ne faut surtout pas toucher au risque de se faire lapider comme l’Education Nationale, la Magistrature, le Code du Travail et la Sécurité Sociale. A cause de ces immobilismes nous sommes pratiquement en état de faillite. Merci à nos politiques.


                    • Panama (---.---.198.59) 11 octobre 2006 14:43

                      S’attaquer de front au problème global de la sécu est politiquement suicidaire, un an avant les élections.

                      Le motus des présidentiables : « on verra ce qu’on peut faire après ! »

                      Tout le monde abuse de la sécu, vous le soulignez assez bien. Un jour ou l’autre, mis au pied du mur, l’Etat français (donc, ses élus) prendra sa responsabilité.

                      Et alors, la Vème république tombera sous les manifestations massives.


                      • philippe (---.---.32.40) 11 octobre 2006 14:46

                        il est classe amen...

                        stephane a raison, pourquoi payer des fonctionnaires innombrables a ne rien faire, et a se remplir les poches aux frais de la princesse ,et ultimement a ruiner la france, alors que la solution de la concession existe ?

                        au lieu d’engager de plus en plus de fonctionnaires inutiles, il suffirait alors d’engager quelques fonctionnaires d’elites, a la maniere de singapour,qui nous gereraient les concessionaires de facon professionelle.

                        comparons la gestion de l’aeroport de paris avec son gouffre financier, son service client inexistant,ses douaniers invisibles,sa signaletique miserable, ses liaisons intra-aeroport et aeroport-paris nullissimes, avec les autoroutes de france, de plus en plus propres, de plus en plus efficaces.un service client qui s’ameliore d’anne en annee, le choix est vite fait, non ??


                        • Panama (---.---.198.59) 11 octobre 2006 15:57

                          Certes, Philippe.

                          Mais nous avons déjà 9% de chômeurs, dont la très grande majorité désire réellement travailler (eh oui).

                          Environ 18% de la population de la France est active. Vous voulez nous faire tomber à 10 % ? Et qui va payer tout ça ?

                          Au moins les fonctionnaires font marcher le commerce !


                        • Amen (---.---.4.88) 11 octobre 2006 16:09

                          Belle brochette de zélites qui défilent ici sur Avox:un chef,des élites,voici le nouveau slogan pour le troisième millénaire.


                        • (---.---.16.25) 11 octobre 2006 16:11

                          Vous avez raison. ADP est un gouffre financier. D’ailleurs le résultat net représente 9% du CA (le resultat operationnel est de 18.5% du CA).

                          Et puis , je viens d’apprendre que les douaniers étaient des salariés d’ADP... Merci de ce renseignement. Moi, je croyais bêtement qu’ils faisaient partie des « forces de l’ordre », donc des employés ... du Ministère de l’Intérieur. Du coup je ne comprends pas pourquoi les policiers du 93 râlent en disant qu’une bonne partie de leur effectif travaille uniquement sur Roissy/Charles de Gaulle et sur l’aéroport du Bourget.... Il faudrait leur expliquer à eux aussi que les « policiers des aéroports » sont des agents privés !!!

                          Pourquoi ne pas « concessionner » la sécu ? D’abord parce que ca ne couterait pas moins cher, puisque les fonctionnaires seraient toujours payés... Ce serait un cout supplémentaire. Ensuite, privatiser la sécu permettrait il de mieux gérer le problème des hopitaux, de la multiplication des analyses, de la non disponibilité des scanners (remplacés par de nombreuses analyses plus chères, parce que le scanner lui même coute tres cher à l’achat), .... Non. La seule chose que cela pourrait apporter c’est une diminution de la charge administrative interne de la sécu.

                          Alors regardons...
                          — Dépenses de la sécu en 2006 :295 milliards ;
                          — charges de gestion courantes (inclut la masse salariale) : 8,8 milliards.

                          Le cout de la structure sécu (ce qui pourrait etre délégué à une société privée), représente moins de 3% des dépenses. Donc on pourrait « jouer » sur une ligne budgétaire de 9 milliards d’euros pour combler un « trou » de 9 milliard d’euros. Le tout sans licencier les fonctionnaires..................

                          Au passage, le trou de la sécu représente 3% de son budget. A titre de comparaison, le trou de l’Etat est de 37 milliards (46 avec le trou de la sécu) pour un budget de 267 milliards (soit 14% du budget).

                          Il serait plus simple et moins couteux de, tout simplement, organiser le travail de ces fonctionnaires de manière plus efficace (eviter les doublons, informatiser le tout, simplifier l’administratif pour limiter les besoins en personnels, ne pas remplacer les départs si l’on peut absorber la charge de travail et chercher avant tout à régler le problème de cette charge avant de penser à recruter, etc...).


                        • gem gem 11 octobre 2006 16:55

                          @ IP:xxx.x32.16.25 ne vous laissez pas obnubiler par la question fonctionnaire / pas fonctionnaire. Le trou de la sécu est aussi vieux qu’elle, ni la droite ni la gauche n’ont réussit (ou voulu, à ce niveau c’est bien pareil) à le boucher. Un organisme lucratif ou un mutuelle très ordinaire ne sombrerait pas comme ça (même pas la MNEF, tiens, qui certes détournait des fond publics, mais pas au point de tomber en déficit, et qui finalement coutait quand même moins cher que la sécu à tout point de vue).

                          La mauvaise gestion, la non-gestion même, ça coute infiniment plus chère que les « frais de gestion ». évidemment, par définition, ça se mesure mal...


                        • (---.---.16.25) 12 octobre 2006 00:15

                          @gem

                          Je ne suis pas obnubilé par le problème fonctionnaires/non fonctionnaires. Je pense qu’on peut tirer de nos fonctionnaires globalement plus (je vous renvoie à votre article sur le cout de la fonction publique, dont il ressort que, vraissemblablement, la FP souffre d’une trop grande hiérarchisation).

                          Je voulais simplement attirer l’attention sur le fait que la gestion de la sécu coute 9 milliards, soit 3% seulement de ses dépenses (la plus grosse partie des dépenses concerne les indemnisations), et que ce n’est pas sur ce seul facteur qu’on pourra régler le déficit de celle-ci.

                          Si la sécu devenait privée, et si le cout de fonctionnement était divisé par 3, on récupererait 6 milliards sur 300 dépensés, soit 2% d’économies. C’est bien certes, mais je pense qu’on gagnerait plus à faire de la prévention de maladie (au lieu de soins lourds, longs et couteux), à travailler sur le fonctionnement des hopitaux, des laboratoires, sur la vente au détail des médicaments et la réévaluation de leur prix (avec comme contrepartie la non mise sur le marché de médicaments sans avancées thérapeutiques), ... D’autant que les 9 milliards des fonctionnaires repasseraient dans le budget général.

                          J’attirais l’attention du commentateur principal sur le fait que ce qui est public n’est pas forcément « un gouffre effroyable » (même si c’est souvent le cas). Ainsi, le déficit de la sécu (3% seulement, contre 15% pour le budget général), n’est pas astronomique (d’autant qu’il serait inférieur si l’Etat compensait bien toutes les recettes annulées voire positif si les régimes spéciaux étaient alignés sur le régime général). Que ADP (qu’il accuse) n’est pas une entreprise astronomiquement couteuse. Que la masse salariale de la sécu est de moins de 3% de son budget (par rapport au reste de l’administration c’est quand meme honorable, d’arriver à gérer autant d’argent avec si peu de personnel....).

                          Et que si l’on veut « réformer » l’administration de la sécu, comme il faudra tout de même assumer les salaires des fonctionnaires, autant les utiliser, les former, les rendre plus efficients, plutot que de « privatiser » sans réfléchir.

                          En l’occurence, on pourrait jouer avec une ligne de 9 milliards, qui passera dans le budget général si on privatise la sécu (salaire des fonctionnaires), pour boucher un trou de 9 milliards. Je pense que vous n’avez pas compris que cela me parait .... simpliste comme raisonnement ... voire stupide. Ca ne règle pas le coeur du déficit de la sécu. Cela ne nous pousse pas à réfléchir à tout notre système de santé (on trouve un bouc émissaire) et aux choix que nous devons faire. Je préfèrerait, pour la sécu, qu’on réfléchisse à ces choix.


                        • philippe (---.---.152.1) 12 octobre 2006 04:26

                          ref.commentaire Panama (IP:xxx.x67.198.59) le 11 octobre 2006 à 15H57

                          tout a fait d’accord, mais grace a nos elites nous sommes maintenant dans un parfait cercle vicieux =

                          > nos impots financent des grandes ecoles publiques qui nous sortent chaque annee des milliers de hauts fonctionnaires et politiciens arrogants et rapaces

                          > crise du petrole des annees ’70 et montee du chomage + concurrence des pays emergents ’80 +mondialisation des echanges ’90

                          > ces memes hauts fonctionnaires et politiciens , droite et gauche idem ,se revelent de plus totalement incapables [malgre leur formation qui etait suppose en faire le sel de la terre ??] d’apprehender la nouvelle donne et appliquent avec une betise incroyable la meme recette eternelle = engager de plus en plus de fonctionnaires pour cacher la realite du chomage + des emplois prives fictifs et subventionnes + pour la droite seulement, quelques ridicules tentatives de reformes ultra-liberales totalement hors-contexte en france ,voir le cpe de villepin

                          > maintenant que nous avons recule au maximum, et devant le spectre de la faillitte, le choix devient drastique = faire faillitte avec nos 30% de fonctionnaires et 20% de chomeurs et paysans subventionnes ou reformer enfin [cad faire des coupes franches parmi la masse de fonctionnaires ], mais avec a court-terme un taux de chomage qui montera a 30 % ou plus.

                          quel est le politicien qui va oser annoncer ca ? apres avoir menti ou s’etre leurre ,lui et ses pareils,pendant 30 ans sur la competitivite et la modernite de la france ?

                          personne, ni a droite, ni a gauche.

                          la droite va continuer sa politique "passive’ cad.parler ,seulement parler, de reformes tout en attendant l’hypothetique reprise economique europeenne qui en entrainant la france,evitera de faire les reformes [voir les politiques de droite successives depuis les annees ’70] ,et tout en engagant plus de fonctionnaires et en creant des emplois subventionnes .

                          et la gauche va continuer sa politique « active » cad basiquement la meme chose que la droite dans les faits,mais avec en plus des reformes de fonds [directement issues des lunes socialistes des annees ’60 ,voire libertaires pour la decentralisation..][je cite les 35 hrs, la decentralisation et ses emplois publics, l’impot sur la fortune ...]

                          et qui par leurs consequences sur le marche du travail immobilisent encore plus la france dans ce noeud gordien qui ne pouvant plus etre denoue, devra etre coupe.

                          mais y-a-t-il encore un alexandre dans ce pays de pleutres que nous sommes devenus ?


                        • Anthony Meilland Anthony Meilland 11 octobre 2006 16:18

                          Pour une fois, je suis d’accord avec Alain Lambert.

                          Nationalisons la Sécu !!


                          • gem gem 11 octobre 2006 16:37

                            Et si tu te demandais, plutôt, pourquoi on ne l’a pas fait, dès 1945 par exemple ? pourquoi aucun syndicat ne demande ça, et pourquoi ils ont tous gueuler comme de putois quand l’état à commencer à vouloir mettre son nez dans les comptes, et pourquoi ils ont tous exigé — et obtenu — que la loi de finacement de la sécu ne fixe que de grand objectifs indicatifs (ce qui est quand même bien ridicule pour une « loi ») ?


                          • Amen (---.---.4.88) 11 octobre 2006 16:59

                            Bravo ! @ Meilland (il me fallait du « caractère »)


                          • joë (---.---.122.65) 11 octobre 2006 17:03

                            Votre bistrotier vous parle de la croissance qui « devrait tout arranger » ?

                            L’oncle Jean-Paul déplore « l’échec de l’intégration à la française » ?

                            Le chauffeur de taxi évoque « l’impossiblité de faire des réformes dans ce pays » ?

                            Attention, ils sont sans doute contaminés !

                            Vocabulaire de marché, mots-entonnoir, contre-sens orwelliens, catalogue du prêt-à-penser : dans un petit livre stimulant - LQR, la propagande du quotidien, l’éditeur Éric Hazan désosse la « Lingua Qutiane Respublicae », cette tyrannie sémantique qui imprègne le langage de chacun.


                            • joë (---.---.122.65) 11 octobre 2006 17:06

                              « En 2005, les entreprises françaises qui composent l’indice boursier du CAC 40 ont réalisé 84 milliards d’euros de profit, un chiffre en hausse de près de 30 % par rapport à 2004, qui avait déjà été considérée comme une très bonne année.

                              Le Monde, 13/03/06

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