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Les commentaires de Jean Dugenêt



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 octobre 13:41

    Bonjour,

    Le formulaire de contact de votre blog ne fonctionne pas.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 10 octobre 09:44

    @Vivre est un village
    J’ai proposé un article à AgoraVox à la suite du décès du petit-fils de Trotsky mais il n’est pas passé. Tous mes articles sont maintenant systématiquement censurés sur AgoraVox



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 27 septembre 12:49

    @zygzornifle
    "Une grève même générale ne suffirait pas Macron a 160 000 flics déneuronés a ses ordres pour la mater, c’est une révolution qu’il faut ....

    "

    Mais la grève générale est le début classique d’une révolution. Quelqu’un d’autre que moi l’a dit...



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 septembre 22:28

    @Bendidon ... Wind Pilgrimer

    « Mais que fait la modération pour laisser passer ce genre de nartic ??? »

    Vous préféreriez sans doute que ce soient mes articles qui passent ! Moi aussi !



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 septembre 12:16

    @Pimpin

    « La grève ne sert à rien, on l’a bien vu ces dernières années. En plus c’est une forme de violence. La seule action efficace c’est le vote ! »

    Je pense exactement l’inverse. Vous avez vu des changements importants advenir à l’issue d’un vote quelque part dans le monde. Pouvez vous donner des exemples ? Pourtant des changements il y en a souvent.

    Vous avez-vu le changement après le référendum de 2005 ?

    Qui possède la presse, tous les medias pour imposer une vision unilatérale ?



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 26 septembre 12:13

    @lecoindubonsens
    « Mais ce gâteau est le fruit de tous ceux qui travaillent, qui produisent. »

    Je suis entièrement d’accord avec ça. Justement, la grève générale est la démonstration que sans les travailleurs (ceux qui produisent) les capitalistes ne sont rien. Les actionnaires des entreprises engrangent des super-profits alors qu’ils ne produisent rien. Ils s’accaparent (ils volent) une partie de la plus value produite par les travailleurs. Les actionnaires ne produisent rien.
    Alors, pour ce qui est du partage du gâteau je propose que ceux qui produisent aient leur part et que les capitalistes n’aient plus rien alors qu’actuellement ils prennent les gros morceaux et ne laissent que des miettes à ceux qui travaillent.

    Certes, il y a une erreur chez l’auteur. La grève générale n’a rien d’une prise du pouvoir mais elle indique la voie à suivre.
    La grève générale c’est le rassemblement au grand jour des exploités, le début classique de toute révolution.
    Ce qu’il faut ensuite c’est que les comités de grève se transforment en comités d’entreprise pour que les travailleurs reprennent la production pour leur propre compte... et non plus pour remplir les poches des capitalistes. Alors s’ouvrira la perspective de produire pour le bien commun et non plus de produire pour faire du profit.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 25 septembre 23:28

    Je ne suis pas certain d’approuver l’article mais quand je lis les commentaires hargneux de ceux qui découvrent ces deux mots : grève générale, je remercie l’auteur d’avoir fait resurgir cette haine contre tout ce qui ressemble à des révoltes d’opprimés. Ils pourraient remettre en question l’ordre établi que ce soit à Paris, à Moscou ou à New-York !



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 23 septembre 09:02

    @SPQR audacieux complotiste chasseur de complot
    Je ne vois pas de quoi vous parlez et en quoi cela me concerne.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 21 septembre 11:52

    @l’auteur

    Vous faites un long exposé d’où la lutte des classes est totalement absente. Or, c’est pourtant le moteur principal de l’histoire. Le fait que des capitalistes dans le monde entier cherchent en permanence à faire le plus possible de profits en exploitants des travailleurs est la première des données pour expliquer tous les conflits. Arrivé à son stade suprême, le capitalisme s’est transmuté en système impérialiste. La lutte entre les différentes puissantes impérialistes est une conséquence de la lutte des classes. Toutes ces puissances impérialistes, notamment les USA et la Russie ont en commun de défendre le capitalisme. Elles ont en détestation les révoltes ouvrières, les luttes émancipatrices des travailleurs, le communisme... De ce point de vue Poutine et les dirigeants américains sont complètement d’accord. Ceux que vous décrivez comme des ennemis sont en fait des concurrents ou des adversaires mais ils sont prêts à s’unir pour lutter contre les peuples qui remettent en cause le capitalisme dans leur lutte émancipatrice. Ils le font sans vergogne.
    Poutine et les américains ont agi ensemble pour massacrer le peuple syrien (plus de 300 000 morts) afin de briser sa révolte qui intervenait dans la lignée du printemps arabe. Vous tombez à ce sujet dans l’énorme panneau de leur propagande commune visant à faire croire qu’ils étaient motivés par la lutte contre l’Etat islamique. Ne voyez vous pas la disproportion entre le nombre de morts et une prétendue lutte contre l’Etat Islamique. Ils étaient d’accord ensemble pour faire de cette prétendue lutte contre le terrorisme le moteur de la répression internationale contre toutes les luttes émancipatrice.

    Poutine n’avait que des propos élogieux au sujet de l’OTAN jusqu’en 2002 quand ce tournant a été pris. Poutine a accepté l’invasion de l’Irak et les américains ont laissé Poutine massacrer en Tchétchénie. Ce fut la période la « Global War » qu’ils ont mis en œuvre ensemble. Les poutinolâtres imbéciles en sont encore à croire que Poutine et l’OTAN sont des ennemis. Avec leur raisonnement binaire, ils ne voient que des défenseurs de l’impérialisme yankee chez ceux qui ne défendent pas Poutine.

    Vous ne voyez pas que Poutine avait, de fait, l’accord des USA pour envahir l’Ukraine. Cela a pourtant été révélé dans la presse mais, même sans cela, une analyse lucide de la situation internationale le montrait. Je rappelle cependant qu’un article du Washington Post du mercredi 17 août 2023 indiquait que les autorités américaines connaissaient les moindres détails des plans du Kremlin dès octobre 2021 (4 mois avant l’invasion). Le fait qu’ils aient laissé faire a bien valeur d’autorisation donnée à Poutine.

    Cet article du Washington Post a fait sensation et il a été abondamment repris. (Voir tout ce qu’on trouve sur le web en tapant dans un moteur de recherche : Poutine avait l’autorisation des américains pour envahir l’Ukraine). Voici notamment ce que je trouve dans "Courrier International"  :

     "Au fil d’une enquête en quatorze chapitres, menée par une dizaine de journalistes à travers le monde et intitulée “Sur la route de la guerre”, The Washington Post révèle dans son édition du mercredi 17 août les coulisses des mois qui ont précédé la guerre en Ukraine. Le quotidien s’appuie sur le témoignage d’une trentaine de hauts responsables politiques, militaires et issus du milieu du renseignement, occidentaux et ukrainiens, dont certains s’expriment sous le couvert de l’anonymat. On y apprend que les services occidentaux, notamment américains et britanniques, étaient incroyablement bien informés, qu’ils avaient connaissance dans les moindres détails des plans du Kremlin et de l’intention de Moscou d’envahir l’Ukraine."

    N’ayant pas saisi cela vous ne pouvez pas comprendre le tournant qui s’opère actuellement. Soyez bien certain que Poutine et les dirigeants américains continuent à se concerter. Ils ont tenté de garder ensemble la maîtrise des règles du sordide jeu qui s’appelle « La guerre en Ukraine ». Mais ces règles évoluent...

    (à suivre)



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 21:15

    @Patlover
    Vous êtes un nouveau venu sur AgoraVox. C’est original ! Au moment où une quantité de lecteurs et d’intervenants abandonnent la fréquentation de ce site, l’apparition d’un nouveau venu est une surprise. Pouvez vous nous dire ce qui nous vaut ce plaisir ? A moins que vous soyez un ancien intervenant qui a créé un nouveau login.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 19:32

    @Eric F
    "Cette hypothèse d’une entente en sous main entre USA et Russie avec un blanc seing pour envahir l’Ukraine est originale, mais me parait hasardeuse.« 

    Un article du Washington Post du mercredi 17 août 2023 indique que les autorités américaines avaient les moindres détail des plans du Kremlin dès octobre 2021 (4 mois avant l’invasion). Le fait qu’ils aient laissait faire a bien valeur d’autorisation donnée à Poutine.

    Cet article du Washington Post a fait sensation et il a été abondamment repris. Voir tout ce qu’on trouve sur le web en tapant dans un moteur de recherche : »Poutine avait l’autorisation des américains pour envahir l’Ukraine« 

    Voici notamment ce que je trouve dans  »Courrier International«  :

     »Au fil d’une enquête en quatorze chapitres, menée par une dizaine de journalistes à travers le monde et intitulée “Sur la route de la guerre”, The Washington Post révèle dans son édition du mercredi 17 août les coulisses des mois qui ont précédé la guerre en Ukraine. Le quotidien s’appuie sur le témoignage d’une trentaine de hauts responsables politiques, militaires et issus du milieu du renseignement, occidentaux et ukrainiens, dont certains s’expriment sous le couvert de l’anonymat.

    On y apprend que les services occidentaux, notamment américains et britanniques, étaient incroyablement bien informés, qu’ils avaient connaissance dans les moindres détails des plans du Kremlin et de l’intention de Moscou d’envahir l’Ukraine."



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 19:06

    @Eric F
    « il fallait par rétorsion lui retirer le statut de langue régionale là où elle est majoritaire. »

    Avez-vous les références de la loi qui imposerait cela ? Je n’ai rien trouvé de tel ici.

    Dans l’article sur lequel vous avez mis un lien je trouve une explication a la montée en puissance, lors des élections, de ce que vous appelez des prorusses :

    "Selon Konstantyn Reoutski, de l’ONG humanitaire Vostok-SOS, il s’agit d’une démarche pragmatique plus qu’idéologique. « Ces populations ne sont pas anti-ukrainiennes. Elles cherchent avant tout à retrouver le statu quo pré-2014  ». D’où leurs confiances renouvelées à des élites locales, pour beaucoup associées au régime autoritaire et corrompu de Viktor Ianoukovitch, déchu en février 2014. Des notables qui ont usé de leurs relations de clientélisme et de paternalisme pour séduire, voire acheter, des électeurs. «  Les gens sont contents car ils reçoivent des paquets d’alimentation ou un nouveau terrain de jeu pour les enfants du quartier  », se désole Konstantyn Reoutski. «  Ils ne voient pas que c’est cette politique opaque qui avait provoqué, en partie, le conflit de 2014  »".



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 18:52

    @samy Levrai
    "l’Ukraine a été créé en 1920 et n’a jamais été indépendante avant 1991, parler d’ancêtres et d’Histoire va te faire entrer dans le Guiness des records à la page gros nazes.« 

    Pour voir où, quand et comment a été créée l’Ukraine, je conseille mon article, censuré sur AgoraVox,  »Lénine contre Poutine« .

     »gros nazes" => insulte. Ce commentaire va disparaître.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 17:54

    @Eric F

    « Mais à terme, le potentiel de combattants réservistes penche numériquement en faveur de la Russie. »

    Si c’était vrai, Poutine mettrait rapidement quelques dizaines de milliers de soldats en plus au combat sans attendre. En fait, il recrute au maximum de ce qu’il peut faire. Il se garde bien de lancer la mobilisation générale. Il cherche à perdurer, à tenir en place à la tête de la Russie et il sait qu’il ne faut pas qu’il en fasse de trop dans ce sens là... Sa position est fragile.

    Il lui faut aussi conserver une situation suffisamment forte au plan international. Il lui faut notamment l’appui silencieux des dirigeants des USA. C’est cet aspect fondamental que ne comprennent pas les poutinolâtres. Poutine à longtemps été favorable à l’OTAN et donc aux capitalistes des USA. Il avait l’accord (par services secrets interposés) de Biden pour envahir l’Ukraine. Depuis, ils négocient ensemble les règles du jeu de « la guerre en Ukraine ». Mais celles-ci évoluent. Au départ, Poutine était autorisé à envahir en s’attaquant uniquement à des cibles militaires.

    Quand les USA, surpris de la résistance ukrainienne, ont été contraints de soutenir l’Ukraine, avec, directement ou non, l’envoi d’armes c’était à condition qu’il se battent uniquement sur le territoire ukrainien. Mais ces règles se relâchent de plus en plus au fur et à mesure des exceptions dont l’initiative vient de Poutine. La première retraite laisse les tristes traces de Boutcha ensuite Poutine déporte des populations avec des enfants. Il lance des explosifs divers qui arrosent « accidentellement » un pays de l’OTAN : La Roumanie. Il bombarde des cibles civiles : toutes les productions d’énergie... Il détruit les réserves de blé en interdisant leur commerce...

    Les USA sont contraints d’accepter que les Ukrainiens aient maintenant des cibles en Russie. Le pont de Kertch est condamné à plus ou moins long terme alors que les USA ne voulaient pas que les ukrainiens y touche. L’Ukraine est aussi en passe de prendre le contrôle de la mer Noire sans avoir de Marine Nationale mais avec uniquement des missiles et des drones.

    Je vous invite à taper dans un moteur de recherche des mots comme : « Les Etats-Unis et la Russie négocient en secret » vous verrez que des négociations de ce type se poursuivent. Les ukrainiens vont avoir des F16 (au compte gouttes et très tardivement). Ils ont maintenant des missiles à plus longue portée et à grande précision. Les USA ne voulaient pas de cela mais ils sont contraints de laisser faire.

    Je répète, car je l’ai expliqué plusieurs fois, que Poutine et les dirigeants américains ne sont pas des ennemis : ce sont des adversaires ou des concurrents. Ce n’est pas la même chose. Ils ont en commun de défendre le capitalisme, d’être pour la stabilité de ce système, d’être farouchement opposés à toute révolte ouvrière, d’être foncièrement anti-communiste. Malgré tous les griefs (de plus en plus nombreux) que les américains ont contre Poutine, ils sont angoissés à l’idée qu’il perde la guerre et que cela le discrédite en Russie. Il chuterait assurément et personne n’a de solution de rechange pour assurer une gestion stable du capitalisme dans cette région du monde.

    Ce point de vue des américains a été clairement exprimé par Macron : « Toutes les options autres que Vladimir Poutine au sein du système actuel me paraissent pire »

    Actuellement Zelensky marque des points à l’ONU. C’est aussi au plan international que se joue la guerre en Ukraine.

    Votre pronostic est à très hasardeux :

    "Donc soit l’Ukraine négocie et sauve quelques meubles, soit elle attend que ses sponsors se lassent (élection probable de Trump par exemple), et elle perd non seulement les territoires, mais l’espoir d’une stabilisation durable et un rapprochement avec l’UE (pour l’OTAN, c’est cuit, elle s’est mis à dos plusieurs pays par sa morgue). "

    Pour ma part, je me garde de tout pronostic mais si je devais en faire je n’irai assurément pas dans le même sens que vous. Je me demande bien d’ailleurs ce qui serait négociable avec Poutine. Il serait capable de faire des promesses. Il l’a déjà fait. On a vu ce que ça donne. Hitler aussi faisait des promesses...



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 16:17

    @Eric F

    « La culture et langue russe ayant été rabaissées par le régime issu de Maïdan »
    C’est faux ! L’affirmation de l’existence d’une culture ukrainienne n’est nullement un rabaissement de la culture russe.

    Vous inversez tout. C’est sous la domination des russes qu’il y a eu volonté d’éradiquer la langue et le culture ukrainienne et non l’inverse.
    Jamais les ukrainiens n’ont voulu faire subir à d’autres ce que leurs aïeuls ont enduré. Tous les textes de lois sur les réformes linguistiques sont accessibles sur le web. Citez les textes que vous incriminez ! La langue ukrainienne est devenue la langue officielle en Russie ce que l’impérialiste grand-russe nommé Poutine et quelques autres trouvent insupportables. Personne en Ukraine ne se plaint de cette réforme et certainement pas les russophones plus que d’autres. Il faut cesser de répéter toute la propagande débile des poutinolâtres.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 14:51

    @l’auteur


    « Il est vrai qu’avec 84,1 % de population Russe et Russophone la population Ukrainienne était minoritaire en Crimée »

    Voilà une phrase bien étonnante !

    Est-ce que les russophones d’Ukraine ne feraient pas partie de la population ukrainienne ? Zelensky ne serait-il pas Ukrainien ?



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 13:53

    @leypanou

    Pour démarrer la réflexion. Poutine accuse Lénine d’avoir inventer l’Ukraine qui n’avait pas de raison d’exister. Lénine, a appliquer le principe du droit des peuples à disposer d’eux-même. Il voulait gagner l’amitié des peuples pour les rallier à la cause du socialisme. Il écrivait :

    « l’ouvrier russe, ne se fiant pas une minute, en rien, ni à la bourgeoisie russe, ni à la bourgeoisie ukrainienne, est actuellement partisan du droit de séparation des Ukrainiens, ne voulant pas imposer à ceux-ci son amitié, mais gagner la leur en les traitant comme des égaux, comme des alliés, comme des frères dans la lutte pour le socialisme. »

    Il n’est donc pas question pour lui d’imposer quoi que ce soit en matière de pratiques linguistiques ou de séparations en diverses nations.

    Pour les buts poursuivis pas Lénine, « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » ne saurait souffrir d’exceptions.

    Mais, pour les poutinolâtres, cette démonstration n’est pas suffisante. Voulant à tout prix défendre Poutine, sur cette question comme sur d’autres, ils déploient mille arguties pour affirmer, contre toute vraisemblance, que l’Ukraine n’a jamais existé et qu’elle n’existe pas. Les arguments sont classiques. Ils expliquent que les frontières sont fluctuantes et que ce pays est composé de multiples régions avec des histoires et des cultures différentes. Elles sont peuplées par des « ethnies » différentes qui parlent des langues différentes.

    Il faudrait que ces poutinolâtres réfléchissent un peu aux notions de nation, de nationalisme… Il faudrait qu’ils s’interrogent sur ce que sont les « histoires nationales ». Comment et pourquoi elles ont été fabriquées ? Il faudrait qu’ils prennent un peu de recul par rapport à l’histoire de France de Michelet que plus aucun historien sérieux ne prend à la lettre. Seul Asselineau est capable de la régurgiter dans une conférence en se prenant pour un spécialiste d’Histoire.

    Cette réflexion serait bien utile mais, sans nécessairement passer par tout ce cheminement, les poutinolâtres ne voient-ils pas qu’avec des discours comme ceux qu’ils tiennent à propos de l’Ukraine, il est possible de contester l’existence de n’importe quelle nation ? Jouons un moment à ce jeu, avec les arguments qu’ils affectionnent, pour affirmer que la France n’existe pas.

    •  Le Duché de Savoie et le comté de Nice n’ont été annexés à la France qu’en 1860. Ils trouveraient tout aussi bien leur place pour former ensemble un Etat indépendant ou en étant rattachés à la Suisse ou à l’Italie.
    •  L’Alsace et la Lorraine étaient allemandes et pourraient l’être encore.
    • Le pays Basque français doit être rattaché au pays Basque Espagnol et ils seront ainsi voisins de la nécessaire Occitanie.
    • La Flandre doit être rattachée à la Wallonie dans un pays indépendant.
    • La Bretagne est un pays indépendant que des salauds refusent de reconnaître alors qu’elle a pourtant sa propre langue et une culture celtique qui rapproche les bretons davantage des irlandais que des français.
    • Jeanne d’Arc a été brulée vive à Rouen par les anglais qui étaient chez eux... et devraient l’être encore.
    • Nous savons que les peuplades que sont les bretons, les normands, les savoyards, les auvergnats... ont, à l’évidence des cultures différentes. Ajoutons, pour faire bonne mesure les discours habituels des personnes de mauvaise foi : « C’est de notoriété publique et c’est prouvé dans les archives. D’ailleurs, les personnes informées et honnêtes le disent toutes... »

    Pour être un peu plus sérieux que les poutinolâtres, Il faut comprendre comment sont nées les nations en dépassant les particularités de chaque pays-nation-peuple. Aucun d’eux n’est tombé du ciel tout fait. Les frontières naturelles fortes comme la mer et les chaînes de montagne jouent assurément un rôle essentiel. Pour la France, seule la frontière de l’Est est restée fluctuante après le Moyen-âge. L’Ukraine, n’ayant pas de telles frontières naturelles, a vu davantage de variations dans son découpage.

    Les grandes nations européennes se sont forgées au cours du moyen-âge qui a duré 1000 ans. Leur gestation s’est étalée sur plusieurs siècles. Le sentiment d’appartenance à une même nation est souvent venu concurrencer la notion d’appartenance à une même religion. Le pouvoir royal s’est renforcé au détriment du pouvoir du clergé. Le principe des nationalités est apparu au XVIIIème siècle et il s’est imposé partout en Europe au XIXème siècle. Avec les révolutions bourgeoises et le capitalisme, le pouvoir des bourgeoisies nationales devait mettre un terme au pouvoir des provinces (Duchés et Comtés) qui était un résidu du pouvoir des aristocraties du Moyen-Age et un frein à l’expansion du capitalisme. C’est seulement alors que la plupart des nations ont adopté une langue nationale en diminuant le plus possible l’influence des autres langues (langues régionales) et les patois. Elles ont aussi adopté des hymnes et des emblèmes nationaux. Elles ont codifié une quantité de règles administratives nationales… La constitution d’Etats ayant plusieurs langues reste possible comme en Suisse mais souvent difficile comme en Belgique. Le facteur linguistique a souvent été primordial. La Hongrie a en grande partie fondé son unité nationale dans la défense de la langue hongroise qui était menacée dans l’empire Austro-Hongrois. La volonté des « grands russes » au XIXème siècle d’éradiquer la langue ukrainienne a été un facteur fort de renforcement du nationalisme ukrainien. La remise en cause de l’existence de cette nation par Poutine est aujourd’hui le facteur principal d’unité du peuple ukrainien.

    Les nations plus récentes que les grandes nations européennes ont été le plus souvent formées par le colonialisme. Elles ont souvent vu le jour en seulement quelques décennies. Ce fut le cas pour l’Algérie. Lorsque les troupes commandées par le général de Bourmont débarquent à Sidi-Fredj le 14 juin 1830, personne n’a encore entendu parler de l’Algérie. Ces troupes prennent Alger le 5 juillet mettant fin au pouvoir des Deys et de la « régence d’Alger ». Le territoire qui va devenir l’Algérie lors de la colonisation par les français est alors peuplé essentiellement par des tribus qui ont selon les régions des langues et des cultures différentes. Le nationalisme algérien prend naissance en opposition au pouvoir colonial avec Messali Hadj qui réclame l’indépendance de l’Algérie dès 1927. Il est le fondateur successivement du Parti du peuple algérien (PPA), du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et du Mouvement national algérien (MNA).

    Les internationalistes s’opposent en principe au chauvinisme des nationalistes. Mais nous voyons que par application du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », les révolutionnaires, tout en restant fondamentalement internationalistes, défendent le nationalisme des peuples qui cherchent à s’émanciper des puissances qui les oppriment. C’est évidemment le cas pour les peuples colonisés qui veulent s’émanciper du joug du colonialisme. C’est aussi le cas, chaque fois qu’un peuple cherche à s’émanciper de la domination d’une puissance impérialiste comme ce fut le cas par exemple en Indochine puis au Vietnam quand le peuple Vietnamien luttait d’abord contre le colonialisme français puis contre l’impérialisme américain. La constitution de ces peuples en nation a été une nécessité sur la voie de leur émancipation. C’est le cas aujourd’hui en Ukraine où nous soutenons le peuple ukrainien qui refuse la domination de la Russie quelle que soit d’ailleurs la politique des dirigeants de l’Ukraine.

    Poutine a au moins réussi une chose avec l’invasion de l’Ukraine. Il a soudé l’unité du peuple ukrainien à un niveau qu’on n’avait jamais vu auparavant. Ce phénomène est classique. C’est en réponse à une agression extérieure que les nations se soudent le plus solidement. C’est ainsi que s’est formé le nationalisme algérien et bien d’autres nationalismes.

    Est-ce bien le moment de contester l’existence d’un peuple ukrainien ?



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 12:04

    @Com une outre
    « le massacre des populations russophones »

    Où avez vous vu cela ? La plupart des russophones d’Ukraine détestent Poutine et sont opposés à l’invasion russe en Ukraine.



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 20 septembre 12:01

    @leypanou
    "l’Ukraine n’est qu’un patchwork de plusieurs peuples comprenant des Russes, des Polonais, des Roumains, des Hongrois, etc.

    "

    La France n’est qu’un patchwork de plusieurs peuples comprenant des bretons, des alsaciens, des provençaux, des auvergnats...

    Il faudrait un peu réfléchir : qu’est-ce qu’un peuple ? une nation ?



  • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 15 septembre 17:42

    @samy Levrai

    Tu n’avances toujours à rien dans la discussion. Aucune citation de ce que tu contestes. Tu ne fais que des affirmations gratuites et de la mauvaise littérature.

    Commençons par la mauvaise littérature. Tu te lances tes fleurs et tu t’attribues des décorations :
    "On va dire que je n’avance pas masqué et qu’avec moi on sait exactement ce qu’on va obtenir, pas de surprises ou de trucs qui pètent en plein nez quand on s’y attend pas. Je dis ce que je pense et je donne pleins pleins d’arguments à chaque fois ,

    « 
    Tu devrais ajouter : je suis beau, intelligent, franc, honnête, soucieux de vérité...

    Et maintenant, les affirmations gratuites :
     »mes arguments étant factuels« .
    Mais je ne vois aucun fait. Tu as avancé des chiffres en expliquant qu’ils sortent de ton imagination. Précisément, tu as écrit qu’ils  »valent ce qu’ils valent mais sur lesquels je parierais« .

     »il est vrai qu’ils sont difficilement discutables, c’est frustrant je veux bien l’entendre.« 
    Comme il n’y a aucun fait, il n’y a en effet aucune discussion possible.

     »Mes chiffres valent ce que vaut mon analyse« 
    Je suis d’accord. Tes chiffres ne valent rien. Ton analyse ne vaut pas plus.

     »mon analyse faite à partir de beaucoup beaucoup de sources « 
    Mais on ne connait aucune de tes sources. Pour l’instant, on n’a que les chiffres que tu inventes.

     »Mes chiffres (...) se basent surtout sur de la puissance de feu, la logistique, la technologie et les ressources...« 
    Ce serait donc ton imagination que tu appelles : »de la puissance de feu, la logistique, la technologie et les ressources..."

    C’est un peu pompeux !

    « sur tous les plans l’Ukraine est à la rue »
    Il s’agit probablement d’une expression argotique que je ne comprends pas et qui est sans aucun rapport avec ce que j’écris.

    « La Russie voulait de bon rapport avec ses voisins ».
    La Russie est un pays. Les pays n’ont aucune volonté. Si on parlait des personnes, on pourrait affirmer que tout le monde veut des bons rapports avec ses voisins mais que certains ne font pas ce qu’il faut pour cela...

    Ton cas est désespérant. J’ai perdu du temps.