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Les commentaires de Gérard Dahan



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 11 décembre 2013 16:06

    Merci de vos réactions et désolé des « remplacements » de mots par le correcteur et des formulations approximatives.
    Quelques réponses :

    @ Henri Diacono :
    - Il est possible qu’il s’agisse d’une évolution de façade, les « déclarations » peuvent souvent servir à « tester » une position avant de véritablement l’adopter. J’ai personnellement tendance à penser que nous assistons au désenclavement progressif de l’Iran, l’attraction des « marchés » permet d’être moins regardant en matière de politique.
    Ce que vous nommez « une démarche de faux culs » s’appelle également la diplomatie c’est-à-dire le fait d’adapter son discours à son interlocuteur.
    Sur votre autre remarque, loin de moi l’idée d’affirmer que la France est « noyée » sous les djihadistes, mais, il est pour moi évident que la communauté musulmane Française est l’objet depuis plusieurs années d’une pression importante qui s’exerce :
    - A travers les chaines satellites musulmanes
    - A travers ses institutions représentatives Française
    - Dans bon nombre de mosquées et les centres de formation des imams.
    Sur ce sujet, je vous invite à lire mon précédent article sur la stratégie des Frères Musulmans.

    @ Valas et Agent Orange :
    Je reconnais que ma phrase est mal formulée, je vais essayer de mieux m’expliquer.
    Vous n’ignorez pas que depuis la création de l’Arabie Saoudite en 1924, les USA sont le garant militaire de la stabilité de la domination des Saouds.
    Cependant, l’Arabie Saoudite a considérablement financé les mouvements djihadistes et notamment avant le 11 septembre 2001. Sur 19 Pirates identifiés, 15 étaient Saoudiens, ce qui lui a valu non seulement nombre de suspicions, mais également une tension certaine avec son protecteur.

    Dès lors, après le 11 septembre, l’Arabie Saoudite, a été beaucoup plus vigilante sur les bénéficiaires de ses largesses et sur leur utilisation :
    - Les manuels scolaires Saoudiens ont été révisés et des passages encourageant le djihad et pourfendant les impies ont été supprimés.
    - de 2003 à 2006, on a assisté à une vague d’attentats d’Al Qaida, mais le réseau terroriste a été durement combattu par les Saoudiens.
    - Ils ont après 2006 mis en place un programme réhabilitation des extrémistes arrêtés dans le royaume ou à l’étranger.
    - En avril 2010, une conférence rassemblant des oulémas du monde entier à Médine a dénoncé « le terrorisme » et appelé les extrémistes à abandonner la violence.

    Bref, le 11 septembre 2011 a été perçu par l’Arabie Saoudite comme un évènement menaçant sa propre stabilité politique et depuis, celle-ci s’est « redirigée » vers le Salafisme c’est-à-dire vers une version « en principe » non politique de l’Islam radical.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 12 novembre 2013 19:27


    Sur le mot « Internationale », je ne vois pas dans les individualités ou les communautés juives dispersées de par le monde, une quelconque stratégie une idéologie ou un objectif politique unique qui puisse vous permettre de parler « d’internationale ».
    Vous avez l’impression que les boudhistes sont une internationale ?

    Sur la notion de « victimisation permanente », il est clair que les minorités ont toujours été utilisées dans l’histoire, comme des boucs émissaires et des alibis. Dans toutes les guerres, les minorités - en général- payent un lourd prix. Et de ce point de vue, les juifs ont payé plus que leur part. Mais il n’y a pas qu’eux, revoyez-donc la Saint Barthélémy.

    Enfin, je suis surtout un économiste qui pensent que l’Etat d’Israël est, dans cette partie du monde, un moteur économique, dans une région qui en manque cruellement.
    Je n’ai pas de solution miracle à ce conflit, mais je pense que la croissance économique, l’accès au progrès et au confort peut-être une valeur qui peut rassembler et être partagée...

    La misère conduit au conflit, mais la prospérité l’en éloigne.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 5 novembre 2013 11:31

    Merci de vos commentaires.
    Mon propos n’a jamais été de soutenir une quelconque xénophobie ou une mise en accusation de la communauté musulmane.
    En revanche, je travaille depuis plus de 30 ans sur la désinformation et la manipulation de masse.

    La confrérie des Frères Musulmans me semble caractéristique de ces deux phénomènes avec une dimension internationale qui est - somme toute - assez mal connue.

    Quelques réponses :

    @ Saint Just :
    Je l’ai déjà dit, ces informations sont disponibles et vérifiables sur le web, il suffit de les chercher et d’y passer un peu de temps. Mais il est peut-être plus simple pour vous d’accuser d’esprit partisan...

    @Henri Diacono
    Oui, je le reconnais l’article est long, ayant fait des recherches sur plus de 12 pays, et les filiations avec les Frères Musulmans étant parfois embrouillées, il est dans certains cas difficile de faire court...

    @ jack mandon
    De fait, les « islamistes » et notamment les Frères Musulmans ont « récupéré » les bénéfices du printemps 2011 auquel ils n’avaient pas participé.
    Les Egyptiens comme les Tunisiens sont aujourd’hui largement revenus de leur gestion catastrophique, mais l’influence de la propagande islamiste sur la radicalisation religieuse des communautés musulmanes
    et notamment Française (par le biais notamment des chaînes satellites religieuses) n’a- jusqu’à présent - jamais été véritablement évaluée...



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 2 novembre 2013 16:08

    Merci de vos remarques. Je suis conscient de l’imperfection (et des fautes) de cet article.

    Je ne suis pas un spécialiste des Frères Musulmans, juste un observateur averti du printemps arabe et de ses suites.

    Je voulais partager mon étonnement devant la découverte de l’étendue de l’implantation et de l’influence des Frères Musulmans dans une multitude de pays. Toutes ces informations sont disponibles sur le web, mais leur juxtaposition à de quoi effrayer devant ce qui paraît clairement (ce dont ne se cachent pas les Frères Musulmans) une stratégie de « réislamisation » du monde musulman.

    Par ailleurs, certains des leaders de cette mouvance comme Youssef al-Qardaoui ou les Frères Ramadan, expliquent clairement quelles sont les étapes de la création d’un lobby politique islamique et les procédure pour parvenir à la modification de la législation des pays d’Europe.

    J’espère sans trop le croire, qu’ils sont dans un rêve de toute puissance...



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 2 novembre 2013 11:11

    Si je déplore - comme vous - la disparition progressive des librairies, je ne suis pas d’accord avec vous pour la mettre sur le dos du recul de la lecture, mais plutôt sur celui du recul d’un mode de distribution et de commercialisation.

    Si dans les années 80 on pouvait faire le procès de la télévision comme ayant fait reculer la lecture, l’avènement de l’Internet à lui - au contraire - remis les Français (et les autres) à la lecture. Qu’on le veuille ou non, un article Internet, un forum, ou un mail passe par la lecture et aussi quelquefois par l’écriture.

    Ce n’est pas le médium de communication qui change (l’écrit), c’est le support : le livre papier.
    Et l’écrit comme tout produit dématérialisable est l’un de ceux qui se prête le mieux au transfert sur Internet et sur le web. Tous les journaux qui ont crée une version web ont compris cette évolution et amorcée leur conversion.

    On peut le regretter, mais comme le rappelait Mac Luhan, la domination progressive d’un support (le virtuel) ne fait pas pour autant disparaître les précédents (le papier), ils se juxtaposent. L’enregistrement de la voix n’a pas fait disparaître l’écrit.

    Oui, les librairies disparaissent comme ont disparu les photographes dans les années 90, laminés par le numérique ou comme au début du 19ème siècle ont disparu des milliers de souffleurs de verre.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 18 octobre 2013 14:44

    Etant moi-même un occidental, je peux difficillement avoir un regard autre, ce qui ne veut pas dire que ne je lit pas la presse (lorsqu’il existe une version non arabe) des pays du maghreb et du moyen-orient.

    Je suis globalement d’accord avec nombre de vos remarques à quelques exceptions près.

    1. L’Etiquette de « Printemps Arabe » à été donné par les médias après les chutes de Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Egypte en Février 2011. Ces mouvements ont tous les deux été animés par de jeunes urbains adeptes des réseaux sociaux avec des objectifs de plus d’ouverture et de démocratie face à des dictatures.
    Les islamistes n’ont absolument pas participé à ces premiers mouvements, ni en Tunisie, ni en Egypte. En Tunisie par exemple, Rached Ghannouchi qui résidait à Londres a débarqué en Tunisie en mars 2011 soit plus d’un mois après la chute de Ben Ali.
    Que les islamistes aient par la suite remporté les élections traduit un autre phénomène qui n’était pas l’objet de cette article.
    L’Etiquette donc n’était pas illogique.

    2. Qu’il soit difficile de qualifier nombre de pays arabes de « démocratie » ne signifie en rien qu’il n’y ait pas de démocrates. La généralisation est - pour moi - toujours abusive.

    3. Que l’on puisse redouter ce que pourrait être « l’après Bachar » en cas de chute du gouvernement ne signifie en rien que toute l’opposition à Bachar-Al-Assad soit constituée d’extrémistes ou de djihadistes.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 18 octobre 2013 10:57

    Merci pour vos remarques.
    De façon générale mon propos n’était pas de commenter une intervention ou une absence d’intervention, mais de souligner l’aspect « exporté » de ce conflit avec les intrusions de plus en plus nombreuses de combattants extérieurs à la Syrie qui aujourd’hui rendent une solution de moins en moins probable.
    Ces combattants extérieurs ne seraient cependant que 10 000 sur 100 000 combattants estimés. (voir le lien).

    Pour une composition de la rébellion, voir l’excellent article du Monde et notamment la carte de la localisation des différents groupes (Voir le lien)

    Je répond à quelques messages :

    @ amiaplacidus
    Comme l’on signalé nombre de commentateurs, une intervention sans l’aval de l’ONU aurait été difficile et à fortiori avec les veto Russe et Chinois. L’intervention en Libye a eu lieu alors qu’on ne dénombrait que 8000 morts. C’est vrai que comparé aux 115 000 morts en Syrie ...

    @ Amonbra
    Vos remarques semblent plus dictées par vos convictions personnelles que par une analyse des faits.
    Je n’ai personnellement pas constaté ou lu beaucoup d’intervention d’Israël ou du « lobby juif » puisqu’il semble que vous parliez de ça...
    En revanche effectivement les interventions des pays du golfe semblent largement plus probantes.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 18 octobre 2013 09:41

    Entièrement d’accord avec vos remarques et vos précisions.

    A votre question : « que vont devenir les combattants islamiques étrangers ? », je crois que personne aujourd’hui n’a la réponse ; on ne peut avancer que des suppositions...

    Personnellement, je pense que ce conflit pourrait avoir plusieurs années devant lui, compte tenu de l’absence d’homogéneïté de la « nation » syrienne, et compte tenu de la difficulté à envisager une partition qui pourrait impacter l’ensemble de la région.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 23 novembre 2012 18:41

    Merci de vos remarques.

    Je persiste à dire que ces sondages ont été réalisés sans tenir compte de certains principes déontologiques des sondages.

    Sondeur depuis 1985, enseignant en fac les techniques de sondage depuis 1979,  auteur de plusieurs articles sur la manipulation par les sondages, j’ai la faiblesse de savoir de quoi je parle.

    J’en veux une autre preuve  : la proportion de sympathisants trouvés  :

    Dans ces différents sondages, la proportion de sympathisants UMP constatée varie considérablement, preuve que la constitution des échantillons était approximative.

    La notion de sympathisant dépend bien évidemment de la nature de la question posée et des mots utilisés pour la définir.  L’Ifop le 31 Aout trouve 20,5% de sympathisants ; Opinionway le 8 octobre en repère 35% ( ?) ; Harris Interactive est plus expéditif, il ne dit pas combien il en trouve. BVA dans son enquête le 16 novembre en dénombre 25%.


    Il est probable que cette question variait d’un institut à l’autre, et on peut dire ce n’était pas « les mêmes sympathisants ». Mais un tel écart dans la proportion de sympathisants UMP  trouvée par ces sondages (de 20% à 35% soit 15% d’écart) ne lasse pas de m’interroger.

    La déontologie aurait du obliger les instituts à publier leurs critères de définition de ce qu’ils appelaient « un sympathisant ». 

    Pourquoi y a t-il de telles différences entre les résultats des instituts et la réalité ?

    1. Parce que les sympathisants ne sont pas des adhérents

    2. Parce que les définitions des sympathisants étaient différentes d’un institut de sondage à l’autre, ils n’ont donc pas interrogées les mêmes catégorie de personnes...

    3. Parce que les questions posées par ces instituts sur la préférence en matière de président étaient elles aussi différentes.


    La question des fraudes et du spectacle que donne l’UMP est une autre question…



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 21 novembre 2012 22:53

    Merci Njama de votre réponse, je n’ai pas l’impression que nous soyons en désaccord, j’adhère à tout ce que vous avez dit et ne me sent aucunement en opposition avec vos propos.

    J’ai mis en ligne un nouvel article qui paraîtra demain, mais sur un tout autre sujet.

    Cordialement



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 21 novembre 2012 18:42

    Merci Njama pour vos remarques et la cordialité de votre ton.

    Vous avez raison Agoravox n’a pas pour vocation d’être un site d’information « pur jus » et les « opinions », les réactions, l’emportent probablement sur l’information au sens strict.
    J’ai probablement tendance à faire le choix des supports qui recherchent l’objectivité plus que ceux qui sont marqués par l’expression de leurs opinions. Et c’est la raison pour laquelle j’en lis plusieurs.

    Lorque vous écrivez : « Dans l’hypothèse où vous prétendriez vous-même faire de l’information, je me permets de pointer votre rédaction partisane.
    En écrivant »Le fait de désigner un chrétien à la tête du CNS est sans doute un message aux chrétiens de Syrie, afin qu’ils rejoignent l’opposition sans crainte".

    J’accepte votre interprétation, bien qu’il s’agissait de ma part d’un commentaire somme toute assez banal et relativement logique. Il est admis que la minorité Chrétienne a tardé à rejoindre la rébellion, Bachar Al-Assad s’étant toujours présenté comme une protection face aux extrémistes religieux. Ce n’est qu’avec l’accumulation des morts et la radicalisation du conflit que la minorité Chrétienne s’est - en partie - tournée vers le CNS et la rébellion.

    Cordialement.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 21 novembre 2012 10:26

    Merci à tous de vos commentaires.

    Sur la désinformation :
    Je suis un peu surpris de certains commentaires qui adoptent immédiatement le ton de l’insulte sans aucun argument, qui citent certains réseau comme source d’information...
    A propos de ce réseau, je rappelle que "Dans le contexte du « Printemps arabe », Thierry Meyssan (le Président du réseau) a apporté son soutien à des dirigeants arabes comme le libyen Mouammar Kadhafi ou le syrien Bachar al-Assad (Wikipedia)
    Mais dans ce cas, il ne convient pas de tenter de donner des leçons de désinformation puisque ils sont au coeur de cette même désinformation.

    L’insulte n’a jamais été un argument, c’est au contraire, l’aveu de ses propres limites.

    Ce qui ne veut pas dire que je sois en opposition avec ce qui parfois est dit.

    Mais dans cette société où l’Internet est le champ de bataille qui double tous les conflits, ou les Etats ont tous mis en place des services de guerre informatiques (Il existe des sites qui référencent l’ensemble des attaques informatiques mondiales et les techniques utilisées), ou Agoravox (et ce n’est pas difficile de le démontrer) est parfois l’enjeu massif d’attaques partisanes,

    ...la crédibilité d’une information se résume à la crédibilité de celui (et donc éventuellement des références du site) qui la produit.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 20 novembre 2012 14:52

    Un article intéressant.
    Si l’équilibre budgétaire est un objectif qui doit être pris en compte, parce-que témoignant de la solidité des capacités de remboursement, les politiques d’austérité en désespérant la population ne font généralement que précipiter la décroissance.
    Une fois pour toute il faut admettre que l’économie est une discipline qui doit intégrer la psychologie.
    Et les grecs - comme tout le monde - ont aussi besoin d’espoir.

    Une critique cependant : vous comparez - semble t’il- des chiffres de prévision issus du FMI avec des estimations issues du baromètre Eurostat. C’est un peu mélanger des torchons et des serviettes.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 19 novembre 2012 18:50

    Bonjour,

    Vous avez très certainement comme moi lu l’ensemble de la presse sur ce sujet et vous aurez remarqué une sorte de « flottement » dans sa dénomination : certains titres parlent d’un « ambassadeur », d’autres d’un « représentant ».

    Vous avez raison la co-existence de 2 ambassadeurs paraissant difficile, sauf désaveux officiel du régime de Bachar Al-Assad, il ne peut s’agir que d’un représentant...



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 6 novembre 2012 17:34

    Plusieurs réponses en vrac,

     

    @ Sisiphe :

    Je lui donné comme titre “l’extrémisme musulman” parce qu’il me semble qu’“islamiste” a aujourd’hui un sens politique précis qui pourrait exclure certaines forme d’extrémisme.

     

    @ Jonas,

    Non je ne parle pas Arabe… mais il existe de nombreux sites d’information Francophones (Algériens, Tunisiens, Marocain), j’ai écouté les vidéos fuités de Ghannouchi avec un ami Tunisien pour avoir une traduction complète.

     

    Mais je suis d’accord avec vous, nous avons probablement « projeté » sur ces mouvements, tout comme également un certain nombre de démocrates Tunisiens…

     

    @ Walden et Jonas :

     

    Mon texte est je pense clair, il n’était pas question de mettre en accusation l’Islam dans son ensemble, même si comme vous je constate qu’islam et démocratie ne font pas aujourd’hui très bon ménage.


    La difficulté à accepter le principe de la séparation des pouvoirs en est probablement une des causes majeures.

    Mais je vous le rappelle, notre 1ère république a été un régime de terreur.

    La démocratie demande du temps, de la maturation, de l’éducation et de la mesure.

    Ce qui en revanche me frappe, c’est la pression de plus en forte qui s’exerce sur la communauté musulmane Française.

    Etudiant, j’avais de nombreux amis musulmans, dont la pratique religieuse était, disons approximative… Aujourd’hui, ils font tous ou presque le Ramadan.

    Progression du sentiment religieux ou pressions de plus en plus pressantes ?

     

    Un autre exemple insignifiant et en même temps tellement symbolique   :

    Je discute souvent de politique avec mon épicier qui est  un ami Tunisien ; dès qu’un salafiste entre dans sa boutique (et ils y en a quelques uns dans mon quartier), il change ostensiblement de sujet ; comme s’il ne se sentait plus véritablement libre de s’exprimer.

    S’agit-il d’une version religieuse de la police politique ?

     

    Il n’a jamais été question pour moi de mettre les musulmans ou l’Islam en accusation, mais de relever l’agressivité idéologique et religieuse des pays du golfe.

     

    Cordialement



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 3 novembre 2012 13:58

    @ Jonas,

    Je ne pense pas faire de l’ethnocentrisme, ma formation et mon métier m’ont depuis longtemps évité ce genre de « projections ».
    Par ailleurs, il me semble que vous « globalisez » un peu trop vite les différentes situations.

    Il y a par exemple en Tunisie, de véritables démocrates qui tentent de s’opposer à la stratégie d’islamisation de la société Tunisienne qu’est en train de dérouler Ennahdha et son leader Rached Ghannouchi. Tournez-vous par exemple en direction de partis qui « montent » en Tunisie comme Nidaa Tounes et Al Joumhouri. Mais je suis effectivement extrémement inquiet de l’avenir de la Tunisie, pays à l’islam traditionnellement modéré qui pourrait soit éventuellement basculer dans une période aussi « noire » que l’ont été les années 90 en Algérie, soit connaître une évolution à l’Iranniene, ce que cherche Ennahdha.

    Pour ce qui est de la France, le Conseil Français du Culte Musulman qui pouvait au départ sembler une bonne idée, s’est effectivement fait noyauter par nombre d’organisations islamistes.

    Il existe effectivement une pression exercée sur toute la communauté musulmane française à la radicalisation de sa pratique religieuse, mais je suis extrêmement confiant sur les valeurs de cette communauté qui ne tient pas à tomber dans l’extrémisme.

    Courtoisement.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 2 novembre 2012 11:20

    @ Pierre Regnier

    Vous avez raison.
    Les gouvernements français ont souvent mal réagi face à l’extrémisme religieux.
    Mais la prise de décision n’est pas toujours un phénomène facile.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 2 novembre 2012 09:07

    Permettez-moi une petite rectification et désolé de ne pas avoir vos connaissances anthropologiques, je n’ai qu’un doctorat de sociologie.
    L’UOIF n’a pas été crée par Sarkozy, elle a été crée en 1963.
    Sarkozy a crée en revanche le Conseil Français du Culte Musulman en 2003 lorsqu’il était ministre de l’intérieur et l’UOIF a été élue à la présidence de plusieurs Conseils régionaux du culte musulman.
    On reproche effectivement à l’UOIF d’avoir des positions intégristes, mais il n’est pas surprenant que les plus extrémistes cherchent à noyauter les institutions religieuses reconnues par la république...



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 2 novembre 2012 08:10

    J’adhère à ce que disait Pie 3,14, c’est un prix Nobel de la paix, pas d’économie.

    Vous n’avez pas connue la guerre, moi non plus, mais nos parents, grands parents et arrières grands parents, l’ont connue, l’ont subie dans leurs chairs (pour les miens) et je remercie l’Europe de n’avoir pas vécu les horreurs qu’ils ont vécues.

    Par ailleurs, comme beaucoup de monde malheureusement, vous confondez idéologie, économie et finance.
    De ce point de vue, vous faites le jeu - probablement involontairement - des banques, des agences de notation, des Goldman Sachs que vous dénoncez (et là, je vous comprends) et qui oeuvrent à la baisse d’influence de l’Euro.
    Car l’Euro commençait (avec sa stabilité contrairement au dollar, et son poids économique) à faire de l’ombre au dollar comme monnaie d’échange international (regardez les statistiques et vous verrez que l’Euro commençait à prendre du poids comme monnaie d’échange) et cette situation de quasi monopole, convenait bien aux USA pour continuer de vivre à crédit.
    Car nous sommes, madame, dans une guerre monétaire et les agences de notation qui ont précipité la crise de l’Euro, sont, comme par hasard, toutes américaines, et proches des lobbies de wall-street.

    Enfin, si la zone Euro s’effondre, et je ne nous le souhaite pas, vous vous rendrez compte avec nous, de ce qu’est une VRAIE CRISE ECONOMIQUE MAJEURE.

    Courtoisement.



  • Gérard Dahan Gérard Dahan 1er novembre 2012 12:23

    Merci de vos réactions et commentaires.
    Je suis le printemps Arabe en tant qu’observateur et sociologue depuis 2 ans, et j’en ai constaté l’évolution progressive.
    Mon but n’était donc pas une condamnation supplémentaire de l’islam, mais de clairement mettre en évidence « l’impérialisme religieux » des pays du golfe qui déroulent une stratégie en direction du Maghreb et de la France sous couvert d’aides financières et de prises de participation.