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Les commentaires de Vincent Benard



  • Vincent Benard Vincent Benard 6 mai 2011 09:55

    @ R_vs_k

    Vous noterez que le bill a été INTRODUIT mais pas encore VOTE.

    D’autre part, je pense que croire que la GS act aurait empêché la crise est une joyeuse illusion, et qu’il empêchera la suivante aussi. Plutôt qu’un long développement, je vous renvoie sur les analyses de Mike Shedlock à ce sujet,

    http://globaleconomicanalysis.blogspot.com/2010/01/glass-steagall-be-careful-what-you-wish.html

    Le lien que vous suggérez évoque une « mise en banqueroute organisée du système financier ».

    Bien que je ne sois pas certain que nous suggérions les mêmes moyens d’y parvenir, nous ne sommes pas très éloignés philosophiquement : « laissons les mauvais faire faillite », et, pour éviter que cette faillite ne provoque des « bank runs » et autres paniques préjudiciables, créons un mécanisme de faillite express par dilution des actionnaires au détriment des créanciers, ou, si la situation est trop mauvaise, wipe out des actionnaires existants et transformation des dettes financières en capital. Et si ça met un créancier lui même en faillite pour cause de disruption de flux de cash, et bien, pareil : debt-to-equity swap.

    cela revient bien à une « mise en banqueroute ordonnée » non pas de tout le système financier, mais tout de même d’une bonne partie, la plus mal gérée.

    @ Barde Gaulois : Votre point illustre parfaitement le problème de la « régulation » par empilement législatif : qui dit gros textes dit « négociation », et « compromission »...

    Une législation courte, fondée sur des principes, appliquées DANS L’ESPRIT et non dans la lettre par des juges qui ne se préoccuperont finalement que de répondre à quelques questions simples :

    - Y a t’il eu faute de gestion ? Si oui, faute grave ?
    - Y a t’il eu malhonnêteté ? Vol ? Tromperie ? dissimulation à caractère frauduleux ?

    si oui, CONDAMNATION, peu importe que le montage financier ait respecté à la lettre la page 1250 de la loi machin-truc. Cela obligera les dirigeants à se poser constamment la question de L’ETHIQUE de leurs agissements, avant de penser « respect de la lettre de la réglementation ».



  • Vincent Benard Vincent Benard 6 mai 2011 09:35

    @ Kerjean : Bien que vous usiez à mon encontre de l’invective la plus grossière, je m’abstiendrai d’employer le même ton à votre encontre, quoique ce serait facile.

    Voici une interview dans laquelle je dis que :

    - les grandes banques ont fraudé
    - que tant que les dirigeants de ces banques ne seront pas condamnés, y compris au pénal, pour les fraudes constatées, il n’y aura pas de retour à un climat financier sain
    - que l’état régalien n’a pas fait le boulot qu’il aurait du faire, c’est à dire embastiller les fraudeurs dès les premières fraudes décelées, ce qui aurait beaucoup fait pour calmer les excès des grands fraudeurs...
    - Que les banques faillies doivent être restructurées au détriment des actionnaires et des créanciers plutôt que des contribuables

    etc... etc...

    Et sous votre plume, cela devient : "Prendre la plume pour défendre les pauvres chtites banques innocentes face aux vilains consommateurs véreux et au grand méchant état où y a rien que des communistes« ...

    J’avoue ne pas bien comprendre par quel tourment de l’esprit vous arrivez à cette conclusion... ah mais c’est vrai, »je suis un imbécile". ou un scélérat...



  • Vincent Benard Vincent Benard 6 novembre 2010 16:17

    @ le dénommé Sysiphe :

    En tant que président de l’institut Hayek, je confirme que M. Belouve, même si nous reprenons volontiers ses excellentes publications, n’est pas membre de notre institut.

    Quant à vos autres péroraisons, elles ne valent pas que j’y consacre la moindre seconde. Je précise toutefois que, contrairement aux insinuations lues ca et là, l’institut Hayek s’enorgueillit de ne pas recevoir le moindre centime d’argent Corporate (nous refusons ce genre de contribution de par nos statuts) et bien sûr pas le moindre argent public. Et nous refuserions toute donation privée supérieure au montant de la cotisation annuelle demandée aux membres, afin de conserver notre indépendance (toujours statutairement).

    Le fait que la clique alarmiste n’ait plus que le pseudo argument du lobby pétrolier pour tenter de nous discréditer montre combien sur le fond du problème, leur position est intenable.

    Ah au fait, en passant, la justice néo zélandaise, surement aux ordres d’exxon mobil, confirme les affirmations de la blogosphère sceptique parues il y a un an et demie environ, montrant que les données de température des stations néozélandaises faisaient l’’objet de honteux tripatouillages au moment de « recalibrage » des données par des membres qui, comme par hasard, font partie du GIEC. Naturellement, seuls les sceptiques sont de sales malhonnêtes qui mangent au ratelier des pétroliers, cela va de soi.

    http://www.rechauffementmediatique.org/wordpress/2010/10/22/kiwigate/

    Vincent BENARD
    président, Insitut Hayek
    http://www.fahayek.org/



  • Vincent Benard Vincent Benard 30 avril 2010 20:23

    Quelques corrections. Seule Fannie mae a été créée en 1938. Privatisée en 69. Freddie a été créé en 70 sous statut public et privatisée à la fin des années 80

    Elles n’ont pas perdu la garantie de l’état après privatisation. dans ce discours à la chambre en 2002, le seul politicien a avoir anticipé la crise aussi tôt, Ron Paul, disait
    http://www.objectifliberte.fr/2008/10/subprimes-revue.html

    "One of the major government privileges granted these GSEs is a line of credit to the United States Treasury. According to some estimates, the line of credit may be worth over $2 billion. This explicit promise by the Treasury to bail out these GSEs in times of economic difficulty helps them attract investors who are willing to settle for lower yields than they would demand in the absence of the subsidy. Thus, the line of credit distorts the allocation of capital. More importantly, the line of credit is a promise on behalf of the government to engage in a massive unconstitutional and immoral income transfer from working Americans to holders of GSE debt"

    Sinon, en 1938, le but n’était pas encore d’ouvrir la propriété aux classes modestes mais de réouvrir un marché du crédit réduit à la portion congrue par une nuée de règles, moins connues que le glass steagall act (Mc Fadden act et amendement douglass)

    C’est à partir de 1993 que le gouvernement US a décidé que Fannie et Freddie devaient solvabiliser des clientèles auparavant insolvables. Ce que les GSE ont négocié contre une augmentation de leurs avantages fiscaux, comptables, etc...



  • Vincent Benard Vincent Benard 13 mars 2010 09:39

    @ Bruce : osons dire que les suisses se sont mis dans un sacré pétrin avec leur ferroutage qui leur coute les yeux de la tête, faisant chuter le taux de la couverture des couts de CFF de 70% à 43% - le percement des tunnels du Gothard et Simplon a été un gouffre financier aux résultats dramatiques financièrement parlant.

    ceci dit, les CFF sont mieux gérés que la SNCF, les suisses ont de loin le meilleur taux d’utilisation des voies au monde, et en plus paient mieux leurs salariés. Comme quoi des marges de progrès existent.

    « Personnellement, j’utilise mon vélo en ville et les transports en communs sinon » : grand bien vous fasse, vive la liberté individuelle, si vous y trouvez votre compte. Mais vous conviendrez qu’il n’est pas certain que tout le monde puisse faire les mêmes choix. Les gens avec des enfants, habitant à plus de 5km de leur lieu de travail, etc... Et puis surtout remerciez tous les gens qui ne prennent pas les TC parce que l’offre ne convient pas à votre situation, mais qui vous permettent de n’acquitter que 18% de ce que coûtent vos trajets.

    En ce qui concerne la congestion, son coût est réel mais bien inférieur à celui que provoquerait l’allongement des temps de parcours moyens lié à l’usage « obligé » des transports en commun. La encore, hélas pour eux, les suisses, d’habitude mieux inspirés, font les frais de ces politiques très coercitives dans des villes comme Berne ou Zurich, ou les temps de parcours en TC sont bien plus importants que ce qu’ils étaient avec la voiture, malgré les bouchons.

    @ Sisyphe : Mais ou avez vous vu que je m’attaque aux TC ? Je m’attaque à la préférence ferroviaire de nos pouvoirs publics. il est possible de développer d’excellents TC tout-bus même dans de grandes villes. Tenez, même mon maire à moi, pourtant gauche pure sucre, pour sa quatrième ligne de TC en site propre, a pris la décision de remplacer un tramway par un busway, parce que les chiffres des trois premières lignes étaient éloquants. Et bien pour un coût divisé par presque 2, le busway rend les mêmes services. Bon, il est un poil moins confortable que le tram, mais le contribuable a le portefeuillle plus sensible que le siège... Seattle est un exemple de très grande aire urbaine (>3M habitants) desservie en tout bus, y compris des sections centre ville en site propre. Ca perd tout de même de l’argent, mais pkutôt moins qu’ailleurs, et encore c’est surtout la ligne de tram vers l’aéroport (qui a couté 2 milliards de $...) qui plombe les comptes. Bref, même pour les TC, la route a des atouts que le rail n’a plus.

    Mais à lire le ton de vos « commentaires », devrais-je plutôt parler d’éructations, je sens que toute discussion avec vous est inutlie.



  • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 23:35

    @ le furtif :

    Mais lobbyste de qui, furtif ? Preuves (bien du plaisir) ?



  • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 22:55

    @ Leon : Non, il ne m’a rien proposé. Il faut dire que je n’ai rien demandé non plus (c’est donc ça ?).

    Etes vous payé pour soutenir vos propres opinions, camarade Léon ? je suppose que non. Quand bien même je ne les partage pas, je respecte le fait que vous puissiez ne pas avoir les mêmes idées que moi.

    L’engagement ne pourrait il être sincère que chez les gentils camarades gauchistes ? les méchants libéraux ne seraient ils tous que grassement payés par tous les lobbys les plus malfaisants ?

    Si telle est votre vision du monde, je ne peux rien pour vous.



  • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 22:49

    @ Renève : 

    Je ne revendique l’appartenance a aucun Lobby, et vous allez vous la prendre dans les gencives, la poursuite en correctionnelle, si vous continuez vos insinuations grotesques.

    J’ai d’autre part abondamment répondu à la plupart des commentaires de mes articles sauf les plus récents. désolé, mais contrairement à d’autres, j’ai un temps limité pour cela.

    Enfin, je ne vois pas pourquoi je poursuivrai AV, et je ne lis nulle part avoir évoqué cette possibilité. Je suis fort aise de voir qu’il existe des gens qui soutiennent la pluralité des opinions.

    Dernière chose, que la rédac d’AV se fera un plaisir de confirmer : je publie mes articles sur mon blog, et c’est AV qui choisit d’en reprendre certains (avec mon autorisation, telle que je l’ai donnée il y a quelques années à l’ouverture . Donc, ne publiant pas moi même sur AV, vous comprendrez que je ne me sente pas obligé de répondre à tous bout de champ au petit groupe de pleureuses paléo-marxistes qui prennent plaisir à me traiter de tous les noms possibles et imaginables.

    Quant à mes manières... Surveillez les votres.



  • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 20:34

    @ Philippe Renève :

    « Lobbyisme scandaleux, une fois de plus. Jusqu’à quand Agoravox va-t-il donner une tribune permanente aux officines ultralibérales payées pour publier de la propagande ? »

    Vos insinuations quant à mon intégrité commencent sérieusement à me les gonfler. Ce que vous faites s’appelle de la diffamation et est passible de poursuites. Tâchez de vous en souvenir.

    Remarquez, ce serait drôle de voir votre tête lorsqu’un juge vous demanderait de fournir les éléments de preuve de vos affirmations smiley

    Je le répète, comme je l’ai déjà expliqué dans des commentaires antérieurs, pour ceux que ça intéresse, qu’il y a aussi des libéraux animés par de sincères convictions, capables de prendre sur leur temps pour diffuser leur message, pardon, leur venin satanique. Et donc, non, je ne suis pas lobbyste, et pas stipendié pour diffuser mes idées, qui, soit dit en passant, reposent sur un minimum d’arguments et de réflexion, que j’ai du mal à trouver dans vos commentaires. Mais je suis surement biaisé. Quant à l’institut Hayek, dont le budget annuel est tout juste suffisant pour faire tourner son site web et organiser deux ou trois conférences, il refuse catégoriquement tout don d’origine corporate. L’indépendance d’esprit a un prix...

    J’accepte toutes les critiques, mêmes les plus dures, mais les attaques ad hominem de cette façon, il y en a plus que marre.

    « Et V. Benard n’a même plus le courage de répondre aux commentateurs »

    C’est sûr que pour ce qui est des vôtres, je n’ai pas que ça à faire.

    « Jusqu’à quand Agoravox va-t-il donner une tribune permanente... »

    Je suggère que vous proposiez à Agoravox de créer un comité de censure dont vous seriez président. Certes, je doute que vous osiez publier la réponse qu’ils ne manqueraient pas de vous faire.
    -----------

    @ Léon (qui part contraste reste correct quoi que très dur sur le fond) :

    Vous aimiez jusqu’à présent me dépeindre comme une sorte d’idéologue sectaire, non sans parfois sombrer dans une certaine facilité que le format « commentaire web » favorise. C’est votre droit, je pense avoir amplement démontré aux lecteurs qui prennent le temps de lire calmement que j’essayais d’apporter des arguments de fond pour défendre ce que je crois juste et bon. Je puis me tromper parfois (enfin, rarement, tout de même, faut pas déconner), il est parfaitement possible de ne pas être d’accord, mais finalement, vous pourriez peut être admettre que ma démarche est motivée par la recherche de solutions qui répondent aux problèmes de notre temps. Vous seriez alors vous aussi sur la bonne voie, quand bien même je doute que nous militions un jour sur les bancs du même parti politique. Chiche, Monsieur Léon ?

    "Déjà, il ne remet plus en question le principe de la répartition, bien obligé de constater l’inanité des retraites par capitalisation dans un contexte de crises financières endémiques.« 

     »ne remet plus«  : je vous mets au défi de trouver un écrit de moi ou je défends une capitalisation intégrale.

    Depuis 2003, je défends le système évoqué ci dessus (Bichot a fait forte impression sur moi, il faut dire). Je me suis toujours méfié des gens qui me disaient qu’il n’y aurait plus jamais d’inflation. Des gens de mes connaissances dans d’autre pays ont tout perdu dans les années 90. Ceci dit, un étage optionnel par capitalisation ne me gêne pas.

     »Il est favorable à un système unifié«  

    Oui - pas de passe droit - libéral, quoi !

     »On espère simplement qu’il est aussi favorable à la suppression de la dégressivité des cotisations de retraites en fonction du revenu."

    Stricte proportionnalité - (comme en matière de fiscalité... Il faut bien que je dise un truc qui vous hérisse de temps en temps).

    "On espère qu’il reconnaîtra aussi les pénibilités différentes et les longévités différentes suivant la CSP."

    Bichot-Madelin ont des propositions très concrètes sur la question, mais les articles que je publie sur mon blog doivent rester courts - pour ma part, je pense que lorsque les employeurs imposent une pénibilité particulière, c’est à eux d’abonder le troisième étage de capitalisation du salarié, de par la loi. (vous avez bien lu)

    On notera que s’il est favorable aux cotisations définies mais pas aux prestations définies, il n’envisage nullement qu’un dispositif quelconque puisse sinon garantir au moins sécuriser les prestations en question« 

    Je pense que c’est rigoureusement impossible. les »prestations définies« , du point de vue financier, sont de faux droits, des »droits mensonge" du législateur qui sait pertinemment qu’il n’a pas les moyens de les provisionner.

    On fera observer également à Monsieur Benard que dans les faits les prestations on déjà largement cessé d’être définies à cause notamment du chômage des seniors combinée avec l’augmentation de la durée de cotisations. 

    Si, d’un point de vue « de principe », elles sont bel et bien définies, mais mal. Quant au chômage des séniors, la réforme Suédoise y a apporté une réponse intéressante.

    On se demande aussi si M. Benard reconnaîtra le travail des femmes au foyer , notamment lorsqu’elles s’arrêtent pour élever des enfants comme un véritable travail ouvrant droit à des points.

    Tout est une question du degré de « dilution » des points acquis par les actifs que l’on accepte pour le payer, mais pour des durées raisonnables, oui, les retraités futurs, dans ce système, ont intérêt à payer pour que les mères puissent avoir le temps d’élever leurs enfants. Accessoirement, en cas de divorce, la mère, par une gestion patrimoniale des points acquis, peut ne pas se retrouver le bec dans l’eau, alors qu’aujourd’hui... Idem pour la femme de commerçant qui a aidé son mari gratos et se retrouve au fond du trou après un divorce autour de la cinquantaine... Là encore, lire Bichot. Je sais, je radote.

    Bref, Monsieur Benard est sur la bonne voie. Lorsqu’il aura admis tout cela, eh, bien nous aurons le même système qu’aujourd’hui mais un peu plus juste et moins inégalitaire. Chiche, Monsieur Benard ?

    Je crois que pour une fois, nous avons moins de désaccords que de coutume. mais le passage aux cotisations définies par rapport aux prestations définies constitue un changement paradigmatique majeur par rapport au système actuel. 

    ---------------

    @ Elchetorix : j’abonde. Lorsqu’un « avantage acquis » ne peut être étendu à toute la population et est payé par elle, alors c’est un privilège.

    Mais il est vrai qu’il sera très difficile d’obtenir des super-profiteurs du système actuel qu’ils se sabordent.

    ---------------

    @ Le péripate : tout n’est pas blanc ou noir. Lorsque les gens qui devaient mettre en place un système au sortir de la guerre qui avait massacré tous les liens de solidarité antérieurs, ont eu à choisir, ils avaient le choix entre la capitalisation qui aurait produit ses résultats au bout de 20 à 40 ans, et la répartition qui permettait de financer tout de suite la vieillesse. Certes, ils se sont plantés sur la pérennité du système, mais enfin, en 1946, prévoir l’essor de la contraception...

    Bref, ils ont fait ce qu’ils ont cru bon à un moment donné. La répartition n’est pas un truc abominable. C’est l’abus de répartition par des prestations définies non provisionnables et des inégalités flagrantes entre régimes qui l’est.

    ---------



  • Vincent Benard Vincent Benard 27 novembre 2009 21:36

    @ Aetius 320 :
    "En régime libéral pur, et toutes choses étant égales par ailleurs, est-ce que la formation de multinationales et de grands conglomérats privés est possible ? Je vous demande cela car j’ai remarquer de nombreuses fois que sans les aides financières et géopolitiques, les commandes de l’Etat ainsi que l’imbrication au sommet des dirigeants publics et privés même et surtout peut-être dans les pays anglo-saxons, c’est la totalité des plus grandes sociétés mondiales actuelles qui n’auraient jamais pu atteindre la taille et le pouvoir qu’elles ont aujourd’hui.« 

    très bonne question.

    Tout d’abord, il n’y a sans doute pas une définition du »régime libéral pur« . Personnellement, je ne suis pas »anarcho-capitaliste« , mais »libéral classique« , c’est à dire que j’estime que l’état doit faire son boulot de garantie des droits fondamentaux définis par la DDH1789 : vie, liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression. Ajoutons que l’existence d’un »régime libéral pur« me parait aussi inimaginable que celle d’un »régime socialiste pur« , parce que je n’imagine pas la perfection possible en matière de choix politique. Les »idéologues« comme moi (au sens noble du mot) poussent parfois la logique de leur raisonnement très loin, parce qui le fera sinon ? mais politiquement parlant, des compromis sont absolument inévitables.

    Une fois ce préalable posé, un régime libéral n’empêche pas a priori que se forme une multinationale voire même un monopole, pour peu que ce monopole ait été acquis sans coercition ni tromperie, mais par contre, il rend probable le fait que ce monopole ne peut être longtemps viable en tant que monopole : dans une société libérale, absolument rien n’empêche que des nouveaux entrants viennent challenger le leader, soit frontalement, soit »latéralement« .

    Le probléme du »néo-capitalisme« , que j’ai appelé par ailleurs du néologisme douteux de »collusionisme« , est que les grands groupes tendent à exercer un lobbying actif pour se faire tailler des législations sur mesure protégeant leurs positions pour en faire des rentes de situation, ce qui est absolument condamnable tant du point de vue de la morale que de l’efficacité économique.

    ce collusionnisme ne peut à mon avis ne pas être qualifié de libéralisme.

    Mais j’entendais ce matin JF Kahn, très peu suspect de sympathies libérales, affirmer ce matin que »le néo libéralisme avait perverti le libéralisme des lumières, qui était respectable« . Si il met derrière néo-libéralisme ce que je mets derrière »collusionnisme« , et derrière »libéralisme des lumières« ce que je mets derrière libéralisme, alors nos divergences sont peut être plus minces qu’on ne le croit, et nous avons peut être surtout un problème de vocabulaire. Bon, ceci dit, ça fait longtemps que je n’ai pas lu du JFK, je me base juste sur une interview de 5minutes à la radio...

    J’ai commencé à m’intéresser à ce phénomène ( »collusionisme« ) dès 2005, mais, et c’est mon grand tort et celui de très nombreux libéraux comme moi, nous avons trop négligé de l’étudier en détail et de le dénoncer, en ne tapant trop exclusivement que sur l’état complice de ces collusions.

    Pour qu’il y ait collusion, il faut deux parties, et nous avons trop mis l’accent sur le problème que nous posait la première de ces parties (l’état) et pas assez sur les tendances naturelles des grands groupes de pression organisés (enfin si, les syndicats... mais pas assez les pontes du MEDEF qui se servent de l’état et n’ont rien de libéral) à tirer partie de l’état.

    Je ne dis pas qu’aucun libéral ne l’a fait, mais nous n’avons pas été assez bons en comm’ la dessus, ce qui aujourd’hui, je n’en disconviens pas, nous pose un certain problème d’image. Mais non, les libéraux ne sont pas une sorte de résurgence des saint-simonniens qui pensaient que l’entrepreneur devait diriger tous les aspects de la société.

    Pour paraphraser Milton Friedman (je sais, le diable en personne... - dont je ne me souviens plus de la citation exacte), »les politiques que nous pronons n’ont pas pour but de favoriser le gros entrepreneur établi mais au contraire de permettre que sa réussite soit constamment remise en danger par de nouveaux arrivants qui amènent une nouvellle valeur à l’offre sur le marché. Nous ne sommes pas au service des entreprises d’aujourd’hui mais à celui des entreprises de demain« .

    Si vous êtes à l’aise en anglais, un excellent livre sur le sujet, accessible, est signé Luigi Zingales, de l’université de Chicago (re horreur) au titre évocateur : »save the capitalism from capitalists".



  • Vincent Benard Vincent Benard 24 novembre 2009 15:33

    @ Kdm

    Vos questions sont parfaitement légitimes, et j’y réponds bien volontiers.

    L’institut Hayek, établi dans la banlieue de Bruxelles, est financé par des cotisations individuelles en très petit nombre, le budget annuel est inférieur à 1000 euros pour faire tourner le site web et tenter d’organiser deux à trois conférences annuelles. Nous ne cherchons pas à devenir l’heritage foundation ! 

    Nous refusons non seulement les dons publics, mais aussi les dons « corporate », seul moyen de garantir une indépendance d’esprit totale. Et si un multimilionnaire venait nous donner de l’argent en son nom propre, nous serions bien ennuyés (je ne dis pas que nous refuserions, ceci dit !)

    Notre objectif est de donner une tribune à des gens qui ne sont pas nécessairement du milieu académique (en fait, rarement), mais à qui leur vie professionnelle ou personnelle a permis de développer des approches libérales intéressantes des problèmes de société, le tout dans un style pédagogiquement accessible aux non académiciens.

    En outre, bien que mon profil mentionne ma qualité de président de cet institut, je signale que les articles en question sont publiés sur mon blog personnel, « objectif liberté », et pas sur le site de l’institut Hayek. La reprise sur le site AV étant le fait de la rédaction d’AV, l’article est donc bien publiée en tant que contribution personnelle de Vincent Bénard et non au nom de l’institut, qui se réserve le droit d’intervenir sur ce sujet, mais moins « à chaud », selon notre politique actuelle. J’ajoute que l’institut Hayek n’ayant pas d’accord de reprise avec Agoravox, un article de l’institut n’a pas vocation a être repris tel quel sur AV sauf volonté explicite de son auteur physique.

    J’espère avoir répondu à toutes vos interrogations.

    (pour ce qui est de la preuve de la véracité des documents cités, elle a été établie entre autre par le New York Times qui a fait son enquête avant de publier l’affaire)



  • Vincent Benard Vincent Benard 24 novembre 2009 15:18

    @ Hood

    Vous ne manquez pas d’humour, au moins.

    Je précise que je ne suis payé par AUCUN LOBBY, que mes activités « Hayek » sont bénévoles, et que les sceptiques que je connais sont pour la plupart tous bénévoles quant à leur activité de « sceptiques climatiques ». Il n’y a pas que les gentils éco-alarmistes qui puissent être mus par leur seule conviction, il y a aussi les vilains petits libéraux qui mangent des enfants au petit déjeuner.

    Les sceptiques, aujourd’hui, ce sont majoritairement des simples citoyens qui en ont marre que leurs gouvernants les mènent en bateau, surtout quand on découvre que la pseudo-science qui les guide est entachée de suspicions de manipulations.

    La calotte glaciaire ARCTIQUE fond en été et se reconstitue en hiver. La tendance a été une fonte pendant 30 ans (avant, personne ne mesurait...) - elle s’est inversée depuis 3 ans, sans qu’on puisse tirer le moindre enseignement de ce retournement, trop peu de recul. Par contre, la calotte glaciaire ANTARCTIQUE (dont le cycle de fonte - reconstitution est symétrique à celui de l’ARCTIQUE) tend à s’étendre dans le même temps.

    M. Jean Martin, qui à ma connaissance n’est payé par aucun lobby (ou alors il me cache des trucs, le petit malin...), a mis sur son site une page donnant un accès direct aux grands indicateurs du climat mesurés par satellite (températures, glace, etc...) réactualisés en temps réel : en cliquant sur chacun des liens proposés, vous pourrez vérifier que chacune de mes assertions est parfaitement VERIFIABLE. A moins que le lobby pétrolier n’ai truqué les mesures satellitaires, évidemment, ce que l’on ne saurait totalement exclure smiley -

    http://www.pensee-unique.fr/indicateurs.html

    ajoutons que l’occurence de tel ou tel phénomène ne constitue pas en soi une preuve d’implication de nos rejets de CO2, et là encore, de très nombreux travaux de scientifiques au background parfaitement respectable contestent cette vision colportée par le GIEC. Or, quand on voit comme certains lead authors du GIEC sélectionnent les articles retenus (cf les mels), on peut se demander quelle est la crédibilité de cet organisme aujourd’hui.

    Enfin, à aucun moment je n’évoque le terme de « complot ». Vous faites donc là encore une inférence non vérifiée. Par contre, collusion entre personnes détenant certaines positions pour faire avancer un agenda de nature non connue à ce jour, cela apparait clair au vu des mels dont les intéressés et la grande presse anglo saxone (de gauche : NY times, Wash Post, etc...) ont reconnu l’authenticité.



  • Vincent Benard Vincent Benard 24 novembre 2009 12:20

    Merci à la rédaction d’ AV pour avoir le courage de reprendre ces articles alors que la presse traditionnelle tente de minimiser l’événement. Je signale que dans l’article original, en fin d’articles, (annexes), j’ai placé des listes plus complètes de contenus des emails
    http://www.objectifliberte.fr/2009/11/climategate-2-nouvelles-revelations.html

    Et que le site « SKYFAL », fréquenté par nombre de personnes avec une spécialisation scientifique, fait un boulot fantastique de traduction et classement des meilleurs morceaux :
    http://skyfal.free.fr/?p=422

    `



  • Vincent Benard Vincent Benard 23 novembre 2009 00:22

    Bonsoir Pierre

    Merci pour cette réponse qui pourrait être, finalement, celle de tout « bon père de famille » qui n’a pas eu le temps d’étudier la question à fond comme moi, et qui aurait forgé son opinion à partir du message des médias mainstream, et qui a évidemment l’impression que j’exagère. Je vais te répondre point par point :

    « Une fois de plus, je ne suis pas vraiment d’accord avec toi, malgré notre proximité due à quelques combats communs. »

    Il faut dire que dès qu’il y a une pensée dominante dans l’air en France, je suis en désaccord, alors évidemment, nous ne pouvons pas nous accorder sur tout.

    "Personnellement, je n’ai pas de certitudes sur le climat : « 

    Personne n’en a ! Les mails du CRU montrent que le GIEC non plus... quoiqu’ils affirment l’inverse en public. Ces personnes nous ont tout de même matraqué que »le débat était clos« .

     »je ne sais pas si le réchauffement est dû à l’homme, entièrement ou en partie, je ne sais pas si l’homme accélère un phénomène déja existant, ou s’il le provoque ; je ne sais pas si les conséquences seront terrifiantes ou non (qu’il ait été provoqué par l’homme ou non) ; je ne sais pas du tout si les mesures prises par les Etats seront efficaces, totalement ou en partie.
    Cela fait beaucoup de points d’interrogation et, effectivement, les médias ont pris l’habitude de nous asséner des réponses simplistes qui ne correspondent pas aux critères de la prudence et de la modestie scientifiques. "

    Jusque là, on est OK, mais tu oublies que les politiques aussi nous assènent des réponses simplistes et coûteuses. Ce n’est donc pas anodin. Et excuse moi, mais je suis certain que j’en sais beaucoup plus que Borloo sur le climat (sans parler de la couche d’ozone que tiennent sarkozy et rocard...)

    "Cela dit, ton article ne répond pas non plus à ces interrogations, car il oppose à l’idéologie « réchauffiste » une autre idéologie « anti-réchauffiste », qui ne voit qu’une partie du problème et les faits qui t’arrangent."

    J’ai écrit environ 30 posts sur le sujet sur objectifliberte.fr - mon article ne traite que du hack du CRU et de ce que j’ai pu en tirer en trois heures de temps, à peu près.

    "Le ton employé est celui de Claude Allègre, celui de la polémique et du tout ou rien"

    Euh, faut pas déconner, là, Pierre. Je me trouve plutôt mesuré. Je te rappelle que lorsque les premiers doutes ont été médiatisés, en termes généralement polis, par des Lindzen, McIntyre, allègre, Courtillot, ou encore les 9000 signataires titulaires de PHD du « petition project », dont tu me pardonneras de ne pas te donner la liste, smiley , les réponses des types incriminés dans le scandale actuel et de leurs soutiens politiques ont été absolument délirantes : « négationnistes », et « défenseurs de la terre plate » entre autres. Alors lorsque une affaire de Fraude manifeste éclate, tu me pardonneras d’appeler un chat un chat, et de ne pas sombrer dans le politiquement correct de circonstance façon « langue de bois ».

    "Ce n’est pas comme cela que l’on décortiquera les questions en pesant le pour et le contre. « 

    Et comment donc ? En minimisant l’affaire ?

     »Tout ce que nous savons, c’est que d’énormes interets sont en jeu. Tu parles des lobbys scientifiques. Ils existent, et les scientifiques ne sont pas des anges."

    NON
    - à aucun moment je n’évoque un lobby scientifique, parce que la plupart des scientifiques sérieux se sont exprimés contre le GIEC, ses méthodes, etc... Outre le petition project dont j’ai parlé plus haut, http://www.petitionproject.org/ je peux citer ce petit repository de 450 articles qui contestent l’orthodoxie du GIEC. http://bit.ly/72ZyYX - par contre, la petite clique qui fait, si j’ose dire, la pluie et le beau temps au GIEC, ça oui, j’en parle, c’est un bon petit lobby...

    "Mais que pèsent-ils face aux plus montrueux des plus écrasants des lobbys, ceux des industries américaines du pétrole, de la chimie, des banques, de l’armement, représentés par la droite conservatrice et néo-conservatrice, qui n’hésite pas à déclarer des guerres ou les entretenir pour maintenir leur pouvoir ?"

    Bon, là, tu es totalement one sided. Sur les lobbys du RCA, j’ai commis ceci :
    http://www.objectifliberte.fr/2009/10/les-lobbys-du-rechauffement-climatique.html

    Tu verras que les intérêts des lobbys réchauffistes, au premier rang desquels toutes les grandes banques d’affaires US, et un réseau d’investisseur qui pesait 5 000 milliards de dollars de bilan, l’INCR, sont d’une efficacité tout à fait remarquable. Sans parler de gens sympas, comme Al Gore et Maurice Strong...

    "En l’absence de débat serein, il n’est pas possible d’affirmer, comme tu le fait que les « anti-chauffagistes » sont (j’exagère à peine) des victimes dénués de tout moyen ; ce sont tout simplement les maitres du monde. Ils ont eu comme avocat Georges Bush, pendant 8 ans, ce n’est pas rien."

    Je te rappelle gentiment que le protocole de Kyoto a été rejeté par le sénat US SOUS CLINTON en 1998 par 99 voix à zéro. Le refus de Kyoto était donc bipartisan et largement consommé lorsque deubelyou est arrivé au pouvoir en janvier 2001. GWB n’a fait qu’écouter les témoignages qui, à l’époque, avaient provoqué ce vote du congrès.

    Par contre, une étude SPPI a montré que les financements d’exxon à des laboratoires sceptiques entre 2000 et 2007 avaient atteint 26 millions de dollars, alors que les laboratoires de climato, dans le monde, sont passés de 180 millions de financement à 6 milliards entre 1988, date de création du GIEC, et maintenant. Effectivement, la lutte est inégale.


    "Donc, un peu de diversité dans le débat,« 

    C’est effectivement ce que le GIEC veut éviter, en trainant les opposants dans la boue.

     »pas de camp s’excluant l’un l’autre, un peu plus d’indépendance par rapport aux intérèts financiers et on y verra un peu plus clair. "

    Je suis hélas pas du tout stipendié par Exxon ! Hélas, mille fois hélas...

    "Peut-être trouverons nous les moyens humains, non pas d’inverser des phénomènes planétaires, ce qui est impossible, mais de prévoir les catastrophes, d’y répondre un peu mieux, et surtout d’aider un peu la terre à se rééquilibrer elle même"


    Mais nous ne faisons que ça depuis 3 000 ans, camarade. Même si les écolos de type gauche verte (il y a aussi des « écolos-responsables », j’en ai rencontré) affirment le contraire. La planète est en bonne forme, je te renvoie à la lecture de l’ouvrage de référence de Lomborg sur le sujet.

    « Sans rancune »

    Il ne manquerait plus que ça... à bientôt à Paname.

    AH AU FAIT : je viens de poster le tome 2 des révélations des mels du CRU sur Objectif liberté :
    http://bit.ly/66Hs59 - Je pense que tu devrais un tout petit peu changer d’avis sur les têtes pensantes du GIEC après ça...

    ciao !



  • Vincent Benard Vincent Benard 22 novembre 2009 01:52

    @ Surcouf :

    "C’est aux sceptiques de prouver avec l’aide de modèles comment ils expliquent le réchauffement actuel sans l’apport anthropique. Car, il y a bien réchauffement global et jamais depuis 800 000 ans il n’y a eu autant de CO2.« 

     »réchauffement actuel«  : aujourd’hui, de nombreux travaux »hors GIEC« , que certains traduisent par »sceptiques« et d’autres par »négationnistes« , devinez lesquels, montrent que le »réchauffement« actuel par rapport aux périodes froides du minimum de Maunder (XVIIIe) n’a rien d’exceptionnel par rapport au réchauffement global reconstitué par les paléoclimatologues au moment de ce que l’on a appelé »l’optimum médiéval« , constaté à la fois par des reconstitutions dendrochronologiques (Moberg, Grudd...), des recherches historiques (Leroy-ladurie) et quelques autres dont ma mémoire défaillante a temporairement effacé le souvenir. Surtout à 1h18 du matin.

    Ces variabilités semblent être liées à des variations d’activité solaire : dès le XVIII, Herschell a noté que ces taches conditionnaient le climat général observé en angleterre. Bon, ce n’était que l’angleterre, d’accord, mais c’était un début.

    Par variation de l’activité solaire, il semble qu’il faille comprendre notamment l’activité »énergétique« , dont les variations sont faibles, mais aussi l’activité magnétique, dont des travaux récents de Scafetta permettent une compréhension très améliorée.

    Ces variations de l’activité magnétique sont tellement bien corrélées aux observations récentes (à l’échelle des temps géo...) qu’il est plausible (pas certain, c’est un hypothèse, corrélation n’est pas causalité) que ces variations expliquent les variations du climat.

    Ajoutons enfin que des mécanismes d’oscilation internes de masses de chaleur atmosphériques et océaniques, qui sont par nature un milieu très dynamique, pourraient expliquer certains cycles courts et moyen terme autour d’une tendance plus longue solaire.

    Le conditionnel est encore de rigueur, car la connaissance de tous les paramètres du climat est encore trop imparfaite. un »modèle climatique unifié« est encore un rêve lointain.

    quant à l’affirmation qu’il n’y a jamais eu autant de CO2 depuis 800 000 ans, admettons qu’elle soit exacte, encore que les résultats de Mme Tripathi, la dernière personne a avoir publié sur ce sujet, soient contestés par d’autres.

    Mme Tripathi, sans le vouloir, nous donne elle même un élément fortement présomptif du caractère secondaire du CO2 dans la formation des températures. Elle nous dit en gros (je cite de mémoire parce que pas le temps de chercher à 1h26. Google est votre ami) que »il y a 800 000 ans, il y avait à peine plus de CO2 que maintenant, mais la température était plus élevée d’environ... (zut, mémoire...) il me semble qu’elle parle de 5-6°, mais il faudrait vraiment que j’aille googler à mort.

    la concentration de CO2 qu’elle évoque est celle qui au rythme actuel sera atteint en 2015-2020. Inutile de préciser que ces dernières années, des augmentations très supérieures n’ont pas engendré un tel dérapage des températures. Donc nous aurons bientôt une concentration de CO2 égale à celles dont nous parle Mme Tripathi, et vraisemblablement des t° moyennes assez proches de ce que nous avons aujourd’hui, au demi degré près.

    Donc nous avons, à deux périodes différentes, F(concentrations CO2 à peu près identiques)= deux températures très différentes. Ce qui prouve que Tmoyenne=F(CO2, autres paramètres), et que les autres paramètres sont très importants, sans doute plus que le CO2...

    Comme courtillot l’explique très bien dans ces confes, les variations d’amplitude climatique sur de longues périodes ont été expliquées par Milankovitch : les variations d’orbites terrestres et d’inclinaison de l’axe de la terre, du fait de divers phénomènes astronomiques sur lesquels s’étendre à 1h32 ne serait pas convenable, font considérablement évoluer la façon dont le flux solaire irradie la planète. Des recrudescences de phéomènes volcaniques ou plus rarement de grrrosses météorites peuvent expliquer des variations bien plus importantes à trrrrès long terme.

    Pour en revenir à des horizons qui nous concernent et trois quatre générations après, l’hypothèse du GIEC a, selon le modeste ingénieur que je suis une grosse faiblesse : elle assigne l’essentiel des phénomènes de thermodynamique climatique à des phénomènes de type radiatifs. Or, les échanges de chaleur entre milieux en contact se font selon plusieurs modalités :

    1) la radiation
    2) la conduction
    3) la convection (si importante pour l’isolation des bâtiments, que j’ai étudiée de plus près quand j’étais jeune....), c’est à dire les écahnges liés aux mouvements des masses gazeuses.
    4) les réactions chimiques (réactions endo-exothermiques) et les changements d’état (ex vaporisation ou condensation).

    L’école méthéorologique russe, représentée par des savants tels que Aboussamatov, pense que la convection joue un role essentiel dans les échanges de chaleur entre divers milieux terrestres d’une part, terre et cosmos d’autre part, et que l’effet qui maintient la température de notre atmosphère à des niveaux acceptables, avant d’être radiatif, est de type principalement convectif.

    Naturellement, ces scientifiques n’ignorent pas à quel point leur science est encore perfectible, contrairement à certains réchauffistes qui nous affirmaient encore il y a peu que le débat était clos.

    Pour en savoir bcp plus, le site de Jean Martin, http://www.pensee-unique.fr/



  • Vincent Benard Vincent Benard 22 novembre 2009 00:17

    @ Léon : les libéraux et les non libéraux, pourvu qu’ils soient de bon sens veulent seulement que les politiques soient fondées sur la raison et non sur une pseudo-science qui sert à alimenter des intérêts particuliers.

    Il n’aura pas échappé à votre regard que les deux figures de proue du scepticisme en France sont MM. Allègre et Courtillot, dont l’allégence aux satanico-ultra-libéraux n’a pas été encore prouvée par des échanges de mels secrets avec la CIA et la société du Mont Pèlerin. Je n e crois pas qu’il faille être libéral pour trouver que des gens qui s’enrichissent en exploitant une science biaisée pour siphoner l’argent public doivent être mis hors d’état de siphonner...

    Bref, l’opposition aux manoeuvres politico-affairistes autour du prétendu réchauffement climatique anthropique n’est pas une affaire d couleur politique, mais une affaire de citoyen, pour reprendre un terme hélas mis à toutes les sauces et de ce fait galvaudé.

    Par ailleurs, vous affirmez, bien légèrement, que « Le réchauffisme le dérange dans l’idée que le marché n’aboutisse pas à la »meilleure allocation possible des ressources.« 

    Puisque dans votre profil, vous vous dites enseignant en économie, vous n’ignorez pas qu’avant être doctrine économique, le libéralisme est une doctrine du droit de la liberté encadré par la responsabilité. Le réchauffisme me dérange donc d’abord en ce sens qu’il est utilisé pour substituer des oukases politiques à la liberté et la responsabilité individuelle, par des gens dont l’agenda politique semble étonnamment peu démocratique pour certains. Ceci dit, s’il était prouvé que le CO2 était réellement dangereux, je serais le premier à dire que son rejet dans l’atmosphère devrait être encadré par la loi, puisqu’il n’y aurait pas de propriétaire légitime de l’atmosphère que nous respirons qui pourrait porter plainte contre le pollueur. Je vous invite, si vous vous »tamponnez le coquillard" (La classe, quoi) de mes arguments, à relire quelques grands auteurs comme Bastiat ou Hayek, sur le rôle nécessaire de l’état lorsque les outils du marché sont non opérants pour des raisons de ce type ou autres.

    Le seul problème est que le CO2, outre qu’il fait pousser les plantes et N’EST PAS UN POLLUANT de ce fait, ne joue sans doute qu’un rôle tout à fait mineur dans la thermostatique terrestre, mais par contre, est un produit majeur de notre mode de vie actuel fondé sur l’utilisation massive des énergies fossiles. Et curieusement, c’est au CO2 que s’attaquent des gens qui ont souvent pour déterminant commun de vouloir enterrer le capitalisme, et le capitalisme libéral, quand des traces sont repérées. une coïncidence, sans doute.

    Et, oui, lorsque nous commencerons à avoir des difficultés à trouver du pétrole (du charbon, du gaz, etc...), donc nous le paierons bien plus cher, le marché nous fournira de bien meilleurs solutions que tous les chouettes hulots et les borloos pour trouver des substituts, substituts qui sont nombreux actuellement à l’étude en laboratoire, et qui mettrons 5 à 50 ans selon les filières pour être rentables et déployables à grande échelle, ce qui nous laisse largement le temps de voir venir. A condition, bien sur, que des politiciens à la noix ne viennent pas avec des prétextes basés sur une science frelatée nous empêcher d’utiliser nos ressources actuelles pour dégager les marges qui nous permettront de développer les solutions de demain.

    @ polygarche : 

    « Le réchaufisme peut être récupéré par le libéralisme puisqu’il lui ouvre de nouvelles perspectives sur de nouveaux marchés »

    Le réchauffisme est actuellement effectivement récupéré par des gros intérêts financiers car il ouvre de magnifiques perspectives à des individus prêts à tout.

    Mais CELA N A RIEN DE LIBERAL. Ces gens s’acoquinent avec l’état pour se faire créer des marchés purement artificiels, lesquels n’existeraient pas si les états ne votaient pas des lois « anti CO2 ».

    Quelques exemples : les « marchés de droit à émettre du CO2 », dont M. Bélouve ci avant commentateur vous parlerait mieux que moi. Marché purement artificiel, sur lequel MM. Al Gore, ou des banques telles que Goldamn Sachs fondent de grands espoirs. Sans le quota étatique et l’obligation pour les entreprises d’acheter des permis, ce marché n’existerait pas. C’est libéral, ça ?

    Le marché de l’éolien : structurellement non rentable mais envahi d’aigrefins à qui EDF est obligé de racheter un KwH à 82 centimes alors qu’ils le vendent à moins de 40. La différence vous est facturée sur votre facture EDF sous la forme de « Taxe de service public de l’électricité ». Vous trouvez ça normal ? C’est libéral ? Encore un marché qui n’existerait pas sans l’état.

    Troisième exemple et j’en resterai là : Les tramways coutent 2,5 à 4 fois plus cher par passagerXkm que les bus pour faire tourner des transports en commun. Pourtant, ils sont subventionnés à mort, puisque l’usager d’un tram ne paie en moyenne que 18% du coût réel de son trajet. Mais dans toutes les villes ou il y a des trams, on constate une baisse de la qualté de service des bus, qui affecte un grand nombre d’usagers modestes qui doivent se reposer sur les transports en commun, et qui n’habitent pas prês des lignes de tram... Les fabricants de trams et les génie-civilistes s’en mettent plein les fouilles, mais est-ce bien libéral ?

    Le réchauffisme est l’allié de mauvais capitalistes de mêche avec les politiques pour se tailler des rentes de situation aux frais des contribuables. Pas du capitalisme libéral.

    @ Tous : merci pour vos contributions





  • Vincent Benard Vincent Benard 21 novembre 2009 23:40

    @ Floyd : remerciez plutôt la rédaction d’AV qui a considéré que l’article méritait d’être repris, ce que je fais moi même ici.

    @ JM Bélouve : je suppose que votre ire s’adresse à Léon, et pas à Floyd. Personnellement, je ne m’étonne plus de ces attaques ab hominem de Léon, qui voit... rouge dès qu’il voit un diable satanique libéral.



  • Vincent Benard Vincent Benard 21 novembre 2009 23:34

    Pour ce qui est d’éventuelles suites judiciaires, il est trop tôt pour dire si il y en aura. Quand bien même les fichiers seraient prouvés 100% authentiques, la façon dont ils ont été obtenus les rendrait à mon avis irrecevables par bien des tribunaux, surtout en droit anglo-saxon.

    Sinon, RealClimate et Phil Jones semblent admettre l’authenticité des mels, et la presse anglo-saxonne tous bords confondus reprend l’info en précisant le plus souvent qu’ils ont interrogés un certain nombre de destinataires hors « cercle des initiés » de certains mels et s’en sont fait confirmer l’authenticité. Donc la présomption de véracité augmente d’heure en heure.

    Mais il y a d’autres affaires en cours. Phil Jones est sous le coup d’une procédure intentée par un australien (Warwick Hughes) pour non divulgation de données brutes, sous le régime du Freedom Of Information act britannique. Nul doute que ces révélations, même si elles sont jugées juridiquement non recevables pour la raison précédemment évoquée, ne va pas arranger son image auprès du représentant de l’autorité de la couronne chargé de démêler l’affaire... Mais je ne suis pas expert du droit du royaume.



  • Vincent Benard Vincent Benard 13 novembre 2009 23:57

    @ Wesson : "Car cette crise, c’est avant tout celle de la faillite de ce que l’on a appelé l’auto-régulation, cette utopie libérale qui n’a pas du tout fonctionné.« 

    C’est ce qui se dit dans la presse grand public. Seul problème : c’est une erreur de diagnostic majeure, qui doit en arranger pas mal.

    J’ai bcp analysé et écrit sur le sujet. Voici ma page qui récapitule l’ensemble de mes analyses. Désolé pour le procédé, mais je ne puis résumer tant d’articles en quelques lignes.

    Je ne prétends pas n’avoir rien oublié, mais quand même, voici quelques éléments parmi d’autres :

    1) La dérégulation invoquée a été, disons, très timide : rien que dans l’année 2003, qui a suivi l’affaire Enron, 70 000 pages de nouvelles réglementations générales comptables et bancaires ont été ajoutées. Le budget des agences de régulation a cru bien plus vite que l’inflation depuis les années 90.

    On évoque souvent les effets pervers de l’abolition du glass steagall act. Mais c’est oublier tous les effets pervers de cette régulation (qui n’a pas porté que sur le compartimentage par métier des banques) au cours des décennies. Et personne n’évoque les effets pervers de Sarbanes Oxley, de règles comptables contestables, des lois retranscrivant les accords de bâle, et ainsi de suite.

    2) Comme de juste, des petits malins se sont arrangés avec le régulateur pour se faire voter soit des règles, soit des exceptions sur mesure. TOUTE SUR-REGULATION entraine ce genre de comportement. C’est sans doute une faillite du régulateur, oui, il y a eu pas mal de banquiers cupides, et de régulateurs, disons, »aveugles« , MAIS CELA N’A RIEN DE LIBERAL.

    3) Des soutiens implicites et explicites de l’état aux banques et aux prèteurs de second niveau (principalement Fannie et Freddie), et une culture du bailout généralisé (depuis le sauvetage des S&L sous Bush Père) ont conduit les banques non seulement à prendre des risques excessifs car le cout du risque était artificiellement minoré par l’intervention de l’état, et le parapluie du contribuable incitait à toutes les imprudences.

    je pourrais continuer comme ça des heures, désolé, il faudra voir les articles dans les liens ci dessus (sous chapitre »genèse"), je ne puis tout résumer en quelques lignes de commentaires.

    Pour simplifier, n’étaient pas libérales :

    1. Dans une société libérale, jamais l’état n’aurait créé un oligopole financier (Fannie Mae et Freddie Mac), forcé pour des raisons politiciennes de racheter en masse des prêts de qualité très médiocre, hors de toute considération économique.

    2. Dans une société libérale, jamais l’état n’aurait pu faire croire à des pauvres qu’il les aidait en votant des lois obligeant les banques à leur prêter de l’argent hors de tout critère habituel de prudence.

    3. Dans une société libérale, jamais les propriétaires installés n’auraient pu, via leurs mairies, ériger des barrières réglementaires toujours plus hautes à la construction de nouveaux logements, par des lois de zonage qui ont fait exploser les prix immobiliers et artificiellement gonflé de 4 000 milliards de dollars la bulle que l’on sait.

    4. Dans une société libérale, jamais les dirigeants de banques n’auraient cru pouvoir compter sur la garantie de l’état et sur l’argent du contribuable pour couvrir leurs fautes, sans payer à titre personnel un prix très lourd pour leur irresponsabilité, voire leur malhonnêteté. Les établissements financiers auraient dû organiser d’eux-mêmes et sur leurs fonds propres la garantie des déposants des établissements déficients.

    NOUS SOMMES FACE A UNE FAILLITE DU COLLUSIONISME, néologisme douteux désignant la cogestion de l’économie financière par des politiciens intéressés et des firmes financières dont l’encadrement est souvent issu des mêmes élites.

    5. Dans une société libérale, aucune administration, aucune majorité politique ne pourrait exonérer certaines entreprises (comme Fannie Mae, Freddie Mac et leurs dirigeants, ou certaines banques d’affaire) des obligations nées du droit commun sous prétexte que cela arrange tel ou tel politicien : Une loi libérale ne donnerait pas un tel pouvoir au politicien.

    6. Dans une société authentiquement libérale, les taux d’intérêts ne pourraient pas être manipulés par des élites déconnectées des réalités économiques. Le prix de l’argent ne pourrait être que le reflet de l’offre et de la demande de moyens de paiement, et ne pourrait indéfiniment rester artificiellement sur ou sous-évalués, limitant, voire empêchant la formation de bulles spéculatives.

    7. Dans une société libérale, le législateur se ferait un point d’honneur de ne pas taxer abusivement la réussite, ce qui permettrait de fonder notre développement sur la saine accumulation de capital, et non sur le développement de bulles de crédit successives.

    Vous dites également : « il faut désophistiquer la finance ». C’est un point de vue, et je ne mésestime pas le rôle de certaines techniques de dissimulation du risque par titrisation dans l’amplification et la propagation de la crise. Mais là encore, c’est l’abus de réglementation qui a donné jour à ces produits et leur a fait quitter le statut de niche auquel ils auraient du être cantonnés. La cause : les effets pervers des réglementations issues des accords de bâle.

    Pourtant, les gens qui ont conçu ces règles n’étaient pas des idiots. Mais les règles sont faites pour tenter de résoudre les problèmes passés, mais elles posent le plus souvent les jalons des crises futures.

    « Mais n’y a t il donc aucune erreur commise au nom de l’idéologie libérale dans cette crise », me demanderez vous ?

    Si, il y en a eu une, qui a aussi joué un rôle important : celle de croire que la nature privée de certaines institutions les protègerait d’un tel niveau de prise de risque insoutenable, et que les déviances ne seraient que l’exception. C’est cette erreur, parfaitement réelle, que Greenspan a évoquée devant le congrès.

    Cette crise nous montre surtout que si l’état substitue le capharnaum réglementaire à des mécanismes simples qui sont une monnaie de marché qui fait varier les taux d’intérêts en fonction de l’offre et de la demande, et un process de faillite impitoyable pour ceux qui faillissent, sans possibilité de « bailout », alors tout est possible.

    Et sur le point « rien ne change, ce sont toujours les mêmes qui prétendent sauver les meubles », vous avez tout à fait raison. mais là encore, dans une société ou il y aurait une barrière étanche entre l’argent public et l’argent privé, ceux qui auraient mis le privé à genoux n’auraient pas pu se maintenir grâce à leurs relations politiques, et ces relations n’auraient pas eu le pouvoir de donner l’argent des contribuables futurs aux barons déchus de wall street.

    Bref, je pense que sur le diagnostic nous avons un certain nb de points communs, mais à une exception essentielle : ce que vous imputez à quelque chose que vous nommez « libéralisme » n’a rien à voir avec les enseignements libéraux mais est bel et bien la faillite de la volonté de cogérer l’économie entre cliques privées et publiques se rendant des services mutuels.




  • Vincent Benard Vincent Benard 13 novembre 2009 20:01

    @ Tous : Tout d’abord, merci pour vos compléments. Vous trouverez sans peine un élément que j’ai pu oublier ici ou là. Comme je l’ai (mal) dit, ces scénarios ont pour but de dresser à grand trait des tendances possibles en fonction de certains choix politiques. Mais naturellement, un système aussi complexe, voire chaotique, que l’économie mondiale, ne saurait voir son évolution décrite en une page Agoravox.

    @ Plancher des vaches : hyper-inflation = impossibilité de calcul économique à long, moyen, et même court terme. Plus de crédit fournisseur. Plus de crédit tout court. Plus d’investissement significatif. Je vous renvoie à des descriptions de l’Allemagne de Weimar, ou à la désintégration de la Yougoslavie, pour voir ce qu’est une société en proie à l’hyper-inflation.

    @ Yoananda : vous êtes encore plus pessimiste que moi ! J’espère me tromper, et vous avec. Bon, tout de même, bien des pays se sont sortis de situations bien pires qu’aujourd’hui. Tout notre savoir ne disparaitra pas comme par enchantement.
    quant au peak oil, la théorie ne fait pas l’unanimité. Bon, je ne commencerai pas le débat ce soir.

    @ Autres : je répondrai plus tard dans la soiriée ou demain - bonsoir !