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Les commentaires de André Bouny



  • André Bouny André Bouny 3 mai 16:49

    @André Bouny
    P.-S. Le terme « écocide » est souvent attribué à Arthur W. Galston, botaniste qui participa au développement de l’Agent Orange (l’AO s’écrit avec des majuscules car non seulement il s’agit de cet agent chimique-là et pas d’un autre (Pourpre, Bleu, Rose, Vert, Blanc), et la couleur désignée n’est pas un adjectif qui se rapporte de cet agent d’autant que le produit n’est pas de couleur orange... mais un nom de code militaire de ce produit chimique permettant de le différencier des autres sans toutefois définir sa composition). Galston, à l’instar d’Einstein dans un autre domaine, devint « bioéthicien ». En effet, durant la seconde guerre mondiale, le professeur Ezra Kraus de l’Université de Chicago découvrit le 2,4-D, un des deux composés de l’Agent Orange, et s’empressa de le livrer au laboratoire de recherches de Fort Detrick pensant qu’il pouvait avoir des applications militaires. En 1943, le Dr Arthur Galston, père involontaire d’un prototype du redoutable composé contaminant de l’Agent Orange, remarqua que la présence d’acide 2,3,5-triiodobenzoique (TIBA) accélérait la croissance du soja et, qu’à forte dose, il le tuait. Le centre de recherches sur les armes biologiques de l’armée américaine à Fort Detrick (USAMRIID) s’empara de ces découvertes et s’en servit pour élaborer l’Agent Orange, officiellement comme défoliant, dans les faits comme une arme chimique. Par la suite, Galston et bien d’autres, s’opposeront donc à son utilisation au Viêt Nam. Alors, le terme « écocide » ?... Et bien il est attribué à Galston, utilisé par la suite par Olof Palme, et bien d’autres auparavant. En réalité, le premier qui eut recours à ce terme est un zoologiste vietnamien, Vo Quy, plus particulièrement ornithologue, ayant fait ses études en Chine, un des fondateurs de l’Université d’Hanoi. Il parlait et écrivait parfaitement le français, je l’ai connu. Il est mort il y a peu de temps, en 2017. « Naturellement », l’information occidentale supplanta celle du Viêt Nam, aussi ce n’est pas son nom qui reste accolé au terme « écocide », et pourtant... Il était sur le terrain et étudiait les effets de l’Agent Orange pendant la Guerre américaine au Viêt Nam. Bien sûr il partagea avec ses pairs états-uniens et autres, quels qu’ils soient, et ne revendiqua la paternité de rien du tout... Il en fut ainsi.    



  • André Bouny André Bouny 3 mai 15:03

    @Et hop !
    Bonjour Et hop !,
    Exemples, marrées noires, dégazages en mer, épandages de molécules cancérogènes au travers des herbicides et pesticides agricoles, ou bien utilisés par les collectivités territoriales, voire entreprises relevant de l’aménagement du territoire à forte participation de l’Etat... (tandis que dans le cas de la vaccination bien que relevant elle aussi en amont de la chimie de synthèse , la ministre de la Santé n’est qu’une actrice située en aval qui pense prendre des décisions appartenant à la prophylaxie vous me direz, qu’en est-il des groupes d’influences et autres lobbystes des laboratoires, etc.. Cela posé, il est difficile aujourd’hui de définir là où commence la transgression de la réglementation de protection de l’environnement et, davantage encore, là où elle s’arrête. C’est au cas par cas, en fonction du rapport des forces locales lésées et plus largement des intérêts économiques. Le plus souvent, jusqu’à ce jour, dans les « grandes affaires » portant atteinte à l’environnement dont dépend la vie des populations concernées, que ce soit en temps de guerre ou de paix, généralement, les arguments des parties plaignantes font l’objet d’une interprétation restreinte, tandis que ceux des sociétés défenderesses font l’objet d’une interprétation élargie. En quelque sorte, la douleur de la chair contre la douceur de l’argent. Aussi, la législation nationale de l’un des pays membres d’un traité international (qu’il a signé et ratifié) peut peser en matière de jurisprudence et créer un précédent, comme disent les anglo-saxon. 
          



  • André Bouny André Bouny 15 août 2018 21:17

    @Aristide

    Vous avez parfaitement raison : l’adoption n’est pas un acte humanitaire. Et ne doit surtout pas l’être. Père se suffit. Il s’agit simplement d’une commodité évitant d’avoir à ressasser un chemin de vie, prévenant la sempiternelle question : pourquoi cet engagement constant envers le Viêt Nam ?... engagement très antérieur à l’arrivée de mes enfants. Ceci comprend effectivement le risque d’entretenir la confusion à laquelle vous faites référence, tandis qu’il s’agit de deux choses complètement différentes. Faisons confiance à l’intelligence des gens.


  • André Bouny André Bouny 15 août 2018 18:45

    @Oceane

    J’en suis heureux.
    C’est la raison première d’un livre smiley


  • André Bouny André Bouny 14 août 2018 20:22

    @Dom66

    Merci.
    Oui, c’est ça.
    Cependant, des gens comme Howard Zinn, Noam Chomsky, et pas qu’eux.... bousculent toute cette bien-pensance conformiste de cette pensée enfouie : « le monde est à nous ». Tout ce qui est aux autres est à nous, tout ce qui est à nous n’est qu’à nous.
    Bien à vous


  • André Bouny André Bouny 14 août 2018 14:06

    exactement



  • André Bouny André Bouny 10 août 2018 19:29

    @phan
    ci-dessous



  • André Bouny André Bouny 10 août 2018 19:04
    Cette opération visait à compléter ce qui fut appelé la « ligne McNamara » :
    « Mais l’obsession américaine se trouve à l’ouest du Viêt Nam : c’est la
    piste Hô Chi Minh. Cette « voie » partant depuis la partie méridionale du
    Nord-Viêt Nam, le long de la chaîne Truong Son (autrefois appelée
    Cordillère annamitique), fut construite par le 12e Corps de l’armée
    vietnamienne à la fin des années 1950, et demanda de 15 à 20 ans de
    travaux. Au total, 20 000 kilomètres de chemins et de sentes étroites
    sillonnent la montagne sous la forêt primitive, dont 5 000 km de leurres
    visant à tromper l’ennemi. Un véritable dédale inextricable, situé essentiellement
    en territoires laotien et cambodgien, qui longe la frontière
    vietnamienne, y faisant des incursions pour approvisionner en armes et
    en vivres la guérilla locale qui attaque les bases américaines sur leur
    secteur. Sous son épais couvert végétal, elle irrigue sur toute sa longueur
    la résistance Viêt Cong du Front National pour la Libération, jusqu’au
    delta du Mékong. Les moyens utilisés par le général Vo Nguyen Giap*
    sont rudimentaires. Une armée de coolies, soigneusement choisis afin de
    ne pas perturber la production rurale et l’économie du pays, devant être
    structurée, contrôlée et nourrie, fut mise sur pied. Estimant l’aptitude
    moyenne de portage par coolie à 25 kg de riz ou 15 à 20 kg d’armes et de
    munitions sur 25 km par jour en configuration plane, on adapta cette
    charge aux profils difficiles et aux marches nocturnes : de nuit, 20 km en
    profil plan ; en configuration difficile : 17 kg de nourriture, ou entre 10 et
    15 kg de matériel, pour 15 km. De nuit et en terrain hostile, la distance
    était réduite à 12 km. Quand la piste était plus large, des attelages de
    buffles tiraient des chariots chargés de 350 kg sur 12 km. Des chevaux,
    plus rapides mais plus fragiles, tractaient 220 kg sur 20 km. Cette logistique
    primitive permit d’esquiver et de harceler les forces américaines, à
    la puissance surdimensionnée dans les airs, sur mer et sur terre. Les
    bicyclettes renforcées, poussées par la force humaine, portaient des
    charges conséquentes, les véhicules récupérés de la guerre précédente
    contre les Français reprirent du service avant l’arrivée des petits camions
    soviétiques et chinois. Une conduite de 12 cm de diamètre longeait la
    piste pour permettre aux camions de se ravitailler en carburant.
    Cette organisation hallucinante permet une résistance invisible, mobile
    et insaisissable. À l’arrière, au nord, l’aide en matériel militaire arrive de
    Chine et d’URSS par train jusqu’à Hanoi,** et par bateau jusqu’au port de
    Hai Phong. Puis trains et camions transportent ce soutien vers le départ de
    « la piste ». Au sud, l’aide vient d’Union soviétique par bateau jusqu’au
    port de Sihanoukville*** et remonte par coolies, bicyclettes et camions
    vers « la piste » qui serpente sous la forteresse végétale débouchant du
    Cambodge au nord-ouest de Saigon. Parfois des renforts parviennent par
    infiltration de bateaux dans le delta du Mékong. La piste Hô Chi Minh fut
    entretenue et restaurée en permanence par 300 000 civils et militaires,
    parmi lesquels de nombreuses jeunes femmes volontaires. Elles seront
    150 000 à travailler sous les bombes, dans l’enfer du napalm, sous
    l’ouragan chimique de l’Agent Orange et des gaz de combat, pataugeant
    dans la boue empoisonnée, portant jour et nuit des chargements de pierres
    sur la tête aux côtés des paysans et des montagnards locaux équipés de
    hottes, venus participer par patriotisme ou pour une ration de riz. Sous la
    pluie d’Agent Orange, les gouttes huileuses tombent des feuilles, mouillant
    la cigarette du Viêt Cong tapi. On ampute les blessés à la lumière des
    phares, sous les bombes. Ici, An, frère de l’infirmière, a été fauché. Il faut
    lui couper les jambes et les parties génitales. On le désosse dans des conditions
    d’hygiène inimaginable, sans pénicilline, sans transfusion sanguine.
    Ça explose tout autour. Les hurlements des hommes se mêlent au fracas
    des réacteurs des bombardiers, pas de place pour le luxe des sentiments.
    Le paysage massacré pue le gasoil et le kérosène. Dans cet enfer, l’aviation
    américaine largue des milliers de petites sondes acoustiques, et des sondes
    sismiques sensibles aux déplacements des coolies. Des capteurs nocturnes
    à infrarouge, des détecteurs de sources de chaleur – comme par exemple
    les moteurs ou même les selles humaines fraîchement excrétées – constituent
    une véritable barrière électronique appelée « ligne McNamara ».
    Cette panoplie est reliée à un lacis informatique embarqué dans des avions
    relais Boeing RC-135V/W Rivet joint qui synthétisent les informations et
    dirigent les frappes aériennes qui hachent l’objectif, de jour comme de nuit.
    Au sol, la multitude munie de pelles comble les cratères de bombes
    devenues tombes, terrasse, porte des pierres encore et toujours permettant à
    l’incessant convoi de cheminer nuit et jour par n’importe quel temps.
    L’équivalent de 40 000 kilomètres de piste fut restauré infatigablement,
    réparé sans relâche, rétabli inlassablement. La CIA estima* qu’entre 1966
    et 1971, 630 000 soldats, 100 000 tonnes de vivres, 400 000 armes accompagnées
    de 50 000 tonnes de munitions avaient alimenté le Viêt Cong par
    la piste Hô Chi Minh. » extrait de AGENT ORANGE, APOCALYPSE VIÊT NAM


  • André Bouny André Bouny 7 août 2018 18:51

    @Jeekes

    ... c’est d’ailleurs ce que j’ai écrit . Oui, bonne soirée.


  • André Bouny André Bouny 7 août 2018 18:33

     smiley belle soirée !



  • André Bouny André Bouny 7 août 2018 18:32

    d’un point de vue technique vous avez raison, mais d’un point de vue littéraire : pour voir l’ensemble des hélices faire un effet stroboscopique le texte se place face aux avions (donc aile droite)... ce n’est qu’ensuite que le texte entre dans le cockpit et là, c’est différent, ce serait bien l’aile gauche smiley



  • André Bouny André Bouny 7 août 2018 18:00

    ...l’aile, vue de face ou bien de l’arrière ?... car la gauche peut devenir la droite et inversement smiley



  • André Bouny André Bouny 7 juin 2018 15:28
    @CLAIRVAUX

    Nous prenons connaissance de tous les manuscrits imprimés sur papier en recto simple et comportant vos coordonnées électroniques ou postales (merci quand il s’agit de coordonnées postales de nous joindre une enveloppe affranchie à cet effet). Nous vous répondrons endéans les trois mois mais nous ne renvoyons pas les manuscrits, faute de temps, pas plus que nous ne motivons nos refus. (Ils peuvent l’être, à votre demande, mais dans ce cas les raisons de ces refus seront tarifées).
    Merci de ne pas nous envoyer des manuscrits par courrier électronique ni de nous relancer par téléphone ou par mail.

    Éditions du Canoë
    152, rue du Chemin Vert
    75011 Paris


  • André Bouny André Bouny 5 juin 2018 21:46

    @Clouz0
    Je vous remercie de votre lecture et pour cette réaction pertinente ; La Hulotte : du miel !



  • André Bouny André Bouny 2 octobre 2017 13:30

    @phan
    Merci Phan pour ce lien qui contient une véritable critique, exhaustive, c-à-d avec un regard double. A lire par tous, oui.



  • André Bouny André Bouny 29 septembre 2017 11:25

    @Bertrand Loubard

    Bonjour,
    Un retour important sur Vietnam diffusé sur Arte. Voici une excellente critique sur la série de cette diffusion qui vient de prendre fin au Etats-Unis : http://www.publicbooks.org/burns-and-novick-masters-of-false-balancing/
    Quelle n’avait pas été ma surprise lorsque apparut à l’image Negroponte (sachant ce que fut son rôle ultérieurement - Honduras) que je n’ai pas relevé dans mon article afin de ne pas dérouter le lecteur...
    Ici, ce lien vers cet article critique états-unien d’une grande lucidité, le fait !
    Bonne lecture à tous.


  • André Bouny André Bouny 26 septembre 2017 11:10

    @phan
    ceci est exact, y compris pour le boxeur... précisons que les usa avaient pris soin de ne pas signer les accords de Genève



  • André Bouny André Bouny 26 septembre 2017 08:47

    @sarcastelle
    aussi



  • André Bouny André Bouny 26 septembre 2017 08:39

    @Ouallonsnous ?
    Dans une interview, un des réalisateurs états-uniens de Vietnam dit avoir beaucoup appris sur l’Histoire de son pays en faisant ce documentaire. Nous sommes prêts à le croire plutôt deux fois qu’une. Et rien ne permet de remettre en cause sa sincérité - à part peut-être quelques retenues dues au contexte géopolitique de ce début de siècle. C’est bien pour cette raison qu’ils nous donnent à voir des couleuvres qu’ils ont eux-mêmes avalées.



  • André Bouny André Bouny 25 septembre 2017 21:15

    @phan
    Oui j’ai lu ces parutions, merci. C’est exactement ça. Cela dit, plus une nation est puissante, plus elle est aveugle, hypnotisée par elle-même. L’un ne va pas sans l’autre.