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Les commentaires de jesuisunhommelibre



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 20:24

    @La Voix De Ton Maître

    "La récente financiarisation à outrance fait que la valeur de l’action devient prépondérante dans la politique de l’entreprise (au détriment de l’investissement, de la R&D, du cash, des salaires...)« 

    Une formule bien lapidaire, mais qui est finalement fausse :
    La »financiarisation à outrance« est en grande partie une réponse à une »fiscalisation à outrance" avec une multitude de niches fiscales, qui complexifie l’ensemble.

    D’autre part, si vous comparez les revenus du capital au début du XXè siècle avec aujourd’hui, vous verriez que la part des actionnaires (déduction faites des nombreuses taxes et charges) n’a quasiment pas bougé.
    Il est pourtant vrai que la ponction faite sur l’entreprise est plus importante, et que ceux qui en pâtissent le plus sont les derniers maillons de la chaine, c’est à dire les salariés.
    La France tient le triste record des coûts salariaux les plus chers, avec un pouvoir d’achat des salariés les plus faibles. Vous voyez le hic ?

    Quand l’état s’approprie 57% des richesses, ce ne sont pas les actionnaires qui vont en payer le plus, surtout quand ils sont étrangers. Qui prêterait de l’argent à perte ?

    Pourtant les entreprises ont des besoins importants en capitaux. Pour investir, justement. Pour faire de la R&D. Or il n’existe que deux façon pour une entreprise d’obtenir du cash : Les banques ou les actionnaires. L’avantage avec les actionnaires, c’est qu’il n’est pas besoin de les rembourser, la prise de valeur de l’entreprise leur suffit généralement. Et en cas de faillite, l’entreprise ne doit rien aux actionnaires. Et tout cela contrairement aux banques, qui exigent chaque mois des remboursements, et qui peuvent provoquer la faillite sans sourciller.

    Il reste un problème : Comment attirer ces actionnaires. Seules solutions, soit distribuer une partie du bénéfice, ce que les entreprises font peu, soit prendre de la valeur et se développer.

    Je parle pour des actionnaires privés. L’État actionnaire est particulièrement glouton et exige de dividendes très importants des entreprises auxquelles il participe.


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 19:28

    @titi

    Non, c’est l’occident qui, le premier a cru au libre marché, aux échanges, au Droit et à la Liberté.
    Mais quand un pays non occidental mais en place les mêmes structures, il s’enrichit lui aussi :
    Japon, Corée du Sud, Hongkong, Chili, Singapour.


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 12 juillet 19:14

    @Eric F
    Vous avez raison, l’augmentation de richesse de certains est colossale, mais elle n’est que le reflet de l’augmentation du marché, c’est à dire de la population suffisamment riche pour obtenir les services proposés, et de l’intérêt des services proposés.

    En 1980, 50% de la population mondiale vivait en dessous du seuil de pauvreté.Depuis 2015, il n’y a plus « que » 10%. Et pourtant la population a augmentée.

    Si l’écart augmente entre les plus riches et les moins riches, il ne faut pas perdre de vue que les plus pauvres sont considérablement plus riches aujourd’hui qu’il y a ne serait-ce que 50 ans.Le plus important n’est donc pas l’écart, même si cela vous choque, mais le fait que grâce aux échanges et au respect de la propriété privée (le capitalisme) la pauvreté absolue diminue de plus en plus vite.Seuls les pays gouvernés par un régime socialiste, continuent de s’appauvrir : Venezuela, Corée du Nord, Mozambique ...

    Ref : https://www.inegalites.fr/La-grande-pauvrete-baisse-dans-le-monde-mais-de-fortes-inegalites-persistent

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2008/08/27/la-proportion-de-pauvres-dans-la-population-mondiale-a-diminue-de-moitie-depuis-1981_1088308_3234.html



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 8 juillet 2016 15:31

    @sarcastelle
    Un régime où les politiques n’ont que très peu de pouvoir. Juste celui de protéger les citoyens : Armée, police, justice. Le reste étant libre sur un marché libre.

    Ça a un très beau nom : Libéralisme

    Et quand c’est appliqué, au moins partiellement, ça marche plutôt bien. Économie florissante, chômage faible, culture et éducation d’un bon niveau ...

    Des exemples : Suisse, Australie, Singapour, Nouvelle Zélande, Pays-Bas ...



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 28 avril 2016 14:39

    @pasglop
    Bonjour,

    Essayez de ne pas payer vos impôts ou vos charges sociales aux organismes obligatoires, et vous verrez si vous n’êtes pas menacé par des armes !

    Un état est là pour faire respecter les Droits de l’Homme, c’est à dire sa vie, sa liberté, sa propriété. L’état doit protéger les individus contre toute mise en péril de son intégrité physique. Il est là aussi pour faire respecter les contrat passé de gré à gré entre citoyen libre et consentant.

    Pour rempli (mal) ces missions il dépense actuellement moins de 8% du PIB. Si la ponction montait jusqu’à 10%, ce serait acceptable.

    Une multinationale, aussi puissante soit-elle, ne pourra jamais vous imposer quoi que ce soit par la force. Sauf si elle bénéficie d’un privilège d’état. Vous pourrez toujours vous adresser à un concurrent, soit vous passer de ses services.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 avril 2016 19:14

    Ce « Meilleur des Mondes » dénonce le rêve de ceux qui veulent changer le monde, de ceux qui veulent un autre monde, en général en massacrant ceux qui n’entrent pas dans leur schéma.

    La Corée du Nord correspond bien.

    L’idée que la science est au service de la politique aussi, est dans le droit fil de ces utopies (ne devrait-on pas dire dystopie ?). Par exemple, quand des organismes gouvernementaux définissent ce qui est la bonne science et ce qui n’est pas la bonne science (Lyssenko, le GIEC par exemple).

    Ces romans, « Le Meilleur des Mondes », « 1984 » sont des cris de révolte contre les coup de boutoir assénés aux individus et à leur liberté.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 avril 2016 18:56

    @jesuisunhommelibre
    Ouille ...
    ...que ce n’est pas le salarié qui paye tout en définitive...



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 avril 2016 18:54

    @Shawford
    Une société ce n’est pas une personne réellement. C’est un bien qui appartient à quelqu’un. Même si on parle de personne morale. Si une société « paye » des impôts, c’est au détriment des propriétaires de cette société. Il n’existe pas de société n’appartenant à personne. Alors qu’un individu, lui, n’appartient à personne.

    Que ça soit une eurl ou une multinationale appartenant à des milliers d’actionnaires, c’est toujours, au final, le/les propriétaire(s) qui vont payer : Avant distribution des bénéfices, puis après.

    Que les états fassent croire à une différence, c’est leur intérêt. C’est un peu comme si vous croyez en la différence entre « charges sociales patronale » et « charges sociales salariales » : C’est juste un abus de langage pour faire croire que ce n’ai pas le salarié qui paye tout en définitive. Pour un employeur, qu’il donne tout au salarié ou une partie au salarié et une partie aux organismes « sociaux », c’est équivalent : Combien lui coute tel salarié pour faire tel travail ayant tel rendement ? C’est la seule et unique question qu’il se pose.

    Si vous êtes assez naïf pour croire ces beaux discours de l’état, je comprends que vous vous fassiez plumer sans crier. Mais ne reprochez pas aux autres de tenter de se faire le moins plumer possible.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 avril 2016 16:41

    @Shawford
    Une personne morale est la propriété d’une ou plusieurs personnes physiques. Le problème est donc le respect d’un des Droits de l’Homme qui, je vous le rappelle sont :

    La Vie, la Liberté, la Propriété et la Résistance à l’oppression. cf. La DDLH&C

    Donc une société, quelle qu’elle soit, est une propriété privée, c’est donc en dernier ressort des personnes physiques qui sont taxées. Comme le dit la sagesse populaire, « si vous taxez les vaches, ce ne sont pas les vaches qui vont payer les impôts ».

    Si vous ne comprenez pas ça, je passe aussi mon tour



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 avril 2016 16:12

    @Shawford
    Excusez moi. Bêtement, je pensais que nous avions un minimum de valeurs communes, à savoir celles marquées sur le fronton de nos mairies :
    « Liberté, égalité, fraternité. »

    Si vous avez bien compris le message exprimé par les rédacteurs de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, vous savez que l’égalité dont -il est question est l’égalité en droit.

    Ce qui veut dire que tout les individus ont les mêmes droits, qu’il soit pauvre ou riche, un homme doit avoir les mêmes droits et les mêmes devoirs.

    Faire une distinction entre ceux qui sont très riches et ceux qui sont très pauvres, est le même raisonnement que faire une distinction entre ceux qui sont noirs et ceux qui sont blancs. Où mettez-vous la frontière, à quel niveau, selon quel seuil arbitraire ? Qui est supérieur à l’autre, qui à plus ou moins de droits ? Et je parle de vrais droits, pas la capacité. Comme celui d’être un virtuose en musique, vous en avez le droit, mais peut-être ou pas la capacité.

    N’avez-vous jamais envie de pouvoir décider par vous même comment utiliser au mieux ce que votre travail vous rapporte, sans qu’un groupe vous oblige par la force à le dépenser d’une certaine autre façon ?

    Peut-être qu’au lieu d’avoir des fenêtres double-vitrage (achat subventionné) vous préférez accueillir des SDF ou des réfugiés chez vous.
    Peut-être qu’au lieu de payer pour l’opéra Bastille, souhaitez-vous soutenir une association de théâtre locale.

    Peut-être aussi que les patrons de Google ou Microsoft, préfèrent subventionner de la recherche fondamentale en IA ou des programmes de soins dans des pays d’Afrique, plutôt que de financer les trous sans fonds d’EDF, AREVA, SNCF, et notre chère (très très chère) Sécurité Social qui permet à la France d’avoir un équipement d’imagerie médicale au même niveau que celui de la Grèce et du Portugal.

    Voilà, je vous ai répondu, avec des arguments que vous accepterez ou pas, mais sans avoir besoin de vous insulter. Étonnant, non ?



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 avril 2016 15:30

    C’est tout de même curieux, si quelqu’un essaye d’échapper à une bande de brigands, et va se réfugier chez un hôte accueillant, vous accusez l’hôte de ne pas être assez voleur !

    Quand une bande de voyous captent par la violence 57% du PIB d’une nation, au détriment des plus pauvres de cette dernière, il est normal que certains essayent d’y échapper.

    C’est vrai, ce sont les plus riches qui arrivent le mieux à y échapper. Les autres sont trop éreintés, trop cassés pour s’extraire : chômeurs, paysans, salariés du privé, petits patrons, commerçants ...

    Il faut toujours regarder dans quel sens vont les gens : Autrefois des pays de l’est vers les pays de l’ouest. Aujourd’hui encore des pays asservis vers les pays les plus libres.

    Vous pourrez critiquez tant que vous voulez les pays plus libres (peut-être faites-vous partie des geôliers : fonctionnaires, syndicalistes, professions protégés, salariés d’associations lucratives sans but, exploiteurs vivant au crocher des autres ... Ou de leurs chefs : Aristocratie des haut-fonctionnaires, personnels politiques mal élus), mais vous n’arrêterez jamais ce mouvement inexorable.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 14 mars 2016 20:38

    "Si mon travail ne vous convient pas, vous me mettez à la porte sur l’heure...« 

    C’est bien le problème. Actuellement, si un salarié ne convient pas à l’employeur, il a les plus grandes difficultés à s’en séparer. Si une prestation ne vous convient pas, vous êtes condamné si vous désirez l’interrompre.

    Qu’est-ce qu’un salarié, si ce n’est un prestataire de service comme un autre ?

    Imagine-t-on une marque de voiture qui vous oblige à racheter indéfiniment ses propres modèles ?
    Un boulanger qui vous interdit de vous adresser ailleurs ?

    Qu’est-ce qui justifie qu’on ne puisse pas se séparer d’un salarié  ? De la même façon qu’un salarié doit pouvoir quitter son emploi. C’est exactement ça l’Égalité inscrite sur le fronton des mairies et des écoles.

    L’État est là pour faire respecter les contrats, pas pour les écrire.

    Enfin j’ai lu dans les commentaires ci-dessus de graves erreurs historiques :
    Le principe du syndicalisme est un principe défendu (Frédéric Bastiat) et obtenu (Waldeck-Rousseau 1884) par les libéraux, contre les socialistes radicaux de l’époque (ceux qui sont devenus les communistes plus tard), tel Jules Guesde. Tout comme le droit de grève (Emile Ollivier 1864). Ce sont bien des conquêtes sociales, mais absolument pas obtenues par des »luttes« , mais par des accords de gré à gré.

    Maintenant dire que les syndicats ne représentent plus qu’eux-mêmes, et cela depuis justement le CNR qui leur a donner un privilège de représentation, et depuis qu’ils sont subventionnés, c’est une triste réalité.

    Normalement les privilèges ont été bannis la nuit du 4 aout 1789, enfin, normalement. Privilège, je le rappel, signifie »loi privée", c’est à dire une loi qui ne s’applique qu’à certains.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 14 mars 2016 19:15

    Imaginez une seconde, que ce magnifique ensemble, cette cohésion de groupe, soit administré, réglementé, par une quelconque oie, sortie major de sa promotion ou élue grâce à ses éloquentes promesses. Le vols ne durerait pas plus que quelques mètres et se terminerait dans le chaos et la violence.

    Ça me rappelle quelque chose ... Mais quoi ?



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 28 janvier 2016 19:48

    @Patdu49

    Article factuel parfaitement clair et juste.

    Où je m’interroge, c’est comment, après avoir dénoncé si justement une telle situation, dramatique, vous vous revendiquez d’un parti qui propose une politique encore plus extrême, dans la destruction de l’économie, que les partis actuellement au pouvoir.

    Existe-t-il un pays, un seul, où votre projet politique a amené plus de richesse et plus de bien être ?

    Si oui, faites le moi savoir. Si non, vous devriez vous posez la question du pourquoi.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 28 janvier 2016 19:38

    @Didier-David Maurice
    Quand quelqu’un déclare, au début de son mandat, qu’il n’aime pas les riches, il faut bien s’attendre, s’il est tant soit peu cohérent, qu’il y ait beaucoup plus de pauvre au bout de cinq ans.

    Son projet de société a été parfaitement mené à bien.

    Je ne dis pas qu’un autre choix aurait été mieux, mais là au moins ceux qui ont voté pour lui, n’ont pas été volé sur la marchandise.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 28 janvier 2016 19:26

    @leypanou
    Vous n’achetez du pain que quand vous en mangez. Si vous faites un régime sans pain, ou que vous préférez le pain d’un autre boulanger vous n’en achetez plus ou pas au même.

    Vous amener votre voiture à un garagiste qu’en cas de panne. Ou bien, pour faire une révision. Devrait-on, sous prétexte que cela pourrait prouver que vous en avez toujours besoin, vous obliger à aller toujours dans le même garage régulièrement ...

    Pourquoi voudriez-vous qu’une entreprise agisse différemment ?

    Dans un rapport marchand, chacun apporte un service en échange d’un autre ou d’une valeur correspondante (salaire, prix ...). Tant que cette règle est respectée, que personne n’est flouée dans la libre transaction, je ne vois pas ce que vous pouvez lui reprocher.

    Le pire, serait de vous obliger d’aller toujours chez le même commerçant, avec la même régularité.

    En revanche, vous avez raison de déplorer la difficulté de trouver un emploi : Quand on est jeune, quand on est vieux, quand on n’est pas assez diplômé, quand on est trop diplômé ...

    Peut-être devriez-vous regarder quels sont les pays où il y a le moins de chômage (Suisse, Suède, Nouvelle-Zélande, Hong-Kong ...) et de voir qu’ont ces pays en commun concernant le droit du travail, la liberté qui y est pratiquée, est-ce que ce sont des pays plutôt socialiste ou plutôt libéraux. Puis vous pourrez conclure vous même. Pas quel régime est un paradis sur terre, ça n’existe pas, mais quel est celui qui fonctionne le mieux, ou est le moins pire.



  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 janvier 2016 17:50

    @l’auteur,


    Vous oubliez deux choses :

    L’Europe s’est enrichi il y a 2 siècles lorsqu’elle à ouvert son marché. Ca a même commencé par le Royaume Uni, qui, de façon unilatérale s’est ouvert. Résultat, le RU est devenu la plus grande puissance de l’époque. Les Pays-Bas, puis l’Allemagne, la France, ont suivi, devant ce succès sans précédent à l’échelle de l’humanité.


    Autre chose, regardez Hong-Kong, qui bénéficie toujours d’un régime « libéral » : Une ville sur un caillou, sans aucune ressource naturelle. Une immigration galopante (population multiplié par 10 en une quinzaine d’année), une concurrence féroce de tout les pays environnant, certains (tous ?) pratiquant ce que vous appeler le dumping-social. C’est pourtant un des pays les plus riche du monde, avec un taux de chômage de 3,3% en 2015.

    Il y a donc une faille dans votre raisonnement. L’ouverture au marché n’a jamais conduit à la pauvreté et au chômage. C’est même l’inverse.

    Quand on veut punir un pays, on l’isole économiquement (Iran, Russie, ...).

    Pourquoi voudriez-vous que nous nous auto-punissions ?


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 janvier 2016 17:31

    @Danièle Dugelay

    La liberté ne se saucissonne pas. 
    En revanche elle engage sa responsabilité.

    Si une personne utilise la force pour s’imposer, l’État est sensé être là pour protéger les plus faibles : Ceci est la doxa libérale.

    Par malheur, l’État s’étant immiscé dans tout les compartiments de la vie, privée ou professionnelle. Il devient donc facile à certains, en échange de moyens ou de voix, d’utiliser la puissance de l’état pour bénéficier de privilèges (Privilège signifie, faut-il le rappeler loi privée).

    Quand seule une banque peut prêter de l’argent avec intérêt (en plus de l’argent qu’elle n’a pas), c’est un privilège.
    Quand une industrie fait du chantage à l’emploi pour polluer une région sans indemniser ses victimes, c’est un privilège.
    Quand pour transporter une personne dans sa voiture contre un paiement, il faut être enregistré et être protégé par un numerus clausus, c’est un privilège.
    Quand, pour le même emploi d’infirmier certains ont une garantie d’emploi à vie et d’autres non, c’est un privilège

    etc.

    Les hommes d’état, en distribuant comme ça une multitude de petits ou grands privilèges s’assure une clientèle qui va les reconduire dans leur fonctions. S’il échouent, d’autre, copains, leur trouveront des commissions, organes de réflexion, haute autorité de ceci ou cela, à présider, en attendant le retour d’ascenseur.

    La meilleure démocratie, c’est le marché ! C’est à dire la multitude de décisions individuelles de chacun des clients d’opter pour tel ou tel produit ou service. Ce n’est pas une autorité plus ou moins auto-proclamée qui décide ce qui est bon pour vous.

    C’est bien cela la liberté économique, indissociable de la liberté d’agir. Ci-dessous extrait de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 :

    Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

    Ce qui signifie que la Loi est là pour dire ce qu’il ne faut pas faire, pas ce qu’il faut faire.


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 janvier 2016 17:07

    @Bernard Conte
    Si la puissance de l’Etat se met au service d’intérêts particuliers, c’est l’exact opposer du libéralisme.

    Dire que les décision du FMI, de la BCE, de la Commission Européenne sont des décisions libérale est un oxymore.

    D’autre part, le libéralisme n’est pas une idéologie, c’est une philosophie du Droit. Il ne s’agit pas d’atteindre une utopie parfaite, mais juste de constater que c’est à travers le maximum de liberté, et donc d’expériences diverses, de nombreuses erreurs aussi, bien-sur, que les choses évoluent vers le mieux. L’état ne devant être là que pour protéger les plus faibles en faisant respecter les contrats, et la propriété.

    Je suis d’accord avec votre point 4. D’une dictature franquiste à une dictature communiste (la Chine), le capitalisme de connivence s’y développe sa contrainte.

    En revanche, celui-ci à beaucoup plus de mal a exister quand le pouvoir de l’état se fait discret : En Suisse, par exemple, ou à Hong-Kong (pour l’instant).

    « Le bonjour chez vous N°2 » smiley


  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 janvier 2016 16:36

    Déjà, en 1840, Frédéric Bastiat dénonçait le risque du clientélisme et du capital de connivence : «  L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».


    Je suis toujours surpris qu’un universitaire, économiste de surcroît, puisse à ce point ignorer les fondements de la philosophie libérale.

    Comment, de plus, s’aveugler au point de ne pas voir la réalité :
    Vous parlez du Chili. Comment ne pas constater que ce pays a été ruiné en trois ans par Allende (un peu comme Chavez et Maduro, mais ça dure plus longtemps au Venezuela à cause du pétrole). Puis sous je joug d’une dictature appliquant les mêmes recettes (Allende et Pinochet étaient frères de Loges, et le second à été appelé par le premier pour mater le peuple qui se révoltait). Et qui est sorti de cette misère et de cette dictature, en douceur, sans effusion de sang, grâce à une politique libérale. Et qui a fait du Chili le seul pays d’Amérique Latine appartenant à l’OCDE !

    Comment ne pas constater que Margaret Thatcher a trouvé son pays dans une situation économique exécrable (un peu comme la France aujourd’hui), l’a libéré d’une multitude de contraintes qui le paralysait, et que son action a été si désastreuse, comme vous le laissez supposer, qu’elle a été la seule 1er ministre a avoir été élu trois fois !

    Comment ne pas constater que l’indice de liberté est parfaitement corrélé avec la situation économique des pays, le taux de chômage, les salaires ...

    Relisez la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 », vous y trouverez exposées clairement les règles propres d’un régime libéral voulu par les Lumières.

    Quand l’état met sa violence légitime au service d’intérêts particuliers, c’est la définition même de l’étatisme et du clientélisme.

    Je finirai par une autre citation de F. Bastiat : « Il ne faut attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité, et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième ».