• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Les commentaires de fifilafiloche



  • fifilafiloche fifilafiloche 10 novembre 2010 13:54

    En quoi l’attitude de la Fed diverge t elle de celle de la BCE, qui rachète aux banques Européennes des obligations d’Etat des PIGS et produit de la monnaie pour compenser les pertes à venir ? La démagogie financière américaine vaut bien la démagogie financière française au sévice de l’Europe.



    Dans ces conditions, contre quelle monnaie internationale peut se dévaluer le dollar, sinon l’Or, qui n’a d’utilité que pour les joaillers et dont les réserves physiques ne couvrent pas là aussi les émissions de papier Or.

    Et oui, il faudra s’habituer à voir les BRICS, qui, par leur réserves en matière première et leur industrialisation sont créditeurs nets, donnent leur avis sur ce que leurs débiteurs font de leur argent. Les Etats Unis n’ont déjà plus le monopole des agences de notation, ce qui semble logique au vu de leur niveau d’endettement : http://front3.lindependant.com/articles/2010-11-09/l-agence-chinoise-dagong-juge-la-solvabilite-des-etats-unis-au-bord-du-gouffre-280376.php Cela là aussi ne concerne pas que les Etats Unis, mais aussi la France et ses déficits structurels récurrents. 

    Combien vaut notre voix au siège permanent de l’ONU et notre quasi monopole sur la présidence du FMI. C’est tout l’enjeu de cette crise, quel pouvoir sommes nous prêts à céder pour bénéficier de la bienveillance de ceux qui financent nos démago-craties par leur travail (100% des directeurs du FMI depuis sa création viennent d’Europe de l’Ouest)

    Monsieur Chazoule, dans votre dernier article, vous appuyez la thèse de l’inflation, citant l’exemple de la république de Weimar, contre celle d’une déflation à la Japonaise. Pourriez vous faire l’inventaire des mécanismes qui vous amènent à cette conclusion dans un environnement international beaucoup plus internationalisé, le Deutschmark à l’époque n’étant pas une monnaie d’usage supra national comme l’Euromark ou le dollar.


  • fifilafiloche fifilafiloche 9 novembre 2010 18:22

    Vous avez raison, M. Santi, contrairement à ce que prétendait Attaturk (qui avait motivé l’adoption par les turcs de l’alphabet Romain et une constitution laïque), l’avenir de la civilisation (l’humanité) n’est plus à l’Ouest. 


    Et comme vous le précisez, il n’y a pas à le regretter, nous ne représentons après tout, Europe et USA, moins de 10% de la population mondiale et sommes sur représentés dans les institutions mondiales (3 sièges permanents sur 5 à l’ONU, monopole sur les présidences du FMI alors que nous sommes les plus endettés).

    Nous aurons tout de même réussi à imposer l’usage de nos langues européennes à la majorité de la planète (Anglais, Espagnol, Portugais) et aurons structuré des continents (Afrique, Amérique, Australie) à notre image (Etats).

    Les pays émergents en excès de trésorerie n’ont aucune raison de nous faire plus de cadeaux que nous ne leur en avons fait, il y a dix ans, quand eux même ont connu des difficultés de liquidités (prêts à des taux supérieurs à 10%). Nous profitons encore de notre histoire en pouvant imprimer de la monnaie sans conséquences dramatiques, puisque nos monnaies ont une utilité internationale. Cela ne pourra durer éternellement, la montée de l’or, les trocs sud sud matière première contre produits manufacturés en témoignent.

    Un simple exemple, ici au Paraguay, les Renault et Peugeot sont ne se voient dans les rues qu’en occasion. Les marques chinoises représentent la grande majorité des véhicules neufs (JAC motors, Geely pour les voitures, Yamazuky, Leopard, Kenton pour les motos). L’influence commerciale européenne y est, comme en Afrique, en régression rapide.

    Il faudra s’habituer à voir Brésiliens et Chinois arpenter nos rues comme touristes en remplacement des Américains, s’intéresser aux vitrines de luxe et alimenter ainsi une industrie non délocalisable. Il faudra s’habituer aux donneurs d’ordre étrangers qui imposeront leur culture à nos entreprises. Il faudra être capable d’opérer cette révolution culturelle, de parler d’égal à égal avec des pays que nous dominions antérieurement par notre influence économique et culturelle.

     Comme la révolution féministe, ce bouleversement des habitudes et des certitudes ne va pas se faire sans douleur, sans incompréhension, mais nous n’aurons d’autre choix que l’accepter. Accepter que nos valeurs internationalistes et interventionnistes soient remises en question par d’autres cultures aux approches différentes, et qu’à notre tour nous soyons économiquement obligés de nous aligner sur des choix étrangers. 

    Bref, accepter contraints et forcés de ne plus se voir comme le centre du monde. Les habitants de Buenos Aires ont eu besoin de la crise de 2003 pour ravaler leur orgueil légendaire, le microcosme parisien souffrira sans doute de la même manière du décalage entre sa compréhension de son importance et ce déplacement des centres de gravité. 

    Une grande claque qui ne pourra que remettre les idées en place.


  • fifilafiloche fifilafiloche 9 novembre 2010 16:53

    Les syndicats sont impuissant face à une situation qu’ils ont eux même créé. La réalité comptable n’est pas infiniment soluble dans les égoismes corporatistes, il y a un moment où la réalité devient incontournable.


    On souhaiterait que nos syndicats aient compris, comme dans les démocraties d’Europe du Nord, que la solution aux déficits chroniques ne se trouve pas dans les bruits de casserole et la prise en otage des populations moins protégées, mais dans le pragmatisme et la recherche de l’intérêt de tous. Il n’est de l’intérêt de personne, si ce n’est quelques grandes fortunes à l’abri des cataclysmes, que les conditions de financement de notre dette se dégradent au point, humiliation suprème, de demander un rééchelonnement de son remboursement. Un déclassement brutal de notre crédibilité qui nous ferait passer de puissance économique moyenne à économie sous assistance.

    Les syndicats n’ont rien pu rogner sur l’os de la dépense publique parce que l’os est dépourvu de viande et de moelle, on ne peut que s’y casser les dents.


  • fifilafiloche fifilafiloche 9 novembre 2010 16:36

    Oui, le marché est sous contrôle, non seulement par l’injection de liquidités données aux banques pour soutenir l’activité, mais aussi par des interventions directes de la Fed sur les indices (pomo).


    Le cirque est il susceptible de s’arrêter à court terme. Pas avant les prochaines échéances en 2012, les démocrates ne pouvant se permettre une double déflation des actifs (immobilier ET mobiliers). Ce n’est pas moral mais la politique aujourd’hui ne s’embarasse pas de morale, elle navigue à vue en utilisant tous les outils monétaires à sa disposition.

    Les Etats Unis ne se sentent pas redevables de leur dette de toute façon, ils considèrent que leur fonction financière centrale et leur influence militaire suffit pour ignorer les règles s’appliquant aux autres zones économiques. 

    Vous avez raison, sur le moyen terme, il y aura un prix à payer (un nouvel infarctus financier), le malade n’ayant pas changé ses habitudes nocives. Mais c’est loin, très loin à l’échelle de temps du casino boursier.

    Pendant ce temps, la bourse continue mécaniquement et cyniquement à monter, venant rassurer le retraité du Wyoming sur sa retraite par capitalisation


  • fifilafiloche fifilafiloche 8 novembre 2010 21:48

    Des deux maux, l’absence d’accent en français reste encore la plus supportable ;o)



  • fifilafiloche fifilafiloche 8 novembre 2010 20:06

    Le personnage est tellement théatral que même si je l’entend, je n’arrive pas à l’écouter, tant la mise en scène m’incommode.



  • fifilafiloche fifilafiloche 8 novembre 2010 20:02

    Etrangement, vous parlez de bourgeoisie alors que vous même êtes européen, et donc nanti de votre histoire coloniale. La France se caractérise précisément par sa classe moyenne dominante, comme les Etats Unis et les démocraties occidentales, contrairement aux pays en développement où les inégalités sont criantes. Il y a un indicateur simple qui permet le niveau de bien être d’un Etat : son taux migratoire. Dans toutes ces démocraties où règne le droit à la propriété, il y a plus de postulants à l’entrée qu’à la sortie malgré une liberté de mouvement des populations. Dans les société à Etat autoritaire dont vous semblez nostalgique, malgré des frontières fermées, les soldes migratoires y étaient négatifs.


    Il y a bien un sentiment d’appauvrissement, les nouvelles générations n’ayant que peu d’espoir de connaître le confort social des précédentes. Mais à qui la faute, puisque les premiers, au nom de concepts dogmatiques non encrés dans la réalité, ont hypothéqué les revenus des arrivants. Il faut tout de même remettre tout cela en perspective et comprendre que nos avantages sont considérés ailleurs comme abusifs, provoquent envie et incompréhension, tout comme l’Est regardait, au temps du bloc glaciaire communiste, l’Ouest avec envie.




  • fifilafiloche fifilafiloche 8 novembre 2010 19:14

    OOO grand oracle, je m’attendais là aussi à une réponse plus didactique, autre chose que le classique ’montrez nous votre laisser passer pour vous asseoir à notre table". Ma formation est tout à fait classique, celle qui mène des trains entiers de fils de bonne famille à reproduire leurs privilèges après 5 ans de formation soit disant supérieure où l’on n’enseigne jamais le bon sens, juste un formatage de la pensée conceptualisée et quelques heures d’éthique, comme si le respect de l’autre n’allait pas de soi dans un environnement compétitif.


    Je n’ai pas eu l’impression d’écrire un article (ma couleur reste d’un gris passe muraille) et mon commentaire était surtout composé de questions auxquelles je ne vois pas de réponses dans votre missive méprisante.

    Dommage, j’aurais vraiment souhaité que votre article apporte vraiment quelque chose à la compréhension générale, puisse nous aider à anticiper pour mieux prévoir. Un appel à l’aide resté lettre morte...


  • fifilafiloche fifilafiloche 8 novembre 2010 17:56

    Pas facile de se faire un prénom quand on reprend de son père le vocabulaire, les opinions, tout en éliminant ce qui en faisait son charme : l’orientalisme si exotique.


    A quand un retour à la simplicité...je suis aussi con, je n’ai suivi qu’une phrase sur deux . Trop compliqué, littéraire, écrit pour une intervention orale. Trop parisianiniste pour intéresser la grande majorité de la France.

    Je zappe


  • fifilafiloche fifilafiloche 8 novembre 2010 17:44

    Je suis un peu déçu. En lisant le profil de l’auteur, j’ai pu noter la mention « spécialisé en Finances ». J’ai alors alimenté l’espoir qu’un homme de savoir allait pouvoir nous éclairer sur les conséquences à moyen terme de la décorellation entre la valeur travail et la sphère financière, la virtualisation des valeurs des actifs (immobiliers et mobiliers).


    Je reste malheureusement sur ma faim. Comme le précise sisyphe, la création monétaire ex nihilo est déjà largement expliquée et popularisée par la vidéo sur l’argent dette et ce depuis deux ans. Quel élément supplémentaire apporte votre article.

    Il ne me semble pas dire une bétise si j’affirme que jamais dans l’histoire les dettes cumulées des Etats, individus et entreprises ont atteint ces niveaux. Nous sommes donc en terre inconnue, découvrant des paysages étranges tout aussi virtuels les uns que que autres, la création de monnaie alimentant la création de monnaie sans aucune corrélation avec le monde réel. Les Etat Occidentaux sont devenus dépendants des effets de levier de la dette, puisqu’ils ponctionnent un argent réel sur des masses monétaires virtuelles pour assurer leur fonctionnement. Tout tentative de retour à des valorisations cohérentes provoque un asséchement des liquidités et un infarctus généralisé. Il faut donc sans cesse fluidifier un système sanguin surchargé en produits dopants.

    J’ai été surpris aussi que vous qualifiez les taxes, frais et commissions comme une déperdition, alors qu’en comptabilité nationale, ils sont considérés comme un élément de valeur ajoutée. Les anti libéraux ne vous ont pourtant pas houspillé pour un tel blasphème à leurs dogmes.

    J’attend toujours un messie qui saura nous montrer où conduira cette fuite en avant. Inflation à l’allemande ou déflation à la Japonaise ? Comment les Etats peuvent ils se financer sans fausser les règles de l’offre et la demande sur les marchés immobiliers et mobiliers. Doit on volontairement laiser ceux qui ont accepté de nous faire confiance en alimentant notre dépendance à la création monétaire (ce qui est le cas actuellement avec des taux réels négatifs), au risque d’encourager toujours plus la création monétaire et les bulles spéculatives ? Un grand vrai crack où les cartes seraient redistribuées et les valorisations retrouveraient plus de bon sens ne serait il pas souhaitable pour reconstruire nos économies sur des bases saines ? Les temps difficiles ne permettraient ils de retrouver le besoin de l’autre, une solidarité d’urgence. De nouvelles élites forgées par feu et la glace des épreuves n’émergeraient elles pas pour remplacer des technocrates obnubilés par leur côte de popularité, tout aussi gonflés à l’hélium que les marchés financiers ?

    Je m’interroge, j’observe. Mais je ne vois rien changer, une volonté renouvelée de reporter à demain l’épreuve qu’on sait irrémédiable, oui, partout, toujours, et en conséquence la montée de l’angoisse, parce que consciemment ou inconsciemment, chacun sent venir la tourmente, mais espère que le calice passe loin de lui.

    En attendant, on trafique les comptes, on insuffle des liquidités, on défiscalise, on fait de grands discours, on rassure...puisque la crise de civilisation occidentale ne serait que psychologique. 

    Les mayas avaient anticipé l’arrivée de Dieux à la peau pâle, le début de l’expansion européenne. Auront ils aussi su anticiper notre contraction....2012...Faut il, lorsque l’économie choisit la virtualité, se confier alors à l’irrationnel....L’impuissance des politiques pousse en tout cas au fatalisme.


  • fifilafiloche fifilafiloche 4 novembre 2010 19:31

    Ils sont riches des dettes qu’ils ont contracté et n’auront pas à payer. Mais là n’est pas le débat, on parle ici des retraites par capitalisations américaines, très dépendantes des niveaux des indices, d’ou la nécessité pour la fed d’intervenir directement sur les marchés (appelé POMO par les initiés)



  • fifilafiloche fifilafiloche 4 novembre 2010 16:51

    Le papy boomer lui, dont le pouvoir d’achat dépend de la capitalisation de ses actifs, sera encouragé à faire ce qu’il a été programmé à faire durant toute sa vie, alimenter la machine à consommer avec son papier pas encore sec.


    Mais comment avoir encore foi en l’économie face à un tel vide .... Ca me donne le vertige.


  • fifilafiloche fifilafiloche 4 novembre 2010 15:18

    La peur est un marché lucratif, les compagnies d’assurance le savent bien.



  • fifilafiloche fifilafiloche 4 novembre 2010 14:49

    Tout juste encore une fois, Monsieur Dugué. Touché, comme on dit en Anglais.


    Les taux d’intérêts étant nuls et malgré cela la reprise pas au rendez vous, il faut continuer à laver plus blanc que blanc le linge sale des banques. Le scénario Japonais des années 90, avec la malhonnêteté en plus, puisque la Fed intervient directement sur les marchés pour acheter aussi les indices américains. Mais qui va oser aller reprocher à la Fed de jouer au poker menteur alors que toutes les économies se tiennent par la barbichette, et que le premier qui lachera se prendre tout le château de carte sur la tête.

    Non, rien n’a changé, tout au contraire à continué de façon plus fausse qu’avant, plus virtuelle, plus financiarisée. Il y aura donc une deuxième phase à la crise, comme 79 a suivi 73. Un second choc financier qui obligera cette fois à REFORMER le système bancaire vers plus de bon sens.

    C’est toujours un plaisir de lire vos analyses, même si on se demande parfois si il y a une ligne derrière le plaisir des mots, tant les arguments peuvent parfois s’opposer d’un article à un autre. Mais après tout, le manque de convictions, le doute, est peut être la preuve ultime de l’intelligence...


  • fifilafiloche fifilafiloche 3 novembre 2010 20:09

    @ Sisiphe,


    J’apprécie votre discours, cette fois plus nuancé et documenté, ce qui le rend plus crédible. Le problème du Venezuela est somme toute assez parallèle à celui de la France. Il y a bien une responsabilité des politiques dans la montée de la violence urbaine. Ces deux sociétés sont de traditions catholiques. A l’époque où les religieux avaient une autorité, les règles étaient claires : tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, j’imagine que vous connaissez la liste. Les discours populistes sur la « délinquance en col blanc » induisent une déculpabilisation des auteurs de crimes de faits divers. Chavez a une responsabilité, tout comme Mauroy dans les années 80, en stigmatisant l’exceptionnel pour banaliser le courant et donc se rendre sympathique envers le plus grand nombre. 

    De nombreux vénézueliens se montrent nostalgiques de l’époque où les valeurs catholiques donnaient une profondeur aux individus, leur apprenaient la patience et à résister aux tentations immédiates, à la dictature de l’apparence. La aussi, le Venezuela n’échappe pas à la règle. Le 4x4 « cero kilometros » est un signe de réussite sociale que l’on se doit d’afficher pour susciter l’admiration, et donc l’envie. 

    Le problème de fond se trouve dans l’éducation, la politique n’est que le reflet de cette éducation.


  • fifilafiloche fifilafiloche 3 novembre 2010 19:37

    @ Sisyphe


    L’insécurité y a été décuplée.


  • fifilafiloche fifilafiloche 3 novembre 2010 19:33

    Vous oubliez aussi de mentionner des paysages andins à couper le souffle, un dépaysement total, une diversité climatique (sécheresse du Chaco, humidité des plaines du Nord Est, froid de l’Altiplano, climat méditerranéen de Tarija), des produits agricoles sains et savoureux, une insécurité limitée par une justice populaire indigène parfois expéditive.


    Pour la maximisation de la rente payée par les actifs, il y a plus proche. Le Maroc offre une défiscalisation totale sur les retraites françaises et le billet aller retour en low cost est 20 fois moins cher.

    Les expatriés en Amérique du Sud sont moins des rentiers que des actifs en recherche d’opportunités de développement, le billet d’avion constituant une barrière relativement importante à l’entrée (ainsi que la barrière culturelle).


  • fifilafiloche fifilafiloche 3 novembre 2010 19:17

    Les Français qui sont partis coloniser la moitié de l’Afrique au 19e siècle ne se sont en effet pas posés la question de leurs points de retraite.


    L’occident stagne, le reste du monde progresse, l’humanité doit elle forcément s’en plaindre. Au moins, puisque notre histoire coloniale nous a donné les manettes des institutions internationales, nous limitons la casse durant nos crises avec des intérêts nuls, voire négatifs et le recours à la planche à billets sans dévalorisation drastique de nos monnaies. Ou en serions nous avec des taux à 10% et des produits importés au double des prix actuels ? La conséquence directe serait une relocalisation de nos industries certes, mais au prix d’une paupérisation à court terme extrêmement destructrice.


  • fifilafiloche fifilafiloche 3 novembre 2010 17:31

    Le postulat de départ me semble faux. Avec une concentration par mètre carré 6 fois inférieure aux Pays Bas, nous ne sommes pas un pays densément peuplé.


    Si les politiques d’aide au secteur pouvaient se comprendre face à un BTP déprimé au milieu des années 90, toutes les aides depuis le milieu des années 2000 lorsque les prix se sont décorellés des revenus, l’ont été pour des motivations financières et fiscales et non sociales. Nous sommes dans une situation où la solvabilité des entrants n’est pas plus enviable que celle des sub primes outre atlantique.

    Le prochain volet de la crise occidentale viendra de la crise immobilière des pays méditerranéens, d’ici 2012. Les conséquences seront d’autant plus dévastatrices qu’il ne sera alors plus question de socialiser les pertes comme durant l’éclatement des bulles anglo saxonnes, les taux d’endettement des Etats n’étant plus extensibles. Ce sont les propriétaires qui cette fois paieront la facture (essentiellement les générations les plus âgées).


  • fifilafiloche fifilafiloche 3 novembre 2010 17:22

    Excellente analyse epapel, pas mieux en aussi peu de mots si bien choisis, je passe  smiley