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Les commentaires de sasapame



  • sasapame sasapame 3 octobre 2016 08:55

    @Fifi Brind_acier,

    je suis bien d’accord, mais ça n’empêche pas les acteurs syndicaux de faire campagne, individuellement, au sein de leurs structures comme en dehors, pour la sortie de l’UE. Il faut même que cela devienne leur priorité n°1.



  • sasapame sasapame 2 octobre 2016 21:46

    Boulette de rédaction :

    - 1) Un malentendu tient à l’idée de recours à l’article 50, car cet article (re-)dit lui-même (paragraphe 3) que les traités restent applicables à l’État sortant jusqu’à [...]



  • sasapame sasapame 2 octobre 2016 21:43

    @Ar zen, @Fifi Brind_acier,

    C’est une vue de l’esprit que de considérer que le pays sortant ne peut rien envisager tant qu’il n’est pas sorti de l’UE.

    Oui, et ce n’est évidemment pas ce que je considère. Mon questionnement portait sur la manière dont M. Asselineau envisage les choses. Je tache de résumer l’essentiel.

    1) Un malentendu tient à l’idée de recours à l’article 50, car cet article (re-)dit lui-même (paragraphe 3) que les traités restent à l’État sortant jusqu’à la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait (ou, à défaut, deux ans après la notification, etc.) Autrement dit, jusqu’à la sortie effective.

    J’insiste là-dessus, parce qu’il est probable que beaucoup de gens relativement connaisseurs, notamment des militants d’ici et là (ça a été mon inquiétude en tous cas), s’inquiètent en pensant que ça va être complètement ingérable. Par exemple, comment, alors, contrôler les mouvements de capitaux, pour casser la spéculation, dans les semaines ou mois précédent et suivant une sortie de l’euro ? Plus largement, faut-il voir les gens crever la bouche ouverte 18 mois ou 2 ans de plus avant qu’on s’affranchisse de l’interdiction d’interdire suprême de l’article 63 ?

    Après vérification, me voilà doublement rassuré :

    2) la première étape, pour l’UPR, serait de modifier la constitution (par référendum) pour retirer l’article 88-1 (entre autres) de la Constitution. Dès lors, l’essentiel est fait puisque le ’droit" européen, traités, directives et autres ne prime plus le droit national et redevient même, en bien des points, contraire à la Constitution, donc nul ;

    3) ensuite seulement, et après avoir notifié au Conseil l’intention de sortir, mais avant, parfois même bien avant la conclusion de l’accord de retrait, il est clairement prévu de prendre nombre de mesures contraires aux traités - articles 63, et même 123 TFUE, et j’en passe et des meilleures.

    J’adhère totalement à ce programme (et au reste), même si je continue de penser que la communication choisie, en mode résumé du moins, laisse traîner de gros doutes.

    Bilan, je viens d’adhérer à l’UPR. ;)



  • sasapame sasapame 2 octobre 2016 09:45

    @Fifi Brind_acier,

    vous venez vous-même d’écrire, de mettre en gras et de souligner qu’il s’agit de négociations... Maintenant on « discute ».

    Une chose de sûre, c’est chaque fois pénible de discuter avec vous. Même sur mon texte « Premier rappel... », qui était si en phase avec ce que dit Asselineau (je laisse la question de la peine de mort, qui n’était sans doute qu’inutile diversion ou source de division et d’incompréhension), vous êtes intervenu en disant que je trompe mes lecteurs... et qu’il faut sortir de l’UE. Bien sûr, vous n’avez pas d’excuses à faire.

    Pour une fois, dites, ce serait possible de discuter sans se faire systématiquement rentrer dans le lard, à coups de vérités supposément immuables et pures, de supposée infaillibilité et perfection d’une tête d’affiche, comme à coup de procès d’intention et autres « vos questions au ras des pâquerettes » ? Eh, vous croyez que je voterai pour qui en 2017 ? Calme.

    J’ai cité ce que la Commission et le gouvernement allemand ont eux mêmes dit, et qui a été repris dans la grande presse. Mais comme vous foncez tête baissée à la chaque fois, vous n’avez pas compris, bien que je pensais l’avoir suffisamment laissé entendre, que je prends ça pour de l’intox, de la guerre de l’information. Tout le monde n’a pas lu attentivement les traités (entre autres aspects de votre attitude détestable en conversation, j’ai bien noté ce coup bas aussi). Il n’est d’ailleurs même pas dit que la CJUE soit saisie, et on l’a déjà vue prendre des arrêts fanatiques.

    Il n’empêche, la guerre de l’info en est une, de guerre, et celle-ci a son importance notamment dans le contexte d’une sortie de l’UE. La question de fond que je soulève est celle de savoir comment gérer ça, justement, dans le cadre d’une politique résolument conforme aux traités.

    C’est bien beau d’avoir raison, mais avoir un recul stratégique c’est mieux. Et chercher à clarifier les choses n’est pas un geste malfaisant en soi. Mon intention n’est pas de cracher dans la soupe, mais de susciter le débat quand j’estime qu’il mérite d’être tenu.

    J’ai réécouté attentivement une bonne partie de la conférence « Le jour d’après » de M. Asselineau, et je maintiens qu’il botte en touche régulièrement quand sa posture « légaliste pure » risque d’être questionnée.

    Par exemple, entre son élection à la présidence et la sortie de l’UE, veut-il vraiment nous faire croire qu’il ne prendrait aucune mesure unilatérale, au besoin, qui serait contraire à l’article 63 ? A d’autres. Et en même temps, il dit que les autres gouvernements en prendraient certainement - par exemple, pour éviter d’un côté la fuite massive de capitaux, de l’autre l’afflux de créances sur la Bundesbank, à honorer ensuite en monnaie réévaluée à la hausse.

    Il va jusqu’à « parier » qu’ « on ne nous mettra pas de bâtons dans les roues ». C’est vraiment ridicule pour le coup, et ça permet surtout de botter en touche à loisir quant à la question de la faisabilité d’une sortie parfaitement dans les règles des traités. En même temps, d’ailleurs, il parle d’une guerre de l’info qui chanterait la fin du monde au cas où il serait en passe d’être élu. C’est tout à fait contradictoire, mais qu’importe... La France, pour l’UE, n’est ni un petit pays de l’Est ni la Grande-Bretagne qui « nous emmerde ». La sortie de la France, c’est direct la fin de l’UE. Pas glop du tout pour « les américains ». Et il ne le sait que trop bien.

    Encore une fois, je ne veux pas cracher dans la soupe, mais questionner des points qui sont laissés dans le flou de manière injustifiable. La question que je pose est de savoir si on peut raisonnablement croire, dire ou promettre qu’une sortie peut être négociée vraiment dans les clous, ce que suppose textuellement le recours à l’article 50. Or j’ai de bonnes raisons de croire que c’est ingérable. Mais manifestement, il est hors de question d’en parler avec l’UPR.

    Tout le monde commet des erreurs, des oublis, des incohérences. Par exemple, Asselineau veut carrément abroger l’article 89 de la Constitution. En réalité, il veut seulement supprimer la procédure de révision par la voie du Congrès, ce qui est sans doute très bien. Reste que les deux derniers alinéa de l’article en question, pas du tout évoqués, n’ont évidemment pas à être traités par un simple coup de crayon les annulant...

    Même ça, on ne peut pas en parler ? Si je dis qu’il s’est trompé, ou que c’est mal dit, qu’il faut revoir ça, je vais encore me farcir des réactions hystériques de gens ne concevant pas que monsieur puisse avoir commis la moindre erreur.

    A la longue, vous devriez savoir que votre comportement systématique d’adeptes d’une secte fait fuir les gens. Et pour les mêmes raisons,vous rejetterez toujours sur les autres la responsabilité de semer la division.

    Bref, merci de considérer que nous ne sommes pas des opposants mais que ça n’empêche pas de discuter du fond, c’est comme ça qu’on apprend et qu’on avance, pas en récitant une messe.



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 19:59

    @alain-aaae,

    et pourquoi pas vous donner enfin une bonne grosse priorité : sortir la GCT de cette machine à fabriquer des putes, des mous, des résignés et des menteurs professionnels qu’est la confédération européenne des syndicats.

    Et aussi et surtout, syndicalistes ou pas, faire votre part du boulot : appeler qui vous pouvez à sortir de l’Union européenne.

    J’ai un beau frère actif à la CGT, je lui ai dit la même chose mais on dirait que vous les syndicalistes, ça vous glisse encore plus dessus. La division du travail...



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 19:40

    NB : je parlais ici des apparatchiks du PCF. Les têtes du PG nettement plus réglos, au moins respect des formes et dans les formes ; euro-critiques un peu plus conséquent, mais bon, rivés à la ligne de la « désobéissance européenne » (qu’on leur avait d’ailleurs refourgué, pour les pousser un peu plus dans leurs contradictions).



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 19:34

    @CN46400,

    il y a les machines (outils par lesquels, selon le rythme inventif, on peut tenter de ne pas se faire aliéner) et il y a LA machine (sociale, politique).

    La suite : « Je répète, l’expérience de la dictature prolétarienne victorieuse en Russie a montré clairement à ceux qui ne savent pas réfléchir ou qui n’ont pas eu l’occasion de méditer ce problème, qu’une centralisation absolue et la plus rigoureuse discipline du prolétariat sont une des conditions essentielles pour vaincre la bourgeoisie. »

    Il y a le contexte mais il y a des gens, beaucoup, qui l’oublient, effectivement. Dont ceux qui théoriseront et ceux qui mettront en œuvre la prochaine.



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 19:28

    J’ai eu l’immense déplaisir de participer à une liste FdG. J’atteste :
    - totalement retournés par l’idéologie européiste ;
    - ils nous ont tous niqués en douce et ont négocié leurs places au 2e tour direct avec le PS.



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 19:02

    @CN46400,

    Pour la route, lire »le gauchisme, maladie infantile du communisme« un remède »léninien pur sucre" contre l’opportunisme.

    Peut on haïr et l’impérialisme et l’opportunisme sans être communiste ? Je veux dire, les gens comme moi ont ils le droit d’exister ?...

    Je dis ça, je viens de commencer à lire ce texte de Lénine, et après plusieurs pages de blabla enchaînant plein de considérations aussi indémontrables que grandiloquentes, voilà que je tombe sur ça :

    "Car, malheureusement, il reste encore au monde une très, très grande quantité de petite production : or, la petite production engendre le capitalisme et la bourgeoisie constamment, chaque jour, à chaque heure, d’une manière spontanée et dans de vastes proportions."

    Pour une fois que ça m’a franchement l’air vrai, c’est vraiment flippant.

    Le socialisme d’antan, celui qui refusait que les humains soient déracinés pour être livrés à la machine, lui aussi il a le droit d’être anti-impérialiste et anti-opportunisme ?



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 15:09

    Dans Le Figaro : "Une fois parti, le Royaume-Uni devra développer ses propres accords commerciaux, rôle qui, pour l’heure, revient à la Commission européenne. Theresa May s’est vanté d’avoir préparé le terrain et entamé des discussions avec l’Australie, l’Inde, le Mexique, Singapour et la Corée du Sud… Et ce même si le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, lui a rappelé que tant que son pays était dans l’UE, elle n’avait pas le droit de négocier de tels accords. « La négociation d’accords de libre-échange est une compétence de l’Union européenne, conformément aux traités. Nous devons nous y tenir », a martelé Juncker."

    Et encore ici  : "L’Allemagne presse Londres de ne pas commencer à négocier des accords commerciaux hors UE avant de quitter officiellement l’UE. Un avertissement destiné à Theresa May, après les contacts qu’elle a pris durant le sommet du G20. « En tant que porte-parole du gouvernement allemand, je ne suis pas en position de juger les entretiens de la Première ministre britannique », a indiqué Steffen Seibert aux journalistes, à Berlin. Il a toutefois insisté qu’il était « clair qu’un membre de l’UE ne peut mener de négociations bilatérales sur un accord de libre-échange avec des États non-européens tant qu’il est dans l’union »."

    Bluff ou pas, surtout si l’interprétation de la Commission (et du gouvernement allemand) est confirmée par la CJUE, on verra ce que vaut le jusque-boutisme légaliste de l’UPR. C’est la question que je pose.



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 15:05

    @Fifi Brind_acier,

    - « J’ai écrit « la GB négocie avec plusieurs pays ». Je n’ai pas écrit qu’elle avait signé des accords ! Elle ne pourra le faire qu’à la fin du processus de sortie. »

    Vous avez encore un gros problème de lecture. Je venais d’écrire :

    vous n’y êtes pas : la lettre des traités interdit à GB, tant qu’elle n’est pas sortie, non seulement de signer des accords - pour l’après, ça va sans dire - mais même d’entamer de telles négociations. Tant qu’elle n’est pas sortie, c’est à la Commission de négocier à sa place les accords de commerce avec tout pays tiers.

    - "La Commission européenne n’a aucun intérêt à rendre la sortie de la GB compliquée. Cela donnerait une image encore plus répulsive de l’ UE à tous ceux qui observent attentivement ce qui est le début de l’effondrement de l’ UE. Cela se retournerait contre elle et augmenterait encore le nombre d’eurosceptiques !"

    Cela montrerait surtout aux autres peuples que sortir de l’UE a l’air d’une aventure infernale.

    - Quant à sortie de l’euro, il n’y a rien à négocier, il n’y a pas de clause de sortie à l’euro. L’euro est dans le Traité de Maastricht de 1992. En dénonçant ce Traité, on sort de l’euro automatiquement.

    Vous êtes encore incapable de lire. Je n’ai jamais écrit qu’il y avait à négocier avec l’UE, mais à négocier avec d’autres États des accords monétaires avant de sortir de l’UE, et que c’est une compétence exclusive de l’UE. J’ai également écrit qu’il faut cacher la date et l’heure de la sortie de l’euro. Donc celle de la sortie de l’UE.



  • sasapame sasapame 1er octobre 2016 08:51

    @Fifi Brind_acier,

    vous n’y êtes pas : la lettre des traités interdit à GB, tant qu’elle n’est pas sortie, non seulement de signer des accords - pour l’après, ça va sans dire - mais même d’entamer de telles négociations. Tant qu’elle n’est pas sortie, c’est à la Commission de négocier à sa place les accords de commerce avec tout pays tiers.

    La question que je soulève est de savoir pourquoi l’UPR pinaille en prétendant qu’elle sortirait par une procédure parfaitement conforme aux traités - tout en saluant ce comportement de la GB - qui est évidemment approprié et même vital. Le fait est qu’elle se permet de dire et répéter que quiconque ne veut pas passer par l’article 50 est un menteur ou un dangereux irresponsable. C’est de la branlette et de la division bien inutile. Mais il est impossible de discuter avec vous sur le moindre iota, vous n’avez rien à apprendre et vous récitez votre texte à la virgule près.

    Or cet exemple montre bien que c’est impraticable, ou plutôt que ce pinaillage autour de l’idée de rester en parfaite conformité avec les traités est un idée à la con. La lettre des traités a tout verrouillé, il s’agira évidemment d’en prendre (tant que c’est praticable) et d’en laisser (quand ça ne l’est clairement pas).

    TUE 50 - 3. Les traités cessent d’être applicables à l’État concerné à partir de la date d’entrée en vigueur de l’accord de retrait ou, à défaut, deux ans après la notification visée au paragraphe 2, sauf si le Conseil européen, en accord avec l’État membre concerné, décide à l’unanimité de proroger ce délai.

    TFUE 3 - 1. L’Union dispose d’une compétence exclusive dans les domaines suivants : [...] e) la politique commerciale commune.

    2. L’Union dispose également d’une compétence exclusive pour la conclusion d’un accord
    international lorsque cette conclusion est prévue dans un acte législatif de l’Union, ou est nécessaire pour lui permettre d’exercer sa compétence interne, ou dans la mesure où elle est susceptible d’affecter des règles communes ou d’en altérer la portée.

    TFUE 207-3. Si des accords avec un ou plusieurs pays tiers ou organisations internationales doivent être négociés et conclus, l’article 218 est applicable, sous réserve des dispositions particulières du présent article.

    TFUE 218 - 2. Le Conseil autorise l’ouverture des négociations, arrête les directives de négociation, autorise la signature et conclut les accords. 3. La Commission [...] présente des recommandations au Conseil, qui adopte une décision autorisant l’ouverture des négociations et désignant, en fonction de la matière de l’accord envisagé, le négociateur ou le chef de l’équipe de négociation de l’Union.

    Idem s’agissant notamment de préparer la sortie de l’euro. On ne va évidemment pas appliquer les règles des traités qui veulent que, tant qu’on n’est pas sortis, toutes les décisions de politique monétaire et les négociations en vu d’accords sont aux mains du SEBC et de la Commission.



  • sasapame sasapame 30 septembre 2016 19:27

    @Fifi Brind_acier,

    comme le sujet est très important et comme je n’ai pas envie d’étaler cette discussion sur des dizaines de fils différents, je viens de soumettre à Agoravox un point sur la question. Je ne doute pas que je vous y retrouverai.

    En attendant (on vous a connu plus en forme), il me suffira de pointer cette incohérence complète dans votre position :

    Les relations commerciales ? Et alors ? La GB veut une adhésion indépendante à l’ OMC après le Brexit, où est le problème ? Un pays souverain fait ce qu’il veut..

    Vous n’avez de cesse de nous dire qu’il faut suivre les règles des traités pour sortir de l’UE, et à présent que vous êtes mis au pied du mur, vous nous dites que finalement, un pays souverain en prendra et en laissera.

    Bref, 1 / 0 et je vous retrouve bientôt sur mon nouveau fil.



  • sasapame sasapame 30 septembre 2016 19:00

    @Christophe Hamelin,

    magnifique tableau que Pasolini dresse de la télévision - je ne l’ai plus depuis treize ans, Mammon merci (une fois l’an, en gros, je regarde un match de rugby, , le sportc’est encore ce qu’il y a de moins pire à la télé).

    Le titre de votre blog me rappelle le fil de toutes mes réflexions... A l’occasion, je vais lire un peu ça. ,)



  • sasapame sasapame 30 septembre 2016 11:39

    TFUE 2-1 Lorsque les traités attribuent à l’Union une compétence exclusive dans un domaine déterminé, seule l’Union peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants, les États membres ne pouvant le faire par eux-mêmes que s’ils sont habilités par l’Union, ou pour mettre en oeuvre les actes de l’Union.

    TFUE 2-3 3. Les États membres coordonnent leurs politiques économiques et de l’emploi selon les modalités prévues par le présent traité, pour la définition desquelles l’Union dispose d’une compétence.

    TFUE 3 1. L’Union dispose d’une compétence exclusive dans les domaines suivants :
    a) l’union douanière ;
    b) l’établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur ;
    c) la politique monétaire pour les États membres dont la monnaie est l’euro ;
    d) la conservation des ressources biologiques de la mer dans le cadre de la politique commune de la
    pêche ;
    e) la politique commerciale commune.
    2. L’Union dispose également d’une compétence exclusive pour la conclusion d’un accord
    international lorsque cette conclusion est prévue dans un acte législatif de l’Union, ou est nécessaire
    pour lui permettre d’exercer sa compétence interne, ou dans la mesure où elle est susceptible d’affecter des règles communes ou d’en altérer la portée.

    TFUE 207-3 Si des accords avec un ou plusieurs pays tiers ou organisations internationales doivent être négociés et conclus, l’article 218 est applicable, sous réserve des dispositions particulières du présent article.

    En clair, il est évident que la Grande-Bretagne n’a pas l’intention de se sentir liée ni par l’article 50 ni par le reste des traités UE. Ce serait suicidaire. La France ou tout autre pays disposé à sortir de l’UE fera évidemment de même.

    Tu ne veux pas non plus qu’on leur annonce la date et l’heure exacte de notre sortie de l’UE ? Je dis, ça, on dirait qu’il vous faut un dessin.



  • sasapame sasapame 30 septembre 2016 11:05

    @Fifi Brind_acier,

    Vous savez ce que fait le Gouvernement anglais ? Il prépare sa sortie de l’ UE en menant des négociations dans le monde entier, avec l’ Inde, le Mexique, la Corée du sud, l’ Australie, la Nouvelle Zélande, Singapour etc , pour remplacer les accords avec l’ UE. Ensuite, il activera l’article 50. Point.

    A quoi il lui sera opposé - la Commission l’a d’ailleurs déjà annoncé - que durant la procédure de retrait via l’article 50 tout comme avant son activation, il est formellement interdit aux États membres de négocier eux-mêmes des accords internationaux dans les domaines relevant des compétences de l’UE. Ce qui vaut pour le commerce extérieur et pour ce qui affecte la politique étrangère et de sécurité commune. C’est balo, hein ? Tiens, lis :

    Extraits de l’article 50 du TUE :

    2. [...] À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. [...]

    4. Aux fins des paragraphes 2 et 3, le membre du Conseil européen et du Conseil représentant l’État membre qui se retire ne participe ni aux délibérations ni aux décisions du Conseil européen et du Conseil qui le concernent.

    Article 218 du TFUE, paragraphe 3 :

    3. La Commission, ou le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité lorsque l’accord envisagé porte exclusivement ou principalement sur la politique étrangère et de sécurité commune, présente des recommandations au Conseil, qui adopte une décision autorisant l’ouverture des négociations et désignant, en fonction de la matière de l’accord envisagé, le négociateur ou le chef de l’équipe de négociation de l’Union.

    Pourquoi se fâcher avec les pays voisins ?
    Qui parle de se fâcher avec ?
    Article 50 ou pas, il est évident qu’ils ne feront pas de cadeau. Un État n’a pas d’amis.

    Pour cela il faut respecter les formes légales.
    - La dénonciation pure et simple d’un traité est parfaitement légale.
    - L’insertion de l’article 88 dans la constitution (titre XV) était illégale.
    Il s’agit de la décréter nulle et non avenue.
    Il s’en suivra automatiquement que la ratification du traité de Maastricht, et des suivants, était contraire à la Constitution.

    Sinon, c’est la Cour de Justice européenne et/ou le Tribunal Pénal International qui imposera... d’appliquer l’article 50. On aura perdu du temps pour rien.

    Vous dites vraiment n’importe quoi. Vous ne comprenez même pas la base de la hiérarchie des normes. Il n’existe évidemment rien au dessus d’un acte de souveraineté nationale, surtout s’il consiste à décréter nulle et non avenue une norme adoptée illégalement.

    ce sont les régions loin de la City qui ont voté le plus le Brexit !

    Quel rapport avec ce que j’ai écrit ?
    Même en ne lisant que la sainte parole d’Asselineau, vous devriez savoir que la Reine s’était discrètement prononcée en faveur du Brexit : Asselineau avait relayé l’info.

    Essaie encore.



  • sasapame sasapame 29 septembre 2016 19:06

    @Fifi Brind_acier,

    erreur stratégique, erreur stratégique : ça fait 25 ans, en fait plus de 30 ans, et on est toujours pas près d’en être sortis. Et 15% de gens vont se faire encore niquer par lui, et combien par ses homologues ?

    La Couronne, c’est-à-dire la City, vous le savez, voulait la sortie de la Grande-Bretagne- qui n’était pas dans l’euro.

    On n’a que des leurres, personne pour nous en sortir (à part un Nikonoff ou un PRCF que personne ou presque ne connaît).

    Pas même le supposé nec plus ultra UPR, l’ultime sirène (à moins que ce soit juste de l’autisme avancé, ce qui ne nous avancerait guère). Ne parle jamais de l’article 88 (de la Constitution), et même pas foutu de voir l’évidence : l’article 50 (du TUE) est une impasse, il ne faut surtout pas l’activer.



  • sasapame sasapame 29 septembre 2016 18:53

    Le grand Turkistan...

    ... mes excuses, j’ai écrit trop vite. Le lecteur aura sans doute corrigé tout seul (Kurdistan).



  • sasapame sasapame 29 septembre 2016 18:51

    @Jeussey de Sourcesûre,

    Oui, sauf qu’il pourrait ne s’agir que d’une étape. La déstabilisation de certains États peut viser aussi à leur éclatement pour les réduire en taille, en force, en ressources.

    Le grand Turkistan, ou plutôt la dynamique qui y mène, a cet « avantage » génial de le faire dans le cas de l’Irak et de la Syrie, mais surtout :

    Brzezinski distingue les « acteurs géostratégiques » (France, Allemagne, Russie, Chine et Inde) des « pivots géopolitiques » (Ukraine, Azerbaïdjan, Corée, Turquie et Iran). Les premiers sont en mesure de modifier les relations internationales, «  au risque d’affecter les intérêts de l’Amérique » ; les seconds ont une position géographique leur donnant « un rôle clé pour accéder à certaines régions ou leur permet de couper un acteur de premier plan des ressources qui lui sont nécessaires ».



  • sasapame sasapame 29 septembre 2016 11:15

    @Fifi Brind_acier,

    sauf à être complètement aveuglé par une ligne sur laquelle vous n’avez pris aucun recul, mon texte est parfaitement clair : il faut sortir à tout prix de l’Union européenne, il n’y a pas de priorité qui soit supérieure à ça, vu que c’est à cause de notre appartenance à l’UE que nous vivons dans un régime tyrannique, qui par construction a tué toute notre souveraineté et notre démocratie.

    Je ne vois pas en quoi re-démontrer qu’il y a eu coup d’État, d’un strict point de vue juridique, serait incompatible avec le programme de l’UPR.

    Avec un minimum de maturité politique, vous cesseriez de créer ou d’entretenir des divisions parfaitement stériles. Calmez-vous, vous faites du tort à notre cause commune.

    Accessoirement, je ne suis plus au M’PEP depuis des lustres.