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Les commentaires de xavier



  • xavier 21 juin 2011 14:15

    Pour votre information, et contrairemenr à ce que vous affirmez , la motivation de la condamnation a été divulguée lors du jugement et a été dans l’heure mise en ligne par plusieurs sites ( par exemple ici ).



  • xavier 25 mars 2009 11:44

    Cet article et les précédents seraient plus crédibles si, encore une fois, emporté par l’élan de vos convictions, vous ne prenniez quelques libertés avec les faits, sans doute par méconnaissance du dossier.

    Vous consacrez en effet un paragraphe aux témoignages de Paul Donzella et de Sylvie Cortesi. Selon vous ils auraient déclaré avoir vu Yvan Colonna "le soir de l’assassinat" à Carghjese. Vous seriez bien inspiré de relire la presse les concernant ; leurs témoignages portent en effet sur la soirée de l’attaque de la gendarmerie de Pietrosella en septembre 97, pas du tout de l’assassinat du préfet le 6 février 98.



  • xavier 23 mars 2009 12:57

    L’auteur écrit :
    "Parce que en ce qui concerne les prescriptions en matière pénale, un doute, un seul doute sur la culpabilité de la personne mise en cause doit conduire à l’acquittement (même s’il ne vient que d’un seul juré)."
    C’est assez personnel comme interprétation des "prescritions en matière pénale" et même un peu fantaisiste.
    Il y a quelques explications (sérieuses celles-là) sur le délibéré en cour d’assises ici.



  • xavier 17 mars 2009 15:01
    Concernant le témoignage de Jeanne Finidori, je crains que ce le pompon ne soit pas pour Me Chabert, mais pour vous, Roseau.
     
    Vous occultez en effet soigneusement deux détails essentiels :
     
    Premier détail : Jeanne Finidori (ex-épouse d’Alain Ferrandi) a mis en cause Yvan Colonna en 99 en garde à vue et devant des magistrats :
    "J’ai vu arriver mon mari avec Pierre Alessandri et Yvan Colonna. Il a tiré les rideaux intérieurs, ils sont partis vers la salle de bains, je suis restée dans le séjour. (…) Mon mari est revenu dans le séjour. Il a allumé la radio, qui annonçait l’assassinat du préfet”
     
    Deuxième détail : En ce qui la concerne, elle n’est JAMAIS revenue sur ses accusations, jamais, 
    par exemple lors du premier procès, à la défense qui lui demandait :
    « Nous défendons un homme qui, comme votre mari, risque la réclusion criminelle à perpétuité. Qui, comme vous, a un fils. Madame, l’avez-vous vu le soir du 6 février chez vous ? S’il y était, dites-le. S’il n’y était pas, dîtes-le aussi. Vous êtes sous serment. Avez-vous vu Yvan Colonna ce soir là chez vous ou ne l’avez-vous pas vu ? »
     
    Sa réponse fut : « Je ne sais pas »
     
    Aussi et même si cela ne fait pas forcément d’Yvan Colonna un coupable, que quelqu’un qui a porté des accusations contre Yvan Colonna, qui ne s’est pas rétractée, réponde « je n’ai rien à déclarer » n’est guère comparable à un quidam qui, comme vous le dites, répondrait cela à un contrôle de douane.
     
    A la différence d’autres accusateurs, ceux qui se sont plus ou moins tardivement, rétractés, et pour lesquels pour les juges la question est de savoir s’ils mentent quand ils accusent ou s’ils mentent quand ils se rétractent, il ne reste en effet des dépositions de Jeanne Finidori que des accusations, sur lesquelles elle n’a rien à déclarer.
     
    C’est ce que lui ont fait remarquer les avocats généraux :
    « Cela signifie, poursuit Jean-Claude Kross, que vos déclarations en garde à vue, le 24 mai 1999, qui mettent en évidence que le 6 février 1998, vers 21H15 ou 21H30, sont arrivés chez vous votre mari, Pierre Alessandri et Yvan Colonna, sont acquises pour des vérités absolues. »

    Et la réponse fut : "je n’ai rien à déclarer"
     
    question de l’autre avocat général Christophe Tessier : "Vous n’avez rien à déclarer sur l’innocence d’Yvan Colonna ?"

    et la réponse : "je n’ai rien à déclarer »
     
    Dans cet exemple du témoignage de Jeanne Ferrandi, vous occultez des éléments essentiels et arrangez un peu la réalité.
    Je trouve que cette occultation et cet arrangement sont pour une large part à l’image de vos écrits sur ce procès, qui relèvent plus de la propagande, habile mais pas toujours d’une honnêteté intellectuelle absolue, que de l’expression argumentée de convictions, même militantes.


  • xavier 17 mars 2009 08:46

    Claude Papi
    Je ne sais pas comment la cour interprète le silence de Jeanne Filidori.
    Votre commentaire oublie je pense une différence essentielle entre Jeanne Filidori et ceux qui, comme Martin Ottaviani, se sont tus devant la cour compte tenu de l’absence d’Yvan Colonna et de ses avocats :

    A ma connaissance, Jeanne Filidori, elle, n’a jamais rétracté ses déclarations iniales mettant en cause Yvan Colonna.
    Aussi son silence hier n’est pas assimilable à celui de Martin Ottaviani.



  • xavier 16 mars 2009 20:59

    Pendant ce temps, le procès continue, avec l’audition de Jeanne Finidori, ex-épouse d’Alain Ferrandi.

    Rappelons ses déclarations de 99 aux policiers et aux magistrats :
    "J’ai vu arriver mon mari avec Pierre Alessandri et Yvan Colonna. Il a tiré les rideaux intérieurs, ils sont partis vers la salle de bains, je suis restée dans le séjour. (…) Mon mari est revenu dans le séjour. Il a allumé la radio, qui annonçait l’assassinat du préfet”

    Et son témoignage au premier procès en 2007 :

    question de la défense : "Nous défendons un homme qui, comme votre mari, risque la réclusion criminelle à perpétuité. Qui, comme vous, a un fils. Madame, l’avez-vous vu le soir du 6 février chez vous ? S’il y était, dites-le. S’il n’y était pas, dîtes-le aussi. Vous êtes sous serment. Avez-vous vu Yvan Colonna ce soir là chez vous ou ne l’avez-vous pas vu ?

    Réponse de Jeanne finidori :- Je ne sais pas”.

    Aujourd’hui elle a répondu à toutes les questions "Je n’ai rien à déclarer" ce qui donne :

    Question de l’avocat général Jean-Claude Kroos, « Est-ce que vous comprenez ce qu’il peut résulter de ce silence  »,
    Réponse de Jeanne Filidori « Je n’ai rien à déclarer  », 
    « Cela signifie, poursuit Jean-Claude Kross, que vos déclarations en garde à vue, le 24 mai 1999, qui mettent en évidence que le 6 février 1998, vers 21H15 ou 21H30, sont arrivés chez vous votre mari,Pierre Alessandri et Yvan Colonna, sont acquises pour des vérités absolues. »
    Réponse de Jeanne Filidori "je n’ai rien à déclarer"

    question de l’autre avocat général Christophe Tessier : "Vous n’avez rien à déclarer sur l’innocence d’Yvan Colonna ?

    Réponse : "je n’ai rien à déclarer"
     

     



  • xavier 2 mars 2009 17:13

    "Pierre Alessandri, en se dénonçant, s’expose à sérieusement aggraver ses conditions de détention."
    Vous pensez vraiment que Pierre Alessandri puisse être le tireur ? Il n’est pas très grand, il n’est pas blond, et Marie-Ange Contart (qui n’a aucun intérêt dans l’affaire) ne l’a pas reconnu !

    A part cela vous amalgamez des choses très différentes ; si je n’entends pas me faire le défenseur de Marion Lebbos et cie, pas plus que de la façon dont le président Wancogne conduit ce procès, je ne vois pas en quoi leurs errements amoindrissent les charges contre Yvan Colonna (charges dont, je le répète, je ne sais si elles font de lui un coupable).

    Puisqu’il est question de Pierre Alessandri d’ailleurs, connaissez-vous ces lettres qu’il a écrites à Stéphane Colonna :
    "“J’espère que cette épreuve n’a pas modifié ton amitié envers moi et ma famille et que tu jetteras un oeil sur Michèle et les enfants (…) Je sais que ça doit être difficile pour tes parents ainsi que pour les miens d’admettre certaines choses, mais il faut que tout le monde essaie de nous comprendre, c’est capital et vital pour nous”. (2 juin 99)

    “ Pendant ma garde à vue, notre garde à vue, on s’est retrouvé dans la situation de faire un choix humain ou un choix militant. Le choix militant consistait à se taire et à laisser embarquer dans la galère toutes les femmes, les amis, qui n’avaient rien à y voir, toi y compris. Ou alors, faire un choix humain qui n’est pas bon pour nous, par rapport à ce qu’on risque, mais il fallait dégager tout le monde en avouant.

    Tu peux me croire, c’est une épreuve terrible et je suis toujours en train de me demander si on a fait le bon choix : l’avenir nous le dira. Cet avenir, il passe par une prise de conscience des Corses. Je crois que nos actes ont amené tout le monde au pied du mur, j’espère que le bon sens l’emportera. (…)Je pense souvent à Yvan en me demandant s’il a fait le bon choix et quand je descends en promenade et que je vois l’état de la prison, les ordures accrochées aux poubelles, la crasse dans les douches, les morceaux de crépi qui me tombent dessus du plafond quand je dors, je me dis que peut-être, il est mieux là où il est, va savoir (…) J’espère que ton père a gardé le moral et la force de s’occuper des oliviers que vous avez plantés”. (25 juin 99)

    Voilà deux lettres que Pierre Alessandri n’avait commes vous dites aucun intérêt à écrire mais qui suggèrent épouvantablement qu’Yvan Colonna était du commando.



  • xavier 2 mars 2009 16:23
    Philippe Antonetti,
     
    1. Je suis toujours dubitatif sur l’idée que le nom d’Yvan Colonna ait été introduit par les policiers :
    - d’abord quel intérêt avaient-ils à rajouter quelqu’un, et pourquoi un et pas deux ou trois ?
    - pourquoi l’impliquer lui, et pas Stéphane son frère qui était semble-t-il dans la mire des policiers, ou bien Lorenzoni ou Filidori, ce qui aurait eu l’immense avantage de valider les pistes agricole ou porcine suivies avec obstination par le commissaire Marion ?
    - quant à la balise argos, Yvan Colonna n’a pas été (loin s’en faut ! ) le seul à être surveillé ou inquiété. Cela ne prouve en rien qu’il ait été une cible privilégiée.
    - Je n’ignore pas les rivalités, la guerre des polices etc… mais tout de même, prendre la peine de dicter le nom d’Yvan Colonna à des gardés à vue, puis attendre tranquillement plus de 24 h pour aller l’interpeler, c’est assez peu cohérent.
     
    1. Les dénonciations sont effectivement concordantes : Mme Alessandri aurait vu Y Colonna partir de Cargèse avec son mari ; plusieurs membres du commando l’ont désigné comme le tireur ; Mme Ferrandi aurait vu arriver chez elle, après l’assassinat Yvan Colonna avec son mari et P Alessandri ; Mme Alessandri serait venu chercher le lendemain matin, chez les Ferrandi, son mari et Y Colonna. Il reste, c’est vrai, une contradiction avec la déposition de l’épouse de D Maranelli, contradiction comme il y en a sans doute dans tous les dossiers criminels.  
    2. Il existe certes des stratégies de défense, mais tout de même, 18 mois pour se rétracter, après avoir accusé un ami, n’est-ce pas un peu long ? Surtout quand ces accusations ont été faites à plusieurs reprises, devant des juges, ceci jusqu’à ce qu’Yvan Colonna s’exprime dans une lettre où il affirme son innocence.   
    3. Vous parlez de « rancœur forte » pour qualifier l’attitudes des membres du commando et de leurs épouses lors de leur témoignage au premier procès. Mais pourquoi diable auraient-ils, si Yvan Colonna est innocent, de la rancœur à son égard ?
     
     
     


  • xavier 2 mars 2009 13:26

    Il y a dans ce que vous présentez comme un simple sommaire factuel quelques inexactitudes qui affectent la crédibilité de votre propos.
    Mais restons-en à l’essentiel, les accusations de quatre membres du commando (et de trois épouses ou compagnes que vous oubliez d’ailleurs), votre argument d’accusations dues à la pression policière en garde à vue se heurte, pour l’instant, à plusieurs éléments :

    - On ne voit d’abord pas trop l’intérêt des policiers d’introduire un homme qu’ils ne soupçonnent pas et qu’ils laisseront d’ailleurs s’enfuir

    - le fait que ces dénonciations (précises, détaillées, concordantes) aient été réitérées à plusieurs reprises devant les juges.

    - leurs auteurs ne se sont rétractés que 18 mois plus tard (après qu’Yvan Colonna ait affirmé, dans une lettre, son innocence)

    - Surtout, la prestation au premier procès de ces accusateurs a été calamiteuse pour Yvan Colonna ; entre les silences, les contradictions, le manque de conviction, les amnésies et les phrases à double sens des uns ou des autres, rien n’a donné corps à votre explication (des dénonciations dues à la pression policière)


    - Yvan Colonna lui-même s’en était plaint :

    " Mr Alessandri, c’est bien ce qu’il dit, mais il n’y a aucune explication….Franchement ça ne me satisfait pas "
    "J’ai trouvé le témoignage de Mme Alessandri pas clair, pas précis. Pourquoi elle ne dit pas franchement que je n’étais pas le 7 février 98 au matin chez Alain Ferrandi ? Je ne comprends pas son attitude. »
    « Je ne comprends pas Mme Alessandri, je ne l’accepte pas " ?
    "Je reste avec un goût amer de tout ça. Je ne suis pas satisfait de leur prestation”.

    Quoi qu’il en soit, nous serons fixés cette semaine, avec les auditions de ces accusateurs. Ces auditions donneront-elles, ce qu’elles n’ont pas fait en première instance, juste un début de soupçon de plausibilité à la thèse de dénonciations sous pression policière ?



  • xavier 26 novembre 2008 21:02

    L’approche de l’article, sous des dehors scientifques, me semble très approximative.
    Elle compare en effet des taux de participation et des scores entre fédérations comme si toutes choses étaient égales par ailleurs. Quand on fait de la statistique, il faut faire aussi un peu de politique.

     Les différentes fédérations ont des compositions fort différentes : par exemple la proportion de nouveaux adhérents génération Ségolène à 20 Euros ou de "vieux militants traditionnels" est très différente selon les fédérations. Qu’il y ait beaucoup de militants socialistes "traditionnels" et peu d’adhérents à 20 Euros dans les Landes d’Emmanuelli par exemple est un fait à peu près acquis.
    Or ces proportions respectives jouent un grand rôle dans à la fois la participation et les scores : là où il y a beaucoup d’adhérents à 20 euros, qui n’ont fait que passer mais qui sont toujours inscrits sur les listes (ils pouvaient voter en payant les cotisations en retard), la participation est plus faible. De même la présence d’une grande proportion de ces nouveaux adhérents qui ont rejoint le PS pour soutenir la candidature Royal en 2007 pèse sur les scores de certaines fédérations en faveur de S Royal.
    Il n’est donc pas anormal, statistiquement parlant, que les scores de participation et ceux de telle candidate soient corrélés, mais cette corrélation est due à des explications politiques  : la composition des adhérents des diverses fédérations, fort différente selon les cas.



  • xavier 22 novembre 2008 10:33

    La pétition c’est ici : http://cll-corse.org/
    La présentation du Padduc par l’association u levante, c’est là : http://levante.fr/padduc/



  • xavier 20 novembre 2008 12:23

    Ce barrage est un barrage politique pour satisfaire les élus locaux qui pensent qu’une manne financière va irriguer leur commune et la Cgt-Edf au nom de la défense de "l’outil de production".
    Sur le plan énergétique et économique, le rapport intérêt/dégats est très faible. Ce barrage coûte une fortune et saccage une vallée pour ne produire qu’un petit peu d’électricité.
    Peu d’électricité produite, car ce barrage est prévu pour produire uniquement aux heures de pointes, 2 heures par jour environ, selon le système de la chasse d’eau, on remplit, on vide 2 fois par jour.
    Saccage de la vallée car pour avoir une puissance efficace, l’usine de production est situé 12 km plus loin sur le fleuve que le barrage ; entre les deux (sur 12 km) le fleuve est court-circuité, l’eau est amenée par un tuyau du barrage à l’usine. Ne reste dans le fleuve que le "débit réservé" qui correspond à un étiage sévère d’une année sèche.



  • xavier 21 août 2008 11:47

     

    Deux indices alertent habituellement sur l’éventualité d’un dopage :
    - la masse musculaire importante due souvent aux anabolisants
    - une progression très rapide des performances
     

    Il me semble que Bolt ne présente aucun de ces deux signaux d’alerte ; sur le plan de la masse musculaire comparons le pour s’en convaincre avec Ben Jonhson (par exemple), quant à sa progression, elle est raisonnable : sur 200 m, de 19 s 93 en 2004 à 19 s 30 à Pékin en 2008.

     


  • xavier 19 août 2008 09:30

    Il y a aussi un article de Libération qui rapporte les témoignages d’un touriste canadien et d’un suisse ;
    http://www.liberation.fr/actualite/monde/316343.FR.php.



  • xavier 19 août 2008 09:12

    Il y a tout de même quelques témoignages sur ces émeutes : un journaliste James Miles de l’Economist et un touriste (un certain aurélien) présents sur place.
    Voir http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=563 et http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1846.
    La propagande pro-chinoise est une réalité, mais on ne peut faire l’impasse sur les témoignages des (rares) occidentaux présents à Lhassa lors des émeutes.



  • xavier 2 juillet 2008 15:38

    Faut-il soutenir De Carolis ?
    A cette question je souscris pour ma part à ce qu’en dit Daniel Schneidermann sur le site Arrêts Sur Images :

    "Malgré tout, il faut soutenir Carolis. Il faut le soutenir, parce que la pérennité de cet outil fabuleux qui s’appelle la télévision de service public, est indispensable. Oui, l’utilisation qui en est faite, depuis des années, n’est pas enthousiasmante. Oui, elle s’est trop souvent montrée servile avec le pouvoir, accomodante avec les modèles dominants, soumise à l’audience. Mais la supprimer, c’est laisser le terrain libre à Bouygues et Bolloré.
    (....)

    Le maintien de cet outil, aujourd’hui, passe par le maintien en poste de Patrick de Carolis. C’est triste, c’est peu enthousiasmant, ne croyez pas que cela me réjouisse, mais c’est ainsi."



  • xavier 24 juin 2008 19:45

    Vous dites "oui, on apprend toujours mieux dans sa langue maternelle".

    N’est pas contradictoire avec votre défense de l’enseignement bilingue ? Je ne pense pas en effet qu’il y ait beaucoup d’enfants dont la langue maternelle soit le breton (encore moins le néo-breton) ou "l’occitan", pas plus que l’alsacien ou le corse (pourtant plus authentiques et plus pratiqués).

    Concernant le créole, je vous renvoie à l’étude "bilinguisme familial et acquisitions scolaires" (Genelot, Négro et Peslages). Il s’agit d’une étude sur l’effet du bilinguisme familial créole-français (et non d’un enseignement bilingue) sur le développement des acquisitions scolaires ; les auteurs concluent à l’effet plutôt favorable d’un bilinguisme familial créole-français équilibré.

     Mais si l’on regarde les resultats présentés, on s’aperçoit que cet effet est différent selon, en gros, le "niveau "de langage des enfants. Cela (et ma pratique d’enseignant) m’amène à une hypothèse : plutôt que de se gargariser sur l’effet positif par essence de l’enseignement bilingue, ne peut-on pas envisager que celui-ci puisse être positif pour certains enfants, et constituer une difficulté supplémentaire pour d’autres ?



  • xavier 23 juin 2008 18:59

    Les deux éléments que vous donnez illustrent je crois la difficulté de l’évaluation dans l’éducation et ne sont pas forcément probants :

    - les résultats au bac de Diwan, régulièrement cités comme une preuve de l’efficacité du bilinguisme, ne concernent qu’un nombre restreint d’élèves, dont le profil sociologique est sans doute bien différent de l’ensemble des jeunes bretons (et les résultats scolaires sont en général fortement corrélés avec l’origine socio-culturelle). Il me parait hasardeux de tirer des conclusions de ces résultats.

    - concernant les résultats CE2, je n’arrive pas à ouvrir le lien. Mais je suis là aussi un peu dubitatif : les enfants n’étant pas des rats de laboratoire pour lesquels, dans une expérience, on peut ne faire varier qu’un seul élément à la fois, comment peut-on attribuer à une seule cause (l’enseignement bilingue) une évolution des résultats dans une situation complexe où interagissent de multiples facteurs ?

    En Corse, les résultats aux évaluations CE2 des classes bilingues sont d’ailleurs brandis avec assurance, lorsqu’ils sont bons, par les militants de la filière bilingue, et rapidement évacués, lorsqu’ils sont mauvais, par les mêmes : dans ce cas bien sûr, le bilinguisme n’y est pour rien. Inversement, ces résultats sont brandis, lorqu’ils sont mauvais, par les adversaires du bilinguisme, comme le preuve absolue de l’effet négatif de l’enseignement bilingue.

    Les uns et les autres me paraissent ignorer les exigences méthodologiques et la difficulté de l’évaluation dans l’éducation.

     

     



  • xavier 23 juin 2008 18:01

    Pouvez-vous nous préciser quelles sont les études qui montrent l’effet positif d’un enseignement bilingue (pas d’un bilinguisme familial) sur les résultats scolaires des enfants ?

    Je vous pose cette question, car, ici en Corse, la question de l’évaluation de l’enseignement bilingue est totalement taboue : qui souhaite un bilan en ce domaine est aussitôt suspecté (au minimum) d’être un adversaire de l’enseignement bilingue, mais ne se voit opposer comme argumentation que des péremptoires "on sait bien que c’est positif" ou des vagues "tous les spécialistes le disent" .

    Je suis donc preneur de références.



  • xavier 14 mai 2008 22:13

    @Soleil2b

    Hai ragione.

    Je ne parlais des autonomistes et des indépendantistes corses que parce que Frédéric Lyon ne pourrait les soupçonner de jacobinisme obtus.