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Les commentaires de Daerel



  • Daerel Daerel 7 juillet 2009 09:42

    Ce que j’ai trouvé ridicule dans cette élection municipale, c’est la faiblesse du débat et des propositions du Front républicain.

    Je me dis que notre pays va bien mal si le seul moyen de contrer le FN est de ressortir l’argument de la bète immonde.

    La question est surtout : comment est-ce possible qu’un vieux fief socialo-communiste soit si près de passer au FN ?

    Bien qu’ayant lu beaucoup d’articles, je n’ai vu aucun mmebre du Front républicain expliquer ça ou donner de l’espoir.

    Ce Front républicain n’a pas offert de l’espoir, il a offert de la peur et de la haine... comme le FN. Et ça, ça me gêne.

    De toute façon, le programme du FN est quasiment assimilé par l’UMP à mon sens et je ne vois pas beaucoup le PS s’agiter contre.



  • Daerel Daerel 21 juin 2009 07:35

    @ ambre

    Le reportage de France 3 ne mentionne aucune durée pour ce chiffre et la journaliste emploie le conditionnel, ce qui en journalisme consiste à dire : « ON a entendu ce chiffre, mais on n’en sait rien ». Quand on sait que pendant un moment sur l’Islam, les journalistes de la télévision ont accepté les chiffres que la communauté musulmane leur donnait sans vérifier, on peut sourire.

    Quant aux évangéliques, non, on ne les oublie pas. Ils convertissent en masse. Leur message de foi est aussi simpliste que celui de la foi musulmane : là, où le musulman dit « Il faut obéiir à dieu tel que le prescrit le Coran » ce qui est rassurant pour beaucoup car une voie est dessinée sans avoir à trop réfléchir, l’évangélique dit : « Sentez dieu en vous et chantez ! ». L’un se base sur une règle à suivre, l’autre se base sur les émotions.

    Au vu de l’ire des institutions musulmanes dans les pays musulmans contre les évangéliques (pasteurs expulsés, interdiction de certaines associations évangéliques, arrestation de membres d’ONG évangéliques pour prosélytisme), je vous assure que la foi qui convertit le plus sur Terre en ce moment est la foi chrétienne à tendance évangélique... et c’est terrifiant à mon sens quand on voit que l’évangélisme et son pendant catholique charismatique réalise en Amérique du sud où le formidable travail social des prêtres de la Théologie de la libération est remplacée par les sambas et « guérisons » évangéliques/charismatiques.

    A chaque pays sa régression obscurantiste. Il se trouve qu’en France, c’est une certaine vision de l’Islam. En Amérique latine, c’est ce mouvment charismatique/évangélique.

    Mais là, on quitte le sujet qui est très anecdotique. A quand une véritable enquête sur les mouvements religieux dans le monde.

    Quant à la conversion, je vais vous avouer que j’ai vu des gens amoureux se convertir pour éviter que la femme qu’ils voulaient épouser n’ait pas de soucis avec sa famille. Après, le converti se comportait comme avant et croyait plus au PSG qu’en Allah. Donc, les conversions musulmanes qui demandent peu d’efforts et peu d’études, je m’en méfie. Surtout qu’aucune statistique réelle n’existe, on a juste des approximations données par des associations musulmanes.

    Ce qu’il y a de bien avec le catholicisme, c’est son travers administratif. On sait exactement le nombre de baptêmes adultes (et donc conversion) et le nombre d’apostasies. La paperasse, rien de plus vrai. Pour l’Islam, on nage en plein flou volontairement entretenu par tout le monde soit pour stigmatiser l’Islam comme ennemi de l’intérieur qui vole les enfants du pays (tendance raciste comme la journaliste italienne) soit pour montrer que c’est une force en marche (tendance islamophile). Au final, un seul mort : la vérité objective.

    La vérité objective est la suivante : on n’a aucune preuve de ces chiffres. Et les donner est malsain car ça donne du grain à moudre à des lobbys par forcèment sympathiques.

    Vous pourriez me rétorquer qu’il en va de même pour les mouvements Born again autrement appelés évangéliques et vous auriez raison. Je ne connais que les chiffres latino-américains car j’ai étudié la parfaite orchestration de la mise à mort du mouvement de la théologie de la libération par Jean-Paul II et les Etats-Unis. Pour la France, aucune étude sérieuse n’existe (tout comme pour l’Islam). Islam comme évangélisme aime le flou artistique qui leur permette d’avancer de stas de choses les arrangeant sans avoir à les justifier. En cela, ils suivent le dogme médiatique actuel : le premier qui parle a raison, même si rien n’est prouvable.



  • Daerel Daerel 19 juin 2009 18:08

    @ AMbre

    Votre chiffre de 34 000 ne signifie rien dit comme ça ! 34 000 personnes converties où et sur quelle période ?

    En outre, l’Islam ne convertit pas tant que ça. La religion convertissant le plus est le christianisme, principalement sa mouvance évangélique.

    Environ 3600 conversions annuelles en France pour l’Islam (statistiques 2006 mais elles proviennent d’un secrétariat de l’Intérieur qui se base sur des prospectives et non sur des chiffres réels) et environ 2931 baptêmes adultes pour l’église catholique lors des vigies pascales (chiffre assuré car visible et daté). Or, cela ne compte que les baptêmes adultes catholiques. Je ne compte pas les baptêmes évangélistes en France, ils ne sont pas comptabilisables vu le grand flou les entourant mais vu comment ça fait jaser dans certains évêchés, ça fait mal. Mais on eput estimer qu’ils sont aux alentours de 3000 par an (et c’est un chiffre bas).

    Au final, l’Islam convertit beaucoup moins que ne le fantasment les islamophobes et les VRP de l’Islam qu’on croise de trop sur Agoravox ;) Les vrais pro de la conversion sont les évangéliques. J’avoue être bluffé par leurs méthodes. C’est assez ahurissant. Mais ça, on n’en parle pas et les évangéliques ne préférent pas trop que ça se sache.



  • Daerel Daerel 18 juin 2009 20:16

    @Zen

    D’où l’intérêt de casser cet inconscient socio-culturel.

    Très honnêtement, je considère que le fait de donner sa religion à ses enfants par héritage culturel est une forme d’asservissement accepté par la société. Pourquoi un enfant né dans une famille musulmane devrait-il devenir musulman ? Pourquoi un enfant chrétien né dans une famille chrétienne devrait-il devenir chrétien ? Pourquoi un enfant né dans une famille athée devrait-il être athée ?

    La réponse est simple : la famille le veut et conditionne l’enfant pour croire que c’est le mieux, que c’est normal.

    Or, c’est une atteinte à un droit de l’homme fondamental : la liberté de choix.

    En cela, le fait que vous disiez que la Burqa est pour ces femmes un élément socio-culturel qu’elles n’appréhendent pas (et bien peu islamique à en entendre les autorités religieuses musulmanes de France), qu’elles ont adopté par ignorance, renforce l’idée que la laïcité doit intervenir.

    La laïcité, désolé de faire mal aux parents qui veuelnt que leurs enfants adoptent leur foi (ou leur non-foi), est la gardienne du libre-arbitre des enfants en ce sens où elle a pour devoir de casser le sevrage familial.

    Mais ce sevrage familial ne s’arrête pas là : combien d’enfants doivent faire ce que leurs parents veulent quand il s’agit des études et non ce qu’ils veuelnt vraiment ?

    Enfin bref, l’ignorance et la misère intellectuelle frappe trop. Un seul remède : le savoir. Mais quand on voit ce qu’il vaut pour tous les maîtres du monde actuels...



  • Daerel Daerel 18 juin 2009 19:23

    Je comprends ce que vous dîtes... Mais faisons un peu le rhéteur romain et jouons avec un peu tout ça.

    Les femmes musulmanes cachent sous la burqa leur beauté car elles ont peur du regard inquisiteur et intrusif de désirs obcènes que d’autres hommes que leur époux pourraient leur porter en voyant leur magnifique beauté.

    En cela, je considère que ces femmes m’offensent pour deux raisons :

    - Elles me considèrent comme concupiscent, bestial et incapable de me tenir en société, me voyant comme un sauvage uniquement orienté par son sexe.

    - Elles font preuve d’orgueil en pensant que je vais tomber raide (dans tous les sens du terme) de leur supposée beauté.

    Vive l’avancée de l’humanité... Mais évidemment, je ne faisais qu’un exercice rhétorique (ou pas).

    Ensuite, un petit souci : comment savoir que la personne couverte en face de nous est bien celle qu’elle prétend ?

    Enfin bref, au final, ces femmes qui portent la burqa s’emprisonnent elle-même dans un unique cercle familial restreint. C’est leur choix mais si on me sort encore cette justification sur cacher la beauté d’une femme aux regards des autres hommes (forcément concupiscents), je demanderai à la dame : « Pourquoi m’insultez-vous ? »



  • Daerel Daerel 10 juin 2009 12:55

    Encore une fois, des idées balancées sans connaissance de cause.

    La méthode globale est une pédagogie qui réussit face à des élèves vivant dans des mileux favorisés culturellement (je ne citerai pas l’étude américaine qui l’explique) mais est destructrice pour les enfants de milieux culturels moins favorisés (même étude américaine).

    Le collège unique a été trahi dès le début. Il ne visait pas l’uniformisation mais la démocratisation du savoir. Or, la logique comptable a conduit à l’uniformisation, aux dogmes des ayatollahs comme Meirieu... etc.

    Cessez de tout mélanger !



  • Daerel Daerel 10 juin 2009 00:52

    Bon, je prends mon courage à deux mains et je reposte mon message bouffé par ce site qui n’accepte pas opéra.


    L’auteur dit avoir quatorze ans et j’avoue que je suis impressionné par la qualité de sa prose... mais j’avoue que la position ici avancée, bien trop facile à énoncer actuellement, ne me satisfait pas.


    Tu sais, je vais te tutoyer si tu le permets, le collège unique est effectivement malade. Mais je n’accepterai jamais de lire que la réforme Haby fut une erreur. Le collège unique a été une avancée énorme pour notre pays mais il a été massacré par la logique comptable qui domine et dirige l’Education nationale depuis 20 ans.

    Mais comme il est facile de tirer sur une ambulance en feu, je vais prendre la défense de ce collège unique qui a permis à ma famille d’atteindre les études supérieures, n’en déplaise à des petits libéraux en goguette.

    Tout d’abord, Alex, je trouve que tu fais trop d’injonction sans jamais fournir de preuves à tes arguments incantatoires. Tu dis avoir quatorze ans, tu devrais donc être capable de faire un paragraphe argumenté et donc de fournir chiffres, citations, analyses et statistiques... mais ici le néant. Tu surfes sur des on-dits qui ne se basent que sur des approximations, des analyses partielles...

    Allons au fond des choses, tu dis :

    « des études témoignent de la faiblesse du niveau scolaire des collégiens français vis-à-vis de leurs homologues européens »

    —> Ah tiens ? Peux-tu me donner tes chiffres,s ’il te plaît ? J’aimerais que tu me dises où est la situation en Allemagne ? En Grèce ? En Espagne ? En Belgique ? En Grande-Bretagne ? Et le niveau des petits Français par rapport à ça ? Ensuite, tu portes la faute de ces mauvais résultats à la réforme Haby... si tu lisais les vraies analyses, tu verrais que les gens actuellement citent les tests de 1987-1998 des élèves français de CM2-6e comme la meilleure génération où tout allait bien par rapport aux élèves actuels (qui ne savent forcément rien)... Or, les élèves de 1987-1988 bénéficiaient de la réforme HABY et du collège unique. Peux-tu m’expliquer cette incohérence ? (il se trouve que je fais partie de ces cohortes excellentes). Je vais te l’expliquer : Haby a été trahi. Son but était de démocratiser l’école mais très vite, dès 1988-1989, son projet a été assassiné lors de l’émergence de Meirieu qui servait de bonne conscience à la mise en place d’une logique comptable des élèves. Le collège unique est devenu un collège de masse et pas un collège démocratique servant d’ascenseur social comme il devait être. Quand j’étais collégien, on était 26 par classe. L’année prochaine, mes 6e (et oui, je suis prof) seront 30-31 par classe.


    Tu dis encore :

    « Pis, le collège unique a sur le dos la responsabilité non seulement de l’uniformisation des connaissances scolaires des collégiens mais également de notre société toute entière. »

    —> Sors tes preuves, s’il te plaît ! L’uniformisation des connaissances que tu vilipende n’est que le minimum que les professeurs doivent donner... et les professeurs donnent bien plus à leurs élèves que ce qui est demandé. Ensuite, l’uniformisation de la société... elle n’a pas besoin de l’école pour ça, la télévision des années 80-90 dominée par TF1 y a réussi toute seule et très bien.


    Tu dis encore :

    « Uniformiser les programmes et donc les connaissances n’est jamais souhaitable dans une société, en quête de diversité et de multiculturalisme. »

    —> Encore une fois, je te demande des preuves de ce que tu avances. Les sociétés ont plutôt tendance à vouloir s’uniformiser et à rejeter le multiculturalisme. Il n’y a qu’à voir le succès électoral des politiques prônant des mesures contre l’immigration ou le besoin de tous les jeunes de s’habiller identiquement (ok, il existe 4-5 catalogues distincts : le style racaille, le style J-Lo, le style bogoss, le style gothique...).


    Tu rajoutes :

    « Le système d’options ou d’emploi du temps à la carte avec un nombre très restreint de matières obligatoires, qui a prouvé son efficacité aux Etats-Unis d’Amérique, assure un très large choix de disciplines potentiellement enseignées qui correspondent aux goûts de chacun. »

    —> De la même façon, je veux tes preuves ! A ma connaissance, Obama a déclaré priorité nationale la réforme de l’éducation américaine tant c’est devenu catastrophique pour les classes populaires et moyennes. Seuls les riches et les bons élèves peuvent jouer avec l’autonomie que tu cites, pas les élèves en difficulté ou issu de milieux défavorisés (et je compte comme défavorisés les enfants des classes moyennes américaines liée par la culture télé américaine et la junk food). D’ailleurs, les populations Born Again de la Bible Belt ne s’y trompe pas vu qu’une grande partie de leurs enfants étudient à la maison jusqu’à l’université.


    Tu rajoutes :

    « A l’âge de 13-14 si ce n’est 11-12 ans, les préférences d’un élève pour telle ou telle thématique sont d’ores et déjà tranchées. Une vocation peut d’ailleurs s’être ouverte chez un élève (poterie, danse, sport, journalisme, cuisine, jardinage etc...) qui, plus tôt ses connaissances progresseront dans son domaine de prédilection, plus ses compétences dans son métier seront riches, et ne sera pas ainsi contraint de rattraper le retard accumulé au collège par un travail soutenu et acharné en école supérieure ou en apprentissage. »

    —> Je veux voir tes études sur le sujet. En 10 ans d’enseignement, je retire surtout un truc : la majorité des gamins de 13-14 ans ne savent pas ce qu’ils veulent faire plus tard. J’en parle assez avec eux lors du choix de leur orientation. La spécialisation tardive est une très bonne chose comme les études québécoises, françaises et espagnoles l’expliquent. En effet, plus le bagage culturel et intellectuel d’un gamin est étendu, plus sa capacité d’adaptation et de compréhension dans la branche qu’il choisira sera meilleure. Plus on spécialise tôt un gamin, plus son adaptation sera sclérosée. En plus, dans une société où on nous explique qu’au cours de notre carrière, on changera plusieurs fois de métiers, ta proposition est un suicide de masse.


    Par contre, je te rejoins sur l’hétérogénéité des classes. Sous des prétextes fallacieux, on nous a servi cette obligation qui n’est qu’un cheval de Troie pour une logique comptable de l’Education nationale.

    De même, tu parles des options. Mais tu t’égares. La logique comptable et marchande qui mène l’école actuellement a tué les options (j’ai commis un article ici même à ce propos). On assassine actuellement le latin, le grec et l’allemand. Les autres options ont trépassé depuis longtemps. Ce sont les dernières à résister (pour des raisons culturelles et historiques) mais je vous rassure, leur mort est planifiée.

    De la même façon, tout le monde donne son avis sur l’Education nationale. Nos ministres les écoutent... Et au final, les seules personnes qu’on ne consulte pas et à qui on interdit même de prendre des décisions sont les personnes dont c’est le métier : les profs.


    Combien de profs ont entendu des excuses bidons pour supprimer les classes de 3e insertion ? Combien de profs ont vu les principaux/proviseurs casser leur décision de conseil de classe ? Combien de professeurs de lettres classiques ont été soumis à des pressions pour réduire peu à peu leurs heures et leurs classes de latin/grec ? Combien de professeurs doivent se battre avec une paperasse et des démarches administratives toujours augmentées pour faire des voyages et des sorties ?


    C’est là la vérité ! Le collège unique était une bonne idée mais il a été saboté car on a écouté tout le monde sauf les professeurs.

    Je rêve de classe de 20 élèves maximum, composés uniquement d’élèves moyens et bons. Je rêve d’une base de cours obligatoire accompagnés d’une cohorte d’options (minimum 5 proposées par établissement). Je rêve de pouvoir enfin avoir des classes de 8 élèves uniquement composées d’élèves en difficultés afin de travailler efficacement avec eux. Je rêve qu’un jour, moi, professeur, on me considère comme un professionnel de l’enseignement qui sait ce qu’il faut faire et non pas considérer que la parole du premier trouffion qui passe a plus d’importance et de vérité que la mienne donc c’est le métier !


    Maintenant, j’ai vu que le mot Finlande a été lâché. Ah ça oui, ils sont forts pour les tests de l’OCDE... mais vous avez déjà entendu du niveau universitaire finlandais ? Ah bah non ! Normal, les études actuelles montrent que les élèves finlandais sont peu aptes par ces fameuses méthodes extraordinaires à suivre un cursus universitaire. La même étude point la culture générale et le niveau de réflexion écrite des étudiants français largement supérieurs à la moyenne européenne (et pitié, pas de classement de Shanghai dont la méthodologie et le but sont des affaires politiques internes chinoises et non une véritable étude scientifique impartiale).


    Bref, Alex, pardonne-moi ma prose colérique mais tu ne fais qu’avancer des potins de bar de commerce (certes, serinés tous les jours à la télévision) sans fournir aucune preuve à tes dires. Je te soupçonne d’être un excellent élève qui ne supporte pas que des élèves en difficulté le ralentissent. J’en ai déjà eu des élèves comme ça... et je les ai vite remis à leur place en leur rappelant que la société n’est pas un repaire de loups qui laissent mourir les plus faibles et qui dévorent les moutons. Mais que nous tentions de fonder une société civilisée et fraternelle. Maintenant, tu es peut être un prête-nom mais j’en doute.

    Je te conseille de relire Condorcet. Cela te ferait du bien, je pense plutôt que de nous ressortir ce que Meirieu serait capable de débiter comme connerie (j’ai encore en travers de la gorge son « Faites de la pédagogie différenciée ! » et quand on demandé à ses thuriféraires ce que c’est, personne ne sait répondre !).




  • Daerel Daerel 26 mai 2009 19:33

    Ce dessin est affiché dans la salle des professeurs de mon collège depuis sa parution.

    Il m’a rappelé une blague qu’on se raconte entre collègue depuis quelques années :

    « Autrefois, quand la journée se finissait, les parents demandaient à leur enfant : »As-tu été gentil avec ta maîtresse ?« . Aujourd’hui, les parents demandent : »La maîtresse a-t-elle été gentille avec toi ?«  »



  • Daerel Daerel 23 mai 2009 10:32

    L’agrégation est une fumisterie bien française.

    Déjà, ce concours est un énorme quiproquo. Demandez aux agrégatifs ce qu’ils éspèrent en obtenant l’agrégation ?

    La plupart d’entre eux vous diront : enseigner dans le supérieur.

    Malheureusement pour eux, c’est raté... La plupart d’entre eux iront en lycée ou collège.

    Ensuite, l’agrégation, dixit les inspecteurs, est un concours qui permet aux meilleurs professeurs de se distinguer. Une fois ce concours obtenu, ces meilleurs professeurs gagneront plus d’argent que les certifiés (et bien plus que les contractuels ou que les vacataires et autres MA) et travailleront moins que les autres (passage à 15h hormis les professeurs d’EPS à 17h si je me souviens bien). De plus, ils bénéficient d’un forfait de point pour leur mutation de 90 points pour favoriser leur entrée au lycée.

    Un jour, j’ai demandé à un inspecteur pourquoi les meilleurs d’entre nous, les agregés, avaient un meilleur salaire tout en travaillant moins. Il m’a répondu : « Pour faire de meilleurs cours ! Cela leur donne le temps de faire plus de recherches pour améliorer leurs cours ! » Là, j’ai dit : « Euh... comme ils sont déjà les meilleurs, on leur retire donc 1/6e de leur temps de travail pour favoriser leurs cours ? Et les certifiés qui sont beaucoup plus nombreux sont donc condamnés à travailler plus pour moins tout en ayant moins de temps pour améliorer leurs cours alors qu’ils ont plus d’élèves ? » Silence de mon inspecteur qui m’a souri en me disant : « Quand passez-vous l’agrégation, Monsieur ? On ne peut pas laisser un tel potentiel en collège ? » Silence de ma part... suivi d’une autre question : « Pourquoi les meilleurs d’entre nous ont un bonus de points pour aller en lycée alors qu’on a besoin des meilleurs en collège ZEP ? » Nouveau sourire géné de mon inspecteur...

    Alors oui, l’agrégation est une vaste blague, du moins dans l’optique de l’enseignement secondaire. Il faudrait créer un vrai concours de recrutement universitaire et réformer les concours de l’enseignement secondaire pour qu’on ne se retrouve pas avec cette aberration sur le terrain.

    On est loin du très sarkozyste « Travailler plus pour gagner plus ! » C’est l’inverse dans l’éducation nationale. Moins vous travaillez, plus vous gagnez !

    Quant à votre avis sur ma personne, que savez-vous de moi ? Et bien, croyez-le ou pas, malgré ma hiérarchie, mes amis et mes professeurs, j’ai toujours refusé de passer l’agrégation et j’ai déjà milité pour sa suppression. Un concours stupide qui gêne plus qu’autre chose la gestion des emplois du temps et de l’enseignement.

    Par contre, je suis heureux pour votre progéniture. Elle a réussi à se trouver une belle petite niche pour couler des jours heureux.



  • Daerel Daerel 22 mai 2009 22:59

    Je comprends votre positionnement et oui, nous partageons pas mal de points de vue sur la situation réelle du métier professoral.

    Mais je reste campé sur l’idée qu’il faut un haut niveau de connaissance dans son domaine pour enseigner. Après tout, Aristote n’était-il pas avant tout un professeur ;)

    Ensuite, je ne crois pas au fait que plus on a un gros chiffre derrière l’expression « bac + XXX », plus on est calé dans son domaine. J’ai connu des bac +8 thésard en histoire qui était incapable de me parler de certaines parties du programme de 6e. En fait, l’érudition vient par la curiosité, donc au final, le recrutement à bac +3 est bien et vous voule savoir, c’est le cas actuellement ! On passe le concours à partir de bac +3. Je ne ferai pas de commentaire sur l’agrégation qui est un concours qui n’a de lieu d’être que pour placer certains enfants de la bourgeoisie à une place bien chaude. Je méprise hautement ce concours qui dit-on donne les professeurs les plus compétents... à qui on donne le moins d’heures et donc le moins d’élèves tout en leur donnant un meilleur salaire. La bonne blague !

    Enfin bref, l’EN est un vaste sujet et elle est en train de crever la bouche ouverte.



  • Daerel Daerel 22 mai 2009 20:22

    Hummmm... ce commentaire et cet article me turlupinent.

    Je suis d’accord avec vous sur plusieurs points : ♦ Les gosses overbookés par des tas d’activités péri-scolaires sont des gosses condamnés au stress et victimes du très parental « c’est pour ton bien, moi j’aurais aimé... blabla » ou du non moins parental « C’est pour ton épanouissement personnel ! Blabla » ♦ Le concours du CAPES est d’une stupidité abyssale. ♦ La formation professorale en IUFM est une forfanterie sans nom ! ♦ L’Inspection sur une heure de cours est d’une bétise... Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela relève de l’escroquerie ! Et plus amusant, on peut refuser une inspection.

    Par contre, je ne partage pas du tout deux points :

    ♦ Un bon professeur est un professeur qui connaît son champs de connaissances sur le bout des doigts et qui en sait même beaucoup plus ! Je parle couramment anglais, espagnol, je maîtrise le latin et je suis un passionné de biologie et d’astrophysique tout en étant à la fois historien et géographe. Le savoir est un tout. Sans savoir, vous ne pouvez enseigner car vous ne saurez donc dès lors pas de destructurer son savoir pour pouvoir le mettre à portée des plus petits ou des plus en difficulté. Expliquer par exemple l’hégémonie athénienne basée sur la thalassocratie sans maîtriser le sujet. De même expliquer les flux entre les différents pays sans avoir étudié sérieusement ce qu’est la géographie. Le secret de la pédagogie est de pouvoir voir avec du recul son savoir et voir par quel cheminement on peut le faire acquérir. Dès lors, le savoir et la réflexion sur « comment transmettre ? » ne peuvent aller l’un sans l’autre. Or, trop souvent, comme ici, on les oppose.

    D’ailleurs, vous parlez de charisme... Mais vous vous fourvoyez ! Il ne s’agit pas de tchatche quand on qualifié un professeur de charismatique. Il s’agit de passion. Un bon professeur est un professeur qui transmet sa passion pour sa discipline aux élèves. J’ai connu une professeure de mathématiques tout bonnement incroyable. Elle étudiait les théorèmes et les équations les plus dingues chez elle car elle adorait ça, et elle toute menue avec ses petites lunettes et sa robe noire année 60 faisait vibrer ses classes de ZEP sans soucis alors que ses formateurs iufm ne lui donnaient pas l’ombre d’une chance ! De même, j’ai connu des professeurs charismatiques qui aimaient plaire... le drame scolaire ! Les gamins ne retenaient rien car cette catégorie de professeurs aiment plaire et se mirer dans les yeux de leurs élèves... rien de pire ! On est loin de l’émancipation par l’enseignement !

    Je raconte souvent aux jeunes professeurs qui arrivent dans leur première année de titulaire que la base de leur autorité en classe est à 80% dans un cours bétonné scientifiquement et pédagogiquement. La pédagogie ne peut aller sans le savoir. Les 20% restant étant d’être le loup dominant de la meute qu’est leur classe et d’être juste avec les gamins.

    Par contre, je reconnais que beaucoup de champions en culture scientifique sont des brêles pédagogiques.

    C’est une subtil et difficile équilibre entre savoir et pédagogie qu’un enseignement réussi. Mais de grâce, n’allez pas croire qu’enseigner peut se faire sans une formation disciplinaire solide et approfondie !

    Par contre, ce qui est vrai, c’est que beaucoup d’enseignants ne se cultivent que pour réussir leurs études. Une fois professeur, ils arrêtent la lecture des nouvelles concernant leur discipline .

    De même, vouloir mélanger 2 disciplines pour alléger et faciliter l’emploi du temps élève ! Mais allons-y ! Cela se fera au détriment du savoir et donc, de facto comme je l’affirme plus haut, de la pédagogie !

    Et puis d’ailleurs, merci de signaler Français-Gistoire-Géographie... Cela existe encore (en LEP, les professeurs de lettre-histoire et je tire mon chapeau à ces héros car enseigner ces trois disciplines sans oublier l’éducation civique). Et en plus, l’histoire-géographie, ce sont deux disciplines différentes déjà associées. Allez enseigner la géogrpahie avec les mêmes méthodes que l’histoire ! Et filmez-moi ça que je rigole un peu !

    Ensuite, quelle est cette idée que de nombreux professeurs sont devenus enseignants car ils ont raté quelque chose ? C’est craché à la figure des ces centaines de milliers de professeurs devenus enseignants par vocation (c’est mon cas). Oui, c’est vrai, une partie des enseignants sont devenus professeurs pour la sécurité de l’emploi, pour les vacances ou car ils ne pouvaient pas faire autre chose ayant raté ce qu’ils visaient en premier... mais nous ne sommes pas tous ainsi !

    Je finirais par ajouter une chose : selon moi, tous les enseignants devraient aller enseigner en ZEP à intervales réguliers de leur carrière ! Que ce soit en début, en milieu ou en fin de carrière ! C’est l’une des expériences les plus formatrices pour un enseignant !

    Et bazar, si vous n’êtes pas d’accord avec moi et si vous parvenez à démolir ma prose, tant pis ! J’y crois et j’essaie de l’accomplir !

    Ras le bol qu’on tire toujours sur ma profession ! D’ailleurs, j’en ai aussi marre de tous ces pseudo-experts qui n’ont jamais enseigné venant m’expliquer comment je dois enseigner ! Vais-je expliquer à un plombier comment réparer mes tuyaux ? Ou à un médecin comment m’ausculter ? Les profs forment la seule profession où on leur dénie la compétence fondatrice de leur métier. Il n’y a qu’à voir que l’avis des professeurs en conseil de classe n’est plus que consultatif puisqu’au final, c’est le principal qui décide.

    Et je n’ai qu’une chose à dire : Mot de Cambronne (pour ne pas avoir à dir eune grossièreté pouvant invoquer la peste noire comme me l’a appris South Park !) !

    Daerel.

    PS : Oui, j’écris « professeure », une collègue féministe m’en a convaincu et je le fais pour lui faire plaisir ;)



  • Daerel Daerel 19 mai 2009 06:54

    Mais bazar, vous vous trompez lourdement !

    Ce sont dans les collèges dits tranquilles que l’administration et les professeurs gauchistes mènent l’Education nationale au désastre.

    J’ai été enseignant 5 ans en ZEP à Sarcelles et maintenant je suis dans un collège de centre-ville d’une commune huppée des Yvelines... Et quel changement ! J’hésite quasiment à retourner en ZEP dont je regrette vivement la qualité du travail professoral.

    Je n’ai jamais vu autant de contestation parentale sur les notes, de refus de remise en cause des professeurs ayant 30 ans de métier (dans le même établissement), de petits chefs professoraux soumis à l’administration, de « le niveau baisse » de professeurs qui ne font rien pour le monter ce niveau et de rappels à la soumission à l’administration que depuis que je suis dans un collège dit normal. Ah, et je n’ai jamais vu un tel mépris pour les collègues arrivant de ZEP de la part de ces dinosaures.

    ALors qu’en ZEP, ça bossait dur chez les professeurs. Il y avait une vraie solidarité professorale, une vraie recherche de comment les faire bosser les gamins et dès qu’il y avait un dérapage que l’administration refusait, on débrayait ilico. Résultat : il y avait moins d’incidents graves dans mon ancien collège ZEP malgré une population d’élèves difficiles que dans mon collège tranquille.

    EN 5 ans de ZEP : je n’ai vu aucune agression de professeurs, aucun incendie et aucun de mes élèves n’a partiicpé aux émeutes de 2005. Par contre, les conseils de discipline pour coup et blessures sur un autre élève, introduction d’armes dans l’établissement, insolence... étaient légions. Et les élèves appréciaient car comme ils disaient :« Vous vous faîtes respecter et vous nous apprenez ».

    Là, depuis que je suis dans mon établissement dit normal dans une banlieue cossue, j’ai vu : une introduction d’armes non-punie (vous comprenez, c’était un jouet) et une utilisation d’armes non punie (vous comprenez, cela n’a fait qu’un bleu), des menaces sur professeur et des violences en classe (table balancée) non sanctionnées, un incendie déclenché par 3 élèves (là, il y a ENFIN eu conseil de disciplines), absentéisme constaté et prouvé répétitif sans sanctions...

    Et je suis considéré comme un réactionnaire car je veux des sanctions et des professeurs me considèrent comme un huluberlu démagogique car j’emploie des méthodes de travail peu usuelles (oh mon dieu, j’ose faire du travail de groupe et des exercices plus difficiles que la moyenne comme le tableau de synthèse suivi d’un texte structuré pour expliquer les informations retirées d’un dossier documentaire) et je n’ai aucun souci de discipline même avec les classes surnommées poubelles !

    Ras-le-bol de voir que ma profession est entre le mains de politiques et de gens se moquant de la transmission du savoir.

    Une de mes collègues dinosaures a osé un jour en conseil pédagogique me critiquer sur le fait que j’avais changé d’avis sur une pratique (elle était contre cete pratique dpeuis le début)... Je lui ai vertement répondu que j’aimerais savoir pourquoi le sélèves bons restent bons chez elle et les élèves en difficultés aussi ? Ajoutant : quelle est ta plus-value enseignante dans cette classe ? En quoi, toi, en tant que professeur as-tu changé les choses pour ces élèves ? Ou alors es-tu interchangeable ? Cela n’a pas plu. Mais c’est la triste réalité. Trop de professeurs s’en tiennent à apprécier les bons (sans les stimuler au passage car beaucoup s’ennuient en classe) et à traiter d’abrutis les élèves en difficultés ou refusant le travail. Résultats : les copies blanches se multiplient. Et on me demande commet se fait-il qu’étant professeur principal d’une classe au potentiel décrié au début de l’année, j’aie maintenant la classe de 6e la plus tranquille, à la meilleure ambiance et sans aucun rendu de copie blanche dans aucune matière... Ah oui, on pense que je suis démagogique ! Et huluberlu !

    Devrais-je ajouter que mon collège n’a pas encore fait de projet d’établissement depuis 6 ans... La principale et mes estimés collègues installés depuis toujours ne trouvant pas le temps et estimant qu’au final c’est une perte de temps.

    Rhaaaaa... Je suis en colère.... Pas bon ça !



  • Daerel Daerel 21 avril 2009 15:23

    Sans parler du baccalauréat, je donnerai mon expérience en tant que correcteur du DNB (diplôme national du brevet si ça n’a pas encore changé de nom depuis le temps que je n’ai pas lu les circulaires au format atroce qu’on me fournit tous les jours dans mon casier).

    En histoire-géographie, les notes corrections indiquent qu’il faut « VALORISER » les réponses où les mots attendus étaient présents. Cela m’a marqué, c’était en 2007, car le sens de la phrase des notes de corrections indiquait que si la phrase était mal faite ou incompréhensible, il fallait valoriser les éléments de réponses corrects sans tenir compte des difficultés de construction de phrase. Cela a fait mal à mon petit coeur d’amoureux du français.

    Dans la même veine, le décompte conseillé des points est tel qu’il est quasiment impossible de ne pas avoir la moyenne au brevet d’histoire géographie.

    Un exemple de mémoire pour l’exercice du paragraphe argumenté (exercice aberrant jouant entre la dissertation et le commentaire de document, impossible pour les gamins à concilier sans une bonne dose d’exercices pratiques et de mantras à leur faire apprendre par coeur sans comprendre).

    La paragraphe argumenté a plusieurs exigences :
    - L’élève a 3 documents sur lesquels des questions ont été posées (donnant 8 points). Il peut utiliser ces documents pour illustrer ou argumenter son propos dans le paragraphe argumenté (sur 10 points) sans toutefois n’utiliser qu’eux ou faire de paraphrase.
    - L’élève doit construire son paragraphe avec une introduction, un développement en 2 ou 3 parties et une conclusion.
    - L’élève doit fournir des connaissances personnelles pour argumenter son propos.
    - Il faut évidemment répondre à la question en 20 lignes environ.

    Mes conseils de correction (donnés gentiment avec mes copies dans les grandes salles remplies de professeurs) sont souvent :
    - si l’élève a tenté de structurer son propos avec des parties : 1 point.
    - Si l’élève a utilisé les documents : 2 à 4 points.
    - Si l’élève a fait une introduction : 1 point.
    - Si l’élève a fait une conclusion : 1 point.
    - Si l’élève a utilisé des connaissances personnelles : 1 à 2 points.
    - Si l’élève s’est exprimé clairement : 1 point.

    C’est un exemple fictif mais cela démontre bien l’esprit de ces corrections avant HARMONISATION. Un élève qui ne sait rien et rabache les documents et fait un vague plan a déjà 4 à 6 points... Aucun commentaire de ma part, cela fait longtemps que j’explique cyniquement à mes élèves comment arriver à avoir son brevet sans souci en histoire.

    Après, évidemment, il y a l’harmonisation... qui peut monter les notes de 2-3 points (si votre moyenne de notes est inférieure à celle de votre centre de correction, harmonisation, si la moyenne du centre est inférieure au département, on monte, si la moyenne de département est inférieure à l’académique, on monte et si l’académique est inférieure à la nationale, on monte.... résultat une copie notée 9 peut se retrouver à 12). Et je ne vous parle pas des directeurs de centre de correction qui demandent à des collègues de renoter les copies de collègues connus pour être sévère (vu qu’une fois cependant, ça m’a fait halluciner).

    En bref, chaque année, je me dis : je mets 12 à toutes mes copies, ça revient au même... ET chaque année, je me dis : soyons pro, et je note en fonction des qualités réelles des copies en mettant des annotations d’aide qui ne seront jamais lues.

    Je devrais mettre 1Z à toutes mes copies moi... mais j’y arrive pas, trop de remords de pas bien faire mon boulot !



  • Daerel Daerel 17 avril 2009 12:18

    Les violences conjugales (physiques ou verbales) ont toujours existé, qu’elles touchent les hommes ou les femmes.

    Le phénomène est surtout massif contre les femmes... mais les hommes en sont souvent victimes.

    Comme d’habitude, une chose qu’on oublie est que la personne battue (homme ou femme) aime la personne qui le bat. Le sentiment amoureux a cette force de tout faire endurer. Quand on voit un film où un homme ou une femme affronte la mort pour sauver l’être qu’il aime, on trouve ça normal... Or, c’est la même pulsion qui fait accepter les insultes et les coups dans le couple. Les gens sont amoureux.

    Surtout que les coups viennent après une manipulation psychologique des plus perverses, proches de celles que font les gourous de certaines sectes : destruction de l’ego de la personne, création du sentiment que la victime est coupable, désocialisation de la victime...

    Imaginez un jeune champion de boxe légère qui se fait frapper par sa compagne. Racontez ça et pas mal de gens rigolent jusqu’au moment où vous poserez cette question : Et s’il avait répondu, vous croyez qu’elle serait dans quel état la femme ? Souvent, les hommes battus ont peur de se défendre car ils craignent de blesser leur compagne.

    Il y a un mythe dans notre société qui est le suivant : la femme est douce et fragile. Elle ne peut faire de mal.

    C’est un présupposé sexiste qu’on vérifie tous les jours.

    Ensuite, les enfants sont souvent les victimes suivantes. Comme dans le cas d’une femme battue, l’homme battu acceptera d’être frappé pour préserver ses enfants.

    La violence n’a pas de sexe et j’avoue halluciner sur les propos tenus par certains ici. Les femmes battues sont le gros des troupes des victimes des violences physiques conjugales, mais il y a aussi des hommes. Et si une loi oublie ça ou si notre société oublie ça par « machisme » ou « féminisme » (et oui, le policier qui rit de voir qu’un homme se fait battre a une vision machiste de la société et voit les femmes comme des inférieures, faut pas se voiler la face), il y a un réel souci pour notre avenir.

    De toute façon, qu’un homme ou une femme se fasse battre, les deux doivent avoir la même réaction : se barrer avec les enfants et porter plainte, peu importent les réactions stupides des gens.



  • Daerel Daerel 15 avril 2009 10:52

    Ah tiens, l’accusation d’islamophobie, je ne m’y attendais pas à celle-là ! oO

    Cela montre surtout que vous ne m’avez pas lu. Dommage, cela montre qu’on ne peut discuter avec vous. Je vous laisse avec les malades qui appellent aux bombes.

    Enfin bref, la piraterie n’est pas excusable quelle qu’en soit les causes. La condition humaine est que face à toutes les ituations, nous avons notre libre-arbitre : construire et espérer ou détruire et désespérer autrui. Ces pirates, face à une situation désespérée, ont fait le choix de propager la destruction et le désespoir.

    Ainsi tourne (mal) le monde !



  • Daerel Daerel 14 avril 2009 17:21

    Je trouve cet article partial, peu au fait de la réelle situation et moralement ambigu.

    Tout d’abord, la Corne d’Afrique est victime un drame énorme qu’on occulte souvent : sa société et sa civilisation sont mortes. Les années de guerre, de famines et d’insécurité ont fait exploser les liens sociaux traditionnels, l’éducation, les traditions... au profit de deux choses :
    - Un islamisme extra-africain continuant de démanteler la société traditionnelle au profit d’un Islam rêvé au Moyen-Orient et qui n’a jamais réellement existé.
    - La course au profit par la criminalité.

    La misère et la folie des dernières années dans cette aprtie du monde ont soit créé des réfugiés soit des personnes au bout du rouleau ayant abandonné toute humanité pour pratiquer une piraterie sanglante et sanguinaire.

    Notre monde qui se veut éclairé a laissé faire ou a détourné les yeux de la situation dramatique de l’Afrique orientale. Là est l’origine de la faute de l’Occident prompt à condamner.

    Maintenant, il ne faut pas déresponsabiliser ces pirates. Ils ont fait le choix de la piraterie et de la prise d’otage. Ils le font délibérément, usant de leur libre-arbitre. En conséquence, cela doit être combattu férocement même si nous sommes en partie à l’origine du choix qu’ils ont fait.

    Par contre, ce père de famille me semble totalement irresponsable. Amener sa femme et son fils de trois ans en croisière sur leur voilier dans l’Océan indien alors que les risques sont connus et qu’il a été averti 3 fois par la marine... Notre marine a fait ce qu’il fallait. Tragique conséquence de tragiques situations assaisonnées d’une inconscience notoire d’un père de famille à l’image de l’inconscience actuelle de nos les dirigeants actuels.

    Il faut pleurer pour la Corne de l’Afrique... mais trouver des excuses pour ces pirates, c’est insulter les gens de la Corne d’Afrique qui luttent honnêtement pour relever leur pays et leurs familles et c’est insulter l’humanité en se disant que le seul moyen de survivre à notre adversité est de devenir le prédateur d’autrui. 



  • Daerel Daerel 31 mars 2009 15:37

    Et elle disait quoi cette charte ? Ne parlait-elle pas de "discrimination positive" ? Ce charmant serpent de mer qui hérisse le poil de tout républicain ?

    En bref, je m’attendais dans cet article à lire ce que disait cette charte... et bah pas un mot ! Et j’ai pas compris le glissement de l’article vers Bayrou ? Il est où le rapport là avec le vote du Conseil régional d’Ile-de-France ?

    En clair, article minable cherchant à faire des amalgames puants au profit de gens peu recommandables (ouaip, j’aime pas l’UMP et ses caniches du Nouveau Centre). 



  • Daerel Daerel 27 mars 2009 05:32

    Euh... Des textes romains et juifs nous apprennent l’existence d’un rabbin de tendance essenienne nommé Yoshua ben Yousef (parfois appelé, Yoshua bin Myriam après sa mort et le début de l’agitation religieuse post-mortem faite par ses disciples) qui prêchait une réforme du judaïsme.

    Après, l’histoire de l’immaculée conception, de la résurrection... sont rapportés par ses disciples et donc relèvent de la foi, non des faits.

    Mais il y a bien eu un Jésus historique, un rabbin juif qui a tenté de réformer le judaïsme. Là est un fait indéniable. Après que le Jésus chrétien soit différent du Jésus historique, c’est une question religieuse que les chrétiens doivent gérer.



  • Daerel Daerel 4 mars 2009 15:18

    Bonjour,

    J’aimerai que vous réfléchissiez à ça :

    A terme, il va se passer que de nombreux parents homosexuels vont contourner la loi française pour avoir des enfants... Aller à l’étranger dans les pays autorisant l’adoption par des couples homosexuels, faire un marché avec des femmes pour porter un enfant pour eux, aller dans des pays autorisant les mères porteuses...

    On arrivera à une situation sociale et politique où la salubrité sociale sera en danger dans le sens où nombre de parentalités françaises seront hors-la-loi et pourtant effectives (vu la globalisation du droit, aller condamner un couple français ayant un enfant obtenu par mère porteuse au Canada... bon courage ! Le procès prendre 5-7 ans et si l’enfant est séparé de ceux qu’ils considèrent comme ses parents à l’âge de 8-9 ans, merci le traumatisme psychologique !).

    Comprenez que bientôt un ministre devra faire comme SImone Veil. Elle était personnellement contre l’IVG mais elle a vu que loi ou pas loi, nombre d’IVG seront tout de même pratiqués et que les femmes les plus fragiles risqueront leurs vies en allant voir, par manque d’argent, les faiseuses d’ange. Alors que cela allait contre ses principes personnels, elle a opté pour la mesure de salubrité publique : sauver le plus de vie possible. Donc autoriser l’IVG et l’encadrer afin d’éviter les milliers de femmes mourant dans des conditions scabreuses.

    Lon d’être aussi glauque que la situation de l’avortement dans les années 70, la situation de l’homoparentalité arrivera au même stade où il faudra prendre une décision pour cesser de mettre autant d’enfants et de couples homoparentaux dans des situations juridiques et sociales difficiles.

    Et là, qu’on soit pour ou contre, il faudra légéliser l’homparentalité.

    Après, j’ai bien vu l’argument selon lequel un enfant a besoin d’une mère et d’un père, de référents sexuels différentiels... Malheureusement, la réalité vous donne tort. Les enfants de couples homosexuels sont aussi épanouis ou dépressifs, à tendance heterosexuelle ou homosexuelle que les enfants de couples hétérosexuels.

    L’hégémonie sociale hétérosexuelle sera toujours dominante, je vous rassure. Mais ce n’est pas pour cela qu’elle doit être totalitaire.



  • Daerel Daerel 28 février 2009 00:30

    Pas besoin de leur parler des Thermopyles, il suffit de les initier à l’alphabet grec... Ils en rafolent. Ecrire dans un autre alphabet, ça les amuse à un point assez démesuré. Je les initie à l’alphabet grec lors du cours sur les fondements de la civilisation grecque... j’y passe 40 mn... et pendant deux ans, je me retrouve avec des copies où le nom, le prénom voire plus sont écrits en grec.

    La même chose en latin : je fais toujours mon cours sur la République romaine en écrivant au tableau S.P.Q.R et mon cours est quasi-fait avec la compréhension de ces sigles latins : Senatus populusque romanus. Après, ils demandent tous à leur vieux professeur de leur dire quelque chose en latin et ça les fait marrer à un point qu’ils me demandent des textes en latin à lire en classe.... auxquels ils ne comprennent rien et me demandent la traduction, ce qui me permet de poursuivre mon cours en choisissant judicieusement un texte correspondant au thème que je veux étudier.

    Mais après... quand ils veulent connaître ces langues de façon plus approfondie... ben... faut lire mon article !