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Les commentaires de Olivier MONTULET



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 7 septembre 18:47

    Cela est globalement correcte mais il faut cependant affirmer avec force que la vérité n’existe pas elle est toujours multiple, changeante, historique et locale donc relative. On doit aussi affirmer que la vérité consensuelle n’est pas pour autant automatiquement vérité efficace elle peut être aussi être croyance ou erreur de jugement. Le consensus ne fait pas vérité on peut être seul à détenir la vérité la plus satisfaisante (c’est particulièrement vrai en science et vérifié tout au long de son histoire).



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 28 août 17:05

    Il est évident que l’UE a fait tous les mauvais choix vis à vis de la Russie à commencer par soutenir la fausse révolution en Ukraine (fait de la CIA), puis s’opposer à l’autodétermination de la Crimée et son ralliement à l’URSS, son soutient aveugle aux néonazis et corrompu pro-NATO. Le déploiement de missiles et de troupes dans les ex-pays de l’Est. Et plus généralement les engagements débiles successifs de la NATO (souvent en opposition à la Chartes de l’ONU et aux règles internationales) depuis la Serbie, le Kosovo en passant par la Libye jusqu’en Syrie et au Yémen ou encore la Géorgie sans parler du Venezuela.

    Plutôt que de faire de la Russie un partenaire, les Européens se sont acharnés à en faire un ennemi. Cela sans raison objective mais avec des raisons psychologiques de la caste dirigeante occidentale qui craint toujours que son hégémonie ne soit contestée.

    L’opportunité d’un rapprochement avec la Chine quant à elle semble déjà passée.

    Autre erreur colossale par manque total de vision, c’est le refus d’intégrer la Turquie dans l’UE. La Turquie a depuis, comme la Russie, pris une autre direction tournée vers l’Orient.

    La caste dirigeante occidentale, dont l’UE, noyée dans son narcissisme impérialiste ne fait que des mauvais choix, à tous, sans exceptions, niveaux, depuis l’entrée dans le XXIe siècle.

    C’est la caste dirigeante, repliées sur elle-même et ses certitudes fondées en croyances qui délite l’occident et ses cultures. Pas les peuples.

    Il ont mis l’occident dans un tel état que sa chute est déjà en cours et est désormais, pour le bien de tous (sauf des potentats privés et publics occidentaux), irréversible.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 23 août 16:54
    Contrairement à ce que prétendent les prophètes de l’apocalypse l’Amazone n’est pas le poumon de la planète. L’Amazone est une foret secondaire (et non primaire) qui est mature et donc produit plus de CO2 qu’elle n’en absorbe.

    A l’échelle du globe, il n’y a actuellement pas d’augmentation de surface de forêt détruite annuellement.

    Les incendies font partie du cycle normal de vie des forêts. Ils sont indispensables pour la régénérer et pour le maintien de la biodiversité.

    Les cultures et les prairies absorbent plus de cO2 que les forêts matures.

    A l’échelle du globe la tendance est à l’augmentation des surfaces forestières. Singulièrement dans les zones tempérées qui sont les zones les plus efficaces pour l’absorption du CO2 la surface de forêt n’a jamais été aussi grande depuis le XIXe siècle.

    Le CO2 n’est pas un gaz polluant mais un gaz indispensable à la vie.

    Les études montrent que l’augmentation de CO2 non seulement favorise le développement des plantes mais aussi suit toujours l’élévation de température et non l’inverse.

    Les algorithmes du GIEC prévoient des évolutions climatiques très discordantes et tous sont incapables de reconstruire le climat passé et récent. En un mot, ils n’ont aucune validité scientifique. Notez que les rapport (pas la synthèses à l’intention des médias et des politiques) du GIEC le reconnaissent.


  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 28 juillet 18:18

    Analyse simpliste qui devrait être étayée de façon plus convaincante. reste que de tout temps la pensée dominante a été celle des dominants (cfr. Durkheim), les dominants ayant toujours les moyens de la diffusion des idées, sauf à des instants historiques où les dominés, aux intérêts normalement disparates et souvent pressants, s’unissent. Les dominants, moins nombreux ce qui simplifie l’affaire, eux s’unissent volontiers car leurs intérêts, souvent sur le long terme, sont convergents même quand ils se font concurrence. Ce que dit le Marxisme(notamment) c’est que les dominés (et pas que les ouvriers) doivent s’unir et agir collectivement pour le bien de tous face à une oligarchie qui est unie autour de ses seuls intérêts.

    Lorsqu’il y aune gréve, on voit tout de suite la difficulté d’unir les dominés qui ne pensent (par nécessité) qu’à défendre leurs intérêts immédiats. Le problème des dominés c’est leur précarité (relative) réelle ou perçue. C’est ce manque d’unité qui fait que les dominés ne feront jamais rien d’efficace pour réduire cette précarité. Ainsi que depuis les années septante, malgré les promesses successives et continuelles de tous les gouvernements, partout dans le monde, le chômage n’a jamais diminué réellement sauf de manière très conjoncturelle. Le chômage, notamment, sert le système et donc n’est pas prêt de disparaître. Le chômage peut être inexistant ou en forte chute lorsqu’un pays en retard de développement émerge car il est de l’intérêt des dominants d’unir les forces productrices. Lorsque l’économie devient équilibrée c’est à dire quand la production assure les besoins alors nait la société de consommation où le travailleur s’embourgeoise et devient un consommateur servile mû par les besoins de consommations qu’on lui dicte. Le plus grand médiat d’aliénation (dont ne parle pas l’article ci-avant) est la publicité véhicule occulte remarquable de la propagande des dominants. Cet embourgeoisement ôte au dominé toute aspiration politique, remplacée par l’unique besoin égocentrique, auquel il réduit sa liberté. On a alors atteint la servilité volontaire parfaite que dénonçait déjà La Boétie. Les dominés ne se rebellent plus vraiment car la rébellion du dominé implosé est inopérante et laisse la place, sans contrainte, à l’Uberisation généralisée.

    Dans cette perspective l’instrumentalisation des prophètes de l’apocalypse et notamment du prétendu réchauffement climatique anthropique apocalyptique sert les dominants à installer plus de précarité perçue et plus d’insécurité. Bref sert à diviser les dominés. De la même manière l’activation des revendications égalitaires sert à mettre dos à dos les citoyens alors que la lutte contre la domination dans toutes ses formes mais dans un seul combat unirait les citoyens et serait beaucoup plus efficace dans ses résultats.

    les médiats tout le monde s’en méfie aujourd’hui (surtout depuis qu’il prétendent vouloir chasser les fake news) par contre la publicité tous en raffole et personne ne s’en plaint vraiment. Pourtant ce médiat colporteur (comme le sport) de l’idéologie dominantes nous taxe tous dans notre consommation journalière de façon occulte. Cette taxe cachée permet aux entreprises (les dominants) non seulement de financer ce médiat, mais aussi aux états de s’exonérer, au profit de ces entreprises, de distribuer démocratiquement les subventions aux associations citoyennes États gagnant à ne plus être les taxateurs invétérés tels que les présentent les dominants, ils abandonnent cette prérogative aux sponsoring et autres mécénats des entreprises (les dominants) qui les distribuent selon leurs intérêts et de façon non démocratique. Le sport de compétition qui prône non seulement toutes les « valeurs » des dominants du profit facile à l’évasion fiscale en passant par la performance, l’exploit, le dépassement de soi, la compétition, la concurrence, l’individualisme narcissique etc... mais qui a aussi l’effet cathartique de dépenser les pulsions et donc les velléités de révolte est naturellement un secteur d’investissement de prédilection.

    Notez qu’il n’y a pas de conspiration et que vraisemblablement, même si sociopathes, il n’y a que très peu de « méchants » patrons. Comme le faisait remarquer Marx les dominants sont autant victime du système que les dominés, ils occupent, malgré eux, quoi qu’il s’attribue, simplement une autre place. Place qui lui est tout autant assignée par le système. Bien sûr cela n’empêche pas d’avoir des comportements sociopathes mais ils sont autant généralisés aux dominés qu’aux dominants comme nous l’avons vu ci-avant. Ce n’est pas un jugement ni une condamnation c’est un fait systémique qui affecte tous les acteurs du système.

    On ne peut espérer d’amélioration sans renverser le système. C’est à dire sans une révolution. Non pas une révolte qui est toujours un épiphénomène absolument toujours motivée à la faim (réelle ou symbolique comme pour les Gilets Jaunes) et même si elle peut en devenir le symbole (comme la prise de la Bastille). Une révolution est un changement de paradigmes qui s’imposent et émergent du corps social. Pour se faire, il suffit (mais c’est difficile à atteindre) qu’une masse critique de citoyens prennent réellement conscience des dérives et nuisances du système de domination. C’est la seule issue opérante. Il ne s’agit pas d’être passif mais d’œuvrer à démonter et dénoncer surtout les mécanismes de domination du système et ce autant auprès des dominés que des dominants. Cela sans culpabiliser qui que ce soit car il faut se rappeler que nous sommes tous « victimes » du système (même si certains en profitent) mais surtout parce que nous avons besoin de nous unir et ne devons pas nous mettre dos à dos ce qui ne ferait que soutenir le système, C’est un fameux défit.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 27 juillet 19:24

    Les antifas, contrairement à la légende de la droite, ne sont en rien des gens de gauche bien au contraire c’est une extrême droite qui se cache derrière un anti fascisme apparent.

    Les antifas : faux rebelles, vrais collabos

    https://www.egaliteetreconciliation.fr/Les-antifas-faux-rebelles-vrais-collabos-25136.html



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 25 juillet 13:59

    Il est étonnant que malgré que le sujet de l’article porte sur le néolibéralisme, plus exactement le (néo) libéralisme, les commentaires porte sur « la Charia » et plus généralement sur l’Islam et les musulmans.

    Cependant il est malheureux d’utiliser le mot « charia » dans sont sens dévoyé (par le Wahhabisme) récent alors qu’il eut été plus judicieux de parler de « doxa » ou de « dogme ».



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 30 mai 01:21

    La neutralité laïque s’impose aux institutions et aux actes faits par les fonctionnaires. Cette neutralité ne s’applique en aucun cas aux personnes même dans l’exercice d’actes administratifs. Ce n’est pas parce que je porte un foulard, une Croix ou une Kippa par exemple que je ne dois pas et que je ne peux pas exécuter les actes administratifs envers des tiers en restant neutre.

    Interdire le port de vêtement ou de tout signe d’appartenance religieuse est, dans quelque fonction publique ou privée que ce soit,

    une atteinte anti-démocratique grave à l’envers des individus et en soit un déni de laïcité puisque si la puissance publique l’interdit elle perd de facto et incontestablement sa neutralité laïque à l’envers des fonctionnaires et assimilés.

    Les cohérences morale, éthique et intellectuelle interdisent toute limitation envers les individus au nom d’une neutralité qui sinon serait alors piétiné par les prétendus défenseurs de cette neutralité laïque.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 13 mai 23:03

    Je suis d’accord avec Soral. Où est encore l’humour des Juifs (intégristes qui s’indigne de tout ce qui ne leur sied pas) ?

    Notre société est totalement à la dérive quand elle pourchasse pour tout et pour rien l’antisémite et cela en oubliant les autres formes de racisme (discrimination plus que coupable) et la haine de l’autre qui va jusqu’à provoquer un génocide aux frontières méditerranéenne de l’Europe.

    Les antisémites ont bon dos quand les sionistes exécutent leur génocide sur les vrais sémites que sont les Palestiniens et non les Juifs contemporains.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 22 février 18:04

    Évidemment que l’antisionisme est à l’opposé de l’antisémitisme. L’antisionisme est la lutte contre une idéologie colonialiste raciste et théocratique.

    Confondre les mots est vouloir banaliser et normaliser le racisme intrinsèque au sionisme.

    Le sionisme est une idéologie politique qui est à critiquer comme toute idéologie politique d’autant que celle-ci est intrinsèquement obscurantiste et raciste.

    Admettons votre, j’insiste, votre postulat qu’une personne ait fait une confusion de terme lors d’une manifestation, et bien cela ne justifie pas de généraliser la confusion. Au contraire cela démontre que plus que jamais il faut rappeler la différence fondamentale entre les deux termes.

    Je suis profondément pour la lutte contre tous les racines, tous les totalitarismes, tous les fascismes, toutes les violences, toutes les stigmatisations et toutes les dominations c’est pourquoi je ne peut être qu’antisioniste et le resterai jusqu’à la disparition de cette idéologie et de ses conséquences.

    Pour rappel de nombreux juifs pratiquants se réclament eux-même de l’antisionisme.

    Toutes personnes qui prône cette confusion ou qui soutient le sionisme est de facto sous l’emprise du racisme sioniste.

    Et ceux qui défendent la confusion sont des manipulateurs qui veulent par là même empêcher toute critique du sionisme, d’Israël, du fanatisme juif, des politiques et actions israéliennes et de son bellicisme meurtrier intrinsèque.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 20 février 19:18

    Je pense que ceux qui sont blessés par des usages de mots par glissement de sens sémantique devraient peut-être prendre un peu de recul. Je crains en effet qu’il soient trop focalisés sur la « situation d’handicap » (néologisme pour ne pas froisser en disant handicapé) de leur proche. La légèreté évite bien des blessures... et le politiquement correcte ne fait que les rendre béantes.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 20 février 18:51

    Je ne suis pas du tout convaincu que les homme politiques qu’on dit autiste le soit volontairement ou du moins consciemment. Je crois au contraire qu’ils sont persuadé d’entendre et d’apporter les bonnes réponses. ET c’est bien là tout le problème pour se faire entendre. Il y a un filtre de « classe » (dominants-dominés) qui rends le discours des dominés inaudible (in-entendable au sens impossibilité et non pas de non volonté) par les dominants. La représentation du réel des dominants n’étant pas le même que celle des dominés, le vocabulaires, le langage pour parler du réel n’est plus commun. Ce qui manque cruellement c’est d’intercesseur. Et c’est là que les autistes devraient accepter de ce faire aider encore faudrait-il qu’il soient conscients de cette nécessité. Les sociologues et philosophes (attention surtout pas les idéologue à la Finkielkraut ou autres polémistes à la BHL) sont bien plus utile à la politique que les économistes. Mais les dominants n’ont plus foi que dans ces derniers et leurs théories obscurantistes qui n’ont jamais su prévenir quoi que ce soit sauf à produire toujours plus d’inégalité, de désastres, de guerres et de crises sanitaires et environnementales.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 6 février 18:08

    Je pense que la question n’est pas posée dans les termes adéquats.
    La question est de savoir comment rendre la décision politique légitime aux yeux du plus grand nombre (plus grand au sens non de majoritaire mais de quasi tout le monde).

    Mais le jeu démocratique ne se joue pas seulement dans la représentation politique aux assemblées législatives, elle se joue également dans l’action des contre-pouvoirs tels les syndicats, les associations etc.
    En France, la 5ème république accorde beaucoup trop de pouvoir au Président et les contre-pouvoirs sont peu efficaces. Au surplus la transparence ne fait pas partie de la culture institutionnelle française.

    Il me semble, de mon point de vue extérieur de Belge, que ce sont ces 3 aspects sur lesquels il faudrait que les Français travaillent avant tout.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 1er janvier 17:39

    Daech ne sera vaincu que lorsque les occidentaux ne chercheront plus à abattre AL Assad.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 20 novembre 2018 22:16

    @Monarque31

    pour être clair, redéfinissons le système social :

    « Posons d’emblée l’hypothèse fondamentale du travail sociologique. Les faits relationnels qui constituent le social ne sont pas liés entre eux au hasard. Il y a des régularités dans ce tissu : les faits sociaux sont organisés en des ensembles qui constituent des systèmes. Les relations sociales s’y trouvent comme des facteurs interdépendants dont les rapports dynamiques sont en même temps la cause et le produit de l’existence du système considéré. A chaque variation d’un facteur correspondent une ou plusieurs variations d’un autre ou de plusieurs autres facteurs, variations qui tendent à maintenir le système en l’adaptant. Il s’agit de rééquilibrations successives dues à des processus d’auto-compensation. Ces processus sont l’expression de l’action et de la force intégratives du système qui tend à se maintenir. Entre le « tout » et les « parties » il y a donc une réciprocité d’influences, mais c’est le « tout » qui assure la cohérence de l’ensemble : si, en effet, l’influence des parties dépasse les marges tolérables pour que le « tout » reste ce qu’il est, en d’autres termes, si le quantum d’action des parties l’emporte sur le quantum de force intégrative de ce « tout », le système disparaît comme tel. Au contraire, si l’intégration l’emporte sur l’action transformatrice des parties, à la limite le système devient un ensemble figé et statique. Il perd son. Caractère dynamique qui est normal.

    Les systèmes peuvent donc changer mais ne restent eux-mêmes que si les changements ne dépassent pas certaines marges. Ce qui résiste le plus au changement, ce sont les structures qui sont faites des relations sociales les plus permanentes et les plus rigides. Les systèmes ne réagissent pas seulement à des changements internes de leurs facteurs mais à des modifications de leur contexte externe dont ils sont inséparables et avec lequel ils assurent un équilibre.

    Telle est l’hypothèse fondamentale du travail sociologique. Les rapports dynamiques des facteurs interdépendants, entre eux, par et avec le tout, sont non seulement la cause et le produit du système, mais ils en sont l’explication. S’il y a réciprocité d’influences, il y a en même temps réciprocité des perspectives.

    Au fond le jeu des systèmes sociaux est celui de l’boméostasis dans le sens que lui donnait le biologiste Cannon il y a déjà une trentaine d’années. A propos des organismes biologiques, un autre biologiste éminent, Lucien Cuénot, écrivait : "Les organismes, en effet, possèdent des propriétés régulatrices qui normalement corrigent dans une certaine mesure les troubles ou les déficiences qui surviennent dans le fonctionnement des organes à la suite d’un changement de milieu ou d’un accident. » Ils comportent à cet égard des « appareils compensateurs ». Les systèmes sociaux sont donc comme des organismes biologiques, mais ils sont discontinus, leurs unités composantes jouissant, au surplus, d’une autonomie propre, alors que les êtres vivants sont continus et étroitement intégrés. Telle est la grande différence.

    Les systèmes sociaux parmi les plus cohérents sont les sociétés globales. Et parmi les structures des systèmes, les plus marquées sont les institutions. Maurice Hauriou distinguait deux espèces d’institutions : "l’institution-groupe » et « l’institution-chose ». Ces institutions peuvent atteindre un degré d’intégration tel qu’elles constituent dans le système global des « subsystèmes ».

     Systèmes, subsystèmes et réseaux relationnels jouissant d’un degré marqué de stabilité et d’aptitude à résister au changement sont des structures. Le système est structure de la société globale, au plan de la totalité sociale. Les subsystèmes (l’économique ou le religieux par exemple) sont structurés au niveau qui est globalement significatif, mais sans chacun être la structure totale. Les réseaux relationnels stables sont des institutions-choses (perspective formelle) ou des institutions-groupes (perspective concrète) à des degrés divers de conscience sociale. Toute relation sociale, si peu que ce soit, est structurée ou structurable.

    La nature commune du système et des autres structures explique que chez certains auteurs on en trouve des définitions peu différenciées.  »

    « Alain Birou définit la structure comme un "mode d’agencement d’un ensemble de choses qui sont réunies de façon à caractériser un tout spécifique. Chaque fois que l’on parle de structures, on peut dégager la forme de cohérence d’un ensemble et son hétérogénéité par rapport à d’autres". Pour la structure sociale il précise : "Ensemble ou totalité sociale composée de parties organisées plus ou moins interdépendantes et reliées entre elles de façon durable’. " Cette définition convient mieux au système, structure particulière la plus globale qu’à la structure en général. Celle-ci nous paraît mieux caractérisée par Suavet : "Il s’agit toujours des dimensions et des relations qui, en raison de leur permanence relative, sont caractéristiques d’un ensemble donné. "  Cet ensemble sera une institution, un subsystème ou un système. » Henri JANNE, Le système social, pg 62.

    J’ajouterais que le concepte d’émergence s’applique aux systèmes. C’est-à-dire qu’a un niveau de complexité supérieur s’applique de nouvelles lois indéterminables du nouveau de complexité inférieur et non extrapolables à partir des lois du niveau de complexité inférieur. Chaque niveau de complexité constituant un système.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 19 novembre 2018 19:09

    @Monarque31
    Je parle du système qui s’installe naturellement dans toute société. Un système est constitué de rapports de forces entre pouvoirs et contrepouvoirs, entre intérêts divergents, idéologies divergentes... Un système est un fait spontané dans toute société et quel que soit sa dimension ou son époque ou encore sa culture. Tout ceux qui vivent de près ou de loin dans le système est un constituant du système. Naturellement chaque système est fondé sur des idéologies, des croyances. Chaque système génère ses propres économies marchande, sociale, culturelle... et régimmes politiques et administratifs propres. Mais l’idéologie dominante régit ou du moins régule le système L’idéologie dominante est toujours l’idéologique des dominants parce que se sont les dominants qui possèdent les moyens de sa diffusion (voir Durkeim).
    Le système contemporain occidental est celui dans lequel nous vivons et auquel nous participons.

    Pour fonctionner le système (néo) libéral à besoin d’un taux de chômage élevé pour faire pression sur les travailleur afin de faire baisser le coût de la main d’œuvre.

    Les « lois » que j’ai identifiée me semblent universelles (mais qu’est-ce qui est universel ? Uniquement les grandes généralités). Pour expliquer les phénomènes on doit toujours les simplifier, les catégoriser.
    La complexité à deux effets apparemment contradictoires, d’une part, elle assure une grande redondance qui par nature est stabilisatrice et, d’autre part , de nombreuses failles difficilement contrôlables qui par effet de domino peuvent être très déstabilisatrices. La redondance cependant n’est jamais suffisante pour contrer un effet domino majeur, ou des effets domino concomitants. Un réseau électrique dont une centrale qui tombe en pane assurera son alimentation à partir des autres centrales qui surproduiront. Mais si plusieurs centrales tombent en pane simultanément tout le réseau surchauffe et toutes les centrales sont impactées au point d’être non seulement incapable de suppléer aux besoins mais aussi au point d’elle-même se mettre à l’arrêt par sécurité. C’est le blackout.

    Si un système est détruit il faut le remplacer (en fait il émerge un autre système). C’est une mutation car il ne sera jamais remplacer par le même système.

    Plus les divergences sont innombrable moins facile ment elles peuvent être gérer par le système ce qui constituent une accumulation de failles susceptibles de créer un effet domino.

    La révolte c’est le soulèvement du peuple (il n’y a jamais eu de soulèvement du peuple que quand il avait faim -jamais pour des idées même si des idéologues les ont récupérés-). Le dictat, ici reprend la mise en place de tout régime par l’usage de la force par les dominants ou les idéologues puissants (ce qui est une forme de dominants) qui ont su récupérer les révoltes.

    La révolte est un mouvement de foule, il peut obtenir des concessions des dominants mais les dominants ont toujours les moyens de la contrôler d’autant que la mobilisation des foules sur le long terme est toujours condamnée à s’éteindre, car l’individu doit retourner à son labeur quotidien c’est une question de survie ( les patrons l’on aujourd’hui bien compris).

    Tout régime politique pour survivre à besoin du consentement du peuple. Les dictatures elles aussi, elle obtiennent le consentement par la force et la propagande. Les démocratie obtient le consentement par la propagande subtile mais bien plus prégnante et bien plus difficile à identifier et combattre -par exemple la publicité-, par l’illusion du partage du pouvoir et par l’endormissement du peuple par le confort ronronnant du consumérisme et la menace qu’il pourrait être perdu. La grande réussite du système (néo) libéral est d’avoir pu faire croire (admettre au plus grand nombre qu’en dehors de lui, il n’y a pas de salut. Seul, lui peut répondre aux besoins de l’humanité et est légitime.

    Les dictatures ont l’inconvénient de reposer sur la peur et l’insécurité ce n’est pas tenable car même si l’idéologie qu’il prétend porter peut être défendable, l’insécurité qu’elle génère la rend indésirable. On impose pas une idéologie par la force. Ce type de système est non pérenne car il perd facilement l’adhésion au moment ou la peur est telle qu’elle n’a plus d’effet puisqu’il n’y a plus rien à perdre.

    Un système évolue. Lorsque de nouveau besoins génèrent de nouvelles idées, émergent des utopies qui rencontre ces nouveaux besoins (qui sont constitutifs de nouveaux paradigmes). Alors entre en concurrence ces utopies qui sont devenues idéologies. Durant un certain temps cette concurrence génère certes des conflit mais aussi des débats et un certain équilibre. Ensuite c’est l’idéologie, perçue par eux comme étant désirable, que les dominants adoptent, généralement les même dominants que ceux de l’ancien système (sorte d’héritage car tout nouveau système n’émerge pas de rien). C’est ensuite cette idéologie qu’ils diffusent et qui devient l’idéologie dominante jusqu’à la chute du système.

    Je compare révolution dans la science (ou dans l’art) et dans les systèmes sociaux., car pour qu’il y ait émergence d’une nouvelle vision permettant l’émergence de nouvelles idées, il faut que le corps social concerné ait intériorisé les nouveaux paradigmes et soit poussé à regarder les choses autrement, qu’il change de point de vue en remettant en cause ses certitudes acquises, son mode de pensées acquis.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 18 novembre 2018 23:11

    L’impôt fait le peuple. Voilà une affirmation admise un peu vite. Durant des siècles l’impôt n’était pas perçu comme aujourd’hui. Le peuple existe puis vint l’impôt. La façon centralisée du prélèvement de l’impôt n’est pas une nécessité pour que tous participent à la hauteur de ses moyens à « l’effort » collectif. L’imposition centralisée permet la concentration du pouvoir (qui le justifie par des fantasmagories telles que la nation). Toute production centralisée (y compris celle de la perception de l’impôt en échange de services collectifs) concentre le pouvoir. Par l’impôt l’état s’octroie un monopole dont il est le seul maître à l’instar des grandes entreprises publiques et privée. Le seul intérêt (qui n’est en aucun cas environnemental) des énergies douces c’est quelle permettraient de décentraliser les productions et permettrait de multiplier les producteurs indépendant. Pas étonnant que les petits producteurs soient obligés de se mettre en réseau... pour qu’on puisse les contrôler.

    Je suis profondément en faveur de l’action collective, de l’impôt de de la redistribution collective des richesses mais je suis résolument contre toute centralisation et concentration des pouvoirs qu’ils soient publics ou privés.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 18 novembre 2018 22:53

    C’est justement en quittant le système (néo) libéral et en faisant une politique non plus centrée sur l’économique mais sur l’humain qu’on résoudra les problèmes d’aujourd’hui [l’environnement n’étant qu’un épiphénomène du (néo) libéralisme)]. Le bienêtre humain et la liberté sont aux antipodes du productivisme-consumériste qui ne fait qu’asservir. Développer les politiqus sociales est la seule voie utile, nécessaire et indispensable.



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 17 novembre 2018 15:11

    @Ecométa

    Précision :
    J’ai identifié 3 façons (peut-être pas exhaustives) dont pouvait se transformer démocratiquement un système social.
    1.Par la complexité ;
    2.Par l’émergence ;
    3. Par le poids des contradictions propre au système.

    Les dominants font autant partie du système que les dominés. Ils en sont « victimes » autant que les dominants. Ce n’est que leur place dans le système qui est différente.
    Les dominants par leur position ont naturellement l’envie de se maintenir dans la position favorable dans laquelle ils sont et ont les moyens pour faire taire les opposants mais surtout pour répandre leurs messages, leur propagande justifiant leur position et les moyens du renforcement de leur position. Ils ont les moyens de légitimation. C’est particulièrement vrai, et c’est sa réussite, dans le système (néo) libéral.
    Tout système tend dès lors vers la dictature. La servitude est toujours volontaire . La servitude offrant plus d’avantages objectifs et subjectifs -au moins apparents- que d’inconvénients.

    Toute dictature, y compris la dictature de la démocratie-libérale, a besoin du consentement de la population. Sans consentement des citoyens toute dictature s’effondre.
    J’ai signalé que tout renversement de système par la violence était bancal. Dans ce cas le consentement est faible donc fragile. Le système ne parvient pas dans ce cas à se mettre en place.

    Dans tout système donc il y a un rapport de force (de classes) entre les dominants et les dominés. Dominés consentants majoritairement, opposants minoritairement.

    Le rapport de force permet aux dominés de modérer proportionnellement à sa force les prétentions des dominants. Mais quand ils sont suffisamment nombreux les dominés se révoltent. Mais comme dit plus haut c’est un renversement instable voué à l’échec. Aucune révolte na perduré par un changement de système cela d’autant que le seul moyen pour obtenir un consentement suffisamment fort dans la population pour faire la révolte est la famine (cela toujours) d’ailleurs quasi toujours occasionnée par des phénomènes naturelle (les dominants savent qu’il est périlleux et difficile de contenir une foule affamée).

    En général le système s’effondre à cause de sa complexification qui devient ingérable pour les dominants (de plus en plus de normes régulatrices par exemples).
    Le système s’effondre sous le poids de ses contradiction (à force de maximaliser son profit au détriment des dominés, les dominants se prive du marché que constituent les dominés par exemple).
    Par la percolation de nouvelles idées, le système peut basculer. C’est la révolution, c’est à dire un changement de paradigmes. De nouvelles perspectives apparaissent, de nouveaux besoins font jour, de nouveaux idéaux émergent et de nouvelles utopies peuvent éclore au sein du corps social.
    Bien sur les dominants feront tout pour rester au pouvoir (généralement ils y restent toujours, je ne vois aucun système dans l’histoire, sauf par une invasion génocidaire, où ce renversement ait eu jamais lieu). Mais les dominants seront eux aussi imbibé des nouvelles idées, des nouveaux paradigmes car ils sont prisonniers eux aussi du système qui désormais est fondé sur d’autres paradigmes. D’une telle émergence le nouveau système ressort plus égalitaire notamment du fait que les dominants, devant l’incertitude de la nouveauté, sont affaiblis par la peur de perdre leur position sociale. Les trente glorieuses n’ont été favorable aux ouvriers que par la peur du communisme qu’avaient les dominants (d’où l’importance pour les dominants de faire croire à « la fin de l’histoire »). De toute manière un système qui repose sur les paradigme du temps vaut mieux qu’un système qui repose sur des paradigmes obsolètes. Communisme et libéralisme sont d’un autre temps car reposant sur les mêmes paradigmes. Ce furent deux systèmes concurrents mais, de façon systémique, équivalents. Vouloir remplacer le libéralisme par le communisme est donc illusoire.

    Aujourd’hui le système (néo) libéral succombe de sa complexité (voyez l’UE, l’OMC, ONU...), du poids de ses contradictions (internationalisme-nationalisme par exemple), de son veuvage du communisme qui le temporisait, mais aussi de son inadéquation aux paradigmes contemporains (c’est pour cette raison que (Système communiste à disparu essentiellement). En effet, notamment, pour ce troisième point, le paradigme sur lequel reposent avant tout les systèmes libéral et le communiste, c’est la nation -invention du XIXe siècle, hors la nation n’est plus adaptées aux réalités du monde contemporain. C4est d’ailleurs pour ça que d’aucun fantasme de retourner à l’ère des nations, mais on ne revient jamais sur le passé. Vouloir retourné à la nation est réactionnaire comme conservateur. Cela de la même manière que vouloir maintenir le système en l’état. C’est impossible pour tout les deux, l’un étant retourner aux ancien paradigmes, l’autre étant de maintenir le système alors que les paradigmes ont changés.

    Ce qui fait la gauche, et qui fait que la gauche sont les seuls progressistes quand elle n’est pas réactionnaire et rêve de retourner à ses anciennes utopies, c’est de proposer de nouvelles utopies. Une telle proposition est révolutionnaire ce qui explique la ferme opposition (de la droite) des dominants et de leurs serviles soumis consentants (volontaires).



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 16 novembre 2018 19:02

    Critiquer un gouvernement, une gouvernance ce n’est pas critiquer un système c’est même le perpétrer puisque c’est participer aux fonctionnements institutions idéologiques du systèmes (que ce soit négativement ou positivement).



  • Olivier MONTULET Olivier MONTULET 16 novembre 2018 18:51


    Le système peut aussi s’effondrer sous le poids de ces contradictions dont le nombre croit avec sa complexité.