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Les commentaires de Marc Bruxman



  • Marc Bruxman 1er juin 2012 12:52

    Bonjour Olivier,

    Non je ne culpabilise pas ces gens. Si étalement urbain il y a eu, les politiques en sont grandement responsables. Dans beaucoup de grandes villes, les coefficients d’occupation des sols ont été gardés très bas dans la périphérie proche du centre ville. Beaucoup de tentatives de densification ont été bloquées pour diverses raisons fallacieuses : souvent l’écologie servait de prétexte pour garantir les intérêts des proprios.

    Concernant les véritables raisons du vote FN, vous me citez de façon incompléte, je vais donc rétablir la situation : Les gens craigne d’aller vivre dans des endroits que la télévision PRESENTE comme des zones de non droit. Ne vous méprenez pas, j’ai vécu dans des quartiers pas terribles de la proche banlieue parisienne et oui il y a des problèmes. Maintenant si la télé parlait de mon quartier, je ne le reconaissez pas pour autant. Le problème n’est pas le déclassement objectif mais une impression et une peur du déclassement, ce que toutes les enquêtes montrent. 

    "En fait tout s’est ligué contre les classes moyennes et populaires "de souche" : la spéculation immobilière rend impossible de se loger en ville et en proche banlieue (spécialement en région parisienne), avec la circonstance aggravante du chômage et de la faiblesse des salaires qui interdit en fait aux jeunes générations de pouvoir espérer un jour devenir propriétaires. "

    Se loger en région parisienne n’est pas impossible, mais cela revient effectivement cher. Maintenant prenez en compte que vous pouvez être autonome en RP sans posséder de voiture et tout de suite cela revient beaucoup moins cher. (Car le budget voiture a un coût certain).

    ’D’autre part la dérive des quartiers de banlieue abandonnées à une immigration aggressive de colonisation, et qui comme vous le dites bénéficie de toutes les attentions des pouvoirs publics, et qui les rend inhabitables du fait du communautarisme de plus en plus intolérant, ’

    Vous exagérez ou regardez trop la télévision. Tout n’est pas rose en banlieue (j’y ai vécu et j’ai même eu des enmerdes avec des racailles) mais ce n’est pas non plus invivables. D’ailleurs, une fois que vous êtes identifiés comme vivant dans le quartier, ils ne vous ennuient généralement plus beaucoup.

    "et du fait aussi que les logements sociaux (payés par les français bien sur) sont de facto réservés aux nouveaux immigrés."

    Faux, la plupart des nouveaux immigrés comme vous dites se logent dans le parc privé. Des anciens immigrés qui ont bien réussis ont achetés des appartements et ils les louent à pris d’or dans le communauté. D’autant plus à prix d’or que vous êtes sans papiers d’ailleurs. Les nouveaux habitants passeront plusieurs années dans ces logements, jusqu’à trouver une solution plus durable. Visitez un jour la zone des landis entre Saint Denis et Aubervilliers et vous verrez de quoi je parles. D’ailleurs ce sont rarement les derniers arrivés qui foutent la merde : ils sont venus pour bosser et savent ce que c’est que la vie dure. Leurs enfants (la deuxième génération) est celle qui souvnet pose problèmes et la troisiéme génération en général réussit beaucoup mieux. Ce n’est pas comme ca qu’en France, des études dans le reste de l’europe montrent sensiblement le même pattern.

    « Alors les gens ont le droit, ne vous en déplaise, d’émettre un vote de protestation, si tant est que leur sort vous intéresse... »

    Bien sur qu’ils ont le droit de protester, et même de voter en protestant s’ils veulent. Nous sommes en démocratie. Mais ce vote ne résoudra pas leurs problèmes.



  • Marc Bruxman 1er juin 2012 12:31

    Oui c’est une évidence, être propriétaire coute cher et il vaut mieux en avoir les moyens ! Sinon la location n’est pas un mauvais choix. Car parfois, il y a de gros travaux à faire (type étanchéité de toiture) et la ca fait très très mal !

    L’habitat en zone rurale n’est plus que très rarement adapté : si vous êtes riches, vous préférerez largement une maison très proche de la ville ou un appartement spacieux ! Mais certains issus de la campagne ont parfois le mal du pays : J’ai déja vu certains Parisiens qui auraient eu largement les moyens de loger correctement au centre ou en premiére couronne aller s’exiler au fin fond de la seine et marne. Résultat : galére de transport mais perte d’accès à la culture et à tout ce qui fait la vie parisienne. En clair, tous les inconvénients de Paris sans les avantages.

    Ce qui est certain c’est que la baisse des prix va être beaucoup plus violente dans ces zones périurbaines lointaines qu’elles ne vont l’être dans les centres. On voit d’ailleurs déja que les maisons (souvent lointaines donc) baissent plus vite que les appartements. Ce décrochage la va être de plus en plus visible.



  • Marc Bruxman 30 mai 2012 17:06

    Le message original du christianisme était l’amour de son prochain et le pardon.

    Malheureusement, ils ont voulu réutiliser des textes un peu archaiques (l’ancien testament) car le nouveau testament n’était pas complet et qu’après tout Jesus était Juif, cela fesait donc du sens de reprendre ces textes. Et dans la société de l’époque ils ne génaient pas.

    Aujourd’hui, la lecture du nouveau testament ne pose pas trop de problèmes sociaux. Si le vatican réfléchissait deux minutes, ils pourraient au contraire insister sur le fait que les évangiles différent de la bible en de nombreux points. Et ce faisant garder un coté sympathique à leur religion.

    Malheureusement, ils ont choisis une autre voix à Rome. Incapable de changer aussi vite que le monde, leur structure est en train de s’effondrer. Et cela va laisser un grand vide en europe.



  • Marc Bruxman 30 mai 2012 16:59

    J’écrivais il y a quelques jours sur AV que le clivage se déplace de l’économique vers les valeurs :
    http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-seisme-politique-qui-ne-dit-pas-117040

    Cet article en est l’illustration. Le catholicisme en France est en voie de disparition. L’age des prêtres et des croyants est en forte augmentation. Et les jeunes catholiques se sentent quelque part exclus de la société.

    Au début du siècle, on a séparé l’église et l’état c’était un choc pour eux, mais les valeurs de la société dans son ensemble restaient celles du catholicisme. Depuis les années 60, il y a un décalage de plus en plus visible entre les valeurs de la société et celles pronées par l’église. De fait, les cathos ont l’impression de vivre dans un pays étranger. On remarquera que d’après les sondeurs, le clivage générationel se situe aujourd’hui à 60 ans. En dessous et au dessus, les gens ont les mêmes valeurs. En clair, on parles des 68-ards et la génération au dessus. Les plus jeunes ont grandis avec les valeurs de Mai 68, les plus vieux avec celles d’avant. Et une partie de ceux qui ont manifestés à cette époque ont été dépassés par leur « création ». Ils n’avaient pas prévu que cela irait aussi loin.

    Dans le même temps, l’islam arrives en France avec son besoin de lieux de cultes : En clair, on ne construit plus d’églises (on en a trop) mais on a besoin de construire des mosquées. Les catholiques sont déboussolés et une partie d’entre eux tend à se radicaliser.

    Ajoutez à cela une papauté qui peine à s’adapter et vous avez un vrai bordel. Des tas de cathos ne se reconnaissent plus dans le vatican. Ils vous diront qu’ils sont chrétiens, et ils ne savent pas trop quoi faire. Le vatican lui touche à sa fin : renfermé vers un grand conservatisme, il a le cul coincé entre deux chaises : il ne veut pas apparaitre trop réformateur et ne peut donc plus répondre aux aspirations de la jeunesse et pas trop intégriste sous peine de voir ses relations avec les états teintés. La prophécie des papes annoncait que Benoit XVI serait l’avant dernier pape. Je ne crois pas à ces choses, mais il semble qu’ils aient une chance unique de faire de cette prophécie une réalité.

    Quand à ce clivage des valeurs, il va imploser avec la démographie, car le clivage passera de 60 ans à 65 ans puis 70 ans et 75 ans. En clair, dans 15 pauvres années, il n’y aura que peu d’électeurs avec les idées du monde d’avant 68. Si l’UMP ne parvient pas à se réinventer d’ici la, ils vont avoir des heures bien sombres. Quand aux cathos intégristes, le FN les « lachera » dès que Marine sentira qu’elle peut le faire. Elle veut le pouvoir et purgera tout ce qui dessert ses intérêts.



  • Marc Bruxman 23 mai 2012 19:47

    Ca commence bien et sur la page FB en lien, on trouve un combat de creusois contre les « bobos parisiens ». Parigots tête de veau comme on disait ;) (Et c’est un parigot qui vous le dit).

    Il y a effectivement une fracture de plus en plus grande entre le mode de vie de la ville et de la campagne. Et également une fracture dans les attentes des citoyens de ces territoires bien distincts. Dès lors, l’incompréhension est reine et chacun se fout de la geule de l’autre.

    Je me souviens quand j’étais étudiant et que j’ai quittai ma province (un endroit pas si paumé que cela, une ville de 100 000 hab) les gens me parlaient presque attristé genre « Paris c’est pas trop dur ? » etc, etc, ... Et en fait bien non, ce n’était pas dur du tout, je m’éclatais la bas ;)

    Bref, le provincial s’estime que le parigot est bobo, vit à Sin City avec le crime, le sexe et tout. Il aurait besoin d’un masque à gaz pour respirer tant son air est pollué, passe deux heures par jour comprimé dans un métro blindé ou ca pue. Paie tout très cher et vit dans un appartement grand comme le chiotte de votre maison. Bien sur ce n’est pas plus vrai que si je parles de bouse de vache en parlant de la province mais qu’importe. Les tords sont partagés, la ruralité et la ville ne se comprennent plus et ne se parlent plus. J’avoue bien volontiers que je ne pourrais pas vivre en zone rurale autrement que pour y passer des vacances.

    Voila, tout ca pour dire, keep cool, le mec de technikart s’est amusé, d’autres s’amusent à repeindre les parisiens en gros bobos, etc, etc, ... Et puis si le coeur vous en dit, faites un truc près de chez vous pour attirer du monde. Les zones oubliées ne demandent qu’à être redécouvertes.



  • Marc Bruxman 23 mai 2012 19:31

    Au contraire, elle permet au FN d’apparaitre sous son angle le plus stupide. Il attaque cette femme parce qu’elle est black et se concentre sur elle avant même qu’elle ait commencé à travailler. Quelque part, le FN a son punching ball et va s’en servir ce qui laisse le champ libre pour le reste. La justice de toute façon manque de moyens et Taubira n’y peut rien.

    J’espére juste qu’après les élections, ils penseront à légaliser le canabis et libérer ainsi la police et la justice pour qu’ils bossent sur les vrais problèmes. Cela ralera mais quand la sécurité de nos villes va aller en s’améliorant, les ploucs du FN fermeront leur geule.



  • Marc Bruxman 23 mai 2012 19:27

    Bonjour,

    On a pu constater que le vote front national était essentiellement installé dans des territoires périurbains lointains (à plus de 30 kilométres des centres villes). Il ne s’agit pas de ruralité dans le sens ou l’on ne parles pas de gens qui vivent de l’agriculture

    Dans ces villes, très peu d’immigrés, et pas d’insécurité. Par contre, on constate une destruction rapide du mode de vie « rurbain » :

    • La hausse des prix des carburants rend ce mode de vie de plus en plus onéreux. De plus en plus, les surcoûts dépassent les bénéfices. 
    • Ces territoires sont peu attractifs pour les entreprises : L’économie est basée sur la connaissance, hors, très peu de cadre voudront travailler dans ces zones. Le recrutement de salariés de haut niveau y est donc quasi impossible. En ajoutant la désindustrialisation, le tissus économique s’y dégrades très rapidement.
    • L’endettement public fait que maintenir les services publics à leur ancien niveau dans ces territoires n’est plus tenable. En conséquences, ils se dégradent rapidement et deviennent des annexes des grands centres urbains.

    Dans les années 90 et début 2000, beaucoup de gens ont signé pour les sirénes de la « rurbanité », vivre dans une grande maison à la camapgne, profiter d’un potager. Arnaqués par des agents immobilliers, ils n’ont pas mesurés le coût de cette rurbanité : des temps de transports épuisants, un cout de transport élevé, un éloignement de la culture. Et s’ils voulaient vendre leurs bien, c’est quasi impossible.

    De l’autre coté, certaines villes ont volontairement empéchés leur densification sous la pression des écologistes. On remarquera à Paris intra muros et en proche banlieue que la densification est bloquée depuis les années 80. Ce fut bon pour les habitants déja propriétaires (à court terme) et mauvais pour tous les autres.

    La seule façon de sortir de cette impasse est que l’état fasse sauter les plans d’urbanisme et lance des opérations de densification partout ou c’est possible dans les grandes métropoles régionales. Les transports doivent bien sur suivre. L’habitat dans ces zones devra mixer bureaux et habitations. A l’inverse dans certains villages lointains, il est possible de mettre en place des plans de départ volontaires : indemnité est donnée au propriétaire, le logement est rasé et les services publics très couteux à la campagne sont réduits en proportion. Une proposition de relogement dans les nouveaux logements en zone dense peut être faite en compensation. Beaucoup de gens qui se sont fait piéger dans ces endroits signeront rapidement et d’autres souhaiteront suivre avant qu’il ne soit trop tard.

    Ces gens verront leur vie s’améliorer en arrivant en ville (car 3h de transports par jour c’est juste inacceptable) pourront se passer de leur bagnole ou l’utiliser beaucoup moins (c’est bon pour la balance commerciale). Ils seront en contact avec une certaine immigration mais finiront par voir que ce n’est pas comme à la télé. (Je me rappelle avoir vu plusieurs fois le quartier ou je vivais être comparé au Bronx alors qu’il était au final relativement tranquille). Et le vote Marine diminuera petit à petit. 

    En alternative, s’il y a un gros bourg dans la région, celui ci peut être densifié ce qui permettrait de développer correctement ce gros bourg au détriment du reste.

    Si le coût pour les finances publiques d’un tel programme est certain à court terme, il diminuera rapidement : Au fur et à mesure que des communes disparaitront du plan, les dépenses d’entetien seront en forte baisse. En couplant avec les économies sur le carburant et une baisse du chomage lié à ces projets, le bilan devrait être positif pour l’état.



  • Marc Bruxman 23 mai 2012 14:12

    "Et vous même, avez-vous compris que aucun système, à fortiori celui par capitalisation, n’est immune à un quelconque choc démographique. « 

    Effectivement d’un point de vue démographique les deux systèmes sont équivalents. Votre capital ne vaut que parce qu’il y a des gens pour le racheter. Avec moins de jeunes, les retraites par capitalisation vont chuter de même que celles par répartition. Le seul avantage de la capitalisation c’est que tout le monde ne coule pas en même temps. Ceux qui sont plus malins que les autres peuvent »battre" le marché. A l’inverse ceux qui ont mis toutes leurs économies dans les actions crédit agricoles (comme entendu hier à l’AG) se prennent une monstro-carotte.




  • Marc Bruxman 23 mai 2012 14:09

    Au contraire, je prends en compte ces changements liés à la démographie. Le clivage sur les valeurs recule d’années en années en terme d’age. En 1980, le clivage sur les valeurs se situait aux alentours de 40 ans. Il est aujourd’hui à 60 ans. (On remarque un décalage de 10 ans du fait que les gens se « réac-isent » en général en vieillissant). Or même si le décalage ne prends que 2 ans dans la période 2012 - 2017 ce sont des millions de voix en moins pour l’UMP. A moins bien sur qu’ils réussissent à trouver une ligne de clivage plus intéréssante pour eux.

    Concernant le jugement, oui l’économie aura son rôle à jouer dans le contentement ou le mécontentement des français. Mais les crises ne sont pas éternelle et après l’hiver le printemps revient toujours. Ca va vraissemblablement secouer beaucoup jusqu’à mi 2013 et puis on va s’appercevoir que la crise de l’euro a fait « pshit ». Les efforts budgétaires déja consentis parmis les pays européens vont alors porter leurs fruits. Par contre ca va tanguer très fort du coté des USA dès 2013.



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 20:18

    Il y a de la place en France vous savez. Des pays comme la Chine sont bcp plus denses que le notre.

    Et pour le coup, une grande partie des travailleurs étrangers qui viennent finissent par repartir chez eux (sans que Sarkozy ait à les forcer). Eh oui, le mal du pays existe ! Alors au final, ils viennent, ils bossent, certains restent, d’autres repartent, mais ca aide à payer les retraites.

    Et cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas réparer notre système de retraite hein ! Mais il se’trouve qu’il est la et que donc il va falloir payer pour les vieux. Alors soit vous partagez la facture avec quelques nouveaux arrivants (qui certes n’ont rien demandés mais payeront) soit vous la payez tout seul. Mais bon si après une bonne soirée au restal vous pouvez inviter un mec dans la rue et partagez la note avec lui (qui n’a rien bouffé) c’est un bon deal non ?



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:52

    Bonjour à tous et merci pour vos réponses.

    Je m’attendais à vrai dire à ces réactions négatives en écrivant cet article. J’ai essayé de répondre à chacun mais quelques remarques générales et précisions s’imposent !

    Beaucoup nie le fait qu’il y ait eu un séisme et trouvent que cette élection n’a au final pas été du tout clivante. En cela, ils reconaissent que Sarkozy et Hollande c’était « la même chose ». Et en cela ils raisonnent sur l’axe économique. Pourtant les gens se sont déplacés pour aller voter signifiant que pour beaucoup de Français, cette élection était clivante (sinon autant rester chez soi). Elle l’a juste été sur le terrain des valeurs et pas du tout sur le terrain économique.

    Pour autant, un peu de poudre aux yeux et notamment les attaques négatives ont fait que vous ne vous en êtes pas rendu compte. Chaque camp accusait l’autre de méfaits économiques (ultralibéralisme ou communisme) alors que cela ne figurait point au programme de l’autre camp. Par cet artifice l’illusion d’un clivage sur l’économie pouvait être maintenu pour ceux qui le souhaitait encore. Si l’on ajoute la surmédiatisation du front de gauche et sa surévaluation par les sondages, tout était parfait !

    L’impact à long terme de ce sondage va dépendre de plusieurs choses :

    • Si le PS a la majorité absolue, il sera en mesure de dicter l’agenda et l’UMP n’aura aucune marge de manoeuvre pour se repositionner sur le terrain économique. Le PS conduira une politique économique au centre et une politique sociale ouverte. L’UMP ne pourra pas faire de l’ultralibéralisme réel sans heurter le camp des « valeurs » et sera pris en étau par le FN. Le Modem va aussi être gravement mal plaçé.
    • Si le PS échoue et doit gouverner avec le front de gauche, alors l’UMP pourra plus facilement se replacer sur le terrain économique et tenter d’abandonner petit à petit son clivage sur les valeurs. De cette façon, elle revient au centre du jeu.

    Dans le premier cas, l’élection de 2017 est déja perdue pour l’UMP. Avec un gouvernement au centre gauche, le PS va raffler une grande partie des centristes de droite ou en tout cas, cesser d’être un épouvantail. A l’inverse le FN dira que la droite a été au pouvoir et n’a rien fait pour les sujets qu’elle défend. Marine va donc faire exploser l’UMP mais pas en 2012 contrairement à ce que tout le monde dit. L’explosion sera en 2017 quand il sera évident que le FN peut empécher totalement l’élection de tout candidat de droite et ce pour de nombreuses années. A ce moment la, ce sera la fin. Le PS va regagner 2017. En 2022 au contraire, la plupart des électeurs n’auront pas connu le monde d’avant et le clivage sur les valeurs sera de plus en plus dur à maintenir. Face à l’uniformisation, il faudra alors en inventer un nouveau. Car il n’y a pas de fin de l’histoire.



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:34

    « J’ai l’impression que vous ne voyez pas ce que vous définissez aboutie bien à la même chose ! »

    Non vous pouvez avoir une société très libérale sur les moeurs et très libérale sur le plan économique. Le fait que vous tolériez le multiculturalisme, l’homosexualité que vous soyez open sur tous les styles de musique et défendez la liberté de religion n’a rien à voir avec le fait que votre économie soit libérale ou dirigée.

    Si vous considérez qu’une société très inégalitaire méne forcément à une société autoritaire c’est votre droit. Mais ce n’est pas toujours le cas. Vous avez des riches qui ont un comportement excentriques et le chérisse et d’autres qui aiment s’enfermer dans le XVIème. De même une société très égalitaire du point de vue économique peut être d’une grande intolérance à toutes les déviations sociales. (Par exemple les pays communistes (quand ils l’étaient cela ne s’applique plus à la Chine))

    « et que c’est élection non pas été du tous clivant »

    On se demandera bien alors pourquoi les débats étaient aussi violents et la participation aussi importante. Si réelement Sarko et Hollande étaient la même chose, les gens ne se seraient pas déplacés pour le second tour. Si effectivement c’était l’axe économique qui vous intéréssait cette élection n’était pas clivante. Si par contre vous vous intéréssiez à l’immigration et aux « valeurs » (je n’aimes pas ce mot), elle était extrémement clivante.



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:27

    Mélenchon n’a pas démérité dans cette élection. Il a même été brillant. Mais il n’empéche que 11% est décevant justement par rapport à sa prestation durant la campagne qui était très bonne.

    Sachant que LCR + LO ont fait des scores quasi invisibles on est à PCF + FG + LCR + LO à 13% Revenez en 2002 et vous trouverez que ce score pour l’extréme gauche est faible. Mélanchon de par sa performance a siphonné toutes les voix d’extréme gauche. Et ce total des voix ne cesse de décroitre. Quand au vote utile pas si sur qu’il est joué. Les sondages donnaient une très large avance à FH. Et dès le début de l’après midi en se connectant à l’étranger on savait que le scrutin était plié à ce niveau.



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:21

    Merci pour votre commentaire. Effectivement, il manque l’armée dans cette approche. Et il est vrai que sa disparition entraine la disparition d’un système de valeur structurantes.

    Et la encore, la conscription n’est pas prête de revenir. Dans le monde moderne des armées de métier sont terriblement plus efficace.

    Tout ce qui structurait la société est à réinventer afin de redonner du sens. Mais pas le sens du passé (qui est obsoléte). Il faut trouver du sens au monde moderne tel qu’il est. Vaste programme !



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:18

    Ah j’ai encensé Sarko dans cet article ? Mince alors ! Je ne pense pas que s’il le lit il en sera très heureux. Mais si reconnaitre certaines de ses qualités purement politique est encenser le personnage, je vous laisse penser que je l’ai encensé.

    Sarko a saisit la disparition du clivage droite gauche sur le plan économique. Il a juste mal saisi la façon de l’exploiter. Avec son clivage sur les valeurs ou il se place très à droite il se met (lui et son parti) en difficulté pour de nombreuses années.



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:15

    Les rapports à la dépense publique ont été clivants ? J’ai un doute ! Hollande ou Sarkozy ont tous les deux défendu le retour à zéro déficit public avec une année de différence entre les deux. C’est peanuts ! Bayrou de même. 65% de la population a donc voté pour la réduction de la dépense publique. Plus si on prend en compte qu’une partie des électeurs FN ont aussi cette préocupation.

    On veut vous faire croire que l’économie a fait cette élection, mais cela n’est pas le cas ! Si Sarkozy n’avait eu que son programme économique et n’avait pas fait d’outrances sur le terrain de l’immigration, il aurait gagné cette élection.

    D’ailleurs le PS vient de prendre le risque (ou de se payer le luxe) de ne pas faire d’accord avec le front de gauche pour les législatives. Cela signifie clairement qu’il pense que ce clivage sur l’économie n’est plus le bon et qu’il souhaite s’en extraire. C’est un très gros risque politique mais s’ils réussissent ce pari, l’UMP va être dans la merde pour quelques années.



  • Marc Bruxman 22 mai 2012 19:06

    Vous réagissez une fois de plus suivant l’axe économique qui n’a absoluement rien à voir. En l’occurence les gens se marieront toujours dans leur millieux social. Un diplomé bac + 5 « gaulois » sera toujours plus proche d’un même diplomé rebeu ou black qu’il ne l’est d’une femme de chambre « gauloise ».

    Mais Ils se trouvent que vous avez d’un coté des gens qui sont contre l’immigration et d’autres qui sont tolérants en la matiére. Sur ce plan la, il y a de véritables interactions entre les cultures à Paris et dans les grandes villes en général. Cela n’abolit en rien la notion de « classe sociale ». Il est juste à remarquer que sur le plan politique cela compte maintenant moins que le reste.



  • Marc Bruxman 21 mai 2012 19:27

    Le paradoxe c’est qu’avec la faillite grecque, l’euro va baisser et que cela réglera beaucoup de problèmes pour les autres pays d’europe. Rien qu’avec une baisse de l’euro de 30% et la réaffectation immédiate de ce qui était du à la grêce pour renflouer espagne, portugal, italie et irlande, la croissance va repartir et la crise de la dette sera derriére nous. Car l’espagne, le portugal ou l’italie ne sont pas insolvables : Il suffit d’un peu de croissance poiur que les investisseurs qui ont pariés contre eux se prennent une carotte !

    Le problème c’est ce que cette faillite va couter aux grecs ordinaires. Ils n’ont rien fait pour mériter cela. Mais si ils votent mal en Juin, ils vont aider le reste de l’europe et se faire très mal à eux mêmes. En fait, cela sera tellement mauvais que cela sera un vrai problème de sécurité pour l’UE et c’est surement pour cela que les politiques hésitent encore. Une sortie de la grêce de l’euro impliquerait à très court terme sa sortie de l’espace shengen (probablement à sa propre demande) et divers risques politiques graves. (En plus de troubles sociaux qui feront tache pour un ancien pays riche).

    Pour ce qui est de la concurrence avec la Chine votre contact à tort, de nombreuses entreprises sont compétitives face aux entreprises chinoises sans avoir des salaires alignés sur les ouvriers chinois. La Chine a de nombreux problèmes comme la corruption et l’insécurité juridique qui coutent très cher si vous voulez faire du business la bas. Et vu l’augmentation des salaires et le fait que les citadins n’acceptent plus n’importe quoi en matiére de pollution, la Chine va changer rapidement et ne sera plus un problème.



  • Marc Bruxman 18 mai 2012 14:10

    "La seconde lecture est plus négative : La France aurait pris peur du changement avec Nicolas Sarkozy, ses solutions libérales qui impliquaient tout à la fois le mouvement, la prise de risque, la remise en cause des acquis des siècles précédents et la mise à niveau dans une économie mondialisée et concurrentielle.« 

    Mais LOL :

    • Sarkozy n’est pas plus libéral que Hollande. Les deux croient en l’économie dirigée. Ils la dirigent juste de façon différente : l’un favorise une économie »sociale« , l’autre favorise quelques grandes entreprises et champions nationaux. Lorsque vous faites un grand emprunt dirigé vers quelques grandes entreprises plutôt que de baisser les impots des entreprises d’autant, vous n’agissez pas en libéral.
    • Qui est le plus conservateur : Celui qui ne cesse de parler de frontiéres, qui a peur des immigrés et de leur vote, qui a peur de l’islam ? Celui qui veut renoncer aux accords de Shengen  ? Celui qui vante le travail, la famille et la patrie  ? (Et c’est quelqu’un de droite (mais pas de celle la) qui vous dit ca).

    Non la grande nouveauté dans cette élection (et c’est un libéral qui vous le dit), c’est que cette fois ci, le camp du conservatisme était l’UMP. 

    Nicolas Sarkozy le dit très bien : »un monde nouveau est en train de naitre". Ce monde nouveau, ses électeurs en ont peur. Ils ont peur de la disparition des frontiéres européennes, ils voudraient rester Français comme dans l’ancien temps et vouent un fétichisme au drapeau bleu blanc rouge. 

    De son coté, Hollande a été plutôt raisonable en termes économiques pour un socialiste. On verra ce qu’il fera en pratique. Et il est plus ouvert sur les changements sociaux en cours. On va retrouver de plus en plus une opposition gauche / droite qui va se rapprocher de celle qui existait au XIXème siécle (avant l’apparition du communisme). Si l’UMP ne se reprends pas et reste sur cette ligne archaique, elle va avoir des jours sombres électoralement parlant.

    Et aux autres commentateurs, laissez de coté Milton Friedman, Sarko n’a jamais appliqué une politique libérale. On vous l’a présenté comme telle, mais il a fait tout autre chose. Cette élection ne s’est pas faite sur le terrain économique mais sur celui des valeurs, comme Sarko l’a voulu. C’est effectivement une ligne de fracture très sensible, mais qui le condamne à perdre le soutient des électeurs des grandes villes. (Pour la premiére fois, Paris a basculé à gauche).

    Si François Hollande réussissait à amener le PS vers la social démocratie et à appaiser le coté gauche radicale, alors la perte pour l’UMP serait énorme. Actuellement, beaucoup de gens ont voté Sarko parce qu’ils ont peur que le PS des années 80 soit de retour avec Hollande. Mais si celui ci parvient à gérer le pays de maniére convenable, les idées très réactionnaires que l’UMP a prises sous Sarko vont devenir très majoritaires y compris chez les électeurs aisés. Cela vous promet des années dans l’opposition car s’il réussit ce paris, sa réelection en 2017 est assuré. Après cela, la démographie ne vous est pas favorable, la plupart des électeurs de l’UMP étant très agés à l’heure actuelle. 



  • Marc Bruxman 18 mai 2012 13:50

    « le peuple grec joue un peu au con ? Qui êtes vous pour juger un peuple, une nation, une culture.
    Quelles références a part celles des médias interprétés au grès des pensées individuelles ? »

    Il me semble que le risque pour eux est pourtant très clair. Quand vous savez ce qui va arriver au pays si l’aide internationale devait être coupée vous vous dites qu’ils faut vraiment être fou pour prendre ce risque. Cela revient à conduire à 250 Kmh dans paris intra-muros. Que la situation pour eux ne soit pas confortable c’est vrai. Mais elle est le résultat des conneries de leurs politiques au cours des 10 derniéres années. S’ils veulent se venger de cela, il sera temps de le faire une fois la situation normalisée. Parce que le risque c’est que les retraites et les salaires des fonctionnaires ne soient plus payées : je ne le souhaite à personne.