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Les commentaires de Robin Guilloux



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 4 avril 20:56

    @Gollum

    Je ne me sens pas capable d’écrire - du moins pour l’instant - un article sur Jung. J’ai voulu aider à faire mieux connaître Victor Franckl, injustement méconnu en France et avec lequel je me sens plus en affinité qu’avec Jung.


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 28 mars 21:27

    @Albert123


    Il y a du vrai dans le constat que vous faites sur la société actuelle, notamment au sujet de l’état de l’Ecole (je suis bien placé pour le savoir, enfin « j’étais » car je suis à la retraite), mais est-ce la faute à Mai 68 ? 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 27 mars 20:57

    @Mélusine ou la Robe de Saphir.


    « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans. » smiley


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 27 mars 20:54

    @LE CHO


    Exact. Je me demande si ce qui ne caractérise pas le mieux la société actuelle, ce n’est pas ce que les chercheurs de l’école de Palo Alto appelle le « double bind » (la double contrainte) : obligation et interdiction de rire, obligation et interdiction (impossibilité pour la plupart des gens) de consommer. Dans le cas la censure de l’ordre moral, dans l’autre celle de l’économie réelle, les entraves du « jouir sans entraves ».




  • Robin Guilloux Robin Guilloux 22 mars 10:28

    Errata : Maurice, pas « Marice » (n’importe quoi !)



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 22 mars 10:27

    @Jean Roque

    « La dernière illusion est de croire qu’on les a toutes perdues. » (Marice Chapelan) smiley


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 21 mars 21:15

    @clostra


    Je ne savais pas qu’il y avait un rapport entre le chien de Giacometti et Un homme et une femme de Claude Lelouche. Je me coucherai moins bête ce soir ! smiley
    Merci !


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 20 mars 21:02

    @Mélusine ou la Robe de Saphir.


    Je suis fasciné, moi aussi, par les jeux de mots et de lettres dans lesquelles Perec était passé maître (ses mots croisés hebdomadaires étaient un véritable régal !). Ce qui m’a fasciné dans W ou le souvenir d’enfance, c’est l’invitation « talmudique » du texte à l’interprétation, si importante dans le judaïsme car liée au dialogue et à la liberté de l’esprit (le sens n’est pas « donné », il est construit et l’interprétation est potentiellement infinie)... Maintenant, je ne sais pas si j’ai raison et je ne le saurais jamais !.« Décoder », c’est « déconner ». 




  • Robin Guilloux Robin Guilloux 19 mars 12:35

    @Robin Guilloux


    Errata : à la place de « demandent » : sollicitent de la haute bienveillance de Monsieur le Proviseur... 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 19 mars 12:08

    @Jean Roque


    Les parents acceptent la proposition d’orientation du conseil de classe, mais demandent à Monsieur le Proviseur de bien vouloir corriger, dans sa pertinente appréciation, l’expression "58ard, notre fils n’ayant commencé à nous poser des problèmes qu’à partir du printemps de l’année 1968, pour des raisons expliquées dans le certificat médical ci-joint. Très respectueusement. smiley


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 mars 20:44

    @Mal’


    Vous mettez le doigt sur un point très douloureux, mais qui n’est pas seulement « sentimental ». 
    J’ai effectivement été « séduit » par la pensée de Heidegger, comme d’autres avant moi, notamment Hannah Arendt qui n’a pas seulement été séduite par sa pensée smiley
    La découverte de son adhésion au nazisme dès le début m’a consterné. J’ai essayé tant que j’ai pu de colmater la brèche, mais maintenant, je ne peux plus, du fait des deux révélations que j’évoquais (j’aurais pu éventuellement passer aussi sur les notations antisémites des carnets noirs), mais il apparaît clairement que Heidegger a prostitué la pensée philosophique et mis son ontologie au service du totalitarisme et de la solution finale. 
    Nous sommes en face d’un crime d’une tout autre envergure que le discours du rectorat, mais d’un crime dissimulé avec effacement des traces (de la trace de la trace comme dit Derrida.
    George Steiner a remarqué que parmi les auditeurs de Heidegger, il y avait beaucoup d’étudiants juifs. Le double jeu de Heidegger le renard comme le surnomme Hannah Arendt est à mon avis impardonnable. Oui, j’avoue que j’en ai souffert et que j’en souffre encore. Je ne comprends pas. 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 mars 20:12

    @JL


    Désolé, je n’avais pas vu votre message. 
    Le mot « mimesis » apparaît dans le langage philosophique dans la République de Platon et dans la Poétique d’Aristote. Selon Aristote, la tragédie est l’imitation d’une action (la mimesis d’une action). Platon est extrêmement méfiant vis-à-vis de l’imitation et parle de « chasser les poètes de la Cité » parce qu’il est plus proche du religieux sacrificiel et qu’il se méfie de l’imitation comme de la peste parce qu’il sait qu’elle apporte effectivement la peste. 
    Aristote est plus serein par rapport à cette notion, bien qu’il réintroduise la notion de « catharsis » à propos du spectacle de la souffrance du héros tragique. Platon est du côté des interdits et Aristote des rituels, l’un veut prévenir ce que l’autre veut guérir (les deux fonctions du religieux sacrificiel).
    Girard reprend cette notion en lui donnant un sens spécifique avec l’engendrement diachronique de la mimesis de rivalité par « la mimesis d’appropriation » (nous sommes d’accord sur le fait qu’il s’agit de la même, mais sous une autre forme) et développe une théorie original du religieux comme mise à distance de la violence mimétique.
    Le « mimétisme » (par ex. la stratégie de camouflage du caméléon) est une notion courante qui désigne le fait d’imiter quelqu’un, mais la notion de rivalité est absente. 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 17 mars 15:34

    @Mal’


    J’ai beaucoup travaillé sur Heidegger dans les années 80 et j’admirais sa pensée au point de passer sur le rectorat nazi, l’effacement de la dédicace à Husserl de la deuxième édition de Sein und Zeit, etc. Mais il y a deux choses qui ne passent plus :
    1) Les séminaires des années 30 auxquels on a accès à présent et qui introduisent, comme le dit Emmanuel Faye le nazisme en philosophie à travers la redéfinition politique de la différence ontologique (l’Etre = l’Etat, le Führer/ l’étant = le peuple) 
    2) La participation à la commission du droit aryen qui a préparé la solution finale. 
    Je pense qu’il y a des limites à la tolérance, surtout quand le Dasein de vos ancêtres ne correspondent pas aux normes « existentielles » du « plus grand philosophe du XXème siècle ». 
    Ce parafit salaud, qui n’a même pas eu le courage de ses opinions et qui a fait profil bas à partir de la 6ème armée allemande à Stalingrad (42) ne mérite, à mon avis, que le mépris, à moins d’admettre qu’il y a une « philosophie nazie ».




  • Robin Guilloux Robin Guilloux 16 mars 21:16

    @alain_àààé


    Les choses ne sont pas si simples. Le dossier Freud, à mon avis, est loin d’être clos. J’ai lu le dossier noir de la psychanalyse et Le crépuscule d’une idole de Michel Onfray, mais je ne suis pas entièrement convaincu. Vous pouvez penser avec Freud ou contre Freud, mais je ne pense pas que vous puissiez penser sans Freud. 


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 16 mars 21:11

    @Hervé Hum


    « La science ne pense pas. » Heidegger a effectivement argumenté cette affirmation. Il voulait dire que la science ne réfléchit pas sur elle-même, sur sa pratique, sur ses fins, etc. 
    C’est le rôle de la branche de la philosophie que l’on appelle l’épistémologie. C’est vrai qu’il n’a pas dit « les scientifiques ne pensent pas. » Il y a de nombreux exemples de savants qui ont réfléchi sur leurs pratiques. Hawkins, par exemple. Bon, disons que j’ai une dent contre Heidegger depuis que j’ai appris sa participation à la commission du droit aryen au moins jusqu’en 42. Je veux bien reconnaître que ça n’est pas une raison pour lui faire dire ce qu’il n’a pas dit. Ça vous va ? Ceci dit, l’affirmation de Heidegger, dans le contexte de sa pensée est une critique de la science (qu’il appelle la « pensée calculante »)


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 16 mars 12:45

    Merci infiniment pour ce bel hommage à Stephen Hawking, penseur et homme de science, dans la grande tradition humaniste qui va d’Aristote et de Platon à ... Hawkins, en passant par Descartes, Pascal et Spinoza. Quel crédit accorder encore à l’affirmation péremptoire de Heidegger, selon qui « la science ne pense pas » ?



  • Robin Guilloux Robin Guilloux 9 mars 10:46

    @Jean Roque

    Trop dur pour moi. N’oubliez pas que je n’ai que mon bac 2018 grâce à vous !


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 4 mars 09:18

    @kalachnikov

    Il me semble que Girard a trouvé son hypothèse en lisant les grands écrivains (Cervantes, Shakespeare, Proust, Stendhal, Flaubert...). Son premier livre Mensonge romantique et vérité romanesque est un livre de critique littéraire. 
    La lecture de l’ancien et du nouveau Testament, en particulier le Livre de Job et les récits de la Passion ont été déterminants. Girard a été frappé par la différence avec la mythologie grecque (le mythe de la fondation de Rome et celui de Caïn et Abel). 
    L’homme seul n’est effectivement ni bon, ni mauvais pour la raison qu’il n’existe pas (les enfants sauvages ne sont ni des bêtes, ni des hommes). L’homme est un animal social, politique et je suis bien d’accord avec vous sur le fait que violence est un phénomène de bande. 
    En ce qui concerne Artaud, il me semble que Girard en parle. Artaud a effectivement dit des choses essentielles sur la violence et le sacré qui préfigurent ce que dit Girard. disons qu’ils disent la même chose, mais différemment. Le texte d’Artaud sur Van Gogh est magnifique.


  • Robin Guilloux Robin Guilloux 3 mars 18:06

    @Gollum


    Je ne vous connais pas et même si c’était le cas, je ne me serais pas permis de vous juger ou de vous attaquer. Encore une fois, personne n’échappe au désir mimétique et moi le premier (non mais ! smiley
    Maintenant, je pense que les analyses de Pascal sur l’usage de la pensée ou des philosophes de l’antiquité sont des aides précieuses. Bref, je crois que l’on peut limiter les dégâts dès l’apparition des symptômes. C’est là qu’intervient une vertu un peu oubliée de nos jours : l’humilité (qui n’est pas une vertu spécifiquement chrétienne)