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Les commentaires de Monolecte



  • Monolecte Monolecte 6 mars 18:19

    @Dom66
    Heu… Pourquoi ?



  • Monolecte Monolecte 4 mars 20:30

    @Dom66
    Fasciste, je ne sais pas encore, mais totalitaire, oui, assez sérieusement.



  • Monolecte Monolecte 4 mars 20:27

    @troletbuse
    D’un autre côté, ce sont eux qui avaient commencé avec les canons à eau qui envoyaient du jus de cadavre et des « matières fécales » !



  • Monolecte Monolecte 4 mars 18:04

    @Sophie
    Pour ce qui est de pauvreté, on est 100% d’accord, elle est assez massive… et aussi pas mal cachée. Beaucoup de gens ont ici un niveau de vie supérieur à leurs moyens réels, comme j’en parlais avec un élu local. Les salaires et les retraites sont minables, mais beaucoup de gens sont par ailleurs propriétaires de leur bicoque (dans le monde agricole, c’est écrasant !), même s’ils y vivent parfois dans des conditions assez terribles. Le « coup de main », les réseaux familiaux, les potagers, tout cela permet à beaucoup de vivre tout de même mieux que ce que leurs revenus pourraient leur permettre s’ils étaient isolés ou sans jardin. Mais il y a aussi de grosses inégalités, comme partout, et donc des gens qui ont plutôt tendance à planquer la réalité de leur revenus, mais dans l’autre sens, cette fois.



  • Monolecte Monolecte 4 mars 17:58

    @Sophie
    Ce n’est pas la même délinquance, effectivement, mais ce n’est pas non plus la même densité de population ou les mêmes conditions de vie.
    Les pompiers ne se font pas caillasser, il faut dire que la plupart du temps, ils vivent au milieu des gens qu’ils sauvent, ils ont souvent grandi avec et ils se connaissent, donc nous n’avons pas les problèmes qui viennent de l’anonymat ou de mauvais rapports à l’autorité (enfin, pas trop).
    Le monde des jeunes ruraux, ça dépasse un peu le pétard et la mobylette, qui datent plutôt des années 80, dans le coin. D’après les jeunes et les services sociaux, ça deale un peu plus dur, à présent, à la sortie du lycée. Par contre, les femmes tabassées, les gamines violées, les conflits qui se gèrent en se menaçant du bout du fusil de chasse, faut parler avec les élus, les fonctionnaires, les services sociaux, les voisins, pour en avoir un petit aperçu. Oui, tout le monde laisse tout ouvert, mais après, quand le matos agricole disparaît dans le hangar au bout du chemin, les gens accusent les « gitans ». Je suis certaine que vous voyez parfaitement de quels types de problèmes je parle.

    Ce que j’ai remarqué, c’est le traitement de la délinquance ordinaire : les jeunes qui piquent la caisse de l’asso du coin, qui pètent l’éclairage public, c’est assez rare que ça aille jusqu’aux gendarmes : ça se passe plutôt à huis-clos, entre le maire, les parents, les gens concernés et les réparations et punitions sont décidées entre soi. Ce sont les gosses de gens « pas du coin » qui se feront éventuellement balancer aux flics ( et encore, honnêtement, sur ce genre d’affaire, tant que c’est possible, tout le monde préfère en rester au niveau local, avec les élus). Sur plusieurs cas d’« agressions sexuelles », j’ai pu voir qu’il y avaient tractations et pressions en amont et pas de déclenchements de procédures (ce qui m’a clairement étonnée).
    Pareil pour la délinquance routière : les gens préfèrent éviter de déclarer un accident s’ils le considèrent pas trop grave et j’ai déjà vu des cousins ou des oncles sortir le tracteur à la fraîche pour sortir la caisse du fossé, ni vu ni connu.

    Sinon, il y a la castagne de baloche, les mornifles de la « vie ordinaire » (d’après plusieurs gendarmes que j’avais interviewés, les violences familiales, les délits routiers et les cambriolages font le gros de leur activité, dans cet ordre décroissant, les violences arrivant très largement en tête) et des fois, ça part vraiment mauvais, mais là aussi, les processus d’auto-régulation fonctionnent suffisamment pour que ça ne sorte pas trop.

    Beaucoup de ces faits se passent discrètement (les gens grandissent et font des gosses et travaillent et passent à autre chose), alors qu’avec des brigades de saute-dessus qui doivent faire du chiffre, il y aurait beaucoup de ces histoires qui auraient été judiciarisées avec tout ce que ça implique au niveau de la vie des gens impliqués.

    Mais bon, après 20 ans de terrain ici (plus une partie de mon enfance), je ne dis surement que des conneries !



  • Monolecte Monolecte 4 mars 17:00

    @Fergus
    Assez d’accord. J’ai l’impression que tout le monde cherche à additionner des choux-fleurs et des carottes pour faire le job. Il me semble y avoir beaucoup de manque de civisme dans ces histoires, comme dans beaucoup de décès accidentels. Quand tu es coincé dans un bouchon, tu ne joue pas au malin en passant par le bas-côté ou en repartant à contre-sens (putain, tu espères quoi ? Ton temps est plus précieux que la vie des autres ?), tu prends ton mal en patience et tu appelles éventuellement pour prévenir que tu vas être en retard.

    J’ai déjà été dans des manifs bloquantes et il y a un vrai travail de dialogue et de maintien au calme. J’allais discuter avec les gens coincés et dans certains cas, après discussion, on organisait un cordon d’évacuation ou de passage sécurisé (une infirmière attendue au bloc, par exemple) : il s’agit de dialoguer et de ne pas s’énerver. Il fallait aussi calmer les manifestants qui se prennent un peu pour des chefs et les éloigner des gens qui n’étaient pas contents (ce qui est parfaitement légitime et compréhensible). Et se fader les nombrils du monde qui ne pouvaient supporter quelques minutes d’attente et étaient effectivement prêts à écraser des gens pour montrer leur importance, le tout, en évitant que les manifestants s’énervent de leur côté.

    Donc oui, la contestation sociale, c’est chaud, c’est difficile, mais à moins de souhaiter vivre dans une putain de dictature, cela fait intégralement partie de la démocratie.



  • Monolecte Monolecte 4 mars 16:47

    @Fergus
    Bien vu, d’où l’anarchisme ! smiley



  • Monolecte Monolecte 4 mars 16:31

    @Cadoudal
    Vu que je vis dans la grande ruralité, je peux t’assurer que les jeunes chez nous sont comme partout : ils galèrent aussi diversement, font des conneries, comme des rodéos de bagnoles dans les villages, ont des accidents graves en roulant bourrés, cassent des biens publics par connerie et/ou désœuvrement, se droguent, picolent, violent, etc.
    Le truc, c’est que nous sommes au far west : ici, les gendarmes sont de plus en plus loin (beaucoup de brigades ont fermé et ont été regroupées) et donc ne peuvent pas être partout et dès que c’est possible, les gens du coin « lavent leur linge sale en famille ». En gros, on est invisibles à plus d’un titre, y compris dans les stats de la criminalité. Bien des choses se passent derrière les volets fermés, et dans la cambrousse, la nuit, personne ne vous entend crier, contrairement à la cité avec ses murs en papiers et ses quartier denses où s’entassent dans quelques bâtiments autant de gens que chez nous dans 5 cantons !



  • Monolecte Monolecte 4 mars 15:26

    @velosolex
    Dans mon papier, il y a un lien et une citation sur le fait que justement, non, en banlieue, ça a tendance à sous-réagir, malgré (et à cause) du harcèlement quotidien. Par contre, dès que ça réagit un peu, hop, on a tout de suite la caisse de résonance médiatique.



  • Monolecte Monolecte 4 mars 15:07

    @pipiou
    Les 10 morts en question : https://www.liberation.fr/checknews/2019/01/04/y-a-t-il-vraiment-eu-dix-morts-depuis-le-debut-du-mouvement-des-gilets-jaunes_1700870

    1 : La morte est une GJ qui a été écrasée par une femme qui ne s’est même pas arrêtée.
    2 : accident de la route dû à un camion qui roulait en contresens.
    3 : Accident de la route. Le camion avait-il oublié de mettre ses feux de détresse pour prévenir d’un arrêt sur la chaussée  ? Cela aurait pu arriver sur des travaux de chaussée.
    4 : Très intéressant, ce cas, il s’agit de la vieille dame de Marseille, tuée chez elle par un tir de lacrymo… de la police, alors qu’elle fermait ses volets, chez elle, au 4e étage  !
    5 : accident de la route, aurait pu être causé par des travaux.
    6 : Gilet jaune tué. Certes, être sur la chaussée en pleine nuit a tendance à nuire à l’espérance de vie.
    7 : accident de la route à la frontière franco-belge…
    8 : donc le conducteur est bourré et il roule à contresens, mais c’est la faute des gilets jaunes  ??? Sérieux  ?
    9 : Un gilet jaune renversé, mais bon, les piétons sur la chaussée, même en fluo, hein  !
    10 : accident de la route.

    Bref, on a 3 GJ morts, une vieille tuée chez elle par une arme de la police, un mec yolo qui mériterait la suspension à vie du permis et 5 pertes de contrôle du véhicule → méchants gilets jaunes, va  !



  • Monolecte Monolecte 4 mars 10:39

    @Clocel
    Oui, aussi. Mais on pouvait toujours arguer de « l’occupation illégale des lieux », ce qui n’est pas du tout une situation comparable pour les habitants des cités.



  • Monolecte Monolecte 10 février 10:49

    @aimable
    L’alcoolisme est une maladie, comme le tabagisme.

    Ça m’agace, cette idée que les pauvres devraient être exemplaires pour « mériter » de vivre !



  • Monolecte Monolecte 10 février 10:43

    @nono le simplet
    Bien vu. Et comme ils ont décidé que pour vivre un mois, le prix d’une de leur bouffe au restau suffit, je pense qu’ils savent parfaitement ce qu’ils font en termes de strangulation des pauvres.



  • Monolecte Monolecte 9 février 14:56

    @Jean
    Sachant que l’alcoolisme est une maladie et pas un mode de vie, je ne me permet pas de juger sur ce genre de critère.
    Et comme, de toute manière, je ne connais rien de la vie des autres, je ne me permet pas de juger du tout.



  • Monolecte Monolecte 24 décembre 2018 11:41

    @Clocel
    Les types qui ont craché au bassinet pour monter de toutes pièces l’élection de leur pantin. Comme toujours, pour connaitre la source du problème, suivez l’argent !



  • Monolecte Monolecte 24 décembre 2018 09:39

    @Ouam
    Effectivement, leur comportement n’a aucun sens.
    Ne pas prévoir à ce point les conséquences de leurs actes me stupéfie.

    On se retrouve avec la bonne vieille question entre l’incompétence et la malhonnêteté. Et on sait qu’ils sont parfaitement malhonnêtes, puisqu’il ne se passe pas un jour sans qu’ils nous insultent ou nous mentent comme des arracheurs de dents, en nous prenant effectivement pour un ramassis de crétins.

    J’en déduis que c’est leur agenda qui leur dicte leurs actes, car personne n’est assez con pour penser qu’en tapant sur l’ennemi et en le traitant de nom d’oiseaux en permanence, il ne va rien se passer.

    Donc, ils nous provoquent depuis 18 mois à présent et je dirais plutôt qu’ils ont dû être terriblement dépités par notre absence de réaction en face. La colère qui éclate, elle couve depuis une trentaine d’années, mais ils l’excitent délibérément depuis l’élection de Macron, le candidat du capitalisme, un mec qui n’a pas une once de charisme et qui incarne tout ce qui est détestable dans ce pays → pourquoi ce choix de la caste des possédants… surtout d’un type qui n’est pas vraiment des leurs ?

    Je pense très sincèrement que la caste des possédants en a assez de nous faire les poches petit à petit, qu’elle s’impatiente, qu’elle a faim… de pouvoir absolu, de curée sans vergogne. Je pense qu’elle pousse à la roue pour que nous nous révoltions enfin d’une manière qui légitimera l’emploi de la force brute et absolue et la fin de la mascarade démocratique qui, même avec la séparation des pouvoirs aux chiottes comme nous le vivons depuis l’arrivée de Macron, ne va ni assez vite, ni assez loin à leurs yeux.

    Ils cherchent délibérément le fait émeutier suffisant pour déclencher la loi martiale. Je pense qu’à ce titre, Macron et ses élus sont totalement sacrifiables (même si, clairement, personne ne leur a dit en leur filant le job) et que les ordres donnés aux flics laissent penser que leurs commanditaires espèrent enfin avoir un lynchage.

    Si tu penses les derniers mois avec le filtre de la mise en place délibérée d’une dictature financière, alors, subitement, plus personne n’agit comme un con.
    Par défaut, c’est probablement l’explication la plus logique.



  • Monolecte Monolecte 4 juin 2018 09:36

    @oncle archibald
    Forcément, avec ce genre de référence pour s’édifier la vision du monde…

    Il est facile de trouver des feignants, de brocarder certains métiers et d’oublier par là même à quelle vitesse la productivité a augmenté dans notre pays pendant des décennies, pendant que les salaires peinaient à suivre.

    Quelle belle équation, quand même : plus de travail effectué par moins de personnes et donc une réduction énorme de la masse salariale tout en continuant à produire autant. Rappelons que si les 35 heures ont été vendues comme du temps en plus pour les salariés, le patronat, dans les coulisses, se réjouissait de ce qu’elles allaient favoriser l’intensification du travail et justifier la modération salariale. Et c’est exactement ce qui s’est passé.



  • Monolecte Monolecte 4 juin 2018 09:27
    @Blé
    Comme je l’écrivais dans L’ennemi principal : le capitalisme vend hors de prix la pénurie organisée dans un monde d’abondance.


  • Monolecte Monolecte 3 juin 2018 10:03

    Toujours plus loin dans le foutage de gueule : les élèves ont reçu la consigne de leurs professeurs de ne pas utiliser l’appli mobile de Parcoursup parce qu’elle peut, entre autres joyeusetés, oublier tes validations, effacer tes vœux voire carrément te mettre démissionnaire. Bien sûr, ceux qui ont des profs moins consciencieux ou informés n’en savent rien !

    Si l’Académie de Versailles concède un problème de forme sur l’application, le ministère de l’Enseignement supérieur, lui, reste droit dans ses bottes et défend l’appli qu’il a mise au point : « Il n’y a pas de bug avec Parcoursup. Il n’y a pas de problème avec l’application mobile, nous assure-ton, un brin tendu. Lorsqu’il y a des bugs, le plus souvent, se sont des élèves qui font les erreurs ». « Tout va bien, insiste-t-on. Nous avons vérifié et re-vérifié. Il s’agit de cas isolés et nous nous tenons à disposition des candidats s’il y a le moindre problème ». Et les services de Frédérique Vidal d’assurer que ces problèmes de vœux et d’étudiants mécontents ont été réglés « aussi vite que possible ».

    Galère Parcoursup : et maintenant, l’appli qui fait disparaître les voeux !



  • Monolecte Monolecte 4 avril 2018 11:46

    @knail
    Tu as des sources sur les coopératives de recouvrement ?