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Les commentaires de impertinent3



  • impertinent3 impertinent 10 juin 2007 06:25

    Voila une séquence que les télévisons françaises (aux ordres) n’ont certainement pas montrée.

    Par contre, la télévision belge échappe à toute censure ou autocensure et c’est ainsi que l’on peut voir aux informations : http://www.youtube.com/watch?v=I4u3449L5VI

    ATTENTION, je n’arrive pas à mettre correctement le lien, dans la chaine « watch ?v=... » il s’intercale un espace après le ?, il faut le supprimer dans l’URL pour que le lien soit correct.

    On savait que N. Sarkozy avait pas mal de défauts, mais se présenter bourré devant la presse, ça c’est le bouquet. Au début, il s’excuse d’être en retard, cela veut dire qu’il devait être dans un état encore plus lamentable.

    Quel image de la France donne-t-il ? Celle d’un peuple d’ivrogne ? J’ai honte pour la France.



  • impertinent3 impertinent 30 mai 2007 11:12

    @stere qui a écrit : Ne faudrait-il pas instaurer, à l’image de la Suisse si mes souvenirs sont bons, la possibilité pour les citoyens de « faire leur propre référendum », qui aurait alors valeur de loi, d’obligation auprès des élus ?

    Tes souvenirs sont à peu près bon, mais très rudimentaires. Les droits populaires sont très étendus en Suisse, le peuple peut proposer des articles constitutionnels, peut contester et rejeter des articles constitutionnels et lois proposées et approuvée par le parlement, le peuple se prononce obligatoirement sur les modifications constitutionnelles et sur tous les accords internationaux, etc. La peur de les voir amoindris est l’une des principales raisons pour le peuple suisse du refus d’adhérer à l’Europe.

    Mais il ne faut pas rêver, le système est totalement inapplicable à la France dans son organisation politique actuelle. Il nécessite un certains nombre de pré-requis, dont aucun n’existe dans la France actuelle :

    1) Les élections au parlement sont strictement proportionnelle, avec, toutefois, un quorum de 5 %, pour éviter un trop grand émiettement.

    2) Le gouvernement n’est pas à proprement parler un gouvernement de coalition (basé sur un programme global) mais un gouvernement de consensus au cas par cas. Les partis sont représentés, plus ou moins proportionnellement à leur répartition au parlement. Il représente Le gouvernement actuel comporte 7 « ministres » (conseillers fédéraux dans le texte), deux socialistes (dont la présidente de la Confédération pour cette année), deux radicaux (en France, on dirait UMP), une démocrate chrétienne (centre gauche), deux UDC (Union Démocratique du Centre) qui contrairement à son nom, est de droite, voire « d’extrême droite modérée (si, si) » pour l’un de ses représentants. Cette représentation plus ou moins proportionnelle au gouvernement n’est pas inscrite dans la loi, mais l’expérience a prouvé que c’est, compte tenu des droits populaires, la seule méthode valable.

    3) Les partis ne s’opposent pas systématiquement à n’importe quelle proposition d’un parti concurrent mais en fonction d’un projet précis. Ce qui fait que l’essentiel du travail politique se fait « à la buvette », du genre : « je te passe le sel, passe-moi le poivre ».

    4) Avant de proposer une loi, le gouvernement doit enclencher une « procédure de consultation », c’est-à-dire qu’il doit consulter les milieux intéressés (cantons, syndicats, organisations patronales, etc). Il modifie son projet de loi en tenant compte des remarques qui ont été faites.

    5) Etc.

    Faute de respecter ses pré-requis, le système se bloque complètement, un parti politique important (en terme de voix), par hypothèse rejeté dans une opposition systématique, peut, par des référendums empêcher complètement un gouvernement mono-parti de fonctionner. Le canton de Genève a expérimenté (il y a une douzaine d’année) un tel gouvernement (à la française, de type majorité-opposition), il n’a rien pu faire pendant 4 ans, confronté sans cesse à des référendums qu’il a systématiquement perdus ! Chose intéressante, le gouvernement genevois a actuellement une majorité de gauche (4 gauches/verts contre 3 droites) alors que le parlement genevois est largement à droite (dans la proportion 2/3 contre 1/3) et pourtant cela marche assez bien. Impensable en France !



  • impertinent3 impertinent 26 mai 2007 18:16

    ... est qu’une fois que la franchise est dépassée, il n’y a aucune raison de se rationner. Je sais qu’il y a d’énormes abus...

    - - - - - - -

    C’est effectivement ce que l’on constate dans tous les pays qui connaissent le système de franchise.



  • impertinent3 impertinent 26 mai 2007 18:12

    @alienor

    En tout cas, toi, tu ne SAIS pas l’orthographe !



  • impertinent3 impertinent 24 mai 2007 18:37

    L’auteur a écrit :

    Traditionnellement un parti politique est une structure plutôt sous forme de pyramide.

    C’est une vision très franco-centriste ! Par exemple en Suisse, les partis politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite ont une structure qui est cadrée sur l’organisation politique du pays, c’est à dire une structure de type réseau. L’unité fondamentale est la section (ou le groupe selon le parti) qui recouvre l’entité politique commune.

    Vous savez, on peut très bien vivre sans que le tracé du moindre sentier à âne en Corse soit décidé par un technocrate parisien. Mais, évidemment, les français n’en ont pas encore pris conscience.



  • impertinent3 impertinent 21 mai 2007 15:19

    L’auteur nous dit : Enfin quand je parle de l’innovation suisse , ce qui est nouveau ce n’est effectivement pas l’idée de référendum , mais l’idée de l’appliquer au nécessaire contrôle des activités religieuses en général . Qu’on demande au peuple ce qu’il souhaite ou ne souhaite pas en matière d’architecture religieuse ou d’autres questions similaires est tout à fait nouveau .

    Autre erreur patente :

    Je citerais deux exemples :

    1) L’interdiction de l’abattage rituel des animaux destinés à la consommation. Concerne l’égorgement sans étourdissement préalable, de type casher ou halal. A été adopté, par initiative populaire (dans la constitution helvétique) en 1893 (pas vraiment récent !). À l’époque, cela visait plus le judaïsme que l’islam. Actuellement, les milieux de protection des animaux s’opposent à une révision de cet article constitutionnel.

    2) Interdiction des jésuites et interdiction de restaurer ou de créer de nouveaux couvent (datant de 1874). Ces articles ont été abrogé, par votation populaire, en 1973.



  • impertinent3 impertinent 21 mai 2007 10:44

    Cet article cumule un grand nombre d’erreurs quand à la réalité suisse. Je ne parle pas du problème lui-même, mais de toutes les erreurs de fait qu’il contient.

    1) réferendum d’initiative populaire

    C’est une notion totalement inexistante en Suisse, née dans l’esprit plus ou moins fumeux de bons esprits parisiens qui ne connaissent de la Suisse que des adresses bancaires.

    En Suisse, il existe le droit d’initiative populaire, c’est à dire le droit, pour un citoyen, pour autant qu’il réunisse un ensemble de 100.000 signatures durant un laps de temps de 18 mois, de proposer un nouvel article constitutionnel (le droit d’initiative populaire est uniquement constitutionnel en matière fédérale). Cette proposition de loi est ensuite soumise à votation populaire et doit, pour être entérinée être acceptée par la double majorité du peuple et des cantons.

    Il existe également le droit de référendum, c’est à dire le droit, pour un citoyen, pour autant qu’il réunisse un ensemble de 50.000 signatures durant un laps de temps de 3 mois, de s’opposer à un texte législatif (en matière constitutionnelle, le référendum est obligatoire) voté par les chambres fédérales. Si le référendum abouti, le texte de loi contesté doit passer en votation populaire, s’il n’obtient pas la majorité du peuple, il est annulé.

    Donc, comme on le voit bien, parler de réferendum d’initiative populaire c’est confondre deux notions qui n’ont que peu de choses à voir entre elles.

    2) Néanmoins , je ne suis pas pas sûr qu’elle ne changerait pas d’avis si le minaret devait se trouver devant les fenêtres de sa résidence de fonction à Berne ,

    Les Conseillers fédéraux (ministres) en Suisse n’ont pas de résidence de fonction, il reçoivent une indemnité de logement assez modique (de l’ordre de 2000 FS, sauf erreur). Comme ils n’ont pas non plus de voiture de fonction, certains viennent à leur bureau en transport public. Rien à voir avec le luxe que s’octroie les ministres en France. Et encore, on n’a encore rien vu, il semblerait que Mme Sarkozy ait demandé de pratiquement doubler le personnel de l’Élysée.

    3) Le nouveau système suisse ( référendums permettant aux citoyens suisses eux-même de décider des éventuelles limites souhaitables aux libertés religieuses ) paraît un système particulièrement innovant et démocratique , dont il faut attendre de voir à long terme quels en seront les résultats , avant de le juger .

    Les droits populaires en Suisse existe depuis plus de 150 ans ! Bon, il est vrai que, comparé au 15 milliards d’année de l’univers, c’est tout récent.

    4) Etc.

    Morale : quand on veut parler de quelque chose, encore faut-il le connaitre !



  • impertinent3 impertinent 12 mai 2007 08:50

    Pour être à peu près au même niveau que le commentaire de lerma :

    Il existe en France 3 qualités :

    1) On peut être intelligent.

    2) On peut être honnête.

    3) On peut être sarkozyste.

    Malheureusement, on ne peut avoir en même temps que 2 qualités. C’est à dire que :

    1) On peut être intelligent et sarkozyste, mais alors on est malhonnête.

    2) On peut être honnête et sarkozyste, mais alors on n’est pas intelligent.

    3) On peut être honnête et intelligent, mais alors on n’est pas sarkozyste.

    À méditer avant de prochaines élections !