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Lavande & Coquelicots

Lavande & Coquelicots

Citoyen engagé en politique et revendiquant la possibilité, et même la nécessité, de conserver sa liberté de parole et d'analyse.

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  • Premier article le 03/01/2007
  • Modérateur depuis le 27/04/2007
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Derniers commentaires



  • Lavande & Coquelicots Pierce 4 janvier 2007 14:43

    Vous faites l’erreur de comparer deux partis politiques qui ne sont pas dans la même situation.

    Du temps de Mitterrand, le PS avait un leader évident et ne s’embarassait pas de préalables à la candidature : Mitterrand était le candidat, et dès qu’il se disait volontaire tous les autres potentiels se désistaient.

    Suite au départ de Jospin, le PS s’est retrouvé décapité, et Hollande n’est jamais parvenu à s’imposer comme un candidat crédible (à tort ou à raison). Le PS arrivait donc à la veille des présidentielles avec une question essentielle : qui ? Les débats organisés étaient logiques, même si Ségolène Royal a objectivement tout fait pour éviter les confrontations réelles. Les débats ont été lissés pour donner une bonne image, ce qui se conçoit aisément mais est à l’opposé d’un débat réel.

    Par ailleurs, le PS a beau jeu de se poser comme chantre de la pluralité alors que le MRC puis le PRG ont retiré leurs candidats par le jeu de manoeuvres politiques.

    Revenons à la situation de l’UMP aujourd’hui : comme pour le PS du temps de Mitterrand, Sarkozy est un leader évident, aucun challenger n’ose venir l’affronter dans son camp. Dès lors, mimer les débats du PS alors que la situation n’est pas la même aurait été complètement décalé, voire déplacé.

    C’est à cet égard que les trois forums de l’UMP qui viennent d’avoir lieu ont pu à juste titre paraître incongrus à beaucoup d’observateurs.



  • Lavande & Coquelicots Pierce 3 janvier 2007 20:06

    Vous confondez la dette de la Sécu (que rembourse la CRDS) et la dette de l’Etat, financée par l’emprunt. Et dont le service représente chaque année 14% du budget de l’Etat (donc 40 milliards d’euros), soit le deuxième poste de dépenses après les charges... de la fonction publique.

    Dette de la Sécu et dette de l’Etat sont distinctes et cumulatives.



  • Lavande & Coquelicots Pierce 3 janvier 2007 19:34

    Compte tenu des masses financières en jeu pour le budget de l’Etat, mais aussi de l’évolution du PIB et aussi de l’inflation, on ne peut comparer les chiffres terme à terme, mais de façon dynamique, ou anticipative si vous préférer. En l’occurrence, depuis 2002, a été adopté un principe de croissance zéro du poids de la fonction publique au sein du budget de la Nation. Avec le levier des départs à la retraite, et surtout une importante réorganisation interne (avec l’appui de la LOLF notamment), la réforme de l’Etat se met en place, autour de mesures de simplification dont les plus visibles sont par exemple le paiement informatisé de l’IRPP, et bientôt le prélèvement à la source.

    Concernant la retraite, la réforme Fillon reconnaît pour la première fois la notion de pénibilité, et permet à ceux qui ont commencé de travailler dès 14, 15 ou 16 ans de prendre leur retraite à partir de 56 ans. Pour les autres, l’allongement de l’espérance de vie et les progrès de la médecine justifient pleinement le prolongement des durées de cotisation, sauf à vouloir demander à nos enfants de cotiser 3 fois plus que nous pour payer à notre place.

    La réforme LMD touche à l’Université, sujet sensible entre tous, et que Ferry a eu le courage de mener malgré les coalitions habituelles d’étudiants déconnectés du monde qui s’y opposaient dogmatiquement.

    Le CNE, prélude au contrat unique en CDI de Nicolas Sarkozy, a prouvé son efficacité et permet de créer des emplois qui n’auraient vu le jour que plus tardivement, ou pas du tout. Permettre à nos entreprises de créer plus facilement des emplois, y compris temporaires, est un avantage. Un emploi en CDI n’est pas synonyme d’emploi à vie, et un emploi en CNE n’est pas synonyme non plus de licenciement automatique. La réalité économique est plus complexe.

    La dette de l’Etat est un point noir. Nous devons réduire nos dépenses plus drastiquement, réformer plus vite, saisir efficacement l’opportunité des départs à la retraite d’un grand nombre de fonctionnaires. La fonction publique est nécessaire mais n’est légitime qu’en étant efficace, au service des citoyens. Sa modernisation permanente est un devoir public. Il reste aussi que prendre une année pour accomplir dans la concertation une réforme majeure comme celle des retraites repousse malheureusement à plus tard d’autres réformes également urgentes.

    Enfin, la priorité doit être au pouvoir d’achat. Une fois encore, ce n’est pas en travaillant toujours moins que nous augmenterons le nôtre. Les cadres ou les professions libérales jouissent de rémunérations confortables au prix d’un nombre d’heures non contingentées ; au nom de quoi notre pays impose-t-il des restrictions à ses franges les plus fragiles ?

    Au prétexte de vouloir protéger efficacement les quelques ouvriers qui travaillent encore à l’usine dans des conditions éprouvantes, on oblige les salariés et les employés à ne travailler que 35 h, ce qui limite forcément le pouvoir d’achat et notre niveau de vie.

    Et si nous organisions plutôt une meilleure représentation syndicale, pour laisser les partenaires sociaux gérer branche par branche des conditions de travail adaptées à la pénibilité réelle des métiers ?



  • Lavande & Coquelicots Pierce 3 janvier 2007 19:08

    En 1995, Chirac a toujours eu une meilleure assise que Balladur au sein du RPR. Les sondages globaux ne le prenaient pas en compte, mais la réalité demeure. Que Chirac arrive devant Balladur n’était donc une surprise que pour ceux qui se fient au sondage aveuglément, sans les analyser.

    A méditer au regard des sondages concernant la candidature de Ségolène Royal, alors que son assise au sein du PS n’est que de circonstance, et qu’elle flirte avec Sarokzy sur un certain nombre de sujets.

    Il est toujours dangereux d’avoir dès le premier tour d’une élection majeure un positionnement en décalage avec sa base électorale supposée. Royal risque de provoquer un vote important sur sa gauche, hors du PS.

    Il reste que le vote utile devrait quand même lui permettre de dépasser allégrement Le Pen, d’autant que l’extrême-gauche a échoué à présenter une candidature unique. Ségolène Royal peut remercier chaleureusement Buffet d’avoir saboté cette initiative.



  • Lavande & Coquelicots Pierce 3 janvier 2007 16:06

    Si je joue le jeu de la bipolarisation, ce n’est pas pour dire que c’est bien ou mal : c’est un fait. Oui, l’élection de 2002 est un contre-exemple cinglant ; oui, nous conservons malgré tout une pluralité vivace ; néanmoins, je pense que le réflexe du vote utile va renforcer les scores du PS et de l’UMP (voire également du FN, mais Royal et Sarkozy pourraient atteindre 25% au moins dès le premier tour, et Le Pen n’est pas si haut).

    Nous avons un mode de scrutin qui nous pousse à cette bipolarisation, et le quinquennat (et l’inversion du calendrier législatives-présidentielles) va aussi dans ce sens.

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