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Lavande & Coquelicots

Lavande & Coquelicots

Citoyen engagé en politique et revendiquant la possibilité, et même la nécessité, de conserver sa liberté de parole et d'analyse.

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  • Premier article le 03/01/2007
  • Modérateur depuis le 27/04/2007
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Derniers commentaires



  • Lavande & Coquelicots Pierce 6 janvier 2007 21:20

    1) Montée en puissance progressive, sans doute 0 la première année, 11 en janvier 2005, 20 en novembre 2006, nous verrons combien fin 2007.

    Et pour les mineurs, la progression du nombre de faits impliquant les mineurs est nette. Vous vous focalisez sur une affirmation de Sarkozy indiquant que 70% des faits sont causés par 5% de multirécidivistes, mais ce n’est pas le sujet dont je vous parle : je parle de l’incapacité de notre système judiciaire à condamner les moins de 16 ans, et qui conduit des jeunes ayant déjà plus de 50 interpellations à être considérés comme des primo-délinquants.

    2) « article du Monde 16 Janvier 2004 » : oui, effectivement, c’est ce qu’il visait. Je n’appelle pas ça une promesse, mais une visée. Non atteinte.

    3) « police de proximite Le Monde 7 Nov 2006 » :

    Extrait : « Regrettant l’insuffisance des « partenariats » entre forces de l’ordre et « acteurs de l’accompagnement sanitaire et social », la mission cite en exemple la ville de Rotterdam, aux Pays-Bas, qui a créé des « mariniers », chargés de coordonner l’action de la police, des travailleurs sociaux, des services municipaux et des associations, sans que puisse être opposée la règle du secret professionnel. »

    Ce qui est dans la droite ligne de ce que Sarkozy défend avec le maire comme pivot de la politique de prévention. Et ce qui se heurte au refus de toutes les associations sociales en France, qui posent le secret professionnel comme un absolu et refusent de travailler en faisant circuler l’information.

    Et une fois encore, Jospin n’a pas inventé la proximité. Jetez un œil à l’analyse de Jean-Marc Leclerc (Figaro, 28 novembre 2005) :

    [ La gauche, qui revendique aujourd’hui la paternité de la « pol prox », n’aura fait que s’emparer d’un concept. En 1997, lors du congrès de Villepinte, elle fait sa conversion sécuritaire. Son credo : « passer d’une police d’ordre au service de l’Etat à une police de sécurité au service du citoyen ». Elle voulait « révolutionner » la police. Mais pour quel bilan !

    Entre 1997 et 2002, la délinquance explose, passant la barre des quatre millions de crimes et délits (+ 17 %), avec une hausse exponentielle des violences (+ 50 %) et un taux d’efficacité policière en chute libre (à peine une affaire sur quatre élucidée). Daniel Vaillant, alors ministre de l’Intérieur, avance une explication : si les faits enregistrés ont grimpé, c’est parce que la population, mise en confiance, n’hésite plus à déposer plainte. La « pol prox » aurait été en quelque sorte victime de son succès.

    Malheureusement, là où la situation se dégradait le plus vite, en zone gendarmerie, avec des hausses annuelles à deux chiffres, la police de proximité n’était pas en vigueur.

    Un rapport va faire l’effet d’une bombe. Au printemps 2001, l’Inspection générale de la police nationale analyse l’écart entre le discours officiel et la réalité du terrain. Verdict sans appel. Les policiers censés rassurer la population « sont eux-mêmes insécurisés », affirment les « bœuf-carottes », à commencer par les adjoints de sécurité que l’administration peine à recruter. Les moins expérimentés sont envoyés dans les secteurs les plus sensibles. L’objectif de polyvalence fixé à chacun n’est qu’un vœu pieux. Pour la police des polices, l’affaire est entendue : la police des années Jospin s’affiche globalement le jour, alors que les délinquants les plus durs se manifestent surtout la nuit. Elle a raté son objectif.

    La « pol prox » n’avait pas la baraka. Consommatrice en effectif, elle a voulu se développer à marche forcée au moment même où la police française connaissait une hémorragie sans précédent : de 3000 à 5000 départs à la retraite par an. Un papy-boom qui se doublait des effets de la loi Aubry sur les 35 heures, dont le sociologue Sebastian Roché rappelle, dans un livre remarqué, La Police de proximité (édition du Seuil), qu’elle se solde par une perte estimée à 5543 emplois à temps plein dans la police et 4400 dans la gendarmerie. La loi Guigou et ses exigences procédurales auront ajouté aux difficultés en contribuant à enfermer davantage les policiers dans leurs commissariats. Aux antipodes de la doctrine de Villepinte. ]

    4) « Sarkozy agit en fonction de ce qui etait bon pour sa candidature » : Hegel et la raison cachée dans l’Histoire, vous connaissez ? Si Sarkozy, pour être élu, doit affiner son discours pour être efficacement convaincant, alors tant mieux ! Peu importent les raisons qui l’animent (lui comme nous, d’ailleurs) au tréfond de son âme : ce qui compte, c’est ce qui est fait au service du pays.

    Cordialement,

    Pierce



  • Lavande & Coquelicots Pierce 6 janvier 2007 20:03

    Vous semblez croire que la simple possibilité de faire des heures supplémentaire pourrait aller à l’encontre de la tendance lourde que produit la baisse générale d’heures travaillées... c’est une erreur.

    Faire des heures supplémentaire implique des démarches supplémentaires, aussi bien pour le salarié que pour l’employeur. Il est illusoire (et c’est une erreur de François Fillon pour le coup) de penser qu’augmenter le contingent d’heures supp’ permet de contrer les effets néfastes des 35 heures pour le pouvoir d’achat des plus faibles, et notamment des smicards.

    Une fois de plus, ce sont les plus fragiles qui sont touchés de plein fouet. Les cadres ont été de grands gagnants de cette réforme, les couches populaires les grands perdants. Ca ne vous interpelle pas ?



  • Lavande & Coquelicots Pierce 6 janvier 2007 19:52

    Je suis dans les parages, je réponds tout de suite. smiley

    Jetez quand même un coup d’oeil aux séries longues (1996-2005) dont j’ai donné les liens : si elles sont évidemment à analyser plus en détails, elles donnent quand même un ordre de grandeur assez parlant.

    1) « Promesse sur les centres fermes » : TENUE. 600 places (60 centres prévus) en centres éducatifs fermés programmés pour 2003-2007 :

    http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/justice_602/fiches_606/les_centres_educatif s_fermes_54787.html

    En novembre 2006, 20 centres donc 200 places avaient déjà ouvert : http://www.lefigaro.fr/france/20061121.FIG000000049_les_centres_educatifs_f ermes_ont_fait_leurs_preuves.html

    Et si les mineurs reviennement sur le tapis, c’est dans le cadre du problème de la multirécidive et de l’incapacité de notre système judiciaire à intervenir à temps pour éviter d’en arriver à des individus interpellés 50 fois avant leur première condamnation réelle.

    2) « Baisse de la delinquance de 20% en 2 ans ? Non tenue. » : effectivement, seulement 8,8 % en 4 ans. (je n’ai pas retrouvé de trace de cet objectif de 20% : vous avez une source ??)

    3) « Suppression de la police de proximite dont les effets positifs commencaient serieusement a ce faire sentir » : are ou kidding ? Ce que Jospin a appelé « police de proximité » consistait en une présence d’emplois-jeunes adjoints de sécurité mal formés pendant les heures de bureau. Alors que les actes de délinquance ont lieu à d’autres heures que celles-là.

    Par ailleurs, l’ilotage existe depuis bien avant Jospin. Et il est plus pertinent de l’assurer dans le cadre d’une police municipale, et non pas de la police nationale. Justement pour des raisons de proximité.

    Enfin, avec les adjoints de sécurité se pose le problème de l’intégration à notre police nationale d’un certain nombre d’éléments qui n’ont rien à y faire, et qu’on avait accueilli là pour faire du chiffre (l’objectif d’Aubry de 700 000 emplois jeunes n’ayant été rempli qu’à hauteur d’à peine plus de la moitié : 400 000, dont 350 000 dans la fonction publique et para-publique).

    L’augmentation des bavures vient-elle d’une dégradation des pratiques policières dans son ensemble, ou comme souvent de quelques brebis gâleuses qui ne sont certainement pas là par vocation ?

    4) « Sans oublier l’utilisation totalement irrespoonsable de mots comme »karcher« ou »racaille«  : les zones de non-droit et l’assassinat de gosses par coups de fusil tirés depuis des tours justifient pleinement l’usage d’un vocabulaire déterminé. Oui, le »karcher« pour nettoyer les cités ; oui, ceux qui bafouent les lois et les valeurs de la République, assassinent les enfants ou mettent le feu à des autobus pleins méritent le qualificatif de »racailles".

    Et vous admettrez avec moi que Sarkozy n’a jamais visé l’ensemble des habitants des banlieues, seulement les délinquants. Qui sont une minorité. Minorité qui empoisonne la vie de tous.

    Que Vaillant ait été tancé pour avoir parlé de « sauvageons » en dit long sur la cécité du parti socialiste d’alors.

    5) « sur le plan international quand il definit Ahmadinejad de »didacteur«  »Qu’entre nous on se permette de la traiter de didacteur oui, mais ce n’est pas la place d’un type qui veut etre president et qui aura surement, que ca lui plaise ou non, a discuter avec l’Iran."

    Si je ne m’abuse, Condoleezza Rice a dû parler de Poutine comme d’un dictateur, non ? Un président a parfaitement le droit de dire d’un pays qu’il est une dictature, et ce n’est pas en reniant nos valeurs qu’on peut être pris au sérieux par des pays comme l’Iran. Au contraire.

    Hume développe excellement la notion d’empathie. Mais l’empathie même avec les dictateurs ne doit pas conduire à refuser de condamner leurs pratiques. smiley

    Plus globalement : si je pense que Sarkozy est un bon candidat pour la présidence, c’est parce qu’il est capable (quoi qu’en disent ses détracteurs) de MESURE dans la politique qu’il met en oeuvre. Que ce soit la réforme de la double peine, ou la régularisation partielle d’immigrés clandestins, ou encore avec son affirmation lucide que la France a besoin d’immigration : dans son domaine de compétence ministérielle, il agit avec discernement.

    Et si certains mots choquent, c’est que les maux choquent plus encore.

    Cordialement,

    Pierce



  • Lavande & Coquelicots Pierce 6 janvier 2007 17:05

    Malheureusement non, les Français sont loin d’être les plus productifs : certes, leur productivité horaire est excellente, mais la durée légale de travail est très basse (35 h), ce qui impacte durement la durée effective (39,2 h en incluant les cadres, professions libérales et tous ceux qui ne sont pas aux 35 h), et surtout nous commençons à travailler tardivement (25 ans), prenons notre retraite précocement (58 ans en moyenne). Enfin, notre taux de chômage reste élevé, au-dessus de 8% depuis plus de 20 ans.

    In fine, la productivité française par tête ne nous place absolument pas à la première place mondiale comme certains le prétendent trop souvent en se focalisant à tort sur la productivité horaire.

    Une fois encore, si la durée légale normée diminue, même si les heures supplémentaires sont possibles, la tendance lourde demeure à la baisse, ce qui impacte durement notre pouvoir d’achat. A cet égard notamment, la hausse de 25% du Smic horaire depuis 2001 a été doublement masquée par le fait que les Smicards sont payés 4 heures de moins qu’avant, et par le fait que la hausse s’est faite par la réunification par le haut des 6 Smics légués par Jospin-Aubry. Les réalités économiques rattrappent immanquablement l’idéologie.

    Malheureusement pour les entreprises, les 35 h n’ont pas du tout été intégralement payées par les caisses sociales : non seulement l’Etat avait créé un organisme de compensation (le FOREC) évidemment fortement déficitaire qui remboursait les exonérations de charges consenties (et masquait de fait un déficit public supplémentaire, que Raffarin finira par réintégrer au budget de l’Etat) ; mais surtout les 35 h ne sont pas qu’une affaire comptable : c’est aussi des horaires d’ouverture, des réorganisations parfois improbables, une souplesse non souhaitée ou au contraire la suppression de pauses.

    Il serait plus efficaces de laisser les partenaires sociaux fixer par branche la durée de travail, en tenant compte de la pénibilité.

    De nombreux salariés souhaiteraient faire davantage d’heures supplémentaires pour toucher un meilleur salaire. Avoir une durée légale de travail si basse qu’aujourd’hui est un frein ne serait-ce que par un phénomène évident d’inertie : un employeur n’a pas envie de passer son temps à faire de la paperasse supplémentaire, et un employé n’a pas envie de passer son temps à réclamer de faire des heures supplémentaires. Tous finissent par subir le statut quo.

    Le débat sur le poids excessif de la fonction publique dans notre pays n’est en rien dépassé, et il deviendra de plus en plus criant au fur et à mesure que la démographie va fera peser sur les actifs des charges de plus en plus disproportionnées pour faire vivre non seulement des retraités en forte croissance mais aussi un Etat encore peu efficace. Non, l’alternative n’est pas un ultra-libéralisme que certains passent leur temps à fantasmer.

    Il est temps pour nous de se rendre compte qu’il est urgent de tenir compte de ces facteurs.



  • Lavande & Coquelicots Pierce 6 janvier 2007 15:26

    A l’auteur :

    Vous posez comme préalable une transposition qui n’a pas lieu d’être, comme l’ont rappelé de nombreux commentateurs ci-dessous. Le libéralisme n’est pas l’application du darwinisme à l’économie humaine.

    De fait, votre illustration est tout aussi déplacée : y cherchez-vous un poids que n’aurait pas votre argumentation ?

    Pour en revenir précisément à votre argumentation, vous commencez par stigmatiser « les libéraux les plus acharnés » qui auraient imposé le modèle économique actuel. C’est une erreur : si notre système est globalement libéral, il n’est pas sans règles, loin de là. J’espère que vous n’avez pas posé le libéralisme comme une absence de règles ? Ce serait une erreur.

    S’agissant de la concurrence, nous savons que les conditions d’un marché optimal ne peuvent être réunies d’elles-mêmes. Les Etats, et même des organismes supra-nationaux (tels l’OMC) doivent intervenir et fixer des règles pour favoriser le libre-échange et ne pas laisser les Etats forts imposer des relations bi-latérales où les gagnants sont toujours les mêmes.

    De même, le libéralisme implique une concurrence réelle, donc une critique des monopoles et donc du capitalisme excessif (excessif étant ici synonyme de monopolistique). C’est aussi au nom du libéralisme et de la concurrence qu’on sanctionne la vente groupée et les dispositifs rendant les clients captifs.

    A partir de vos présupposés de départ, vous mélangez libéralisme et « ultra-libéralisme » (qui, de fait, n’est pas libéral).

    En France, la condamnation du libéralisme vient souvent d’une insuffisante régulation non du marché, mais des excès du capitalisme.

    Il y a certainement là matière à réflexion.

    Bien cordialement,

    Pierce

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