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Henri Masson

Coauteur de « L’homme qui a défié Babel » avec René Centassi, ancien rédacteur en chef de l’AFP. Paru en première édition en 1995 chez Ramsay, en seconde édition en 2001 chez L’Harmattan simultanément avec sa traduction en espéranto. Publié en 2005 en coréen et espagnol, en février 2006 en lituanien, en octobre 2007 en tchèque. Primé en 2002 par la Fondation Grabowski de l’UEA et consacré “Livre de l’année 2005 recommandable à la jeunesse” par le monde coréen de l’édition. Enregistré sur cassette par l’Association des Donneurs de Voix pour les déficients visuels.

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  • Premier article le 01/10/2005
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Derniers commentaires



  • Henri Masson 27 novembre 2005 12:13

    L’apprentissage de l’anglais est bel et bien un problème en soi, contrairement à ce qu’exprime freak0.

    Ce fait a été constaté à maintes reprises, et pas seulement en France. Voir l’exemple coréen où l’on pratique une incision du frenulum (le frein de la langue, petite membrane située sous la langue) des enfants, afin que leur langue inadaptée à la phonétique de l’anglais soit plus agile et plus souple pour la prononcer correctement. D’une certaine façon, une comparaison est possible avec l’excision : l’anglais n’est-il pas la langue divine, celle par laquelle Dieu communique ses ordres à Bush ?

    Retour en France :

    1982 — Rapport Bertaux : “Nos élèves sont, à 99%, incapables de faire une phrase de leur cru, incapables de lire un article de journal, incapables de s’entretenir avec un camarade de leur âge dans sa langue.

    1992 — Rapport de l’Inspection générale de l’enseignement : “l’hégémonie de l’anglais pose problème”. Les résultats ne sont pas à la mesure de l’effort fourni : “Toujours heureux de pouvoir répondre à des questions par des bribes d’énoncés ou des mots isolés, les enfants sont plus rarement capables de faire des phrases complètes. En définitive, le gain le plus net et le plus durable semble être d’ordre psychologique plutôt que linguistique.

    1995 — Rapport n° 73 de la commission du Sénat sur l’enseignement des langues : “situation alarmante”.

    Rapports du sénateur Legendre. Confirmation de la débâcle : ”Vers un nouveau contrat pour l’enseignement des langues vivantes”. Jacques Legendre. Paris : Les rapports du Sénat. n° 73, 1993-1994. ”Pour que vivent les langues... : L’enseigement des langues étrangères face au défi de la diversification”. Jacques Legendre. Paris : Les rapports du Sénat. n° 63, 2003-2004.

    « D’accord l’esperanto est plus simple que l’anglais, mais est il aussi efficace ? », écrit freak0.

    Réponse :

    On peut affirmer avec une certitude absolue que l’espéranto est de huit à dix fois plus facile que n’importe quelle langue étrangère et qu’il est possible d’acquérir une parfaite élocution sans quitter son propre pays. Ceci est en soi un résultat très appréciable.

    Ça, c’est l’avis exprimé par INAZO Nitobe (1862-1933), membre de l’Académie Impériale du Japon, Secrétaire Général adjoint de la Société des Nations, dans un rapport du secrétariat général de la SDN publié en 1922 sous le titre « Esperanto as an International Auxiliary Language / L’espéranto comme langue auxiliaire internationale ». INAZO Nitobe avait participé en observateur au congrès universel d’espéranto de Prague en 1921 pour se rendre compte par lui-même de l’efficacité de cette langue. Le gouvernement français d’alors s’était farouchement opposé à ce que la question de l’espéranto soit débattue à la SDN. L’utilisation des locaux scolaires fut interdite pour les cours d’espéranto par une circulaire du ministre de l’instruction publique, Léon Bérard.... qui devint ambassadeur du gouvernement de Vichy au Vatican. C’est l’époque où, en outre, le gouvernement avait fait occuper la Ruhr, ce qui donna une chance extraordinaire à Hitler pour faire monter de plusieurs crans, en Allemagne, la haine contre la France. Pourtant, justement en Allemagne, l’espéranto, langue née d’une démarche humaniste et pacifique, était alors enseigné à 22 000 élèves... L’attitude des gouvernement français n’a donc pas évolué, à part un court intermède lorsque Jean Zay devint ministre de l’Éducation nationale lors du Front populaire.

    Tolstoï avait eu la curiosité de comparer le volapük et l’espéranto, et il en était venu à la conclusion :

    Il est si facile qu’ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles de cet idiome, j’ai pu arriver, au bout de deux petites heures, sinon à l’écrire, du moins à lire couramment la langue. (...) Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude, sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu’on ne peut se refuser à faire cet essai.” (lettre aux éditions Posrednik, 27 avril 1894)

    Malheureusement, tout à fait involontairement, Tolstoï avait été à l’origine d’une censure qui fut momentanément catastrophique pour l’espéranto en Russie et qui aurait pu l’être définitivement pour le monde entier. L’espéranto avait donc déjà démontré sa vitalité.

    Ce qui est curieux, c’est que, contrairement Tolstoï, l’on ne soit pas plus curieux sur l’espéranto, mais aussi sur les raisons pour lesquelles certains veulent imposer au monde le véhicule par excellence de la pensée unique dont le siège est à la Maison Blanche :

    « Un rapport de la CIA [de 1997] mentionnait que les prochaines années seraient décisives pour imposer l’anglais comme unique langue internationale. » ( « La superpuissance et l’expansion de l’anglais » : Jacques Leclerc /www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/usa_6-8histoire.htm>)

    « Chaque enseignant souhaite que sa matière soit enseignée, le plus tôt possible, et le plus largement possible. Les élèves sont surchargé des matières différentes, et l’on ne se concentre plus suffisament sur les bases. » (freak0)

    Il y a au sein de la « diaspora » espérantophone une bonne proportion d’enseignants de langues et autres matières qui enseignent ou au moins utilisent aussi l’espéranto. Ils en tirent un bénéfice chaque fois qu’ils peuvent l’utiliser pour mieux faire comprendre certain aspects de la matière qu’ils enseignent, par exemple la géographie, l’accusatif en allemand, etc.



  • Henri Masson 27 novembre 2005 09:28

    C’est en anglais ? On signe !... L’affaire Bernie Ecclestone est en effet l’une des nombreuses illustrations de ce que la suprématie de l’anglais coûte à tous les pays du monde (Merci à Jean-Phi de l’avoir rappelée). Il existe une inconscience totale, d’ailleurs fort bien entretenue, sur ce sujet.

    J’avais été informé, voici quelques jours, de façon assez vague, de cette affaire et j’avais fait une brève recherche avec quelques mots clé tels que ecclestone francorchamps contrat... Il apparaît que l’anglais a une fonction qui rappelle ces caractères tellement petits de certains contrats d’assurances qu’ils en sont presque illisibles ou en tous cas pénibles à lire. Les contribuables wallons sauront combien ça coûte de ne pas y prêter attention.

    Voici quelques années, Le Canard Enchaîné avait révélé le cas d’un agriculteur qui avait lui aussi signé un contrat en anglais avec une société des Pays-Bas et qui avait eu des problèmes avec la justice faute de l’avoir bien compris.

    Une invitation à plus de réflexion nous a été donnée par le PDG de Sanofi-Aventis, Jean-François Dehecq, lorsqu’un journaliste de l’hebdomadaire économique L’Expansion lui a demandé quelle était la langue officielle de son groupe pharmaceutique :

    - « Ce n’est sûrement pas l’anglais. Une multinationale est une entreprise dans laquelle chacun peut parler sa langue. Dans une réunion, c’est du cerveau des gens dont on a besoin. Si vous les obligez à parler anglais, les Anglo-Saxons arrivent avec 100% de leurs capacités, les gens qui parlent très bien, avec 50%, et la majorité, avec 10%. A vouloir tous être anglo-saxons, il ne faut pas s’étonner que ce soient les anglo-saxons qui gagnent. »

    On comprendra donc mieux pourquoi des natifs anglophones sont de plus en plus préférés à des postes clé, des postes de décision, à des bilingues ayant même un très haut niveau d’anglais, et ceci même si leurs compétences professionnelles sont de très loin supérieures. (voir : English mother tongue only... 1000 European jobs for English native speakers et Discrimination linguistique à la Commission européenne (English mother tongue only)

    C’est ainsi que se réalise, de façon feutrée, la colonisation de l’Europe.



  • Henri Masson 25 novembre 2005 07:09

    Il ne me semble pas qu’il existe une clé d’espéranto à partir du français, mais ce ne serait pas excessivement difficile d’en créer car il existe sûrement des bases quasiment prêtes pour en préparer une. J’ai fait une recherche Google avec >clé espéranto shlosilo<, mais le résultat est sans grand intérêt. J’ai malgré tout trouvé un dictionnaire de plus de 9000 mots réalisé à partir du dictionnaire multilingue ERGANE : /arc.en.ciel.free.fr/sitesp/eo-fr-ascii>

    Le dictionnaire de poche F-E/E-F de SAT-Amikaro (format d’une carte postale courante) peut en partie jouer ce rôle du fait qu’il comporte un condensé grammatical de 15 pages.

    Je ne connais pas bien le CD « Lernu ! » (Apprenez !) que l’on peut se procurer pour seulement 2 euros, mais je pense qu’il est déjà infiniment plus riche en possibilités par rapport aux clés qui avaient été lancées voici un siècle. Voir aussi le site du même nom qui permet d’apprendre l’espéranto à partir de 24 langues : Lernu ! /www.lernu.net/>

    Amike. Henri



  • Henri Masson 24 novembre 2005 11:53

    L’évangélisme à l’américaine pour l’anglais, si le terme « évangélisme » vous plaît tellement à propos de l’espéranto, Nico, est fort bien décrit sur un document intitulé « La superpuissance et l’expansion de l’anglais », chapitre 8 de l’« Histoire sociolinguistique des États-Unis » publiée par Jacques LECLERC sur : /www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/usa_6-8histoire.htm> (« L’aménagement linguistique dans le monde », Québec, TLFQ, Université Laval).

    Il serait plus amusant de parler d’« angélisme » à propos de l’espéranto et d’« évangélisme au B-52 » pour l’anglais. Le maréchal Lyautey, cité dans le document indiqué ci-dessus, avait dit : « Une langue, c’est un dialecte qui possède une armée, une marine et une aviation ». Staline aurait pu dire : « Combien y a-t-il de divisions derrière l’espéranto ? ». Vu sous cet angle, le mot « angélisme » pourrait effectivement paraître plus juste smiley Bon nombre d’espérantistes ont goûté au goulag pour avoir cru qu’il y avait quelque chose d’humain dans l’homme...

    Mais j’ai l’impression que l’on dérive sérieusement du thème initial proposé par AlbanA. Qu’il veuille bien nous excuser !

    Quoi qu’il en soit, la solution parfaite n’existe pas. L’espéranto se propose comme la solution la moins imparfaite et il s’agit là de la clé de voûte d’un multilinguisme sain et équilibré. Il est donc heureux que le rapport Grin le prend en considération.

    A noter que les deux rapports précédents du sénateur Legendre avaient fait le silence sur l’espéranto. Le rapport Herbillon avait osé soulever légèrement le voile, et il est intéressant d’y découvrir les raisons du blocage révélées par le député Pierre Forgues. Des précisions à ce sujet peuvent être trouvées dans un article intitulé « La communication plombée » publié dans le numéro de décembre du supplément en français de La SAGO qui vient d’être mis en ligne. Le rapport Thélot, lui, conseillait de mettre plutôt le bras que le doigt dans l’engrenage de l’anglais et faisait le silence sur l’espéranto.

    L’apprentissage des langues devrait en effet commencer par l’espéranto. Toutes les expériences effectuées jusqu’à ce jour, depuis maintenant un siècle, ont montré qu’enseigner l’espéranto en premier constitue un gain de temps, et donc d’argent, dans l’apprentissage ultérieur d’autres langues. Ce rôle de tremplin et de stimulant est totalement ignoré par les autorités de l’éducation qui devraient admettre, comme le professeur Robert Phillipson (l’auteur de « Linguistic Imperialim » et de « English-Only Europe ? ») après qu’il ait observé, à Prague, en 1996, le déroulement d’un congrès universel d’espéranto : “Le cynisme autour de l’espéranto a fait partie de notre éducation”.

    Bien sûr, j’en vois venir et dire d’un air narquois « Ben alors, si ’votre’ espéranto était si bien que cela, ça se saurait, il y a longtemps que ce serait LA langue internationale ! ».

    Il s’agit là d’une belle manifestation d’ignorance des aspects historiques de cette langue et des difficultés qu’elle a tout de même réussi à surmonter malgré des obstacles de taille tels que les régimes totalitaires. Que l’on veuille bien comparer l’histoire de l’espéranto avec celle des chiffres indo-arabes, du système métrique et de certaines inventions. Parmi beaucoup d’autres, l’inventeur Rudolf Diesel en savait quelque chose : "Je considère cette langue du point de vue de l’ingénieur dont les efforts s’orientent vers l’économie d’énergie... Le but de l’espéranto est d’économiser du temps, de l’énergie, du travail, de l’argent et d’accélérer, simplifier les relations internationales. De ce point de vue, il est difficile de comprendre les oppositions, telles qu’elles apparaissent encore contre l’adoption d’une chose si utile pour l’humanité. Je considère l’espéranto comme une nécessité pour la paix et la culture."

    En ce qui concerne le multilinguisme, il existe une anecdote connue dans le monde espérantophone. L’industriel roumain Henri Fischer, grand polyglotte, avait fait part aux participants du congrès universel d’espéranto de Dresde, en 1908, d’une expérience personnelle vécue en 1903 :

    Au cours d’un voyage vers l’Extrême-Orient, j’avais pris place dans le wagon-restaurant du train de Bucarest à Constantinople. A peine installé, je remarquai un voyageur qui essayait en vain de faire comprendre au garçon ce qu’il désirait. Ce dernier mit en pratique ses connaissances linguistiques ; il parlait le roumain, le serbe, le turc, le bulgare et le russe. Hélas, l’étranger ne comprenait pas. Prêt à lui tendre une main secourable, je m’approchai - outre le roumain, je parle sept langues - et lui demandai en allemand, français, anglais, italien, hongrois, espagnol et grec, si je pouvais lui rendre service. Mais en vain. L’étranger ne comprenait aucune de ces douze langues. Je me rappelai alors un article de journal traitant de l’espéranto que j’avais lu quelque temps auparavant, mais sans y ajouter foi. Je finis donc par lui demander : “Chu vi parolas Esperanton ?” [remarque : « chu » vient du polonais « czy » = est-ce que ?]]. Un cri de joie me répondit : “Jes, mi parolas !”. Et il continua à me parler une langue qu’à mon tour je ne comprenais pas, car mes connaissances de l’espéranto se bornaient alors à cette seule phrase. Dès que l’étranger s’en aperçut, il remédia de suite à mon ignorance en me mettant dans la main une petite “Clef de l’Espéranto”*, de celles qui existent dans la plupart des langues. Malgré son poids minime, ce livre contient la grammaire complète et le vocabulaire de la Langue Internationale. Je me mis aussitôt à l’étude et, dix heures plus tard, quand nous nous retrouvâmes sur le pont d’un bateau, je pouvais déjà me faire comprendre en espéranto.

    Et l’industriel roumain de conclure, parmi les rires de l’assistance : “J’appris donc ainsi que mon nouvel ami était suédois et parlait quatre langues : le suédois, le danois, le norvégien et le finnois. A nous trois, le garçon de restaurant, l’étranger et moi, nous connaissions seize langues sans pour cela pouvoir nous comprendre !

    Le temps paraît donc venu, un siècle après cette expérience, de prendre l’espéranto avec considération plutôt qu’avec commisération.

    — -

    * En fait, ces clés, inventées par un chimiste allemand, Herbert F. Höveler, étaient de minuscules brochures de format à peu près égal à celui de la moitié d’une carte potale courante. Sur 30 à 40 pages, elles donnaient un aperçu grammatical et un vocabulaire suffisant pour permettre de s’exprimer en quelques heures, certes élémentairement, mais bien mieux qu’après des mois d’apprentissage de l’anglais de base.



  • Henri Masson 22 novembre 2005 18:37

    Merci à Nico pour la blague : elle est plutôt bonne !

    A propos d’évangélisme quel nom faut-il donner au prosélytisme pour l’anglais qui a une tout autre dimension ? Les exemples d’« ’évangélisme » qui poussent à se convertir à l’anglais existent en surabondance :

    Le très renommé “Los Angeles Times” (31.03.2002) a publié un article selon lequel de plus en plus de parents coréens font subir une opération chirurgicale à leurs enfants de moins de cinq ans, pour qu’ils puissent mieux prononcer l’anglais. Cette opération, qui coûte de 230 à 400 dollars, consiste à inciser le frein de la langue afin qu’elle puisse mieux s’allonger et devenir plus souple. Parler l’anglais tourne à l’obsession et certains se chargent d’en faire un grand business fort bien entretenu. Il n’est pas rare que des parents coréens contraignent leurs enfants de six mois à rester devant un téléviseur durant des heures pour regarder des cassettes vidéo d’enseignement de l’anglais. D’après le quotidien coréen « Dong-A », « L’anglais est en train de faire de l’enfance un enfer ». Selon Jonathan Hills, qui enseigne cette langue sur la chaîne de télévision éducative nationale : « Apprendre l’anglais est devenu la religion nationale »...

    Tiens ? De quel côté se trouve donc l’évangélisme ?

    A quel conditionnement faut-il en arriver pour aboutit à de tels comportements ?

    Il y va de l’intérêt économique et politique des Etats-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent“ ... Ça, c’est un écrit de David Rothkopf dans « In Praise of Cultural Imperialism ? »).

    Il suffit de lire les écrits du prof. Herbert I. Schiller (notamment « La fabrique desmaîtres. Décervelage à l’américaine »), pour mieux connaître l’ « évangélisme » coercitif à l’américaine...

    Et puis, pourquoi ne pas lire « Linguistic Imperialism » dont l’auteur est un ancien du British Council (Robert Phillipson, Oxford University Press, 1992) et découvrir ainsi les termes du très évangélique « Anglo-American Conference Report » de 1961 ?

    Pour plus de détails, je renvois les lecteurs à un article édifiant et fort bien documenté intitulé « La superpuissance et l’expansion de l’anglais » http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/amnord/usa_6-8histoire.htm

    On y lit entre autres : « Un rapport de la CIA mentionnait que les prochaines années seraient décisives pour imposer l’anglais comme unique langue internationale. »

    Nico : Les hésitations, les accents, les idiomes existent dans toutes les langues.

    La structure et la phonétique de l’espéranto limitent considérablement ce problème. Rien n’est plus facile à mesurer en se livrant à une expérience, par exemple seulement pour la conjugaison de l’espéranto et de l’anglais (qui est pourtant réputée plus simple que beaucoup d’autres) afin de savoir au bout de combien de temps les hésitations et les erreurs auront disparu dans une langue et dans l’autre.

    Quant à William Auld, il a bien précisé qu’il s’agissait de personnes qui se vantaient de connaître l’anglais.

    Nico : Aussi, arrivez-vous à argumenter en faveur de l’esperanto sans avoir à en tirer des parallèles avec l’anglais ?

    Plusieurs articles publiés sur AgoraVox démontrent que oui.

    C’est fou ce que l’on découvre sur AgoraVox !

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