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Henri Masson

Coauteur de « L’homme qui a défié Babel » avec René Centassi, ancien rédacteur en chef de l’AFP. Paru en première édition en 1995 chez Ramsay, en seconde édition en 2001 chez L’Harmattan simultanément avec sa traduction en espéranto. Publié en 2005 en coréen et espagnol, en février 2006 en lituanien, en octobre 2007 en tchèque. Primé en 2002 par la Fondation Grabowski de l’UEA et consacré “Livre de l’année 2005 recommandable à la jeunesse” par le monde coréen de l’édition. Enregistré sur cassette par l’Association des Donneurs de Voix pour les déficients visuels.

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  • Premier article le 01/10/2005
  • Modérateur depuis le 08/10/2005
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Derniers commentaires



  • Henri Masson 20 octobre 2005 14:19

    Et ceci n’est qu’un aperçu... Il n’y a que l’embarras du choix. Pour une langue autour de laquelle un silence remarquable est entretenu, c’est un exploit formidable.

    Heureusement, Internet permet à quiconque de ne se fier qu’à son propre jugement, sans passer par celui des pour comme par celui des contre. Apprendre et utiliser l’espéranto n’a jamais été aussi facile, et ceci dans des délais qui surprennent.

    Beaucoup d’autres possibilités existent quand à son utilisation, par exemple, à côté du « Pasporta Servo », il y a aussi l’« Amikeca Reto » dont l’orientation est plus socio-culturelle. SAT-Amikaro a une grande vitrine à Paris où l’on peut aussi trouver de nombreux livres et articles. Il y a des centres d’espéranto non seulement en France, à Baugé (49) ou Bouresse (86) ou La Chaux-de-Fonds (Suissse), mais aussi à Lesjöfros (Suède), Yatsugatake (Japon), Phoenix, (Arizona), etc. C’est curieux que certaines personnes disent prendre plaisir à pratiquer l’espéranto et s’efforcent en même temps de dégoûter les autres de le découvrir, de l’apprendre, et les empêchent ainsi de tirer aussi des satisfactions dans sa pratique.



  • Masson 17 octobre 2005 20:27

    N’empêche que personne ne prononce le mot mail de la même façon, si bien qu’un ami avait mis tout un moment à comprendre que le mot caramail était en fait le nom du fournisseur d’accès . Il avait compris « caramel » smiley))

    Croire que l’espéranto évacue l’étymologie et l’histoire des langues fait partie des préjugés habituels, comme ceux qui consistent à dire que l’espéranto n’a pas d’histoire, pas de littérature, pas de poésie, pas de chanson et j’en passe.

    Par exemple la racine fenestr de l’espéranto (fenestro = fenêtre) se reconnaît dans défenestrer, défenestration, dans l’allemand Fenster, le néerlandais venster, le suédois fönster qui sont des langues germaniques, et dans le latin fenestra, l’italien et le catalan finestra. Même chose pour la racine dom (domo = maison), que l’on trouve en français dans domicile,domotique, etc., en russe dans dom (transcrit en alphabet latin) et dans d’autres langues. La liste est très longue.

    Autre préjugé : il n’est pas rare de lire, sous la plume d’intellectuels qui ne font pas le meilleur usage de leur intellect, que l’espéranto est « inventé de toutes pièces ». Ils ne font que répéter ce qu’ils ont entendu de personnes qui ont elles-mêmes entendu sans même aller voir par elles-mêmes ce qu’il en était. Or, à travers toute l’histoire de la Langue Internationale (véritable nom d’origine de l’espéranto), des linguistes de grand renom tels que Max Müller, Michel Bréal, Antoine Meillet, Edward Sapir, ont fait remarquer qu’elle n’est pas inventée “de toutes pièces“. Ses “pièces” sont toutes issues de langues existantes. Zamenhof a été amené, en fait, à choisir, adapter et aménager des éléments existants et non à en créer. Grand nom de la sémantique (science des significations), Michel Bréal écrivait pour sa part : “Ce sont les idiomes existants qui, en se mêlant, fournissent l’étoffe [de l’espéranto]. Il ne faut pas faire les dédaigneux ; si nos yeux [...] pouvaient en un instant voir de quoi est faite la langue de Racine et de Pascal, ils apercevraient un amalgame tout pareil [...] Il ne s’agit pas, on le comprend bien, de déposséder personne, mais d’avoir une langue auxiliaire commune, c’est-à-dire à côté et en sus du parler indigène et national, un commun truchement volontairement et unanimement accepté par toutes les nations civilisées du globe.”



  • Masson 17 octobre 2005 18:08

    Pour « réticulaire », le Petit Robert indique en premier : « Qui forme un réseau, ressemble à un réseau ». Je ne suis pas le premier à avoir utilisé ce mot, et il me paraît tout à fait approprié pour parler du « Réseau des réseaux » (Internet). D’ailleurs, en espéranto, ce mot se dit « reto » (« reta » pour l’adjectif, « rete » pour l’adverbe, sans compter les multiples combinaisons possibles : « retposhto » (poste réticulaire), retadreso (courriel, adresse Internet --- n’est-ce pas mieux que cet abominable « mailing » ? smiley etc.

    La racine « ret » a d’ailleurs une parenté avec le mot français « rets » dont le sens ancien signifiait « Ouvrage en réseau, pour capturer du gibier, des poissons » (toujours d’après le Petit Robert).

    Il serait d’ailleurs curieux de faire un voyage à travers les mots de l’espéranto comme l’a fait Henriette Walter dans « L’aventure des langue en Occident ». Un petit essai dans ce genre existe sous le titre « ABC d’espéranto à l’usage de ceux qui aiment les lettres », publié chez L’Harmattan. A voir aussi « Langues sans frontières » de Georges Kersaudy (éd. Autrement) qui a été amené, durant sa carrière de fonctionnaire international, à parler, écrire et traduire une cinquantaine de langues dont l’espéranto.

    Quant à des adresses de sites, j’en mentionne souvent, mais elles sautent presque toujours pour une raison inconnue. En général une recherche sur Google avec le mot « esperanto » et un nom de personne ou de lieu fournit déjà pas mal de renseignements. Même chose pour une activité : littérature (literaturo), commerce (komerco), tourisme (turismo), science (scienco — dans ce cas, « scienc » suffit), etc.

    Des articles étaient déjà parus voici quelques mois dans Le Figaro et Le Temps (Suisse) annonçant la publication ultérieure du rapport Grin (faire une recherche avec ces mots).



  • Masson 17 octobre 2005 09:58

    « Pour ma part, je n’ai rien du tout contre le langage de signes (je lui trouve juste un petit inconvénient : l’impossibilité d’utiliser par téléphone smiley et je n’ai jamais pensé qu’il fallait l’interdire. »

    Ce problème trouvera une solution technique (mais hélas réservée aux personnes qui ont des moyens, donc une frange assez réduite de la population mondiale). Reste un autre problème, par exemple de converser lorsque l’on est séparé par un mur, ou la nuit, sans possibilité de s’éclairer. Bien sûr, les portables seront de plus équipés d’écrans, mais dans ce cas, il vaudra mieux poser le portable en face de soi.

    Malgré tout, il peut y avoir un avantage lorsque l’on veut éviter d’être entendu. Mis à part l’agitation, c’est infiniment discret smiley



  • Masson 17 octobre 2005 09:11

    Il n’y a évidemment pas lieu d’opposer la langue de Signes à l’espéranto puisque chacune répond à un besoin spécifique et chacune donne satisfaction dans son rôle.

    J’avais été impressionné, voici déjà pas mal de temps,lors d’une manifestation du 1er mai à Göteborg, en Suède, où des amis espérantistes m’avaient emmené écouter un discours d’Olof Palme. Sur la tribune, près de lui,face à une foule importante, il y avait un traducteur en langue des Signes. Maintenant, cette langue est de mieux en mieux reconnue. Le mot « France » n’a malheureusement pas rimé avec « en avance » en ce domaine. En sera-t-il de même pour l’espéranto ? Le tout récent Rapport Grin, dont Le Figaro et Le Temps (Suisse) avaient parlé voici quelques mois sur « L’enseignement des langues étrangères comme politique publique » offre des chances. C’est un document PDF de 127 pages qui étudie divers scenaris sans exclure l’espéranto.

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