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Henri Masson

Coauteur de « L’homme qui a défié Babel » avec René Centassi, ancien rédacteur en chef de l’AFP. Paru en première édition en 1995 chez Ramsay, en seconde édition en 2001 chez L’Harmattan simultanément avec sa traduction en espéranto. Publié en 2005 en coréen et espagnol, en février 2006 en lituanien, en octobre 2007 en tchèque. Primé en 2002 par la Fondation Grabowski de l’UEA et consacré “Livre de l’année 2005 recommandable à la jeunesse” par le monde coréen de l’édition. Enregistré sur cassette par l’Association des Donneurs de Voix pour les déficients visuels.

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  • Premier article le 01/10/2005
  • Modérateur depuis le 08/10/2005
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Derniers commentaires



  • Masson 16 octobre 2005 15:54

    Merci pour cet intermède amusant.

    Mais le « kotava » est dépassé par le « slovio » (à moins que ce soit l’inverse ! smiley car les propositions de nouvelles langues inventées passent et trépassent et l’espéranto reste. L’espéranto n’a évidemment pas la prétention d’être parfait, mais il fonctionne et satisfait ses usagers. Que demander de plus ? Des tentatives de création de langues totalement et rigoureusement neutres, réellement inventées de toutes pièces, ont été proposées (pas moins de 600 tout compris, et peut-être même plus de 1000). Elles ont toutes échoué, un peu comme si l’on voulait faire une bouture avec une branche desséchée. Les lois de la vie sont dûres, même pour les langues.



  • Masson 16 octobre 2005 11:23

    Une absurdité de plus : Mme Campogrande n’est pas favorable à l’espéranto, elle y est même opposée.

    Certes, toute personne peut évoluer. Il y a eu des personnalités hostiles à l’espéranto, ou qui s’en moquaient, comme le professeur Umberto Eco, jusqu’au jour où elles ont été amenées à l’examiner de plus près.

    Le professeur Robert Phillipson, auteur de « Linguistic Imperialism » (Oxford University Press, 1992) et de « English-only Europ ? » (Routledge, Londres, 2001) a lui même déclaré, en 1996 : « Le cynisme autour de l’espéranto a fait partie de notre éducation ».

    Le postulat de chocolat est tout à fait clair : il à une rancoeur contre l’espéranto, et, à partir de là, il lui faut coûte que coûte chercher de quoi, le (faire) condamner, quitte à rechercher des « coquilles vides » que l’on trouve d’ailleurs dans n’importe quel domaine sur le web, où à demander à UEA (Rotterdam) des renseignements sur le Droit français, comme si le lieu idéal pour demander des renseignements sur la meilleure viande pour faire de la fondue bourguignonne était la boulangerie.



  • Masson 15 octobre 2005 08:37

    C’est une excellente idée que de proposer de « voler » l’espéranto aux espérantistes. C’est moins dangereux et risqué que d’aller voler le feu. Ils ne s’y opposent pas. C’est d’ailleurs ce qui se passe avec Internet, puisque toute personne qui veut même seulement « goûter » à l’espéranto peut commencer son étude, par exemple par le site lernu.net (ajoutez les trois « w » !) ou le CD correspondant à partir de 25 langues. Il y a aussi la possibilité de se documenter à partir de 62 langues sur esperanto.net, sans compter une multitude d’autres ressources.

    Le temps est venu de n’écouter ni ceux qui sont pour l’espéranto ni ceux qui sont contre, mais de s’écouter soi-même, de le découvrir par soi-même.



  • Masson 14 octobre 2005 08:56

    L’anglais est un immense gisement de pétrole... mais pour qui ? Un directeur du British Council a pu écrire dans son rapport annuel : « Le véritable or noir de la Grande-Bretagne n’est pas le pétrole de la Mer du Nord, mais la langue anglaise ».

    Avec bien des complicités, mais surtout grâce à une profonde inconscience de la plupart des citoyens des pays non-anglophones et à un manque d’information et de réflexion sur ce sujet, un seul État-membre sur 25 peut imposer insidieusement sa langue sans que personne ne bronche !

    Lors d’un congrès de l’association mondiale anationale SAT qui se tint à Toronto avec l’espéranto pour langue de travail, un responsable syndicaliste des État-Unis, Mark Starr, ancien mineur britannique émigré, m’avait dit : “Celui qui impose sa langue impose l’air sur lequel doivent gesticuler les marionnettes !”.

    Et c’est bien ce qui se passe ! En imposant leur langue, les pays dominants de l’anglophonie dominent aussi les esprits et imposent leurs choix au reste du monde qui en est réduit à utiliser la langue des maîtres du moment avec maladresse. Et ceci alors que le pourcentage de natifs anglophones est inférieur à 5% de la population mondiale, et encore moins si l’on ne considère que les États-Unis et la Grande-Bretagne où résident d’ailleurs aussi des citoyens qui ne s’expriment pas en anglais !

    Cette situation est confirmée par des écrits de David Rothkopf, ancien conseiller du gouvernement de Bill Clinton : « Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ; et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans lesquelles les Américains se reconnaissent. »

    Ça ressemble beaucoup au comportement des État-Unis pour ce qui concerne l’écologie : il ne faut pas toucher au mode de vie des « Américains ». Ce qui n’empêche pas que les autres Américains, d’Amérique du Sud et d’Amérique Centrale, n’ont d’autre droits que l’asphyxie économique.

    En réponse à une enquête de la BBC auprès de ses auditeurs sur l’anglais comme langue internationale (37% contre et 63% pour, sur un auditoire connaissant évidemment l’anglais), en 1998, un chercheur coréen avait répondu que le temps accaparé par l’apprentissage de l’anglais lui aurait permis d’acquérir de vastes connaissances dans d’autres domaines : “En Corée, nous avons dépensé des énormes sommes d’argent pour apprendre l’anglais. En calculant d’après mon expérience personnelle, j’aurais pu obtenir cinq doctorats si je n’avais pas été obligé d’apprendre l’anglais.

    On sait que l’anglais rapporte à certains, mais sait-on combien il coûte à l’ensemble des pays de l’Europe et du monde ? Que l’on calcule le temps, les moyens humains et matériels investis pour le gavage des cerveaux à l’anglais. Il faudrait que des chercheurs et des journalistes se penchent sur cette question.

    Ceci dit, je viens juste d’apprendre que « L’homme qui a défié Babel », dont la seconde édition est parue chez L’Harmattan en 2001 en même temps que sa traduction en espéranto, paraît ce mois-ci en coréen ; il est édité par l’Université Coréenne d’Étude des langues étrangères. Il devrait paraître aussi ce mois-ci en espagnol. Il est en attente de parution en lituanien et sa traduction en chinois devrait commencer sous peu.



  • Masson 13 octobre 2005 19:32

    Extrait du rapport Grin intitulé « L’enseignement des langues étrangères comme politique publique » publié ce 13 octobre 2005 et dans lequel l’espéranto est pris en considération :

    « Deux conditions sont toutefois critiques pour son succès : premièrement, un très gros effort d’information, afin de surmonter les préventions qui entourent cette langue - et qui sont en général basées sur la simple ignorance - et d’aider les mentalités à évoluer ; deuxièmement, une véritable coordination entre États en vue de la mise en œuvre commune d’un tel scénario. Quatre-vingt cinq pour cent de la population de l’Europe des 25 y a un intérêt direct et évident, indépendamment des politiques et culturels que comporte l’hégémonie linguistique. »

    Le document complet est en pdf sur l’adresse indiquée ci-dessous.

    Veuillez m’excuser pour deux messages précédents passés sans ma signature automatique.

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