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Comeau-Montasse

Comeau-Montasse

Habitant de la Drôme des collines.
 

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  • Premier article le 13/12/2014
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Derniers commentaires



  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 13 avril 2017 23:38

    Réponse à @mmbbb

    Je m’intéresse à l’IA depuis plus de 30 ans (je produisais des séquences en langage auteur avec analyse de réponse sur un apple II il y a 25 ans)
    et je lis avec intérêt les promesses renouvelées en la matière
    (les réseaux de neurones datent de plus de 30 ans, et ont été initiés il y a plus de 60 ans)
    Comme dans un certain nombre de cas pour des promesses de la science, la progression est au début impressionnante, puis très vite son rendement décroit.
    Ce fut le cas notamment pour la traduction automatique.

    L’ordinateur fait très bien ce qui peut être cerné (comme l’électeur) au moyen des statistiques, qui l’aident (comme le candidat à une élection) à donner une réponse probable, d’autant plus fiable que l’a source aura été conforme à une norme.

    Oui, les capacités de calcul permettront de mieux simuler l’intelligence, mais les caractères fondamentaux de l’intelligence ne pourront être acquis (la fleur sera toujours sans vie pour faire un parallèle avec la fleur artificielle)

    J’utilise depuis longtemps (apple IIE, Atari, ...) l’informatique musicale (Musique Assistée par Ordinateur) là aussi (comme d’ailleurs dans la production de poèmes) l’ordinateur peut être d’un grand secours pour le calcul et la recherche orientée, mais il ne peut que mécaniquement « humaniser* » la production finale en introduisant du hasard pour gommer l’aspect lisse de ses productions.

    Fondamentalement, l’ordinateur est sans vie. C’est à dire sans autre hésitation que celle qu’on peut lui implémenter (autre forme de mécanique) avec des fonctions de hasard.

    Il est intéressant d’ailleurs de constater que l’intelligence se caractérise (chez l’homme comme chez l’animal) par un moment de flottement (que l’on pourrait croire passif) qui se nomme le doute.

    Pour ce qui est de la cognition, mot inventé pour éviter de parler d’intelligence lorsqu’il s’agit de sa version élémentaire. La plupart des études il y a vingt ans se faisaient sur des animaux très élémentaires ... on cherchait le début de l’intelligence.

    Récemment l’homme s’est mis à étudier l’intelligence - à le prétendre - en observant des robots qu’il avait construit à cet usage.

    C’est le cas par exemple du projet coordonné par Giorgio Metta qui avait promis, en cinq ans, la mise au point de Icub, un robot enfant (pourquoi enfant ? voire plus loin !) ayant les capacité d’apprentissage d’un humain de 2 ans (qu’il a ramené ensuite à 1 ans)
    J’avais à cette époque défié Giorgio Metta (sur les sites où il présentait son ambitieux projet) de parvenir en 5 ans à doter son robot de l’intelligence d’une mouche !
    Nous sommes 14 ans plus tard ...
    le projet à diminué ses prétentions et semble avoir abandonné la plupart de ses objectifs dans le domaine de l’apprentissage.

    Pour finir sur ce thème, il est incroyable qu’un spécialiste dans le domaine de la cognition ignore que les capacité d’apprentissage sont précisément les plus importantes (grande plasticité du cerveau) chez le bébé. Et que son objectif n’en était que plus difficile à atteindre.

    ___
    * C’est ainsi qu’est nommée la fonction sur un séquenceur.
    ** Je profite de l’occasion pour solliciter Giorgio Metta ou un chercheur du domaine. Il est possible que quelque chose du succès de ce projet m’aie échappé (sourire)²²²


  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 13 avril 2017 20:59

    Merci pour ce retour qui développe et épaissi la trame de l’article.


    Le moment présent (intégration parfaite au présent et donc mobilisation de soi ... mais surtout de tout le reste disponible : la collaboration de l’autre, des objets, des éléments et même de ce qu’on pourrait percevoir comme de l’adversité (cette raison pour laquelle les maisons bâties dans la contrainte d’un terrain son si belle)
    c’est tout à fait cela

    Oui aussi pour l’ego (vous devriez lire « le génie de la bêtise » cela vous plaira par la vie qu’il contient au-delà des pistes qu’il explore.)

    Le moment présent (en la personne de ma douce) m’appelle pour le repas
    j’interrompe donc cette réponse momentanément


    Bon tout à vous


  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 13 avril 2017 18:14

    @Jean Keim
    Tout à fait d’accord et c’est dans ce sens qu’allait ma réponse à @vachefolle
    (notamment « 
    il n’y a pas, à propos de l’intelligence, d’échelle qui ne soit dépendante d’un jugement de valeur, et d’une culture particulière. »


    Quant à l’intelligence artificielle il faut comprendre l’ensemble comme dans fleur artificielle c’est à dire qu’il ne s’agit pas d’intelligence.

    Je lui préfère d’ailleurs « intelligence simulée » 
    tout comme la fleur en plastique n’est qu’
    « une simulation de fleur »


  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 13 avril 2017 17:16

    @vachefolle
    Comme je le précise sur l’article, si la première tâche peut relever de ce que vous dites (un entrainement mettant en place un conditionnement) la seconde relève purement de la tâche complexe (voir la description de ce qu’elle suppose et qui comporte au moins trois plans)


    Cependant je suis d’accord avec vous, non, le singe n’est pas plus intelligence que l’homme.

    Car ce classement n’a pas de sens hors contexte.

    Mais plus encore : il n’y a pas, à propos de l’intelligence, d’échelle qui ne soit dépendante d’un jugement de valeur, et d’une culture particulière. C’est le cas ici lorsque vous prenez le langage en signes détachés comme paramètre majeur de l’intelligence.

    Peu à peu l’homme en vient à relativiser des critères qu’il a longtemps considérés comme absolu. Et nous pouvons nous poser des questions à propos de celui-ci.

    Nous sommes une civilisation de l’efficacité et du confort (et depuis quelques temps, de la recherche de la vie longue). Lesquels se transforment très souvent en chiffres dans les mains du statisticien et du politique. Ces critères nous font sur-évaluer la production de biens (de toutes natures) et l’adaptation fonctionnelle (l’invention d’un truc qui « satisfait notre besoin exprimé ou non »* 

    Un peu de recul pourrait (notamment lorsqu’on regarde l’évolution de notre environnement) nous faire réévaluer un certain nombre d’autres paramètres tels que l’état émotionnel, la perception du temps, l’intégration dans un cadre qui nourrit ... , voir même la parfaite intégration d’un acte et de son but au point qu’ils ne forment plus qu’un (ce que font très bien des animaux supérieurs tels que les félins).

    ___
    * Norme Afnor pour la définition du mot « Qualité » : « aptitude d’un produit ou service à satisfaire le besoin exprimé ou non du client. » 


  • Comeau-Montasse Comeau-Montasse 13 avril 2017 16:55

    @Rmanal
    Absolument : la créativité n’est pas produite par l’enseignement, pas plus que l’homme ne produit l’eau qui coule dans les rivières. Mais, pour filer la métaphore, l’homme peut réguler le court de l’eau et certaines de ses actions être bénéfique dans l’accompagnement de ce voyage, ou catastrophique (la plupart du temps dans les projets trop raides, ou trop grands)L’enseignement doit lui aussi prendre garde à ne pas briser, notamment en évitant de mettre en place des automatismes stérilisateurs d’impulsion comme peuvent l’être les tests à gros enjeu (la note qui compte dans la moyenne et qui seule est prise en compte par les parents, l’orientation, les conseils de classe ...)


    Je ne sais si c’est très répandu, mais lorsqu’on me pose une question, il m’arrive souvent de me retrouver dans la situation de ces fortes sollicitations en temps limité et de perdre une partie de mes moyens (sans réelle panique mais avec une relative incapacité) comme par exemple face à un distributeur d’argent, qui ajoute un « attention vous n’avez le droit qu’à trois essais ».

    Donc oui, l’enseignement agit peu sur la créativité de façon positive, en tous les cas lorsque l’enseignant reste dans les clous.

    Toujours dans « Le génie de la bêtise » l’auteur, déjà cité, explique que ce qu’il a reçu de plus positif de l’école était la liberté que son professeur de mathématiques lui avait laissé d’être peu actif dans cette matière (et d’avoir un systématique zéro sur son bulletin sans que cela soit une catastrophe)Des positions beaucoup trop raides conduisent souvent à sous évaluer un élève qui « résiste » (de différentes manières) à l’apprentissage. Et l’on connait la force des prophéties (qui par leur annonce même devienne auto-réalisatrice).

    Je plaide donc ici pour une école moins persuadée d’avoir raison et donc moins intrusive, notamment du point de vue des matières scientifiques ** qui proposent notamment en France trop précocement des contenus et des savoir faire fermés, et ne laissent pas assez longtemps l’enfant travailler les fondamentaux (liaison entre la perception immédiate et la perception interprétée : par exemple « ce que je vois et ce que je sais et que mon cerveau me montre en interprétant l’information visuelle.)


    Je ne peux que conseiller le numéro évoqué de science et vie (réussir l’école) qui montre à quel point le modelage du cerveau par l’activité est important,ainsi que l’importance des premières phases de »colonisation du cerveau" par les différents apprentissages ***

    * L’auteur a part la suite été champion d’échec (sur échiquier (sourire²))
    ** Les professeurs de Alexandre Grothendieck  ne donnaient pas cher de son avenir en maths, jusqu’à sa licence
    *** Un apprentissage trop précoce d’une méthode, règle ... au stade expert peut développer une intuition fausse qui ne disparaîtra jamais.
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