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Accueil du site > Actualités > Fouilles archéologiques au mont Beuvray : au sujet de la basilique dite (...)

Fouilles archéologiques au mont Beuvray : au sujet de la basilique dite romaine qui, en réalité, est une synagogue

Situant Bibracte au mont Beuvray, ce que je conteste depuis de nombreuses années, Wikipédia écrit : La basilique de Bibracte confirme l’importance exceptionnelle du site et a révélé pour les Éduens une romanisation considérablement plus rapide que ce que l’on supposait. Elle est actuellement le plus ancien représentant de l’architecture monumentale romaine en pierre en Europe non-méditerranéenne.

Non ! Madame la Ministre de la culture, je pense qu'il s'agit plutôt d'une synagogue, réplique de celle de Capharnaüm, en GaliléeQuel est le peuple qui l'a construite ? Le peuple arverne qui, dans ma thèse, y tenait une garnison, en protection de la Loire, Gorgobina ? Ou Bibracte, que je situe à Mont-Saint-Vincent, vraie capitale des Éduens ? Ou les Boïens vaincus que César a installés sur la hauteur après sa victoire sur les Helvètes ? L'affaire est d'importance car il s'agit d'un moment important de notre Histoire nationale.

...Ou bien, comme l'affirme Vincent Guichard dans le documentaire de RMC découvertes du 11 décembre, une construction à la romaine sur un mont Beuvray qu'il identifie à Bibracte, laquelle construction marquerait le passage rapide de la civilisation gauloise à la civilisation romaine, suite à la conquête des Gaules par César... Ci-dessus : Rapport de fouilles, Vincent Guichard...

 ...Ou bien, comme je l'affirme, une synagogue, construite sur un mont Beuvray que j'identifie à Gorgobina, laquelle construction témoigne de la permanence d'une civilisation celto-judaïque qui nous a laissé un fabuleux patrimoine architectural, malheureusement bien mal compris. Ci-dessous, plan de la synagogue de Capharnaüm, en Galilée. La synagogue primitive est celle de droite ;  

...Ou bien, une basilique romaine, ci-dessous. (Hypothèse de restitution n° 1 de l’élévation de la façade de la basilique par L. Timár, université de Budapest). :

...Ou bien une synagogue à l'image de celle de Doura Europos, ci-dessous :

Exemples d'autres synagogues : Plan de la seconde synagogue et de l'ancienne habitation H convertie en annexe, avec le cheminement (en rouge) depuis la rue pour atteindre la salle de culte. D'après un plan de N. C. Andrews (1941) repris dans Hachlili 1998, p. 43. ci-dessous. Au lieu de cour, lire ; salle de réunion ; au lieu d'assemblée, lire : "Saint des Saints" :

 

Pourquoi la salle de réunion d'une synagogue n'est pas un rectangle géométrique parfait ? Réponse : parce qu'elle s'inscrit dans le rectangle de la Grande Ourse. Explication à partir de la forteresse de Taisey, cité des Éduens, capitale de fait sous le nom d'Alésia, métropole de la Celtique selon Diodore de Sicile.

  Forteresse de Taisey, Alésia de Diodore de Sicile, Cabillodunum. Au ciel, dans le quadrilataire de la Petite Ourse, la tour de Dieu dont on ne voit, par dessous, que les fondations ; toujours dans le ciel, quadrilataire de la Grande Ourse, demeure réservée aux élus, après leur mort... Sur terre, tour de Taisey, demeure du seigneur ; en arriére, enceinte fortifiée, abri des citoyens en cas de danger ; tout cela, à l'image de ce qui est dans le ciel, come en projection sur terre. Nous avons là deux mots importants avec leur sens, à l'origine ; la tour, c'est le castrum, l'enceinte fortifiée qui est en arrière, sous sa protection, c'est un oppidum. Ce symbolisme permet d'identifier les anciennes synagogues, le lieu de réunion se trouvant dans l'enceinte la plus grande, le Saint des Saints dans la plus petite,

Dans l'ordre, porte fortifiée, pont dormant, pont levis, grande tour crénelée/Petite Ourse, enceinte fortifiée/grande Ourse, deux tours.

Emile Mourey, 28 décembre 2020


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24 réactions à cet article    


  • Emile Mourey Emile Mourey 29 décembre 2020 10:28

    Correction

    Lire : Pourquoi la salle de réunion d’une synagogue n’est pas toujours un rectangle géométrique parfait ?


    • Emile Mourey Emile Mourey 1er janvier 06:45

      @Emile Mourey

      correction : lire grande Ourse au lieu d"éclair de Jupiter, ciel druidique au lieu d’essénien ???


    • Lampion Séraphin Lampion 29 décembre 2020 10:36

      Courage !

      Guillaume Des Barres était un templier dont le sceau comportait toujours deux chevaliers côté pile et « le temple côté face ». Cette représentation du temple a pris des formes différentes en fonction des récits entendus pas les graveurs qui, eux, ne l’avaient jamais vu.



        • Antenor Antenor 29 décembre 2020 14:15

          Difficile d’avoir un avis définitif en ce qui concerne la « basilique » du Mont-Beuvray. C’est un bâtiment public à la romaine assez classique pour son époque. Par contre, la forme de la plus ancienne synagogue de Capharnaum est assez incroyable. Avec ses angles irréguliers, on dirait vraiment un bâtiment religieux gaulois. Voilà un élément déterminant en faveur du lien entre Gaule et Galilée !


          • Emile Mourey Emile Mourey 29 décembre 2020 15:48

            @Antenor
            Vu ce qu’il en reste au niveau du sol, c’est le plan type d’une synagogue, entourée d’un mur plein sur tous les côtés comme le montre le relevé des fouilles. Dans la reconstitution imagée c’est un monument ouvert. Ou y voyez-vous du romain ?


          • Emile Mourey Emile Mourey 30 décembre 2020 09:16

            @Antenor
            Il est tout de même étonnant que le nombre de colonnes corresponde à celui de la Capharnaüm de gauche plus récente. En outre, au vu de la fouille, on est sur un sol de terre battue... pas d’escalier monumental pour y accéder comme le montre la reconstitution


          • Antenor Antenor 30 décembre 2020 11:45

            @ Emile

            Le problème est que l’architecture à elle-seule ne permet pas de distinguer une synagogue d’un autre type de bâtiment public de l’époque. Seule la présence d’objets de culte juifs sont une preuve. Il y en a Capharnaum et pas au Mont-Beuvray.

            On voit à Capharnaum que le nombre de colonnes peut varier au fil du temps ainsi que l’architecture générale. Par contre, les angles non-droits de la plus ancienne synagogue évoquent étrangement les sanctuaires gaulois. Il faudrait vérifier s’il s’agit d’un cas isolé ou non.


          • Et hop ! Et hop ! 29 décembre 2020 20:03

            Une synagogue, pourquoi pas une mosquée pendant que vous y êtes.


            • Et hop ! Et hop ! 29 décembre 2020 20:06

              PS : Les synagogues étaient des salles de réunion de forme et de taille variables, il n’y avait pas de forme particulière aux synagogues. Rien ne permet de reconnaître leurs vestiges, contrairement à d’autres édifices comme les églises, les bains, etc

              Contrairement aus temples antiques, au églises et aux mosquées, les synagogues ne sont pas des édifices sacrés, c’étit de semples salles de réunion, comme les temples protestants.


            • Emile Mourey Emile Mourey 29 décembre 2020 20:48

              @Et hop !

              Les mosquées, c’est après JC., vous vous trompez d’époque.


            • Et hop ! Et hop ! 2 janvier 19:12

              @Emile Mourey

              La mosquée c’était un blague, la première construite est celle de Paris .

              Les synagogues aussi c’est après JC, ou plus exactement après la destruction du Temple.

              La dimension d’un lieu de réunion dépend de l’importance de la population, or celle des communauts juives ne dépassait pas quelques familles.


            • Emile Mourey Emile Mourey 31 décembre 2020 09:00

              @ Antenor

              24 sur 18, ce sont les dimensions de la synagogue de Capharnaüm. Je n’arrive pas à retrouver celles de la basilique que les archéologues voient au mont Beuvray. Ce serait interessant de comparer, d’autant plus qu’il y a concordance quant au nombre de colonnes ; 8 sur 4.


              • Antenor Antenor 31 décembre 2020 10:43

                @ Emile

                Il est indiqué ici 24 × 14 pour le Mont-Beuvray.

                https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_2007_num_151_2_87959

                Par contre, la partie de droite du plan de Capharnaum est un atrium contemporain de la partie de gauche de la synagogue et non un édifice plus ancien. L’ensemble date de la fin de l’empire mais des sondages semblent indiquer que le plan reprend celui d’un bâtiment plus ancien datant du début de l’empire.

                Mon interrogation est donc de savoir si cet atrium aux angles non-droits était destiné à accueillir des « Craignant-Dieu » galates n’ayant pas le droit d’entrer dans la synagogue elle-même.

                http://www.interbible.org/interBible/decouverte/archeologie/2009/arc_091113 .html

                http://www.interbible.org/interBible/decouverte/archeologie/2016/arc_160408 .html


              • Emile Mourey Emile Mourey 31 décembre 2020 12:50

                @Antenor 

                Les croquis de fouilles sont loin d’être clairs et se contredisent avec les interprétations. Sur une interprétation, on voit une abside sur le côté long, ce qui pourrait aller dans le sens d’une basilique romaine, mais sur les photos et le relevé, il n’y en a pas. Rien ne permet de dire qu’il s’agisse d’une basilique dont un côté long s’ouvrait sur une place par un escalier monumental. Elle n’est pas surélevée par rapport au niveau du sol extérieur.

                Concernant la synagogue de Capharnaüm, la logique voudrait, en principe, que la partie droite soit celle d’origine et celle de gauche, un agrandissement postérieur, celle de Jésus. On comprendrait alors que la première ait voulu s’inscrire dans le polygone de la grande Ourse et que la seconde en aurait perdu le souvenir en s’inscrivant dans un rectangle. Par contre, l’atrium que vous signalez, mais que je n’ai pas repéré, pourrait être un « Saint des Saints » où seul, le grand prêtre avait le droit d’entrer.


              • Emile Mourey Emile Mourey 31 décembre 2020 13:15

                @Antenor

                j’ai regardé de quel modèle de basilique romaine aurait pu inspirer le mont Beuvray, et n’ai trouvé qu’un temple d’Apollon, sans histoire et sans intérêt, et en plus en ruines non vraiment identifiées. C’est à croire que le mont Beuvray se serait inspiré, tout juste après la conquête, de basiliques romaines qui n’existaient pas encore ??? Qu’en pensez-vous ?


                • Antenor Antenor 1er janvier 11:29

                  @ Emile

                  Il est dommage qu’on ne connaisse pas les basiliques d’Autun et Chalon pour comparer. Voyez à Alésia, la « basilique » du Mont-Beuvray ressemble beaucoup plus au monument dit d’Ucuetis qu’à la basilique voisine.

                  https://journals.openedition.org/rae/8934

                  https://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1975_num_53_3_3064_t1_0924_0000_2


                • Emile Mourey Emile Mourey 1er janvier 12:19

                  @Antenor

                   Fabuleux ! Tout se remet en question. J’y verrais, à l’origine, comme vous le pensez, le monument religieux d’origine, synagogue, je ne sais plus, dans le fil du symbolisme de Taisey, grande Ourse  ?



                • Antenor Antenor 2 janvier 15:15

                  @ Emile

                  Le fait est qu’aujourd’hui les archéologues ne présentent que les fanums comme bâtiments religieux gaulois. Le problème est que ces fanums, dont le « temple de Janus » d’Autun est l’exemple le plus connu, ont la taille d’une grosse chapelle. Les hémicycles à gradins sont parfois évoqués comme lieu d’assemblée collective à vocation religieuse mais sans preuve décisive. Il est certain que si des bâtiments comme le « monument d’Acuetis » d’Alésia sont des temples, cela comble un vide béant dans ce domaine.

                  La « basilique » du Mont-Beuvray a été définie comme une basilique civile sans doute parce qu’on n’a pas trouvé de trace d’objets de culte. Mais à Alésia, seuls deux objets ont permis d’identifier la divinité « Acuetis ». La « basilique » du Mont-Beuvray peut donc avoir été un bâtiment religieux. La faible durée d’occupation du site a joué sur le fait que peu de mobilier a été conservé sur place.

                  Si vous avez raison quant aux origines de Chalon, alors il y a de fortes chances qu’un bâtiment de ce type se trouve à Taisey. De même qu’il doit s’y trouver un amphithéâtre, un forum, une basilique etc... Dans le cas de Chalon, on a retrouvé des blocs de réemploi datés du début de l’empire dans les fondations mêmes des remparts datées du IIIème siècle, ce qui est cohérent. On n’a pas affaire ici à un colmatage de brèches dans un rempart pré-existant.

                  Il ne serait pas surprenant que la forme générale de l’enceinte de la première Cabillo ait été celle d’un quadrilatère irrégulier inspiré d’une constellation. La tour est à mon avis à considérer comme se plaçant dans la continuité et non à l’origine de cette architecture religieuse.

                  Bonne année à vous.


                • Et hop ! Et hop ! 2 janvier 19:17

                  @Antenor

                  Il y a un différence importante entre un temple antique et une basilique ou une église, c’est que le temple ne recevait pas la population, il était réservé aux personnes consacrées et au trésor, donc ils n’avaient pas besoin d’être grands.


                • Emile Mourey Emile Mourey 2 janvier 21:08

                  @ Antenor

                  La ville de Chalon ne s’est entouré d’un rempart qu’au III ème siècle. Il n’y a aucune trace d’édifice religieux avant le temple/cathédrale de Chalon du IIIème siècle pour la raison toute simple que la tour avec son étage du Saint des Saints en tenait lieu. Le plan cadastral ancien montre que nous avons ici pour la première fois en Gaule, une projection sur terre du quadrilatère de la petite Ourse dans la base de la tour de Taisey et celui de la grande Ourse dans la parcelle qui se trouve en arrière, illustration de la croyance astrologique identique de celle qui se trouve à Sephoris en Galilée. Nous sommes bien là dans la croyance cananéenne qui va se répandre en Gaule depuis Taisey.
                  Bonne Année.


                • Antenor Antenor 3 janvier 13:56

                  @ Et hop !

                  C’est un peu plus nuancé que cela. En règle générale, les accès aux sanctuaires religieux étaient plus ou moins restreints en fonction du statut social. Un bâtiment comme le « monument d’Ucuetis » à Alésia était peut-être réservé aux seuls membres de la « guilde » des forgerons et donc dimensionné en conséquence. Alors que pour les fanums, vu leur petite dimension, il est probable que seuls les prêtres de la divinité vénérée pouvaient y officier. Nous n’avons malheureusement pas beaucoup de textes pour nous éclairer sur cet aspect en Gaule.


                • Antenor Antenor 3 janvier 14:18

                  @ Emile

                  Si vous placez l’oppidum originel de Chalon à Taisey avant qu’il ne déménage au IIIème siècle à l’emplacement de la ville actuelle, il faut placer les éléments urbains qui vont avec à Taisey également. On peut supposer que des faubourgs s’étendaient le long de la voie entre l’oppidum de Taizey et Port Guillot où les vestiges les plus conséquents ont été retrouvés.


                • Emile Mourey Emile Mourey 3 janvier 15:17

                  @Antenor
                  L’oppidum de Taisey n’a jamais déménagé, il a tout simplement été oublié, étant devenu la forteresse du comte de Chalon. Oublié ? pas tout à fait puisque un des plus anciens historiens de Chalon en parle sous le nom de l’illustre Orbandale tout en en donnant une description caractéristique qui correspond tout à fait à l’idée qu’on peut se faire d’un oppidum gaulois, lequel est celui qui a laissé sa trace à Taisey dans l’enceinte fortifiée de l’ancien château fort disparu. Une Orbandale dont les historiens actuels ont perdu le souvenir et la localisation... une véritable histoire de fous, https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/a-la-recherche-de-l-illustre-105099
                  Les briques jaunes et rouges qui la cerclaient d’or, je les retrouve dans les murs du château versaillais.

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