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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Comment va s’écrire le drame de Millas ?

Comment va s’écrire le drame de Millas ?

Non, il n'est pas tendre, le monde du collège ! Il faut y faire le deuil de sa spontanéité, apprendre l'usage d'un masque social, imposer sa façon d'être, contourner celle des autres. Consentir le plus souvent aux conformismes de l'habit et de la parole. Entrer toujours plus crûment dans les conflits, les intriques.

Après la sortie, quand le bus scolaire est assez grand, on s'y répartit par affinité, on se projette vers le soir : les parents, la chambre, les devoirs, les secrets.

On parle aussi des profs, des pions ; le adultes qui viennent nous apprendre, derrière la clôture à la fois honnie et protectrice, au gré des cases de l'emploi du temps, pourquoi ceci, comment cela.

Tout à l'avant, le chauffeur assure, en même temps que le trajet, la transition. On pourrait presque s'endormir, il vous réveillerait à votre arrêt.

Ce que j'en dis, c'est vu de mon jardin. Ca les amuse parfois, ces élèves, de m'interpeller à la descente du bus. "Alors Henrik, bonne pêche aujourd'hui ?" Ils savent que j'ai gagné ma vie sur les mers, et la fantaisie de Graeme Allwright les fait voyager. Je réponds : "Mars, c'est pour bientôt ?" Car à l'école, c'est bien connu, on apprend à construire des fusées. Le moins pressé de rentrer, le plus curieux de mes voyages, je l'appelle d'ailleurs Martius. Il m'a invité, cet été, à croiser au large de Collioure sur le voilier de son père.

Comment parler au passé de cela ? Est-ce réel ce fracas, ces sirènes ? Comment les regarder, dorénavant, les collégiens décimés ?

La vie en mer me revient, quinze bonshommes dépendant d'un même navire, les uns scrutant l'horizon, les autres auscultant la cargaison ou les machines. Quinze consciences coopérant pour arriver à bon port.
Je m'en veux de mon engourdissement. Qui à bord aurait cru les paroles lénifiantes que j'entends à la gare, au bistrot, quand on évoque les aléas d'horaire, de feux de signalisation le long de cette voie ferrée ? Qui n'aurait compris avec ses tripes que le mécanisme se dérèglait faute du soutien de la volonté humaine ?

Les gens de mer ont vu la construction navale filer toujours plus loin, les pavillons complaisants couvrir toujours plus de trafic, Rotterdam se développer aux dépens du Havre. Les luttes, pour légitimes qu'elles fussent, n'ont pas pesé lourd devant l'offre de main-d'oeuvre coréenne, philippine, etc.

Notre pays a résisté dans le domaine du transport maritime par la spécialisation, l'automatisation, plus que par des discours hypocrites. Disons que les subventions ont moins longtemps repoussé les décisions politiques qu'impose le progrès technique. Et qu'il n'était pas question, partant affronter la violence imprévisible et aveugle de la mer, d'y faire des concessions à la sûreté de fonctionnement des navires.

Martius se croyait en sécurité au milieu du bus. Sa conscience s'éveillait aux menaces modernes sur l'homme qui prolifèrent à ses propres aveuglements. A la menace mortelle qu'il n'envisageait pas et que je n'ai pas su voir je me dois de réagir.

Ne serait-il pas logique qu'à l'endroit où la voie ferrée empiète sur la route, le public soit en droit de vérifier que l'isolement est bien fait ? Nous avons le droit de connaître en détail le fonctionnement des dispositifs qui assurent au train la liberté de passage. L'accident d'hier entraînera probablement la mise hors service de cette ligne à 1 euro. On ne me verra pas manifester pour y mettre plus d'argent public. D'un examen scrupuleux des schémas d'automatisme, des relevés de maintenance et d'anomalies, je ne tirerai sans doute que des certitudes sur les arrangements passés, pas des solutions pour pérenniser une technique que je crois obsolète.

Il a fallu deux ans pour que les circonstances de l'accident de Denguin soit officialisées : un contact par défaut d'isolation dans l'armoire d'automatisme a fait passer au vert un feu alors que la voie n'était pas libre. L'évènement de l'ère chrétienne, disent facilement certains. Pas sûr qu'il ne pouvait pas être anticipé.

Je ferai mon enquête comme on traverse un océan. Peut-être sans encombre, peut-être affronterai-je les pires tempêtes qu'offre l'esprit humain : dérision, indifférence, vanité. Ma colère doit rester froide. Que les enfants se moquent de mes cheveux blancs, qu'importe pourvu qu'ils ne soient pas un signe d'indignité.


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150 réactions à cet article    


  • zygzornifle zygzornifle 30 décembre 2017 13:51

    pot de fer contre pot de terre .....


    • Philippe VERGNES 30 décembre 2017 14:33

      @ Bonjour Self con troll,


      Invité à lire votre article par ailleurs dans un autre contexte, je ne peux réagir directement sur le sujet lui-même n’ayant pas suffisamment d’éléments pour me forger une opinion. Malheureusement, il faudra attendre et prendre son mal en patience pour connaître les conclusions de l’enquête « officielle » et y répondre par la suite. Ce qui n’empêche pas parallèlement cependant de mener ses propres recherches pour ceux qui sont résolus à tirer cette affaire au clair. Je crois toutefois utile de ne pas tomber dans les travers des médias qui font leurs Unes sur le malheur d’autrui en jouant sur la fibre émotionnelle des spectateurs pour répondre aux exigences de l’audimat. Ce que je trouve « malsain » au plus haut point et surtout contre productif, puisque la traumatisation induite par de tels événements font perdre la raison à un nombre considérable d’entre nous comme dans la « stratégie du choc ».

      Toutefois, une phrase de votre texte m’interpelle : « Martius se croyait en sécurité au milieu du bus. Sa conscience s’éveillait aux menaces modernes sur l’homme qui prolifèrent à ses propres aveuglements. A la menace mortelle qu’il n’envisageait pas et que je n’ai pas su voir je me dois de réagir. »

      Est-ce à dire que vous êtes directement touché par cette tragédie ?

      Si c’est le cas, je vous exprime mes plus vives condoléances. C’est une terrible épreuve que d’être confronté à la perte d’un proche à l’aube de sa vie d’adulte.

      Ceci dit, concernant l’objet de votre invitation, je ne peux toutefois que confirmer ce que je vous ai déjà dit tantôt sur le fait de se dessiller un peu quant à la problématique du mal dans notre société : « le drame de Millas » comme vous le nommez n’est pas un bon exemple pour illustrer les dérives du système auxquelles je fais personnellement allusion dans mes articles.

      Ps :
      Ha Collioure, Port Vendres, Cerbère, Port Bou, Cadaqués, etc. ! Ceux qui s’agglutinent sur la côte d’Azur ne connaissent pas les charmes de la côte Vermeille et de la côte Catalane espagnole... et heureusement, même s’il commence a y avoir beaucoup de monde maintenant.

      • Self con troll Self con troll 30 décembre 2017 14:48

        @Philippe VERGNES
        Je me hâte de préciser que ce texte est une fiction. Même si je ne suis pas très loin, par l’expérience professionnelle et la proximité géographique, du narrateur. Il m’arrive aussi fréquemment de côtoyer des élèves dans un des bus à 1 euro du département.

        Je me permet d’exprimer cette colère « froide » car depuis l’accident, les média nous ont donné bien peu d’éléments concrets, et aux familles sans doute pas plus.

        L’explosion d’AZF a été traitée de façon édifiante : le lendemain, « La Dépêche » titrait « C’est un accident ». Ce que tout le monde interprète comme « contentez-vous de l’histoire officielle. »

        Le web nous donne l’occasion de contrer cette dérive du système (désinformation) ; il faut le tenter.

        Par ailleurs, la question de l’accès à l’information sur ce qui touche au domaine public, que je prête à mon personnage, je me la pose sérieusement. Peut-être aurai-je parmi les lecteurs quelqu’un qui a la réponse.


      • alinea alinea 30 décembre 2017 15:07

        @Self con troll
        Pour ta dernière question, ma réponse est : la confiance.
        Il fut un temps où elle était possible parce que les humains qui se collaient à l’aspect technique de nos déplacements, ou de quoique ce soit, avaient à cœur de faire bien leur travail, ils en avaient la responsabilité, la compétence.
        Cela n’empêche nullement les erreurs, mais elles sont rares, comme des erreurs.
        Aujourd’hui,non seulement on mise sur la technologie en laquelle on a foi comme en un dieu, mais les humains responsables sont, sur les lieux, réduits à peau de chagrin quand ils ne sont pas en dessous de la limite de compétence.
        Et je ne parlerai pas de la responsabilité qui part en quenouille, même dans le nucléaire, c’est dire.
        Alors, quand on n’a plus confiance, s’en aviser soi-même ? Mais comment ? Quelles multiples compétences il faudrait, sans parler du temps occupé...être préoccupé chaque instant, une vigilance impossible qui rendrait fou... non, je ne vois pas...


      • Philippe VERGNES 30 décembre 2017 15:57

        @ Self con troll,


         Votre texte pouvait laisser supposer que... donc Ok pour la fiction et la colère froide !

        Deux réflexions néanmoins :

        « Le web nous donne l’occasion de contrer cette dérive du système (désinformation) ; il faut le tenter. »

        C’est une opportunité... mais pas que malheureusement. Internet n’étant qu’un outil il peut servir de très multiples intérêts. Lorsqu’il se transforme en une chambre de résonance de certaines idéologies paranoïaques, telles que celles du transhumanisme par exemple (la parthénogenèse est l’une des principales caractéristiques des systèmes paranoïaques), il participe à cette désinformation et ne contribue pas à lutter contre. Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers.

        « Par ailleurs, la question de l’accès à l’information sur ce qui touche au domaine public, que je prête à mon personnage, je me la pose sérieusement. Peut-être aurai-je parmi les lecteurs quelqu’un qui a la réponse. »

        Dans quelles circonstances souhaitez-vous avoir accès à l’information sur ce qui touche au domaine public ?

        Dans ma carrière de consultant que j’ai choisi pour ne pas avoir à me compromettre suite à mon expérience sur les politiques européennes en matière de pêche, j’ai traité 4 dossiers de détournements de fonds publics et de diverses « magouilles » politiciennes (entre autres choses et parfois simultanément). L’accès à l’information vous dîtes ? Il est de plus en plus difficile et pour avoir certaines infos qui sont pourtant un droit obligatoire pour tous citoyens, il est dans certains cas impossible de les obtenir même après avoir saisi la CADA. Dès lors, vous vous épuisez en procédures judiciaires coûteuses qui durent une éternité et vous finissez par abandonner la partie faute de moyens. De plus, les délais sont si longs désormais qu’entre le moment où vous commencez à enquêter et la fin de la procédure, si c’est une affaire impliquant des politiques, vous avez le temps de changer deux fois d’interlocuteurs. Bref, la plupart des gens ont autre chose à faire qu’à perdre leur temps dans de telles batailles et je les comprends fort bien. Le dicton « mieux vaut un mauvais accord qu’un bon procès » est plus que jamais d’actualité.

        Et les choses ne font qu’empirer année après année. Dès qu’un conflit implique un politique, une administration, une institution ou une entreprise, la stratégie est bien réglée : gagner du temps et en faire perdre beaucoup à son adversaire, jeter l’opprobre ou l’anathème sur lui en le dénigrant, le disqualifiant, etc., manipuler ses contacts ou les témoins de l’affaire en instillant le doute et de fausses rumeurs quant à sa probité afin de l’isoler, etc. le pousser à la faute pour mieux l’incriminer et fuir ses responsabilités (en portant l’attention sur une cible qui a eu l’audace d’exercer son droit citoyen on oblige les gens à détourner le regard sur les causes réelles du problème), etc. Et je ne vous parle même pas du climat de « terreur » dans lequel baignent les fonctionnaires dans quasiment toutes les administrations. Climat qui pousse ces mêmes fonctionnaires à s’autocensurer en allant jusqu’à vous interdire d’avoir accès à des informations cruciales auxquelles pourtant vous avez droit en tant que citoyen.

        Bref, je m’arrête là, car la liste est encore longue. Mais pour bien comprendre cela, le mieux, c’est encore d’en faire l’expérience, car lorsque je vois le nombre de gens qui croient encore que nous sommes en démocratie, je ne peux que me dire qu’ils doivent encore s’imaginer vivre aux pays des Bisounours : « La naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote. » (Pierre Desproges)

      • Michel DROUET Michel DROUET 30 décembre 2017 16:02

        @Self con troll
        Bonjour
        Très beau texte !
        Par contre, je ne partage pas votre avis sur le rôle des médias dans l’enquête : ce n’est pas à eux d’instruire , mais à la justice et pour avoir été concerné indirectement par un accident mortel sur un circuit de transports scolaires, je peux témoigner du sérieux des enquêtes, même si cela a pris du temps. Elle nous a permis de comprendre et d’avoir des éclaircissements sur les causes de l’accident que personne n’avait envisagées au départ.
        Laissons nos doutes à quelques affaires, celle d’AZF, peut-être, dans laquelle les enjeux politiques pouvaient être différents (ce que je ne cautionne pas) de ceux d’un accident impliquant la SNCF et une conductrice d’autocar.
        Et surtout n’ajoutons pas à la peine des familles qui doivent faire face aux rumeurs et aux pseudos informations lâchées dans les médias avec le conditionnel qui s’impose....


      • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 00:04

        @Michel DROUET
        Dans le cas d’AZF, le presse pouvait se contenter d’écrire que l’enquête serait difficile, et s’intéresser aux raisons pour lesquelles cette usine stockant des phosphates se trouvait en zone urbanisée.

        A Millas, les familles ont besoin de remonter le fil des évènements qui ont conduit à l’accident. Je ne demande pas que la presse fasse l’enquête, mais qu’elle donne des informations plausibles aidant les familles à s’orienter vers la bonne reconstitution.

        Tout le flou sur le fonctionnement des automatismes des pn, sur les aléas constatés (non-respect du délai entre fermeture des barrières et passage du train) est inacceptable.


      • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 00:32

        @alinea
        Il y a quand même moyen, dans un contexte comme la circulation des trains, de répartir les responsabilités sans se laisser déborder par la complexité technique.

        Ce « tu » renvoie des images de crinières hors de portée du lambda-mu des calculs de fiabilité (à des relations partagées avec ceux qui tractaient les diligences.) La confiance ne reste vivante que tant qu’il y a remise en cause possible des relations d’autorité. La vraie sécurité est sans doute là.
        On nous fait croire que la sécurité serait dans le respect aveugle des normes et usages. Je souhaite que ça ne marche jamais avec les enfants.


      • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 01:01

        @Philippe VERGNES
        Votre constat peut difficilement être mis en cause.
        Politiquement parlant, on peut se demander si l’inefficacité de l’administration dans la circulation des données est la cause ou la conséquence des transferts de responsabilité vers la sphère privée.

        N’acceptant pas ce transfert, j’ai eu quelques temps espoir dans la mission Etalab. Elle a joué un rôle dans la base adresse (BANO) qui tardait à se concrétiser. Je n’ai pas suivi depuis un certain temps.

        A la décharge des administrations, il faut aussi considérer la propension du public aux interprétations erronées. L’esprit français, peut-être.


      • Michel DROUET Michel DROUET 31 décembre 2017 08:31

        @Self con troll
        Pour plus de 90 % des accidents aux PN, ce sont les conducteurs de véhicules routiers, les piétons ou les cyclistes qui sont en cause.
        Hier encore un accident a eu lieu dans le sud ouest. Une conductrice alcoolisée s’est retrouvée sur les voies après un dérapage au moment où un train arrivait. Elle et un passager qui l’accompagnait ont été sauvés par un cheminot présent sur les lieux.
        Difficile d’incriminer la SNCF sur cet accident.
        Ajoutons pour Millas que le train avait un retard de 9 mn sur son horaire. Cela pourrait expliquer l’inattention de la conductrice du car habituée à passer sur ce pn barrières toujours ouvertes. Mais encore une fois, attendons les résultats de l’enquête.... 


      • Philippe VERGNES 31 décembre 2017 10:08

        @ Self con troll,


        « A la décharge des administrations, il faut aussi considérer la propension du public aux interprétations erronées. L’esprit français, peut-être. »

        L’esprit français... je l’ignore, par contre pour la propension aux interprétations erronées, il est certain que cela joue un rôle. « Les interprétations erronées »... et les jugements à l’emporte pièce en moins de deux minutes. Et cette propension serait une « constante » de l’être humain. Seul remède : une pensée critique bien développée, or, avoir l’esprit critique (dans le bon sens du terme) ne s’apprend pas à l’école - malheureusement. Il faut beaucoup d’effort, de volonté et de maîtrise de soi pour reconnaître ne pas avoir suffisamment d’éléments pour pouvoir se fonder une opinion sur une situation, d’un dossier, d’une personne, etc. et suspendre son jugement.

        La faillite de la pensée critique et de la réflexion, voilà ce qui est un véritable fléau. De nos jours, pour la première fois dans l’histoire, nous devenons plus idiots que nos aïeux et il semblerait que le phénomène s’accélère (voir également les articles en lien pour comprendre la gravité du problème à l’échelle sociale).

      • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 10:29

        @Michel DROUET
        Et en attendant, tant qu’il n’est pas prouvé qu’un PN ouvert peut être mortel, franchissons les sans inquiétude.


      • Michel DROUET Michel DROUET 31 décembre 2017 10:46

        @Self con troll
        Surtout pas ! La prudence s’impose comme pour un piéton qui s’engage sur un passage protégé : le véhicule qui arrive présente toujours un danger et le passage protégé n’est pas une garantie absolue contre le conducteur distrait ou en état d’ivresse.


      • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 10:48

        @Philippe VERGNES
        Si autour de Millas on se résoud à attendre une version officielle dont on sait qu’elle peut être une fable, il y a effectivement de quoi s’inquiéter.

        Dans mon entourage, j’entends l’avis que la situation mérite une expertise rapide et indépendante tout à fait concevable techniquement. Ca me rassure.


      • Philippe VERGNES 31 décembre 2017 11:44

        @ Self con troll,


        Même après ce terrible traumatisme pour les habitants de Millas, je pense qu’il doit y avoir de nombreux habitants qui ne sont et ne seront pas dupes de la situation.

        Perso, ce qui me frappe le plus, c’est la vitesse du car au moment de franchir le passage à niveau : 12,5 km/h. C’est une vitesse très basse pour un véhicule, quel qu’il soit. A cette vitesse-là, l’erreur humaine d’un quelconque conducteur est improbable : temps de réaction moyen = 1,3 s, distance parcourue à 12,5 km/h = 4 m (environ) ; distance de freinage d’un car à 12,5 km/h = proche de 0 (si ce n’est pas 0 en cas de danger immédiat). Probabilité pour forcer un passage à niveau à cette vitesse : quasi nulle à moins d’être totalement suicidaire.

        Mais attendons néanmoins les résultats de l’enquête en cours, il me paraît difficile de construire une fable dans de telles circonstances d’autant que beaucoup de personnes ont pu être témoins. Ce qui semble beaucoup plus difficile à expliquer, et c’est ce en quoi il pourrait y avoir « fable », ce sont les raisons qui expliqueraient une défaillance technique, ou une erreur humaine, dans le déclenchement du passage à niveau.

      • JL JL 30 décembre 2017 15:32

        Bonjour Self con troll,
         
        félicitation pour cette première publication que j’ai approuvée en modé.
         
        Vous avez clairement une vocation d’écrivain, mais encore beaucoup de travail pour trouver votre style.
         
        Pourquoi Davy Moore ici ? J’aurais trouvé pas mal ici aussi Le jour de clarté
         

         
        Ps : c’est qui sur la photo ?
         


        • alinea alinea 30 décembre 2017 15:37

          @JL
          Graeme Allwright !


        • JL JL 30 décembre 2017 15:45

          @alinea
           
           j’ai beaucoup écouté Graeme Allwright dans les années 70. J’en avais gardé le souvenir d’un homme jeune.
           
           smiley
           


        • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 00:45

          @JL
          Par « le jour de clarté », sans doute suggérez-vous que les hommes devraient, comme mes 15 hommes d’équipage, associer leurs consciences.
          Je craignais que certains ne voient dans mon texte un réquisitoire contre la SNCF globalement. Ce serait injuste de ma part, ayant beaucoup pris de trains qui arrivaient à l’heure. Ceux qui connaissent de l’intérieur cette organisation m’expliqueraient comment une frontière s’est établie entre ses acteurs et la société, faisant de la solidarité interne une priorité, quand la solidarité n’a normalement pas de frontière.


        • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 00:46

          @JL
          J’oubliais : merci de ce vote et des encouragements


        • JL JL 31 décembre 2017 10:50

          @Self con troll
           bonjour,

           vous dites : ’’Ce serait injuste de ma part, ayant beaucoup pris de trains qui arrivaient à l’heure.’’
           
           j’ai, moi aussi, pris beaucoup de trains qui arrivaient à l’heure.
           
          Mais puisque c’est l’occasion, j’ai aussi pris un train qui est arrivé en retard. C’était un soir de Noël. Militaire appelé encaserné à l’extrême est de la France, je rejoignais ma famille qui m’attendait pour le réveillon, à l’extrême ouest. A mi parcours, le train s’est arrêté, et après des heures d’attente, nous avons tous été transférés en car jusqu’à la gare suivante où un autre train nous a pris en charge. Résultat : des heures de retard, et ma famille qui était venue me chercher en voiture a du faire l’aller et retour deux ou trois fois, avec de l’attente en gare. Je ne sais pas si des voyageurs ont été dédommagés ; perso, je n’ai rien demandé et personne ne m’a rien proposé. En ce temps là on se débrouillait seuls et on ne récriminait pas.


        • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 30 décembre 2017 17:40

          D’après la SNCF, tout fonctionnait parfaitement. Il me semble qu’il est facile de savoir si le car a heurté ou non la barrière, et si les autorités ne disent rien à ce sujet, c’est très mauvais signe pour la conductrice. Pourquoi a-t-elle été ménagée de manière aussi flagrante, je n’en sais rien, mais j’ai la nette impression qu’on a voulu la couvrir.


          • hervepasgrave hervepasgrave 30 décembre 2017 22:22

            @Gilles Mérivac
            Bonsoir,
            Je me demande dans quel monde nous allons ? Je pense et suppose le contraire de ce que tu déclares là.Je pense plus que l’on est en train de tout mettre sur le dos de la conductrice,car si c’était le contraire ,l’histoire aurait certainement disparue des unes.C’est comme cela que fonctionne notre monde aujourd’hui. Quant a donner un avis sur la vie d’un personne étrangère (dans le sens « que nous ne la connaissons pas » ou qui est loin de notre espace de vie"Il faut franchement être sans aucun bon sentiment ! Cela laisse peu de chance surtout si elle est innocente ,ce qui serait pire. C’est beau ce monde d’infordéformation ! Comme quoi les gens qui s’exprime sans un mot plus haut que l’autre risque de cacher des tares destructrices.Au bout du compte devant tout se foutoir je préférais espérer qu’elle soit coupable cette conductrice,car j’ai bien peur qu’elle soit marquée une deuxième fois et la deuxième vague est plus assassine.Dormez bien brave gens bien intentionné, réveillonnez bien , Cenestapasgrave !


          • alinea alinea 30 décembre 2017 22:38

            @Gilles Mérivac
            Il semblerait qu’habituellement, la barrière était ouverte à l’heure du passage du car, mais ce jour-là le train avait neuf minutes de retard ! la SNCF jure que tout fonctionnait normalement ! et si j’ai bien compris, les véhicules de l’autre côté de la voie aussi... atteinte de la berlue de l’habitude, la conductrice ?


          • JL JL 30 décembre 2017 22:41

            @alinea
             
            la barrière n’a pas à se régler sur l’heur du car, mais sur celle du train, voyons !
             
            Votre post me parait insensé ! Est-ce que je ne saurais plus lire ?


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 31 décembre 2017 08:06

            @hervepasgrave
            Si c’est pas grave, pourquoi m’accuser de tares destructrices ?


          • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 10:24

            @Gilles Mérivac
            Un coup de folie de la conductrice ? C’est imaginable, mais pas contagieux. Pourquoi la ménagerai-t-on ?
            La folie commune serait de se voiler la face sur d’autres hypothèses, sachant que les aléas constatés sur les PN ne sont pas des rumeurs.


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 31 décembre 2017 10:35

            @Self con troll
            Je n’en sais rien, je vous livre juste mes impressions.
            Wait and see ...


          • alinea alinea 31 décembre 2017 11:54

            @JL
            J’ai mal dû m’exprimer ; ce que je veux dire c’est que le car ne voyait jamais la barrière fermée, sauf cette fois-ci ; l’a-t-il vu ? On n’en sait rien
            Mais on sait tous qu’on ne peut guère se fier à ce qu’on lit dans les journaux ! mais ce changement d’horaire est peut-être bien responsable !


          • hervepasgrave hervepasgrave 31 décembre 2017 14:35

            @Gilles Mérivac
            Bonsoir,
            hum ! qu’elle plaisanterie. Si cestpasgrave c’est surtout que je n’y peux rien de la connerie ambiante et mise en scène a tout bout de champs ,simplement.
            Ce n’est pas de l’humour car je n’en suis pas capable. Mais c’estpasgrave surtout pour les retours de mes commentaires.Qui quand ils existent ne viennent ou ne reviennent jamais sur mes propos et le sujet.C’est la grande spécialité de fuir le sujet ou mes propos. Mais pour exister ,il faut bien dire quelque chose et essayer d’avoir quelques répartis ,ressources.Le dernier mot !
            Mais cestpasgrave car je ne m’attendais pas a plus que cela.Si j’avais été a votre place et sincère cela m’aurai touché profondément.Il ne m’aurait resté qu’a revoir ma copie et la manière dont j’avais parlé.Si avec l’assurance et une certitude de fer j’avais été convaincu de mes propos et de mes sentiments ,j’aurais alors réagi.Mais cela n’aurait été pasgrave car quel risque que cela change ma vie.C’est a peu près cela.Cela devrait éclairer votre lanterne,mais comme d’habitude cela nestpasgrave,car qu’en avez vous a faire. Si l’erreur est humaine la connerie est de toute autre nature. Mais cestpasgrave,car je n’y peux absolument rien.Et dans cette histoire au moins j’ai trouvé une solution qui m’arrange en disant que je préférais que cette conductrice soit coupable.Mais vous vous aurez toujours une épée de Damoclès sur la tête,car demain vous réagirez encore de la même manière.Peux importe les victimes.Et vous oubliez une chose fondamentale les familles qui sont touchées.Je ne parle pas de tous ces saloperies, honte humaine qui se mettent en spectacle,je hais ce genre devenu trop courant d’individus.Mais de ces familles ou qui se retrouvent devant un chagrin et que malheureusement notre société de communication (et quand je dis communication ,c’est utiliser un très mauvais terme) se retrouve dans une impasse ou la seule issu serait une vengeance meurtrière si les anciennes sentences existaient encore. C’est de l’inhumanisme agravé.Voila ce que je ressent,mais cestpasgrave cela ne fait pas mal.Mon pauvre ami ! vous voila bien choqué devant de tel propos.J’en suis désolé et reconnaissez que cela nestpasgrave pour vous.


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 31 décembre 2017 15:15

            @hervepasgrave
            En général, je ne tourne pas autour du pot et je suis direct dans mes opinions, ce qui probablement ne plaît pas à ceux qui aiment bien enrober les choses, mais je ne cherche pas non plus à plaire. Mes arguments sont valables ou non, c’est à chacun de voir, mais ils n’ont certainement pas aucune importance au regard de la justice, c’est juste un point de vue.

            Arrêtez un peu avec cette fausse compassion envers la conductrice, vous n’en avez rien à faire en réalité, c’est juste un prétexte pour déverser votre bile. Je dois dire que j’ai rarement vu s’étaler une hypocrisie aussi tordue et pathologique que la vôtre.


          • hervepasgrave hervepasgrave 31 décembre 2017 16:21

            @Gilles Mérivac
            Re,
            Eh ! bien voila je suis rassuré sur un point.Non sur ma pathologie ,ou je n’ai aucun doute de sa gravité.Mais au moins vous me donnez la valeur que vous portez sur les choses,les humains.Quant a moi sur ma sincérité et a mon hypocrisie je ne pense pas que vous puisiez juger de votre hauteur.Peut-être vous faudrait-il avoir vécu autrement ! Mais je l’accorde je ne suis pas franchement fréquentable,car au moindre mot qui passe de travers,j’aboie. Maintenant revenons plutôt sur vos propos d’homme sérieux et reconnu des ces semblables.Je pense que vous devriez revoir votre regard et jugement car si votre avis concernant un individu lointain et inconnu n’éprouve que cette constatation que selon vous cela n’influencera pas les juges.Je vous conseil vivement de revoir vos classiques et l’histoire tortueuse des hommes de notre passé.Car c’est en ayant cette démarche que toutes sortes d’inquisitions ressurgissent avec leurs œuvres destructives. Alors aussi hypocrite que je puis être,ma bile n’est qu’une remise a plat des choses. Allez cestpasgrave ! du moins pour ma part . Alors oui vous avez peut-être raison pourquoi compatirais-je pour une bonne femme que je ne connais ni d’Adam ni d’Eve. Oui !Oui ! mais j’ai un doute dans ce genre de démonstration. Cestpasgrave j’ai oublié ce que je cherchais en répondant a votre premier commentaire. La folie certainement ? Une recherche de reconnaissance dans l’ignoble peut-être.M... maintenant j’ai un doute. Allez l’année prochaine je vous laisserais tous avec vos sagesses et grandeurs d’âmes.En espérant qu’il y aurait bien un autre détraqué de mon genre pour vous apprendre l’humilité et le respect des inconnus sans autres considérations.


          • Self con troll Self con troll 31 décembre 2017 18:52

            @Gilles Mérivac
            C’est l’avocate d’une famille qui dit « D’après la SNCF, tout fonctionnait parfaitement »

            J’ai lu qu’elle assortit cette déclaration d’un avertissement (à peine voilé) à la SNCF sur la responsabilité qu’elle prend en versant au dossier cette expertise interne, puisqu’il y aura expertise officielle.

            Le narrateur de mon texte, vous l’aurez noté dans une de mes premières réponses, ce pourrait être moi. Je pourrais être ce contre-expert. Sachez qu’en considérant les défaillances observées sur les PN, le doute très fort que le délai de 22s (30-8 d’après @Lahalle) n’ait pas été respecté, je reprendrais tout à la base. En vérifiant que les scellés aient été posés et respectés.

            A tout hasard, quelle attitude attendez-vous des autorités au cas où la contre expertise démentirait le rapport interne remis hier ?

            Ensuite, imaginez que le bus ait transporté des éléves de spécialité automatique, et que vous soyiez leur proviseur. Vous parleriez de même ?

            Enfin, mon narrateur pose-t-il une question illégitime en souhaitant avoir accès aux schémas de l’automatisme ? Est-il hors sujet d’écouter les rumeurs de vol de batterie ?


          • pemile pemile 31 décembre 2017 19:31

            @Gilles Mérivac "la conductrice. Pourquoi a-t-elle été ménagée de manière aussi flagrante, je n’en sais rien, mais j’ai la nette impression qu’on a voulu la couvrir."

            D’autres ont l’impression que c’est plutôt tout débat sur la sécurité des passages à niveaux qu’on a voulu couvrir !

            La racine de vos certitudes c’est de penser que les systèmes de sécurisation des passages à niveaux sont hyper perfectionnés et hyper fiables ?


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 1er janvier 08:55

            @Self con troll
            Non non, c’est un rapport de la SNCF elle-même. Je suppose donc que cette entreprise s’est donné les moyens de vérifier le bon fonctionnement d’un PN, et qu’une panne quelconque aurait été détectée.
            Il reste évidemment la possibilité de mensonge de la part de la SNCF, ce qui serait très risqué et pourrait entraîner une défiance catastrophique envers cette compagnie. L’hypothèse est donc admissible mais me semble peu probable.

            J’ajoute que les PN manuels ont été progressivement supprimés justement à cause des erreurs humaines qui étaient bien plus fréquentes que les pannes électroniques, si j’en juge par les coupures de journaux d’autrefois. Dans tous les systèmes de sécurité, l’erreur humaine est prépondérante, il suffit de poser la question à EDF et à l’aviation civile.


          • Self con troll Self con troll 1er janvier 12:45

            @Gilles Mérivac
            Vous avez émis au tout début un avis «  j’ai la nette impression qu’on a voulu la couvrir » que je n’ai vu nulle part ailleurs. Vous parlez sans doute an comparant à des expériences passées que nous aimerions connaître, nous qui avons l’impression opposée.
            Votre façon de dire les choses est peu respectueuse de la présomption d’innocence. Vous auriez du préciser que certains faits peuvent être interprétés comme une volonté de couvrir la conductrice (et son patron ?) dans un scénario où elle serait coupable. Et vous demander comment interpréter ces mêmes faits dans un autre scénario.
            Cela peut paraitre byzantin, mais je pense à ce qui peut se passer dans la tête de la conductrice si elle n’a pas la responsabilité de l’accident, et dans tous les cas dans un état d’hypersensibilité.

            Vous parlez de défiance catastrophique envers la SNCF si elle a menti. La défiance bien installée en moi, comme chez bien d’autres, est justifiée par bien d’autres évènements que celui de Millas. Jusqu’à présent, je voyais la cause corporatiste de cette incapacité à dire les choses ; mais de plus en plus on a le sentiment d’être pris pour un imbécile. J’ai écrit cet article pour dire qu’il y a possibilités de réagir.

            Enfin, sur les conséquences de l’automatisation, positives dans un premier temps c’est vrai, il convient de réfléchir pour la suite. Avant d’en finir pour le moment, je vous informe que, sur les navires, on considérait toujours l’homme comme le dernier recours, sa capacité d’analyser les situations étant supérieure à tous les algorithmes et les redondances prévus. C’était avant.


          • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 1er janvier 14:50

            @Self con troll
            Je faisais allusion à la réticence des autorités de publier les premiers constats faits après l’accident, cela n’a rien à voir avec la présomption d’innocence qu’il ne faut pas brandir à tout bout de champ, empêchant toute opinion contraire. Ou alors il ne fallait pas publier cet article, si vous ne vouliez pas être contredit.

            A ce stade de l’enquête, on ne peut faire que des conjectures, basées sur des probabilités, aussi bien vous que moi. Ce qui n’a rien à voir avec un argument compassionnel sur la sensibilité de la conductrice, ou alors il n’y a plus de débat.

            Concernant votre dernier paragraphe, permettez moi de souligner que la situation d’un capitaine de navire qui reprend les commandes lors d’un danger est complètement différente de celle d’un garde barrière qui ne fait qu’attendre passivement l’heure du train suivant. Ce dernier n’a aucune autonomie ni aucune décision à prendre, c’était un poste ennuyeux à mourir.


          • Self con troll Self con troll 2 janvier 09:11

            @hervepasgrave
            Bonjour Hervé et bonne année
            Tu as adopté le tutoiement sur un fil de @clostra, je poursuis car il me parait de mise entre gens qui se savent peu de choses mais qui refusent d’être rien du tout. C’est un peu ça, le « pasgrave » ?

            Depuis, j’ai raconté quelque part l’histoire vécue entre un mathématicien d’envergure et son élève, dans laquelle la différence de savoir et de capacités n’abolit en rien l’égale dignité (il doit exister un mot mieux adapté.)

            Tiens, une autre anecdote vécue assez récente. En tous cas postérieure aux annonces de profonds changements dans la politique de communication de la SNCF.
            C’est un train régional arrêté depuis quelques temps en pleine campagne, quelque part vers Agen. La voix du contrôleur se manifeste de temps en temps pour nous faire patienter. Puis on entend un dialogue entre lui et le conducteur
            « - qu’est-ce qu’il se passe ?
            - Y’a un train de marchandise en panne devant
            - Et tu sais pour combien de temps
            - Non. Ils sont allés chercher une motrice. Remarque, je pourrais aussi le pousser (rire)
            - Bon, je vais dire aux passagers qu’il y en a pour un temps indéterminé
            ...
            - Mince, j’avais laissé les hauts-parleurs. Bon ben ; ils savent. »
            Le tout sur un ton bon enfant qui nous a fait sourire.
            Manifestement, les consignes de communication affichées n’allaient pas jusqu’à demander aux contrôleurs de nous informer précisément de la situation.
            Si quelqu’un du métier lit cela, qu’il veuille bien m’excuser de l’imprécision de mon vocabulaire.


          • Self con troll Self con troll 2 janvier 09:32

            @Gilles Mérivac
            A ce stade de l’enquête, on ne peut faire que des conjectures, basées sur des probabilités, aussi bien vous que moi.
            Bien sûr. D’ailleurs, je ne vous ai pas fait d’emblée la remarque sur la présomption d’innocence, parce que dans le contexte de ce fil de discussion on comprend facilement que, si le scénario de la responsabilité de la conductrice vous parait le plus vraisemblable, il n’est pas une certitude dans votre esprit.
            Je me suis décidé à rédiger cet article après avoir vérifié que pour l’accident de Denguin, on n’avait eu de version sûre qu’au bout de 2 ans. Tous les éléments de l’expertise technique sur l’armoire d’automatismes étaient disponibles de suite. Avec les moyens électroniques peu coûteux de notre époque, on peut affirmer que la SNCF devrait ajouter à ses automatismes des dispositifs d’autosurveillance, donc la possibilité d’un compte rendu immédiat de ce qui s’est passé dans la mécanique.

            Je ne suis pas péremptoire, juste perfectionniste.


          • hervepasgrave hervepasgrave 12 janvier 20:50

            @Self con troll
            Bonjour,
            Je suis en retard sur ton commentaire,mais bon ! il faut avouer qu’ici il n’y pas grand monde avec quelques vus du monde vécu.Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un site entretenu par du petit personnel aux ordres ou que ce sont des personnes qui défende les mêmes intérêts égoïstes ?Non !Non ! Mais bien que cette poussée de la culture de la planche savonneuse est franchement lamentablement rentable,j’ai de quoi m’amuser un peu.Il faut bien trouver quelques compensations dans l’enfer de la c.. ambiante. Peu répondent !,voir personne. Toi ! tu me réponds c’est déjà franchement bien.Mais je m’amuse de ton entrée en matière ,elle est assez marrante et bien tournée.Tu es fort habile garçon.« Aie, je tutoie,m.. » bon tu disais " il me parait de mise entre gens qui se savent peu de choses mais qui refusent d’être rien du tout. C’est un peu ça, le « pasgrave » ?« Oui ! ce n’est pas faux,mais faudrait-il faire quelques concessions car le vécu et l’observation des choses n’a pas besoin des détails.Pour une raison simple c’est que vouloir s’y attaquer serait se suicider ou devenir dingue. Franchement un peu de discernement suffit.La vie et le déroulement des choses ne suivent pas exactement des rouages programmés ,mais c’est la manière d’amener les choses qui amplifie ce qui se passe ,les hommes étant des moutons de Panurge et se laisse aller a ce que l’on dit et plus le message vient de haut ,plus ils suivent en rêvant ( le terme »haut« étant le rêve de ce qu’is aimeraient être sans en connaitre la réalité)c’est du managin a échelle planétaire. »eh ! cela c’est du hervepasgrave, n’est-il pas vrai cher Watson ?« . Pour les attentats tout comme les accidents de chemin de fer c’est du même tonneau. Aujourd’hui ils parlaient de cela. Personnes ne se posent la question que dans les média au jour le jour les suicidaires qui se jette sur les rails ne sont pas présent dans les manchettes régionales et autres ?? Merde vu l’hécatombe je reste coi. Cestpasgrave ! c’est cela la Véveritude (pour info ,c’est mon petit surnom affectueux ,pour nommer ma connerie ».

            Une bonne année ,elle sera certainement du même acabit ,alors autant croiser les doigts.

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