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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > De la porte à la rue

De la porte à la rue

La descente aux enfers.

Il était une fois une femme qui se pensait heureuse. Elle avait un mari qu’elle croyait aimant, de beaux enfants, une situation stable et venait d’intégrer le pavillon de ses rêves. Certes, elle avait dû s’éloigner de la grande ville, acceptant ainsi de long trajets pour se rendre à son travail, mais le prix du terrain ne lui permettait pas un autre choix.

La maison était spacieuse, les enfants avaient un jardin, des copains agréables dans le petit lotissement. Le village était fort agréable avec des associations en nombre, de quoi trouver loisirs pour chacun. Il suffisait de s’adapter un peu, de se trouver un nouveau réseau d’amis. Tout cela demanderait un peu de temps, mais rien de bien grave quand on est dans une famille unie.

La lourdeur des traites, l’éloignement de la préfecture, l’ennui peut-être dans ce village où tout le monde se connaît et s’épie, ont modifié petit à petit le comportement de monsieur. Il s’isolait à son retour du travail, passait de longues heures sur les réseaux sociaux, délaissait les enfants, se montrait de plus en plus froid avec son épouse. Celle-ci, trop affairée à maintenir la bonne marche de leur petite famille, ne s’apercevait encore de rien.

C’est l’alcool qui s’est immiscé dans leurs relations. Monsieur buvait, des alcools forts, tous les soirs, de plus en plus souvent. Au début, le ton est monté un peu puis les colères se sont faites plus virulentes, quelques coups furent assénés. La maison du bonheur prenait des allures de huis clos sordide. Pour madame, il fallait protéger avant tout les enfants …

Elle le fit du mieux qu’elle put. Elle les préserva, les écarta d’un père qui entrait dans un tunnel terrible. La violence, l’alcool, les tromperies, toute la panoplie qui conduit immanquablement à la séparation, au divorce. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est qu’elle allait se trouver du jour au lendemain à la porte de chez elle, l’autre avait trouvé moyen de changer les serrures et toute honte bue, lui avait laissé les valises devant la porte du garage.

Madame s’est ainsi retrouvé une première fois à la rue. Sans famille proche, avec des amis trop éloignés encore et la honte qui ne peut se dire facilement. Quelques nuits à l’hôtel mirent en péril le budget de cette pauvre femme. Son sort pourtant avait rapidement été évoqué dans le village, le maire avait promptement agi, un logement se libérait, il fut pour elle et ses enfants.

La solidarité villageoise fit le reste. Elle reçut des meubles, de quoi se retourner un peu et d’aménager cet appartement dans lequel, soudain, les enfants tournaient en rond. Pour eux, le plus dur était à venir, s’habituer à la pauvreté. Monsieur se désintéressait totalement de leur sort. Les procédures sont longues, la vente de la maison à crédit ne soulageant pas une situation financière devenue précaire.

Le temps a passé, la pension alimentaire fut misérable, les frais de plus en plus importants. Les enfants entraient au lycée, au collège. Il fallait de l’argent, toujours plus d’argent et le salaire de madame était dérisoirement bas. La CAF commit des erreurs, la priva de revenus complémentaires et avant qu’il ne soit possible d’obtenir réparation, les comptes sont passés au rouge.

La malheureuse dut effectuer des choix. C’est le loyer qui fut sa variable d’ajustement. Elle ne pouvait faire autrement. Elle se doutait bien que tôt ou tard, le principe de réalité la rattraperait. Elle voulait ne rien montrer aux enfants, ils n’étaient en rien responsables pas plus qu’elle d’ailleurs. Il y eut des lettres recommandées, des menaces, des injonctions, la visite d’un huissier, les lamentations du maire qui était impuissant cette fois à lui venir en aide.

Le divorce n’en finissait pas de traîner en longueur. De procédures en procédures, de conciliations qui ne peuvent se faire en rendez-vous manqués, de mensonges en fausses déclarations, le gouffre était à ses pieds. Elle y sombra. Un matin, elle fut mise une nouvelle fois à la porte… Elle avait encore les clefs de chez elle cette fois mais plus le droit de rester dans l’appartement.

Elle et ses enfants étaient à la rue. Non, pas tout à fait, elle avait une voiture, un luxe pour l’huissier et les bailleurs, une nécessité pour se rendre à son travail. Elle s’y réfugia avec ses enfants. La météo était encore clémente, on n’expulse pas quand l’hiver est là même si certains déplorent cette mesure laxiste. Bien vite à l’école, on signala la tenue négligée des gamins, le manque d’hygiène et l’absence de travail à la maison. Quelle horrible expression quand on n’a plus de chez soi !

Le pire était à venir. Les enfants, dans leur intérêt furent placés. C’était plus que ne pouvait en supporter une mère aimante et dévouée qui n’était nullement responsable de l’effroyable concours de circonstances qui s’abattait sur elle. Qui aurait pu lui tendre la main maintenant que ses chers petits, ceux qu’elle avait protégés comme une louve, étaient désormais dans une pension ?

Elle sombra dans la maladie. Une dépression, terrible, profonde. Elle n’alla plus au travail, elle restait prostrée dans sa voiture. Bientôt elle fut coupée de ses droits, elle n’avait plus de quoi mettre de l’essence dans sa maison ambulante. Elle ne put savoir que le méchant bonhomme était mis en demeure de verser une pension alimentaire. C’était bien trop tard, le mal était fait.

Elle trouva une main secourable, un bon samaritain comme il en existe un peu partout dans des associations qui apportent un peu de dignité dans des situations analogues. Jean François prit en charge son dossier, lui trouva un hébergement d’urgence, obtint son retour professionnel. Pour les enfants, ce fut plus long, plus compliqué encore. Il fallait qu’elle dispose d’un logement et de garanties. L’amour d’une mère n’est pas une garantie pour les services de l’état, ce n’est pas non plus une excuse pour les bailleurs sociaux.

Le temps fut long, terriblement long avant que les éléments rassurants se mettent en place et qu’elle retrouve les siens. Un délai raisonnable selon les avocats, les juges, les éducateurs, les administratifs de tous poils, un siècle pour des gamins qui perdirent amis et années scolaires, confiance en eux et en la société.

Quant à monsieur, il fonda une nouvelle famille dans une autre région. Il ne fut guère inquiété. D’ailleurs comment faire, ce n’est pas lui qui ne payait pas le loyer. Cela se passa ainsi quelque part dans ce beau pays, fier de sa devise républicaine, de son drapeau et de son équipe de football. Beaucoup moins de ses droits sociaux qui partent en quenouille depuis qu’un banquier a pris le pouvoir, un envoyé spécial du grand capital chargé de mettre à bas toute la protection sociale.

 

Madame a récupéré ses gamins. Parviendra-t-elle d’ailleurs à les retrouver vraiment comme au temps des jours heureux ? J’ai comme un doute. Jean François et son association continueront de l’épauler. Les blessures mettront un temps infini à cicatriser, si jamais elles y parviennent.

 

Ruissellement sien.

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66 réactions à cet article    


  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 septembre 13:20

    Le problème : l’image que les enfants garderont de leur père. Celui, alcoolique qui « bourrait » sa femme de coups, toujours désargenté ou l’autre, celui d’avant la descente,....Docteur Jekill ou Mister Hyde. Parce que cet homme, la femme l’a aimé puisqu’elle a eu des enfants avec lui. 


    • velosolex velosolex 23 septembre 16:50

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      J’espère que la fille n’aura pas le mauvais goût inconscient de se retrouver un compagnon au copié collé du père. 

      Un classique du genre : On tente de réparer ce qu’on a subi enfant, à travers un tiers personnage, avant de devenir une nouvelle victime....On’a beau de ne pas s
      avoir nager, beaucoup on le réflexe de se jeter à l’eau, surtout si dans leur famille il y a eut des noyés. C’est comme ça que les histoires familiales boiteuses se construisent, à l’image d’une voiture à la direction faussée. 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 17:06

      @velosolex


      A moins de faire un travail sur elle-même effectivement nous aurons une succession (si je puis dire) de répétitions de ce type de comportements. Parfois, c’est toute une nation qui est engloutie par la répétition comme l’Allemagne à l’époque du nazisme....Mais pas toujours. L’être humain est complexe. Je connais une dame de mon entourage, adorable, gentille, les parents (vu de l’extérieur ont l’air d’un couple uni, aimant) et elle ne peut s’empêcher de tomber sur des « cogneurs ». Personne ne comprend. Moi parfois de me dire : trop gentille,... Jamais aucun homme n’aurait osé me frapper. Peut-être justement parce que j’ai un peu comme on dit : un caractère peu commode tout en étant "gentille. Dit autrement : caractère de cochon,..Le masochisme attire les sados,... . 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 17:15

      Idem dans l’affaire Dutroux. la jeune fille qui s’en est le mieux sortie, d’après les échos lui tenait tête, et était la moins naïve. 


    • velosolex velosolex 23 septembre 19:08

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Vous avez raison de faire le parallèle entre individus et pays. Parfois une catastrophe familiale ou nationale est telle qu’on ne peut plus se permettre le luxe ou la bêtise de recommencer interminablement la même histoire, un catharsis après un état de choc qui vous coupe toute envie d’entretenir le jardin familial. 

      La France et l’Allemagne sont fâchés avec leur drapeau nationaux pour ces histoire : Colonisation, collaboration, meurtres de masses. Après la soûlographie des soudards, les enfants regardent éberlués leurs parents. 
      L’Amérique est assez paranoïaque et falsificatrice pour transformer en storrytelling ses errements. Ils nous emmèneront en enfer, beuglant que dieu est avec eux. 
      Et même pas moyen d’appeler les pompiers. Des voisins impossibles. Ma prochaine vie, je fais gaffe où j’habite 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 19:18

      @velosolex


      Etrange comme nous sommes très souvent d’accord. Tout le monde savait que je rêvais d’avoir des enfants. Un peu famille idéale comme dépeinte par Carl Larson( (https://en.wikipedia.org/wiki/Carl_Larsson). Mais chaque fois quelque chose comme un sifflement dans l’oreille me disait. NON. Hélas (ou pas pour moi), la Cassandre que je suis avais raison,...... Il ne me reste plus qu’à espérer en le ré-incarnation. Platon Lui-même estimait que les parents n’étaient pas les mieux à même d’élever les enfants. En Israël ils ont essayé les kibboutz. Pas concluant non plus selon certaines analyses. 

    • velosolex velosolex 23 septembre 19:55

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Les enfants passent à travers nous. Ne pas en avoir vous amène sans doutes des fantasmes de perfection, dans laquelle vous vous identifiez à une mamy Nova, baignant dans la félicité et une lumière crépusculaire. 

      Pour vous consolez, regardez les rapports entretenus entre Le Pen père et sa fille, Betancourt mère et fille, et tant d’autres, pour ne parler que du gratin, ou de la raclure....Ne parlons pas de la famille Peau d’âne ou Blanche neige, pour parler des rapportés. Tout cela ne baigne pas dans la perfection des gouters d’après midi près de la rivière, ou le sud de nino ferrer, un autre dessin de Larsson. J’ai toujours aimé malgré tout ce dessinateur, me perdant dans ces dessins si bien faits, et colorés. Une famille idéale comme un publicité. Nous commencerons la journée en buvant du nescafé, un dieu fidèle à toute la famille...POur le reste je voudrais vous suggérer quelques autres pubs, mais voilà longtemps que je les regarde plus, et le contraire aussi. Je ne suis plus objet de consumérisme. Entendu ce matin Nancy Huston sur inter, que j’aime bien, parler de l’âge, et du fait de vieillir sereinement. Cette année, me voilà entouré de beaucoup d’anglais. Because the britanny is a place where they have settled for some time....Le fait d’avoir des amis étrangers me fait sortir de moi, sans avoir besoin de passer une frontière. Cela donne de la civilité aux échanges. Traduire vous fait tourner sept fois la langue dans votre bouche. 

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 20:11

      @velosolex


      Idéaliste, je ne changerai plus et me contente d’observer autour de moi, disons : 1 famille sur 300 qui réussit assez ce qui pour moi reste le plus important : son couple, ses enfants et au mieux un métier de qualité. J’ai réussi les trois quart. Estimant ainsi avoir rempli mon contrat de vie.....qui n’est pas terminée....

    • velosolex velosolex 24 septembre 15:28

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Je suis assez Pascalien, c’est à dire très réservé sur la réussite de l’homme, et de son projet.autre que de sortir de sa chambre peinard, pour jouer les Napoléon. M’accordant tout de même les petits bonheurs que l’on sait, en attendant la suite. Les gaulois avaient sans doute raison de craindre que le ciel leur tomba sur la tête. La solution, ne pas trop lever les yeux, se contenter de projets à terme très limité, et s’identifier plus à un minuscule, genre snoopy monté sur sa niche, qu’à un grand fauve. Bien sûr, ce n’est pas un programme macroniste, susceptible de lever les foules. Justement ne votez pas pour moi. 


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 septembre 15:34

      @velosolex

      Par projet de vie, j’entends (votre père était je crois cordonnier). To be at the right place. Me trouver là où je dois être. Dit autrement : être le bon pied pour la chaussure que j’ai choisi de porter. Une certaine forme d’honnêteté vis à vis de moi-même. Ni plus (au dessus de ma condition et de mes moyens), ni moins,....

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 24 septembre 15:38

      @velosolex


      Depuis ma lecture de Robert Dany Dufour, j’ai un autre regard sur Pascal que j’avoue n’avoir pas lu,..https://fr.wikipedia.org/wiki/Dany-Robert_Dufour.

    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 septembre 13:29

      Je suis actuellement plongée dans un roman que je conseille et qui relate le même type d’histoire. D’autant plus synchrone que j’ai aussi eu des ancêtres catholiques qui ont fuit la Belgique au 19ème suite à des persécutions des protestants (les catholiques étant les "pauvres) pour l’OREGON. Ignorant que la région était aussi recherchée pour ses Montagnes bleues (l’or). Voir le film Canaan du belge Bultheel. En plus (hum, hum,..., ) la victime ou coupable s’appelle AUGUST et le meurtre dans contexte alchimique et Rose-CROIX maçonnique est analysé par le duo : FREUD et JUNG. Roman de Luc Bossi,....JE CONSEILLE. C’est la même histoire mais se plaçant en haut de l’échelle sociale,...(Manhattan FREUD).


      • juluch juluch 19 septembre 13:32

        Cela aurait pu être le père qui se retrouvait dehors, faut y penser.....


        Triste histoire, mais réelle de la vie actuelle.

        • C'est Nabum C’est Nabum 19 septembre 15:04

          @juluch


          Je sais même si c’est bien plus rarement le cas

        • Pierrot 19 septembre 20:23

           @C’est Nabum :

          Non, ce n’est certainement pas plus rarement le cas.

          Le fait est que, dans les divorces, les JAF attribuent très majoritairement à Madame la garde des enfants, la pension alimentaire et la jouissance exclusive du domicile, la première justifiant les deux autres. C’est donc le plus souvent Monsieur qui se retrouve dehors, et qui a le plus de chances de se retrouver à la rue s’il n’a pas déjà un second logement ou s’il n’a pas les moyens d’en obtenir un nouveau rapidement (notamment quand le divorce fait suite à la perte de son emploi).

          Environ un quart des personnes sans domicile fixe le sont devenues suite à leur départ du domicile conjugal. Et contrairement à ce que vous suggérez, dans cette catégorie les hommes sont loin d’être sous-représentés. Dans les quelques statistiques locales dont je dispose, ils sont même souvent majoritaires.

        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 septembre 13:38

          Dommage que Pallas n’ait pas son mot à dire car, ce roman décrit parfaitement les troubles bi-polaires, consistant à se construire un double personnage et une double vie. Ici, le jeune hystérique s’est construite une double image de son père : l’idéalisée et de l’autre, celle d’un homme monstrueux. Ramenant Freud à sa fameuse théorie que Philippe Vergnes a contestée sur les souvenirs rées ou fantasmés de ses patient. Jung donnant sa version alchimique et hermétique. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Et tout être humain peut être à la fois bon ou monstrueux, selon les circonstances. comme le clown Auguste : http://blog.univ-angers.fr/clownanniversaire/?tag=pedophile


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 septembre 13:40

            Relu : Dommage que Pallas n’ait pas son mot à dire car, ce roman et cette histoire décrivent parfaitement les troubles bi-polaires, consistant à se construire un double personnage et une double vie. Dans Manhattan Freud la jeune hystérique s’est construite une double image de son père : l’idéalisée et de l’autre, celle d’un homme monstrueux. Ramenant Freud à sa fameuse théorie que Philippe Vergnes a contestée sur les souvenirs réels ou fantasmés de ses patients. Jung donnant sa version alchimique et hermétique. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Et tout être humain peut être à la fois bon ou monstrueux, selon les circonstances. comme le clown Auguste : http://blog.univ-angers.fr/clownanniversaire/?tag=pedophile


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 septembre 13:52

              Cela rappelle un peu l’affaire Sauvage. Question, comme pour Dutroux et Michelle Martin. Jusqu’à quel point une femme peut-elle être aveuglée par l’amour,.. ?. Comme pour Hulot. A quel moment dit-on : STOP. Surtout quand il y a des enfants,.... 


              • C'est Nabum C’est Nabum 19 septembre 15:04
                @Mélusine ou la Robe de Saphir.

                L’amour aveugle indifféremment homme et femme

              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 19 septembre 15:15

                @C’est Nabum


                Alors, ce n’est pas de l’amour. Juste un alcool qui vous enivre. L’amour véritable, c’est quand on aime l’autre dans sa vérité,... Personne n’étant parfait. Heureusement. C’est bien la thématique du fameux jugement de Salomon. Quelle est la femme qui est véritablement capable d’amour maternel ? 

              • velosolex velosolex 23 septembre 11:14

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                La première baffe qu’elle prend elle lui pardonna bien vite. 

                Il avait bu,il n’était pas dans son état normal. Justement parce qu’il y avait des enfants, la drôle de paix continua quand elle encaissa un coup de poing sous un prétexte futile. 
                Peut être après tout n’y était elle pas tout à fait pour rien, pensa t’elle. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu’il avait « un bon fond » comme on dit. 
                Dans les relations qui s’esquintent, c’est comme face à une maladie grave, on interprète moderato les mauvais signes, on tergiverse, on refuse de voir le médecin. 
                Rien que très humain, de très lâche, disons de pas très courageux. Car on n’a pas envie de donner du mot lâche aux victimes. 
                Les voisins, les amis n’osent rien dire, s’éloignent peu à peu. 
                Après avoir tenu son ménage de façon obsessionnel, elle laissait tout aller. 

              • JL JL 23 septembre 11:30

                @velosolex

                 
                 votre commentaire résonne comme un écho à ce court article intitulé « Pied aux fesses » signé Christophe André, lu hier dans Psychologie Magazine de ce mois,

              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 11:33

                @velosolex


                Le mot juste : lâche......... Mais Michelle Martin, femme de Dutroux, n’était pas seulement lâche, mais pire : dans le déni le clivage et peut-être même complice....L’amour est toujours aveugle. Mais parfois, il nous arrive d’aimer, d’être amoureux et quand on ouvre les yeux, à part quelques défauts qui d’ailleurs participent à l’amour (on aime souvent une personne plus pour ses défauts que ses qualités), on se rend compte, qu’on ne s’est pas trompé. C’est alors que cela devient vraiment : troublant,.... 

              • velosolex velosolex 23 septembre 12:10

                @JL
                J’aime bien écouter aussi « les pieds sur terre », sur France culture, que vous connaissez peut être. Du bon et du moins bon, Parfois des récits frisant le fantastique, ou vous en disant beaucoup sur notre temps, certaines régions, sur fond de social. Ou la justice....Des centaines de témoignages qu’on peut réécouter, par thèmes, et certainement que le couple est un sujet on ne plus riche, au delà de la vieille photo de mariage, que les héritiers balanceront un jour dans la benne

                Les Pieds sur terre : podcast et réécoute sur France Culture

                 Un vrai kaléidoscope. Les après midi de france culture sont un régal, intelligence....Entre « entendez vous l’écho », qui donne souvent la paroles aux exclus, et aux économiste atypiques, et un siècle d’écrivains, où comme la semaine dernière, il y a eut trois RDV sur Orwell, on se sent plus intelligence social, sur france cul, radio souvent boudée, car jugée intellectuelle, à tort, car elle ne méprise pas ses auditeurs. , 

              • velosolex velosolex 23 septembre 12:28

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                Les faits divers sont au delà parfois du romanesque, si l’on peut dire ainsi. Le crime à deux se potentialise, et atteint parfois des sommets d’horreur, qui n’auraient pas été envisagé par un seul des protagonistes. On le sait déjà dans les guerres, dans les viols collectifs. « De sang froid » de Truman Capote reste un excellent document sur la genèse du crime, tout comme un autre moins connu, « Outside Valentine », de Lizza Ward, qui est une nièce d’une des victimes de ce couple d’ados pathologiques, unis dans l’image d’un miroir cassé et déformant. Founiret et Dutroux, pour le peu que j’en connaisse me semblent être des pervers paranoïaques, ayant peut être étendu leur influence pathogène sur leur femme, soumise et fascinée par leurs maîtres à penser et à agir, dans une relation sado masochiste. J’avais lu il y a quelques années un roman qui a été un sucés dans les années 30, car il démolissait les clichés de domination. 

                Clara et les mots : Ludwig Lewisohn - Le Destin de Mr Crump

              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 23 septembre 12:44

                @velosolex


                Je vous invite à lire Luc bossi Manhattan Freud. Philippe Vergnes aurait apprécié.... Tout est toujours dans le degré de lucidité que l’individu est capable d’accepter : sur lui-même et autrui. On peut faire des reproches à Freud, mais certainement pas son manque de lucidité.

              • bibou1324 bibou1324 19 septembre 15:21

                J’ai des sentiments mitigés par rapport à ce récit :


                • A part faire larmoyer les gens et les apitoyer sur le sort d’une femme, cet article est utile en quoi ? Vous crachez sur le gouvernement, OK, et selon vous il faudrait faire quoi ? Quelles sont les solutions que vous proposez pour vaincre la misère et la dépression ? Changer de modèle social ? J’espère que vous vous rendez compte qu’ici l’argent n’est pas le sujet central, que les aides ne sont pas une solution crédible.
                • Pourquoi aurais-je plus de compassion pour cette inconnue que pour une fille anonyme du tiers monde prostituée accro à la colle depuis son enfance qui se voit ensuite obligée de se mutiler pour faire plus pitié sur les trottoirs ? Oui, la misère existe dans ce monde, pourquoi votre femme (qui est dans un environnement où les droits sociaux sont incommensurables) qui s’en sort plutôt bien, devrait me provoquer plus d’émotions ?
                • Comment peut-on être assez stupide pour ne pas couvrir ses arrières ? Cette femme n’a pas d’amis, d’oncle, tante, parents, pouvant l’héberger ? J’ai au moins 5 personnes prêtes à m’héberger et me nourrir à vie sans contrepartie. Et pourtant je suis introverti et solitaire. Et jamais je n’aurais l’idée de blâmer l’état ou de lui demander quoi que ce soit si je me retrouve à la rue : c’est à chacun de gérer ses plans de repli en cas de catastrophe.
                • Je trouve que plus il y a de « filets » sociaux, plus les gens deviennent abrutis en pensent que tout leur est dû. Moins ils pensent, moins ils sont débrouillards.
                • Le tout est très bien écrit, c’est un bel article sur la forme. Même si je ne comprend pas son but.

                • C'est Nabum C’est Nabum 19 septembre 15:54
                  @bibou1324

                  Il est facile de faire la morale quand on a des relations, une famille proche, des biens

                  ce cas évoqué est réel
                  cette femme, française si ça peut vous rassurer, a passé 20 ans dans les DOM TOM et à son retour elle s’est trouvé coupée des siens avec ce problème

                  Elle est peut-être stupide puisque vous l’affirmez de haut de votre grandeur d’âme, elle st surtout malheureuse et victime, ce dont vous n’avez rien à faire

                  dois-je en plus vous saluer ?

                • bébert 19 septembre 20:22

                  @bibou1324
                  Toi t’as du caca dans la tête , tu sais pas ce que c’est d’avoir une famille à charge alors fermes là à tout jamais . Par contre si cette femme débarquait de Lybie ou de Syrie on lui aurait déroulé le tapis rouge . Et les impôts que l’on paie servent à aider ceux dans le besoin , pas à acheter de la vaisselle à 50.000 boules pour ce merdeux de Macron . Quand les salopards qui nous gouvernent auront scraffé tout le système social et que tu seras malade tu reviendras nous donner tes états d’âmes.

                  Merci Nabum pour ce récit qui dénote l’état de notre société , et de la mentalité de nos élus.


                • foufouille foufouille 19 septembre 20:26

                  @bibou1324

                  "Comment peut-on être assez stupide pour ne pas couvrir ses arrières ? Cette femme n’a pas d’amis, d’oncle, tante, parents, pouvant l’héberger ? J’ai au moins 5 personnes prêtes à m’héberger et me nourrir à vie sans contrepartie. Et pourtant je suis introverti et solitaire."
                  tu es vraiment une merde de mytho et PN.


                • Désintox JPB73 19 septembre 21:12
                  @bébert
                  Hors sujet !

                  Comme d’hab, les racistes se saisissent de n’importe quel sujet pour déverser leur venin dans les forums. Les mêmes idées toutes faites reviennent en boucle !

                  Voici un article utile, humaniste et bien écrit. Il se retrouve quand même « pollué ».

                • bébert 19 septembre 23:08

                  @JPB73
                  Ou t’as vu le racisme duchnock ???


                • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 19 septembre 23:15
                  @JPB73

                  « ...Comme d’hab, les racistes se saisissent de n’importe quel sujet... »

                  C’est du racisme de considérer qu’il est anormal que des réfugiés ou pseudo-réfugiés soient pris en charge avec l’argent des contribuables, alors que des Français sont à la rue ?

                  Vous vous rendez compte qu’il y a des millions de Français qui pensent comme ça ?

                  Bizarre...

                • Garibaldi2 20 septembre 08:53
                  @bébert


                  Ca c’est du ’’racisme’’ : ’’Par contre si cette femme débarquait de Lybie ou de Syrie on lui aurait déroulé le tapis rouge’’.

                  Où avez-vous vu qu’on déroule le tapis rouge aux migrants, qu’ils soient migrants politique ou migrants économique ?

                  A l’entrée des tentes sous le périph parisien il y a un tapis rouge avec un voiturier comme au Crillon ?

                • Garibaldi2 20 septembre 09:01
                  @Cateaufoncel3

                  Moi je paye des impôts et je ne trouve pas anormal que mon argent serve aussi pour aider des réfugiés.

                  Et ne me sortez pas la phrase habituelle du genre ; ’’vous n’avez qu’à les accueillir chez vous’’, car d’une part vous n’en savez rien, et d’autre part il y a fort à parier que vous n’avez jamais accueilli chez vous une femme française et ses enfants que l’on vient de jeter à la rue.


                • JBL1960 JBL1960 20 septembre 09:11
                  @bibou1324 Vous écrivez = plus il y a de « filets » sociaux, plus les gens deviennent abrutis en pensent que tout leur est dû. Moins ils pensent, moins ils sont débrouillards.

                  Sauf que là, on est dans l’urgence de la survie. Une petite descente aux enfers peut arriver, à toutes et à tous, très vite et sans prévenir, et à tous âges et famille, amis disparaissent le temps de se retourner de peur que vous leur tapiez de la tune, tout simplement... ICI ;

                  Qui s’est retrouvé un jour à percevoir le RSA, ayant soit épuisé ses droits au chômages, quand on en a, bien sûr, ne pouvant pas prétendre à l’ASS, sait bien de quoi il est question…
                  J’ai dans ce billet Ah ça c’est Klur ! raconté brièvement notre vécu car une descente aux enfers peut arriver très vite et à n’importe qui ; Monsieur pour ses 50 ans, plus de boulot ; Fin de droits au chômage ; ASS (c’est à dire à peine 2500 Francs/380 € pour 4) ; Contrat Emploi Solidarité vraiment pour bouffer ; Bim une petite tumeur cancéreuse à soigner ; Contrat Emploi Solidarité obtenu à l’arraché par Mme le temps que M. se soigne (alors à l’arraché car il fut une époque ou les C.E.S. étaient réservés aux femmes des notables comme argent de poche, et pour les gueuses, comme moi, il fallait argumenter auprès de l’ANPE de ses motivations pour entrer en C.E.S.). Revenus trop faibles ; Restos du cœur, Vestiaires de la Croix-Rouge, demandes de bons alimentaires au C.C.A.S. de la commune ; Bim plus de carte bleu ; Tout payer en liquide et pas si facile ; Se chauffer ou bouffer ; Récupérer l’eau du bain des enfants… Chialer dans son coin, de rage, de honte, de dégout de soi ; Se battre malgré tout histoire de dire qu’on va pas se supprimer tout de suite, mais y penser quand même… Remonter la pente, mais sans consumérisme à tout crin et c’est tant mieux, juste pour se rappeler tout le temps combien il est si facile de replonger ; Petits boulots ; Tentative de création d’une SARL de famille avec le I de RMI ; Mais c’était FouPouDav avec un banquier semblable à celui de Poolvorde dans Podium ; Bim ; Cessation d’activité ; Plus de carte bleu ; Petits boulots pour Mme ; M. étant trop vieux, sans dents suite à la petite tumeur cancéreuse : Retraite M. ; Petite retraite + petite complémentaire ; Faut pas rêver non plus = 1650 € (1730€ en 06/2018) ; Petits boulots pour Mme qui approche les 50 ans et bim ; Trop vieille la vieille… Pas assez travaillée pour avoir une retraite ; Droit à rien, ni chômage, ni RMI, ni aide à la mutuelle « Ah bah, votre mari est trop riche ! » – Les dents qui tombent comme à Gravelotte et tout qui regarde par terre… Une année avec mutuelle payée par M. pour s’occuper de son glaucome, de dents à arracher (c’est pour être en osmose avec mon sans dents de mari) et d’autres pathologies finalement pas trop graves mais qui ne vont pas en s’arrangeant ; Récupération d’une CB mais plus jamais d’autorisation de découvert ; Vivre avec ce qu’on a par mois et pas plus ! Et finalement y arriver ; Mme finie par s’éveiller complètement et… Ben c’est vachement bien ; Pas plus d’argent, non, juste une autre façon de voir les choses. Mais bon, propriétaire de rien donc ; Plus facile à intégrer ; Si si !
                  Car depuis, approchant la soixantaine, mon vieux mari ayant passer lui les 70 ans, toujours sans les dents. (Et un infarctus du myocarde à son actif en plus depuis le 13/07 !) En plus de n’avoir plus jamais retravaillé depuis 2010, et ne percevant toujours RIEN, je suis atteinte d’une pathologie dégénérative (nan, pas du cerveau) arthrosique principalement aux genoux et aux mains. Et j’ai été contrainte de déposer un dossier MDPH pour une AAH, puisque je suis obligée de déménager pour un plain-pied. J’ai fait une demande à la CAF pour une allocation logement, elle m’a expliquée comment m’en passer… Mais on peut compter sur LREM qui vient de donner de l’ÉLAN aux Handicapés ; OU PAS ! Et donc, pas de bras, pas de Toit ! VIDÉO Guillaume Meurice.

                  Voilà pourquoi maintenant, électeur, si tu l’oses, vote encore ! Ou dit STOP ! Et voilà qui prouve tout le contraire de votre assertion, sur plus il y a de filets sociaux, plus les gens deviennent abrutis en pensant que tout leur est dû. Car passé la sidération réelle de se retrouver dans une situation similaire pour X raisons, on a toujours le choix et le temps bien souvent de réfléchir et trouver des solutions et ressources en soi pour changer l’histoire de l’humanité grâce à un gros onc alcoolo qui s’est mis à penser avec sa teub, lui !

                • foufouille foufouille 20 septembre 09:37

                  @JBL1960

                  ce n’est pas la peine monologuer avec ce malade qui te donne des prix datant de 20 ans et qui n’aurait pas augmentés.


                • foufouille foufouille 20 septembre 09:39

                  @Garibaldi2

                  donc tu trouves normal que tes bourgeois migrants économiques bénéficient de logements meublés neufs pour certains et prioritaires aux français surtout sdf.


                • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 20 septembre 09:49

                  @Garibaldi2
                  "

                  "Moi je paye des impôts et je ne trouve pas anormal que mon argent serve aussi pour aider des réfugiés."

                   

                  ...au détriment de Français nécessiteux, on est bien d’accord ? Parce qu’autrement, notre échange sort de son contexte et n’a plus de sens.

                   

                  "Et ne me sortez pas la phrase habituelle du genre ; ’’vous n’avez qu’à les accueillir chez vous’’..."

                   

                  Ce n’est pas du tout mon style. Ce genre d’arguments, je le réserve au people en tous genres, plus ou moins millionnaires, qui viennent s’étrangler d’indignation sur les plateaux de télévision.

                   


                • Garibaldi2 20 septembre 11:02
                  @foufouille

                  L’éternelle rengaine des migrants prioritaires sur les sdf de souche. C’est pipeau.

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