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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > De Lacombe Lucien à Mohamed Merah

De Lacombe Lucien à Mohamed Merah

 L’histoire de Mohamed Merah, cherchant à entrer dans la légion, avant de se perdre et d’assassiner sept personnes après avoir rejoint des centres de recrutement djihadiste, en Afghanistan et au Pakistan nous rappelle étrangement un film de Louis Malle, réalisé d’après un scénario de Modiano, se passant pendant les années noires de l’occupation.

 Autre époque, autre lieu, autre histoire, mais pas si différente que ça pour ce qui est des hommes.

 Lacombe Lucien raconte la dérive d’un jeune homme en mal d’engagement, cherchant à rentrer dans la résistance. Se voyant opposé un refus, il rentrera dans la milice.

 Voilà dressé en quelques grands traits grossiers la trame psychologique de ce drame.

 Si le mythe est un récit qui se veut représentatif et explicatif d’une pratique sociale, alors « Lacombe Lucien » est un bien un récit mythique, universel, catharsis de sens et d’interrogation.

 Cette histoire éternelle nous montre comment à certains moments de crises, par le jeu des hasard et des rencontres, de jeunes hommes influençables peuvent franchir un seuil de non retour, jusqu’à les pousser dans une fuite en avant fanatique et meurtrière.

 Bien sûr cela ce fera souvent par degrés d’incorporation et de manipulation successifs, sans parler de l’abandon des acteurs à leurs nouveaux maîtres.

Résumé du film :

 Lucien Lacombe mène une vie tristement médiocre. Il fait des ménages dans un hospice. Il tente bien de rejoindre le maquis, mais se voit opposé un refus par l’instituteur qui le dirige. Il va alors donné le nom de celui ci aux miliciens, alliés des allemands. Le voilà maintenant avec un rôle, une arme, et il va jouir du pouvoir qui lui est conféré. C’est un exécutant zélé, fier de se voir accorder une importance, et qu’on lui demande des choses. La grande habileté du réalisateur consiste à montrer comment par glissements successifs, de taches anodines à d’autres de moins en moins équivoques, Lucien devient de façon non réfléchi, le petit soldat endoctriné d’une idéologie d’oppression qu’on pourrait nommer l'horreur « normalisée »

 En 1954, Louis Malle fait la rencontre de Pierre-Antoine Cousteau, le frère du célèbre commandant : Il est frappé par le discours doctrinaire et monstrueux de cet ancien collabo finalement libéré de prison. Plus tard, au cours d’un reportage en Algérie, il approche un jeune aspirant, plutôt timide et gentil. Pourtant il se rend rapidement compte que celui-ci est officier de renseignements, et chargé des tortures. Là encore, il se trouve confronté à un discours d’autojustification qu’il juge délirant et effrayant. 

 Encore plus tard, en 71, il aura le projet d’un film, exploitant cette idée de banalité du mal, lié au hasard des rencontres, et de la jeunesse d’acteurs influençables, par la connaissance de l’affaire des halcones, au Mexique. Les halcones étaient des jeunes gens souvent perdus et misérables que la police utilisait pour renverser les manifestations d'étudiants. Ces miliciens payés agissaient avec un zèle consternant. Malle a finalement dû abandonner son projet, mais, rentré en France en 1972, il transpose celui-ci sous l'Occupation, dans le Lot, où il possédait une maison.

 A travers plusieurs séquences, Louis Malle nous montre le contexte psychologique et social : Lucien est jeune, bourré de complexes, il fait croire qu’il est étudiant, puis devient violent quand le mensonge est patent : la jouissance violente du pouvoir est la seule solution que Lucien trouve face à ses frustrations. Plus tard, il tue un oiseau pour oublier un temps son travail d'homme de peine à l'hospice, ou encore, il massacre des lapins tout aussi gratuitement, à la moindre contrariété. Le père est absent, et manifestement, le jeune homme cherche un substitut, à travers d’abord le personnage de l’instituteur.

 Simple petite frappe, le hasard des rencontres d’abord, puis le jeu des événements porte au pire ce personnage sans consistance. Une arme en bandoulière, et voilà que sa jouissance va s’en trouver exacerbée. Le film ne permet jamais d'enlever à Lucien la responsabilité de ses actes. La bêtise et la cruauté du personnage souligne ses traits pervers, jusqu’au boutisme. Il n’a aucun d’état d’ame, et descend les hommes aussi facilement que les lapins du début de l’histoire : L’auteur donnant à travers ce petit fait tout de même l’idée d’une certaine prédisposition au mal, ou en tout cas, une fascination à infliger la souffrance. Une fois lancé, il reste entier, et refuse obstinément tout « rachat » et il s'obstine dans le sadisme malgré la proposition d’un résistant arrêté.

 C’est l’homme type dont nous parle Anna Arendt, quand elle nous parlait de la banalité du mal, après avoir vu le procès Eichman, ce tortionnaire nazi jugé par les israéliens au début des années soixante.

 Des gens tristement et abominablement ordinaires, sans doute il y en a des tas dans chaque guerre. Certains seront simplement plus zélés que d’autres, tant ce genre d’événement et d’embrigadement centrifuge les passions, les faiblesses, dans des cocktails qui peuvent s’avérer hallucinants d’engagement inconditionnel et de férocité.

 Cette jihad hallucinée dans laquelle s’est lancé Mohamed, endoctriné après ses passages en Afghanistan et au Pakistan, il l’a sans aucune doute vécu comme une guerre, et lui même s’est hissé naturellement au rang de combattant. Dès lors, que le cocktail est préparé dans le tube à essai, il produit d’une époque à l’autre les même résultats.

 Je n’épiloguerais pas longtemps sur la façon dont ce jeune homme sans travail, au père absent, sortant de prison, a pu prendre pour argent comptant les divagations de quelques intégristes auquel il s’est converti, en échange d’une arme, d’un entraînement, d’une foi caricaturée, recette primaire à sa vie, et d’un sens vers lesquels il allait pouvoir orienter ses pulsions les plus morbides, croyant pouvoir s’exonérer des lois humaines les plus sacrées, tuer sauvagement des innocents, qui plus est, des enfants.

 De tous temps, ces gens ont su exploiter le potentiel et les difficultés existants en pré disposition à cet âge de tous les dangers. Quand il s’agit de faille béante, le travail est d’autant plus facile. 

 Les jeunes gens font les têtes brûlées les plus faciles. Les gamins fanatisés de quatorze ans envoyés sur le front par Hitler, dans les derniers jours du troisième reich, se battirent souvent jusqu’à la mort, inconscients des enjeux, de la manipulation, et du détournement de leurs enthousiasme et de leur force vive.

 Plus d’un homme, sans aller jusqu’à ces dérives sanglantes ultimes, se souvient parfois en frissonnant, alors qu’il a pris des années, que lui aussi a bien failli faire des « bêtises » et mal tourner… Chez Georges Simenon, ce traumatisme d’avoir échappé de peu au pire, après qu’il ait flirté avec des gens « peu recommandables », lui fournira au fil des années, matière à développement romanesque .. ( Pedigree, les trois crimes de mes amis, le pendu de saint Pholien……)

 Heureusement, le pire n’est jamais sûr, en tout cas pas jusqu’à ce scénario effrayant, inédit.

 Le parallèle entre ces deux affaires et d’autres a d’ailleurs ses limites, liées aux temps et aux époques, mais on peut voir malgré tout bien des convergences.

 Bien des jeunes s’ils font des mauvaises rencontres, en font aussi d’étayantes. Sans nier leur responsabilité dans les événements où ils font corps, la société a tout autant intérêt à se substituer à ces bons référents, ou résilients, au cas où ils manqueraient, et permettre à chacun d’entrevoir un espoir de solidarité, de fraternité, et d’égalité, idéaux républicains qui commencent un peu à sonner creux.

 Ceci dit sans aucun angélisme. Bien au contraire. Je parle en réaliste.

 Car se évidemment ce genre d'événement ne peut rencontrer d'ambiguité d'opinion au niveau du rejet des valeurs barbares et du crime, en même temps que la condamnation de tous ceux qui ont influencé son auteur ; on ne peut le mettre à l'écart d'une tentative de compréhension.

 Et ainsi de déminage de cette bombe.

 Car la misère sociale, la tribalisation, le déclassement, et le manque de projection font le terreau de tous les fanatismes


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151 réactions à cet article    


  • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 08:49

    J’aime bien cette approche de l’affaire,

    les actes de cet homme Merah sont indéniablement insupportabes et condamnables, mais un c’est un homme et ces actes doivent nous pousser à nous questionner sur ce qui pousse à cette radicalité dans l’insensibilité, il ne suffit pas de dire que c’est un monstre (pour se protéger de ce qui existe en nous d’assez effroyable, c’est aussi un miroir de nous) ou de dire c’est la faute d’une idéologie, qu’est ce qui laisse des personne céder à l’idéologie extrêmiste et de passer à l’acte en s’attaquant à ses semblable.

    merci pour l’article,


    • ffi ffi 23 mars 2012 11:37

      Depuis le XIIème siècle, par Saint Thomas d’Aquin (les péchés capitaux), l’on sait que le crime est l’aboutissement d’un processus pervers. Ce n’est donc pas le résultat d’une nature (monstrueuse), ni d’une idéologie. Morice, dans son article d’hier, rapporte un témoignage très pertinent :

      "Il a conduit mon fils à son domicile, là où il est encore retranché. Dans son appartement, il y avait un immense Coran dans son salon et plusieurs grands sabres accrochés au mur. Il en a décroché un, puis lui a imposé de regarder des vidéos d’Al Qaïda.« Les scènes sont  »insoutenables". Des femmes exécutées d’une balle dans la tête, et des hommes égorgés."

      Manifestement, ce Merah se gavait de vidéo de meurtres. Toute personne normale aurait de la compassion pour les victimes. Mais lui s’était accoutumé à trouver cela normal, d’où sa déshumanisation permettant son passage à l’acte.

      Il se mettait en condition pour agir sans pitié.

      Nous voyons bien qu’il ne s’agit pas simplement de quelqu’un qui soutient quelques idées douteuses, ni quelqu’un monstrueux par nature. Rien qu’avoir l’idée de montrer des vidéos de décapitation à un voisin montre qu’il n’avait déjà plus les idées claires.

      Merah a agit sous le coup d’un conditionnement à l’ultra-violence, préparé par un endoctrinement.

      Ce n’est pas un film, c’est la réalité. Il existe des sectes salafistes de préparation au combat par l’endoctrinement, c’est un fait.


    • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 14:20

      FFi

      Effectivement, on peut se demander ce que a quoi on l’a confronté en Afghanistan ? Cette insensibilité à donner la mort, et à se gargariser d’images d’éxécution semblent illustrer la persistance d’un traumatisme psychologique, sans doute lié à un programme d’entrainement, de désensibilisation à nos valeurs humanistes, et même tout simplement je crois à un fond conceptuel universel.

       Le « Tu ne tueras pas », et quelques autres interdits, que l’on peut trouver d’ailleurs comme fondement dans la plupart des religions, autant d’ailleurs que les notions de bien de de mal existent sans doute déjà en nous à l’état latent.
      Dernièrement, des scientifiques ont réussi à montrer que ces notions existent même chez les animaux, se révoltant en cours d’expériences, quand les gratifications accordées aux animaux méritants sont distribuées aux moins méritants.....

      Pour désensibiliser un homme à ces notions fondamentales, la guerre a un effet incomparable ! Les exemples de braves gars devenus des monstres au retour d’un conflit sont légions. Je me souviens moi-même de mon incompréhension quand, petit enfant, j’ai vu revenir mon gentil voisin d’Algérie
      Il avait 20 ans, c’était fils de l’épicier du village. Il m’emmenait auparavant sur son scooter triporteur faire les livraisons, ou me confectionnait des scoubidous savants.
      Au retour de la guerre, Il n’avait plus rien à voir avec ce qu’il était auparavant, et était devenu sombre. Plus tard il a violé une fille, puis s’est pendu.

      Ce qui s’est passé là bas est sans doute fondamental pour comprendre la genèse des crimes.
       


    • Traroth Traroth 23 mars 2012 15:53

      @FRIDA :
      « c’est un homme » : Votre remarque me fait penser aux réactions lors de la sortie du film « La chute » (« Der Untergang »), sur les derniers jours d’Hitler. Beaucoup avait reproché à l’auteur de présenter Hitler sous un jour trop humain, et je me suis dit en entendant ces réactions n’avaient rien compris à ce qui s’était passé ! J’avoue que j’ai trouvé ça assez désespérant. Tout peut recommencer...

      C’est justement le fait que les nazis et Hitler soient des humains qui rend leurs crimes aussi abominables et qui doit tous nous servir d’avertissement. Placés dans les « bonnes » circonstances, nous avons tous un monstre en nous. Si Hitler avait été un extraterrestre ou le diable, l’horreur de l’acte serait le même, mais il n’y aurait rien à comprendre, et on pourrait se dire que ça ne peut pas nous arriver.


    • lagabe 23 mars 2012 18:42

      vous en oubliez presque toute la violence qu’on appelle légale
      - massacre pas les troupes américaines en Afghanistan , en Irak , au Viet Nam
      - le comportement d’Isrâel vis vis des palestiniens
      j’arrête ma liste la


    • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 20:27

      Traroth

      Vous mettez le doigt de façon très pertinente sur le fond de ma pensée
      Ceux qui pensent que cet article cherche à déresponsabiliser le responsable de cette série de crimes abominables et gratuits n’ont rien compris.

      Pour traiter le mal, et tenter de le comprendre, c’est à dire de lutter contre lui : ( c’est ça le nœud du problème, certains croient-ils naïvement que comprendre signifier approuver ?....)on peut faire comme les américains, à la façon Hollywood, transformant ce genre d’affaire en un prétexte pour les cow-boys, à sortir leur pistolet.

      Ou alors faire comme Fritz Lang, ce grand cinéaste Allemand, qui toute sa vie traita de cette notion, de la lutte du mal contre le bien.
      Bien sur , « M. le maudit, » qui devait s’appeler au début « les assassins sont parmi nous » fait moins de bruit en décibels que les films de stalone ou de swartzy, et ne transforme pas les méchants en écumoire, mais fait que soixante dix ans après sa sortie, ce film reste une référence.
       De même que l’œuvre de ce cinéaste génial, marqué à jamais par les nazis, et qui montre dans ces scénarios que le courage et la mobilisation sont les meilleurs instruments pour lutter contre le mal.

      Si j’ai parlé d’Annah Arendt plus bas, lors du procès Eichman, et de cette notion de « banalité du mal », je ne partage pas pour autant son point de vue, et pense, à l’opposé, que le bien est tout aussi banal, mais fait moins de bruit.
      il est le fruit de la liberté des hommes, et permet à certains qui ne se mettent pas en file indienne, petit soldat prêt à adhérer à la première cause honteuse, qui leur donnera un petit rôle et un gros fusil.
      Pourtant, ces gens de bien, qui ne cherchent pas à se mettre en avant, ont plus d’une fois à différentes sociétés à échapper au pire, par le bais de citoyens courageux et engagés, comme ceux en France, et ailleurs, qui permirent le sauvetage de nombreux juifs.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mars 2012 23:17

      @ Bakerstreet.


      Article que je trouve brillant... et nécessaire. On cherche des explications aux dérives au palier des causes qui les engendrent, alors que c’est l’individu lui-meme, en quête de sens à tout prix, qui en est la source immédiate, façonné (déformé) par une société où l’abondance a apporté plus d’injustice... et une fatale désillusion. 


      Il faut extrapoler à TOUT terrorisme. Il faut aussi prendre conscience de la perversité encore bien plus grande de ceux qui l’instrumentent.


      Pierre JC Allard


       

    • ffi ffi 23 mars 2012 23:47

      @bakerstreet,
      Utiliser les concepts modernes de la psychologie, c’est se condamner à ne rien comprendre... Reprend la théorie des péchés capitaux.

      Les hommes peuvent prendre goûts aux plaisirs « interdits », ce qui leur procurent une addiction. Quand tu as tué souvent, quand tu as violé souvent, après, je suppose que ça te manque. C’est une question d’adrénaline. D’où les tueurs en série.

      Ce n’est pas une question de choc traumatique, mais une question de personnalité accoutumée à aimer l’acte délictueux. Et la cure de désintoxication est longue et douloureuse, parce que le souvenir du plaisir éprouvé est durable, malgré la mauvaise conscience ressentie de s’y être adonné. La solution du suicide, effectivement, peut sembler la meilleure, tant l’âme met du temps à se réorganiser en vue du bien (et à se pardonner, puisque, par l’orgueil blessé, elle tentera de se justifier du bien-fondé de ces actes mauvais, ce qui pousse à la récidive)

      Mais le mieux est de posséder les connaissances morales pour comprendre la dynamique qui peut mener du vice le plus bénin, selon les circonstances, aux pires barbaries, par simple esclavage au plaisir. Ainsi, l’on peut au moins prévenir en soi la venue de perversions durablement enracinées. Toute cette dynamique a été très bien décryptée par le christianisme, dès le 12ème siècle, et des remèdes moraux ont été mis au point.

      L’arbre tombe toujours du coté où il penche.


    • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 23:57

      Merci pierre pour ce lien, que je trouve on ne peut plus pertinent !


    • izem 24 mars 2012 05:04

      La question qu’il faut se poser est :
      Est ce qu’on voulait attraper le suspect ?
      Si c’est oui, alors c’était très simple de le faire. Il suffisait de ne pas ébruiter l’affaire et de l’attraper lorsqu’il ira acheter une baguette ou quoi manger.

      Or ce n’est pas ce que les services de sécurité ont fait. C’est soit de l’incompétence, soit c’est qu’on a poursuivi un autre objectif.


    • lagabe 24 mars 2012 09:09

      vous oubliez quelque chose de très important, quand on regarde sur une année ce qui fait le plus de morts
      1> avec 1 milliards de $ on pourrait sauver 1 millions de personnes , en clair par des choses simples on pourrait éviter beaucoup de morts et pour rien du tout (diphtérie , tétanos etc )
      2> les guerres
      3> le terrorisme loin derrière

      et il existe un terme qui est connu ds diverses sociétés , amok , http://www.mediadico.com/dictionnaire/definition/amok/1 , personne n’est arrivé a à l’expliquer sauf que certains individus arrivent pas à supporter la pression d’une société

      et je vous conseille de regarder La haine http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Haine qui explique comment la société génère des gens avec cette violence


    • bakerstreet bakerstreet 24 mars 2012 12:22

      FFi

      Je vous rejoint totalement.

      Otto Dix était un peintre allemand qui faisait partie des dégénérés, et dont la grande majorité des oeuvres ont été brûlés en place publique par les nazis.
      C’est un peintre figuratif, très doué, et assez fascinant, (apparenté à un artiste comme Bruegel), si l’on parvient à se débarrasser de ce malaise qui nous atteint indubitablement en regardant ces toiles.
      Puis vient un nouveau malaise, quand on s’aperçoit que l’on prend un certain plaisir, du moins une fascination, à détailler ces oeuvres
      C’est tout l’art d’Otto Dix, pour nous faire passer de l’autre coté du miroir : Il nous prend par la main pour un petit tour en enfer, sur un air de flon-flon !
      Prostitués vieillies et égrillardes et fardés, montés sur les genoux de mutilés de guerre....Culs de jattes, gueules cassés, amputés en uniforme faisant la manche, scène de front avec soldats portant boyaux à l’air, quand ceux ci ne sont pas accrochés aux branches d’arbres.

      Et pourtant, miracle, Otto Dix n’est pas un peintre obscène. il nous parle de la souffrance du monde, et de quelque chose de plus, de la persistance du mal, et même de la complaisance à s’en repaître.

      Il fera scandale en parlant d’une façon objective et qu’on jugera scandaleuse de la condition du soldat, et de sa psychologie : De la jouissance de tuer, d’enfoncer une baïonnette dans un corps. Chose inadmissible à entendre, mais propre à illustrer l’addiction à la violence et à la mort.

      Il savait apparemment de quoi il parlait, puisqu’il fit la guerre de 14-18 ; avant de repartir au front pendant la seconde...Quoique sans aucune passion, très désabusé, mais pas dupe de ce qui se jouait.

      Otto Dix n’avait rien d’un nazi, bien au contraire, puisque pourchassé, condamné, menacé de camp d’internement. 

      Il n’aura de cesse de faire parler son expérience dérangeante à travers sa peinture, incapable de se débarrasser des images qui le hantaient et dont il tentaient en les peignant de se soulager, et de montrer la partie noire de l’humanité.

      De la guerre, de la violence, de ce qu’elle réveille ou enclenche chez les hommes.

      Ainsi, on le sait, les conséquences d’une guerre perdurent longtemps après l’armistice. Il n’y a pas que les bombes enfouies et oubliées qui explosent cinquante ans après.


    • René de Sescendres René de Sescendres 25 mars 2012 11:04

      Pendant combien de temps va-t-on encore avoir droit à voir ces croix gammées et ces reportages sur les déportations dans les médias ? Ça entretien ce climat de haine et ça entretient les groupuscules nazis. N’est-il pas temps de tourner la page 70 ans après ?


    • JL JL1 23 mars 2012 09:17

      Je citerai bien volontiers cette phrase de Goya :  »Le sommeil de la raison engendre des monstres">La domination des marchés c’est effectivement le règne de la déraison et de la non-pensée libérale.


      • ffi ffi 23 mars 2012 11:45

        Cela dit, entre la non-pensée libérale et se passer en boucle des vidéos d’égorgement, il y a un pas (que certains l’on aidé à franchir).


      • Fergus Fergus 23 mars 2012 09:50

        Bonjour, Bakerstrreet.

        Lacombe Lucien, c’est très exactement le rapprochement que nous avons fait, mon épouse et moi, en apprenant comment il avait été refusé à la Légion étrangère. Ou comment un jeune homme influençable et en mal d’engagement peut basculer d’un camp à l’autre, basculer d’une vie banale à l’horreur absolue. Très bon article.


        • ffi ffi 23 mars 2012 11:42

          Cela dit, il faudrait connaître ses motivations pour entrer à la légion. Il est possible qu’il ait voulu la saboter de l’intérieur. Un comportement étrange pourrait expliquer le refus de son intégration...

          J’imagine l’armée voir un jeune qu’elle sait avoir été formé au Djihad en Afghanistan frapper à sa porte...


        • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 13:09

          Bonjour et merci Fergus de votre commentaire. Je crois que plus d’un a pensé à Lacombe Lucien en ces moments.
          Louis Malle avait trouvé en Patrick Modiano, un écrivain qui me fascine toujours, le scénariste parfait, lui dont l’œuvre est en grande partie tournée vers le destin de ces jeunes gens faibles et influençables, et qui voue d’ailleurs une certaine reconnaissance de style avec Simenon, pas seulement pour des raisons de style et d’atmosphère, tant sa propre histoire et celle de sa famille l’ont amené de façon resiliante vers la création.
          Cette histoire n’est pas littérature, c’est vrai, et malheureusement.
          Mais celle-ci permet de percevoir une universalité des comportements, à travers époques, civilisations et histoires.
          L’histoire et son enseignement, une autre façon de se défendre du passé, et de ne pas recommencer cent fois les mêmes scénarios, une explication de la manipulation fournie aux jeunes générations.


        • Fergus Fergus 23 mars 2012 16:08

          Bonjour, Ffi.

          Il semble qu’il ait été refusé pour fragilité mentale, à la suite sans doute de tests psychologiques.


        • ffi ffi 23 mars 2012 23:52

          Peut-être cette « fragilité psychologique » était-elle qu’il ne semblait guère fiable ?
          Je dis ça... ça me rassurerait qu’ils ne prennent pas n’importe qui dans l’armée...


        • Emmanuel Aguéra LeManu 24 mars 2012 11:35

          En tous cas, son action au sein de la Jihad prouve qu’il n’était pas si mauvais soldat, et donc que nos officiers recruteurs ne sont pas à la hauteur, ni du pouvoir d’un idéal sur un désespéré, ni du pouvoir du désespéré endoctriné.
          L’article aborde un point essentiel de l’épisode Merah, au delà des polémiques incroyables qu’elle suscite aussi à raison : Le No-Future de la jeunesse des cités et de la jeunesse en général, qui vide la vie de tout sens et remplit la tête de fantasmes qui ne sauraient remplacer des idéaux qu’on est bien forcé d’aller chercher ailleurs, comme Lucien Lacombe le fit.
          L’ailleurs, pour Mohamed, ç’aura été les séjours en prison où il a rencontré l’islam radical, en quoi il a trouvé une voie de secours.
          J’accuse les gouvernements de droite et leurs électeurs d’avoir, écœuré la jeunesse de Merah, d’avoir favorisé son endoctrinement, et de lui avoir fourni le prétexte d’agir en toute légitimité. Je lesq accuse d’avoir crée les condition de développement du terrorisme islamique et d’en entrenir l’existence.
          Je ne vais pas me répéter ad vitae-eternam, mais encore un fois, le terroriste des uns, c’est le héros des autres. Le petit Mohamed voulait devenir un héros : il a réussi, même si nous ne sommes pas du bon côté pour le voir.
          Très con, il aurait suffit que l’officier recruteur/orientateur soit moins con que requis, on aurait aussi facilement pu faire de Mohamed un héros dans l’autre sens, c’est à dire un traitre à l’isalm salafiste...

          C’est aussi limpide que la dichotomie éducation/répression. On vole une mobylette et on devient un fou d’Allah. L’épilogue en apothéose du choix facile pénitentiaire corrupteur face au choix éducatif, évidemment difficile, dans les cité, dans LA Cité.

          Si le mot citoyen veut encore dire quelque chose, bien sur.



        • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 09:53

          Bien sûr que le cheminement de ce type doit ressembler à ce schéma . 

          Il eût cependant mieux valu qu’ il tourne l’ arme dans l’ autre sens . 

          • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 10:00

            @Rocla

            Pas mal de gens ont retourné l’arme contre eux, ceux de Orange, la Poste, Renaud et bien d’autres anonymes ;

            cela arange bien les politiques, ainsi on ne questionne plus leur part responsabilité politique,

            mais n’en déduisez pas pour autant que je dédouane l’auteur de ses crimes dont il est l’unique et premier responsable.


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 10:15

            @Frida , 


            Dans TOUS les secteurs d’ activité des gens se suicident . D’ autres font face . 

            Pour en revenir au héros du jour tueur d’ enfants et d’ adultes ( ne pas oublier ) ce type aurait été suivi par au moins trois personnes . 
            L’ épisode de la Légion étrangère d’ où il s’ est barré de lui-même , montre un type incapable d’ affronter la vie . 

            Rejeter la faute sur celui-çi ou celui-là relève du syndrome du bouc émissaire alors que nous ne sommes pas dans un élevage caprin .



            • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 10:25

              @Rocla

              il n’est pas question de rejeter la responsabilité ou de la déplacer

              mais, ne pas questionner une probable responsabilité dans la surveillance d’un homme au profil dangereux, au déroulement de l’enquête après le 1er assassinat et après le 2e assassinat c’est laisser aux responsables politiques une gloire, (ils se félicitent d’avoir bien réussi son identification et d’avoir agis vite) non méritée

              il y a toutes sortes de profil, il y a bien sûr des gens qui encaissent, supportent et ne font pas de vagues, mais il y a également ceux qui protestent et foutent le bordel, il faut tenir compte de tout et ne pas dire que les premiers sont lâches ou gentils et les autres sont des monstres ou des héros

              il y a un grave problème social en France, les politiques ont encouragé les associations de toutes sortes au profit des institutions républicaines,

              je ne suis pas partisane ni du laxisme, mais je ne suis pas non plus paritsane d’une société qui fait primer l’argent sur le vivre ensemble et la solidarité.


            • JL JL1 23 mars 2012 10:26

              Il ne s’agit pas de rejeter la responsabilité des meurtres sur qui que ce soit : il s’agit d’établir la vérité.

              Mohamed Merah a-t-il été manipulé ? Et si oui, par qui ? Aurait-on pu empêcher la tuerie ?

              Pourquoi ne l’a-t-on pas pris vivant, c’était si facile. Sur ce point, je n’hésite pas à le dire :

              - ou bien Guéant est un incapable ;
              - ou bien il a délibérément œuvré à ce que Mohamed Merah, témoin principal de ces crimes monstrueux ne soit pas entendu par la justice.

              Car pour moi, avant d’être l’assassin - les gens qui l’accusent sont les mêmes que ceux qui ont inventé ou soutiennent la présomption d’innocence ! - il est le témoin clé de ces tueries.

              Avoir pris le risque de tuer - et avoir de fait, tué - un témoin clé d’un crime aussi abominable est une faute impardonnable. Et c’est là le véritable scandale.

              Guéant doit être démissionné sur le champ.


            • JL JL1 23 mars 2012 10:28

              Par ailleurs, j’ajoute que , plus nous serons nombreux à exiger le départ de Guéant, et plus nous serons prémunis contre une éventuelle nouvelle faute.

              A bons entendeurs, salut.


            • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 13:23

              Frida

              Bonjour, et merci de votre réaction.

              Tout à fait d’accord avec vous. Si je peux amener ma petite goutte d’eau pour juger des événements et tenter de préparer l’avenir, force est de reconnaitre que la colère ne sert à rien d’autre que de décharger sa peine et sa frustration. Passé cet instant, il faut sans complaisance tenter de l’analyser, car le charger du nom de monstrueux, c’est l’extirper du champ de la compréhension.
              Mohamed Merad n’est pas un ovni, c’est un produit multifactoriel de l’époque : Que s’est t’il passé pendant cette dizaine d’années où il est passé des playmobiles à la kalashnikov ?
              Sa responsabilité est bien sur entière sur ces événements monstrueux, mais on se plait à imaginer que sa vie aurait pu être autre, et par là, qu’il n’aurait pas fait ce carnage abominable, fuite en avant dans une époque où les extrémistes ont recruté ces jeunes gens, pratiquant un prosélytisme sans doute assez simple mais très efficace.
              Quand le père est absent, et que les démagogues de tous poils pointent le bout de leur nez,il faut s’attendre au pire.
              Il faut que cette société assez désespérante pour les jeunes en rupture, ne se sentent pas largués, car à cet age où rien pourtant n’est joué, ils prennent souvent les messages d’exclusion pour un fait définitif.


            • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 10:34

              Ramener tout à la politique c ’est assez facile . 


              Ce type avait 24 ans . Il a tout raté dans sa vie . Il a bouzillé 7 personnes . 

              Ponce Pilate est mort depuis longtemps . S ’en laver les mains et diriger le phare sur qui que ce soit ne change rien .

              • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 10:39

                @Rocla

                « Ramener tout à la politique c ’est assez facile »

                où avez-vous que l’on ramène TOUT à la politique ?

                Vous déformez mes propos, il y a des aspects

                1 l’acte criminel, personne ne discute la responsabilité de l’auteur, peu importe son parcours

                2 le travail de ceux (politique) en charge de la sécurité et de l’ordre public, ils ont failli dans leur mission

                je discute de ce deuxième point et no du premier.

                Est-ce bien clair expliquer comme cela ?

                Cordialement

                 


              • Tall 23 mars 2012 10:48

                Merah aurait peut-être pu servir la France au lieu d’en devenir son ennemi, si on mettait fin, une bonne fois pour toutes, à cette règle imbécile qui exige un casier judiciaire vierge pour entrer à l’armée.

                C’est complètement débile cette loi. Car si un type veut s’enrôler dans l’armée, ça veut dire qu’il veut se mettre au service de l’ordre établi. C’est une main tendue au système. Il veut le réintégrer après l’avoir défié.

                Dès lors, quand le système est assez idiot que pour rejeter un type qui veut le réintégrer sous prétexte qu’il en était sorti avant, il ne faut pas s’étonner que ça devienne contre-productif.
                Et quelque part, ça veut dire aussi que le système ne croit pas lui-même à l’efficacité dissuasive de la prison. Bref, le système se tire une balle dans le pied là.

                Ceci dit, je parle en général ici.
                Je ne suis pas certain que l’intégration militaire du cas Mehra aurait fonctionné. Même si, de ce point de vue, les imams radicaux ont quand même réussi là où la République a échoué. Car ils l’ont embauché, eux. Et contre nous, par voie de réaction.

                C’est un énorme gâchis.



                • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 10:50

                  Salut Tall , 


                  La Légion exige-t-elle un casier vierge ?

                • Tall 23 mars 2012 11:01
                  Salut Rocla

                  Pour l’armée, je suis sûr que oui, et c’est déjà une grosse erreur. Car la Légion est physiquement très sélective. C’est une élite militaire.

                  Et pour la Légion, je crois que c’est le cas aussi depuis au moins 20 ans déjà. Je vais essayer de vérifier ça sur le site de la Légion même.

                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 mars 2012 11:10

                  Sauf que c’est une des méthodes favorites des islamistes d’intégrer l’armée pour y tuer des militaires au moment opportun.

                  De plus, les personnes qui ont une tendance à la psychopathie n’ont pas de place dans une armée moderne parce qu’on ne sait pas si ils ne vont pas péter un cable et s’en prendre à des collègues ou à des civils.


                • c.d.g. 23 mars 2012 11:11

                  rien n est moins sur
                  Ce type etait une petite frappe probablement incapable de suivre des ordres. Pas vraiment ce dont l armee a besoin. Si en plus lors d une operation a l exterieur, il reprend ses habitudes delinquantes, c est une source de probleme et tension supplementaire avec la population civile
                  Vous imaginez s il aurait braque une banque en Afgahnistan avec son famas ?

                   D ailleurs apparement meme les talibans n en n ont pas voulu

                  Si l armee devient un reservoir a criminel, ayant acces a des armes, ca promet


                • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 11:20

                  @Tall

                  Je ne suis pas de même avis que vous,

                  il y a des profils à problèmes et dangereux, et sont à « bannir » d’une institution comme l’armée, fortement hiérachisée.

                  Même la légion étrangère, je ne suis pas sûre qu’il eût été accepté, en dehors de l’examen et les aptitudes physique, il y a également un examen psychologique qui est aussi déterminant, qui fait recaler certains candidats.


                • Tall 23 mars 2012 11:24

                  voir ma réponse à Rocla ci-dessous


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 mars 2012 11:25

                  Une armée moderne n’est pas à confondre avec une bande d’écorcheurs ou de fanatiques illuminés qu’on envoyait dévaster le pays ennemi pour le forcer à combattre.


                • Tall 23 mars 2012 11:37

                  Mehra avait besoin de reconnaissance sociale, d’une structure où il pouvait se valoriser et donner un sens à sa vie. Il n’était pas un tueur quand il est sorti de prison et s’est présenté au recrutement à l’armée française. Il était juste un petit délinquant comme il y en a des tonnes.

                  La République lui a fermé la porte, et es imams lui ont ouvert la leur.
                  Score final : 7 - 1 pour les imams
                  Vous en voulez encore ?
                  Et bien, continuez ...

                  D’autant que ça arrange la droite ce genre de pratique, puisque ça crée des ennemis extérieurs qui détournent l’attention du petit peuple.
                  C’est vieux comme le monde, ce truc. C’est à ça que servaient les croisades aussi. Ca diminuait les jacqueries.

                • ffi ffi 23 mars 2012 11:50

                  Tu parles, c’est en prison qu’il a été recruté par la secte salafiste, oui !


                • Tall 23 mars 2012 12:13

                  à la fin oui ... il a été en taule plusieurs fois


                • Traroth Traroth 23 mars 2012 16:01

                  @Alois Frankenberger :

                  « c’est une des méthodes favorites des islamistes d’intégrer l’armée pour y tuer des militaires au moment opportun » : Ah oui ? Vous avez des exemples, là ? Je suis curieux. Parce que vous en parlez comme d’une généralité, c’est que ça doit se produire très souvent, j’imagine...


                • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 16:06

                  Par ffi (xxx.xxx.xxx.3) 23 mars 11:50

                  Tu parles, c’est en prison qu’il a été recruté par la secte salafiste, oui !

                  Sans doute ; on notera, à ce propos, l’influence particulièrement néfaste de la prison, sa mixité (je parle de la mixité des petits délinquants avec les vrais truands) , son surpeuplement, son absence totale de projet de réinsertion, comme véritable école de la grande délinquance et du crime...

                  De quoi faire réfléchir un peu à d’autres solutions que celle qui s’avère pire que le mal qu’elle est censée combattre...


                • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 mars 2012 18:34

                  Aux USA il y a eu plusieurs cas de fragging ( tir exprès sur ses collègues ) par des al Quaidistes engagés dans l’armée et dans l’armée Afghane c’est relativement courant.

                  Ce serait étonnant qu’ils n’essaient pas dans d’autres armées.


                • bigglop bigglop 23 mars 2012 18:54

                  Bonsoir à tous,

                  Si je suis ton avis, je suppose que toutes les personnes candidates à un mandat électif devraient, elles aussi, devoir produire un casier judiciaire absolument vierge.

                  Ah ! que voilà ne bonne solution !!!


                • Annie 23 mars 2012 19:47

                  Le commentaire de Tall est très vrai. Il pouvait basculer dans deux directions. On peut imaginer que la légion étrangère lui aurait donné la structure qui lui manquait. D’un autre côté, on ne peut pas lui demander de prendre tous les asociaux. 


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mars 2012 23:35

                  @ Alois Frankenberger


                   Oufff ! Vous me rassurez. Je suis content que tout ce qu’on dit sur l’Iraq, le Liban, la Palestine, l’Afghanistan, la Libye, etc. ne soit que des ragots. 

                   Vous êtes bien sûr, n’est-ce pas ? On ne massacre personne ? Je puis manger mon foie gras et voter en paix pour la continuité ?


                  Pierre JC Allard


                • Traroth Traroth 26 mars 2012 11:12

                  @Alois Frankenberger : On n’est pas en Afghanistan, ici.

                  Vous avez des références, concernant ces « al Quaidistes engagés dans l’armée » US qui auraient tiré sur d’autres soldats ?


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 11:03

                  Merci Tall , je dis ça car le gars était en phase de pourparler avec la Légion et s’ est barré de lui-même .


                  • Tall 23 mars 2012 11:22

                    Rocla

                    Ici le site de la Légion-recrutement où je n’ai trouvé qu’un seul endroit où ils parlent de casier judiciaire ... extrait :

                    un légionnaire étranger peut demander la naturalisation française au bout de trois ans de service. Celle-ci est généralement accordée, sous réserve de n’avoir eu aucun problème avec la justice.

                    Ce qui ne répond pas à la question du légionnaire français sur laquelle ils ne disent rien. Un silence qui, à mon avis, signifie qu’ils font le tri au cas / cas.
                    Quant au fait qu’il serait parti de lui-même. C’est eux qui le disent.

                    Ceci dit, je le répète pour les autres. Même si ça n’aurait pas marché avec Mehra ( on ne le saura jamais )ça marcherait sûrement avec pas mal d’autres jeunes. Et donc, il faudrait le faire.

                    Mais peut-on demander à un président qui pense qu’on naît bon/mauvais de réfléchir à ça ?
                    Bien sûr que non.





                  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 mars 2012 11:27

                    Normalement, on ne peut pas être légionaire quand on est Français, mais alors, si on veut vraiment , on prétend qu’on est Belge ou Suisse et le tour est joué et tout le monde fait semblant que c’est vrai.

                    Pour ceux que ça intéresse ...


                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 11:30

                    Suisse ça va aussi .... smiley


                  • Tall 23 mars 2012 11:44

                    c’est faux, tout français peut s’engager à la légion > le lien vers la légion - recrutement


                  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 mars 2012 12:00

                    Rhooo !

                    Ben ça alors !

                    Tout fout le camp !

                    Pourtant on a des tas d’autres régiments de tradition qui sont aussi renommés que la légion.

                    Les paras, les fusillers marins, les chasseurs alpins ...


                  • Tall 23 mars 2012 13:40

                    ben oui, mais là, il faut un casier judiciaire vierge


                  • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 23 mars 2012 13:58

                    Quand je pense que les Russes disposaient de bataillons disciplinaires avec un encadrement ad hoc pendant la grande guerre patriotique de 1941-1945.

                    C’est peut être une idée à creuser non ?


                  • Tall 23 mars 2012 14:26

                    le bataillon disciplinaire est une sanction

                    moi je parle de ne pas rejeter d’avance des candidats volontaires
                    quand quelqu’un veut réintégrer le système après avoir déconné, c’est complètement idiot de lui fermer la porte

                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 11:26

                    Un président ça réfléchit pas , ça chie des bulles comme le pape .


                    • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 11:27

                      OK merci Tall pour la recherche .


                      • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 11:29

                        J’ imagine facilement le plan de carrière du mec , il devait se voir assis à 

                         un bureau les pieds sur la table , phone à l’ oreille et toucher des stock-option .
                        Sauf qu’ il a même pas réussi son diplôme de carrossier .

                        • Traroth Traroth 23 mars 2012 16:11

                          @rocla : le fait qu’il ait cherché à s’engager dans la Légion démontre assez clairement que ce n’est pas du tout ce qu’il « voyait », au contraire...


                        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 mars 2012 11:31

                          Merci,bon article.
                          Et puis pour détendre un peu,réecouter la bande son de Lacombe Lucien avec le grand Django,nuages........


                          • armand armand 23 mars 2012 11:55

                            Excellente comparaison.

                            Plus qu’une motivation idéologique, j’y vois plutôt le fantasme de pouvoir et de toute puissance. Le gamin qui l’éprouve peut en rester au stade masturbatoire dans les jeux vidéos, puis en passant à l’acte, soit dans le banditisme soit dans l’engagement extrémiste.
                            Vient après la formation, au sein des bandes, que les psys appellent processus de brutalisation : on délégitime les autorités naturelles de la recrue (famille, enseignants, Etats) ; on le met en présence de faits de violence terribles et humiliants ; on lui explique que si lui aussi se comporte ainsi, il sera admiré et craint.


                            • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 14:45

                              Les américains se sont rendus comptes que leurs tireurs d’élites étaient curieusement moins performants, quand ils tiraient sur des cibles représentants des hommes, que quand ils tiraient sur des cibles circulaires numérotés, comme celles que l’on voit à la foire foraine.
                              Ils en ont déduits qu’un processus psychologique d’identification et d’empathie les perturbait.
                              Par contre, le tir virtuel, sur cibles humaines, dans des jeux électroniques, n’entamaient pas les performances.
                              Les soldats passés par le stade du jeu électronique ont vu leur tirs s’améliorer ensuite sur cibles humaines, et plus tard sur le champ de bataille.
                               Il semble bien que cette ruse avec la psyché désensibilise.
                              Mais tout cela est certainement de la petit bière comparé aux expériences et à l’entrainement que ce jeune homme a eu avec les salafistes, en Afghansitan et au Pakistan


                            • Soi Même 23 mars 2012 12:17

                              @ l’auteur vous résumez bien, avec le parallèle de ces deux faits la psychologie humaine d’une personne faible. Celui qui veut Être à tous prit et qui n’a pas la force de surmonté sa médiocrité. 
                              C’est bien l’anti-héros qu’il s’agit là qui s’abîme dans la violence pour existé.
                              Par ailleurs cela décrit bien, le passage de l’adolescence où on vie une prisse de conscience de l’injustice et où l’on vie une révolte qui se métamorphose en un idéal de justice et de droiture.
                              Ce sont les prémices qui nous aiderons à devenir adulte.
                              Dans le cas de cette affaire il est indéniable que c’est un homme qui n’a pas passé le cap des contradictions de son adolescence de la révolte et de la violence inhérent à se passage, et qu’il c’est construit une image par la négative de Devenir un homme.

                              Regardez combien d’homme aujourd’hui aspire a devenir célèbre, cela est bien le fait de moyé leur merditude de ne pas existé. Cela montre on combien notre civilisation peut être mortifère, cela va de paire de la disparition grandissante de l’humanisme qui n’est plus le ciment de notre société.

                               


                              • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 14:39

                                Bonjour soi-même

                                Bien vu !

                                C’est sur que l’accent mis sur la réussite individuel, et la possession de gadgets masturbatoires sensé représentés les outils de l’accomplissement, peuvent rapidement glisser d’une console à une kalachnikov.
                                Je sais que la comparaison peu paraitre un peu exagérée, et qu’elle ne vaut que par les excès et la personnalité de certains, mais alors, il est sûr que ce sera un facteur aggravant.

                                En tout cas, les indignations feintes des constructeurs et des vendeurs, assurant que les gamins font la différence entre réel et virtuel, sont bien plus critiquables ! Car évidemment, nous sommes le produit de toutes nos expériences, et la confrontation à certaines peut s’avérer décisives
                                Mais notre société commerçante ne veut raisonner que sur ce qu’elle ne vend pas, ou vend mal. Dé lors, n’attendait pas d’elle qu’elle se tire une balle dans le pied. Mais peut-être se tire t’elle alors une balle dans la tête, dans cette absence de projet, de fascination de la réussite individuelle, construite sur les décombres de l’assisse collective.


                              • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 12:24

                                Voilà parlé , 


                                L’ humanisme , c ’est ce qui manque . 

                                Et c ’est l’ affaire de tous , du plus bas au plus haut de l’ échelon .

                                • Tall 23 mars 2012 12:55

                                  Intéressant de constater qu’à 10:48, j’ai mis un post pas mal moinssé, alors que je dis exactement la même chose que l’article.

                                  Le choix des mots peut-être ?

                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 23 mars 2012 13:06

                                    Nan ,le choc des potos !


                                  • Tall 23 mars 2012 13:53

                                    En relisant l’article, je comprends mieux ...

                                    L’article ne propose aucune solution concrète, aucune amélioration du système.
                                    Il part exactement du même constat mais ne propose rien de constructif.

                                    Et donc, il ne critique pas le système. Toute critique équivalant ( dans la tête du bon peuple ) à transférer la culpabilité de Mehra sur le système. Alors qu’il ne s’agit pas de ça. Il s’agit d’améliorer le système.

                                  • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 15:04


                                    Tall

                                    Loin de moi de proposer un album de solutions.
                                    Je n’ai pas cette prétention, juste de faire la parallèle entre plusieurs affaires semblables, car depuis la nuit de temps, et le vieux de la montagne qui embrigadait les jeunes recrus en Syrie, au temps des croisades, en leur promettant la myrrhe l’encens, et les vierges une fois qu’ils se seraient transformés en martyrs, rien de très nouveau au fond.

                                    Pas totalement envie non plus d’absoudre ou de minorer un tant soi peut la responsabilité de l’auteur. On ne peut pas être que le jouet des événements.
                                    Cet homme est confronté au tribunal des hommes, auquel il a cru pouvoir échappé.
                                    Il faut être prudent avec les mots dans ce genre d’affaires.
                                    Le caractère innommable, monstrueux, nous force à nous blinder , et à ne pas laisser flirter le moindre signe de compréhension envers d’actes aussi monstrueux, qu’il nous faut bien pourtant tacher d’analyser et de comprendre.

                                    « Le système » existe, et produit des cellules saines, normalement.
                                    Sauf que parfois elles se transforment en cancers.
                                     Faut-il agir au niveau de la prévention, de l’alimentation, du jeune, et plus tard avec un gros armada : Radiothérapie, chimio.....Ne rien faire serait une forme de suicide.

                                    Il se pourrait bien que les solutions comme vous dites soient à peu près les mêmes donc que pour le cancer.
                                     Agir à tous les niveaux, et évidement à celui de la vie quotidienne, en donnant un sens à la destinée, car les processus mortifères sont bien plus à l’œuvre chez une personne saine, de bon optimisme, ayant un projet de vie, que celui déprimé, même riche, assis sur son coffre fort.

                                    Donc je suis totalement d’accord avec vous, en ce sens qu’il faut améliorer le système !



                                  • Tall 23 mars 2012 15:25

                                    bakerstreet

                                    Attention, je ne critiquais pas votre article ( je l’ai plussé ). J’évaluais juste la différence avec mon post perçu différemment pour mieux comprendre.
                                    Mais votre article est excellent car il amorce les bonnes questions dans l’esprit des gens sans se heurter au risque d’amalgame avec une éventuelle « compréhension » du criminel, ou une « culpabilisation » de la société.

                                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 mars 2012 23:48

                                    Je suis un peu gêné d’entendre certains regretter que le type n’ait pas mis son talent au service de la France. Je suis sûr qu’en d’autre temps il y a eu aussi pour se féliciter qu’on crée des emplois de gardiens à Dachau, réduisant d’autant le chômage et évitant que quelques sado-maso ne se livrent à titre personnel à des gestes regrettables sur leurs voisins de paliers.


                                    Pierre JC Allard



                                  • Tall 24 mars 2012 10:23
                                    Allard

                                    Le jeune type qui a voulu intégrer l’armée française n’était pas à ce moment-là l’assassin que les imams en ont fait par la suite. Ils lui ont bourré le mou après que la République lui ait fermé la porte.

                                  • bluebeer bluebeer 24 mars 2012 11:52

                                    Eh bien Tall, pour la première fois depuis longtemps, je t’ai (multi-)plussé. Je trouve difficile et fastidieux de juger d’une situation particulière a posteriori, comme celle de Merah, dont certainement des tas de détails nous échappent, mais il est clair que si on ferme la porte à ceux qui cherchent une reconnaissance ou une rédemption, on ne leur laisse que le désespoir, et donc des actes désespérés.

                                    Dans un registre un peu différent mais analogue, les russes, pendant la seconde guerre mais déjà sous les tsars (cf. guerre et paix de Tolstoi), avaient un système disciplinaire particulier. Un soldat ou officier a fait une connerie, il est dégradé et envoyé en bataillon disciplinaire pour effectuer sa peine. S’il survit, ce qui était l’hypothèse la moins probable, il est réintégré dans son rang et dans son unité. Il a payé, il est pardonné.

                                    La punition et la stigmatisation seules sont contre-productives si elles ne sont pas assorties d’une porte de sortie « honorable ».

                                    Nous sommes encore dans la phase de l’émotion, et il ne fait pas trop bon réfléchir en public à ce sujet. Merci à l’auteur pour un fort bon article inspiré, dépassant la thématique complotiste ou salafistoterroriste.


                                  • rocla (haddock) rocla (haddock) 23 mars 2012 13:24

                                    et y en a qui aiment pas les moustaches à poils durs ... smiley


                                    • kitamissa kitamissa 23 mars 2012 14:27

                                      Alors oui, il faut un casier judiciaire vierge pour intégrer la Légion ....


                                      autrefois, l’Armée Française incorporait les repris de justice et tous les taulards qui voulaient se racheter ou ne pas rester entre 4 murs dans les Bataillons disciplinaires d’Afrique à Tataouine ,

                                      les mecs en chiaient dur mais on en faisait des soldats d’élite pour monter en première ligne ou pour combattre les hordes rebelles du Sahara ! 

                                      ces militaires c’étaient les célèbres Bat’ D’AF . je crois qu’il y avait deux bataillons d’infanterie légère ....je vais vérifier pour ne pas dire de conneries ..

                                      donc, il y a eu 5 bataillons d’Infanterie légère d’Afrique , les Bila , destinés aux mauvais garçons, aux tatoués, aux peuples des bas fonds, aux durs, aux fortes têtes , à ceux abandonnés par la chance et avaient sombré dans la délinquance ! ceux qu’on ne voulait même pas en prison !

                                      on imagine l’ambiance , ils sont allés partout où ça chiait dur, de tous façon c’était ça ou le bagne, les travaux forcés ou la guillotine !

                                      les bataillons formés en 1830, ont été démobilisés en 1972 ! ...142 années d’existence ! 

                                      sinon, dans les Bataillons aéroportés où j’ai servi, il fallait un CJ vierge, et une enquête auprès du voisinage et des autorités par la Sécurité Militaire, vu que notre Bataillon était le service action du Sdece !

                                      • kitamissa kitamissa 23 mars 2012 14:28

                                        http://i89.servimg.com/u/f89/11/89/98/65/index111.jpg......


                                        voici un lien qui j’espère fonctionnera !

                                        • kitamissa kitamissa 23 mars 2012 14:30

                                          Eh merde, ça marche pas ! désolé !...


                                          • Tall 23 mars 2012 15:11

                                            salut maxim

                                            voilà le lien ( c’était les 3 petits points derrière qui bloquaient )

                                            ils étaient célèbres et ont duré 142 ans ... > efficaces donc

                                            en 72, c’était Pompidou ... pas malin, ça

                                          • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 15:07

                                            Excellent article, très juste parallèle.

                                            L’adolescence est l’âge de tous les tourments, de la quête d’une identité.
                                            Et quand on ne voit pas s’en proposer d’autre que celle d’obtenir un certain pouvoir (qui peut être grisant pour des esprits non-structurés), le pas peut être vite franchi : les armes étant les outils les plus « parlants » de ce pouvoir.

                                            D’accord aussi avec Tall pour noter qu’il est absurde de refuser l’engagement dans l’armée de ce type de jeune paumé, sous prétexte de fautes antérieures ; l’armée étant, justement, pour ceux-là un moyen d’une possible réinsertion.

                                            Malheureusement, celui-ci a fini par choisir l’armée d’une cause perdue, et s’est retrouvé pris à son propre piège de toute- puissance : issue forcément fatale..

                                            Le parallèle avec Lacombe Lucien est particulièrement bien vu ; merci à l’auteur.


                                            • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 15:30

                                              Bonjour Sisyphe.
                                               
                                              D’accord avec vous.
                                              L’armée peut être dans certains cas un outil de promotion et de résilience.
                                              L’apprentissage d’un métier, un rôle à tenir, un sens à la vie, voilà le kit de survie nécessaire pour se lancer dans la vie, mais qui manque cruellement à l’heure de la distribution du paquetage, pour certains paumés, prêts à se rallier alors à n’importe quelle cause perdue.

                                              Il ne faudrait pas laisser durablement les mollahs et les intégristes salafistes faire action d’agents recruteurs.

                                              La grande désorganisation de notre société tient à mon avis avant tout au chômage, à la fascination du fric et des valeurs de réussite, de la sacralisation de ces gadgets, tout cela en parallèle avec les paradigmes de la société américaine, dont les travers nous reviennent sous des formes nationales, mais toutes aussi violentes.

                                              Mettre toute actions en demeure, en rapport avec ce qu’elle peut stimuler sur le plan collectif, plutôt que de purger le collectif, au profit de quelques uns, monstrueux eux aussi dans leur goinfrerie obscène, faisant fi des autres, et les tuant sans doute d’une façon plus symboliques, mais tout aussi efficaces.
                                              A ce jeu là, les victimes sont des millions.


                                            • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 15:56

                                              Oui, bakerstreet : fascination du fric, plus rupture totale du lien social, qui isole les individus, et en fait la proie de tous les mirages de pouvoir, de puissance, de refuge dans des combats dévoyés...

                                              Dans une société où les individus sont isolés, voient leur présent plombé, leur avenir sans issue, c’est la loi des « bandes » qui s’impose, et la domination des prédicateurs et autres enrôleurs de causes assassines..

                                              Juste un autre petit parallèle : on s’étonne qu’après les « révolutions arabes », les urnes aient fait la part belle aux religieux, mais ils étaient les seuls, sur le terrain, à venir en aide aux déshérités et aux laissés pour compte.
                                              La misère (matérielle, culturelle, sexuelle, sociale), la déshérence sociale, l’isolement, le désespoir, constituent le terreau idéal de ces causes perdues et dévoyées que sont les religions, et autres sectes nuisibles.

                                              Il ne s’agit pas de faire d’un fait divers (ô combien tragique) un fait de société, mais d’analyser (et de remédier autant qu’on le peut) aux causes qui font tomber des esprits si peu structurés dans les pièges de la violence meurtrière... pour essayer d’en éviter la multiplication..


                                            • Yohan Yohan 23 mars 2012 16:09

                                              Analyse, analyse Sysiphe, on voit bien que tu as du temps à perdre. L’origine du problème, on la connait depuis longtemps, pas besoin de sociologues, d’ethnologues ou de BHL de pacotille. C’est l’incurie de l’europe à vouloir accueillir à tort et à travers et à tout prix des gens qui ne s’assimilent que difficilement et qui plus est, refusent la laïcité, préférant le communautarisme, l’intolérance aux autres religions, le refus du melting pot. Il sufit de voir le sort réservé à celles qui tentent d’échapper à leur emprise. Le communautarisme, c’est la plaie des sociétés laïques. Poursuivre dans cette impasse, c’est la guerre civile assurée.


                                            • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 16:32

                                              Le Yohan n’a besoin ni de sociologues, ni d’ethnologues, ni toussa ; un petit tour au Café du commerce et des cons réunis, derrière quelques petits jaunes bien tassés, et il a la solution, lui ..

                                              Un monde en bipolaire, et pis c’est tout ... hips !!!!

                                              Continue mon gars ; de toutes façons, t’as pas les moyens intellectuels de faire autrement..


                                            • Yohan Yohan 23 mars 2012 16:36

                                              Là tu t’es trahi Sysiphe encore une fois, derrière tes beaux discours gaucho, plein de larmes de crocodile pour les travailleurs, perce ton mépris du peuple. Mais ça, on sait bien que les gros nazes dans ton genre ne sont pas des lumières


                                            • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 16:48

                                              Par Yohan (xxx.xxx.xxx.151) 23 mars 16:36

                                              Là tu t’es trahi Sysiphe encore une fois, derrière tes beaux discours gaucho, plein de larmes de crocodile pour les travailleurs, perce ton mépris du peuple

                                              Ah bon !

                                              Parce que tu crois que « le peuple » est à ton image, dugland ? smiley

                                              Tu n’en es que la lie... le peuple est bien plus intelligent et lucide que les blaireaux comme toi, mon gars..

                                              Allez, retourne à l’annexe de fdesouche ; tu peux t’y sentir à ta place, là...

                                              Bye !

                                               smiley


                                            • yazan 23 mars 2012 18:23

                                              Yohan a parfaitement raison : On n’a pas besoin de sociologues, puisque la parole de Marine est suprême. On n’a pas besoin de cerveau non plus, puisque Marine en a un tellement supérieur au notre, pauvres gens misérabilistes du peuple.... On n’a pas besoin d’historiens non plus, puisque se remémorer les horreurs de la seconde guerre mondiale impose de réfléchir à ce qui a fait le terreau du nazisme dans les années 20. On n’a pas besoin d’art, ni de culture non plus, parce que c’est trop subjectif et qu’il faut un cerveau, donc, pour s’en émouvoir.... On peut donc brûler les livres, expulser les étrangers, et adopter une pensée uniquer et uniformiser notre société parce que la différence, c’est un truc tellement terrifiant et compliqué à comprendre : On n’a besoin que d’un bon lavage de cerveau, d’un bon embrigadement sectaire, et tout le monde ne s’en portera que mieux au final.... On n’a pas besoin des autres, puisqu’on est les meilleurs....

                                              Merde... Je viens de résumer le programe « politique » d’une blonde, ou bien ! lol


                                            • Hijack Hijack 23 mars 2012 15:34

                                              J’apprécie aussi le parallèle fait par cet excellent article !

                                              Mais ... si certains disent qu’il n’avait pas le casier vierge ... je dirai que pour entrer dans la Légion ... que signifient quelques petites incivilités ou petits larcins ... rien !!!
                                              Il n’avait ni tué, ni violé, ni était pédophile ou similaire ... n’avait paraît-il jamais touché à la drogue dure ...


                                              • uccle44 23 mars 2012 15:42

                                                Brillant parallèle. Bonne analyse. Bon rapprochement avec les écrits de Hannah Arendt. Merci.


                                                • Traroth Traroth 23 mars 2012 15:55

                                                  J’ai aussi pensé à ce film en entendant cette histoire. Visiblement, Merah cherchait un sens, un but, que la société n’a pas été capable de lui fournir, et ce qui s’en sont chargés en ont fait un monstre. Terrifiant et dramatique à la fois...


                                                  • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 23 mars 2012 15:58

                                                    Bonjour,


                                                    La comparaison avec Lacombe Lucien m’apparait improbable.
                                                    D’une part parce que ses « aspirations » à entrer dans l’armée correspondaient sans doute , pour Mera, à des ordres donnés par ses supérieurs , pas à une vocation...
                                                    Par ailleurs pour répondre à Hijack , la Légion n’engage pas de délinquants ou de tordus. « Un de la Légion » et ces autres imageries d’Epinal, ça n’a jamais existé. Par contre la guerre peut rendre dingue...

                                                    Quant à Lacombe Lucien et Louis Malle c’est une autre histoire...Malle n’a jamais rien compris à la Résistance (voir son pedigree, à lui...) ni aux hommes en général.
                                                    Il n’a jamais saisi ou admis que des Résistants authentiques puissent , ou ait dû, se comporter en ordures (tondre des femmes, executer des « traitres » au bord d’un chemin, torturer pour soutirer un renseignement...). 

                                                    • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 16:16

                                                      Par VICTOR LAZLO (xxx.xxx.xxx.130) 23 mars 15:58



                                                      Quant à Lacombe Lucien et Louis Malle c’est une autre histoire...Malle n’a jamais rien compris à la Résistance (voir son pedigree, à lui...) ni aux hommes en général.

                                                      Ah bon !
                                                      Vous avez de quoi étayer cette affirmation ?

                                                      Il n’a jamais saisi ou admis que des Résistants authentiques puissent , ou ait dû, se comporter en ordures (tondre des femmes, executer des « traitres » au bord d’un chemin, torturer pour soutirer un renseignement...).

                                                      Marrant de renverser ainsi le cours des choses et de l’histoire..
                                                      Les résistants se seraient donc « conduit comme des ordures » ; il me semble pourtant savoir que les véritables ordures étaient ceux qui occupaient, assassinaient, torturaient, déportaient, exterminaient, gazaient, dans un but de domination..
                                                      Les résistants ne faisaient que répondre à ces violences inouïes, et ils le faisaient, eux, pour que le pays recouvre sa liberté...

                                                      Alors, qu’ils aient tondu quelques femmes (encore faut-il savoir s’il s’agissait des véritables résistants, ou de ceux qui se sont révélés résistants de la dernière heure, après avoir plus ou moins collaboré..), exécuté quelques traitres (LÉGITIMEMENT), ne fait en rien d’eux des ordures, mais des combattants de la liberté.
                                                      Quand on doit se battre pour résister à un envahisseur particulièrement féroce, il faudrait peut-être faire des pétitions ?

                                                      En parlant de n’avoir jamais rien compris à la résistance, ni aux hommes en général, votre intervention semble vous désigner très précisément.
                                                      Un phénomène de projection ?


                                                    • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 16:26

                                                      ... quant à son « pedigree » pendant la guerre, je serais très curieux de savoir ce que vous pouvez en dire ; sachant qu’étant né en 1932, il avait entre 8 et 12 ans ; et qu’il en a d’ailleurs parlé dans « Au revoir les enfants »...

                                                      Allez, on attend votre réponse...Victor Lazlo...
                                                      (bizarre de choisir un pseudo de femme avec une photo d’homme : vous avez des problèmes d’identité ? )


                                                    • Annie 23 mars 2012 19:52

                                                      Est-ce la cause ou l’effet ?


                                                    • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 21:47

                                                      @Bonsoir Annie

                                                      Je me suis posé la même question « est-ce c’est l’effet ou la cause ? » difficle à répondre


                                                    • Zobi Aldo Rifort 23 mars 2012 16:14

                                                      Il y a aussi « Tueurs nés » si on veut chercher des films plus récents.
                                                      Derrière tout ça, je pense que la seule raison finale de tous ces drames quotidiens, c’est le manque d’amour. Puissions-nous chacun trouver la force de cet amour.


                                                      • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 19:20

                                                        Tout c’est vrai n’est pas explicable par la sociologie.
                                                        Il y a une part de choix, de hasards, de bonnes ou de mauvaises rencontres, liés au hasard et à la personnalité, comme aux opportunités d’une époque qui font que....
                                                        .
                                                        Pour en revenir à Georges Simenon, celui-ci eu un frère, collabo notoire, et plus que ça même, puisqu’il fit parti de la waffen ss Wallonie.
                                                        On ne peut dire que Christian fut le mouton noir de la famille, le mal aimé, dans une recherche des causes, puisqu’au contraire, il fut le préféré toujours de sa mère, au détriment de Georges, qui toute sa vie tenta de prouver sa propre valeur à celle-ci.
                                                        En vain , d’ailleurs, puisque interrogée par un journaliste dans les années soixante sur le talent et la notoriété de son fils Georges, elle répondit : « Voyez vous, c’est drôle, car des deux, c’était Christian le plus doué...... »

                                                        Le Christian n’avait en l’occurrence échappé au peloton d’exécution que grâce aux conseils de son frère, qui lui dit qu’il n’avait plus qu’une seule chose à faire s’il voulait sauver sa peau ; S’engager dans la légion.
                                                        C’est ce qu’il fit.
                                                        Il mourra en Indochine.
                                                        La mère ne pardonnera jamais à Georges, qu’elle pensait responsable de la mort de son fils préféré.

                                                        C’était dans la série : La vie est loin d’être lisible et logique


                                                      • Zobi Aldo Rifort 24 mars 2012 16:48

                                                        Certes. Mais ce que vous décrivez ne s’appelle pas de l’amour ou alors est une version très altérée de celui-ci. J’aurais du préciser l’amour avec un grand A. ;)


                                                      • moebius 24 mars 2012 23:55

                                                        il s’est tire sans donner de raison et sans passer les test de selection. La legion dit qu’elle ne la pas engage en raison de son passe judiciaire... mais la legion veut avant tout nous dire que qu ’il ne peut pas y’a avoir de tel monstre en son sein. la legion protege son honneur


                                                      • moebius 24 mars 2012 23:56

                                                        on ne nait pas tueur on nait teteur


                                                      • Denis Rezler 23 mars 2012 16:25

                                                         J ’hallucine, je dirais même j’Allahlucine.


                                                        Il faut vraiment être tombé sur la tête pour mettre en parallèle une fiction et les actes de Mérah. Il est bien évident que cet article sert à dédouaner l’assassin.

                                                        • sisyphe sisyphe 23 mars 2012 16:27

                                                          C’est ça ; t’as tout compris, Jo....

                                                          retourne sur TF1... c’est plus à ton niveau...
                                                           smiley


                                                        • Denis Rezler 23 mars 2012 16:52

                                                          Ahn ah, ah, et voilà le premier. Vite, vite réhabilitons cette pôv victime de Mérah pur produit de la société française.


                                                        • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 23:29

                                                          Denis Rezler

                                                          Il existe d’excellentes collection de jeunesse, style bibliothèque verte, pour vous préparez à entrevoir que la fiction depuis la nuit des temps est une excellent passerelle à la réflexion, en rapport avec la modernité et les faits de société.
                                                          Avez vous déjà entendu « d’auteurs ou de cinéastes engagés » ?
                                                          Pourquoi croyez vous que ’la bataille d’Alger" par exemple, a été interdit pendant 40 ans ?
                                                          Quand à dédouaner l’assassin, manifestement, là encore vous n’avez rien compris !


                                                        • Denis Rezler 24 mars 2012 06:11

                                                          Je vous remercie sincèrement de votre sollicitude. Depuis tout petit je recherche la compagnie de personnes se sachant supérieurs intellectuellement et qui sont en mesure de m’indiquer la direction.


                                                          PS : Sauriez-vous s’il est encore possible de s’abonner à Pif gadget ?

                                                        • Vincent P. Vincent P. 23 mars 2012 16:38

                                                          L’analphabétisme tue. Il tue la pensée, tout simplement. On peut dire ce qu’on veut, chaque pensée est justifiable. Le problème de l’analphabétisme est bien plus important que ce qu’on croit : il ne ne donne plus aucune chance à l’oeuf qui engendre la poule. Pourtant, la vie c’est ça : l’oeuf qui engendre la poule. Inch’Allah, paix à votre âme, tout ce que vous vous voudrez, le résultat est le même : tous égaux, tous à la même enseigne. Simplement, les points de vue divergent, c’est ce qui crée le trouble... Même pas honte d’être français, honte d’être humain, tout simplement. J’en ai marre de toutes vos conneries, il me devient difficile de vivre en paix, à moi et à ma famille. J’en ai marre.


                                                          • Vincent P. Vincent P. 23 mars 2012 16:44

                                                            PS (@ l’auteur) : mauvais choix de photo pour l’article. A croire que ça vous plait tous ces amalgames... Vous êtes nombreux à faire chier de nos jours, extrémistes comme « pro-démocractistes » (comme si c’était devenu un effet de mode).


                                                            • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 23 mars 2012 16:58

                                                              Aucune remise en question, pour ce genre de personnage c’est toujours la faute des autres. Agressions, casses, vols avec violence...

                                                              M. Merah était déjà très violent avant même de demander à rentrer dans la Légion.
                                                              Ce qui ne cadre pas très bien avec l’approche de l’article (qui est loin d’être sotte j’en conviens.) (c’est un peu long par contre...)

                                                              Au fait, pourquoi voulait-il rentrer dans la Légion ?
                                                               Pour servir la France ?


                                                              • herbe herbe 23 mars 2012 18:33

                                                                Merci pour cet article !

                                                                Pour apporter de l’eau au moulin :
                                                                le scénario met en scène le portrait d’un jeune homme glissant vers le terrorisme :

                                                                certain disent que c’est un film prémonitoire :

                                                                • spartacus spartacus 23 mars 2012 18:53

                                                                  Les deux sont très éloignés et très différenciés.


                                                                  Le collabo et le musulman se sentant plus arabe que français ne relèvent pas des mêmes ressorts. Ni la période de guerre, ni l’entourage, ni le projet. 
                                                                  L’un voulait se venger de ne pas aller dans le maquis, l’autre s’assimile a des « pseudo-frères arabes de Palestine ».

                                                                  La photo de présentation comme le texte semble relever d’une volonté d’amalgamer l’extrême droite. 
                                                                  Les habitudes de l’auteur dans ses articles confirme qu’il est « gaucho bobo » et que tout est bon pour caricaturer. Même les approximations les plus tirées par les cheveux.



                                                                  • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 21:58

                                                                    Le choix de de la photo n’est pas gratuit.

                                                                    Le national socialiste nazi, fut, s’il faut trouver un bon exemple, le type même de régime à vomir ! Jamais on le sait bien, il n’y eut comme le disait Churchill, l’illustration d’une lutte du bien contre le mal si évidente !

                                                                    S’il n’est pas toujours facile de choisir son camp, là, manifestement il n’y eut pas photo sur la nécessité d’un engagement ; et ceux qui ont encouragé et soutenu cette thèse abjecte,y compris les intellectuels, comme Brasillach et Drieu La Rochelle, qui écrivait à propos des juifs : Il ne faut pas séparer les parents des enfants, méritent cent fois leur mort ignominieuse.

                                                                    Un totalitarisme a remplacé un autre. Les intégristes religieux musulmans, ( que je ne confond évidemment pas avec la foi classique enseignée par le coran) ces salafistes voulant exporter leur conception moyen nageuse des rapports hommes-femmes, représentent un totalitarisme et un danger nouveau, mais si clair dans ces buts indignes et malfaisants qu’on ne peut que le rapprocher de la conception nazie, d’une race pure, et par conséquent d’autres qui seraient indignes d’exister.

                                                                    Du fanatisme découle ensuite tous les crimes justifiés par cette assurance de détenir la vérité, d’être un agent d’une transformation moralement nécessaire.
                                                                    Il ne fait aucun doute que bien des gens faibles endossent avec délectation de si belles assurances, et qu’elles donnent un alibi à leur turpitude.


                                                                  • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 23:38

                                                                    @Spartacus

                                                                    « le musulman se sentant plus arabe que français »

                                                                    vous dites n’importe quoi,

                                                                    il se sent plus musulman qu’autre chose, il a bien buté des arabes, non ?

                                                                    un français (de souche si vous l’entendez comme cela) sera plus proche de lui s’il est musulman qu’un arabe qui n’est pas musulman. Quant à la palestine c’est un alibi bien comme tous les alibi des idéologies extrémiste, il leur faut bien un fonds de commerce vendable pour recruter.

                                                                    Qu’il y ait des différence dans les motivations, dans le contexte, je ne pense pas que l’auteur ou les commentaires l’aient nié


                                                                  • bo bo 23 mars 2012 18:58

                                                                    Hallucinant que tout l’article (bien écrit...mais qui ne met pas assez en avant une situation de guerre avec occupation du sol national...par opposition à un engagement dans des opérations de guerre extérieure <pour schématiser>)....entrainent des commentaires...se résumant à une question de transformer l’armée en centre d’éducation.
                                                                    Il y a pas si longtemps nous avons assisté à des séances de parlementaires s’interrogeant sur le « bienfait » de la réinsertion par l’armée...des petits délinquants.
                                                                    C’était la version l’armée en rattrapage « des ratés de l’éducation nationale »....
                                                                    Non Non Non et Non...
                                                                    Et l’on ressort les bataillons disciplinaires....
                                                                     ?????


                                                                    • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 19:57

                                                                      Bo

                                                                      Il est toujours assez étonnant de voir les réactions divers à un article que l’on écrit.
                                                                      Certains font plaisirs, d’autres moins, cela fait partie du jeu de se livrer.
                                                                       Parfois un commentaire anecdotique se transforme en virage, et entraine le débat sur des prolongements et des querelles byzantines assez étonnantes. Mais c’est le propre de la discutions et des échanges.
                                                                      Reste que ce débat sur la place de l’armée est récurent dés que les faits de société nous interrogent brutalement. C’est la réponse du père, voir du grand père : Dans le temps l’armée se chargeait de ses têtes brulées.

                                                                      Jean Val jean était condamné naguère au bagne pour avoir voler un pain.
                                                                       De braves gens se félicitaient que Cayenne existe, et le pénitencier de Biribiri, dont parle Albert Londres, dans les années vingt : « Dante n’avait rien vu »

                                                                      La société s’est humanisée dans une certain sens, accordant beaucoup de place et d’intérêt aux enfants, à l’éducation, mais de façon démagogique et parcellaire, car dés que le gamin grandit, sans parler de stigmatisation, il est bien difficile pour beaucoup de trouver leur place dans une société où l’on encense les vainqueurs, les biens nés.

                                                                      Ca, ce n’est pas vraiment un scoop. Alors vraiment je ne comprend pas ces quelques internautes qui trouvent que je fais de l’angélisme, et que je cherchais à déresponsabiliser l’auteur de ces crimes.
                                                                      Je fais simplement des parallèles pour montrer que le phénomène d’endoctrinement n’est pas nouveau sur des jeunes, et qu’il est infiniment plus facile à mettre en place à certains moment qu’à d’autres.
                                                                      Comme si de froncer les sourcils et de lâcher des injures pouvait changer la réalité.
                                                                      Ca ne sert à rien de dire que c’est impensable, c’est arrivé, voilà.

                                                                      Les solutions simples sont l’apanage des gens simplets.
                                                                      On n’atteindra jamais « le risque zéro ». Il y aura toujours des paranoïaques en mal de notoriété, même dans des sociétés paraissant harmonieuses, comme la Norvège.
                                                                      Mais on ne peut exclure un crime d’une tentative de compréhension, si l’on ne veut permettre à l’histoire de se répéter.
                                                                       Au delà de la colère et de la sidération il y autre chose à faire que de repasser sans cesse les images en boucle, miroir d’une société du spectacle tétanisée.

                                                                      A l’instar de ce jeune, qui lui même, dans son rapport pervers avec l’humanité, se filmait pour se projeter toujours les mêmes images de mort.


                                                                    • Annie 23 mars 2012 19:57

                                                                      C’est faire abstraction du fait que l’armée offre des formations ou des qualifications avec un boulot à la clé aux jeunes qui ont raté pour une raison ou une autre leurs études. Depuis qu’il y a des armées de métier, c’est devenu une des principales attractions de l’armée. Ce qui serait finalement pas mal si l’on oublie ce qu’a montré Farheneit 9/11, qui est que ces jeunes sont notamment obligés d’aller au casse-pipe.


                                                                    • bo bo 24 mars 2012 12:20

                                                                      A bakerstreet

                                                                      Une interview d’une dame faisant partie du Conseil pour l’intégration qui devrait vous interesser

                                                                      http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-on-apprend-certains-enfants-detester-france-malika-sorel-316048.html


                                                                    • arobase 23 mars 2012 20:02

                                                                      le cerveau humain est très compliqué. certains actes amènent à penser que souvent l’homme nest pas responsable de ses dérives.

                                                                      -ainsi la tuerie d’oslo : que s’est -il passé au niveau des neurones de ce type. ?
                                                                      -qu’est ce qui a pu pousser des médecins à dépecer avec délectation des prisonniers vivants pour faire des abats-jour avec leur peau ?
                                                                      -comment ce jeune a pu parvenir à penser que tuer des enfants était un acte héroïque ?
                                                                      -comment un homme peut accepter avec enthousiasme de se faire sauter dans un attentat ?

                                                                      les responsables ne seraient ils pas ceux qui les manipulent, et qui eux se gardent bien de se faire sauter !


                                                                      • bakerstreet bakerstreet 23 mars 2012 23:49

                                                                        Arobase

                                                                        Vous mettez en parallèle des faits qui sont très dissemblables, et différents dans leur interprétation.
                                                                        - Qu’un psychotique, ayant une vision déstructuré du monde, atteint de délire fasse des abats jours avec de la peau humaine : C’est effrayant bien sur, mais moins le fait en lui-même que la maladie de ce pauvre gars qui le met dans une solitude sans nom, et non choisie bien sûr
                                                                        .
                                                                        - Par contre, le même fait, perpétué dans un programme racial et d’extermination, par des gens supposés sains, en tous cas ayant toutes leurs fonctions intellectuelles, et parfois plus, au jugé du doctorat de médecine et parfois de philosophie de ces nazis, nous plonge dans l’horreur sans nom. Des allemands eurent bien du mal à s’en remettre, eux qui n’étaient que les enfants, mais qui se sont vus l’obligation d’endosser ces abominations, qu’ils le veulent ou non, en fonction d’un passé et d’une culture collective.

                                                                        Seule notre pensée, notre intelligence analytique, mais surtout notre empathie et nos sentiments, adossé à certaines valeurs éternelles, que l’on pourrait dire sacrés, peuvent nous guider et nous influencer pour nous donner la marche à suivre :
                                                                        Respect de l’autre et de sa culture avant tout, excepté celles qui prêchent justement le contraire.
                                                                        Objectifs d’une sociétés balisés vers le respect des ressources, des générations à venir, et pour la santé et l’équilibre de tous, excluant les comportements de gavage individuel.


                                                                      • ourston 25 mars 2012 07:03

                                                                        Bakerstreet : Je ne suis pas sûr de vous comprendre quand vous évoquez « la maladie de ce pauvre gars qui le met dans une solitude sans nom, et non choisie bien sûr ».
                                                                        Lorsqu’on lit les confessions de Rudolf Hoess, le commandant d’auchwitz, recueillies par Robert Merle, on pourrait avoir le même souçi de « compréhension » de sa dérive criminelle, eu égard à l’éducation qu’il a reçue. Auriez-vous l’idée de parler du « pauvre Hess » comme vous le faites pour Merah ?
                                                                        Il n’y a pas de distinction à apporter : Merah et Hess sont deux monstres que la société doit condamner avec force, pour affirmer le refus de la barbarie. L’urgence, c’est de dire que l’horreur n’est pas acceptable, à l’heure où Merah passe pour un héros auprès de certains esprits dérangés.


                                                                      • bakerstreet bakerstreet 25 mars 2012 15:45

                                                                        Ourston

                                                                        Je crois qu’effectivement il s’agit d’une coquille, ou d’une erreur de compréhension.

                                                                        Je disait simplement que l’horreur d’un crime se mesure à son sens, et à son auteur.
                                                                        Et que s’il est l’effet d’un insensé, l’horreur ne peut être la même que s’il est du à un pervers.

                                                                        Je ne cautionne évidemment pas la confection des abats jours fait en peau humaine.
                                                                        Je rebondissais simplement sur l’argument précédent : Un tel crime s’il avait été fait par un fou, comme on dit, psychotique et délirant, brave gars par ailleurs quand il ne décompense pas et ne passe pas de l’autre coté du miroir ( j’en connais par ma profession), se transformant momentanément en monstre imprévisible, n’a évidemment pas le même sens, et ne peut-être perçu de la même façon ; c’est d’ailleurs pourquoi la nuit des temps, la plupart des sociétés ont exonéré les « fous » de leurs crimes, car n’étant pas conscients, donc responsables de ce qu’ils faisaient.

                                                                        Si je parle de brave gars, c’est pour dire que les fous restent dans l’humanité, alors que les criminels s’en mettent en dehors, appelant alors à notre jugement, pas à notre empathie, contrairement aux schizophrènes.

                                                                        Sans doute aurais-du plutôt parler des meurtres de Pau, avec ces deux infirmières décapitées dans un hôpital par un psychotique délirant.
                                                                        Le même fait du à un pervers est totalement différent, et encore bien plus horrible.
                                                                        C’est la responsabilité pénale de l’auteur qui majore la gravité, en le transformant en acte choisi, gratuit, alors que l’insensé sera poussé par une pulsion et des voix qui le commandent.

                                                                        Loin de moi de vouloir déresponsabiliser les nazis de leur crime, bien au contraire même évidemment !

                                                                        De même j’espère ne pas avoir fait entrevoir un seul instant que je jugeais Merah irresponsable un tant soit peu de ses actes.

                                                                        Me suis-je bien fait comprendre ?


                                                                      • BOBW BOBW 23 mars 2012 21:11

                                                                        Avez vous entendu ce 23 mars au JT de FR2 le témoignage de ce psychologue délégué officiellement pour écouter Merah alors qu’au début ce dernier avait été interné en prison :


                                                                        "J’avais noté dans mon rapport et prescrit que ce malade, délinquant psychotique, trés faible mentalement devrait être suivi de trés prés et continuellement sous peine qu’il devienne dangereux...

                                                                        Qu’ est-il advenu de ce rapport officiel sérieux d’un spécialiste ?? et qu’a fait notre société pour éviter une catastrophe prévisible dangereuse pour nous tous ??

                                                                        Combien de malades ou criminels potentiels dangereux se promènent partout en liberté dans la nature ??

                                                                        Que font nos éminents responsables politiques de la Sécurité Publique ??

                                                                        Ils pensent essentiellement et avant tout à perpétuer leur règne quelles que soient les conséquences sur la population !!!...



                                                                        • FRIDA FRIDA 23 mars 2012 23:53

                                                                          @Bobw

                                                                          cette affaire est une succession de négligences, qui va de la négligence anodine jusque la négligence grave.

                                                                          Effectivement, cet homme était en detresse psychologique et avait des tendances suicidaires, au lieu de tourne l’arme contre lui, il a fini par trouver un moyen de donner un sens à sa vie de mourir en tourant en premier l’arme contre la société.

                                                                          la société l’a doublement ignoré, d’abord dans sa jeunesse en pleine construction psychologique, et ensuite quand il s’est construit une personnalité dangereuse pour la société.

                                                                          Heureusement que la majorité de jeunes ne finisse pas comme lui. Il est très étonnant de vouloir lui enlever toute humanité.

                                                                          Si on enlève le côté mystique de sa cause meurtrière, on aurait à faire à un type comme Mesrine et autres criminels ( Clyde Borow), il aurait tout aussi été dans la mafias ou grand banditisme, mais son côté dépressif et l’instabilité de psychologie l’oriente vers le chemin du fanatisme religieux.


                                                                        • JL JL1 24 mars 2012 07:57

                                                                          @ BOBW,

                                                                          ici encore, ce que vous soulignez met en évidence une carence manifeste des responsables en haut lieu de la protection civile en France depuis qu’un certain Nicolas Sarkozy s’en occupe. Plus il en parle et moins il en fait, et réciproquement.

                                                                          Les mêmes ici, qui minimisent et excusent ces lacunes sont aussi ceux qui soutiennent la politique de réduction des effectifs et des budgets de services publics.

                                                                          Ces mêmes personnes sont ignobles en ce qu’elles insultent (*) de manière récurrentes et inadmissible les citoyens honnêtes qui exigent des comptes aux responsables politiques qui ont failli en l’occurrence.

                                                                          Je ne sais pas si le terrorisme islamiste est instrumentalisé et par qui, mais ce que je sais, c’est que le terrorisme intellectuel sévit sur l’internet. Et ce n’est pas Sarkozy qui y changera quelque chose, lui qui saute sur l’occasion pour réduire notre liberté d’expression.

                                                                          (*) quand je parle ici d’insultes, je fais références aux façons de dire « ton ami » en parlant des assassins. Ou encore, d’accuser ceux qui cherchent à savoir ce qu’il s’est réellement passé, de protéger les terroristes. Faut-il y voir l’indice qu’eux-même ont quelque part, des amis assassins ? Ces insultes de fait relèvent d’un véritable terrorisme intellectuel, une pratique régulièrement mise en oeuvre pour écarter les curieux de tout ce qui touche aux affaires des affairistes.


                                                                        • Patrick Samba Patrick Samba 23 mars 2012 21:13

                                                                          Bonsoir,

                                                                          décidément quel sang-froid sur AgoraVox : tant d’articles de qualité à chaud !

                                                                          Et celui-ci qui fait un parallèle lumineux et qui l’argumente remarquablement. Chapeau l’auteur ! 

                                                                          le SARKOZYSME, il est indispensable, vital que ça se termine !
                                                                          Et pour cela il est temps qu’il y ait enfin l’union des forces de la vraie gauche.
                                                                          Ne comptons pas sur Hollande .

                                                                          Le Front de Gauche ne doit-il pas organisé une manifestation, à la Défense ?, pour réclamer la démission de Guéant ? 


                                                                          • PapaDop PapaDop 24 mars 2012 03:31

                                                                            " (...)

                                                                            Mohamed Merah avait donc 23 ans. Il était connu de tous dans son quartier, et au-delà. Gentil, disaient-ils, serviable et ne correspondant en rien, selon eux, à cette image du « salafiste jihadiste extrémiste » prêt à tuer pour une cause religieuse ou politique. Son avocat l’a connu et défendu pour des délits allant du vol au brigandage et il n’avait décelé aucune inclinaison religieuse et encore moins salafiste. Il venait d’être condamné par la justice, il volait, conduisait sans permis et, deux semaines avant les faits, se trouvait en boîte de nuit tout sourire et, selon les témoins, d’humeur très joyeuse et festive. Il s’était rendu en Afghanistan et au Pakistan en 2010 et 2011 et il avait également essayé d’intégrer l’armée française mais sans succès compte tenu de ses antécédents judiciaires. A la lecture des faits et de sa courte biographie, Mohamed Merah apparaît comme un grand adolescent, un enfant, désœuvré, perdu, dont le cœur est, de l’avis de tous, affectueux, mais dont les pensées étaient brouillées, perturbées et particulièrement incohérentes, comme on s’en est rendu compte pendant les longues heures de son dialogue avec les forces de police alors qu’il était assiégé. Il était un peu équilibré, provocateur, assassin assumé sans, nous dit-on, être suicidaire. Il voulait, disait-il, « donner une leçon à la France ».

                                                                            Le problème de Mohamed Merah n’était ni la religion ni la politique. Citoyen français frustré de ne pas trouver sa place, sa dignité, et le sens de la vie dans son pays, il va trouver deux causes politiques pour exprimer son dépit : les peuples afghan et palestinien. Il s’attaque à des symboles, l’armée, et tue juifs, chrétiens, musulmans sans distinction. Il exprime une pensée politique d’un jeune adulte dérouté qui n’est habité ni par les valeurs de l’islam, ni par des pensées racistes ou antisémites. Jeune, désorienté, il a tiré sur des repères qui avaient surtout la force et le sens de leur visibilité. Ni plus ni moins. Un pauvre garçon, coupable et à condamner, sans l’ombre d’un doute, même s’il fut lui-même la victime d’un ordre social qui l’avait déjà condamné, lui et des millions d’autres, à la marginalité, à la non reconnaissance de son statut de citoyen à égalité de droit et de chance. Mohamed, au nom si caractérisé, fut un citoyen français issu de l’immigration avant de devenir un terroriste d’origine immigrée. Son destin fut très tôt enchaîné à la perception que l’on avait de ses origines. Dans la provocation, il a bouclé la boucle : il s’est perdu dans cette image, autant déformée que dégradante, pour devenir « l’autre » définitif. Pour les Français de France, il n’y a plus rien de français chez l’Arabo-musulman Mohamed.

                                                                            Il n’y a pas à excuser son acte. Espérons néanmoins que la France entende une leçon que Mohamed Merah n’avait ni l’intention ni les moyens de lui donner : il était français, comme toutes ses victimes (au nom de quelle logique étrange, d’ailleurs, les a-t-on différenciés et catégorisés sur la base leur religion ?), et s’est senti systématiquement renvoyé à ses origines par sa couleur et à sa religion par son nom. L’immense majorité des Mohamed, des Fatima ou des Ahmed des cités et des banlieues sont français et ce qu’ils veulent c’est l’égalité, la dignité, la sécurité, un travail et un logement. Ils sont culturellement et religieusement intégrés et leur problème est avant tout d’ordre social et économique. L’histoire de Mohamed Merah renvoit la France à son miroir : il finit jihadiste sans réelle conviction après avoir été un citoyen sans réelle dignité. Cela n’excuse rien, encore une fois, mais c’est bien là que se terre un enseignement crucial.

                                                                            On nous a annoncé que la campagne électorale s’était arrêtée pendant deux jours. Il n’en fut rien. Cet arrêt même fut politique. A un mois des élections, tous les analystes et les journalistes, se demandent qui saura le mieux rebondir, ou instrumentaliser l’affaire. Nicolas Sarkozy, en position de Président rassembleur, a dans les mains des atouts conséquents. Les meurtres de Toulouse vont naturellement déplacer le curseur des élections présidentielles sur les thèmes favoris de la droite et surtout de l’ extrême- droite, avec les débats sur la question de l’insécurité, de l’immigration, de l’islamisme violent, et bien sûr la scène internationale en relation avec l’Afghanistan, Israël et la Palestine. C’est dans ces domaines que le Président Sarkozy est le mieux à son aise : gestionnaire de crise, il pourra à la fois naturellement chasser sur les terres du Front National et exposer jusqu’à l’hypertrophie sa stature internationale où son bilan est moins mauvais. Les jeux ne sont pas faits et les prochaines semaines peuvent nous apporter leur lot de surprises. En France comme à l’étranger. Tous les autres candidats sont dans l’attente, comme tétanisés à l’idée de faire un faux pas : Nicolas Sarkozy est en position de force symbolique. Ce statut aura un poids certain même si rien n’est assuré.

                                                                            A l’observation de ces jeux et gesticulations, on se sent envahi par un malaise. Les victimes, les morts, les familles, les vraies questions sociales et politiques semblent être secondaires. Nous sommes dans le temps du calcul et des stratégies : les politiques jouent du pouvoir des symboles autant que Mohamed Merah visaient ces symboles dans son impuissance. Les thèmes s’invitent dans la campagne électorale au gré des émotions et du spectacle. On parlera de l’intégration, de l’islamisme, de l’islam, de l’antisémitisme, de la sécurité, de l’immigration, des banlieues perdues, des relations internationales et ce non comme des démocrates à l’écoute des peuples mais de plus en plus comme des populistes, qui instrumentalisent les événements et se jouent des peuples. Le Président joue au Président et ses opposants veulent prouver qu’ils sont de dignes prétendants. On aurait aimé de vrais débats politiques, on devra se contenter de numéros d’équilibristes, de mises en scène, de tentatives de récupération aussi habiles que malsaines.

                                                                            A Toulouse et Montauban, la France s’est effectivement retrouvée face à son miroir : cette crise a révélé, si besoin était, que les candidats ont cessé de faire de la politique, non pas seulement deux jours durant en hommage aux victimes, mais depuis bien des années. Cela fait bien longtemps en effet que les vrais problèmes sociaux et économiques ne sont pas abordés et qu’une partie des citoyens français sont traités comme des citoyens de seconde catégorie. Mohamed Merah était un Français (dont le comportement était aussi éloigné du message du Coran que des textes de Voltaire) : Est-ce donc si difficile à concevoir et à admettre ? Cela fait donc si mal ? Tel est bien le problème français."

                                                                            Source : 
                                                                            Tariqramadan.com

                                                                            • bakerstreet bakerstreet 24 mars 2012 12:26

                                                                              Papadop

                                                                              Bonjour

                                                                              Bien vu. Dommage que vous n’ayez pas proposé cet écrit à a la publication. Il aurait mérité d’être publié comme article


                                                                            • Gonzague Gonzague 24 mars 2012 08:00

                                                                              Comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Malgré le passé douteux d’Agoravox, on peut encore trouver des articles intéressants sur cette plateforme. Merci pour cet aricle.

                                                                              Deux choses toutefois :

                                                                              "L’auteur donnant à travers ce petit fait tout de même l’idée d’une certaine prédisposition au mal, ou en tout cas, une fascination à infliger la souffrance« 

                                                                              Il n’y a pas de prédisposition (ce genre d’expression est à éviter, soit précisé en aparté, elle peut conduire à un systématisation des classifications comportementales, ce que Machin Sarkozy et ses affidés aimeraient bien réaliser et qu’ils sous-tendent déjà en parlant génétique à vau-l’eau et prévention du »crime« dès la prime jeunesse)
                                                                              Son comportement n’est pas lié au mal, mais à l’action. Que cette dernière soit bénéfique ou maléfique ne joue qu’un rôle socialement admis, l’exutoire, cependant, et ce quel qu’il soit, est pour celui qui la perpétre essentiel. Si l’exutoire est favorablement accueilli par l’entourage du jeune homme (il ne tue pas un lapin mais reconstitue Machu Picchu, ses habitants et ses lamas en allumettes, par exemple), pour rester sur l’histoire du jeune homme, ce dernier ne plongera pas forcément dans le crime, mais dans le bâtiment, ce qui n’est peut-être pas mieux, je vous l’accorde.
                                                                              Ce n’est pas tant le fait »d’infliger la souffrance« qui apporte la satisfaction, mais la réalisation d’un acte dont le résultat est tout à fait, et de suite, accessible.

                                                                               »après avoir vu le procès Eichman, ce tortionnaire nazi jugé par les israéliens au début des années soixante"

                                                                              Eichmann n’était pas un tortionnaire. Il a certes visité les camps, était présent à Wannsee et a conduit par sa signature et ses plans des centaines de milliers de personnes à la mort, mais il n’a jamais directement torturé ou même tué de ses propres mains qui que ce soit lors de la seconde guerre mondiale. Vous confondez sans doute avec Klaus Barbie.


                                                                              • Gonzague Gonzague 24 mars 2012 12:48

                                                                                Si, ces documents existent, mais ils se trouvent dans les archives et ne sont partiellement accessibles qu’aux seuls professionnels. Cela est peut-être préjudiciable, car d’aucuns remettent en doute toute parole « officielle » ou « professionnelle » par simple absence supposée de preuves.
                                                                                Il ne faut néanmoins pas perdre de vue que rares sont les renseignements de première main accessibles à tout un chacun. Cela relève de l’aspect purement pratique de la démarche scientifique, et non d’une conspiration du silence (ce que votre message sous-entend)
                                                                                Trop d’analyses amateures biaisées ou inutiles gênent le travail de l’historien, de l’enquêteur, etc. Mais des centaines d’historiens ont travaillé, retravaillé, reretravaillé sur tous les rouages de la solution finale, sauf un aspect qui n’est pas clair : Il n’y a aucune trace écrite de l’ordre premier donné à Heydrich, Himmler et consorts pour la mise en exécution de l’extermination industrielle des Juifs, Tziganes, Polonais, etc.


                                                                              • bakerstreet bakerstreet 24 mars 2012 13:15

                                                                                Gonzague

                                                                                D’abord bonjour
                                                                                Vous avez raison.
                                                                                Bien que je ne confonde pas Eichmann avec Barbie, dont les exactions se coordonnent, au cœur d’un vaste plan de destruction et d’anéantissement.

                                                                                De même que les fautes d’orthographe qui me sont reprochées par Pluto, et dont je m’excuse. Elles me font sursauter moi-même à la relecture, mais elles sont à mettre sur mon manque de vigilance et la rapidité avec lequel j’ai écrit ce papier après ma journée de travail.

                                                                                Néanmoins, cette« erreur »à propos d’Eichmann, je pourrais la qualifier de lapsus.
                                                                                Car s’il est un fait que cet homme a toujours eu les mains blanches, c’est bien lui qui a été l’architecte et le planificateur de la mort de millions d’hommes.

                                                                                Il y a les exécutants, et puis les ordonnateurs. Eichmann faisait partie des seconds, mais on peut se refuser à les diviser dans l’appellation, la torture étant pour moi la marque de l’ignominie de la part des gens qui la pratiquent. Eichmann savait très bien que cette planification dont il était l’investigateur débouchait sur la torture, dans les camps, de millions d’hommes. Donc, oui, pour moi, c’est bien un tortionnaire.

                                                                                « Si l’on requiert la peine de mort contre un poète comme Brasillach, quelle peine reserve-t-on aux marchands de canons ? » avait lancé son avocat.
                                                                                 L’idée étant qu’un collaborationniste aussi haineux que cet homme, puisse bénéficier d’un statut de poète, et le dégage de la responsabilité de ces actes, ou minorant ceux ci, n’est pas tellement différente de celle sous entendue démarquant Eichmann et Barbie.....Mais je sais bien que je m’égare un peu, et que vos propos ne sont pas ceux ci. Mais l’idée que je développe ici est du même tonneau que celle concernant les deux nazis : Suffit-il d’avoir les mains blanches pour se soustraire à la responsabilité des actes que l’on engage par sa responsabilité ?

                                                                                Pour ce procés Brasillach, Paulhan considérait que le crime résidait dans les actes et non dans la parole, la responsabilité incombant à ceux qui réalisent les idées, et non à ceux qui les émettent ; ce à quoi Sartre répondit que la littérature est un acte, car nommer, c’est donner un sens aux choses, c’est les faire exister à la conscience commune.Ce qui fonde d’ailleurs sa théorie de l’écrivain engagé.
                                                                                A ce propos, la lecture de son roman « l’enfance d’un chef » me parait être très pertinente et actuelle.

                                                                                "L’auteur donnant à travers ce petit fait tout de même l’idée d’une certaine prédisposition au mal, ou en tout cas, une fascination à infliger la souffrance"
                                                                                Il est vrai que cette phrase peut faire polémique, mais je me suis référé au film, où le réalisateur pointe ce trait, chez lucien Lacombe. Elle existe d’ailleurs en chaque individu, à l’état latent, particulièrement visible à l’age sadique-anal chez les enfants, qui normalement accèdent ensuite à un stade de développement plus évolué.

                                                                                Sarkozy a peut-être évolué, ceci dit en passant, sur sa volonté de classer les enfants en fonction de passages à l’acte liés à leur immaturité, au vu du passage à l’acte du petit Louis, qui n’a visiblement pas encore acquis l’age de ses 15 ans ( je parle du passage à l’acte par projectiles sur une agent de sécurité).

                                                                                Bien à vous


                                                                              • bakerstreet bakerstreet 24 mars 2012 18:51


                                                                                La croix nazie, il est vrai que je n’ai pas regardé le sens.

                                                                                Mal tournée, dites-vous ! Possible, en effet...

                                                                                Votre sens de l’observation aurait été précieux au 221 b baker street

                                                                                 Mais pour moi, c’était les gens qui la portaient, qui avaient surtout l’esprit mal tourné.

                                                                                ...

                                                                                En tout cas, n’y voyez pas là une intention cabalistique, pas plus que mes fautes d’orthographe, mais la vie, à l’instar de ce drame, n’en est t’elle pas pleine elle aussi ?

                                                                                Il nous faut pourtant bien l’affronter sans détourner les yeux.


                                                                              • armand armand 24 mars 2012 11:39

                                                                                Juste pour complimenter la plupart des intervenants sur ce fil, y compris ceux avec qui je ne suis pas toujours d’accord - la discussion est de bonne tenue ; il faut dire qu’on a tous envie de comprendre, et chacun apporte son expérience et ses intuitions dans l’affaire.
                                                                                Une piste qui n’a pas été assez creusée, à mon avis : http://fr.news.yahoo.com/trajectoire-mohamed-merah-p%C3%A8re-rep%C3%A8re-160036713.html
                                                                                Pas toujours d’accord avec Rue 89, mais c’est là une excellente analyse.
                                                                                Il faudrait peut-être rappeler que sans être passé au degré monstrueux de tueur d’enfants, le Merah première version, si proche de millier d’autres glandeurs et délinquants des cités, n’était pas non plus une réussite et on n’en voudrait pas comme voisin (enfin, quand on la le choix, car là où je suis des comme lui sont légion).
                                                                                Alors on peut déplorer (ce que je fais) la disparition de tous les boulots qui permettaient à des hommes sans qualification d’être occupés durant toute la journée et de gagner de quoi vivre, ainsi que la disparition de toutes les structures qui socialisaient dans le temps, depuis l’armée jusqu’à l’usine en passant par les syndicats, il n’en reste pas moins que certaines cultures envoient les garçons, en bande, traîner dans la rue, même à un très jeune âge, tout en surveillant méticuleusement les filles. Et que lesdites cultures (qui ne sont pas toutes islamiques) comportent une survalorisation du fils, qui risque de développer des fantasmes de puissance (encouragés en bande, tous les hommes ici, qui ont tous été ados, peuvent en témoigner !).
                                                                                Or, tout ça pourrait servir à quelque chose si notre société nous offrait des perspectives d’engagement et d’idéal propres à inspirer les jeunes. Je ne me souviens plus du titre, mais un ouvrage a récemment fait rage en Amérique, expliquant comment on rate l’éducation des garçons car on a gommé entièrement le défi, le danger, le parcours initiatique.

                                                                                Commentaire un peu technique sur un autre registre : il me semble que dans toutes les situations de combat, quand aux bombardements succèdent des périodes d’accalmie, et ce durant des heures, l’assiégé n’a désormais qu’une seule pulsion, celle de se ruer à l’attaque dès qu’il voit paraître l’ennemi. Surtout s’il tient par les nerfs.


                                                                                • bluebeer bluebeer 24 mars 2012 12:26

                                                                                  Je viens de vous plusser, Armand, car je trouve votre commentaire très adéquat. Effectivement, le fil a été de très bonne tenue et les interlocuteurs ont évités des excès dont ils ne se privent pas toujours par ailleurs, ce qui certainement témoigne de la gravité du problème, des circonstances, mais également de la qualité de l’article.

                                                                                  Par rapport à votre remarque des jeunes qui traînent en rue et en bande, je me souviens d’une rencontre avec un éducateur tunisien, ex sportif de haut niveau, qui loin de minimiser le phénomène de violence des bandes maghrébines dans les cités, l’expliquait par le fait qu’en Afrique du Nord il est courant de laisser traîner les jeunes ensemble dans la rue. Mais qu’en revanche, n’importe quel adulte peut les tancer et les sanctionner si cela s’avère nécessaire. Et que le décalage actuel, c’est effectivement celui des ces garçons, « adulés » à la maison et mal encadrés dehors.

                                                                                  Par ailleurs, concernant l’autorité, j’ai eu l’occasion une fois de voir un petit vieillard marocain, simple voisin de la famille, remettre instantanément l’ordre et le calme dans une famille en pleur et en rage au sein de l’hôpital où je travaille, et l’un dans l’autre, perturbant les soins et les visites des autres familles. On lui a expliqué la situation, croyant que c’était l’imam. Il est allé se planter au milieu du chambard, il a tenu un discours d’une minute en arabe, calme mais ferme, et tout le monde l’a bouclée. C’était juste un vieillard respecté, sans plus.


                                                                                • bakerstreet bakerstreet 24 mars 2012 13:45

                                                                                  Armand

                                                                                  Bonjour
                                                                                  Merci pour votre contribution.
                                                                                  Votre remarque est fort juste.
                                                                                  Il manque de nouvelles cathédrales à construire.
                                                                                  Ou de nouveaux trois mats
                                                                                  Je parle en termes métaphoriques.


                                                                                • NeverMore 24 mars 2012 14:16

                                                                                  Oui, je suis d’accord avec vous et Tariq Ramadan.

                                                                                  Ce pauvre petit était une victime et il n’a jamais eu le choix.

                                                                                   

                                                                                  Quant à la petite fille, elle n’a, elle, aucune excuse.

                                                                                   


                                                                                  • docdory docdory 24 mars 2012 18:26

                                                                                    @ Bakerstreet

                                                                                    Votre comparaison cinématographique est très intéressante.
                                                                                    Personnellement, j’aurais une comparaison chimique :
                                                                                    Si vous mettez un mélange d’O2 et d’H2 dans un flacon, il peut s’écouler un temps incroyablement long avant que les deux produits réagissent pour former de l’eau. Mettez un peu de mousse de platine dans ce flacon et boum, une réaction violente se produit en un instant pour faire de l’eau.
                                                                                    Des petits délinquants irascibles, pas totalement nuls ( apparemment il avait un métier de carrossier ), qui roulent des mécaniques et en grosses cylindrées, qui emmerdent leur entourage et se retrouvent à longueur de temps devant le juge, il y en a des quantités industrielles. Arrivés vers vingt-cinq trente ans , la plupart se calment et finissent par plus ou moins s’intégrer à la société sans se livrer à une inimaginable explosion de violence à la Mohamed Merah.
                                                                                    Mais farcissez leur cerveau avec une idéologie ultra-violente qui fera pour eux l’effet d’un catalyseur de l’agressivité ( l’idéologie maréchaliste et nazie dans le cas de Lacombe Lucien, et l’idéologie mahométane dans le cas de Merah ), et ces personnalités peuvent basculer dans l’horreur.
                                                                                    Il semblerait bien que Merah a reçu un premier endoctrinement coranique en prison, et que c’est suite à cela qu’il est allé s’initier au terrorisme en Afghanistan.
                                                                                    Une possible prévention des dérives à la Merah serait d’interdire tout prosélytisme religieux dans le règlement intérieur des prisons françaises, et de mettre à l’isolement strict tous les prisonniers qui tenteraient de profiter de leur séjour carcéral pour s’y livrer à de la propagande coranique.
                                                                                    Si Merah n’était pas tombé, à l’occasion de son séjour en prison, dans le piège mental coranique, il n’aurait sans doute pas tué sept personnes et serait resté en vie.



                                                                                    • bakerstreet bakerstreet 24 mars 2012 19:00

                                                                                      Doctory

                                                                                      il est certain en terme de probabilité, que ce genre d’affaire, compte tenue des tenants, des aboutissants risque fort de se reproduire, les mêmes ingrédients aboutissants aux mêmes effets.
                                                                                      A nous d’agir sur les différents paradigmes, tout en sachant que les solutions cow-boys ont leurs limites, même si elles ont un intérêt à très court terme.
                                                                                      Mais ce n’est qu’en donnant du sens et une tracabilité à cette société, que l’on pourra se garantir des conséquences les plus fâcheuses.


                                                                                    • moebius 25 mars 2012 00:53

                                                                                       Lacombe ou Merha ont ceci de commun avec nous c’est qu’ils sont sans convictions. Ce n’est pas par conviction qu’ils agissent mais pour obtenir une reconnaisance parce qu’il est impossible de vivre ici bas sans etre reconnu. C’est une obligation..La conviction ça vient apres c’est c’est un accessoire qu’on confond parfois avec l’appetit ou le desir


                                                                                    • moebius 25 mars 2012 00:08

                                                                                      les consequence facheuses étant celles qui ne manqueront pas de se reproduire seront precisement celle qui se produiront en dehors de la tracabilite sus decrire ne pourrait t’on pas prevoir dans ce cas une voie de garage ou ces consequences facheuses puissent etre aiguillé et dont la destination ne serait pas indiqué sur les panneaux afin de ne pas trop les effaroucher ou ne pourrait t’on pas les pieger par quelques appats ou quelque pieges comme des chausse trappe garni de clous





                                                                                        • noodles 25 mars 2012 09:05

                                                                                           

                                                                                          RATAGE

                                                                                          Bonjour Bakerstr.

                                                                                          Mes compliments ! j’ai voté pour !

                                                                                          En parcourant votre article, je pensais trouver aussi la comparaison avec Ben Laden qui, méprisé par les siens qui refusent ses services (Arabie Saoudite), et le voilà parti, par dépit lui aussi, pour les (ex)actions qu’on connaît.

                                                                                          C’est bien connu : « quand on explique, on excuse ». C’est loin de notre propos !

                                                                                          Notre esprit ne fonctionne-t-il pas en confrontant notre vécu avec les événements... ? nos lèvres ne seraient-elles pas promptes à formuler :« c’est comme »... ? Il est parfaitement justifié de s’orienter par rapport à nos repères, cependant, je pose la question : chaque événement, chaque vie ne sont-ils pas uniques ?

                                                                                          Et là je reviens sur Merah dont l’échec à le prendre vivant nous fera regretter de ne pas disposer de davantage d’éléments pour nous faire une opinion. Tout ce que nous saurons désormais le sera par le truchement des hommes du RAID et de Claude Guéant...

                                                                                          Le directeur des opérations a affirmé n’avoir permis à ses hommes d’uliser des armes létales qu’au tout dernier moment, quand il était avéré que leur vie était en danger. Oui, bon. Il me semblait que ça c’était réellement depuis le début quand le forcené a blessé deux policiers, non ?

                                                                                          Combien de fois on a utilisé des tazers à plus ou moins bon essient et là quand il se lance du balcon il n’y a pas d’arme paralysante ?

                                                                                          Regrettable. On aurait pu avoir interrogatoire et procès en bonne et due forme républicaine.

                                                                                          Ratage ou bavure, il n’empêche que cela peut avoir favorisé la transformation de Mohamed Merah en héros djihadiste. Gênant, non ? 

                                                                                          Oui, ne vous y trompez pas si je dis : « regrets éternels » pour le mot de la fin.

                                                                                          Merci et bien cordialement

                                                                                           


                                                                                          • bakerstreet bakerstreet 25 mars 2012 13:55

                                                                                            Bonjour noodles

                                                                                            Le destin n’est pas toujours logique,de même que la grammaire et l’orthographe. Les exceptions aux règles font plus de tapages, et nous tendent plus de pièges que les accords harmonieux.
                                                                                            Comme je l’ai écrit plus haut, le frère de Georges Simenon, préférée de la mère deviendra une fripouille, alors que ce manque d’amour et de reconnaissance sera un des moteurs de la création de Georges.
                                                                                            C’est un d’exemple dérangeant pour les psychologues. Le contraire aurait été plus facile à admettre. Comme vous dites, chaque individu est unique. Et comme Sartre disait, il est responsable de son destin et de ses choix.

                                                                                            Néanmoins, si l’on raisonne en termes de probalités, il est évident que certaines carences affectives, liées à l’état d’une société, la possibilité de s’y faire une place, les idées dans l’air du temps, les moyens d’identification proposés, travaillent à l’émergence et à la fabrique des personnalités.

                                                                                            Les médias et les faits divers, et leurs représentations ont beaucoup d’impact sur l’air du temps, aussi. Un film humaniste et bien fait, comme « intouchables » par exemple, peut travailler à lutter contre l’intolérance, la vision du handicap, celui du clivage en général.

                                                                                            Dans la fabrique des héros négatifs, le déroulement de cette affaire vaut, elle, son pesant d’or :

                                                                                            - Dramatisation excessive, pathologique, en monopolisant les médias, et en transformant en héros cette petite frappe, qui tout à coup devient une sorte de héros.
                                                                                            S’il faut traiter l’information, quid de cette couverture inédite, sidérante, en boucle, totalement contre productive, et nous transformant d’une certaine façon en alter ego de cet homme qui lui même se repassait les images de ces crimes. il y a là une sorte de miroir qui nous est tendu.

                                                                                             L’importance qui lui était donné, il l’a très bien compris, d’ailleurs, puisqu’il a tout de même dit qu’il avait mis la France à genoux, si je me souviens bien des termes. ( et là, il avait tout compris)
                                                                                             Dans ce sens, je pense que toute cette sidération de la société du spectacle à son égard, l’a peut-être bien poussé jusqu’au boutisme, dépassé par le personnage qu’il s’était crée.

                                                                                             Le voilà maintenant transformé en héros, une sorte de James Dean des banlieues.
                                                                                            J’espère que cela n’était pas délibéré, comme un autre débat l’a supposé, car alors ce serait d’une stupidité sans nom.
                                                                                            Comme tout citoyen lambda, je me suis interrogé sur l’absence de lacrymogènes, et sur un siège si long se terminant de façon si lamentable.
                                                                                            On nous dit qu’il n’y a rien à voir....
                                                                                            Les avantages d’avoir à lui éviter une tribune de propagande, lors d’un procès, sont dépassées, et de loin, par le risque d’une légende qui risque de faire tache d’huile.
                                                                                            .


                                                                                          • armand armand 25 mars 2012 11:11

                                                                                            QUelques remarques supplémentaires :
                                                                                            Les forces de l’ordre sont souvent soumises à des instructions contradictoires.
                                                                                            Effectifs nombreux, sur-équipés pour des interventions qui paraissent sans risque (autrefois trois sergents de ville en pelerine auraient encadré des groupes de manifestants).
                                                                                            Et en même temps, restrictions draconiennes apportées à l’emploi de la force létale, même dans des cas où leur vie est en jeu.
                                                                                            En cherchant un peu, on peut comprendre que cette apparente contradiction est bien à l’image de notre société procédurière.


                                                                                            • bakerstreet bakerstreet 25 mars 2012 14:04

                                                                                              Armand

                                                                                              Par rapport à ce que j’ai mis plus haut, je tempère évidemment, en reconnaissant qu’il faut avoir participé une fois, ou d’avoir été témoin de l’arrestation d’un forcené, pour savoir que c’est loin d’être comme dans les livres, que chaque situation est différente, et que les forces de l’ordre ont à la fois à anticipé, réfléchir, faire face à une situation nouvelle, tout en respectant les ordres, le cahier des charges, et leur propre conscience et leur éthique.
                                                                                              Ce qui fait tout de même beaucoup et rend difficile de leur reprocher un manquement


                                                                                            • lsga lsga 25 mars 2012 16:35

                                                                                              Quel dommage que Momo Mehra ne soit pas devenue une petite fille prostituée comme dans Pretty Baby :


                                                                                              Bon, ok, je sors 

                                                                                               smiley  smiley  smiley  smiley 


                                                                                              • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 25 mars 2012 19:46

                                                                                                Non, ce n’est pas « l’histoire de Mohammed MERAH », c’est l’histoire tout court qui fait encore des ravages en se donnant entièrement à la désinformation ! Pour vous comme pour nous, il n’ Y a finalement qu’une seule solution la refondation nationale autour de nouveaux principes ! La Gauche ou la Droite ne pourront plus, les « autres » étant soient inconséquents soit culpabilisés avant d’être élus, il ne reste qu’à arrêter la machine infernale pour tout mettre sur la table !

                                                                                                Groupe « ouvert »REFUSONSLECIRQUEELECTORAL20122014@groups.facebook.com 

                                                                                                Mohammed MADJOUR.

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