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Destruction de deux immeubles rénovés : Un véritable scandale à Compiègne

La situation pourrait être presque comique si elle n'était pas dramatique : En effet à une époque où plus de 2000 familles sont sur les listes d’attente dans l'Oise ( et des centaines de milliers d'autres en France) pour obtenir un logement social, comment peut-on justifier le projet de démolition de deux immeubles récemment rénovés en plein cœur de Compiègne ?

C’est pourtant semblerait-il, relativement aisé pour M. Arnaud Dumontier, l’actuel président de l’OPAC, qui n’obtenant pas une intervention policière immédiate pour régler un certain nombre de problèmes de stupéfiants qui gangrène le quartier, déclare peut-être un peu péremptoirement : « Nous n'avons rien vu venir. Ce territoire est abandonné par la République. » et qui établit le plan de route suivant : « Nous allons proposer aux derniers locataires un relogement, puis nous couperons le gaz, l'eau et l'électricité avant d'abandonner ces immeubles aux trafiquants de drogue. L'étape suivante sera la démolition »

Ainsi on ne peut que s'indigner d'un tel projet et hausser un sourcil dubitatif devant l'annonce d'une telle gabegie d'argent public ! Ainsi, je m'interroge en me demandant comment le conseil d’administration de l’OPAC, qui comporte pourtant un certain nombre de représentant à la fois des familles et des organisations syndicales pourrait approuver ce déroulement.

Dans un territoire où le logement est si cher et si difficilement accessible pour un grand nombre de familles, en raison de sa grande proximité avec la région parisienne, cette mesure réussit ainsi l’exploit d’être à la fois anti-sociale et anti-famille ! Ce qui est quand même un comble pour un organisme de logement social ...

Et alors que nombreux sont ce qui oeuvrent à la création d’un espace de vie social dans ce secteur, pour reconquérir les quartiers que beaucoup voudraient abandonner, toute cette affaire semble marquer un affaiblissement dramatique des valeurs de la république et une résignation coupable face au problème de l’insécurité dans les zone sensibles.

Quand les rêves d’égalité des territoires auront disparus avec ces immeubles et que les problèmes auront été à nouveau déplacés, que restera-t-il sur place à part des friches et encore plus de mal logés ?


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7 réactions à cet article    


  • Raoul-Henri Raoul-Henri 6 janvier 16:31

    Ah, L’OPAC. Vous m’avez fait remonter un vieux souvenir devenu opaque.
    Merci pour votre article (avez-vous un lien ?) qui rappelle l’histoire de celui qui tue son chien en prétendant qu’il avait la rage.
    Inutile mesure que cette démolition car un « terrain » de vente se déplace plus vite que son ombre. Pas de patente, ni RC, ni rien en rapport au commerce traditionnel et légal. Pas de locaux fixes ; les dealers savent déménager dans la minute ; ils ont mis en route les proxys et les pare-feux.
    Donc ce faux prétexte en cache sûrement un autre bien inavouable, comme nous ont habitués les dirigeants de l’OPAC. Qu’en dit l’entreprise Brézillon ou autre bétonneur local ?
    Ailleurs c’est pareil : une mafia de grand banditisme qui ne s’en prennent qu’aux pauvres.


    • Jeff84 7 janvier 12:53

      @Raoul-Henri
      Ah c’est certain, là où il y a des logements publics, la corruption fait loi, comme me dit l’un de mes clients BTP. Sans dessous de table, rien ne se fait.


    • Doume65 6 janvier 16:57

      Mouais !

      Manifestement, nous n’avons ici qu’une simple communication. Un effet d’annonce pour faire réagir les autorités. Le problème n’est pas cette déclaration désespérée ; le problème est que la mairie, détentrice des pouvoirs policiers ne fait rien pour le quartier, ou en tous les cas, manifestement pas assez. L’auteur ne peut ignorer qu’en réalité, aucun des habitants du quartier n’a reçu de courrier leur expliquant qu’ils allaient être relogés. Dix secondes de recherches sur le web m’en ont informé.


      • baldis30 6 janvier 21:32

        c’est ce qu’on apprend dans les cours de management .... :

        Pour se débarrasser d’un problème utiliser la géographie :

        soit en déplaçant le problème ( les fabrications polluantes dans les pays du tiers-monde, pas chez nous, enterrer les déchets dans les mêmes pays , ou les noyer en mer dans de vieux rafiots bien assurés, etc....)

        soit en vidant les populations : fermeture de la boulangerie/épicerie des petites communes pour récupérer de l’espace pour le tourisme ... ( meuh non j’affabule, cela n’existe pas - à répéter cent fois) 


        • cathy cathy 7 janvier 00:05

          @baldis30
          Si tu savais tous les déchets très graves qui se trouvent dans notre sol, tu serais surpris.


        • Le Panda Le Panda 7 janvier 14:26

          Bonjour,

          dans le temps l’ensemble s’appelait HLM, mais à présent ce sont des consortiums plus ou moins à la solde des villes de plus ou moins 25 000 mille habitants.

          Certains et même plus dans les grandes métropoles le démontrent en occupant des appartements auxquels ils n’ont pas droit du tout.

          Puis durant ce temps ce sont les mers qui servent à certains d’habitations.

          Lorsque l’on constate la masse de propriétaires nui ne louent foule de logements qu’ils possèdent uniquement que via Internet et pour des durées bien précises à des prix fous.

          Il faudrait justement saisir ces biens pour éviter de compter les morts de SDF dans les rues où autres lieux on ne peut tout attendre des autres sans ne rien faire.

          Alors les actions n’ont pas d’âge pour donner juste un peu de chaleur humaine et un toit à tout un chacun la France le peut c’est( une évidence.

          Merci pour cet article.

          Cordialement

          Le Panda

          Patrick Juan 


          • Croa Croa 7 janvier 19:16

            Ce n’est pas spécifique à Compiègne. Nos “élites” communiquent abondamment sur la construction mais pas sur les démolitions. Ainsi avons-nous l’impression qu’il y a toujours plus de logements alors que c’est faux bien sûr.
            Une politique sociale voudrait qu’il y ait toujours plus de logements. Une politique capitaliste voudrait qu’il y ait toujours une pénurie de logements. (Afin de maintenir le cours de l’immobilier ; Même la catégorie HLM a une influence sur les cours.)  Ceux qui croient que la pénurie de logement résultent d’une simple fatalité sont sacrément naïfs.

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