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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Du droit de vote des femmes à leur représentation politique

Du droit de vote des femmes à leur représentation politique

En France, c'est en Avril 1944 que les femmes ont eu accès aux droits de vote et d'éligibilité à l'issue de leur grande implication dans la résistance. De nos jours, elles restent sous représentées au sein des appareils d'Etat aux niveaux local, national et européen et les partis politiques restent des lieux de confiscation du pouvoir au profit des hommes.

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La parité, mais encore ?

En France, la parité qui relève d'une logique de représentation a été inscrite dans la constitution en 1999. Depuis lors, la loi « favorise l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives ». La loi du 6 juin 2000 qui contraint les partis politiques à proposer autant de femmes que d'hommes aux scrutins de liste a été complétée par de nombreux textes législatifs. Cette féminisation s'est étendue aux gouvernements successifs et depuis le mandat de Francois Hollande en 2012 la répartition des ministères est paritaire. Si les règlementations sur la parité ont permis d'améliorer la place des femmes en politique, ces dernières restent encore exclues des fonctions à haute responsabilité au sein des institutions.

En 2020, selon le Haut Conseil à l'Egalité la proportion des femmes élues maires n'est que de 19,2% dont seulement 12% dans les villes de plus de 30000 habitants. Au sein des 18 régions françaises, seules quatre femmes sont présidentes, alors qu'elles occupent 48,1% des mandats exécutifs. D'autre part les lois successives n'ont eu qu'un effet modéré sur les élections législatives et sénatoriales : à l'Assemblée Nationale, les femmes occupent depuis 2017 39,9% des sièges contre seulement 33,3% au Sénat. Et lorsqu'il s'agit d'accéder aux postes clés de la République, Présidence du Conseil Constitutionnel, de la Cour des Comptes, Direction du Trésor, on se heurte au plafond de verre.

Les pères fondateurs de l'Europe au travers du Traité de Rome en 1957 avaient mis la question de l'égalité entre les femmes et les hommes au cœur de ses objectifs en souhaitant construire une Europe de Droits. Le traité de Lisbonne en 2009 a enraciné ce principe d'égalité. Au sein des institutions européennes la parité s'améliore bien que les femmes restent minoritaires à la Commission et au Conseil. C'est au Parlement que la représentation des femmes (40,4%) est la plus grande, supérieure à la moyenne européenne des parlements nationaux (40%, Source Insee).

Mais pour la première fois, la présidente de la Commission Européenne est une femme, Ursula von der Leyen, élue en 2019. Pour la première fois la présidente de la Banque Centrale Européenne est une femme, Christine Lagarde depuis 2019. Pour la première fois Angela Merkel a été élue pour un quatrième mandat à la tête d'un des plus importants Etat européen. Cependant la présence de ces femmes d'exception ne doit pas occulter le fait qu'en Europe, la vie politique reste une affaire d'hommes, et que ce sont les partis politiques qui en constituent le principal verrou. Il n'y a que dans les pays scandinaves où les citoyens pensent que l'Etat est le meilleur arbitre et le plus fiable garant des libertés individuelles. Les femmes y ont conquis l'égalité formelle et réelle dans la plupart des domaines, dont les partis Sociaux Démocrates, occupent très largement les fonctions officielles et sont présentes à plus de 40% dans les parlements nationaux.

Le difficile accès au pouvoir politique

L'Histoire retiendra-t-elle que les efforts conjugués de trois femmes, Christine Lagarde, Angela Merkel et Ursula van der Leyen sont à l'origine du pas fédéral décisif conclu le 21 Juillet 2020 ? Sans orgueil mais sans naïveté, avec une certaine humilité, préférant l'efficacité à l'autosatisfaction, elles ont levé un tabou permettant à l'UE de se doter de ressources fiscales propres, de lancer une union de transferts de 390 milliards d'Euros ainsi que 360 milliards d'Euros de prêts.

Avant elles, Simone Veil, magistrate a été élue première présidente du Parlement Européen de 1979 à 1982. La construction de l'Europe et la mémoire de la Shoah ont été parmi les combats de cette femme d'exception, entrée au Panthéon en 2018.

Francoise Giroud, sous la Présidence de Valery Giscard d'Estaing devint secrétaire d'Etat auprès du premier ministre, chargée de la condition féminine, entre 1974 et 1976, et y lança cent une mesures en faveur des femmes dont la mise en place de droits propres pour les femmes, la lutte contre les discriminations, l'ouverture des métiers dits masculins. Dans un essai à l'issue de cette expérience « La comédie du Pouvoir »son ambition fut de montrer que « L'Etat doit servir. On ne doit ni s'en servir, ni s'y asservir. »

Martine Aubry, si décriée en tant que ministre du Travail, Maire de Lille depuis 2001 devint en 2008 première secrétaire du PS mais perdit en 2011 les primaires socialistes face à François Hollande.

Toutes ces pionnières ont ouvert la voie de la représentation politique, de conquêtes en résistances surmontées. Elles ont contribué à mettre en place des actions concrètes allant dans le sens de l'Histoire. Mais il convient de souligner qu'il n'est pas aisé d'adapter les femmes à des structures bâties sur des codes masculins. Cela suppose de dissocier le pouvoir du prestige public et de le penser en tant qu'attributs : aptitude à l'efficacité, à la rapidité de réaction, à la volonté de changer le monde. La crise sanitaire de la Covid 19 a conduit à une étude publiée sur le site « The Conversation ». Elle montre que les Etats dirigés par des femmes en Allemagne, au Danemark et en Finlande ont freiné plus tôt l'épidémie de par leur sobriété et leur humanité.

Les discours évoluent et le récent parcours sans faute de quelques femmes d'exception a mis en lumière le mouvement inexorable qui marque ce début de XXI ème siècle : la construction d'un véritable modèle de société égalitaire. Le décalage entre le rôle des femmes dans la société et leur sous-représentation dans les instances de pouvoir doit être considéré comme de moins en moins pertinent en France et dans l'espace européen. En rompant avec notre héritage méditerranéen de domination masculine décrit par Pierre Bourdieu qui attribue traditionnellement la sphère publique aux hommes et la sphère domestique aux femmes, une nouvelle voie leur est ouverte dans un espace de liberté et de réalisation en fonction de choix et d'aptitudes et non plus de représentations sociales archaïques.


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34 réactions à cet article    


  • Schrek Séraphin Lampion 16 septembre 2020 16:53

    Merci pour la photo d’illustration !

    On voit bien le pas de géant qu l’humanité a réalisé, là !


    • Schrek Séraphin Lampion 16 septembre 2020 17:01

      @Philippe Huysmans

      sometimes, but not always...


    • Jeekes Jeekes 16 septembre 2020 22:37

      @Séraphin Lampion
       
      Y’a eu les trois rois mages (qu’ils disent)...
       
      Et ben v’la t’y pas les trois sorcières.
      Plus pourries, plus salopes qu’elles ça va être dur.
      A part peut-être madame tatcher, oeuf corse !
       
      Dire que c’est ça qui est censé représenter le féminisme triomphant.
       
      Oh, pinaise...
       


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 17 septembre 2020 10:40

      @Jeekes
      Vous voulez dire les trois frau mages.


    • babelouest babelouest 18 septembre 2020 05:33

      @Jeekes et puis il y a l’étroit mousquetaire : là où passait sa flamberge, tout pouvait passer....


    • binary 16 septembre 2020 19:12

      Le seul fait de parler de « lieux de confiscation du pouvoir » montre bien que le pouvoir n est pas perçu comme étant issu d’une compétence propre, mais comme un bien que l on peut prendre aux autres. Les femmes veulent se parer du pouvoir des hommes qui n est qu un attribut social, pas pour prendre des décisions et en assumer les conséquences. C est le résultat inévitable du niveau de recrutement à science pipo où la seule compétence nécessaire pour réussir est le blabla. La conséquence pour la société sera la même que dans les entreprises, quand on nomme un chef pour une autre raison que son savoir faire, le résultat est toujours le même.


      • Eliane Jacquot Eliane Jacquot 16 septembre 2020 19:43

        @binary
        Bonsoir,
        Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence .

        Euripide, Fragments


      • binary 16 septembre 2020 21:44

        @Eliane Jacquot
        Compétence ou sexe ?
        Entre ces deux mots pour caractériser un dirigeant, lequel est le plus « fort » selon vous ?

        Rq : Citez moi une phrase d’Euripide qui ne soit pas d’une désolante naïveté ?


      • Inquiet 17 septembre 2020 13:07

        @Eliane Jacquot
        Je ne vois pas pourquoi vous vouliez reprendre @binary ?
        Craignez-vous qu’une femme ne soit jamais compétente ?


      • totof totof 16 septembre 2020 22:13

        Voilà encore un article féministe qui vole haut et nous montre à quel point le féminisme est l’ennemi de l’humanité. Encore de l’acceptation de la société bourgeoise, encore de la volonté de réussir en son sein. Avec des articles de ce tonneau, on comprend pourquoi les Etats jouent les femmes contre les hommes : ils n’ont pas grand chose à craindre d’une telle contestation. Les féministes sont vraiment les idiotes utiles du fascisme.


        • Yann Esteveny 18 septembre 2020 00:21

          Message à avar totof,

          Effectivement, rien ne nous est épargné dans cet article et cela dès la première phrase !
          Les féministes font concourir les femmes contre les hommes et détruisent leur féminité. La maternité et la place centrale de la femme dans la famille n’ont pas de place dans cet article. En revanche, l’« exceptionnelle » Madame Simone Veil a droit à tous les honneurs ce qui est incohérent car son oeuvre d’élimination de millions d’enfants dans le ventre de leur mère a permis à tant de femmes de se « libérer » ! Faire carrière et accéder aux lumières des projecteurs, voici à quoi sont tombés les désirs des féministes. Que les femmes aient pitié de vous !

          Respectueusement


        • babelouest babelouest 18 septembre 2020 05:30

          @totof un truc qui finit en « iste », méfiance. S’il s’agit de catégoriser, on tombe dans le grand n’importe quoi pratiquement toujours. Il y a dans chacun de nous tous, des éléments à des niveaux très divers de tout ce qui fait que nous sommes du genre humain, le reste c’est du blabla de politicien.


        • babelouest babelouest 18 septembre 2020 05:36

          @yann esteveny : et vive Simone Weil ! (avec un W) : non ce n’est pas du tout la même


        • Iris Iris 16 septembre 2020 23:59

          @Philippe Huysmans

          Je peux venir aussi ?


        • Et hop ! Et hop ! 17 septembre 2020 00:15

          «  En France, c’est en Avril 1944 que les femmes ont eu accès aux droits de vote et d’éligibilité à l’issue de leur grande implication dans la résistance. »


          En France, les femmes ont voté jusqu’à la Révolution et la Ière République, lorsqu’elles étaient chef de famille. (il y avait un vote par feu). Elles avaient toujours eu les mêmes droits civils et politiques que les hommes jusqu’à la Révolution, elles pouvaient être duchesse d’Aquitaine ou chef d’entreprise, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de la bourgeoisie puritaine et à son Code civil qui fait de la femme une mineure sous la tutelle de son père puis de son mari.


          La IIIe République qui était violamment anticléricale s’est toujours opposée à les laisse voter parce qu’elles étaient plus attachées à la religion et votaient plus à droite que les hommes.


          C’est la gauche qui avait supprimé le droit de vote aux femmes, ainsi qu’aux pauvres avec le système de suffrage censitaire de l’Abbé Sieyès.


          Il n’y a pas eu d’implication particulièrement importante des femmes dans la Résistance, par contre les femmes ont été particulièrement victimes de l’épuration gaullo-communiste, après l’avoir été des bombardements anglo-américains.




          • McGurk McGurk 17 septembre 2020 07:25

            La féminisation de la politique a créé de super monstres qu’on donne en exemple, tout en se félicitant que des femmes occupent des postes « dans une sphère d’hommes ».

            Résultat : l’Impératrice Angela Merkel de l’UE (ou plutôt Néo-Saint-Empire-Germanique), Ursula Von der...(je ne sais plus le nom), Christine Lagarde, Valérie Pécresse, Marlène Schiappa, Christiane Taubira, etc.

            Magnifique résultat. Des monstres bien plus dangereux et vicieux que leurs homologues masculins, arrogants et imbéciles.

            A faire des « quotas » débiles, on en a oublié le fond, entre autres le programme proposé pour le pays. Tout comme on l’a oublié pour les hommes politiques quelle que soit l’époque.


            • babelouest babelouest 18 septembre 2020 05:41

              @McGurk il faut impérativement ne confier le Pouvoir qu’à ceux qui n’en veulent pas. Paradoxal ? Pas sûr.


            • McGurk McGurk 18 septembre 2020 15:07

              @babelouest

              A un certain niveau, obtenir le pouvoir n’est pas « difficile ».

              Quelqu’un de manipulateur et machiavélique comme Macron, avec des appuis financiers de grandes fortunes, a réussi à décrocher tous les postes importants du pays.

              L’immense majorité des politiques l’utilisent à des fins personnelles alors que ce pouvoir a une portée « communautaire » (à savoir celle des Français).

              Les institutions et leur but sont détournés et la grande machine étatique, si complexe et intéressante, a été enrayée. D’où une incapacité totale de l’Etat à accomplir ce pour quoi il a été programmé et pensé (protéger les citoyens et leur garantir un cadre de vide minimal).

              Y placer une femme ou un homme ne change rien à la donne, quand bien même on souhaite nous faire croire que c’est synonyme de modernité et d’ouverture d’esprit. Effectivement, les législateur ont fait leur possible pour que tout échoue progressivement afin de laisser place à la pure loi des marchés (le monde « progressiste » de Macron).

              Pôle Emploi en est un excellent exemple : paravent politique pour attirer l’électeur moyen, programmé pour être inefficace et échouer, coûtant une fortune au contribuable alors que le rendement est proche de zéro.

              Un leader sans une vision de l’avenir en concordance avec le public ne sert à rien. Un chef d’Etat sans empathie ni volonté d’agir pour les Français doit être écarté à tout prix.


            • Ruut Ruut 17 septembre 2020 08:21

              Vue l’état du Pays et de l’UE est ce vraiment un progrès le quotas au lieu de la compétence ?


              • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 17 septembre 2020 10:56

                Ecclésiaste 7:28

                voici ce que mon âme cherche encore, et que je n’ai point trouvé. J’ai trouvé un homme entre mille ; mais je n’ai pas trouvé une femme entre elles toutes.


                • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 17 septembre 2020 11:04

                  Esaïe 3:12

                  Mon peuple a pour oppresseurs des enfants, Et des femmes dominent sur lui ; Mon peuple, ceux qui te conduisent t’égarent, Et ils corrompent la voie dans laquelle tu marches.


                  • Bruno Hubacher Bruno Hubacher 17 septembre 2020 11:28

                    Les trois plus importantes entreprises de défense américaines sont dirigées par des femmes. Lockheed Martin, Northrop Grumman, General Dynamics


                    • Eliane Jacquot Eliane Jacquot 17 septembre 2020 12:02

                      @Bruno Hubacher
                      Merci à vous 


                    • Ruut Ruut 17 septembre 2020 12:03

                      @Bruno Hubacher
                      Je comprend maintenant pourquoi leur armement est si cher et défaillant...


                    • Ruut Ruut 17 septembre 2020 12:05

                      @Ruut
                      Humour maladroit. mais l’armement US est quand même loin de son rapport qualité prix d’avant...
                      Espérons que ce ne soit pas des nominations de Quotas ou de complaisance.


                    • Inquiet 17 septembre 2020 13:12

                      Je pense qu’il y a énormément de femmes qui ont beaucoup à nous apporter, et qu’effectivement il existe une valorisation de la force, attribuée habituellement (à tort ou à raison) à la masculinité, qui sciemment ou inconsciemment les écartes (les femmes) de tout poste de décision.

                      Cependant, si il n’y avait pas la tenue et les coiffures, je ne suis pas sûr de reconnaître autre chose que des « mâles alpha testostéronés » sur la photo. :)


                      • Djam Djam 17 septembre 2020 15:40

                        @ Eliane Jacquot

                        Merci pour votre article. En tant que femme, je m’en viens vous répondre sur quelques points qui semblent vous échapper.

                        1/ ce n’est pas parce qu’un pays est « en retard » sur une décision politique qu’il est forcément blâmable... toutes les lois décidées ailleurs ne sont pas forcément mes meilleures, loin s’en faut.

                        2/ les femmes n’ont en aucun cas été ni émancipées ni libérées de quoi que ce soit, elles ont tout bêtement été la seconde cible d’une civilisation occidentale qui a opté délibérément pour une économie basée sur l’exploitation du plus grand nombre. Une aliénation globale dont on voit la dévastation aujourd’hui.

                        3/ fort de cette option économique basé sur la consommation perpétuelle, les femmes ont donc été les idiotes utiles de l’émancipation démarré aux USA selon les habituelles méthodes d’embrigadement pratiquées par ce pays (je vous épargne le rappel quant aux méthodes d’un certain Edward Berneys, neveu de l’inénarrable escroc Freud, consistant à appliquer les travaux de son grand oncle sur les pulsions humaines au service de la conso jusqu’à en crever).

                        4/ permettre aux femmes d’aller voter n’est pas non plus une avancée mais au contraire une aliénation dans laquelle les « suffragettes » allaient plonger sans même réaliser qu’elles devenaient les nouvelles consommatrices effrénées de la modernité.

                        5/ devenues la nouvelle « cible » à influencer, leur place dans la société allait être la consommation. Sur ce point, elles n’ont en effet pas déçu ! Après avoir intégrées presque la totalité des femmes dans le processus global de consumérisme pathologique, il allait être ensuite très facile de créer d’autre cibles d’idiots utiles au système : les ados puis les enfants et jusqu’au nourrissons devenus l’enjeu central de big pharma.

                        Eliane, il faut réfléchir plus en profondeur et en largeur afin de comprendre que le « droit de vote » pour les femmes n’a strictement rien amélioré au sort des humains dans leur ensemble mais a seulement donner aux femmes la possibilité d’être plus majoritairement isolées en leur vendant une supposée indépendance. Elles disposent simplement d’un salaire qui ne sert qu’à payer leurs petites fantaisies et surtout à fondre dans les factures que le salaires des hommes, forcément bloqués par l’arrivée des femmes, ne permet plus de payer.

                        Les hommes, conspués, attaqués, vilipendés par les féministes hystériques et plus récemment les ethnocentristes pleurnichards sont devenus le bouc émissaire des femmes qui rejettent largement leur singularité. Toujours en quête d’un mâle à critiquer, de nombreuses femmes n’ont de cesse d’une part, d’imiter les hommes en les caricaturant, et d’autre part de les attaquer rétroactivement pour tous les malheurs du monde.

                        Si à l’évidence, il n’y a même pas à discuter sur la nécessité, voire l’urgence absolue, de punir les violences faites aux femmes par des hommes devenus bêtes et violents (on a la société qu’on mérite !), il est ahurissant d’entendre ici et là que les femmes en politique seraient meilleures que les hommes ! C’est totalement faux et même souvent, elles font pire...

                        Et comme le sous-entend avec humour l’avatar Séraphin Lampion, il suffit de regarder en effet la photo que vous avez joint pour comprendre que les femmes disposant d’un pouvoir important sot bien des caricatures qui n’ont pas plus d’idées puissantes que les hommes.

                        Hidalgo en maire (mère ?) de Paris est une synthèse en la matière. Elle passe son temps et notre fric à agir comme une bonne mère : elle infantilise les parisiens, propose des espaces « ludiques », voudrait voir tout le monde en trottinette ou vélo et veut nourrir tout son petit monde de produits de carrés bios cultivés dans la capitale.

                        L’égalitarisme est une maladie de l’égalité. Femmes et hommes ne sont pas égaux mais... complémentaires. Est-ce si difficile à comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout contribue à uniformiser le monde ? Ne voyez-vous pas que le système devenu totalement pervers est en train de détruire toute singularité, toute altérité, toute différence et par conséquent toute humanité ???

                        Fémininement vôtre...



                        • Eliane Jacquot Eliane Jacquot 17 septembre 2020 18:30

                          @Djam

                          Merci à vous pour la précision et la qualité de vos remarques .

                          Je m’attacherai à répondre à la dernière que je trouve si pertinente :


                          « L’égalitarisme est une maladie de l’égalité. Femmes et hommes ne sont pas égaux mais... complémentaires. Est-ce si difficile à comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout contribue à uniformiser le monde ? Ne voyez-vous pas que le système devenu totalement pervers est en train de détruire toute singularité, toute altérité, toute différence et par conséquent toute humanité ? »


                          Ma conviction profonde est la suivante, si bien exprimée par Hannah Arendt « Car le monde n’est pas humain pour avoir été fait par des hommes et il ne devient pas humain parce que la voie humaine y raisonne , mais seulement lorsqu’il est devenu objet de dialogue . »

                          Mon propos porte la lente ascension des femmes dans l’espace public et mon objectif ici et maintenant est de montrer que :

                           Nous vivons dans un modèle culturel qui exclut les femmes du pouvoir et lorsqu’elles souhaitent y accéder les métaphores utilisées vont à l’encontre des attributs féminins « briser le plafond de verre », « se jeter à l’assaut de la citadelle »ou encore« on leur fait la courte échelle . »

                          Je vous renvoie aussi à Michelle Perrot et à son ouvrage limpide sur « La place des femmes : Une difficile conquête de l’espace public . », où elle montre , en tant qu’historienne , au fil des siècles, que c’est par l’ essor du travail salarié au cours de la révolution industrielle que les femmes ont été intégrées progressivement dans la cité , et en même temps comme vous le soulignez, tout comme leurs luttes . Et pourtant elles sont toujours « attendues au tournant » lorsqu’elles s’expriment dans l’espace public.

                          Et mon intention dans cet article est très modestement d’essayer de dégager une nouvelle voie pour les femmes dans un espace de liberté et de réalisation en fonction de choix et d’aptitudes qui leur seraient propres au sein des représentations politiques .

                          Fémininement vôtre...



                        • Djam Djam 17 septembre 2020 20:50

                          @Eliane Jacquot
                          Merci chère Eliane de votre réponse... tout à fait pertinente, ça va de soi.
                          J’ai lu Harrendt et sa critique de la société moderne en expansion n’est pas faite avec des gants. Elle avait capté la dévastation que le principe d’industrialisation allait infliger au monde...

                          J’ai bien saisi votre propos et la « place des femmes dans l’espace public ». Votre constat est vrai, simplement j’ai derrière moi déjà pas mal d’années et d’expérience un peu partout dans le monde ce qui a achevé de me convaincre à rebours du propos de la doxa féministe ambiante : la place des femmes n’est pas dans la lumière, mais dans les coulisses...

                          Nous sommes des êtres de l’ombre au sens intérieur et profondeur du terme. Rien de négatif dans ce constat, juste une évidence à la fois mystique et organique. Mais le monde moderne ne tient que sur la mise en scène et en lumière du moindre cm2, y compris le corps, la vie et le psychisme des femmes. Voyez où cela nous a menées.

                          Les exemples de femmes de pouvoir démontrent dans 90 % des cas qu’elles deviennent psychotiques lorsqu’elles occupent l’espace en surface, à l’avant des troupes et exposées...
                          Frédégonde (7ème s.) n’a pas son pareil dans la cruauté pour accéder au pouvoir royal... face à une femme remarquable, il est vrai, en la reine Brunehilde rebaptisée Brunehaut.
                          Golda Meir (20 ème s.) était féroce envers même les juifs déportés qu’elle considérait comme les rejets des bons juifs.
                          M. Tatcher est l’inventeur du fameux TINA (there is no alternative) dont les hommes rêvaient mais qu’elle mit en pratique et bigrement.
                          H. Clinton, si elle avait été élue, était partisante de la guerre totale contre l’Iran, la Syrie etc...
                          Plus près de nous, E. Cresson fut un exemple frappant de propos (donc de pensée) particulièrement violents (japonais = fourmis et autres propos « délicats ».
                          M. Le Pen, bien en lumière depuis pas mal d’années, non seulement ne s’améliore pas mais empire dans la soumission à l’état profond.

                          et tant d’autres...

                          Merci pour l’échange smiley


                        • babelouest babelouest 18 septembre 2020 04:14

                          @Eliane Jacquot
                          Je vous renverrai ce pour quoi je milite : TOUS égaux, TOUS différents, PERSONNE au-dessus, PERSONNE en-dessous.


                        • babelouest babelouest 18 septembre 2020 04:32

                          @babelouest précise : ÉGAUX en droits, ÉGAUX en devoirs., mais pour le reste, tous différents. C’est pourquoi on découvre, bien qu’ils soient assez peu nombreux, des hommes battus. Tous les cas de figures existent. Catégoriser, c’est retirer à pleins fourgons la richesse de notre diversité. Ou alors, catégorisons, et admettons plus de sept milliards de catégories.


                        • babelouest babelouest 17 septembre 2020 20:19

                          Je pense que beaucoup ont tout faux.

                          .

                          Enfant, je voyais parfois arriver un voisin paysan ou un autre, qui demandait régulièrement « Elle est pas là, la patronne ? »

                          .

                          Il était admis, évident, que le mari allait travailler aux champs, mais la maîtresse de la maison, c’était bien la femme. Il n’y avait aucune différence de degré, mais un simple partage des tâches. Ce sont « des philosophes », qui par simple ignorance de ces robustes bases ont tout gâché.


                          • Montagnais .. FRIDA Montagnais 17 septembre 2020 22:10

                            @babelouest

                            Ah ! ben oui ..vous complétez l’excellente analyse de Djam

                            Il faut voir dans la lourde démonstration de Madame Jacquot la main du Zouave dans la culotte de ma soeur .. ou dans la sienne (Mais elle s’en aperçoit pas)

                            Gretchen Wilson ou Johanna Clermont se pâment de rire .. (Djam a pas osé.. et pourtant !  Elle qui « fait que des bêtises », ça aurait pu être drôle qu’elle allume différemment Elle est restée en mode « humanisse ».. citoyenne du monde, pas du tout Zazie sur Agora)

                            Djam, on a été bluffé, tant intelligente elle est ... normal ! c’est une femme ... une vraie

                            Et Alinea ? 


                          • JC_Lavau JC_Lavau 18 septembre 2020 14:12

                            Françoise Giroud nous avait bien prévenu, que le féminisme n’aurait vraiment vaincu que lorsque tout homme compétent serait sous les ordres d’une femme incompétente.

                            Cf. la triomphale « route solaire » de la pimprenelle du Poitou.

                            Tout expérimenté en électrotechnique de puissance prédisait aisément le désastre.

                            Tout expérimenté en géotechnique routière prédisait aisément le désastre.

                            Que croyez vous que soit le résultat ?

                            https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/07/22/en-normandie-le-fiasco-de-la-plus-grande-route-solaire-du-monde_5492044_3244.html

                            Et le reste est à l’avenant.

                            Au quotidien, sans aucun contrôle et en toute impunité, les injuges-et-parties aux affaires matriarcales et antifamiliales sèment aussi le désastre. Dame ! On ne fait pas d’omelettes de pères sans casser des enfants, autant d’enfants que nécessaire ! Exemple de très légers dommages collatéraux, tels que s’en vante publiquement le gang des tueuses conjurées : http://deonto-famille.info/index.php?topic=253.0

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