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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > L’épicerie sociale à Vaux le Pénil

L’épicerie sociale à Vaux le Pénil

 

Il y a un an, l'idée d'épicerie sociale était à peine imprimée dans quelques têtes dans cette commune de l'agglomération melunaise.

L'idée est devenue un pré projet concret avec des actions visibles, populaires et utiles dans la ville.

La solidarité s'est construite et développée

Le dessin de Sapiens montre une société fraternelle.... La solidarité y participe, les bénévoles et ceux qui sont aidés en retirent des satisfactions et du lien social se tisse.

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Une épicerie solidaire constitue un espace social particulier.

Il ne s'agit pas seulement de vendre à très bas prix des produits alimentaires de bonne qualité.

Il est nécessaire d'accompagner les familles, en ce qui concerne la gestion budgétaire, pour celles qui en ont besoin et de les aider à avoir une alimentation saine et équilibrée.

Beaucoup d'associations qui assurent des distributions alimentaires le disent :

les personnes qui viennent, choisissent en priorité les boîtes de conserve, le riz, les pâtes....Ils prennent les pommes de terre mais délaissent les poireaux, les salades et tout ce qui rentre dans des plats à confectionner.

Ne dites pas trop vite, les personnes en difficulté sont comme ça....La « mal bouffe » touche toutes les couches sociales, c'est une évidence.

 

Quand une personne « s'inscrit » à l'épicerie sociale, elle doit y rester un certain temps jusqu'au moment où elle peut s'en passer !?

Voici ce qu'en dit l'ANDES ( ANDES (Association Nationale de Développement des Epiceries Solidaires)

« Les clients bénéficiaires sont orientés vers l’épicerie solidaire par un travailleur social, la durée d’accès est limitée et chaque client bénéficiaire est accompagné afin de travailler son projet personnel à réaliser durant le temps d’accès à l’épicerie solidaire  »

 

C'est une belle intention....malheureusement, avec la situation sociale et économique qui s'aggrave de plus en plus, il est illusoire de penser que beaucoup de familles pourront rapidement se passer de l'épicerie sociale.

 

L'épicerie solidaire tisse du lien social et un travailleur social doit pouvoir accompagner les personnes dans leurs démarches d'accès aux droits.

Cette fonction d'accompagnement social est essentielle.

 

Vaux-le-Pénil, petite ville de l'agglomération de Melun est une ville à la campagne, disposant d'infrastructures culturelles et sportives importantes.

La crise et la mixité de la population liées au brassage naturel ont fait que des dizaines et dizaines de familles connaissent dans cette ville des difficultés financières.

Des familles vivent sous le seuil de pauvreté et d'autres ont du mal à joindre les deux bouts.

Avant la crise du COVID, plus de 140 personnes faisaient appel au Secours populaire ou aux Restos du cœur..... Ce nombre a augmenté depuis d'une façon exponentielle.

 

Sans moyens autres que les bras de bénévoles jeunes et de quelques dons, le DAL (Droit au Logement) qui a son siège à Vaux-le-Pénil a organisé une distribution alimentaire dès le début du confinement.

Le DAL a décidé de poursuivre la distribution alimentaire et propose que se constitue une épicerie solidaire à Vaux-le-Pénil.

L'association Droit au logement ne peut être qu'une des composantes de cette épicerie à construire : le projet doit être partagé, c'est-à-dire être co construit avec d'autres partenaires associatifs et avec la ville.

Il doit disposer de moyens pérennes.

Le DAL propose que se constitue un comité de pilotage ayant comme double objectif, de construire le projet et de trouver un local assez grand et accessible.

 

L'existence d'une distribution alimentaire se faisant à partir d'un local associatif existant permet de se donner du temps :

Tout en réfléchissant et en traçant des jalons, les familles sont aidées et accompagnées par les bénévoles du DAL et d'autres et par les travailleurs sociaux de la MDS …. Les uns et les autres agissant de concert.

 


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18 réactions à cet article    


  • math math 11 novembre 09:12

    En cette triste période d’incapacité gouvernementale à gérer la crise, heureusement que de bonnes âmes donnent de leur temps pour venir en aide a tous ces miséreux...Merci à eux.


    • Clocel Clocel 11 novembre 09:26

      Si on veut installer la monnaie électronique et le revenu universel qui va avec, (que les veaux réclament !) il faut installer la pauvreté qui fera d’un problème, la solution !

      Ne sabotez pas le job, merde !

      Où en serait le système sans cette gôgôche débile qui lui sert la soupe en planquant la misère derrière de bons sentiments ?


      • binary 11 novembre 21:41

        @Clocel
        Si par définition un « élu » est un être supérieur aux autres, se pose alors la question : qui doivent être ces « autres », les inférieurs ?
        Si cet « élu » ayant le label « science pipo » comme justification de sa « supériorité », alors faut que les « inférieurs » soient obligatoirement limités par une barrière infranchissable les empêchant de mettre en cause le pipotage de ce tout puissant.
        C est là qu intervient, l estomac.
        Qu y a t il de plus malléable qu un estomac que l on peut remplir selon notre bon gré ?

        Les épiceries sociales, c est du bonheur en paquet !
        Ne reste plus, qu à déterminer le bonheur de qui ?


      • babelouest babelouest 12 novembre 10:00

        @binary en quoi « un élu » serait-il supérieur ? Nous sommes tous égaux en droits et en devoirs (mais pas tous aussi doués en arithmétique vu que nous sommes aussi tous différents). Un élu est simplement un citoyen délégué par ses pairs pour accomplir un certain travail, et qui peut être récusé s’il ne le fait pas correctement : où est la supériorité là-dedans ?


      • Octave Lebel Octave Lebel 11 novembre 11:23

        Très belle peinture qui raconte une histoire sans début ni fin, un mouvement. Une machine à rêver et à penser. J’apprécie beaucoup ce genre de travail dont la tradition est très ancienne. Il y en a beaucoup en fait dans notre société d’images qui sont comme des icônes populaires de notre quotidien loin des icônes congelées dans nos musées dont la célébrité et l’admiration de mise qui y sont associées empêchent trop souvent notre subjectivité de s’épanouir. Merci pour ce choix en harmonie avec le mouvement dont le socle est le bénévolat, l’énergie et la solidarité en acte d’une partie de nos concitoyens.

        Merci pour la contagion sur nous de cette énergie et de ce besoin de solidarité.

        Pour le fond de désenchantement qui nous effleure aussi. Comment avec nos ressources, nos capacités scientifiques et technologiques, notre héritage philosophique et humaniste, notre connaissance de l’histoire, nos savoirs et savoirs-faire en sciences sociales, trouvons-nous encore naturel et normal que cette économie parallèle, indispensable à la cohésion sociale et au fonctionnement pacifique de nos sociétés perdure et semble même prospérer ( pardon pour cette pointe de provocation qui ne se veut pas blessante pour les acteurs directs de ce mouvement) ?

        Merci aussi d’être là pour ceux qui ont besoin, pour confirmer notre confiance en l’être humain et titiller notre conscience.

        D’un point de vue plus politique, je vois là aussi une réserve immense de compétences, savoir-être et savoir-faire pour le renouvellement démocratique et citoyen dont nous avons besoin.


        • ZenZoe ZenZoe 11 novembre 13:18

          Permettez-moi d’apporter un autre son de cloche à cet émouvant hommage aux épiceries solidaires : celui des clients.

          J’en connais personnellement moi, de ces clients, pour avoir été dans la mouise il y a très longtemps, mais j’ai gardé des liens, alors voilà :

          Ces clients ne vont jamais se plaindre en face d’un bénévole, ils jouent le jeu de la charité, mais ils n’en pensent pas moins, alors voilà :

          Beaucoup pensent qu’on les prend pour des poubelles (sic), avec des produits quelquefois à peine mangeables (surtout lesdits légumes frais, pas étonnant qu’on leur préfère des pâtes et du riz), et surtout à Noël, avec des produits de fête très limite.

          Beaucoup ont remarqué que quelques bénévoles se servent discrètement avant tout le monde et raflent les meilleurs produits (surtout à Noël, ce qui explique sans doute que les clients se retrouvent avec les rogatons).

          Mais le reproche qui revient souvent, c’est qu’on les traite trop souvent avec une fausse bienveillance et une réelle condescendance. On les suit à la trace dans le magasin et on commente les achats (ne devriez-vous pas prendre moins de biscuits et plus de tomates ?), on leur donne des conseils non sollicités, on se permet de leur dire comment cuisiner ci ou ça... alors que ces gens veulent juste remplir leur frigo, et ce qu’ils y mettent est leur liberté absolue (ou devrait l’être).

          La solidarité, c’est donner sans contrepartie, sans demander que le ’’pauvre’’ se mette symboliquement à genoux devant ses bienfaiteurs et reconnaisse ses graves lacunes en matière de gestion budgétaire et de consommation raisonnable.

          La solidarité, c’est considérer l’autre comme étant dans une situation momentanément difficile et le respecter, entièrement et sans réserve, comme un égal.

          C’est lui donner à manger sans lui faire la leçon.

          Je sais bien que je ne peux pas faire de mes ex-compagnons d’infortune des généralités, et que certaines épiceries, certains bénévoles méritent notre admiration, mais pas tous. Je voulais juste le dire, et me faire la porte-parole de ceux qui n’oseront jamais dire certaines choses qui méritent d’être dites.


          • tonimarus45 11 novembre 16:10

            @ZenZoe—ET ???????que certains ne se comportent pas comme il faudrait, justifierait t’il que l’on arrete cette solidarite ?????????


          • tonimarus45 11 novembre 16:12

            @ZenZoe parce que vous pensez que tous les benefiecires de ces aides se comportent bien ????????


          • Octave Lebel Octave Lebel 11 novembre 16:56

            @ZenZoe

            Vous avez raison. Votre témoignage est juste. Il y a quelque chose qu’il ne faut enlever à personne, c’est la dignité et le respect. C’est pour cela également, qu’à celui ou celle qui oublie la réciprocité, il faut savoir aussi lui renvoyer à la bonne dose bien sûr. Ne soyons pas naïfs non plus .Toutes les communautés humaines sont traversées par des tensions, des risques de manquements et guettées par des dérives. Que dire d’autre que vigilances personnelles et collectives sont toujours de mise.


          • ZenZoe ZenZoe 11 novembre 18:41

            @Octave Lebel
            Vous aussi avez raison, et je ne suis pas dupe non plus de certains comportements, que ce soit du bon ou du mauvais côté du manche. Je désirais seulement apporter une autre lumière basée sur mes liens personnels avec des clients de certaines de ces épiceries solidaires. Les personnes très modestes dépendantes de la solidarité se sentent souvent trop honteuses ou inconfortables pour se rebiffer ou donner leur avis (et d’ailleurs ça tombe bien, on le leur demande rarement).
            En tout cas, merci à vous pour votre commentaire équitable et mesuré.
            Cela change des crachats de commentateurs qui ne savent absolument pas de quoi il retourne, et se contentent d’éructer sur quiconque dérange leurs petites idées.


          • foufouille foufouille 11 novembre 20:06

            @ZenZoe

            ce n’est pas comme chez toi partout et la bouffe est totalement mangeable mangeable sauf pour un bobo.


          • babelouest babelouest 12 novembre 10:08

            @ZenZoe j’avais un ami autrefois, qui était volontaire au Secours Populaire. Il me disait, et chez lui c’était avec beaucoup de peine, que souvent les personnes qui venaient ainsi avaient perdu toute dignité avec l’emploi qui en était le support. Parfois ils étaient un peu comme des enfants dont le jugement est à construire. Il fallait beaucoup de tact, pour les aider sans les enfoncer encore plus.


          • tonimarus45 11 novembre 16:06

            @ chalot merci pour tout ce que vous faites et dite ;Et « mrd » a tous ces « dechets d’humanite » qui ne vont pas tarder arriver pour vous taper dessus ;Je vois que vous evitez de leur repondre, vous avez raison, et malgre leur betise et leur mechancete ,vous les accueillerez quand ils en auront besoin, et sans qu’ils fassent amendable honorable


            • Il y a aussi des épiceries sociales dans les campagnes, en partenariat avec les restos du coeur. Après, il s’agit de distribuer des boites de raviolis « leader price » ; autant les acheter à la source dans les grandes surfaces, c’est le même prix (autour de 80 centimes)...


              • foufouille foufouille 12 novembre 09:42

                @France Républicaine et Souverainiste

                c’est 10 à20% du prix normalement.


              • zygzornifle zygzornifle 12 novembre 10:21

                Je préfère la droguerie a l’épicerie parce qu’il y a de la drogue .....


                • vraidrapo 12 novembre 11:09

                  Ne prendre que des conserves quand il y du frais à côté, c’est pas génial sur le plan diététique et sanitaire. Après faut pas se plaindre d’avoir plein de boutons sur la figure ou sur le corps.

                  Je pense que les accompagnateurs sont une bonne initiative.

                  Même chez les gens aisés, beaucoup commettent aussi l’hérésie de ne jamais préparer ce qu’ils cuisinent à partir de produit frais... sous prétexte qu’ils n’ont plus assez de temps quand ils reviennent des ..... TERRASSES ! smiley


                  • jymb 12 novembre 12:57

                    Voyons...l’auteur cite le « Secours populaire et Restos du Coeur et puis le DAL »

                    Pourtant un coup d’oeil sur le site de sa mairie montre aussi l’existence du Secours Catholique 

                    https://www.mairie-vaux-le-penil.fr/208-secours_catholique.html

                    Qui ne demande à personne sa religion pour aider et épauler

                    Mais il semble que pour certains l’apartheid puisse exister jusque dans le caritatif ...alors que la page de garde du site

                    https://www.secours-catholique.org/

                    me semble, elle, aux antipodes de tout sectarisme gaucho

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