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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > La France (d’en haut) a peur : demain le RIC... après-demain la peine (...)

La France (d’en haut) a peur : demain le RIC... après-demain la peine de mort ?

La diabolisation du RIC et de son principal promoteur, Étienne Chouard, marche à fond depuis quelques jours dans nos médias... Saurons-nous y résister ?

Le référendum d'initiative citoyenne ou populaire (RIC ou RIP) est progressivement devenu l'une des revendications centrales des Gilets jaunes. Selon Étienne Chouard, il s'agit même de « la cause commune des Gilets jaunes ».

Éléments de langage LREM : "RIC et badaboum... on se réveille avec la peine de mort"

La classe dirigeante, elle, est beaucoup moins enthousiaste à cette proposition. Elle apparaît même terrorisée par ce RIC. Passons en revue quelques réactions.

Bruno Bonell, député LREM, nous met en garde :

« Si on faisait des référendums les gens voteraient pour la peine de mort et seraient beaucoup plus durs sur l’immigration. »

Stanislas Guerini, délégué général de la République en Marche et député, tire la sonnette d'alarme : 

"Je ne veux pas que demain on puisse se réveiller avec la peine de mort dans notre pays parce qu'on aura eu un RIC, parce que Laurent Wauquiez un jour se sera réveillé en disant 'tiens si on faisait la castration chimique pour les délinquants sexuels'... et puis badaboum le lendemain on a le RIC, et c'est effectif dans notre pays. Moi, je crois aussi à la démocratie représentative."

On voit que les députés de la majorité se sont passés le mot pour effrayer la population avec l'épouvantail de la peine de mort. Jouer sur les peurs, ils savent faire.

Or, comme l'a justement souligné Marianne, Stanislas Guerini n'envisage qu'une "vision radicale du RIC", "sans envisager les limitations possibles de ce dispositif". Le magazine envisage, lui, la possibilité d'un "RIC encadré", ne pouvant porter que sur certains sujets délimités au préalable :

"C'est le cas aux Etats-Unis, où les référendums d'initiative citoyenne en vigueur dans plusieurs Etats ne peuvent remettre en cause la Constitution de l'Etat fédéral, ni celle du territoire en question. En 1995, une loi votée par les citoyens de l'Arizona a par exemple été annulée par la Cour suprême car elle modifiait la Constitution de cet Etat.

Or, Stanislas Guerini ne cite pas cette hypothèse, envisageant seulement un "RIC" portant sur les questions les plus sensibles. Selon l'article 11 de la Constitution, le référendum d'initiative partagée concerne les textes qui ont trait à "l'organisation des pouvoirs publics" (hors Constitution), "aux réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent" et à "la ratification d'un traité". Impossible dans ce dispositif, par exemple, de voter pour la castration chimique des délinquants sexuels.

On peut faire la même objection à l'argument massue du rétablissement de la peine de mort. Il n'est aujourd'hui pas possible, d'organiser un référendum d’initiative partagée sur cette question. L'article 66-1 de la Constitution dispose en effet que "nul ne peut être condamné à la peine de mort". En n'envisageant qu'une version radicale du referendum d’initiative populaire, le patron de LREM ne répond donc que partiellement à la question posée."

Comme on peut le lire dans Le Parisien :

"Pour rétablir la peine de mort, le référendum devrait pouvoir être constituant, comme le demandent une partie des Gilets jaunes. « Le seuil de signatures requis pour initier un tel référendum serait vraisemblablement plus élevé que le RIC en matière législative  », souligne Jean-Philippe Derosier, constitutionnaliste et professeur de droit public à l’université de Lille."

Le RIC vu par les chiens de garde = Fin de la civilisation, torture, guillotine, poison, Hitler...

L'avis du journal Le Monde, c'est que les consultations d’initiative populaire, si elles se limitaient à "des domaines convenus et sous contrôle du juge constitutionnel", pourraient "utilement revivifier l’exercice démocratique". Mais, "si elles se développaient tout-terrain et sans contrôle de constitutionnalité, elles ouvriraient la voie aux démagogies les plus débridées et les plus dangereuses".

Invité de France Inter ce 20 décembre, l'écrivain Jean-Claude Carrière nous offre de bon matin un joli point Godwin :

"Dès qu’il est question d’un référendum populaire, Mussolini et Hitler ne sont pas loin."

Le RIC étant pratiqué par la Suisse, l’Italie, le Liechtenstein, quelques États américains, quelques länder allemands (Bavière, Berlin), la Lettonie, la Macédoine, la Slovénie, la Croatie, la Nouvelle-Zélande et, plus récemment, le Venezuela ainsi que Taïwan... faut-il en conclure que Mussolini et Hitler sont partout sur le point de revenir ?

Guillaume Brossard, co-fondateur du site Hoaxbuster, exprime le même type de crainte (les gens manquent d'esprit critique, ils croient n'importe quoi, le résultat du RIC serait dans ces conditions "super moche"...) :

Même son de cloche chez le politologue Olivier Duhamel qui, le 17 décembre sur Europe 1, affirme que, si le recours au référendum était facilité, cela s'avérerait "extrêmement dangereux" pour la démocratie. "Vous pouvez avoir un RIC qui demande la suppression des limitations de vitesse, un autre qui demande la suppression de la CSG, un troisième qui demande le rétablissement de la peine de mort, un quatrième qui demande la torture pour les auteurs d'attentats terroristes, etc.", égraine-t-il, pour illustrer son inquiétude.

Olivier Duhamel n'hésite d'ailleurs pas à publier sur Twitter une image de guillotine pour illustrer la possible institution du RIC.

Voici un deuxième tweet, pour le plaisir, où le RIC est qualifié (avec beaucoup de nuance) de "poison" :

On constate que, pour un politologue stipendié, le pouvoir du peuple signifierait inévitablement un retour à la barbarie, la fin - ni plus ni moins - de la civilisation.

Si nous n'étions pas contenus dans notre folie par des maîtres responsables (qui constituent une humanité supérieure, si ce n'est la seule vraie humanité), nous laisserions parler le pire de nous-mêmes ; ce serait tout simplement le chaos. On mettrait tous les individus potentiellement dangereux dans des camps, on les torturerait, on roulerait comme des dingues à 200 km/h sur toutes les routes, on s'entretuerait, on dilapiderait en un rien de temps l'argent public, on se délecterait de faire tomber la lame de la guillotine sur la tête de nos semblables... Bref, ce serait le retour à l'état de nature, tel que l'imaginent les penseurs libéraux.

Ces derniers seraient bien inspirés de mettre à jour leur logiciel, en prenant connaissance des travaux de vulgarisation de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, auteurs de L’entraide, l’autre loi de la jungle.

"On n'aurait pas dû avoir à l'écrire ce livre, on devrait connaître tout cela dès la maternelle. On naît dans un bain idéologique qui fait que l'on prend l'agression pour une donnée naturelle." Pablo Servigne 

Le bal des agoraphobes

A vrai dire, nos oligarques (politiques ou médiatiques) font preuve d'agoraphobie politique, pour reprendre la terminologie du politologue québécois Francis Dupuis-Déri, auteur de Démocratie. Histoire politique d’un mot aux États-Unis et en France ; voici ce qu'il écrit : 

« J’utiliserais donc agoraphobie politique plutôt que antidémocratisme pour faire référence à la peur de la démocratie directe. En psychologie, l’agoraphobie désigne une peur des foules et des vastes espaces publics. L’agoraphobie politique, pour sa part, désigne la peur de l’agora, le nom de la place publique dans les cités grecques où les citoyens s’assemblaient pour délibérer. (...)

L’agoraphilie politique, pour sa part, désigne une forte sympathie (voire de l’amour) pour le peuple assemblé. Renversant la logique de l’agoraphobie politique, l’agoraphilie affirme que toute élite gouvernante 1) est irrationnelle, car animée pas sa passion pour le pouvoir et la gloire ; 2) démagogique ; 3) constitue une faction qui, par sa seule existence, divise la communauté entre gouvernants et gouvernés. »

Francis Dupuis-Déri est aussi l'auteur de La peur du peuple. Agoraphobie et agoraphilie politique. Cette peur est à comprendre dans un double sens :

- la peur des élites que le peuple assemblé puisse se gouverner lui-même (agoraphobie politique)

- et la peur du peuple lui-même qui peut pousser certains à choisir des représentants (en partie due à la glossophobie, peur de s'exprimer en public)

L'agoraphobie avait déjà pu se manifester avec Nuit Debout, mais elle se manifeste plus encore, aujourd'hui, avec les Gilets jaunes.

Fake news au sommet de l'État et humiliation internationale

La peur de la démocratie directe va si loin qu'elle fait perdre les pédales à certains de nos "représentants", politiques et médiatiques.

Ainsi, l'indéboulonnable Alain Duhamel voit dans la démocratie directe un risque de tyrannie de la minorité sur la majorité... alors qu'on aurait plutôt tendance à envisager le contraire...

C'est bel et bien le système représentatif qui induit un risque de tyrannie de la minorité (aristocratie élue, corrompue par les lobbies) sur la majorité (silencieuse et impuissante), et la démocratie directe, au contraire, qui pourrait mener à une tyrannie de la majorité (qui aurait toujours le dernier mot) sur les minorités. Des minorités seraient certes à l'initiative d'un RIC, mais c'est la majorité qui trancherait.

Autres propos pleins de mauvaise foi : ceux de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale et député LREM, qui a critiqué le système démocratique suisse. Les images datent du 16 juillet dernier, mais ont été récemment reprises sur Twitter par Guillaume Barrazone, ancien maire de Genève.

Mis en cause, le président de l'Assemblée nationale, soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, a osé tancer le maire de Genève en ces termes :

"Je démens formellement avoir pensé ou tenu ces propos que vous me prêtez. Quelles sont vos sources ? Évitez svp les Fake News !"

Quelle honte pour Richard Ferrand, qui soit perd la boule, soit est un fieffé menteur ! Car Guillaume Barrazone n'a pas tardé à retrouver la source et à la publier :

On attend maintenant les excuses de Richard Ferrand, qui accuse donc de "fake news" celui qui dit la stricte vérité, et dément formellement avoir tenu des propos qu'il a pourtant bien tenus, preuve à l'appui.

La Radio télévision suisse (RTS) a résumé cette piteuse affaire :

La France d'en haut a donc peur du RIC. Et, du coup, elle perd le sens de la mesure, elle se montre agressive et essaie de nous faire peur, comme elle le faisait déjà avant le référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005, à l'occasion du Brexit ou encore de l'élection de Donald Trump en 2016. A chaque fois, on nous promet les pires catastrophes, de véritables cataclysmes.

L'épouvantail Chouard, ou comment transformer un honnête homme en danger public

Mais la France d'en bas a parfois elle-même peur du RIC, dont le chantre est un certain Étienne Chouard, vous savez, cette "figure de la complosphère d’extrême droite" (sic), dixit Conspiracy Watch. Certains d'entre nous (certes, de moins en moins nombreux) se laissent initimider par ce genre d'anathème. On trouve certainement peu d'hommes aussi tolérants, doux et démocrates qu'Étienne Chouard, mais il serait d'extrême droite... car, un jour, dans une vidéo, il a dit du bien d'Alain Soral (il l'avait qualifié de "résistant"). Suffisant, pour certains, pour le clouer au pilori à tout jamais.

Juste pour rigoler, rappelons les neuf caractéristiques de l'extrême droite, selon l'historien Michel Winock : 

  • « la haine du présent », considéré comme une période de décadence ;
  • « la nostalgie d’un âge d'or » ;
  • « l'éloge de l’immobilité », conséquence du refus du changement ;
  • « l'anti-individualisme », conséquence des libertés individuelles et du suffrage universel ;
  • « l'apologie des sociétés élitaires », l'absence d’élites étant considérée comme une décadence ;
  • « la nostalgie du sacré », qu'il soit religieux ou moral ;
  • « la peur du métissage génétique et l’effondrement démographique » ;
  • « la censure des mœurs », notamment la licence sexuelle et l'homosexualité ;
  • « l'anti-intellectualisme », les intellectuels n’ayant « aucun contact avec le monde réel ».

Chacun s'accordera à dire que ça correspond en tous points à la ligne politique d'Étienne Chouard... LOL.

Dans ce climat de terreur intellectuelle, il a fallu un certain courage à François Ruffin pour rendre hommage à Étienne Chouard, lors d'une conférence de presse de LFI sur le RIC, le 18 décembre :

On ne sent pas une immense approbation de la part de ses collègues de la France Insoumise. D'ailleurs, la députée Clémentine Autain n'a pas tardé à se désolidariser des propos de François Ruffin...

Face au flot de désapprobation dans son camp, Ruffin a dû se justifier d'avoir cité le "pestiféré" Chouard :

Frédéric Says, journaliste à France Culture, s'est vite joint à la meute, tout comme la journaliste au Monde Ariane Chemin :

Mais aussi l'inévitable Jean-Michel Aphatie (plus de 30 000 euros de salaire mensuel), qui estime sur Europe 1 que la prise en main du mouvement par Étienne Chouard traduit une "véritable dérive", l'enseignant marseillais étant selon lui un dangereux "extrémiste" :

On notera, durant cette intervention enfiévrée, que Jean-Michel Aphatie s'en prend aux conspirationnistes parmi les Gilets jaunes, alors qu'il a lui-même récemment tenu des propos hautement complotistes sur les Gilets jaunes. Faites ce que je dis, pas ce que je fais...

La LICRA était bien sûr de la fête :

Notez cette façon irrespectueuse, et même abjecte, de désigner un homme à la vindicte : "le complotiste Chouard"... on l'essentialise, on le diabolise (ce ne sont pas les propos qui sont complotistes, c'est l'homme lui-même, en son essence). C'est un peu comme si un raciste disait "le juif untel", "le nègre untel..." ; à chaque fois que la personne en question serait évoquée, on la ramènerait à son satut de juif, de noir... ou, ici, de complotiste.

Chouard essaie de dialoguer avec la LICRA, mais c'est peine perdue... On ne dialogue pas avec le diable.

Conspiracy Watch y est aussi allé de sa condamnation fielleuse :

"Figure influente de la complosphère francophone, l’enseignant et blogueur Etienne Chouard (...) est au cœur d’une polémique secouant les rangs des Insoumis.

(...) François Ruffin, député de la Somme et rédacteur en chef du journal Fakir, a salué en Etienne Chouard un homme « de conviction » (...)

Sur Twitter, François Ruffin a justifié cet après-midi l’hommage rendu à Etienne Chouard :

« J’ai cité Chouard dans mon discours sur le RIC hier. (...) Ce qui n’ôte rien à nos désaccords, déjà signalés avec force, avec clarté, il y a plusieurs années. Depuis, Chouard a mis fin à ses étranges liens. Alors, doit-on éternellement traiter les hommes en pestiférés ? Tel n’est pas [mon] choix. »

Etienne Chouard a-t-il vraiment « mis fin à ses étranges liens » ? Rien n’est moins sûr.

Non seulement le blogueur n’est jamais revenu sur les multiples théories du complot qu’il a pu diffuser publiquement sur son blog ou dans des interviews mais, le 6 août 2018, « Le Média pour tous », la chaîne YouTube récemment lancée par l’ancien collaborateur d’Alain Soral, Vincent Lapierre, mettait en ligne un entretien de 14 minutes avec lui. Le 8 décembre dernier, Etienne Chouard, qui a pris fait et cause pour les Gilets jaunes, assurait une conférence aux côtés notamment de Maxime Nicolle, figure emblématique du mouvement… et complotiste assumé.

Chouard n’a, du reste, jamais pris ses distances avec la nébuleuse antisémite gravitant autour d’Alain Soral et d’E&R. Il n’est jamais non plus revenu sur ses propos élogieux concernant Alain Soral, pourtant condamné de nombreuses fois pour incitation à la haine raciale. (...)"

Dans ce réquisitoire, on ignore si Chouard a dit quelque chose de mal dans son entretien avec Vincent Lapierre ou dans sa conférence aux côtés de Maxime Nicolle ; il est condamné ici, non pour ses propos, mais pour ses fréquentations. Il y a des gens, manifestement, auxquels on doit refuser de parler pour conserver sa réputation. En outre, est-il vrai que Chouard n'a jamais pris ses distances avec Soral ? Eh bien non, c'est faux. Il l'a fait dans un texte intitulé "Pour que les choses soient claires", publié le 28 novembre 2014 :

"Pour revenir à Soral, j’ai rapidement compris qu’il n’est pas du tout un démocrate, évidemment : il est autoritaire et il défend une idéologie autoritaire, au strict opposé de ce que je défends moi. Je ne veux pas plus de sa « dictature éclairée » que de n’importe quelle dictature, évidemment.

(...) tout récemment, j’ai découvert dans une publication de Soral des propos terribles et dangereux qui me conduisent à changer d’avis sur la portée du lien que j’ai mis sur mon site.

Dans une vidéo en direct de juin 2014 (1 minute, à partir de 47:54), Soral dit les mots suivants, que je n’avais jamais entendus de lui avant, et qui me choquent tous profondément :

[Bon, j’ai commencé à transcrire, mais j’ai honte de seulement écrire des trucs pareils… Donc, j’arrête. Je vous laisse lire le lien si ça vous chante.]

Je ne peux évidemment pas valider une parole pareille, froidement raciste, sexiste, autoritaire. Je n’avais jamais vu Soral parler comme ça. C’est un peu comme un désaveu, parce que je l’ai entendu maintes fois jurer qu’il n’était pas antisémite.

Alors, je cède, je reconnais que me suis trompé, en publiant un lien sans mise en garde : il y a un risque d’escalade des racismes."

Que faut-il en conclure ? Que, quatre ans après cette mise au point salutaire, Conspiracy Watch désinforme en affirmant qu'elle n'a jamais eu lieu. CQFD.

Daniel Schneidermann s'est cru, lui aussi, obligé d'envoyer son petit crachat sur le père Chouard, dans un article intitulé "RIC, pourquoi pas ? Chouard, non merci." On y lit ceci :

"Etienne Chouard, poursuivant sa route, s'est embourbé dans un compagnonnage intellectuel avec le pamphlétaire-homme d'affaires antisémite forcené Alain Soral (notre dossier ici). (...) Quelles que soient ses raisons -angélisme, provocation, sincère conviction qu'il faut "parler avec tout le monde", partage secret de certaines convictions de Soral- elles disqualifient intellectuellement, à mes yeux, le parapentiste, trop enclin à planer trop haut au-dessus du triste monde tel qu'il est. Je ne dirais pas que c'est une boussole qui montre le Sud. C'est juste une boussole en folie, à qui j'ai décidé de retirer ma confiance de voyageur dans le brouillard."

Dans cette vidéo de 7 minutes, Chouard avait répondu, comme par anticipation, à tous les petits kapos qui aujourd'hui le traquent en ligne ; il expliquait son état d'esprit, ouvert, non partisan, non politicien, si différent du leur :

Le philosophe Raphaël Enthoven a également attaqué Chouard, se joignant à la meute, avant de regretter son geste lâche... dans un sursaut d'honnêteté et de virilité ?

Face aux calomniateurs de tout poil, qui pullulent sur les réseaux sociaux, Chouard a proposé des débats publics, filmés, en direct. Il a réclamé le droit de pouvoir se défendre.

A l'exception d'Enthoven (qui, comme Chouard, est un ami de Montaigne et de son art de la conversation... ça aide à être un peu moins con), il est à craindre que bien peu accepteront. La dénonciation, la diabolisation, l'anathème... nos politicards, nos journaleux et nos associations pseudo tolérantes ont tellement l'air d'aimer ça, comme s'ils avaient ces vices dans le sang.


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175 réactions à cet article    


  • JL JL 20 décembre 2018 09:23

    Chiffon rouge. Cela me fait penser à ces riches bourgeois qui, lors des négociations pour le congé hebdomadaire arguaient que le patron ne pouvait se rémunérer que le 7ème jour de la semaine. En l’absence de ce jour, le « métier » de patron disparaitrait :

     

    Pour éviter ces catastrophes, il conviendra d’inscrire dans la constitution les lois qui, telle l’interdiction de prononcer et de pratiquer la peine de mort, ne pourront être modifiées par référendum.


    • devphil30 devphil30 20 décembre 2018 09:34

      @JL

      Il suffit de baliser le champ d’application du référendum ou du moins d’en exclure certaines domaines ...

      Encore une belle bataille qui va prendre du temps pour que « la montagne accouche d’une souris »


    • JL JL 20 décembre 2018 09:44

      @devphil30
       
       ’’Il suffit de baliser le champ d’application du référendum ou du moins d’en exclure certaines domaines

      ’’
       
      Je ne dis pas autre chose, mais avec une précision.
       
      Il est bon de rappeler ici la boutade : En dictature tout ce qui n’est pas autorisé est interdit. En démocratie, tout ce qui n’est pas interdit est autorisé.
       
      Baliser le champ d’application est dictatorial ; exclure certains domaines est démocratique.
       


    • Pere Plexe Pere Plexe 20 décembre 2018 19:41

      @JL
      Sinon on peut aussi faire confiance au peuple, non ?

      C’est curieux que ceux qui tirent leur reste de légitimé (et tous leurs privilèges) de ce même peuple montre une telle défiance.
      Ils ont une vision de la démocratie qui n’interrogerai que sur la couleur du nœud du paquet : et que surtout l’électeur ne se mêlent pas de ce qu’il y a dedans....


    • Fergus Fergus 20 décembre 2018 20:13

      Bonsoir, devphil30

      « Il suffit de baliser le champ d’application du référendum ou du moins d’en exclure certaines domaines »

      C’est très exactement ce qui se passe dans les pays où existe un RIC !

      Dans mon article d’hier  8 mesures pour moderniser la vie politique et les rapports aux citoyens  , j’évoquais dans le champ des exclusions "la défense nationale, la fiscalité, les Droits de l’Homme et les traités internationaux". D’autres domaines peuvent faire l’objet d’exclusions.


    • Balkanicus 20 décembre 2018 20:28

      @Fergus

      Pas d accord sur plusieur point

      Toute declaration de guerre devrait etre passer par referundum.... car c est le peuple qui va au casse pipe, et une guerre coute extremement cher....

      Je parle bien de declaration, non de defense a une agression

      Ensuite lbexclusion de traiter internationnaux, je ne vois pas pourquoi ..... les accord type ceta ne conviennent generalement pas au peuple, ils arrangent les multinationnal et les gouvernements .... et invalide de tel traite est plus que normal pour un peuple souverain ....

      Si le ric ne sert que pour des question mineur, ou est l interet.... c est une tromperie democratique

      Les gens sont suffisament intelligent pour savoir ce qui est bon pour eux .... et je ne vois pas en quoi les hommes politiques aurait plus d intelligence .... vu les resultat depuis 50 ans..... les fait sont en faveur d un ric fort !


    • JL JL 20 décembre 2018 20:41

      @Balkanicus
       
       ’’Je parle bien de declaration, non de defense a une agression ’’
       
       Les démocraties ne déclarent jamais la guerre. Dit autrement, une déclaration de guerre n’est jamais une décision démocratique. Seule la défense du territoire national peut faire consensus national.


    • Balkanicus 20 décembre 2018 21:04

      @JL

      Justement, ce type de conflit, qui ne sont pas des guerres sur le papier, mais des guerres bien reel en realite.....

      On agresse des pays sous l egide de l onu ou sous pretexte de retablir la paix.....

      Un gouvernement ne devrait pas pouvoir le faire sans l aval du peuple !


    • Et hop ! Et hop ! 20 décembre 2018 21:13

      @Fergus :

      Pourquoi pas les traités internationaux ?
      Toutes les lois scélérates comme la Loi travail sont prises en application de traités internationaux comme l’UE (traité de Lisbonne)

      Il faudrait au contraire une loi remettant la loi au dessus des traités en stipulant que toute nouvelle loi contraire à des clauses d’un traité international existant, en abolit les effets.

      Sinon, ça donne au président de la république le pouvoir législatif, au-desus du Parlement.


    • Et hop ! Et hop ! 20 décembre 2018 21:19

      @JL 
      Moi ça ne me gènerait pas qu’on fasse une loi qui interdise à la police de tuer un présumé terroriste, et qui permette de le condamner à mort une fois que sa culpabilité est vraiment prouvée.



    • Durand Durand 20 décembre 2018 22:42

      @JL

      Oui et non... Dans une constitution comme la notre, qui a été plébiscitée par référendum et qui comporte une clause donnant les pleins pouvoirs aux parlementaires pour décider de la paix ou de la guerre, si les procédures prévues sont respectées, les décisions sont démocratiques.

      Mais j’objecterais dabord que depuis 1958, les Français n’ont jamais plus été consultés... Chacun en pense ce qu’il veut...

      Par contre, ce qu’il faut bien comprendre (où se rappeler, pour les plus de 60 ans...), c’est qu’avant Maastricht et l’obligation faite par l’article n° ? ( aujourd’hui art 42 du TUE) d’avoir une politique de sécurité et de défense « COMPATIBLE avec le cadre du Traité de l’OTAN, », quand il s’agissait de prendre une décision de cet ordre, il y avait souvent des débats animés et des empoignades dans l’hémicycle ... Les parlementaires avaient encore une marge de manœuvre suffisamment confortable pour qu’il y ait un réel débat.

      L’article 42 du TUE leur épargne cette peine : on ne leur demande même plus leur avis !

      NOTRE avis !!!

      Seul Chirac et Villepin avaient osé dire non,... on ne saura jamais combien les USA et la « communauté internationale » nous l’ont fait payer..., ni si Chirac avait seulement saisi l’occasion pour relustrer son « gaullisme », passablement terni entre Cochin et Maastricht, en prenant une décision qui, finalement, ne devait pas changer grand-chose à la guerre de l’OTAN en Irak...

      L’OTAN est une organisation reconnue par l’ONU et reconnaît donc les décisions prises dans le cadre de ce traité. Et chaque fois qu’une décision est prise dans ce cadre, elle devient le Droit International !

      Ne devrait-on pas plutôt dire que l’UE et l’ONU sont des organisations reconnues pas l’OTAN ?

      ... hein ?!...

      Frexit et point barre !

      .

      .


    • Durand Durand 20 décembre 2018 22:48

      @Durand

      .

      ...par l’ONU qui reconnaît donc...

      .


    • Kapimo Kapimo 21 décembre 2018 01:12

      @Et hop ! Ca implique une modification de la constitution (une telle loi serait anti-constitutionnelle, notamment du fait qu’a été gravé dans le marbre le fait que notre constitution était plus faible que les traités européens....).


    • JL JL 21 décembre 2018 08:40

      @Balkanicus
      @Durand

       
      ce que je voulais dire, c’est que la consultation des citoyens pour entrer ou non en guerre est une fausse bonne idée.
       
      — Soit il s’agit d’une guerre défensive quand la patrie est agressée, et dans ce cas il est clair que le recours au referendum serait une perte de temps aussi vaine que ridicule ;
      — Soit il s’agit d’une déclaration de guerre ; c’est une chose qu’une démocratie ne peut pas, ne doit jamais avaliser.

       

      cqfd


    • Balkanicus 21 décembre 2018 09:04

      @JL

      C est bien pour cela que je l excluais dans le cas de la defense a une agression

      Et c est aussi pour cela qu elle serait necessaire pour une agression qui ne pourrait pas etre declarer sans l aval du peuple !

      Alors effectivement, on ne pourrait plus agresser un pays tier, ce qui pour moi serait salutaire !

      Ou alors, c est que le peuple en entier trouverais l agression necessaire et devrait en assumer les consequences bonne ou mauvaise


    • Durand Durand 21 décembre 2018 10:29

      @JL

      .

      Vous pourriez ajouter :

      – soit il s’agit d’une intervention militaire dans de cadre d’un accord de défense légal entre la France et un pays tiers, dans le cadre de la protection de ses intérêts extérieurs...

      .

      Quoi qu’il en soit, la guerre est un contexte dans lequel tout ne peut pas être divulgué pour les raisons que l’on peut comprendre et le pouvoir décisionnel doit pouvoir bénéficier de la confiance populaire. Mais actuellement, dans le cadre de l’OTAN, le pouvoir décisionnel est à Washington et que je saches, aucun d’entre-nous ne vote aux États Unis !

      La principale cause de l’incapacité de l’ONU à maintenir la paix ou à écourter les conflicts est due à l’alliance univoque, au sein d’une même organisation internationale sensée permettre un dialogue pour la paix, d’une Union Européenne contrainte par ses traités de parler d’une seule voix – celle de l’OTAN et donc de Washington – et des autre pays qui ont choisi de placer leur défense dans ce même cadre. Le poids de cette alliance militaire est tel qu’aucun dialogue n’est plus possible dans le cadre de l’ONU.

      Seule la dissolution des grands blocs continentaux (URSS, Union européenne) et de l’OTAN peut permettre à des nations libres de faire entendre à l’ONU des points de vue divergents et d’instaurer un vrai dialogue.

      Dans le contexte actuel, l’ONU n’est donc rien d’autre qu’un organisme permettant de légitimer les interventions militaires faites par l’OTAN pour satisfaire les intérêts géostratégiques de la haute finance apatride mondialisatrice.

      C’est exactement le sens de la citation de Sri Aurobindo faite par Asselineau lors de son meeting à Paris pour les présidentielles :

      – l’organisation continentale européenne est tout, sauf un facteur de paix et de prospérité puisqu’elle empêche le fonctionnement optimal de l’ONU..., qui n’avait pas besoin de ça !

      .


    • Durand Durand 21 décembre 2018 10:49

      @JL

      Citation de Sri aurobindo par F. Asselineau lors des présidentielles :

      https://m.youtube.com/watch?v=b9bbmBlZ9ck

      .


    • karibo karibo 21 décembre 2018 11:40

      @JL
      Bonjour, Ah oui et pourquoi interdire la peine de mort , particulièrement à ceux qui la donnent , nous assistons de nos jour à la chasse aux terroristes, pour les tuer tout simplement, et ensuite feindre chercher des complices, n’ est-ce pas une peine de mort, systématiquement par balle, le pseudo droit à jugement, la pseudo présomption d’ innocence, 2 poids 2 mesures, c ’est selon, tous les terroristes de Mejha , koulibali , celui de la Prom de Nice ou dernier en date, quelle sanction leur a été appliquée, et après vous allez feindre etre contre la peine de mort ?
      autant leur donner le procès qu’ ils méritent et sachent pourquoi il vont être condamnés et exécutés, le remords étant pire que le regret .
      Car quand ils sont abattus il n’ y a pas d’ autre termes, chacun est content , bande d’ hypocrites !


    • docdory docdory 21 décembre 2018 11:50

      @Fergus

      Pourquoi exclure les traités internationaux ??? En Irlande, le référendum est obligatoire pour toute signature de traité international, ce devrait être le cas en France ! Il ne devrait même pas y avoir besoin d’initiative populaire.
      Après tout, c’est l’application à la lettre des clauses de traités internationaux qui a naguère plongé l’Europe dans la première guerre mondiale ! 

      Nous avons également l’exemple récent de la signature du désastreux et infâme pacte de Marrakech sur les migrations, sans l’avis du peuple français. On verra les effets consternants de cette signature lorsque le prochain litige concernant un migrant arrivera en Cour de cassation ou devant le Conseil constitutionnel à l’occasion d’une QPC : inutile de préciser que ces deux organismes appliqueront à la lettre les dispositions de ce pacte aux clauses léonines.
      Et à supposer que par extraordinaire ces institutions n’en tiennent pas compte, on peut compter sur la CEDH pour contraindre la France à appliquer les insanités qu’elle à signé sans l’avis du peuple français !

      Si la signature de ce pacte avait été soumise à l’avis préalable du peuple, il y a fort à parier que le vote aurait été négatif à 80 ou 90 %...


    • amiaplacidus amiaplacidus 21 décembre 2018 12:17

      @JL

      La peine de mort a été abolie en Suisse, en 1938 (bien avant la France) à la suite d’une initiative populaire.

      Depuis, malgré des crimes parfois atroces, aucune initiative n’a été lancée pour la réintroduire.

      En fait, nos « élites » ont bien trop peur de perdre leurs pouvoir, privilèges et prébendes, en donnant, par le RIC un peu de pouvoir à la plèbe.
      Alors ils ferraillent à tort et à travers contre le RIC.


    • JL JL 21 décembre 2018 12:53

      @amiaplacidus
       
       je suis aussi de cet avis.
       
      Pour répondre aux aficionados de la peine de mort, je crois que les sociétés criminelles produisent davantage de criminels que les sociétés non criminelles.
       
      De sorte que je soutiens que la peine de mort est contre-productive.
       
       à Fergus qui dot que la peine de mort n’a pas d’effet dissuasif parce que les criminels redouteraient beaucoup plus la perpétuité, je dirai : un criminel en cavale est plus dangereux s’il sait que quoi qu’il advienne, il sera condamné à mort.
       
      Et à ceux qui disent qu’il vaudrait mieux leur faire un procès avant de les assassiner, je dirai : allez donc discuter avec un terroriste barricadé qui sait que la condamnation à mort a déjà été prononcée, vous m’en direz des nouvelles.


    • popov 21 décembre 2018 14:09

      @Fergus
       
      Bonjour
       
      Vous avez exclu les traités internationaux, mais vous avez eu la présence d’esprit de ne pas exclure les « pactes » internationaux, surtout ceux qui n’ont pas un « caractère obligatoire ».


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 21 décembre 2018 14:47

      @amiaplacidus

      « La peine de mort a été abolie en Suisse, en 1938 (bien avant la France) à la suite d’une initiative populaire. »

      C’est faux ! En Suisse, la peine de mort n’a pas été abolie stricto sensu.

      Le 3 juillet 1938, le peuple suisse était appelé aux urnes, pour se prononcer sur l’adoption d’un nouveau Code pénal.

      Avec une participation de 57 %, le projet fut accepté par 358’438 contre 312’030 (
      46.5 %).

      La peine de mort ne figurait plus dans la nouvelle version.



    • Durand Durand 21 décembre 2018 14:47

      @Kapimo

      .

      « Ca implique une modification de la constitution (une telle loi serait anti-constitutionnelle, notamment du fait qu’a été gravé dans le marbre le fait que notre constitution était plus faible que les traités européens....). »

      Par bonheur, si la prévalence du Droit communautaire sur le Droit national a bien été constitutionnalisée, la clause de sortie des traités, l’article 50, se retrouve donc être le seul recours légal, constitutionnel – puisque faisant partie des traités – nous permettant de récupérer notre souveraineté et ce faisant, de rétablir notre démocratie et le fonctionnement normal de sa partie représentative, c’est-à-dire du Parlement...

      .

      Actuellement, le Parlement est muselé par les traités car les lois sont décidées par Bruxelles... Il n’est plus qu’une chambre d’enregistrement chargée de transcrire en Droit français des lois communautaires sur lesquelles ils n’y a pas de débat National possible. Un Parlement sans débats n’est qu’un parlement de façade...

      Personne n’a jamais réussi à contredire sérieusement cette réalité, défendue par l’UPR depuis 12 ans...

      .

      .


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 21 décembre 2018 15:09

      @JL

      Pour répondre aux aficionados de la peine de mort, je crois que les sociétés criminelles produisent davantage de criminels que les sociétés non criminelles. 
       

      Moi, je crois pas.


      De sorte que je soutiens que la peine de mort est contre-productive. 

       

      Donc, ça, je ne crois pas non plus
       
      « un criminel en cavale est plus dangereux s’il sait que quoi qu’il advienne, il sera condamné à mort »

       

      Le mieux est donc de le tuer au moment de sa capture. Même si la date d’exécution n’a pas été fixée, même si de nombreux recours visent à lui éviter le pire, même si, en dernier recours, il y a la grâce présidentielle… C’est du grand n’importe quoi votre « argumentation ».
       
      Et à ceux qui disent qu’il vaudrait mieux leur faire un procès avant de les assassiner…

       

      Pas avant de les assassiner, avant d’appliquer la Loi. J’explique pour ceux qui sont capables de comprendre la différence : dans un pays quelconque, un article quelconque dira :

       

      Celui ou celle qui aura tué quelqu’un après lui infligé d’autres sévices, sera puni(e) de mort.

       

      Aucun code pénal, nulle part, ne préconise son assassinat

       

      « …allez donc discuter avecun terroriste barricadé qui sait que la condamnation à mort a déjà été prononcée… »

       

      Nous avons, affaire, ici, à un terroriste en fuite, et en instance d’exécution. C’est rare, mais ça peut arriver. En revanche, s’il est condamné contumax, le procès devra avoir lieu normalement

       


    • JL JL 21 décembre 2018 15:30

      @Cateaufoncel3
       
      ’’Celui ou celle qui aura tué quelqu’un après lui infligé d’autres sévices, sera puni(e) de mort. ’’
       
      Petit joueur : vous avez oublié un détail :
       
      Je corrige pour vous : « Celui ou celle qui aura tué quelqu’un(e) après lui avoir infligé d’autres sévices, subira ces mêmes sévices et sera puni(e) de mort. » Na !
       
      Voyez, j’ai même corrigé les lapsus et respecté les féminist(e)s.
       
       smiley
       
       Ah ! j’oubliais : pour être juste, il faudra qu’on tue également ses enfants s’il a tué ceux des autres ; ou leur conjoint(e) ; et peut être aussi bruler sa maison s’il a brulé celle de sa (ses) victimes.
       
       Bon j’arrête là : il y a du grain à moudre, je vous laisse la place.


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 21 décembre 2018 18:06

      @Cateaufoncel3

      @JL

       

      Je savais que vous seriez incapable de me réfuter, mais je n’aurais jamais pensé que vous seriez aussi facile à convaincre, à convertir.

       

      Malheureusement, vous êtes pire en partisan de la peine de mort qu’en abolitionniste. C’est une question d’(in)intelligence globale.

       
      « Je corrige pour vous : « Celui ou celle qui aura tué quelqu’un(e) après lui avoir infligé d’autres sévices, subira ces mêmes sévices et sera puni(e) de mort. » Na ! »

       

      Le « Na » suffit à souligner la puérilité du propos
       
       « Ah ! j’oubliais : pour être juste, il faudra qu’on tue également ses enfants s’il a tué ceux des autres ; ou leur conjoint(e) ; et peut être aussi bruler sa maison s’il a brulé celle de sa (ses) victimes. »

       

      Laisser vivre un criminel, et lui infliger le mal peine qu’il a infligé à d’autres, n’a rien à voir avec la justice mais tout avec la vengeance dans ce qu’elle a de plus abject
       
      « Bon j’arrête là… »

       

      Vous avez raison, vous avez proféré assez de conneries pour aujourd’hui


    • JL JL 21 décembre 2018 19:37

      @Cateaufoncel3
       
      ’’Le « Na » suffit à souligner la puérilité du propos ’’
       
      Chochotte !


    • Cateaufoncel3 Cateaufoncel3 21 décembre 2018 22:00

      @JL

      « Chochotte ! »

      Alors, ça, c’est envoyé ! IL est terrible le môme JL quand il se lâche.


    • Alren Alren 22 décembre 2018 13:13

      @JL
      Pour éviter ces catastrophes, il conviendra d’inscrire dans la constitution les lois qui, telle l’interdiction de prononcer et de pratiquer la peine de mort, ne pourront être modifiées par référendum.

      Dans la Constitution, il n’y a pas de lois mais des articles.
      Si un article de la Constitution rappelle l’abolition de la peine de mort, le RIC ne pourra pas porter sur la peine de mort mais sur la modification de la Constitution.
      Et ça, une majorité de Français ne l’acceptera pas après la difficile mise au point de la nouvelle Constitution (incluant les conditions du RIC) qui aura obtenu une majorité précédemment.


    • JL JL 22 décembre 2018 14:07

      @Alren
       
       j’ai bien peur qu’il en soit ainsi, en effet.
       
       Ceci dit, je pose la question : combien d’authentiques aficionados de la guillotine parmi ceux qui s’excitent sur cette question en ce moment, et combien de lobbyistes, crypto-aficionados donc, qui brandissent cet épouvantail d’un retour à la barbarie, pour faire capoter le RIC ?


    • Alren Alren 22 décembre 2018 19:35

      @JL

      Comme je l’ai dit plus loin, une loi ne peut modifier la Constitution. C’est au contraire leur non-conformité avec la Constitution qui permet au Conseil Constitutionnel de bloquer une loi, entièrement ou en partie.
      Si l’on inscrit l’abolition de la peine de mort, le droit au suicide assisté, le mariage homosexuel et la PMA dans la constitution, ces dispositions ne pourront pas être modifiées par une loi. Il faudra modifier la Constitution.
      La question serait ainsi non « Voulez-vous rétablir la peine de mort » mais « Voulez-vous modifier la Constitution pour y supprimer l’article abolissant la peine de mort ?  »

      Cela changerait tout à mon avis ...


    • Feste Feste 23 décembre 2018 00:51

      @Fergus
      Exclure la fiscalité et les traités internationaux ? Ben en gros garder l’europe pour nous gérer quoi...
      Ah je n’avais pas vu c e n’est pas pour ameliorer la representation ou la vie politique mais pour la ’moderniser’, ok ok ok 
      Je suis sur que 95 % des partis politiques pense comme vous...


    • JL JL 23 décembre 2018 09:05

      @Alren
       
      ’’ Si l’on inscrit l’abolition de la peine de mort, le droit au suicide assisté, le mariage homosexuel et la PMA dans la constitution, ces dispositions ne pourront pas être modifiées par une loi. Il faudra modifier la Constitution.

      ’’
       
      Ça me parait bien. Je note en passant que si l’on accordait le droit au suicide assisté pour les condamnés à de longues peine, cela invaliderait l’argument des coupeurs de têtes (tels Cateaufoncel) qui prétendent qu’il vaut mieux raccourcir les condamnés que de les punir d’une peine de prison inhumainement longue (sic, ou presque ).
       
       Ainsi, plutôt que de couper des têtes innocentes, on instaurerait la peine de mort sur option : « Acceptez vous d’être condamné à presque perpète ou préférez vous être suicidé ? »
       


    • jessyzz jessyzz 23 décembre 2018 14:34

      @Fergus salut ben je crois que ce devrait être aux citoyens de décider où sont envoyés nos soldats comme en Syrie ou au Mali et sous quel mandat onu ? Ou comme marionette des usa ceci n’est qu’un exemple. Regardes la Syrie aujourd’hui, les us s’arrachent et macron comme un âne, lui enfin les troufions restent... Un nouveau Drakar en perspective ! Tu ne crois pas que le PEUPLE ait son mot à dire franchement tu me déçoit


    • Clocel Clocel 20 décembre 2018 09:26

      L’abolition de la peine de mort était le fait du Prince, elle faisait partie d’un package mal ficelé, le dit Prince avait été élu, plus par rejet du précédent synarque (déjà !) que par adhésion pleine et entière à son programme...

      La bascule à Charlot était sans doute moins hypocrite que les assassinats commandités au plus haut niveau de l’État et, dernièrement,  fortement applaudis par la plèbe.Elle avait au moins le mérite d’être précédé par un procès et de tous les recours de la vitrine judiciaire, ça permettait de préserver les illusions et les bonnes consciences si importantes pour la quiétude bourgeoise.

      La peine de mort n’a jamais cessé d’exister et faut être bien naïf pour la rejeter a priori...


      • JL JL 20 décembre 2018 10:12

        @Clocel
         
         la peine de mort est l’avatar le plus absurde, le plus barbare et le plus haïssable de la loi du talion, elle-même absurde, barbare et haïssable..


      • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 20 décembre 2018 10:47

        @JL
        Des crapules comme Fourniret avec un « tableau de chasse » de plusieurs dizaines d’assassinats va passer quelques années en prison, puis l’affaire une fois oubliée, va pendre tranquillement une petite retraite payée par les contribuables. Il pourra même gagner de l’argent en publiant ses mémoires.
        Ceci pour vous bien sûr, n’est ni absurde ni haïssable.


      • JL JL 20 décembre 2018 12:20

        @Gilles Mérivac
         
        en effet, ni absurde ni haïssable, pas plus que ne sont les tremblements de terre ou les éruptions volcaniques. On appelle ça la contingence, je crois.
         
        De surcroit, c’est tout sauf barbare.


      • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 20 décembre 2018 16:49

        @JL
        Dans ce cas, la barbarie est préférable.

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