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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Le premier parti de France, c’est la servitude volontaire

Le premier parti de France, c’est la servitude volontaire

Le Lecteur ne le sait peut-être pas encore, mais les Européennes (comme toutes les élections, d’ailleurs) ne font que révéler une constante : ce système qui nous opprime, on l’aime bien quand même ! Ainsi, le premier parti de France n’est ni le Rassemblement National ni La République En Marche…

Tout d’abord un peu d’histoire des idées. Étienne de La Boétie (1530-1563) écrit vers ses dix-huit ans un court pamphlet, décapant, sur fond de révoltes fiscales (1548) dans le sud-ouest de la France (un contexte qui rappelle un peu le mouvement des Gilets jaunes). Le roi de l’époque, Henri II, réprime le mouvement, notamment à Bordeaux, en s’appuyant sur un magistrat brutal : le connétable de Montmorency.

 

Discours de la servitude volontaire en ligne :

https://www.singulier.eu/textes/reference/texte/pdf/servitude.pdf

 

Le jeune homme, qui deviendra lui-même juriste, observe la condition humaine avec une lucidité d’homme mûr. Mais le lecteur comprend rarement l’essentiel : l’homme de la servitude volontaire, probablement majoritaire, voire ultra-majoritaire, se situe bien au-delà de l’ignorance et de la lâcheté. Cela sous-entend que la servitude volontaire est un vice capital, premier, qu’on ne peut pas assimiler non plus à la crainte, toute légitime, de la répression.

 

Certes, La Boétie reconnaît que nous sommes souvent très lâches et très ignorants, ce qui laisse les coudées franches à l’ordre établi. Traduit en langage d’aujourd’hui : l’homme est spontanément naïf, désinformé par des médias orwelliens, formaté par l’ingénierie sociale ; au final, c’est un « bisounours » bobo-gaucho ou un « bourge » droitard bien-pensant. Ce qui revient au même. Ou, plus massivement, un individualiste qui se fout de tout, ce qui est encore pire. Cet homme, riche ou pauvre, diplômé ou pas, se voile la face en permanence, même lorsqu’il subit par malchance un échantillon des maux actuels.

 

Mais l’ignorance et la lâcheté ne sont que des conséquences, pas vraiment automatiques, de la servitude volontaire. Celle-ci est un vice bien supérieur à l’ignorance et à la lâcheté, un vice qui n’a même pas de nom, écrit La Boétie, et qu’on ne peut désigner que par un oxymore (servitude volontaire) ou par un mot qui laisse perplexe : le « malencontre ». En clair : une sorte de péché originel de la politique, d’où découlent tous les autres. Une sorte d’irrationnel causal : on ne peut guère expliquer sa présence, puisqu’il n’a pas de facteurs repérables. On ne peut qu’observer ses conséquences, évidemment dramatiques : lâcheté, tiédeur, paresse, aveuglement, bêtise, déni de réalité, immobilisme, ethnomasochisme, haine de soi, honte de soi, syndromes de Stockholm en tout genre… Mais pas seulement.

 

Car l’homme de la servitude volontaire peut très bien être brave ou intelligent. En ce cas, il mettra toutes ses ressources physiques ou intellectuelles au service du tyran, qui (déjà chez La Boétie) désigne moins un homme que tout un système de domination du plus grand nombre par le plus petit nombre, chacun d’entre nous étant à la fois oppresseur de l’échelon inférieur et opprimé par l’échelon supérieur. Quant aux hommes situés en bas de la pyramide, tout laisse à imaginer qu’ils se bouffent entre eux, même si le texte de La Boétie n’est pas explicite à ce sujet.

 

On trouve une idée proche, beaucoup plus tard, chez Ortega y Gasset : l’homme-masse peut être un savant surdiplômé ou un guerrier tenace. Ou même un oligarque. L’homme-masse n’est pas une catégorie socio-économique qui désignerait un prolétaire, un paysan ou, tout simplement, un pauvre. Du reste, il suffit d’ouvrir sa télévision pour constater la zombification totale de certains millionnaires ou milliardaires. Ce sont des héros de télé-réalité, avec juste un peu plus d’argent…

 

Pour en revenir à la servitude volontaire, elle caractérise même les gens les plus brillants. Nous en voyons probablement, dans notre entourage, des treize à la douzaine. Tel collègue, deux fois agrégé, qui joue les Trotski de salle des profs et qui se réjouit en secret d’avoir voté Macron. Tel autre, fin lettré, anarchiste de droite, connaissant grec et latin, qui finit par débiter des platitudes indignes d’un adolescent du genre : « Il faut positiver dans la vie. » Tel autre encore, bodybuildé à ne plus passer les portes, expert en arts martiaux qui, au final, n’a guère que des idées politiques à peine admissibles d’une fillette. Tel autre qui hurle à la révolution, mais qui a des sueurs froides à l’idée de lancer un jour de grève. Etc. Etc. Je gage que La Boétie a dû en observer du même type, et quel que soit leur camp, dans les révoltes fiscales ou même, plus tard, au début des guerres de religion (1562).

 

La France va très mal actuellement. Certains disent qu’elle est déjà morte – socialement et sociétalement – et je veux bien les croire. Mais cette mort, cette agonie, ce suicide, cela reste encore le désir le plus profond des masses. Comme le dit aussi Arnold Joseph Toynbee (1889-1975) : « Les civilisations ne meurent pas assassinées, elles se suicident. »

 

Et pour conclure en laissant la parole au jeune homme du XVI° siècle :

 

« Ce sont donc les peuples mêmes qui se laissent ou plutôt se font gourmander, puisqu’en cessant de servir ils en seraient quittes ; c’est le peuple qui s’asservit, qui se coupe la gorge, qui, ayant le choix ou d’être serf ou d’être libre, quitte la franchise et prend le joug, qui consent à son mal, ou plutôt le pourchasse. »

 

En clair, une victime consentante. Pire : une victime qui fait toujours davantage que n’en exige le pouvoir lui-même. Du reste, tout comme on a vu des aveuglés citer la caverne de Platon, j’ai personnellement connu des serfs volontaires qui se baladaient avec La Boétie dans la poche…

 


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29 réactions à cet article    


  • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 14 juin 18:16

    L’embourgeoisement consumériste, voilà la liberté du système ^^


    • Arogavox 14 juin 19:26

      Sachant que les illuminés de ce millénaire décrochent au-delà de 9 secondes d’attention ... ce texte aurait pu être utilement remplacé par :
      ce lien =Discours_de_la_servitude_volontaire
      associé à ce mot :  larbinat 


    • Clocel Clocel 15 juin 09:59

      @bouffon(s) du roi

      Le fait est que le bourgeois est le summum de la déviance de notre espèce, l’acmé de la dégénérescence, le parasite ultime.

      Si de plus on admet que nos sociétés favorisent les plus veules, les plus pourris, les plus corrompus, on comprend que c’est pas demain qu’on aura le cul sorti des ronces.

      Si Darwin n’était pas trop délirant, (tout lui donne raison), on peut espérer que l’absence de brassage génétique au sommet de la chaîne alimentaire, produira des êtres débiles infoutus de se perpétuer.

      A mon avis, c’est déjà le cas...


    • Clocel Clocel 14 juin 18:51

      Les hommes sont faits pour vivre en tribus et en clans.

      S’ils trouvent normal de rendre des comptes à ceux sous le yeux desquels ils vivent, ils se soumettent difficilement à ceux qui leurs sont étrangers, pas avant d’avoir établi un nouveau rapport de force en tous cas.

      Les primatologues ont parfaitement compris cela avec les singes dits « supérieurs », chimpanzés, bonobos, gorilles.

      Nous sommes tellement convaincus d’être différents, qu’on en a oublié le modèle initial.

      C’est le changement notre structure sociale qui rend nos comportements irrationnels, notre génétique n’est sans doute pas adaptée aux délires de Soros.


      • Sparker Sparker 14 juin 21:37

        Une bonne partie des gens et j’en fait certainement partie, veulent vivre, point. Alors ils font ce que j’appelerais « système » càd que quel que soit le système ils s’adaptent pour en tirer le plus parti individuellement, dans l’adhésion ou le refus.

        L’individuation de la société étant étant le moteur actuel, ce qui relance, et c’est le bienvenu, la question collective, on ne va pas se laisser crever quand même... « mourir pour des idées ».

        Cela dit, selon que l’on ai une société conservatrice ou progressiste, pour faire simple, cette bonne partie s’adaptera et essayera de tirer son épingle du jeu.

        On en est là, l’abolition des principes de la république de type bourgeoise ne peut se faire que par le vécu et c’est aussi a ceux qui se sentent de travailler et parler au nom des autres de proposer des outils pour savoir ce que veulent ces autres... et que ces autres se posent la question de ce qu’ils veulent pour tous et donc pour eux avec les avantages/restrictions que ça peut comporter.

        Ce qui vient c’est la remise en question, vu la débâcle actuelle, il va falloir reparler ET décider...


        • Traroth Traroth 17 juin 15:17

          @Sparker
          Le problème est exactement là, effectivement. Pour exprimer votre idée autrement : la démocratie exige un certain travail de la part des citoyens, un investissement en temps et en réflexion, pour s’informer, proposer, débattre, décider. C’est totalement indispensable pour que ça puisse fonctionner. Lire les professions de foi et écouter 2 ou 3 débats 15 jours avant les élections (pour ceux qui font au moins cet effort...) ne saurait être suffisant. Pour faire des choix informés, il faut une éducation, en général, et une pensée politique, en particulier.

          Si vous voulez un système politique qui ne réclame aucun effort de la part des gouvernés, vous n’avez que l’embarras du choix, cela dit : dictature, monarchie, totalitarisme... Ces systèmes ont en commun de demander très peu aux gouvernés : juste de bien fermer leur gueule.


        • Lambert 15 juin 09:40

          J’avais surtout retenu du livre de La Boetie que la servitude volontaire était due à des questions d’INTERÊT. On soutient le tyran parce qu’on en tire un avantage personnel et on soutient celui qui soutient le tyran pour la même raison, et ainsi de suite. Ainsi, pendant l’Occupation, on pouvait dénoncer quelqu’un aux nazis seulement pour lui prendre son bien. 

          De même, la pauvreté des arguments des défenseurs de l’UE, comme l’absence de taux de change, pour ceux qui sont toujours en vadrouille et se trouvent mieux n’importe où que chez eux. Ceux-là, pour une commodité dérisoire sont prêts à soutenir n’importe quelle dictature, qu’ils sont d’ailleurs incapables d’identifier comme telle à force d’avoir toujours les yeux fixés sur leur nombril et leurs petits avantages. Il en va de même avec micron et tout le reste.


          • izarn izarn 15 juin 13:36

            @Lambert
            Aucun peuple majoritairement ne soutient les dictatures. Ca n’a pas de sens de dire ça. Même Hitler n’avait pas eu la majorité et de loin. Il a été nommé arbitrairement car l’opposition(60%) était incapable de s’allier...
            La dictature ne dure que par la police et les services d’espionnage de la population, et les lois coercitives. Souvent même, par l’armée. C’est à dire par la force brutale. Les peuples ne sont pas armés, c’est tout.
            Connaissez un seul peuple qui adore la dictature ?
            Ca n’existe pas !
            Arrêtons de raconter des foutaises.


          • Lambert 15 juin 15:35

            @izarn
            La Boetie pose la question : « Comment est-il possible qu’un seul homme tienne sous son joug tout un peuple ? » et il y répond par ce thème de l’intérêt. Ce n’est pas ma réponse, c’est la sienne.
            Je suis d’accord avec vous sur le fait qu’une dictature ne tient que par la force brutale.
            La question est de savoir pourquoi et comment elle s’installe. Il y a de nombreuses réponses, dont une que vous indiquez, le manque d’union de l’opposition. La question que je me pose est donc : Qu’est-ce qui empêche l’opposition de voir le danger qui la pousserait à s’unir ?
            Je suis un peu fatigué de voir le tour polémique que prennent systématiquement sur ce site, comme sur tous les autres d’ailleurs, toutes les discussions. J’ai des convictions ou des idées qui sont différentes de celles d’autres, et alors ? Je n’ai jamais eu la prétention de détenir la vérité et n’ai jamais eu la prétention d’avoir raison lorsque j’émets un avis.
            Pour en revenir à comment s’installe une dictature, j’ai souvent entendu dire que beaucoup en France par exemple préférait avoir Hitler que ceux qu’ils appelaient les « bolcheviks », tout ça parce qu’il y avait eu le front populaire qui a plutôt pris des décisions favorables aux plus démunis. Ce qui voudrait dire que certains considèrent comme dangereux un mouvement qui s’intéresse aux plus faibles, au point de préférer une dictature qui favorise leurs affaires et nous en revenons à la question de l’intérêt.


          • Vaietsev 15 juin 18:26

            @Lambert

            J’emprunte plusieurs lignes à Djam ,les voici :

            Je m’aventurerai à dire qu’il me semble que la nature ontologique humaine est largement oisive à la base. L’homme n’a bougé ses fesses que pour se nourrir. Globalement, il préfère rester peinard sur son petit bout de « chez lui » avec sa famille et au plus large, sa tribu.

            Risquer sa vie pour des idéologies qu’il n’a même pas penser à inventer, ne lui effleurait pas l’esprit tant que ces dernières n’avaient été inventées par les premiers cerveaux malins (au sens premier du terme).


            Aussi je reprend les tiennes Lambert,les voici :


            Pour en revenir à comment s’installe une dictature, j’ai souvent entendu dire que beaucoup en France par exemple préférait avoir Hitler que ceux qu’ils appelaient les « bolcheviks », tout ça parce qu’il y avait eu le front populaire qui a plutôt pris des décisions favorables aux plus démunis. Ce qui voudrait dire que certains considèrent comme dangereux un mouvement qui s’intéresse aux plus faibles, au point de préférer une dictature qui favorise leurs affaires et nous en revenons à la question de l’intérêt.


            Plusieurs de ces lignes devrait en fait te mettre sur la voie du pourquoi nombreux et quelques uns ont choisi le chemin de la dictature ,en fait l’équation est toute simple ,de ce que nous pouvons voir et du pourquoi peu prenne en compte ce qui se dis de vos articles en est seulement que beaucoup nombreux voit aujourd’hui ,poiur dire on vu le jour et serai reveillé ,aussi ils savent l’essentiel de ce que pourrait etre le choix d’un choix souverain et bolcheviques ,ils savent qu’ils seront à la ramasse et qu’ils seront encore des rêveurs ,ce que nombreux ne veulent plus , ne le veule tellement plus qu’ils prefere un choix extreme qui leur permet d’être lucide et conscient de ce qu’ils font de leur vie que de donner la parole à ceux qui se désigne pour les défendre ,c’est à dire vous militants de l’agora ,et de ne plus avoir moyen de penser bien qu’on dise que la souveraineté ,c’est être serein ,et ça tout ceux là ne veulent pas le croire et n’y crois pas ,ils savent qu’ils seront encore des gens avec qui on fera joujou .

            Ils font ce choix car ils se sente pousser des ailes et « pense » ,nombreux pense mal mais ils se savent penseurs ,comprenez alors pourquoi le choix des extrèmes est en hausse ,aussi ils savent ,enfin c’est que je me dis, que le devenir de chacun peut permettre de faire bouger et changer les choses ,comprenez alors pourquoi nombreux font leur chemin individuelle ce parce qu’ils veulent etre des quelqu’un ,quand en fait devenir quelqu’un est à nos risques et périls car l’ideologie dominante ne nous laisse pas entrer ce quelques soit sa couleur de peau du moins ils laisse entrés ceux qui ne seraient pas assez convaincants et dont ils savent qu’ils ne seront pas suivies ,car là aussi ,ceux qui décide de suivre un porte parole ,c’est aussi vous militants de l’agora et de ce que vous tancez dans vos billets ,la barre est très haute et de vos voix vous demandez un certain porte parole .


            Voilà dont pourquoi ,il est clair que de vos plusieurs lectures que je délaisse petit à petit ,le choix du vote extrème est choisi,c’est le choix qui nous permet de penser , être serein ne convaint pas grand monde ,ce c’est quand vous êtes serein que nous sommes rêveurs et que les pires des saloperies peuve nous arriver,aussi tout ceux qui savent qu’ils vont dans le mur ne sont pas de ceux décider à faire une pause pour parler car tout ceux qui« milite » aujourd’hui sont de ceux qui ont été laisser en sommeil plusieurs années ,comprenez alors pourquoi ils prenne le parti de prendre la parole et de se faire porte voix ,comme on dis dans ma communauté : On ne me le refera pas et plu.

            Les gens devienne et le savent importants ,donc sans remettre à ce qui pourrait les aider n’est pour eux que babillages ,cela ils n’y croient pas 


            Et dernière chose ,ne m’en voulez pas ,mais pour reprendre les maux d’un militant sur l’agora ,celui là dis : Le russe existe toujours et encore .

            Lire ceci ,je le prend bien et pour moi et cela ne me rassure pas et que peu de faire le choix d’un vote souverain ; c’est juste l’idée que je me fais de ceux qui font l’histoire et comme on dis vous sentez pas bon ,cela reviens à dire que ce sommeil profond s’il pouvait reprendre tout ses gens ,cela ne ferait que votre affaire.


            Post scriptum : Message à ceux nouveaux qui se sont lancés dans cette aventure dans cette guerre :

            « C’est quand les gens ont décider de faire la guerre et qu’un jour »comme ça « ils voudraient en finir et laisser, qu’ils voient qu’ils ne peuvent plus revenir,puisque quand on entre en guerre ,on ne peu plus en revenir . »


            Vaietsev1




          • Julot_Fr 15 juin 10:16

            Il manque 3 aspect dans l’article pour comprendre ce qui se passe.. 1. endoctrinement par l’ecole depuis l’enfance a ne pas questionner le systeme.. 2. type de personnalite (Jung personnality type) qui fait que la majorite des type font confiance au systeme etabli plutot que de le questionner par analyse critique.. 3. Les mougeons tirent leur cheque de fin de mois du systeme (fonctionaire, rentier, employe multinationales), ici il s’agit de pot de vin par les elites pour s’acheter des votes.. avec cette combinaison la France est morte.. ’les cretins ne se reveilleront qu’a l’impact de la botte militaire dans leur sale face’ (quote de Bezmenov, ex agent de l’urss)


            • izarn izarn 15 juin 13:28

              Un aristo qui parle de la servitude volontaire du peuple c’est amusant.

              C’est comme parler de la servitude volontaire du russe en ex URSS...

              Un jour le peuple n’obéit plus et les empires s’écroulent...

              Et ce n’est pas le peuple qui disparait, nuance de taille !

              Le russe existe toujours !

              Vous savez, si Macron disparait, on en a rien à foutre...

              Et si l’UE disparait, non plus !

              Il suffit de croiser les bras et : Pchiiiiit !

              Si la Vieme République ne nous rapporte plus rien alors : Pchiiiit !

              Les GJ sont un hors d’oeuvre...Une alerte.

              Les français vont venir au secours du Système ?

              Il suffit de voir le résultat des éléctions, la réponse est NON.

              Cela fait des mois que Macron s’est excité dans sa propagande délirante du « Grand débat »...

              Pour quel résultat ?

              Pchiiit !


              • Laconique Laconique 15 juin 13:47

                Macron est un bon président. On voit que vous n’avez pas connu Hollande et Sarkozy.


                • Djam Djam 15 juin 14:03

                  @Laconique
                  Vous avez soit de l’humour soit de la naïveté. Qualifier Macron de « bon président » fait partie des vannes d’humoristes au rabais qui envahissent les scènes de petit théâtre circassien français.

                  Depuis Pompidou, la France est administrée par des bureaucrates idéologues rivés sur leur égo et sur le retour d’investissement de ceux qui ont financé leur campagne respective.

                  Cesser de voter est la seule façon de créer un gros « pschiiiiit » dans le système... mais le pecus vulgum ne le fera jamais unanimement, il est trop flemmard et castré.


                • Prudence 15 juin 18:20

                  @Laconique
                  Oui, M..... est un merveilleux président, chaleureux, généreux, responsable, respectueux d’autrui, capable de dialogue et d’écoute, voir ici la preuve : lemurjaune.fr


                • Traroth Traroth 17 juin 15:21

                  @Prudence
                  Votre lien n’est pas passé : http://lemurjaune.fr/


                • Djam Djam 15 juin 15:07

                  Article pertinent qui rappelle l’effective état d’esprit de l’homme depuis la nuit de l’histoire...

                  Je m’aventurerai à dire qu’il me semble que la nature ontologique humaine est largement oisive à la base. L’homme n’a bougé ses fesses que pour se nourrir. Globalement, il préfère rester peinard sur son petit bout de « chez lui » avec sa famille et au plus large, sa tribu.

                  Risquer sa vie pour des idéologies qu’il n’a même pas penser à inventer, ne lui effleurait pas l’esprit tant que ces dernières n’avaient été inventées par les premiers cerveaux malins (au sens premier du terme).

                  Progressivement, l’homme de la post-modernité est devenu une sorte d’engeance emprisonnée dans l’abime de ses illusions, croyances, interprétations erronées du monde. Il prend ses désirs et ses délires pour la réalité parce que des centaines de « penseurs » ont inventé des concepts réflexifs sur le sens de la vie et la nature de l’humain. Kant, Rousseau, Hume, Husserl, Heidegger, Marx puis Sartre et autres sous-penseurs comme Bourdieu, en ont remis plusieurs couches.

                  Ces couches ont greffé dans l’esprit de notre temps un inquiétant logiciel qui fait agir une minorité pour ses intérêts propres au détriment de la majorité et cette dernière est affligée d’une flegme maladive qui, du plus diplômé au plus basique, attend que d’autres améliore son quotidien dévasté.

                  Le goût de la lutte pour toute forme de survie n’est plus de mise dans un monde qui permet au plus démuni de s’acheter un macdo et un coca. Alors, l’homme avachi, ramolli, paresseux et désenchanté de tout, saturé de colifichets aussi inutiles qu’onéreux, se fabrique une minuscule vie artificielle, virtuelle repliée dans un cocon dont les parois sont son égo démesuré, bête immonde qui se goinfre de jouissances bidons, d’images abrutissantes et de bla bla de fureur assourdissante.

                  Voilà pourquoi les révolutions, aussi colorées soient-elles, ne changeront plus jamais rien à la marche sans retour de l’effondrement inéluctable d’une civilisation dont l’unique moteur aura été la toute puissance et l’hybris propre à l’ère du vide, du clinquant et du faux.


                  • BA 15 juin 16:48

                    Nous, à l’UPR, nous devons toujours avoir en tête la journée du 26 avril 1944.


                    Le 26 avril 1944, Philippe Pétain quitte Vichy et arrive à Paris. Ce jour-là, il traverse la ville de Paris sous les acclamations de la foule. Un million de Parisiens acclament Philippe Pétain.


                    Sous l’Occupation, il y avait 40 millions de pétainistes.


                    Sous l’Occupation, il y avait 98 % de pétainistes.


                    Sous l’Occupation, 40 millions de pétainistes acceptaient de rester dans l’Europe unie, car l’Europe unie les protégeait de la grande Russie bolchévique, comme ils disaient à l’époque.


                    40 millions de pétainistes qui criaient : « Vive Pétain ! »


                    40 millions de pétainistes ... qui ont très vite retourné leur veste à la Libération.


                    Quatre mois seulement après le 26 avril 1944, ils ont vu la Libération de Paris le 26 août 1944 … et ils ont crié : « Vive De Gaulle ! »


                    Aujourd’hui, nous vivons nous-aussi une période qui s’appelle « l’Europe unie », une période de soumission de la France, une période d’effacement de la France, une période durant laquelle les Français acceptent de rester dans l’Europe unie, car l’Europe unie les protège soi-disant de la grande Russie, de la grande Chine, des grands Etats-Unis, comme ils disent.


                    Quand la prochaine crise financière éclatera, les Français comprendront que l’Europe unie ne les a pas protégés dans le passé, que l’Europe unie ne les protège pas dans le présent, que l’Europe unie ne les protégera pas dans l’avenir.


                    A ce moment-là, les Français retourneront leur veste.


                    L’Histoire est un éternel recommencement.


                    Regardez bien cette vidéo du 26 avril 1944 :


                    https://www.youtube.com/watch?v=508EWoNE4fM


                    • Traroth Traroth 17 juin 15:50

                      @BA
                      Déjà, j’ai du mal à saisir le rapport avec l’UPR. Ensuite, sur le fond, pour moi, en tant que démocrate, le seul but légitime de l’action politique est le bien commun. Le mépris de la population qu’exprime votre commentaire me donne envie de citer Bertold Brecht, dans son texte « Die Lösung » (« La solution ») :

                      « Après l’insurrection du 17 juin,
                      Le secrétaire de l’Union des écrivains
                      Fit distribuer des tracts dans la Stalinallee.
                      Le peuple, y lisait-on, a par sa faute
                      Perdu la confiance du gouvernement
                      Et ce n’est qu’en redoublant d’efforts
                      Qu’il peut la regagner. Ne serait-il pas
                      Plus simple alors pour le gouvernement
                      De dissoudre le peuple
                      Et d’en élire un autre ? »


                    • Prudence 15 juin 18:16

                      Bien vu : qui privatise tout, même les routes nationales, en dernière analyse ? Qui tire des balles de LBD, en dernière analyse ? Réponse : ceux qui parmi nous ont voté pour M.....

                      Quel est le prétendu insoumis qui rampe à plat ventre et se soumet à la maçonnerie, lui ayant appartenu, et ne disant pas qu’elle est derrière le désordre mondial ? C’est Mélenchon.

                      Bien vu : le problème est bien la servitude volontaire.

                      On n’est donc pas près de sortir de l’ornière, parce que c’est une affaire de psychisme personnel, et c’est fou ce que ça résiste ce truc, quelque chose entre le caoutchouc et le béton.

                      Essayez de demander aux imbéciles qui ont voté Macron par peur de Marine (oh la méchante fasciste, horreur malheur ! Elle est pour la retraite à soixante ans, horreur ; malheur, qu’elle est folle, qu’elle est méchante !) de voter maintenant pour elle. Coriace, la connerie. Entre le caoutchouc et le béton, on vous dit. Et tournage du film Emmanuel 2 en prévision.

                      Servitude volontaire.


                      • Traroth Traroth 17 juin 15:52

                        @Prudence
                        La franc-maçonnerie est derrière le désordre mondial, selon vous ? C’est complètement inepte, et je vous mets au défi d’en apporter la moindre preuve.

                        La franc-maçonnerie a beau être un lieu d’influence qui échappe à la scrutation démocratique, ce qui est malsain, en faire la cause de tous nos problèmes est ridicule.


                      • Clocel Clocel 16 juin 08:38

                        Allez, on se détend, ça va bien se passer les veaux, on le tient, le meilleur des mondes...

                        https://www.youtube.com/watch?v=52Np0b3W4UQ


                        • Le421 Le421 16 juin 09:00

                          Merci à l’auteur de citer La Boëtie, citoyen sarladais aux réflexions très intéressantes.

                          Le constat est à mon avis sans appel.

                          Assesseur au bureau de vote de façon régulière, je ne vois venir aux urnes que les gens ayant quelque chose à perdre à chaque élection.

                          Ceux qui auraient tout à y gagner désertent les lieux.


                          • Clocel Clocel 16 juin 09:16

                            @Le421

                            « Ceux qui auraient tout à y gagner désertent les lieux. »

                            Gagner quoi ?

                            Se faire enc*ler une fois encore par la fausse gôche qui les a fourvoyé jusqu’à l’os ?

                            La plupart ont compris qu’ils n’avaient rien à attendre des urnes, c’est un signe de bonne santé mentale.


                          • Sparker Sparker 17 juin 13:02

                            @Clocel

                            Tu peux pas aller te faire mettre un peu de temps en temps, Clocel, j’te jure ça aérerait un peu...


                          • Aristide Aristide 16 juin 12:48

                            L’insulte envers toute une population. Et surtout aucun doute sur sa personne. Et cela se prétend humaniste.


                            • Traroth Traroth 17 juin 15:53

                              @Aristide
                              Où voyez-vous une insulte envers toute la population ? Chez La Boëtie ?


                            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 17 juin 10:44

                              Oui, vous faites le constat très tardivement...

                              La société est un tout, les sociétés humaines sont un « TOUT », on ne peut comprendre leur réussite ou leur échec que si on comprend tout !

                              La culture nationale, continentale puis devenue mondiale qui a détruit les humains et le monde des humains, a été expliquée de manière la plus détaillée par les philosophes (de vrais philosophes comme il n’en reste plus aujourd’hui) de sorte personne ne pouvait dire « je ne comprends pas »...

                              C’est parce que ceux qui comprenaient très bien (la minorité) avaient accepté et agi dans le sens de la déchéance humaine, mais que ceux qui comprenaient peu (la majorité) n’avaient pas résisté au naufrage, que le monde est devenu ce qu’il est : Une totale aberration !

                              H. Marcuse et d’autres géants scientifiques avaient prévenu contre la primauté de l’estomac sur le cerveau, mais la Grande Consommation des aliments et des gadgets mais aussi la monstrueuse pollution des esprits produite par les journalistes criminels, ont réussi lentement mais sûrement à transformer les humains non pas en « Mougeons », (ce qui leur laisserait une chance de s’en sortir en pariant sur un meilleur imaginaire) mais en « Nouvelles créatures OGM » qui demandent leur propre asservissement !

                              Qui peut sauver qui ?

                              C’est le Français le plus pollueur qui dit à l’humanité qui écoute les yeux écarquillés : « Sauvons la Terre » !!! Vous imaginez le poids incommensurable de l’hypocrisie que même le bras de levier d’Archimède ne pourra soulever...


                              • covadonga*722 covadonga*722 17 juin 16:08

                                « Tel collègue, deux fois agrégé, qui joue les Trotski de salle des profs et qui se réjouit en secret d’avoir voté Macron. »

                                vous auriez pu prendre pour exemple un apparatchik révolutionnaire ayant commencé sa carrière sous les ors républicaines a 26 ans et approchants des 70 ans millionnaire propriétaire nantis de 3 pensions et prêchant nonobstant la révolution .Seule révolution pouvant lui être attribuée : il est le premier élu a avoir ubérisé sa campagne ce qui lui a permit le plus légalement du monde de gratifier sa compagne.Prendre a témoin La Boetie et se voiler la face sur les turpitudes de ceux prétendants combattre le système quand ils n’en sont que les chancres parasitaires.L’un de vos approbateurs si dessus est un modèle du genre dans le style profiteur du système en bas il n’y a rien d’anormal a ce qu’il ai pour mentor politique le profiteur d’en haut décrit précédemment ....pauvre La Boétie avoir vroum vroum comme successeur spirituel  enfin spirituel  .......

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