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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les gros sabots du rapport Bergé

Les gros sabots du rapport Bergé

Aurore Bergé, député LREM, et Béatrice Descamps, UDI ont toutes deux rendu des recommandations sur ce que devraient être selon elles les rapports des enseignants avec les parents (voir à ce lien). Rappelons pour situer son niveau culturel que madame Bergé a déjà fait parler d'elle par sa comparaison entre l'enterrement de Johnny et les funérailles de Victor Hugo. Elle reproche donc aux profs, ainsi que sa co-rapporteuse, d'être déconnectés des enfants et de leurs géniteurs, et de la société en général. Comme à l'habitude quand il s'agit d'évoquer l'Education Nationale quelques vérités sont entremêlées avec quelques énormités déjà lues ailleurs.

 

Avec ce qu'elles écrivent, elles jouent sur du velours, dans une société où les salariés du privé sont de plus en plus précarisés, les fonctionnaires sont perçus comme des chanceux, des gâtés. Quand le gouvernement suggère de les payer au mérite il flatte le bon peuple dans le sens du poil. Il faut que les fonctionnaires, à commencer par les profs, "y faut qu'y soyent comme tout le monde ma bonn'madame Michu".

 

Moi qui suis un prof connecté avec ce fameux réel dont les enseignants seraient tant éloigné, je vais donc essayer de leur répondre. Par "réel" elles entendent que la musique, les arts et la littérature ou la connaissance de l'histoire ne servent strictement à rien dans la vie quotidienne. Par "réel" elles suggèrent comme d'autres avant elles qu'il faudrait en somme que l'école prépare les petits français à devenir de bons salariés efficaces et surtout dociles. Et malheureusement la culture rend indocile car elle incite toujours à réfléchir par soi-même...

 

Ce mépris de la culture pour tous, ce n'est pas nouveau, il date de plusieurs siècles. Les nantis ont décidé depuis longtemps déjà que les pauvres, les précaires n'ont pas besoin de savoir grand-chose ils risqueraient ainsi de jalouser les privilèges que ces braves gens s'auto-octroient généreusement.

 

Parmi les vérités de leur texte, il est évident qu'elles ont tout à fait raison quand elles évoquent ces jeunes certifiés (titulaires du CAPES) envoyés comme chair à canon en zones sensibles alors qu'ils ne sont pas du tout prêts à cela. La plupart de ces néo-titulaires chercheront très vite soit à se mettre en congé maternité ou longue maladie, ou à changer d'affectation. Il faut dire aussi qu'ils ne sont pas payés beaucoup plus pour un travail des plus difficiles. Comment enseigner sereinement à des populations généralement hostiles et, ou en rébellion, ou en situation de grande misère sociale ? Y compris sur le plan culturel.

 

Les profs ont le dos large. On leur impute bien souvent les carences des parents, ceux-ci n'éduquent plus que très rarement leurs enfants, et ce dans tous les milieux. Et bien sûr ils songent encore moins à leur transmettre qui des valeurs, qui des références culturelles. Enfin, ils considèrent généralement l'école comme une garderie améliorée qui compenserait tous leurs manques flagrants. Est reproché aux profs d'être "stigmatisants" pour les familles et les jeunes en employant un vocabulaire impressionnant pour les plus précaires. Entre autres choses. Il faut dire que rien n'est plus puissant que les complexes d'infériorité culturelle.

 

Notre société raille le savoir et la culture, mais paradoxalement d'un autre côté, ceux qui ne les possèdent pas se sentent malgré tout inférieurs. Ce qui d'un certain point de vue est plutôt rassurant, cela montre qu'il existe encore une conscience de la nécessité de s'instruire, de se cultiver même si c'est perdu au milieu de brumes intellectuelles épaisses...

 

Il en est qui suivent déjà ce genre de conseils, qui ne font lire aux adolescents que de la littérature dite "jeunesse" qui ne prennent pas la peine de leur faire découvrir autre chose d'un peu plus exigeant, ce dont ces jeunes sont tous capables à condition d'y être réellement encouragés. Je ne parle même pas de ces bibliothèques scolaires expurgées progressivement de tout ce que certains considèrent comme "poussiéreux" et inadapté à la nouvelle société en ligne. Là aussi, les institutions ont beau jeu, il suffit de flatter quelques complexes chez de jeunes diplômés en les poussant à se conformer à la doctrine bien-pensante. Ils sont ignorants MAIS eux pensent comme il faut. J'ai la tristesse de le voir de plus en plus souvent chez de mes collègues qui conchient toute cette culture dite "académique".

 

Mais comment parler d'éducation dans une société où Hanouna est l'animateur préféré des français ?

 

Illustration empruntée ici

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

 

Amaury - Grandgil


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42 réactions à cet article    


  • Buzzcocks 2 février 11:55

    Je me pince, je suis d’accord avec un de vos écrits. Bon, la dernière phrase n’était pas obligatoire.

    Après ce n’est pas nouveau, et je pense que ce type de rapport cache en fait juste une vision comptable de l’éducation. Le but est juste de faire des économies et de trouver les 120 000 postes de fonctionnaires à virer promis par Macron. Comme ça craque de partout : prisons, ehpad, hosto et bien, ça sera dans l’EN que ça va tailler.

    Sous Sarko, l’histoire a été supprimée en terminale S, c’était aussi dans un but inavouable d’économiser des postes.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 2 février 13:28

      @Buzzcocks
      Bien sûr que c’est une politique d’économie, une politique comptable sous un paravent démago


    • Alren Alren 2 février 18:07

      @Buzzcocks

      « Comme ça craque de partout : prisons, ehpad, hosto et bien, ça sera dans l’EN que ça va tailler. »

      Si c’est l’idée sous-jacente de ce « rapport », elle n’est pas des meilleures électoralement parlant : il y a beaucoup plus de parents et de grands-parents directement concernés par l’éducation de leurs enfants et petits enfants que de personnes hospitalisées dans le public et leurs proches, plus encore que de personnes concernées par les problèmes de la police ou des prisons.

      Mais il était inévitable qu’à mesure que l’ultra-droite économique et sociale révélera sa vraie nature aux naïfs qui ont voté Macron en pensant qu’il serait un « modéré », il sera de plus en plus impopulaires parmi les cocus !

      « Sous Sarko, l’histoire a été supprimée en terminale S, c’était aussi dans un but inavouable d’économiser des postes. »

      Pas seulement, il aurait pu alléger le programme français .

      Mais la connaissance de l’histoire est essentielle à la formation du citoyen éclairé. Et pour un enfant du peuple, cette connaissance n’est pas favorable à la droite, pas favorable à un Sarkozy.

      Dans le même ordre d’idée, Pétain avait supprimé l’enseignement de la philosophie et imposé la morale des devoirs envers Dieu à tous, ennemi juré de la laïcité. Il avait aussi fermé les écoles normales d’instituteurs.

      J’adore le rapport de ces deux privilégiées de la bourgeoisie, bien maquillées, qui parlent de gens qu’elles n’ont jamais connus ni de près ni de loin mais se permettent de donner des leçons à des professionnels qui sont « au charbon », eux, dans ces quartiers difficiles !


    • nemuyoake nemuyoake 2 février 23:23

      @Buzzcocks
      Je pense aussi que c’est ça. Il n’y a pas de véritable réflexion sur le problème.

      Par contre, concernant les remarques dures et méprisantes des enseignants, je dirais que c’est vrai. Mais ils ne s’en rendent pas compte car c’est ce qu’ils ont vécu, donc ils trouvent ça normal. C’est du marche ou crève. Quant à faire tout le contraire, ça n’aurait que des effets négatifs (on en voit déjà les effets d’ailleurs avec un environnement qui clientélise les élèves et leur famille) et du coup l’obstination des enseignants Français à se tenir droit dans leurs bottes remplit plutôt le role de dernier rempart face à la déliquescence du système en France.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 10:12

      @nemuyoake
      les remarques « dures et méprisantes » ? quand un élève n’en fiche pas une, n’a pas d’appétence pour s’instruire, il faut parfois dire les choses clairement, telles qu’elles sont.




    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 10:18

      @nemuyoake
      sinon je vous rejoins sur tout le reste...


      Quant à la clientélisation des élèves c’est partout et dans tous les milieux

    • tartemolle 3 février 10:20

      @Buzzcocks
      Pas d’accord la dernière phrase est nécessaire et elle est collector ! La vision « comptable » que vous déplorez sert toujours à justifier la gabegie de la dépense publique responsable de la déliquescence de ce pays. Ensuite toutes les comparaisons avec les pays dont l’instruction nationale est performante montre qu’il y a 200.000 postes en trop dans ce que l’on appelle Éducation Nationale... Imaginez ce que l’on pourrait faire avec cette économie...


    • papijef papijef 3 février 12:33

      @Amaury Grandgil

      perso j’étais un élève qui n’en fichait pas une car je suis violemment contre tout ce qui est obligatoire. oui, oui, je sais, c’est pas l’école qui est obligatoire mais l’instruction, mais mes parents n’avaient pas les moyens de me payer un précepteur. en plus ils avaient été abrutis par cette croyance que plus on en sait, plus on on est intelligent.

      je n’avais non plus aucune appétence pour m’instruire, comme tu dis, car quand je voyais les conneries que mes profs essayaient de me faire avaler ça me foutait la gerbe. les redoublants chuchotaient à l’avance les plaisanteries que le prof de philo allait faire ( comme le miteux de la caserne en parlant de Platon). en plus de ça mon prof de français était rosemar alors t’imagines ?

      épi aussi j’ai un peu peur que tu ne voies pas en quoi ta pensée est victime du langage, des mots que tu emploies. quand tu dis instruire, ça veut bien dire dire « mettre dans, encastrer, ranger, entasser, empiler », ou bien transforme en in-strument ?

      je refuse que des crétins empilent, entassent, rangent des tas de trucs et des n’importe quoi dans moi comme si j’étais une armoire où chacun viendrait ranger son bordel. ou qu’ils viennent encastrer des trucs dans ma précieuse personne, surtout avec le sens que peut avoir le mot en-castrer ! en plus du bordel que déjà j’y mets moi-même sans savoir comment ranger tout ça ..

      selon le Psautier Oxford, instruire c’est former mon esprit par des préceptes, et je dénie à quiconque, excepté à moi, de former mon esprit, surtout par des préceptes, des leçons de morale, dont se réclame toute instruction, instruction morale, mandement d’évêque.qui se lit entre les lignes de ton présent commentaire. j’ai le droit imprescriptible que me reconnait la constitution de former moi-même mon esprit, et lui donner moi-même la forme qui lui convient, car soit dit en passant, la forme est un moule à formage ou fromage, et mon esprit n’a absolument pas la forme d’un fromage. selon les jours, mon humeur, je lui donne la forme qu’il me plait ...

      je suppose que tu dois être un peu prof sur les bords, toi, non ? pour défendre une profession indéfendable créée non pour rendre plus intelligent (pour cela, il faudrait que les profs soient intelligents, et un prof intelligent est un oxymore - exemple rosemar) mais pour servir le pouvoir.

      mais bon, personne n’est parfait


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 12:39

      @papijef
      oui oui, c’est ce que disent beaucoup de cancres ou d’ignorants, sont des rebelles en fait ma bonn’dame smiley

      Quand un gamins de 15 ans me dit ça je trouve ça mignon, passé 30 ans, je trouve ça grotesque.

    • papijef papijef 3 février 16:13

      @Amaury Grandgil
      c’est certain : tu ne peux que trouver grotesque l’insoumission de la pensée. témoin tout ce que tu racontes, notamment sur les femmes.

      une pensée soumise peut-elle seulement entrevoir l’insoumission (1) ? et ne pas botter en touche quand on lui parle de ce que signifient les mots qu’on emploie, satisfait, bercé par le ronron des mots ? avec les élites se berçant de mots.

      une pensée soumise peut-elle envisager même, ce qui est son contradictoire ? de là nommer rebelle ce qui est révolte. rebelle est refuser obéissance à une autorité légitime. mais es-tu, pauvre Amaury, autorité légitime ? es-tu même autorité, à part celle qu’à toi-même tu te donnes ? du fait de ton statut. de ta statue. la statue que tu te dresses.

      quand je te dis de regarder le mot instruction et que tu me réponds ce que tu dis, alors je suis joyeux de me révolter, me rebeller comme tu dis. lorsque tu veux m’instruire tu veux me faire entrer dans le moule de la dualité, dont tu constates l’échec avec les autres jérémistes (un jérémiste étant l’auteur d’une jérémiade).

      je ne suis pas deux mais un, avec les petits oiseaux qui volent, ma pensée qui va de ça, de là ; qui ne s’arrête à rien. ce que j’aime c’est rêver, rêvasser, dormir. la forme que je préfère est celle des nuages. pas celle d’un moule à formage.

      1- je ne parle pas ici des suppôts de mélenchon qui ont attrapé une mélenchonite chronique, comme on dit diarrhée chronique ou colique frénétique.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 22:13

      @papijef

      Quelle purée de pois intellectuelle ? Ils ont la purification à l’HP ?



      • Christian Labrune Christian Labrune 2 février 12:28

        @Amaury Grandgil

        Philippe Meirieu, qui est l’un des principaux responsables de la destruction du système d’instruction publique, avait considéré qu’il était tout à fait incongru d’expliquer Racine à des élèves des banlieues qui avaient en tête de tout autres préoccupations. Ne vaudrait-il pas mieux les entraîner à comprendre des textes dont ils peuvent avoir besoin quotidiennement, comme par exemple tel mode d’emploi d’un appareil ménager qui se rencontre dans tous les appartements ? Plus tard, le concert des ricanements avait été tel qu’il lui avait bien fallu faire son autocritique, mais le mal était fait : les idées simple séduisent les imbéciles, qui sont légion.

        Si on veut comprendre quelque chose au monde MODERNE, on ne le répètera jamais assez, il vaut mieux lire Platon, Aristote, Thucydide ou Tacite, que le journal gratuit délivré à l’entrée du métro.


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 2 février 13:29

          @Christian Labrune
          Nous sommes d’accord, et curieusement sur ce plan je m’entends très bien avec mes collègues de l’ultra gauche. Avec l’un d’eux nous avons sauvé un fonds classique


        • Blé 2 février 13:11

          Lorsque que la bourgeoisie parle de mérite c’est uniquement par cynisme car elle est la première à savoir que naître avec une cuillère en argent dans la bouche a jamais été un mérite. C’est tellement vrai que la classe dominante ne donne aucun critère en ce qui concerne le mérite sauf le critère d’être un bon petit soldat prêt à agir aveuglément pour satisfaire la hiérarchie, l’autorité, ceux qui s’auto estiment être au dessus des autres.

          La « Culture » c’est ce qui rend libre un individu. Il n’a pas besoin d’être accro à une autre drogue que celle qui enrichit son esprit, élargit son horizon des savoirs et découvre avec gourmandise d’ autres culture que la sienne.

          Il y aurait une expérience à faire, regarder de près les livres de lectures des années 50 pour les enfants en CE1-CE2 - CM1-CM2. A la fin du CM2, les enfants devaient connaître suffisamment les 4 temps simples de l’indicatif,et les 4 temps composés des 3 groupes de verbes.
          Certes le passé simple à l’oral n’est guère utilisé mais il permet de lire les contes et les fables et comprendre les subtilités de la langue écrite française.

          A cette époque, nous avions 30 heures de classe par semaine, des leçons et des devoirs à faire à la maison ou à l’étude et apprendre par cœur était de rigueur.

           


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 2 février 13:30

            @Blé
            Même les manuels syllabiques des années 70, comme celui que j’ai eu. On voit la différence.
            Elle est énorme en effet.


          • Elliot Elliot 2 février 13:59

            Ce que le rapport Bergé, pour ce que j’en sais, met en avant c’est in fine l’inadéquation entre la formation dispensée et les attentes des chefs d’entreprise qui voudraient des merles blancs payés au lance-pierre. Le tout noyé dans les circonlocutions d’usage dans ce genre d’exercice qui vise surtout la galerie pour donner l’impression d’une réflexion de fond.

            Malheureusement les écoles sont soit grandes pour quelques unes soit médiocres pour la plupart et livrent soit des éléments formatés sans réelle valeur soit des laissés pour compte qui arrachent un diplôme sans vraie valeur marchande.

            Chacun sait pour l’avoir vécu lui-même ou pour avoir pu par personne interposée s’en rendre compte que le niveau du corps enseignant est lui-même en chute libre, c’est l’inculture des écoliers qui le tire vers le fond.

            Il n’est donc en quelque sorte pas anormal que les élèves qui survivent à leur enseignement routinier ne soient pas des foudres de guerres voire restent des cancres absolus pour lesquels le marché du travail n’offrent guère de perspectives à la hauteur de leurs ambitions qui sont indirectement proportionnelles à leur intrinsèque médiocrité.

            Ce n‘est pas d’hier mais d’avant-hier que l’orthographe est devenue la parente pauvre du cours de français et que les enseignants chargés de répandre la bonne parole sont eux-mêmes trop souvent défaillants dans la connaissance de la langue pour en transmettre les règles, je ne parle même pas des subtilités.

            La qualité des formateurs est le préalable nécessaire sinon suffisant pour appeler à la connaissance de jeunes têtes.

            Je cite souvent mon grand-père qui n‘avait fait que ses primaires ( comme on les appelait à l’époque )et encore en apportant son aide en saison aux travaux des champs et qui écrivait sans faute. Des phrases simples qui n’étaient pas de grande facture littéraire mais elles allaient à l’essentiel sans tordre la syntaxe.

            Sa culture était certes limitée aux grands noms du Panthéon des arts et littérature et aux illustrations du roman national, ce qui est encore énorme quand des diplômés ne savent même plus qui est Robespierre ou n’y voient qu’une station du RER où que sais-je...

            Chacun connaît malheureusement autour de soi de super-diplômés qui ne peuvent en dire autant.

            Alors je pense qu’il faut réhabiliter l’ enseignement fondamental et donner aux instituteurs à la fois des moyens et la considération notamment salariale qui s’impose pour ceux qui sont au premier rang de l’affermissement de la langue pour les jeunes esprits.

            Toute mesure qui va dans ce sens et dont on n’évaluera les résultats probants que dans quelques années me semble valable, rapport Bergé ou pas. 


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 2 février 14:05

              @Elliot
              Concernant l’orthographe et la syntaxe le fautif est le pédagogisme. cette théorie estime que ce sont deux notions paternalistes qui stigmatisent les élèves les plus faibles, donc on ne l’enseigne plus.
              Et rien d’autres.
              Quant au niveau des profs, ils ont quand même bac+5 et un master 2, ce n’est pas ça le problème chez eux, mais l’absence de discernement sur leurs réelles capacités à « tenir » une classe.


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 10:14

              @kelenborn
              le problème est que beaucoup de femmes font ce métier en se disant qu’elles pourront s’occuper de leurs gosses à côté et se foutent finalement de leurs classes...

              De plus considérant leurs salaires comme de l’argent de poche pour jouer à la maitresse elles ne se soucieront pas d’améliorer leurs conditions de travail.

            • Elliot Elliot 3 février 13:24

              @kelenborn

              Bon, j’ai fait mes études primaires dans les années cinquante : mon instituteur s’imposait naturellement sans avoir besoin de distribuer des taloches ni de jouer de la règle sur les doigts, il s’imposait naturellement, il était le maître incontesté et nous faisait rentrer dans la tête les règles de la langue française à coup d’exercices et de dictées.

              C’était peut-être bête comme système comme l’est tout exercice basé sur la répétition mais aucun d’entre nous n’ayant la science infuse, c’était encore le meilleur moyen d’arriver à sortir un maximum d’élèves aux épreuves terminales de l’examen cantonal.

              Il n’y avait pas d’immigrés, certes, mais il y avait des enfants qui grandissaient dans des milieux illettrés voire analphabètes, dont la seule culture était religieuse c’est-à-dire catholique et qui, tant bien que mal, étaient guidés sur les chemins du savoir.

              Avec des résultats contrastés comme il y en a dans tous les groupes humains où chacun a des capacités différentes.

              Mais mon instituteur ( qui faisait toutes les classes réunies dans un même local, ça faisait tout de même une trentaine de sujets, ce qui serait jugé aberrant aujourd’hui ) maîtrisait son sujet, il avait fait le choix de l’école normale un peu par idéalisme sans doute et peut-être aussi parce qu’il ne se sentait pas les épaules assez solides pour entamer un cursus plus prestigieux et surtout il était respecté par la population car il faisait naturellement partie de l’élite du village.

              Ce ne sont pas les élèves qui sont responsables du délabrement de la fonction, c’est d’abord ceux qui, de réformes en réformes, ont saccagé ce qui fonctionnait bien et qui d’abandons en abandons ont conduit à la réalité de maîtres incompétents, veules, soumis à leurs élèves et à des directives sans fondement.

              Le cas de ce lycée toulousain où une bande de voyous fait la loi pose davantage la responsabilité de l’encadrement que celle de ces élèves pris dans l’engrenage que leur donne un vertige de puissance, alors que, face à un direction dotée des moyens de la discipline et surtout de la volonté d’en user, ils ne sont rien. 


            • papijef papijef 3 février 13:28

              @Amaury Grandgil
              « et se foutent finalement de leurs classes... » tout à fait d’accord avec toi, exemple rosemar.

              tout à l’heure je me demandais si, par hasard, tu n’étais pas prof. tu m’en vois maintenant convaincu. comme j’écrivais ailleurs « prof intelligent est un oxymore ». c’est confirmé par ton raisonnement qui semble ne s’appliquer qu’aux femmes, oubliant de te l’appliquer à toi-même

              je vois que la racaille anti-féminine semble applaudir à tes propos. je vais lancer une pétition pour que de tels propos soient récompensés par le laogai.


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 14:50

              @papijef

              Oui beaucoup de fainéants ont cette rancoeur envers les profs c’était pas de leur faute s’ils sont nuls et ignares mais celle des profs


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 14:52

              @Elliot Le problème est que depuis la réforme haby l’autorité est sanctionnée. C’est considéré comme une faute et qu’elle n’est pas exigée des candidats profs


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 22:16

              @Amaury Grandgil

              Wifi au lieu de purification mon smartphone corrige trop vite. Sinon l’instruction est un mouvement personnel d’une personne,qui veut apprendre, toi non, ça te satisfait d’être ignare, grand bien te fasse, on vit très bien sans la moindre espèce de culture


            • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 février 10:50

              @Amaury Grandgil
              le com que je corrigeai a sauté dont acte smiley


            • zygzornifle zygzornifle 2 février 14:47
              Elle reproche donc aux profs, ainsi que sa co-rapporteuse, d’être déconnectés des enfants...

              Quand ils sont connectés avec les enfants on les accuse de pédophilie ....

              • Choucas Choucas 2 février 15:20

                 
                 
                16 PAGES POUR 224 580 € : RAPPORT SUR LA SALETÉ AU PARISTAN
                 
                (le purin de gôôôôche)
                 
                https://francais.rt.com/france/47725-canard-enchaine-revele-cout-derniere-etude-marie-paris-224580-14-pages
                 
                 


                • zygzornifle zygzornifle 2 février 17:14

                  @Choucas

                  j’aimerai bien connaitre les frais de bouche et autres dans ces 224 580€ 

                • Esprit Critique 2 février 18:05

                  Aurore Bergé, est une politicienne de théâtre qui a en moyenne changé de parti ou d’allégeances tous les six mois depuis le début de ce qu’elle croie être une carrière politique et qui n’est que du parasitage de la sphère publique, Quand a Béatrice Descamps sa carrière politique récente est une succession de victoire dans des concours de circonstances, (Vérifiable sur Wiki).

                  Effectivement il y a un problème. Les profs vivent tous les jours au contact de racailles dans des collèges ou les lois de la républiques ne s’appliquent plus. Et le reste de la France fait semblant de ne rien voir bien aidé par les mensonges des politiques et la ^propagande merdiatique.

                  Ces deux « rapporteuses » dans le sens péjoratif du terme vivent dans le monde du mensonge.

                  Ces deux menteuses se permettent des recommandations a faire vomir :

                  « Ne pas stigmatiser les élèves ... » . Si un voyou de seize ans en classe de troisième crache en sortant du cours devant le bureau de la prof, elle doit se retenir pour ne pas stigmatiser ....

                  En fait, elle se tait pour rester en vie !

                  j’arrête la, je ne vais pas commenter la suggestion culinaire contenue dans ce torchon de rapport, le problème des collèges des Banlieues viendrait de ce que les profs ne bouffent pas assez de Couscous...

                  Excellent plat par ailleurs.


                  • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 10:15

                    @Esprit Critique
                    entièrement d’accord avec vous c’est pas stigmatisant de reprendre un petit con qui crache à la sortie d’un cours smiley


                  • Sinbuck Sinbuck 3 février 10:23

                    Oui je crois que tous les commentaires sont lucides sur le problème de l’école/collège/lycée. 

                    La massification du bac général est un problème. Et les voies technologiques et professionnelles sont dénigrées. 
                    Les profs doivent participer à l’élaboration des programmes. Cela me semble une priorité. Et nous en sommes loin...
                    Les profs sont au charbon c’est vrai, mais pas tous comme il le faudrait. Le système scolaire « casse » de nombreux élèves mais la société est également responsable de cela.
                    La réforme du collège de 2016 incite et valorise l’interdisciplinarité et la pédagogie par projet avec des moyens pour cela (2,75h en plus par classe). C’est donc une bonne chose mais les profs rechignent, pour certains, à travailler avec les collègues car ils se confortent dans le cloisonnement de leur discipline.
                    Après, certains poncifs dans le corps enseignant limitent toute évolution possible du système.
                    Mais il me semble indispensable de revaloriser le métier (car les profs de maths se font rares) :
                    • passer à 25 h (de travail sur site) en incluant des heures de concertations nécessaires (projets interdisciplinaires, conseil pédagogique...)
                    • augmenter les salaires de 30% au moins
                    • les profs doivent participer à l’élaboration des programmes
                    • Ne plus classer les élèves par « classe d’âge » mais par compétences acquises
                    • diminuer le nombre d’élèves en classe
                    • Créer de nouvelles matières en collège (histoire des sciences, psycho, philo...)
                    • Valoriser les voies techno et pros et dynamiser le lien avec les entreprises (formation in-situ)
                    • remonter le niveau de l’enseignement général et en limiter l’accès
                    Par rapport aux parents en lien avec l’école, certains professeurs ne comprennent pas la nécessité d’un contact renforcé par messagerie sur un espace numérique de travail par exemple. Et pourtant c’est nécessaire, une rencontre parent-profs par an est insuffisante pour le suivi de l’élève. Les familles sont disloquées et la souffrance des enfants se manifeste en classe. Certains familles riches et unis provoquent également des dommages sur leurs enfants (plus qu’on ne pense) car les parents rentrent tard et ils ne s’occupent pas de leur progéniture...
                    La société (matérialiste) est principalement responsable de l’échec à l’école.

                    La culture est très importante bien sûr (français, histoire...) mais également des notions de psychologie (dès le collège) pour que l’enfant apprenne à se connaître, vivre et canaliser ses pulsions... De la philosophie également... Et une connaissance approfondie des civilisations pour visualiser ce qu’est notre monde... De l’histoire comparée des religions...

                    Et pour finir, la réforme du lycée qui vient, en ce début de février, nous n’avons toujours pas, je parle des directions d’établissements, l’écriture formalisée et la répartition horaire par discipline de la classe de seconde. Le TRM (tableau de répartition des moyens) est fait en février/mars pour organiser la rentrée de septembre. Quelle honte ! Les hautes sphères de l’EN respectent-ils les professionnels de l’enseignement sur le terrain ? Et pour l’orientation actuelle (trimestre 2) des élèves en classe de 3e, que dire aux parents ? Comment ces élèves vont-ils s’orienter puisque nous ne savons pas ce que sera la classe de seconde !? 

                    Bref j’arrête, je vais aller couper du bois dans la forêt, tronçonner et élever le merlin avec force pour fendre les bûches nécessaires au feu de cheminée puis penser à autre chose en écoutant le chant des oiseaux...


                    • papijef papijef 3 février 11:30

                      @Sinbuck
                      perso, j’ai remarqué que quand je tronçonne, surtout avec le casque sur les oreilles, je n’entends guère le chant des oiseaux ...


                    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 12:41

                      @papijef
                      excellent smiley


                    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 12:42

                      @Sinbuck
                      tout ce dont vous parlez existe déjà, le problème c’est pas les profs c’est la société, ce sont les parents qui n’éduquent plus leurs enfants par exemple


                    • papijef papijef 3 février 13:30

                      @Amaury Grandgil
                      tu vas moins rigoler quand tu vas lire mon autre commentaire ...


                    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 14:54

                      @papijef

                      Je viens d’y répondre smiley


                    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 3 février 22:18

                      @papijef

                      Encore un ignare qui reproche ses carences aux profs


                    • zygzornifle zygzornifle 5 février 09:05

                      Elle a une bonne tete a aimer le pognon et le N°5 de Channel .....


                      Elle ne se parfume certainement pas a la vapeur de cacahuète , elle ne sent pas la sueur ni le milieu de mois a découvert , un bel exemplaire de bobo-macrono....

                      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 5 février 10:51

                        Ce qui m’étonne toujours ce sont ces moinseurs qui semblent croire que moinser un com lui enlève de la pertinance


                        • zygzornifle zygzornifle 6 février 15:13

                          Le berger pleurniche car ses mougeons se sont fait grailler par le loup .....

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