• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les hommes ne sont pas équipés pour résoudre leurs problèmes actuels (...)

Les hommes ne sont pas équipés pour résoudre leurs problèmes actuels (3)

Homme signifie humanité (homme versus animaux, végétaux et minéraux), et non l’autre sens du mot « homme » (homme-femme).

JPEG

C’est l’affolement. Les discours et les pratiques se croisent dans une confusion maximale. Les religions avaient organisé les pensées sur des schémas linéaires, où les pensées nouvelles prenaient place assez facilement dans les pensées déjà là, rangées. Dans ce rangement des théories en récits, les concurrences étaient réglées, régulées, on trouve dans ce système les religions monothéistes, le bouddhisme, le marxisme, et le scientisme… etc.

La science organise les choses sur la base de l’observation ; est scientifique ce qui peut, éventuellement, être montré faux (on ne peut pas montrer que les religions sont fausses). L’observation permet de créer des objets techniques qui nous facilitent la vie. On n’a plus besoin d’autant de force musculaire qu’il y a deux cents ans, on peut s'éviter sa pénibilité, on mange convenablement, au moins dans les pays riches, on souffre peu, on vit nettement plus vieux…

Le marxisme s’est déclaré scientifique et il a été falsifié (on a vu dans de grandes dimensions que cela ne marchait pas). Ce qui n’empêche pas des croyants, comme Alain Badiou, de nous dire que c’est tellement beau qu’il faut continuer à y croire et recommencer l’expérience, avec des gens honnêtes cette fois.

Les croyants des religions bénéficient des avantages des sciences et en tirent le parti ordinaire que tout le monde en tire, bien que le système d’idées appelé religion auquel ils adhèrent n’a pas contribué.

J’appelle scientisme le fait de croire que la science peut résoudre tous les problèmes. La science est très performante dans la relativement petite taille, elle n’a pas su tenir compte des dimensions de la planète Terre. Pour prendre quelques exemples, elle a su faire voler des avions, elle n’a pas su calculer ce que le vol de milliers d’avions en permanence dans le ciel ferait à l’atmosphère.

Il serait temps d’intégrer cette dimension à la recherche scientifique. C’est l’écologie scientifique, qu’il faudrait distinguer de l’écologie politique.

Le problème principal à résoudre était axé sur les pauvres et les riches, les travailleurs et les possédants, avec deux systèmes concurrents : le capitalisme et le communisme. L’échec du système censé apporter toutes les solutions, le communisme, a dissout cet axe. Plus rien à attendre, ni à espérer de ce côté-là. Plus rien à attendre des « structures ».

Maintenant, chacun invente ce qui lui paraît être le problème n°1. Ces problèmes ne tombent plus dans des organisations sociales, ils sont dans le domaine statique des « identités ». Il n’y a donc pas de terrain commun pour débattre et arranger au mieux ce qui peut l’être. Deux types de discours divergent, hétérogènes : un discours de plaintes et de demande de reconnaissance dans lequel les plaignants sont juges et parties, autant dire qu’ils ne sont jamais satisfaits et un autre discours de recherche de convergence intersectionnelle qui n’a aucune chance d’aboutir pour cause, parmi d’autres causes, d’incompatibilité avec le discours de non-reconnaissance.

La circulation de ces discours se fait dans un labyrinthe fermé et… en expansion.

Deux attitudes possibles : Faire taire l’autre, que l’on peut voir dans l’abondance des insultes, des verbes « tacler », « remettre à sa place » dans les médias ; Contempler la valeur de la plainte de l’autre et compatir à sa souffrance (ce qui va avec l’insulte aux agresseurs réels ou supposés). Cela n’aura jamais aucune action réparatrice sur la réalité. A ceci près que faire taire l’autre jusqu’à la mort augmente le malheur du monde et des hommes et que c’est déjà là.

Ces discours renversent leurs sens sans arrêt : Nous bannissons le mot « race » de la Constitution avec l’ambition de délégitimer fondamentalement le racisme, mais la plainte des racisés est accueillie sans aucune précaution, dans une adhésion naïve (toute plainte identitaire dit le vrai, si elle a un peu de volume). Le racisme est mal, parce qu’il n’y a pas de races humaines mais les racisés sont bien à plaindre et nous devons être favorables à la diversité. Mais c’est quoi la diversité, par rapport aux races ?

Les femmes et les hommes n’existent pas, on devrait donc avoir autant de femmes que d’hommes partout dans tous les secteurs de la société ; d’un autre côté, il y a des femmes et des hommes puisque les hommes sont des tueurs et les femmes donnent la vie, comme nous l’a dit France Inter (voir mon article « la plainte des femmes augmente sans cesse »).

On a l’impression que le mal sort de la conduite des hommes, on est dans la psychologie (agressive, pas du tout du côté du soin, comme la psychologie s’est créée). Alors que les hommes posent des actes dans un monde constitué de bien et de mal, dans lequel ils modifient en plus ou en moins le bien et le mal.

Evidemment, dans ce schéma des « identités », la dispersion des « identités » est sans fin. Les lgbtqia++ atteignent un sommet de comique involontaire en prévoyant par le ++ l’augmentation de la dispersion future (et l’intersectionalité grandissante aussi, on l’espère pour eux, parce qu’on ne souhaite pas le malheur des gens).

Nous devons retrouver des chemins d’observation de ce qui se passe vraiment et de discours qui parlent de nos vies, de quoi elles sont faites et qui permettent un travail de la société sur elle-même, en lieu et place de ces plaintes-condamnations identitaires.


Moyenne des avis sur cet article :  3.8/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

15 réactions à cet article    


  • kimonovert 14 octobre 15:10

    Oui, oui, oui ! Une partie infime est équipée...Même sous l’aspect des religions, il n’y a pas eu partage en masse de quoi que ce soit...Une « pensée » qui se répand n’est que le résultat d’une colonisation des esprits avec toujours les mêmes armes...Il n’y a pas d’adhésion, il n’y a que de l’aquoibonisme chez l’humain...Le problème n’est pas le troupeau qui suit toujours un berger...ce sont les bergers qui seuls sont capables de dire, écrire et compter... leurs moutons ! L’Histoire c’est leur histoire ! Qui s’intéresserait aux moutons ?


    • gaijin gaijin 14 octobre 15:10

      « Nous devons retrouver des chemins d’observation de ce qui se passe vraiment »

      oui + 1000

      quelques éléments de réflexion pour de vrai ( hors de l’hystérie médiatique )

      https://www.youtube.com/watch?v=_FyfTx4ZHm4


      • Orélien Péréol Orélien Péréol 14 octobre 18:13

        @gaijin Merci pour ce lien, Marc Halévy est remarquable de lucidité et de clarté.
        https://www.youtube.com/watch?v=_FyfTx4ZHm4


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 14 octobre 15:38

        « on trouve dans ce système les religions monothéistes, le bouddhisme, le marxisme, et le scientisme… etc.  »

        pas la peine d’aller plus loin

        pour dialoguer, il faut pouvoir donner le même sens à au moins deux mots dans un dictionnaire...


        • foufouille foufouille 14 octobre 15:59

          « elle n’a pas su calculer ce que le vol de milliers d’avions en permanence dans le ciel ferait à l’atmosphère. »

          c’est de la science khmer vert.


          • Orélien Péréol Orélien Péréol 14 octobre 18:19

            Il y a une erreur de référence : j’ai traité de cette définition de l’homme comme un tueur et de la femme donnant la vie conclusion d’une émission sur France Inter avec Laure Adler dans un article intitulé, « les hommes : en dire du mal ».

            L’article « la plainte des femmes augmente sans cesse traite d’autre chose ».

            Avec mes excuses.



              • soi même 14 octobre 18:33

                Les hommes ne sont pas équipés pour résoudre leurs problèmes actuels, Il est étonnant et curieux comment les nihilistes tiennent aujourd’hui le haut du pavé, détrompez vous, les hommes sont en mesure de réglés les problèmes si ils ont le courage de voir autrement.


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 14 octobre 20:18

                  @soi même Vous écrivez « si ils ont le courage de voir autrement. » Et pourquoi ne l’ont-ils pas, ce courage ?


                • soi même 14 octobre 20:41

                  @Orélien Péréol, c’est simple a comprendre, aujourd’hui avoir une acuité spirituelle est tabou !


                • Orélien Péréol Orélien Péréol 14 octobre 21:06

                  @soi même
                  Et que comptez-vous faire ?
                  Vous pourriez commencer par m"expliquer ce qu’est une acuité spirituelle, je ne vois pas de quoi vous parler.


                • kimonovert 15 octobre 08:24

                  @Orélien Péréol

                  On vous dit que vous n’êtes pas équipé, c’est clair ?


                • kimonovert 15 octobre 08:25

                  @Orélien Péréol

                  On vous dit que vous n’êtes pas équipé, c’est clair ?


                • zygzornifle zygzornifle 15 octobre 08:40

                  Pour en créer ça c’est sur .....


                  • Claudec Claudec 15 octobre 10:21

                    @ l’auteur

                    Bonjour

                    « La science ... a su faire voler des avions, elle n’a pas su calculer ce que le vol de milliers d’avions en permanence dans le ciel ferait à l’atmosphère. »

                    Dans le premier cas il suffisait de savoir, dans le second de comprendre, de faire preuve d’intelligence, de sagacité ; ce qui est loin d’être la même chose et n’a jamais été le point fort de l’homme.

                    https://pyramidologiesociale.blogspot.com

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès