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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Les Restaurants du coeur Coluche, lancement de la 22e campagne

Les Restaurants du coeur Coluche, lancement de la 22e campagne

22e campagne de distribution de repas et de lutte contre l'exclusion.

Les Restaurants du coeur se lancent dans la bataille. Durant l'hiver 2006-2007, les restos de Coluche se voient pratiquement contraints et forcés d'inclure 50 % de fruits, de légumes, dans les repas distribués pour un meilleur équilibre nutritionnel. Plus de 76 millions de personnes ont bénéficié de leurs services en 2005 pour ladite "saison".

Pour rester modeste, nous vous disons tout simplement : il est honteux, scandaleux,outrancier, que l'association de l'homme mort en moto poursuive ses actions pour le logement.

Contre l'échec scolaire.

Surtout faire en sorte que les bénéficiaires "aient les moyens de ne plus revenir".
Ce qui frôle le "scandale", c'est le manque d'action des pouvoirs publics. Il est évident que si Coluche était là, il vous dirait merde lui-même. Un constat s'impose.

Les bénévoles, toujours les mêmes, plus nombreux en comptant les nouveaux, veilleront à tout mettre en place pour aider des gens grâce à des paniers-repas équilibrés, mais comme le dit Olivier Berthe, président des Restos du coeur : "Comment faire pour qu'ils aient les moyens de ne plus revenir ?". Il cite des chiffres implacables, la campagne 2005-2006 a vu 48 000 bénévoles ayant servi plus de 76 millions de repas, ce qui représente ni plus ni moins de 6% des inscrits, entendez par là des (pseudo) ayants droit.

C'est une des déplorations, parmi d'autres que font les responsables des restos du coeur.

2006-2007 verra les Restos du coeur, avec les différentes filiales de l'association, développer la lutte contre l'échec scolaire, grâce à ses ateliers d'accompagnement scolaire. Là aussi, les politiques ont une bonne leçon à prendre du corps enseignant et des retraités, car la cinquantaine d'ateliers, qui vont être créés dans quatre régions, le seront bénévolement et seront animés par des étudiants et des retraités de l'enseignement, afin "de lutter contre les exclusion à la racine".

Les restos de Coluche font savoir aussi qu'ils sont plus que jamais décidés à soutenir l'initiative de Médecins du monde, dans le cadre de la distribution des tentes.

Il ne faut surtout pas oublier que les premiers Restaurants du coeur ont ouvert en décembre 1985. Lors de leur première investigation, plus de 5000 bénévoles avaient distribué pas loin de neuf millions de repas.

Vingt ans plus tard, en 2007, le nombre de repas ainsi que celui des bénévoles est à multiplier par dix. La lutte civique à laquelle devraient s'associer les politiques présidentiables, devrait prendre cette forme : revêtir une salopette "bleu blanc rouge", se vêtir d'un nez de clown, inscrire dans son programme non pas une aide mais une loi qui serait votée par les deux chambres (Assemblée nationale, Sénat).

Refuser de le faire implique, par voie de conséquence, la mort et la valeur du poids des mots, dans une République où la valeur des citoyens ne se voit plus que chez les diseurs de bonne aventure.


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8 réactions à cet article    


  • Pete (---.---.125.54) 7 décembre 2006 11:42

    Votre article met, une fois de plus, en exergue la faillite du système français, dans sa globalité.

    Toutefois, quand vous dites :

    « [...] les politiques ont une bonne leçon à prendre de la part du corps enseignant [...] »

    Je pense que c’est tout à fait inexact.

    18 heures de cours par semaine et puis s’en vont. C’est à mon avis, d’ailleurs, une des (nombreuses) raisons de l’échec scolaire - qui est lui-même la base de l’échec tout court, en général.


    • LE CHAT (---.---.75.49) 7 décembre 2006 11:59

      Au lieu d’ériger une statue du mitré , c’est à Coluche que l’on devrait reserver cet honneur !

      qu’il plaise ou déplaise , il restera celui qui a mis le doigt sur la faillite de l’état quand il s’agit de porter secours aux plus démunis..... Puisse le souvenir de sa salopette rester eternel !


      • Le Panda Le Panda 7 décembre 2006 13:13

        @Pete

        18 heures de cours par semaine et puis s’en vont. C’est à mon avis, d’ailleurs, une des (nombreuses) raisons de l’échec scolaire - qui est lui-même la base de l’échec tout court, en général. Une simple question avez vous déja enseigné, ou eu des tables rondes, ou fait partie d’un conseil de parents d’éléves, merci de la réponse... Les enseignants ne sont la propriété de personne, il est regrettable effectivement que les moyens de donner le véritable droit au savoir ne leur soit pas fourni. Un professeur des écoles simplement qui sont des gens en majorité complétement responsables et souvent dévoués font plus de 45 heures de travail/semaine. Si vous pensez le contraire allez demander un stage bénévole ou rénuméré dans une de nos écoles. Que l’Etat ne remplisse pas sa fonction, ni ses devoirs obligataires pour ne plus donner le bac qui ne veut plus rien dire, voulez vous poser la question aux étudiants de nos jours et savoir le mode vie qu’ils mênent, en toutes franchisse je les rencontre souvent ; enseignants de tous ordres ainsi que l’ensemble des éléves ne peuvent que déplorer le manque d’orientation. Le savoir devrait être un droit législatif et non une sélection comme votre remarque le laisserai supposer. Je remercie mes Maîtres de ce qu’ils m’ont appris et modestement avec mes capacités j’essaie de transmettre certaines petites compétences. Comme le fait d’être pauvre ou riche il est inadmissible de pleurer dans un pays aussi riche que la France pour Manger 1, voir 2 fois par jour, tous ceux qui ont fait du bénévolat comprendrons. La base de la France reste de tous temps en toutes nations l’Education Nationale, c’est pour cela que ceux qui prennaient Coluche pour un idiot de son vivant le pleure ho combien actuellment.

        Le Panda

        Patrick Juan,

         smiley


        • maxim maxim 7 décembre 2006 14:47

          « aujourd’hui on a pas le droit ni d’avoir faim ni d’avoir froid ».....mon pauvre vieux Coluche...il y a 20 ans passés...et sa enpire,des jeunes et des moins jeunes.....à la rue...

          aucun candidat à la candidature..(pléonasme utilisé par nos médias)n’a évoqué ce problème qui fait honte et qu’on recouvre d’un voile pudique...pour l’instant ce sont des tentes que l’on distribue....mais on traite mieux les ours des Pyrénées 2 millions d’euros pour eux...

          moi,ça me fait mal....un pays qui donne des leçons aux autres et qui n’est meme pas foutu de nourrir et loger ses propres habitants...ce n’est pas un propos populiste,mais la réaction d’un citoyen qui voudrait que le fric qu’il donne aux impots soit utilisé avec raison.

          Coluche,c’est l’histoire d’un mec ...d’un grand mec !


          • Le Panda Le Panda 7 décembre 2006 15:52

            @maxim Dans la mesure ou je parvienne à vous donner un peu d’espoir sur le passé et l’avenir de Coluche et tous ceux qui peuvent penser qu’il nous a fait un pied de nez tout rouge !! Sans oublier qu’il aurait pu faire la pige à pas mal de politiques indignes C’est l’histoire d’un mec qui n’avait pas sa langue dans sa poche. Un mec qui ne se laissait impressionner par personne. Un mec qui se servait de son humour, arme dévastatrice et n’épargnait personne. Un mec dont la vie s’est achevée brutalement il y a vingt ans déjà. Les humoristes se sont succédés mais aucun n’est parvenu, ne serait-ce qu’à sa cheville pour malmener les hauts de ce monde, les secouer jusqu’à faire tomber des perles. En ces temps où le politiquement correct est de mise, où l’on n’ose plus s’exprimer sur quoi que ce soit de peur de choquer, et où le milieu politique offre plus que jamais des raisons d’être décrié, l’audace et l’ingéniosité satirique de Coluche seraient une bouffée d’oxygène. Le grand petit homme n’est plus, victime d’un accident de moto qui a souvent prêté à polémique, et le vide s’en ressent. Ayant grandi dans la banlieue sud de Paris, avec pour tout diplôme le certificat d’études, Coluche se forge en autodidacte, à la force des zygomatiques d’un public qu’il conquit de plus en plus, et devient inévitable. Son nez rouge, sa salopette bleue sont restés depuis gravés dans les mémoires du public. C’est pourtant un rôle, une apparence à mille lieux du clown binoclard, qui va lui valoir la consécration et restera dans l’esprit des cinéphiles. Lambert, pompiste alcoolique, taciturne dans : « Tchao Pantin », le merveilleux film de Claude Berri adapté du roman éponyme d’Alain Page. Alors que Coluche remonte d’une difficile période, porté sur l’alcool, les excès, ce rôle dévoile à la fois le talent, le coeur de Coluche, qui parvient à toucher même derrière ce personnage rustre d’apparence peu sympathique, et qui lui vaudra fort justement le César du meilleur acteur. Cette bonté de coeur voilée dans le film, il la laissera exploser au grand jour en créant Les Restaurants du Coeur, oeuvre caritative visant à aider les plus démunis, apportant ce qui semble être la moindre des choses : de quoi se nourrir. Malgré son succès, Coluche n’a jamais oublié d’où il venait. Il n’a pas oublié que le « Quand j’étais petit à la maison, le plus dur c’était la fin du mois ». Surtout les trente derniers jours, qu’il déclame sur scène, reste une réalité pour des millions de personnes. C’est en cela que Coluche était un Grand Homme. Il a mêlé l’action à la parole. Il a su ne pas se cantonner à la satire, la critique proposant sa propre solution à un des plus grands maux : La pauvreté. Il exista, existe et existera peu d’homme de cette qualité. Il est donc légitime que le souvenir de Coluche soit aussi vivant encore aujourd’hui. A la question : « Comment aimerait-il mourir ? », Coluche avait répondu « Pas du tout... ». Je pense que l’on peut dire qu’il y est parvenu, l’enfoiré !

            Le Panda

            Patrick Juan

             smiley


            • René Job (---.---.131.246) 7 décembre 2006 17:34

              Que dire sinon qu’il est nécessaire de faire ce que vous venez de faire en publiant cet article.

              Le niveau des consciences est si faible et si volatile dès qu’il s’agit du collectif. L’individu prime tellement que les individus sont détruits. Un paradoxe, non ?


              • maxim maxim 7 décembre 2006 17:59

                c’est vrai cet article tombe à point nommé,dans ces periodes incertaines,il faut sans cesse prendre conscience,qu’un drame peut survenir inopinément à n’importe qui d’entre nous et nous plonger dans une situation déplaisante.

                c’est pourquoi il faut qu’il y aie toujours un miroir, dans lequel la société puisse voir ses travers....


                • mangouste69 (---.---.141.117) 10 décembre 2006 17:23

                  Mon commentaire, sera simple et clair, sur un article qui dit la vérité que bien sur la majorité des politiques nous cache.

                  Dans la mesure ou les gens travailleurs de tous ordres aient des salaires desents à la hauteur de l’inflation dans laquelle la république française pour ne pas écrire mondiale, soit à la hauteur des besoins du quotidien, nous n’assisterions plus à toutes ces aides caritatives, et pourtant comme le signale son auteur, 76 millions de personnes en bénéfie par le laxisme d’Etat...

                  Vive l’homme à la salopette !!

                  William merci le Panda !!

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