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Macron, le roi sans couronne

 

Empêtré dans une campagne de « com » qu’il a lancée pour tenter d’enrayer la révolte d’un peuple jaune de colère, il se trouve maintenant mis en demeure de répondre aux doléances des Français... et ceux-ci attendent logiquement autre chose que des vagues promesses.

Le 8 avril, le premier ministre tentait une restitution des débats, et déjà, on a bien compris à quel point les dés étaient pipés, puisque les revendications des Français portaient en majorité sur le partage des richesses, plus de démocratie, plus de service public, la lutte contre le changement climatique, alors que le gouvernement privilégiait d’autres thèmes...

Mais qui pourrait en être surpris ?

Le gâteau de la richesse n’étant pas extensible à l’infini, ne suffirait-il pas de revenir à une équité plus raisonnable, fixant un « salaire maximum », puisqu’il existe déjà un salaire minimum ?

On le sait, le « Prez » a accepté de faire financer sa campagne par les puissants, ceux qui, dans ce pays, et au-delà, détiennent le pouvoir, et ils ont dû poser de logiques conditions, à commencer par la suppression de l’ISF. (Impôt sur la fortune)

Selon le JDD du 2 décembre, 14 millions sont tombés dans la caisse de LREM, venus pour la plupart de mécènes fortunés, qui en échange, ont probablement demandé la suppression de l’ISF. lien

Or, ce qui arrive en tête des « doléances » chiffres à l’appui, c’est justement à 77 % le rétablissement de cet impôt. lien

Et pourtant, le premier ministre ne semble pas avoir remarqué cette doléance... ou il a bien compris qu’il serait impossible de rétablir cet impôt, car il trahirait ceux qui ont mis Macron au pouvoir.

C’est donc très logiquement qu’il a assuré que le rétablissement de l’ISF était une demande marginale, tout comme l’instauration d’un RIC (référendum d’initiative citoyenne) qu’il juge comme tout à fait secondaire. lien

Par contre, Édouard Philippe assure que les Français se contenteraient d’une diminution d’impôts sur le revenu, semblant ignorer que l’impôt le plus pénalisant est la TVA, puisqu’elle plombe surtout les finances des Français les plus fragiles.

C’est bien ce qu’écrit Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des Inégalités, rappelant que «  si la TVA est souvent jugée injuste, c’est qu’il s’agit d’un impôt qui est inversement proportionnel au revenu : c’est en effet une taxe sur la consommation, on la paie, sans s’en rendre compte, à chaque fois que l’on passe à la caisse, quand on fait ses courses  ». lien

En effet, la TVA a rapporté en 2017 près de 150 milliards d’euros, alors que l’impôt sur le revenu n’en rapporte que 73. lien

Pour rentrer dans le détail, l’une des taxes qui rapporte le plus à l’état est celle appliquée au carburant.

Elle s’élève à 60% du prix du carburant, et selon la CLCV (association nationale de défense des consommateurs et usagers), les taxes sur les carburants représentent à elles seules un montant de 1500 € annuels pour un parcours d’environ 25 000 km. lien

Or on sait que le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a d’ores et déjà fait savoir qu’il était hors de question de toucher ni à la TVA ou à la CSG.

Rappelons que les impôts divers et variés font tomber dans les caisses de l’état près de 300 milliards chaque année...

Quant à l’ISF, même s’il a rapporté moins de 5 milliards, sa suppression a eu des effets induits assez catastrophiques, car non seulement, il n’a pas fait revenir les entreprises qui s’étaient expatriées, mais il a privé de financement les caisses des associations caritatives.

La Fondation de l’Abbé Pierre, les restos du cœur, et beaucoup d’autres, en ont fait le cruel constat, car la suppression de l’ISF, la hausse de la CSG, et le prélèvement à la source ont asséché la générosité des français.

Le syndicat France Générosité, qui regroupe 97 associations caritatives, assure que ces 3 mesures ont fait fondre les ressources de ces associations, faisant de 2018 une année noire... 2019 connaitra probablement le même sort. lien

Mais revenons aux conclusions du « grand débat »...

Au-delà des belles paroles du premier ministre qui assure que « rien ne sera plus comme avant  »...mais qui en a profité pour jeter de l’huile sur le feu, s’en prenant de front aux Gilets Jaunes « saluant un grand débat très loin des exemples de violences que d’autres se complaisent à donner chaque samedi ». lien

A ce stade de la réflexion, il n’est pas inutile de réécouter l’intervention du créateur de Médiapart, Edwy Plenel, en l’occurrence, s’exprimant sur l’antenne de France Inter, le 8 avril 2019, dans l’émission « L’heure bleue » de Laure Adler, laquelle l’avait invité pour la sortie de son livre : « la victoire des vaincus  ».

Citant Orwell, « la liberté n’a de sens que si c’est celle de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre » (...) ou Aimé Césaire « il n’est pas question de laisser le monde aux assassins d’aube  », Plenel a jeté un autre regard sur la révolte des Gilets Jaunes.

Extraits : « je démens la caricature que l’on a voulu faire des gilets jaunes, qui seraient forcément racistes, forcément xénophobes, forcément antisémites (...) jeanne d’arc aurait été Gilet Jaune, parce qu’elle transgresse, il faut ouvrir l’espérance (...) les gilets jaunes, leur dynamique est sociale et démocratique, ils revendiquent des choses très claires en termes sociaux, en termes démocratiques, très claires en refus du racisme (...) dans leur texte (ndlr : celui de la deuxième assemblée, tenue à Commercy) ils précisent : « les droits sociaux doivent valoir pour toutes les personnes vivant en France, quel que soit sa nationalité »...ils vont plus loin que n’importe quelle force politique française !...c’est ça l’élaboration collective des Gilets Jaunes...  ». lien

Dans la pensée macroniste, on découvre que le chômeur serait un fraudeur, le cheminot, un privilégié, et le retraité un nanti...

Mais n’est-il pas encore plus pertinent de se pencher sur les résultats du « vrai débat  », celui qui a été mis en place par des gilets jaunes, sur le même modèle que celui mis en place par l’état, sauf que les thèmes étaient ouverts, non limités, et sans questions fermées, sans choix binaires, comme dans le « grand débat » proposés par Macron.

France-Inter a questionné à ce sujet Jean-Claude Zancarini, un professeur émérite d’histoire de la pensée à l’ENS de Lyon, et du laboratoire UMR CNRS, lequel en a tiré une synthèse, tout en se posant la question sur la lecture, peut-être tronquée, qu’aurait fait le gouvernement du grand débat.

Il a dénombré 4 préoccupations majeures.

D’abord transformation en profondeur du système politique français, avec le RIC, la prise en compte du vote blanc, et la fin des privilèges pour les élus, élus qui doivent être irréprochables.

Le deuxième point est la demande de renforcement du service public, de proximité, égalité d’accès... avec une demande très claire de nationalisation.

Le troisième point concerne la justice fiscale : « les gros doivent payer gros, les petits doivent payer petit »... accompagné de sanctions envers les fraudeurs, avec bien sur le retour de l’ISF.

Le dernier point concerne la préservation de l’environnement, et la lutte contre le changement climatique... le professeur s’étonnant que le 1er ministre n’ait pas eu un mot de remerciement envers les Gilets Jaunes, car sans eux, ce grand débat n’aurait jamais eu lieu. lien

Comme on le voit, les conclusions de l’expert de l’ENS sont très éloignées de celles présentées par Édouard Philippe, sans même anticiper l’analyse présidentielle, et les conclusions qu’il en tirera.

La montagne accoucherait donc d’une souris, mais qui s’en étonnerait ?

D’ici le 15 avril, Macron fixera les « grandes décisions », mais qu’en attendre ?

C’est bien là le problème, car, comme l’ont bien compris les conseillers présidentiels, la déception sera à la hauteur des attentes, et une réponse ambiguë relancera d’autant le mouvement des gilets jaunes... comme dans cette chanson, celle de Kopp Johnson.

Comme dit mon vieil ami africain : « marche sur une fourmi, et mille autres t’attaqueront  ».

Le dessin illustrant l’article est de Lacombe

Merci aux internautes pour leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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178 réactions à cet article    


  • troletbuse troletbuse 9 avril 10:38

    Pas de couronne mais une rondelle qui sert.


    • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 10:54

      @troletbuse
      qui sert ?...ou qui serre ?
       smiley


    • troletbuse troletbuse 9 avril 11:34

      @olivier cabanel
      Aujourd’hui, elle sert mais elle ne serre plus vu qu’il a commencé jeune. smiley


    • JulietFox 9 avril 17:51

      @troletbuse

      LRM prépare déjà le financement de la campagne présidentielle de Macron en 2022

      Cotisation des parlementaires, achat d’un siège, augmentation des dons... La République en marche a défini une stratégie de long terme pour diversifier les sources de revenus du parti présidentiel.


    • JulietFox 9 avril 17:52

      @troletbuse

      LRM prépare déjà le financement de la campagne présidentielle de Macron en 2022

      Cotisation des parlementaires, achat d’un siège, augmentation des dons... La République en marche a défini une stratégie de long terme pour diversifier les sources de revenus du parti présidentiel.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 9 avril 10:40

      Avant de donner des leçons, pourriez-vous nous préciser pour qui vous avez voté le 6 mai 2017 ?

      Je pense que ce serait assez « éclairant » pour tous.

      Oui l’établissement du RIC est une demande doudou, qui permet à chacun de croire que « ses idées » font l’unanimité. On le sait bien que ça ne sert à rien.

      La démocratie représentative est manipulée.

      La démocratie directe pourra tout autant l’être.

      smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 10:53

        @Olivier Perriet
        ce n’est pas un secret, 
        je l’ai même écris à plusieurs reprises
        ni la peste, ni le choléra, je me suis rendu au bureau de vote, et glissé un bulletin blanc...
        mais je n’ai l’intention de donner des leçons à personne, en me demandant « qu’est ce qui a pu vous faire croire ça ? »
         smiley


      • Le421 Le421 9 avril 20:32

        @olivier cabanel
        Petit point d’avance pour moi... Je suis allé au bureau de vote, pas question de passer pour un branleur !!
        J’ai salué le bureau dont je fais régulièrement partie pas cette fois puisque mon candidat n’était pas au deuxième tour demandé quelques renseignements sur la participation, puis ai tourné les talons sans voter.
        Normalement, je pensais à postériori pouvoir vérifier que personne n’avait rempli ma case laissée vide sur le cahier d’émargement. Erreur, c’est impossible.
        Bizarreté du vote de nos contrées...  smiley


      • CRICRI59 CRICRI59 10 avril 19:02

        @olivier cabanel
        Sur le bulletin blanc

        Bonjour il faut simplement changer le mode de scrutin pour prendre en compte les bulletins nul, vierge et les abstentions, c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous somme dans une république bananière


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 avril 19:18

        @CRICRI59
        oui bien sur.
        aujourd’hui le bulletin blanc est comptabilisé, mais il n’intervient pas dans le résultat.
        alors que si il était pris en compte, et qu’il devienne majoritaire, ça signifierait que tous les prétendants sont disqualifiés, et que d’autres doivent se proposer.
        ça serait amusant, non ?
         smiley



        • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 11:10

          @gaijin
          va être obligé de ramer, le macron ! smiley


        • Le421 Le421 9 avril 20:33

          @olivier cabanel
          A force de se faire ramoner la taupinière, ça devient douloureux !!  smiley


        • Bonjour Olivier. Le véritable problème est parfaitement décrit dans un article de La Libre Extrait : 

          Une opinion de Lionel Van Holle, pharmaco-épidémiologiste.

          L’actuelle omniprésence dans les médias des sujets liés au dérèglement climatique m’a poussé à me lancer dans un essai d’anticipation sur les dérives potentielles qui pourraient découler de l’actuel éveil de la conscience écologique climatique. Je ne traiterai pas ici des potentielles conséquences d’un réchauffement climatique telles que migration, montée des eaux, diminution de la biodiversité etc., mais plutôt des potentielles conséquences sociologiques et économiques que pourrait engendrer un « éveil » à la conscience écologique climatique.


          Implication du citoyen lambda

          J’appelle « conscience écologique climatique » la réalisation par la population, ou tout au moins par une frange de celle-ci, de l’impact que l’activité humaine a sur le climat et la conséquence du dérèglement climatique sur notre biodiversité ou plus globalement sur notre planète telle que nous la connaissons aujourd’hui. Par le passé, il y a déjà eu une conscience écologique mais pour laquelle l’impact de l’activité humaine était causalement plus direct : je citerai par exemple les marées noires et Tchernobyl. Ces événements avaient généralement des coupables bien identifiés et le citoyen lambda ne se sentait généralement pas causalement impliqué mais pouvait au contraire blâmer la cupidité de multinationales, la non-prévoyance des politiques, l’état balbutiant de la science dans ce domaine (biffez la mention inutile).

          Avec le dérèglement climatique induit par l’activité humaine, nous arrivons à une situation où tout citoyen est contributeur, mais à échelle variable, à un problème nous affectant potentiellement tous. À la différence du problème de la disparition de la couche d’ozone, il ne semble pas y avoir de solution simple qui puisse être mise en place sans affecter significativement nos habitudes, nos modes de consommation ainsi que l’économie générant nos biens et services.


          Conflit intergénérationnel

          Cet état de fait mène déjà maintenant à des tensions qui pourraient devenir critiques par la suite. Tout d’abord des tensions sociales entre les jeunes (écoliers, étudiants) et les adultes qui sont mis devant leur responsabilité d’avoir généré un passif en CO2 qui devra être supporté par les générations suivantes, ainsi que les conséquences allant avec. Étrangement, ce passif aux conséquences lointaines et pas très bien définies a plus réussi à créer un conflit intergénérationnel que bien d’autres éléments plus factuels et directs (difficulté d’accès au logement, la dette, l’invocation de la solidarité intergénérationnelle malgré une pyramide des âges inédite, inégalités salariales, etc.). Ces tensions iront vraisemblablement en s’exacerbant, aidées par le fait que les décideurs politiques et économiques soient systématiquement du même côté générationnel, renforçant l’idée du conflit d’intérêt et d’oppression.


          Scrutés par nos pairs

          Le fait que des comportements individuels puissent être sources de problèmes globaux a également renforcé de manière spectaculaire le contrôle social au point d’affecter la législation : je pense ici à la récente interdiction de laisser tourner son moteur à l’arrêt. Sont critiqués socialement les comportements menant à une génération importante de CO2. Suivant les sensibilités écologiques, cela va de la critique de l’aller-retour éclair en avion, à la conception d’enfants (considérée comme source principale de CO2 (1)) en passant par la consommation de viande bovine. Toutes ces choses profondément intimes (déplacements personnels, vie de famille, repas) sont maintenant scrutées par nos pairs car elles les impactent indirectement. On peut s’attendre à une réduction inédite dans les libertés individuelles au nom du bien-être voire de la sauvegarde collective.


          • JC_Lavau JC_Lavau 10 avril 14:20

            @Mélusine ou la Robe de Saphir. Ah ? Le climat aurait été « réglé » ? Quand ? Comment ?


          • Suite et fin : 

            Enrobage idéologique

            Au-delà de l’instabilité sociale, de la limitation des libertés individuelles, l’on peut également anticiper une plus grande instabilité économique au vu de l’émergence d’incitants fiscaux pour verdir certains secteurs. Le secteur automobile subit actuellement ce changement avec une incitation fiscale forte, directe et indirecte, pour aller vers des véhicules électriques. Ces incitants fiscaux reposent en partie sur l’état actuel de la science ou sa compréhension par les politiques. Cette combinaison entre une science mouvante et une décision politique est loin d’être synonyme de stabilité. Études scientifiques contradictoires, courants populaires ou populistes, intérêts partisans peuvent changer drastiquement la donne en matière de rentabilité économique de secteurs entiers en faisant basculer les incitants fiscaux dans une direction ou l’autre.

            On peut ainsi imaginer que l’enrobage idéologique sur la plupart des produits commerciaux sera de plus en plus important. On le voit déjà pour Tesla avec Elon Musk prétendant ni plus ni moins sauver l’humanité. Jusqu’ici, les consommateurs étaient principalement intéressés par les qualités intrinsèques de ce qu’ils achetaient, dans un futur proche ces qualités ne représenteront plus qu’un axe d’évaluation et l’axe écologique sera de plus en plus important. Avec des consommateurs incapables d’évaluer par eux-mêmes la valeur sur l’axe écologique, l’on peut s’attendre à l’explosion de fake news libérées entre concurrents commerciaux.


            Changements drastiques

            En conclusion, l’on n’a pas à attendre un réel changement climatique pour déjà voir des changements drastiques se dessiner. Le simple éveil à cette possible réalité transforme déjà notre réalité sociologique, économique ainsi que nos libertés individuelles. Et en filigrane cette question : contrôlons-nous réellement la direction où nous allons ? Dans ces temps de grands changements, avec une opinion publique de plus en plus prête à accepter des changements et des limitations de libertés individuelles, qu’est-ce qui nous garantit que nous irons dans une direction visant à minimiser l’impact du changement climatique et que nous ne serons pas les pions de groupes industriels ou de gouvernements de plus en plus liberticides ?

            (1) Sarah Sermondadaz, « Pour réduire son empreinte carbone, le plus efficace serait… de ne pas se reproduire ». Sciences et avenir, 12 juillet 2017. https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/pour-reduire-son-empreinte-carbone-le-plus-efficace-serait-de-ne-pas-se-reproduire_114721

            Titre et chapô sont de la rédaction. Titre originel : « Potentielles conséquences de l’éveil à la conscience écologique climatique ».



            • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 12:52

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.
              merci de ta contribution, 
              un peu éloignée, mais pas tant, du sujet de l’article... qu’importe.
              le changement climatique est une évidence, et même si, il y a un bon quart de siècle l’écologie faisait sourire, les sourires sont plus crispés aujourd’hui,
              je ne veux pas être trop pessimiste, mais la partie semble mal engagée..
              nos concitoyens manquent souvent d’intuition, et à leur décharge, faut dire que les médias se sont mobilisés jusqu’ici à leur faire croire que tout allait bien.
              ils changent de discours maintenant, mais c’est probablement un peu tard pour eux de faire amende honorable...
              en tout cas, merci


            • Extra Omnes Extra Omnes 10 avril 04:13

              @olivier cabanel
              « le changement climatique est une évidence  »
              il n’y a rien de moins évident que le « changement climatique » ... rien, absolumment RIEN, ne le prouve, il faudra un recul de quelques centaines d’années pour y voir clair. Mais... la pollution des océans, des terres, des rivières, cela est évident mais pas de battage médiatique... Demandez vous pourquoi ...


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 avril 07:37

              @Extra Omnes
              il y a longtemps que je n’avais pas rencontré un climatosceptique...
              une espèce en voie de disparition...
               smiley
              prenez soin de vous.
               smiley


            • JL JL 10 avril 08:20

              @olivier cabanel

               
               ’’les médias se sont mobilisés jusqu’ici à leur faire croire que tout allait bien.
              ils changent de discours maintenant,
               mais c’est probablement un peu tard pour eux de faire amende honorable...

              ’’
               
               « En politique, on ne flétrit le mensonge d’hier que pour flatter le mensonge d’aujourd’hui. » Jean Rostand
               
               Là où vous voyez « amende honorable » je ne vois que nouveau mensonge, celui que Extra Omnès ici, vous a mis sous le nez :
               
               ’’ le « changement climatique » ... rien, absolument RIEN, ne le prouve, il faudra un recul de quelques centaines d’années pour y voir clair. Mais... la pollution des océans, des terres, des rivières, cela est évident mais pas de battage médiatique... Demandez vous pourquoi ...

              ’’
               


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 avril 08:34

              @JL
              merci pour cette citation de Rostand, que je ne connaissais pas...
              quand au climato-sceptique, il a eu sa réponse... smiley


            • JL JL 10 avril 08:45

              @olivier cabanel
               
               je crois que vous n’avez pas compris mon commentaire, ou alors vous en faites exprès.
               
               Seriez vous de mauvaise foi en plus ?


            • Et hop ! Et hop ! 10 avril 09:05

              @Extra Omnes

              Non seulement les causes qu’on donne au réchauffement climatique sont très discutables (le gaz carbonique produit par l’industrie),
              mais les conséquences (montée du niveau de l’Océan) et les remèdes (voitures électriques, végétarisme) proposé le sont encore plus.

              J’habite en Bretagne au bord d’un quai construit en granit par Vauban, le niveau de l’Océan et des marées n’ont absolument pas changé depuis 3 siècles.

              La voiture électrique consomme beaucoup plus d’énergie, et même de fuel, que la voiture au gasoil, puisqu’il y a deux moteurs (centrale électrique et moteur de la voiture), destransformateurs, des pertes en lignes de distribution, déchargement, de stockage dans les batteries.

              Cette imposture a pour but de détourner l’attention sur les vraies causes de gaspillage énergétique, en particulier le capitalisme et le commerce mondialisés :
               la destruction des forêts est due aux emballages 2 fois plus important que les marchandises et aux prospectus publicitaires qui continuent à inonder les boites à lettres,
               les super tankers, lessuper porte-conteneurs, les avions et les camions dûs aux délocalisations polluent 1 000 fois plus que les automobiles des particuliers,
               la pollution des sols, de leur fertilité, des nappes phréatiques,
               les guerres qui détruisent des infrastructures, font migrer les populations, polluent énormément, ont un impact carbonne monstrueux.
               les pollutions chimiques, antibiotiques, hormonales, 
               la destruction de la biodiversité par la mondialisation commerciale de l’agriculture,

              La théorie de la transition climatique n’est rien d’autre qu’une idéologie produite part la classe dominante pour empêcher de prendre des mesures contre la pollution et la dévastation de l’environnement.


            • @Et hop !

              C’est assez exact. Plutôt que de changement climatique, parlons de la disparition de la bio-diversité et la dégradation constante de l’humain. Baisse moyenne du Q.I., addiction diverses à des produits faussement utiles, capitalisme dévastateur. 


            • Eric F Eric F 10 avril 12:01

              @olivier cabanel
              « les médias se sont mobilisés jusqu’ici à leur faire croire que tout allait bien »
              Non, les média relaient depuis longtemps un message alarmiste sur le climat et la biodiversité.
              Mais « en même temps » ils soutiennent la mondialisation des échanges commerciaux (doublement du trafic maritime en 25 ans), le tourisme international (doublement du trafic aérien prévu), le « tout électrique » (voiture, chauffage...) donc le nucléaire, etc.
              C’est cette schizophrénie qui alimente le scepticisme, et comme l’ont fait remarqué plusieurs commentaires, la surdramatisation sur le climat par rapport à l’empoisonnement des sols et des eaux pose question.


            • @JL

              Ne négligez pas trop le dérèglement climatique : 

              En Patagonie, les dérèglements climatiques ont des conséquences de plus en plus inquiétantes

               ABONNÉS RAPHAËL MINDER Publié le mercredi 10 avril 2019 à 11h35 - Mis à jour le mercredi 10 avril 2019 à 11h35


            • JC_Lavau JC_Lavau 10 avril 14:21

              @Mélusine ou la Robe de Saphir. Ah ? Le climat aurait été « réglé » ? Quand ? Comment ?


            • @JC_Lavau

              Demandez à Saturne ou chronos qui émascula son père parce qu’il "outrageait Gaïa sa femme à toutes les heures de la journée. C’est ainsi que naquit le temps et les saisons.


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 14 avril 17:50

              @olivier cabanel

              Climatosceptique ? Je suis ce qui s’en rapproche le plus. Je ne nie pas l’INFLUENCE HUMAINE SUR LE CLIMAT, mais je suis persuadé qu’elle n’explique qu’une toute petite partie du changement et que l’effet des mesures que nous prendrons sera négligeable. C’est l’impact psychologique d’une collaboration qui est important. Ne pas compter sur moi, donc, pour défendre ce point de vue : il est important de dire la vérité, mais contreproductif de la défendre a tout prix quand il n’est pas utile de la répéter...

              PJCA


            • « la liberté n’a de sens que si c’est celle de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre » (...) . Primo : accepter de ne plus faire d’enfant. Consommer plus intelligemment. Macron n’est pas un bon exemple, mais les Gilets sont-ils prêts à ce changement à 180 degrés dans leur vie ? L’écologie est le plus souvent un luxe de riches. Eux seuls sont capables de se passer de l’essentiel. Parmi les moments les plus heureux de ma vie, je garde le souvenir d’avoir vécu près de la Couvertoirade avec le minimum vital. Les pauvres n’ont généralement pas cette capacité à se passer des « joujoux » superflus de la société et en plus, ils compensent en faisant plus d’enfants que les riches intellectuels. Macron est seul.Dans la vie, il faut assumer ses ambitions,....


              • gaijin gaijin 9 avril 12:21

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                «  L’écologie est le plus souvent un luxe de riches. Eux seuls sont capables de se passer de l’essentiel. »
                qui a osé écrire une telle connerie ?
                les pauvres s’en passent déjà ......il ne sont pas végétariens mais n’ont pas les moyens d’acheter de la viande .......
                un noël écologique :
                https://m.epochtimes.fr/pres-de-bordeaux-on-compte-feter-noel-sur-les-ronds-points-malgre-les-evacuations-2-630729.html
                combien d’écologistes ont fait mieux ?


              • @gaijin

                 Vous vous doutez que je m’attendais à votre remarque. Mais les gens doivent cesser de penser avec leur Ego. Nous sommes tous impliqués dans le futur et il est loin d’être rose. A moins de faire l’autruche,....De nombreux pauvres, le seraient moins s’il n’avaient pas fait d’enfants et tenté de vivre comme de nouveaux riches. C’est le modèle de société qu’il faut revoir, sinon nous sommes condamnées à aller droit dans le mur. 


              • olivier cabanel olivier cabanel 9 avril 12:55

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                non, pas d’accord, l’écologie n’est pas un luxe.
                bien sur, apparemment, consommer écolo et vivre écolo coûte plus cher...
                et pourtant NON.
                des produits de qualité coûtent un peu plus cher, mais au contraire de la « bouffe industrielle », ne finissent pas dans les poubelles... de plus, ils soignent nos corps, et finalement, coûtent moins cher en terme de santé...
                quel est le prix d’un cancer ?
                vaste débat...
                j’aurais le plaisir de le faire avec toi un de ces quatre.
                 smiley


              • @olivier cabanel
                Mon texte a été mal compris. Par écologie j’entends une vie basée plus sur le qualitatif que le quantitatif. Ce qui est différent.


              • Alain 9 avril 13:20

                @gaijin
                Puisque l’on parle d’écologie et de gilets jaunes... ce qui m’a le plus effaré dans cette révolte sociale de grande ampleur, c’est que vraiment très, très peu d’écologistes s’y sont impliqués. Alors que c’est la porte ouverte pour un autre monde, ils ont regardé ailleurs et ont pris cette révolte sociale de très haut. Dommage pour eux.


              • @Alain

                Les écologistes sont généralement pacifistes (excepté quelque débordements comme celui de José Bové). Le social génère plus de violence et de haine.


              • mmbbb 9 avril 14:34

                @Alain les ecolos qui font le plus de vent sont des ecolo bo bo Sur une des pancartes des gilets jaunes « les gilets jaunes ont des angoisses pour leur fin du mois, les ecolos ont des angoisses pour la fin du monde » . Quant a E Quin de 28 minutes sur Arte refuse d inviter les gilets jaunes sur son plateau mais minaude avec un Quatremer loukoumeux , un correspondant de Libe ainsi que tant d autres, vous pourrez mesurer la fracture sociale de cette france . Quant a cet auteur qui parle de don , il peut toujours esperer que je donne a des ONG ..


              • gaijin gaijin 9 avril 14:49

                @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                « De nombreux pauvres, le seraient moins s’il n’avaient pas fait d’enfants »
                donc la solution serait de les rendre moins pauvres ?
                ainsi ils seraient moins moins égoistes ( puisque semble t’il selon votre logique les riches sont moins égoistes que les pauvres ....)


              • lala rhetorique lala rhetorique 9 avril 15:00

                @mmbbb Les écolos connus et reconnus sont pour taxer... c’est la raison pour laquelle le message écologique ne peut pas passer auprès de gens qui ont un minimum de logique ! Par ailleurs, l’écologie ne devrait pas être un parti politique, mais une obligation faite à tous les partis politiques de défendre d’abord et avant tout la planète. Et si ce n’est pas le cas, c’est qu’écologie n’est pas compatible avec mondialisation ni les préconisations de Bruxelles, auxquelles nos politiques adhèrent et/ou obéissent. Car c’est bien le mode de vie qu’il faut changer et non songer à mettre d’autres énergies en place qui, comme par ex la voiture électrique, engendreront d’autres formes de pollution ou de non traitement des déchets. Il conviendrait de faire tout le contraire de ce qui est fait depuis pas mal d’années, c’est-à-dire recréer des micros pôles ruraux, avec des services hospitaliers et administratifs sur place, remettre en route des lignes sncf (car ça fait plus de 50 ans qu’on supprime des gares) etc... Cela recréerait inévitablement des emplois, locaux, évitant ainsi des déplacements systématiques. Les déplacements seraient surtout ceux pour les voyages plaisirs et non pour aller bosser. Donc on est bien loin de tout cela. On nous vend des téléphones portables qui font pipi caca disent maman papa bobo, mais en oubliant le fondamental de l’humanité : l’homme !


              • @gaijin

                Grande question. Mais vous comprendriez mieux, si je vous parle de richesse intérieure (spiritualité, sagesse) que d’attachement au bien matériels. Qu’on le veuille ou non, les enfants sont le plus souvent un investissement pour le futur et relève bien de l’égoïsme. La spiritualité n’est propre ni au riche, ni aux pauvres. C’est une question de maturité affective. Et selon l’expression : ventre affamé n’ point d’oreille et son contraire,....la voracité consumériste brûle du mauvais charbon. 

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