• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Non au débat sur le mariage gay !

Non au débat sur le mariage gay !

Fallait-il vraiment un débat sur le mariage gay ? Cette question m’est venue à la relecture de l’article qu’Albert Jacquard consacre à la peine de mort dans sa Petite Philosophie à l’usage des non-philosophes. Il conclue son très bref exposé par la phrase suivante :

« Je refuse d’argumenter avec ceux qui la présentent comme efficace ou utile dans la lutte contre le crime : je n’argumente pas contre un primate. »

Sous son apparente radicalité, cette sentence sans appel a le mérite de soulever une question importante : doit-on débattre de tout ? Doit-on systématiquement, dans un soucis de pédagogie, d’altruisme peut-être, discuter de n’importe quoi avec n’importe qui ? Dans le sillage d’Albert Jacquard, je répondrais, catégoriquement : non. Parce que débattre, c’est remettre en question, c’est aussi très simplement dépenser de l’énergie, et qu’il y a des choses qui ne se remettent pas en question et pour lesquelles il n’est pas normal aujourd’hui d’avoir à dépenser de l’énergie. C’est le cas de la valeur de la vie humaine dans le contexte de la citation de Jacquard ; c’est le cas de l’égalité en droits entre citoyens dans une société démocratique. Je souligne l’expression « égalité en droits », car au vu de la teneur du débat qui anime aujourd’hui la société française, il semblerait qu’on soit davantage concerné par un hypothétique « droit à l’égalité ». Le « droit à l’égalité » est une aberration : dans une démocratie réelle, l’égalité est, un point c’est tout ; elle en est le fondement, l’essence, pas un aspect parmi d’autres. La modernité d’un état peut et doit être évaluée selon sa capacité à imposer cette égalité en amont de toute considération politique, économique ou sociale, et à la faire prévaloir sur l’influence, si prégnante soit-elle, de tout héritage historico-culturel. Toute prise de position quelle qu’elle soit, si elle nie d’une façon ou d’une autre cet état de fait doit se voir opposer une fin de non recevoir : il en va de l’intégrité même du système démocratique. La violence du débat actuel est dû d’une part, au fait que les opposants au mariage gay se sont octroyés le droit, consciemment ou non, de s’échapper du « carcan » de la démocratie pour justifier de positions qui sont loin d’être aussi universelles que celle dont ils font fi ; et d’autre part, que les partisans du projet ont cru bon de les accepter comme interlocuteurs : leur répondre était d’une certaine façon donner une légitimité à leurs arguments au sein d’une réflexion démocratique. Le débat-mayonnaise a pris, tant et si bien que les opposants ont même fini par être reçus à l’Elysée par celui qui est censé être le garant de cette démocratie qu’ils bafouent sans vergogne. Après des mois de lynchage d’une minorité par une autre qui se croit héritière d’une tradition millénaire, voilà donc où la discussion nous a mené.

En entreprenant l’écriture de cet article, il est évident que je déroge d’une certaine manière à l’idée que je prétends défendre, à savoir que le débat sur le mariage gay n’a pas lieu d’être, puisque ce faisant je m’immisce moi-même dans le débat. D’un autre côté, je reconnais qu’il est extrêmement difficile de ne pas céder à la tentation de venir au secours de ces pauvres brebis égarées que sont les opposants au mariage gay, et de les tirer du marasme intellectuel dans lequel ils se trouvent : marasme caractérisé soit par un manque cruel de références culturelles et historiques extérieures à leur propre modèle historico-culturel, soit par une incapacité partielle ou totale à remettre en question la validité du susdit modèle (incapacité probablement héritée d’une certaine nostalgie de l’époque où l’ethnocentrisme colonial, caractéristique de ces glorieuses années pendant lesquelles la France et d’autres pays européens avaient entrepris d’apporter LA culture aux malheureux sauvages, faisait l’unanimité), soit par une grande confusion entre les notions de « nature » et de « culture », apparemment interchangeables à loisir selon les besoins du discours, soit par les trois à la fois. La tâche semble simple tant sont béants les trous qui constituent le gruyère de la réflexion des opposants. Elle n’en est en fait que plus ardue, voire impossible, car on ne construit rien de solide sur quelque chose qui n’a aucune fondation (d’où l’importance, on n’a de cesse de le rappeler, de l’éducation et de l’accès à la culture – et AUX cultures - dans la formation du futur adulte). Honnêtement, que voulez-vous réellement faire face à des gens pour qui l’homosexuel(le) est un être « contre-nature », ou tout au moins « pas vraiment comme les autres » ? Car, qu’ils le veuillent ou non, cet argument est latent chez tous les opposants au mariage gay (et même chez certains partisans ou par exemple chez ceux que soi-disant seul une question de vocabulaire dérange), sinon il n’y aurait aucune polémique, qu’elle soit sur le mariage même ou sur l’adoption et l’éducation des enfants. Vous pouvez causer bonobos ou pingouins du zoo de Toronto si ça vous chante, vous battre à coups de statistiques et d’études américaines, mais jouer les Don Quichotte des temps modernes, très peu pour moi. Argumenter contre la bêtise n’a jamais été efficace. Avant l’adolescence, il faut éduquer ; après, il faut légiférer. L’importance de cette loi réside autant dans l’avancée vers plus de modernité telle que je la définissais plus haut, que dans son aspect éducatif et préventif ; et ses retombées seront aussi positives pour les homosexuels et les familles homoparentales que pour les homophobes qui s’exhibent aujourd’hui à tous les coins de rue. Un jour, quand j’étais petit, j’attendais le bus avec ma mère, et un homme noir s’est assis près de nous sous l’aubette. J’ai regardé l’homme et dit à ma mère : « Oh regarde maman, le monsieur il est tout sale ! ». Ma mère n’a pas débattu avec moi sur la question : je me suis fait passer un sacré savon, j’ai été contraint de présenter mes excuses, et l’affaire était entendue. Aujourd’hui, grâce à ma mère, je ne suis pas raciste. La tolérance n’est pas innée : elle s’apprend, ou si elle n’a pas été bien assimilée, elle doit s’appliquer à coups de lois. Elle ne doit, en aucun cas, être débattue.

Il y a quand même un argument anti-mariage gay auquel j’aimerais m’attaquer, puisque ce n’est que depuis peu que je le vois proliférer sur la toile. Il pourrait se résumer comme suit : « l’égalité est une utopie (socialiste la plupart du temps), une notion caduque ». Il est généralement accompagné d’exemples pertinents, du genre « les aveugles ne demandent pas le droit de pouvoir passer le permis », ou encore « l’égalité a du sens entre deux citoyens, pas entre deux groupes de citoyens ». Pour répondre au deuxième exemple, je dirais que, si le mariage ouvre certes des droits au couple en tant que tel, le droit de se marier lui est en revanche individuel. Aujourd’hui ce droit est accordé à tous les français en tant qu’individus, l’inégalité résidant dans le fait que certains peuvent épouser la personne qu’ils aiment, d’autres non. L’homosexualité, comme l’hétérosexualité, est un comportement individuel : on n’est pas homosexuel à deux. La décision de se marier est certes prise à deux, mais elle nait de l’accord de deux individualités qui en ont chacune le droit. Ce n’est pas à proprement parler l’égalité entre couples dont il est question selon moi : mais celle-ci découlera naturellement d’une plus grande égalité entre individus. Quant au premier exemple, il faut apparemment repréciser que l’homosexualité n’est pas un handicap, contrairement à la cécité. Ça fait mal, en 2013, d’avoir à écrire ça, mais bon. Et puis enfin, l’argument lui-même, « l’égalité est une utopie », reflète ce que je disais plus haut et qui est peut-être le plus dramatique dans l’argumentation des opposants au mariage gay : la confusion entre nature et culture. L’égalité n’existe pas dans la nature : il y a des grands, des petits, des maigres, des gros, des blonds, des bruns, des noirs, des blancs, des débiles, des surdoués, des handicapés, des bien-portants, etc. Mais c’est précisément là que résident la force et la grandeur des cultures démocratiques, d’avoir su dépasser cet inégalité naturelle, pour faire que chaque être humain, chaque citoyen, soit l’égal des autres, indépendamment de ce dont la nature l’a doté ou pas, et d’avoir, dans cette perspective, créé la fabuleuse notion de droit. Les droits sont indissociables de la notion d’égalité, sinon ils ne sont pas des droits, ils sont des privilèges, au sens que le terme revêtait sous l’Ancien Régime : des droits accordés par nature. De la même manière qu’on ne fait pas passer de test de QI avant d’aller voter, de la même manière qu’on ne demande aucune garantie économique, intellectuelle ou pédagogique à ceux qui décident d’avoir un enfant, on ne doit pas regarder sous la culotte de ceux qui s’aiment et qui veulent faire famille. Déroger à ce principe, c’est donner la primauté à la nature, c’est renier la culture et retomber dans une forme d’animalité.

Le débat sur le mariage gay n’a rien permis, n’a rien fait avancé. Les gens seront restés campés sur leur positions, les auront le cas échéant radicalisées (comme moi). Si certains ont changé de camp, c’est certainement davantage pour des raisons purement affectives (« ouais mais pense à la sœur de ton beau-frère qui est lesbienne », ou « tu voudrais vraiment que tes enfants soient élevés par des pédés ? ») que par une réelle adhésion à l’une ou l’autre voix. La seule chose que cela a démontré, c’est à quel point cette loi est nécessaire : mais cela avait-il vraiment besoin d’être démontré ?


Moyenne des avis sur cet article :  2.92/5   (52 votes)




Réagissez à l'article

107 réactions à cet article    


  • TicTac TicTac 30 janvier 2013 09:35

    Il y a peu d’articles pro-mariage pour tous qui me semblent rédigés de manière intelligente.

    Celui-ci en fait partie et je vous en remercie.

    Je voudrais entamer un dialogue avec vous sur les points suivants puisque je suis, moi, non pas opposé aux droits des homos à obtenir des droits mais opposé à ce que l’on retire au mariage une dimension supérieure à laquelle je suis attaché.

    L’un des principaux arguments que l’on m’oppose est que le mariage est un contrat civil et uniquement un contrat civil.
    Que donc, il n’existe aucune raison à refuser que tout un chacun, quelle que soit son orientation sexuelle, doit pouvoir contracter.

    A quoi je réponds que s’il n’est qu’un contrat civil, tout contrat civil pourrait convenir et ce positionnement aurait l’avantage de donner aux homos ce qu’ils souhaitent légitimement sans retirer à ceux qui y sont attachés la dimension institutionnelle du mariage (archaïque, religieuse, tout ce que vous voulez, mais c’est leur droit).

    En réalité, de mon point de vue, la revendication ne consiste pas en la seule volonté d’obtenir de droits identiques à ceux découlant du mariage.
    La revendication est LE MARIAGE et rien d’autre.
    Il y aurait donc une dimension du mariage, malgré les dénégations, qui dépasserait celle du seul contrat civil.
    L’on est donc bien face à un paradoxe puisque la revendication serait de changer une vision supérieure du mariage, différente de celle que pourrait consacrer une union protéiforme comme le PACS ou le concubinage.
    Il faudrait donc accorder du crédit à ceux qui revendiquent la conservation de cette spécificité d’une union maritale qui correspondrait à leur choix de vie.
    Sinon, ce serait reconnaître que ce texte entend leur retirer ce « petit plus » qui leur est cher, et par voie de conséquence, cela renforce leur position défensive.

    Pouvez-vous m’éclairer ?

    • La mouche du coche La mouche du coche 30 janvier 2013 15:22

      Article très intelligent en effet. L’auteur est tellement imbu de sa personne qu’il n’accepte même pas que d’autres ne soient pas de son avis, tellement il est intelligent et nous des cons. Entre gens intelligents, vous devriez vous mariez tous les deux. smiley


    • L’Ankou 30 janvier 2013 16:14

      A Tic Tac :

      « Je voudrais entamer un dialogue avec vous ».
       
      C’est quel mot que vous n’avez pas compris dans le titre de l’article ? :->

      « L’un des principaux arguments que l’on m’oppose est que le mariage est un contrat civil et uniquement un contrat civil. »
      Je vous concède que l’argument est invalide. Vous n’avez pas forcément choisi les meilleurs contradicteurs : le mariage est bien un contrat civil mais auquel l’officialisation (par la publicité des bancs, de la cérémonie et la sollenité que confère le constat de l’échange des consentements par un élu du Peuple) fait produire des effets à l’égard des tiers (et notamment les créanciers de chacun des époux et les membres de la famille de chacun dont l’ordre successoral peut être bouleversé...).
      « donc, il n’existe aucune raison à refuser que tout un chacun, quelle que soit son orientation sexuelle, doit pouvoir contracter. »

      Ca, c’est plutôt bien dit. Pour être précis, non pas « quelle que soit » cette orientation, mais « sans considération » de cette orientation. D’ailleurs à ce titre, vous noterez qu’il est déjà possible à un homme d’épouser une femme sans que quiconque ne vienne lui réclamer des comptes sur son hétérosexualité, son addiction pour le bondage, le triolisme, ou le fétichisme du pied... L’orientation sexuelle des gens ne regarde pas l’officier d’état civil. Pas de révolution sur ce point. L’idée, c’est que plus l’Etat se fout de votre vie privée, et plus vous pouvez vous sentir libre. Evidemment, la Liberté, certains en crèvent de trouille... C’est Sartrien, paraît-il.

      « A quoi je réponds que (...) tout contrat civil pourrait convenir ». Sauf que non. Justement. Il y manquera cette officialisation qui fait, juridiquement, du mariage une institution, opposable aux tiers, là où le contrat ne vaut normalement qu’entre les cocontractants.

      « et ce positionnement aurait l’avantage de (ne pas) retirer à ceux qui y sont attachés la dimension institutionnelle du mariage (archaïque, religieuse, tout ce que vous voulez, mais c’est leur droit). » Sauf que je ne vois pas ce que le mariage de deux personnes de même sexe peut retirer à ceux qui ont une conception archaïque, religieuse, tout ce que nous voudrons de leur mariage. Si pour moi, le mariage ne ce conçoit qu’avec une belle femme, je ne vois pas en quoi cela m’offusquerait que vous épousiez un laideron ! Je ne vois pas pourquoi j’irai vous imposer mes goûts. N’imposez les vôtres à personne et arrêtez donc de vouloir régenter la normalité d’autrui ! vous verrez : le monde n’en sera que plus viable.

      « Il faudrait donc accorder du crédit à ceux qui revendiquent la conservation de cette spécificité d’une union maritale qui correspondrait à leur choix de vie. » Ah, mais j’en accorde, du crédit !... Vos choix de vie, c’est sacré et je ne les remets pas en cause. Conservez tout ce que vous voudrez, et toutes les spécificités que vous voulez ! Merci de ne les imposer qu’à vous-mêmes et nul ne vous imposera les siennes.

      « Pouvez-vous m’éclairer ? » J’espère que c’est chose faite.

      Au suivant ! (et oui, moi, je m’obstine encore à débattre. Je sais que ça ne sert pas à grand chose mais si je ne peux sortir mes interlocuteurs de leurs ornières, peut-être empêcherai-je quelques lecteurs de se fausser le jugement en les laissant lire de mauvais arguments sans les rectifications qui s’imposent).

      Bien à vous,
      L’Ankoù

    • TicTac TicTac 30 janvier 2013 18:08

      Cher Ankou,


      Merci de vos lumières mais je ne pense pas avoir à sortir de mes ornières.
      J’ose espérer d’ailleurs qu’il n’y a dans ce choix de mots aucun jugement de valeur sur mes convictions.

      Vous écrivez : « Sauf que je ne vois pas ce que le mariage de deux personnes de même sexe peut retirer à ceux qui ont une conception archaïque, religieuse, tout ce que nous voudrons de leur mariage. Si pour moi, le mariage ne ce conçoit qu’avec une belle femme, je ne vois pas en quoi cela m’offusquerait que vous épousiez un laideron ! Je ne vois pas pourquoi j’irai vous imposer mes goûts. N’imposez les vôtres à personne et arrêtez donc de vouloir régenter la normalité d’autrui ! vous verrez : le monde n’en sera que plus viable. »

      C’est là que ça déconne.
      Revendiquer comme légitime une conception archaïque, religieuse...du mariage revient à à tourner en rond (j’aurais pu dire se bouffer la queue, mais bon...).
      Si c’est archaïque et tout le toutim, pourquoi le revendiquer désormais comme légalement sien (tiens, peut-on légalement revendiquer un archaïsme religieux dans un état laïque ?) ?
      Si on veut cette union et nulle autre, c’est que l’on veut s’accaparer la symbolique du mariage.
      Et vouloir cette symbolique, c’est reconnaître comme légitimes les réticences des opposants.

      Vous continuez sur le thème du « Ah, mais j’en accorde, du crédit !... Vos choix de vie, c’est sacré et je ne les remets pas en cause. Conservez tout ce que vous voudrez, et toutes les spécificités que vous voulez ! Merci de ne les imposer qu’à vous-mêmes et nul ne vous imposera les siennes. » (vous me permettrez de faire l’impasse sur l’argument du laideron)

      Deuxième déconnade puisque, précisément, l’on me refuse de conserver ce que je veux et que par ailleurs l’on m’impose d’accepter les spécificités des autres.
      La symbolique du mariage, les homos peuvent se la recréer dans la symbolique de toute union qu’il leur plairait de voir consacrer par la loi. Le PACS, par exemple, puisqu’il paraît qu’à l’origine, il a été créé pour permettre les unions homos.

      Troisième déconnade : « Sauf que non. Justement. Il y manquera cette officialisation qui fait, juridiquement, du mariage une institution, opposable aux tiers, là où le contrat ne vaut normalement qu’entre les cocontractants. »
      Heu...le PACS ne fait-il pas l’objet d’une déclaration ?
      Ne peut-on, pour satisfaire tout le monde, prévoir plutôt qu’une déclaration à l’état civil, une mascarade telle celle du mariage devant le maire ?

      Allez, à+ (j’aurais pu dire comme vous « au suivant », mais je trouve que ça fait un peu fat de croire ainsi avoir mouché l’autre en quelques lignes.

    • L’Ankou 30 janvier 2013 18:53
      « Ne peut-on, pour satisfaire tout le monde, prévoir plutôt qu’une déclaration à l’état civil, une mascarade telle celle du mariage devant le maire ? »
      Non.

      Déjà parce que le fait que ça vous satisfasse n’en fait pas une solution qui satisfait tout le monde (et c’est moi qui passe pour fat !).

      Ensuite parce que la publication des bancs, l’ouverture au public de la cérémonie, les témoins et tout ça, chaque élément de ce que vous appelez une mascarade a un sens, une fonction, une nécessité juridique, notamment pour officialiser l’acte et le rendre opposable au tiers. Appeler ça « mascarade » prouve que vous n’y connaissez pas grand chose ou que vous avez oublié d’y réfléchir.

      Enfin, parce que lorsque vous aurez compris l’utilité de chacun de ces élements et les conséquences qu’il a pour l’opposabilité du mariage, vous comprendrez que la seule solution pour que l’union civile de personnes de même sexe ait exactement les mêmes effets qu’un mariage, c’est précisément que ce soit un mariage dans tous les éléments de son déroulement.

      A supposer que vos revendications soient assez futiles pour vous satisfaire d’un régime identique avec un nom différent, c’est alors que vous accepter qu’on résolve les problèmes en appelant un chat, un chien. Les imératifs élémentaires de la simplification du droit commandent qu’on appelle de la même manière des choses qui ont les mêmes causes et les mêmes effets.

    • TicTac TicTac 30 janvier 2013 20:09

      Oh ! Le PACS ne bénéficie pas de formalités de publicité destinées aux tiers ?

      Je suis déçu, je vous avais déjà lu et je vous avais trouvé sensé.
      Dommage, vous êtes un usurpateur doublé d’un ignorant.

      Bye !

    • Théo Portais 30 janvier 2013 22:38

      Je réponds à votre question dans mon article, très brièvement certes, lorsque je parle de l’attitude de certains partisans du mariage gay ou de ceux que « seul une question de vocabulaire dérange ». Donner les mêmes droits sous une autre appellation relève à mon sens, à la fois d’une forme d’hypocrisie et de mépris. Vous êtes opposés à « ce que l’on retire au mariage une dimension supérieure ». Donc si je comprends bien, pour vous, le terme « mariage » perdrait de sa « dimension » s’il était attribué à une union homosexuelle ? Personnellement, cela me dérange tout autant qu’une opposition pure et simple à l’égalité des droits.


    • L’Ankou 31 janvier 2013 10:06

      Merci Théo. Heureux que vous participiez finalement au débat smiley

      @ Tic Tac : « Oh ! Le PACS ne bénéficie pas de formalités de publicité destinées aux tiers ? »

      Où l’aurais-je donc prétendu ? Quand on se mêle d’insulter les gens, autant que ce soit pour ce qu’ils ont commis, non ?
       
      Je n’ai guère l’usage de l’insulte d’usurpation, pour n’avoir jamais prétendu ici disposer d’aucun titre ni qualification. Celle d’ignorance me va mieux n’ayant jamais que quelques ilôts de savoir dans un océan d’incertitudes. Je vous les renvoie néanmoins toutes deux puisque vous me les adressiez liées. Faites-en un meilleur usage. Personnel, s’il le faut.

      Bien à vous,
      L’ankoù


    • TicTac TicTac 31 janvier 2013 11:06

      Très cher Ankou,

      relisez-vous :
      « Enfin, parce que lorsque vous aurez compris l’utilité de chacun de ces élements et les conséquences qu’il a pour l’opposabilité du mariage, vous comprendrez que la seule solution pour que l’union civile de personnes de même sexe ait exactement les mêmes effets qu’un mariage, c’est précisément que ce soit un mariage dans tous les éléments de son déroulement. »

      Donc oui, vous avez prétendu que l’opposabilité aux tiers d’une union ne saurait résulter que du mariage.
      Fermez le ban.

      A l’auteur,

      tout ceci est une question de point de vue.
      A ce titre, le mien est tout aussi respectable que celui des autres.
      Il existe pour moi une contradiction flagrante dans l’argumentation développée.
      Toucher aux fondements institutionnels du mariage n’est pas anodin pour une certaine frange de la population.
      Ce qui me gène, c’est que l’on puisse revendiquer ces apparats du mariage et toutes ses conséquences sociales désuètes (ou présentées comme telles) tout en trouvant anormal de se prévaloir de ces mêmes attributs pour les défendre.
      L’égalité n’est pas de tout permettre sans distinction, placer le débat sur ce seul point est un leurre parce que l’égalité se fonde en termes de droits et qu’il n’existe pas de droits à la symbolique du mariage, il n’existe que des droits à revendiquer une union ayant des conséquences identiques.

      Petite digression sur le sujet de l’égalité : 
      Lorsque l’on se pique de revendiquer l’égalité pour tout et n’importe quoi, voilà ce qu’il se passe.
      Par ailleurs, le débat sur la PMA, l’adoption et tout le reste risque d’être particulièrement délicat lorsqu’il conviendra de différencier les droits en fonction du type d’union pour un seul et même contrat : le mariage.

      Merci en tout cas de m’avoir répondu (et d’avoir fait mentir votre titre smiley )

    • L’Ankou 31 janvier 2013 16:26

      Relu. Je n’en change pas un iota.

      Je ne voudrais pas paraître m’acharner contre vous, ni lasser nos lecteurs par des pinailages, mais non, je ne dis pas que le PACS est sans effets opposables aux tiers. Il a des effets, mais enfin ce ne sont pas les mêmes effets que le mariage - j’espère que vous en convenez ! Et ni lui ni aucune forme d’union civile ne peut avoir les mêmes effets que le mariage sans que les tiers ne disposent de garanties comparables d’information et de contrôle. Donc, sans en avoir le même formalisme, que vous qualifiez cette fois « d’apparats » après l’avoir décrit comme une « mascarade ».

      Libre a vous de vous complaire dans l’erreur, l’approximation et le déni, mais merci de ne pas trahir mes propos, surtout pour justifier de m’insulter comme vous l’avez fait.


    • TicTac TicTac 31 janvier 2013 17:52

      Vous devez avoir raison :

      « Les personnes qui concluent un pacte civil de solidarité en font la déclaration conjointe au greffe du tribunal d’instance dans le ressort duquel elles fixent leur résidence commune ou, en cas d’empêchement grave à la fixation de celle-ci, dans le ressort duquel se trouve la résidence de l’une des parties.

      En cas d’empêchement grave, le greffier du tribunal d’instance se transporte au domicile ou à la résidence de l’une des parties pour enregistrer le pacte civil de solidarité.

      A peine d’irrecevabilité, les personnes qui concluent un pacte civil de solidarité produisent au greffier la convention passée entre elles.

      Le greffier enregistre la déclaration et fait procéder aux formalités de publicité.

      Lorsque la convention de pacte civil de solidarité est passée par acte notarié, le notaire instrumentaire recueille la déclaration conjointe, procède à l’enregistrement du pacte et fait procéder aux formalités de publicité prévues à l’alinéa précédent.

      La convention par laquelle les partenaires modifient le pacte civil de solidarité est remise ou adressée au greffe du tribunal ou au notaire qui a reçu l’acte initial afin d’y être enregistrée.

      A l’étranger, l’enregistrement de la déclaration conjointe d’un pacte liant deux partenaires dont l’un au moins est de nationalité française et les formalités prévues aux troisième et cinquième alinéas sont assurés par les agents diplomatiques et consulaires français ainsi que celles requises en cas de modification du pacte. »

      « Il est fait mention, en marge de l’acte de naissance de chaque partenaire, de la déclaration de pacte civil de solidarité, avec indication de l’identité de l’autre partenaire. Pour les personnes de nationalité étrangère nées à l’étranger, cette information est portée sur un registre tenu au greffe du tribunal de grande instance de Paris. L’existence de conventions modificatives est soumise à la même publicité.

      Le pacte civil de solidarité ne prend effet entre les parties qu’à compter de son enregistrement, qui lui confère date certaine. Il n’est opposable aux tiers qu’à compter du jour où les formalités de publicité sont accomplies. Il en va de même des conventions modificatives. »

      « Les partenaires liés par un pacte civil de solidarité s’engagent à une vie commune, ainsi qu’à une aide matérielle et une assistance réciproques. Si les partenaires n’en disposent autrement, l’aide matérielle est proportionnelle à leurs facultés respectives.

      Les partenaires sont tenus solidairement à l’égard des tiers des dettes contractées par l’un d’eux pour les besoins de la vie courante. Toutefois, cette solidarité n’a pas lieu pour les dépenses manifestement excessives. Elle n’a pas lieu non plus, s’ils n’ont été conclus du consentement des deux partenaires, pour les achats à tempérament ni pour les emprunts à moins que ces derniers ne portent sur des sommes modestes nécessaires aux besoins de la vie courante. »

      « Sauf dispositions contraires de la convention visée au troisième alinéa de l’article 515-3, chacun des partenaires conserve l’administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels. Chacun d’eux reste seul tenu des dettes personnelles nées avant ou pendant le pacte, hors le cas du dernier alinéa de l’article 515-4.

      Chacun des partenaires peut prouver par tous les moyens, tant à l’égard de son partenaire que des tiers, qu’il a la propriété exclusive d’un bien. Les biens sur lesquels aucun des partenaires ne peut justifier d’une propriété exclusive sont réputés leur appartenir indivisément, à chacun pour moitié.

      Le partenaire qui détient individuellement un bien meuble est réputé, à l’égard des tiers de bonne foi, avoir le pouvoir de faire seul sur ce bien tout acte d’administration, de jouissance ou de disposition. »

      « Les partenaires peuvent, dans la convention initiale ou dans une convention modificative, choisir de soumettre au régime de l’indivision les biens qu’ils acquièrent, ensemble ou séparément, à compter de l’enregistrement de ces conventions. Ces biens sont alors réputés indivis par moitié, sans recours de l’un des partenaires contre l’autre au titre d’une contribution inégale. »

      « Toutefois, demeurent la propriété exclusive de chaque partenaire :

      1° Les deniers perçus par chacun des partenaires, à quelque titre que ce soit, postérieurement à la conclusion du pacte et non employés à l’acquisition d’un bien ;

      2° Les biens créés et leurs accessoires ;

      3° Les biens à caractère personnel ;

      4° Les biens ou portions de biens acquis au moyen de deniers appartenant à un partenaire antérieurement à l’enregistrement de la convention initiale ou modificative aux termes de laquelle ce régime a été choisi ;

      5° Les biens ou portions de biens acquis au moyen de deniers reçus par donation ou succession ;

      6° Les portions de biens acquises à titre de licitation de tout ou partie d’un bien dont l’un des partenaires était propriétaire au sein d’une indivision successorale ou par suite d’une donation.

      L’emploi de deniers tels que définis aux 4° et 5° fait l’objet d’une mention dans l’acte d’acquisition. A défaut, le bien est réputé indivis par moitié et ne donne lieu qu’à une créance entre partenaires. »

      « A défaut de dispositions contraires dans la convention, chaque partenaire est gérant de l’indivision et peut exercer les pouvoirs reconnus par les articles 1873-6 à 1873-8.

      Pour l’administration des biens indivis, les partenaires peuvent conclure une convention relative à l’exercice de leurs droits indivis dans les conditions énoncées aux articles 1873-1 à 1873-15. A peine d’inopposabilité, cette convention est, à l’occasion de chaque acte d’acquisition d’un bien soumis à publicité foncière, publiée à la conservation des hypothèques.

      Par dérogation à l’article 1873-3, la convention d’indivision est réputée conclue pour la durée du pacte civil de solidarité. Toutefois, lors de la dissolution du pacte, les partenaires peuvent décider qu’elle continue de produire ses effets. Cette décision est soumise aux dispositions des articles 1873-1 à 1873-15. »

      « Le pacte civil de solidarité se dissout par la mort de l’un des partenaires ou par le mariage des partenaires ou de l’un d’eux. En ce cas, la dissolution prend effet à la date de l’événement.

      Le greffier du tribunal d’instance du lieu d’enregistrement du pacte civil de solidarité ou le notaire instrumentaire qui a procédé à l’enregistrement du pacte, informé du mariage ou du décès par l’officier de l’état civil compétent, enregistre la dissolution et fait procéder aux formalités de publicité.

      Le pacte civil de solidarité se dissout également par déclaration conjointe des partenaires ou décision unilatérale de l’un d’eux.

      Les partenaires qui décident de mettre fin d’un commun accord au pacte civil de solidarité remettent ou adressent au greffe du tribunal d’instance du lieu de son enregistrement ou au notaire instrumentaire qui a procédé à l’enregistrement du pacte une déclaration conjointe à cette fin.

      Le partenaire qui décide de mettre fin au pacte civil de solidarité le fait signifier à l’autre. Une copie de cette signification est remise ou adressée au greffe du tribunal d’instance du lieu de son enregistrement ou au notaire instrumentaire qui a procédé à l’enregistrement du pacte.

      Le greffier ou le notaire enregistre la dissolution et fait procéder aux formalités de publicité.

      La dissolution du pacte civil de solidarité prend effet, dans les rapports entre les partenaires, à la date de son enregistrement.

      Elle est opposable aux tiers à partir du jour où les formalités de publicité ont été accomplies.

      A l’étranger, les fonctions confiées par le présent article au greffier du tribunal d’instance sont assurées par les agents diplomatiques et consulaires français, qui procèdent ou font procéder également aux formalités prévues au sixième alinéa.

      Les partenaires procèdent eux-mêmes à la liquidation des droits et obligations résultant pour eux du pacte civil de solidarité.A défaut d’accord, le juge statue sur les conséquences patrimoniales de la rupture, sans préjudice de la réparation du dommage éventuellement subi.

      Sauf convention contraire, les créances dont les partenaires sont titulaires l’un envers l’autre sont évaluées selon les règles prévues à l’article 1469. Ces créances peuvent être compensées avec les avantages que leur titulaire a pu retirer de la vie commune, notamment en ne contribuant pas à hauteur de ses facultés aux dettes contractées pour les besoins de la vie courante. »

      Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour donner tort à l’autre, hein ?

      Dites-moi, juste en passant, ça ne ressemblerait pas furieusement à l’information des tiers telle qu’assurée par le mariage ?

      Re-dites-moi, qu’y a-t-il comme différence qui ne soit pas modifiable par un nouveau texte ?

      Allez, tchussss...

      PS : juste pour le fun, je vous ai même laissé le lien vers l’article 1469 du Code civil...allez voir, vous allez rire, il s’agit des règles relatives au calcul du profit subsistant, applicables en cas de liquidation du régime matrimonial.

      Etonnant, non, comme on peut faire concorder un contrat civil avec un autre contrat civil ?


    • TicTac TicTac 31 janvier 2013 18:22

      Et pour vot’ zinfo, je qualifie d’apparat et de mascarade la cérémonie en mairie, dont rien n’interdit au passage qu’elle soit copiée pour le PACS et qui, elle, n’a aucune incidence sur l’information des tiers (sauf si vous invitez votre banquier).

      Et puis permettez-moi de revenir sur une autre de vos « perles » :

      « A supposer que vos revendications soient assez futiles pour vous satisfaire d’un régime identique avec un nom différent, c’est alors que vous accepter qu’on résolve les problèmes en appelant un chat, un chien. Les imératifs élémentaires de la simplification du droit commandent qu’on appelle de la même manière des choses qui ont les mêmes causes et les mêmes effets. »

      Je passe sur le chat et le chien, sans intérêt sauf si vous voulez que l’on appelle une femme un homme, un homo un hétéro et que vous revendiquez LA STRICTE EGALITE NOM DE DIEU.
      Parce que pour ce qui me concerne, appeler une union entre un homme et une femme différemment d’une union entre deux femmes ou deux hommes ne relève pas de la discrimination.
      Au risque de vous surprendre, il existe même des cas de discrimination légale (
      Catégories de discrimination légale

      Des discriminations sont autorisées lorsqu’elles poursuivent un but de rééquilibrage social et que les moyens utilisés sont proportionnés et nécessaires. C’est le cas par exemple :

      Sont également autorisés des recrutements réservés à certains profils, quand cette limitation ne peut logiquement être levée (par exemple afin d’embaucher une actrice appelée à tenir un rôle de personnage féminin, ou une personne assurant l’accueil dans un établissement fréquenté exclusivement par l’un ou l’autre sexe).

      Les restrictions relatives à la nationalité pour intégrer la fonction publiquecomptent parmi les discriminations légales.

      D’autres mesures discriminatoires peuvent être admises, si la situation l’exige, notamment dans le cadre du travail.)


      La simplification du droit n’a pas empêché la création du PACS, ni son évolution.
      La simplification du droit aurait commandé, en revanche, que l’on modifiât le PACS, puisqu’il existait, pour le faire concorder au mariage, si telle est la revendication.

      Quant aux effets, on élargit le débat puisque, in fine, c’est un autre reproche à faire puisque demain, vous serez contraint, puisque contrat identique, d’accepter que tout ce qui est accordé aux mariés hétéro le soit aux mariés homo.
      Par exemple, demain, l’on vous dira oui pour la PMA, oui pour la GPA, et vous ne pourrez plus vous défausser.

       smiley mais j’y pense !!! Ce ne serait pas des fois la raison non-avouée de cette modification substantielle de notre droit ?

      Bonjour chez vous.

    • L’Ankou 3 février 2013 15:04

      Mon petit,

      Votre maîtrise du copier-coller suscite ma plus vive admiration.

      Vous aviez déjà indiqué « Oh ! Le PACS ne bénéficie pas de formalités de publicité destinées aux tiers ?  » (avec un lien vers Légifrance) et je vous ai répondu que je n’ai pas prétendu le contraire. Le fait que vous citiez in extenso les mêmes textes que vous aviez référencé par lien n’y change rien : je n’ai toujours pas prétendu le contraire. Mais je reconnais bien là votre sollicitude à faire entendre raison par la répétition. Des fois que les choses soient de plus en plus sensées quand on les répète.

      « Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour donner tort à l’autre, hein ? »
      - Oui, hein... je vois ça.

      « Dites-moi, juste en passant, ça ne ressemblerait pas furieusement à l’information des tiers telle qu’assurée par le mariage ? »
      - Ca ressemble furieusement à l’information des tiers, vu que c’en est.
      - ça n’est pas celle assurée par le mariage.
      - au passage : votre longue citation juridique aurait gagné à se cibler sur l’article 515-3 alinéa 4 et l’article 515-3-1 alinéa 2. Mais bon, si en plus il fallait lire, décortiquer et comprendre les pavés législatifs dont on étoffe sa prose quand elle est trop creuse, hein...
      - par contre, vous auriez pu citer le décret d’application, où l’on voit qu’il y a publicité, certes, mais pas publication. Ne serait-ce que pour ça, les droits des tiers créanciers, à supposer qu’ils soit comparables à ceux du mariage, sont moins bien garantis.
      - vous aurez été encore mieux avisé d’aller pêcher dans l’argumentaire de la CA de Bordeaux qui confirmait l’annulation du mariage de Begles : « la législation interne française permet à des personnes vivant ensemble de conclure entre elles de nombreuses conventions régissant leur vie commune, faisant l’objet de publicité et opposables aux tiers, que ce soit sur un ou plusieurs biens déterminés (notamment indivisions, copropriétés, sociétés) ou que ce soit par convention générale (Pacte Civil de Solidarité). » Sauf que cela ne remet pas en question ce que j’ai dit : Si les Pacsés peuvent singer le mariage et, par le jeux de conventions, s’approcher asymptotiquement du statut marital, il y a des différences incompressibles que le législateur du PACS a tenu à interdire non seulement dans leurs effets, mais également en excluant les éléments qui pouvaient en être la cause, et notamment une identité de formalités.
      D’où :

      • oui, on pourrait changer le PACS pour le rendre identique au mariage, et cela suppose non seulement de prévoir les mêmes effets, mais aussi de reproduire la même solennité dont les fonctions n’ont rien d’exclusivement symbolique ;
      • dès lors qu’on aurait des effets et des causes identiques, la maintien du PACS ne se justifie que pour satisfaire des idolâtres de la différenciation linguistique, au grand dam des promoteurs d’une simplification du droit ;
      • Sauf que l’idée même d’une transformation du PACS est irréaliste dans la mesure ou certains l’on conclu comme alternative volontaire au mariage. On fait quoi ? On les marie de force ? On les divorce d’office ? On maintient cette verrue juridique, ce compromis tactique d’une autre époque, le temps qu’il n’y ait plus de PACSés en vie ?

      A titre personnel, j’ai la certitude que le PACS était une connerie et qu’on va se trainer indéfiniment ce régime hybride encore longtemps, jusqu’à ce que sa désuétude autorise enfin à le supprimer. Il fallait tout de suite élargir le mariage. Préparer l’opinion, c’est bien beau, mais il est de ces traits de construction qu’on n’arrive jamais à gommer. Tant pis. On fera avec. Bien obligé.

      « Etonnant, non, comme on peut faire concorder un contrat civil avec un autre contrat civil ? »

      - mais pas avec une institution, si l’on reconnaît un tant soi peu de valeur au fait que le mariage en soit une.

      « Et pour vot’ zinfo, je qualifie d’apparat et de mascarade la cérémonie en mairie (...) qui, elle, n’a aucune incidence sur l’information des tiers (sauf si vous invitez votre banquier). »

      - de quelle insulte m’auriez vous agoni si j’avais proféré telle sottise ? L’article 165 du code civil dispose in limine que le mariage est célébré publiquement. Faites fermer les portes de la cérémonie, et votre mariage peut être annulé ! Évidemment, vous n’êtes pas obligé d’inviter vos créanciers, mais ils peuvent venir, on rencontrer quelqu’un qui peut témoigner que le mariage a eu lieu. Un jour, peut-être, cette formalité prendra la forme de tweets ou d’un événement Facebook a diffusion large, mais en attendant, la publicité du mariage est obligatoirement assurée aussi par la publicité de la cérémonie. Autant pour vot’info !

      «  Je passe sur le chat et le chien, sans intérêt sauf si vous voulez que l’on appelle une femme un homme, un homo un hétéro et que vous revendiquez LA STRICTE EGALITE NOM DE DIEU. »

      Laissez donc le nom de votre dieu en dehors de cette affaire. Revendiquer la stricte égalité DE DROIT n’a jamais été infamant. Personnellement, dans cette affaire, c’est la liberté (de se marier) bien plus que l’égalité, que je réclame pour les personnes de même sexe.

      « Parce que pour ce qui me concerne, appeler une union entre un homme et une femme différemment d’une union entre deux femmes ou deux hommes ne relève pas de la discrimination. »
      Dois-je comprendre que le seul truc qui vous motive, c’est de pouvoir brandir votre acte de mariage comme preuve que vous n’êtes pas une tarlouze ? C’est sûr que si vous n’aviez que ce moyen, ça pourrait vous manquer !

      Passons à la suite.


      Je n’ai pas attendu vos quelques exemples de discrimination légale pour savoir que l’égalité consiste à traiter de la même manière des gens qui sont dans une situation identique. Le droit administratif est riche d’une abondante jurisprudence concernant l’égalité de traitement des usagers devant le service public et les charges publiques, ou des candidats devant la commande publique. Je vais à mon tour vous révéler un secret bien gardé : l’égalité de traitement des candidats autorise à en désigner un comme titulaire d’un marché public. Comme quoi l’égalité DE DROITS s’accommode bien de certaines distinctions. Allons plus loin : Les concours de la fonction publique sont FAITS POUR ÊTRE DISCRIMINATOIRES.

      La leçon de tout ça, c’est que la prise en compte des différences n’est pas interdite, mais qu’elle doit être justifiée par l’objet même du service, de l’institution, du contrat. On a considéré un temps que la différence de sexe faisait partie de l’objet même du mariage. On s’apprête à constater, sous les coups de boutoir de la pratique qui est faite du mariage, de l’union libre et des évolutions des mœurs, que nul n’a rien à perdre personnellement que sa psychorigidité à accepter que des personnes de même sexe y accèdent aussi.

      « demain, vous serez contraint, puisque contrat identique, d’accepter que tout ce qui est accordé aux mariés hétéro le soit aux mariés homo. (...)  mais j’y pense !!! Ce ne serait pas des fois la raison non-avouée de cette modification substantielle de notre droit ? »

      Pourquoi « non avouée » ? C’est quel mot que vous ne comprenez pas dans « égalité de droits » ?

      « Par exemple, demain, l’on vous dira oui pour la PMA, oui pour la GPA, et vous ne pourrez plus vous défausser. »
      - Comment ? Vous vous acharneriez à faire des lois pour modifier le PACS et vous oublieriez qu’on peut aussi en faire pour réglementer la PMA ou la GPA ? Les conditions d’une égalité devant le mariage ne sont pas nécessairement les conditions devant la PMA ou la GPA. Quand je dis que la discrimination doit être adaptée à l’objet, vous comprenez, je suppose que la PMA et le mariage ont des objets différents, non ? On pourrait très bien considérer que la différence de sexe n’est plus un critère de validité du mariage et qu’elle le reste en matière de PMA ou de GPA... Mais comme vous dites, c’est demain et pas aujourd’hui et l’indépendance deux débats démontre assez que le second est hors sujet pour le mariage.



    • cogno4 30 janvier 2013 09:58

      La plupart des gens n’en ont rien à faire du mariage pour tous, mais alors vraiment rien.

      Mais ça évite de parler des choses qui fâchent vraiment, ça permet aux sois disant humanistes, aux réacs religieux, aux journaleux, à l’église, à tous ceux qui n’ont rien à dire, etc.... d’exister l’espace d’un instant.


      • oncle archibald 30 janvier 2013 10:05

        « Honnêtement, que voulez-vous réellement faire face à des gens pour qui l’homosexuel(le) est un être « contre-nature », ou tout au moins « pas vraiment comme les autres » ? »

        Il est bien clair pour tout le monde au XXIeme siècle que la personne homosexuelle est exactement comme une autre, dispose des mêmes qualités et des mêmes défauts, de la même capacité à aimer, y compris à aimer des enfants ...

        Mais l’objet de cette loi n’est pas de lutter contre l’homophobie. L’objet est de dire que le couple composé de deux personnes de même sexe est exactement la même chose que le couple composé de deux personnes de sexe différents. Et la honnêtement pour reprendre votre prose, personne ne peut être d’accord car l’union des premiers est par nature infertile tandis que l’union des seconds est potentiellement fertile. Parce que sans cette union d’un ovule et d’un spermatozoïde il ne peut y avoir d’enfant. Et donc le couple homosexuel est bien comme vous le dites « pas vraiment comme les autres ». 

        Et c’est donc parce que je crois important que les enfants puissent disposer d’une place bien identifiée dans la lignée de ceux qui sont, que vous le vouliez ou non, leurs ascendants que je ne puis adhérer à ce projet de loi. Actuellement le mariage est cohérent parce qu’il permet de donner une double réponse cohérente, cf l’archétype du happy end : « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». 

        Dissocions clairement les problèmes, instituons une union civile avec flonflons et embrassades sur le perron de la mairie pour tous les couples, et réservons le mariage à ceux qui n’ont pas l’impossibilité de « fonder une famille ». Une famille ça n’est pas un élevage. Il ne suffit pas de donner le biberon et des caresses. Il faut aussi donner des chromosomes pour que les enfants sachent de qui ils sont les enfants. Les enfants adoptés qui devenus adultes cherchent désespérément à savoir qui sont leurs géniteurs est la preuve incontournable du problème posé par l’absence de repères physiologiques. 

        Depuis le début-t de cette affaire les problèmes liés à la filiation et aux droits des enfants à connaitre leurs origines sont soigneusement occultés par les esprits supérieurs qui estiment, comme l’auteur, qu’il est inutile de discuter avec ceux qui ne sont pas de leur avis.

        • Théo Portais 30 janvier 2013 17:45

          Vous assimilez, et c’est l’objet principal de mon article, différence naturelle et inégalité. C’est précisément ce qui pour moi n’est pas acceptable.


        • oncle archibald 30 janvier 2013 18:50

          Je n’assimile rien. Il n’y a aucune différence naturelle entre les individus homosexuels et les individus hétérosexuels. Le sperme d’un homosexuel est fécond, mais quand un spermatozoïde rencontre un autre spermatozoïde au lieu de rencontrer un ovule il ne se passe rien ! 

          Veuillez préciser clairement ce qui pour vous parait inacceptable dans mes propos, si toutefois vous acceptez de déroger à votre règle qui est de ne pas discuter avec des cons.

        • Cadoudal Cadoudal 31 janvier 2013 01:56

          « Quant au premier exemple, il faut apparemment repréciser que l’homosexualité n’est pas un handicap »

          Pour faire des enfants, les homosexuels sont quand même un peu handicapés, il faut apparamment vous le repréciser...


        • L’Ankou 31 janvier 2013 12:38

          Mon cher Cadoudal, j’ai peur de devoir refermer la porte que vous ouvrez : elle ouvre sur une impasse.

          La masturbation, la sodomie, l’inflat... pardon, la fellation sont des pratiques non procréatives également en usage chez beaucoup d’hétérosexuels. Vous aussi pouvez essayer. Le fait que vos voisins les pratiquent les handicape peut-être pour procréer, mais ne vous autorise pas pour autant à vous mêler de leur vie privée.

          Quant à la qualification de l’homosexualité, j’ai grandement débridé le champ de mes réflexions depuis quelques années que je ne la considère plus que comme... aha !... une liberté, tout simplement !

          Ne me dites pas qu’une posture respectueuse de la vie privé et des libertés vous est impossible ou vous offusque...

          Bien à vous,
          L’Ankoù


        • eric 30 janvier 2013 10:16

          je suis d’accord sur un point. Un dialogue avec vous serait dans l’ensemble une perte de temps. Cependant, je respecte en vous l’enfant brutalise, dont la mère ne prenait même pas le temps de lui expliquer quoi que ce soit. On deviendrait primate a moins.


          • antyreac 30 janvier 2013 10:49

            Le droit de pédaler sur l’autoroute un acte d’égalité ?
            Quelle bêtise !

            Contrairement aux slogans de ceux qui prétendent que le mariage entre un homme et une femme crée une inégalité envers les homosexuels ceci :

            1/ les autoroutes existent et il faut un véhicule autorisé pour y accéder. Cela crée t-il une inégalité entre automobilistes et piétons ? Non bien sur et on n’ouvre pas des chemins de grande randonnée ou des pistes cyclables sur les autoroutes.
            C’est pourtant ce que veulent faire les partisans du mariage homosexuel en disant que cela ne gênera personne.

            2/ il n’y a pas de droit à l’adoption réservée aux couples (quels qu’il soient) ni de droit à l’enfant pour les couples hétérosexuels. En bonne égalité républicaine cela concerne autant ceux qui ne réunissent pas les conditions pour en faire que ceux qui les réunissent. C’est l’enfant qui a droit à un foyer lequel peut même si son intérêt l’exige être constitué en tout et pour tout d’un célibataire de plus de 28 ans (art 343-1 CC).
            Dans le cas de la PMA il n’y a pas non plus de droit à l’enfant mais un droit aux soins pour une personne dont les fonctions naturelles sont affectées et avec parfois pour objectif un droit à une naissance sécurisée pour l’enfant.

            Voilà le prétendu progrès contre les inégalités : un simple passe-droit idiot et égoïste...


            • cogno4 30 janvier 2013 11:37

              N’importe quoi.

              Vos arguments volent décidément très très bas.


            • TicTac TicTac 30 janvier 2013 11:51

              En réalité, quand on y regarde de plus près, on se rend compte que des tas de « dérogations » à cette prétendue égalité que nous aurions tous existent en droit.

              C’est ainsi, notamment, que sont différenciés les jeunes des vieux (contrats de travail), certaines familles contre d’autres (droit aux logements sociaux)...
              Ce n’est pas que l’égalité n’est pas respectée, c’est qu’elle s’inscrit dans un cadre plus large, en l’espèce, droit au travail ou droit au logement.

              De fait, concernant le droit à l’union peut parfaitement être respecté et il ne se trouve pas grand monde à la rejeter.
              Mais la cause du rejet actuel se situe précisément sur le droit à CETTE union qu’est le mariage.
              Je vous accorde que la distinction est subtile, mais elle prend tout son sens pour peu que l’on accorde aux anti-mariage pour tous le droit légitime à s’opposer à ce que cette union particulière leur soit réservée.

              L’égalité n’est pas une marchandise. Le mariage n’est pas une fabrique de droit.
              Encore une fois, lorsque les femmes ont revendiqué l’égalité avec les hommes, elles n’ont pas revendiqué d’être considérées comme ETANT des hommes, mais d’être traitées comme leurs égales.
              On ne peut pas tout revendiquer au nom de l’égalité, sauf à en dévoyer l’idée primaire qui est d’accorder des droits identiques malgré des différences qui ne seraient pas niées.
              C’est précisément MALGRÉ ces différences que l’égalité doit jouer, non pas en faisant en sorte de les occulter.

            • TicTac TicTac 30 janvier 2013 12:08

              « pour peu que l’on accorde aux anti-mariage pour tous le droit légitime à s’opposer à ce que cette union particulière leur soit réservée »

              pas à s’opposer mais à revendiquer smiley

            • Théo Portais 30 janvier 2013 17:49

              La différence cher monsieur, est qu’on ne nait pas piéton ou automobiliste.


            • Dwaabala Dwaabala 30 janvier 2013 18:25

              A M. Théo Portais
              Parce que vous êtes sans doute né homosexuel ?
              C’est toute une philosophie de la nature qui gît la-dessous.


            • Théo Portais 30 janvier 2013 22:16

              Né ou être devenu, peu importe. Il s’agit de toute façon d’une qualité intrinsèque, contrairement à l’exemple donné.


            • Dwaabala Dwaabala 30 janvier 2013 23:15

              Ah ! bon.
              Etre homosexuel c’est donc l’être définitivement.
              Mais, dites, c’est pire que la consécration du sacerdoce.


            • oncle archibald 30 janvier 2013 11:19

              S’agissant de l’adoption les enfants adoptés par des couples homosexuels se demanderont pourquoi ils ont été condamnés à la double peine ... Pas de parents naturels connus, plus des parents de substitution hors normes ... 


              Mais vous savez très bien qu’il y aura très peu d’adoptions accordées aux couples homosexuels (en Belgique je crois que c’est six en dix ans). L’enjeu est bien la PMA et dans la foulée au nom de l’égalité hommes-femmes la GPA ... Notre ministresse chef de projet vient d’ailleurs d’envoyer un clin d’œil appuyé aux homosexuels dans ce sens en enjoignant aux tribunaux d’accorder des « papiers français » aux enfants fabriqués illégalement de cette façon à l’étranger ... Donc ne vous en faites pas les gars, ce n’est qu’une question de patience .. 

              Et peu à peu l’égoïsme monstrueux qui va faire de l’enfant un animal de compagnie comme un autre (pour le moment c’est un animal exotique interdit d’importation, si on ne veut il faut se le procurer en douce à l’étranger), cet égoïsme va révéler tout son pouvoir de nuisance ... 

              Restera à décréter que les trop vieux on n’en veut plus, qu’on peut les euthanasie comme des animaux de compagnie devenus inutiles et même gênants, comme les vieux chiens qui font désordre dans leur couffin et qui parfois s’oublient sur le tapis du salon .. 

              Oui ce projet s’inscrit bien dans une révolution majeure de ce qu’est actuellement notre société. Une société qui cesse de protéger les plus faibles ne peut pas aller bien loin ... Tout le monde au fond de lui même le sait mais il est de bon ton de prôner le contraire et d’empêcher ceux qui voudraient alerter de le faire .... 

              Pas la peine de discuter avec les cons n’est-ce pas ... Les cons on les fait taire et ça suffit. 

            • Ruut Ruut 30 janvier 2013 16:27

              En quoi le non géniteur aura il l’obligation de la pension alimentaire en cas de divorce ?


            • Kookaburra Kookaburra 30 janvier 2013 11:31

              DESCARTES (je pense = je doute, donc je suis). Il n’y a pas de certitudes dans la philosophie. Seul le fanatique ou l’ignorance se veut propriétaire d’une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. La philosophie nous apprend à douter.

              En fait la certitude est souvent une opinion qui ne pense pas et qui affirme ce qui lui va bien. L’opinion est immédiate, elle n’a pas pour origine la pensée, la recherche de la vérité, elle n’est pas justifiée. Et c’est pourquoi les débats sur les questions comme le mariage homo sont utiles et nécessaires. Je suis d’accord qu’on a déjà assez discuté sur ce sujet, mais exclure catégoriquement le débat, comme l’auteur fait, suppose qu’il possède déjà la vérité.


              • Rounga Roungalashinga 30 janvier 2013 11:55

                J’avais écrit un message qui disait à peu près la même chose, mais il y a eu un bug.

                Est-ce que l’auteur évite à tout prix les opinions contraires à la sienne et se trouve-t-il bien quand dans un groupe tout le monde partage son avis ? Moi, c’est le contraire. Je recherche toujours des opinions susceptibles de me choquer et de remettre en question ce que je pense, même si ce n’est pas une raison pour le brader. Car j’ai toujours été instruit dans l’idée qu’on peut et qu’on doit tout remettre en cause, que les grands penseurs qui ont produit des avancées importantes dans leur domaine ont toujours remis en doute les certitudes de leur époque. Affirmer qu’il y a un principe qui ne doit pas être remis en cause, c’est la mort de la pensée, le dogmatisme et la barbarie (et je ne remettrai jamais ce principe en doute ! smiley ).


              • cogno4 30 janvier 2013 12:33

                Car j’ai toujours été instruit dans l’idée qu’on peut et qu’on doit tout remettre en cause

                Même les religions ?


              • Rounga Roungalashinga 30 janvier 2013 13:19

                Je n’ai pas eu d’éducation religieuse.


              • cogno4 30 janvier 2013 16:12

                Et hop, comment en pas répondre à une question tout simple.... comme d’habitude quoi.


              • Rounga Roungalashinga 30 janvier 2013 16:31

                La réponse coule de source : puisque j’ai été instruit dans l’idée qu’on peut tout remettre en cause, et que par ailleurs je n’ai reçu aucune éducation religieuse, il s’ensuivait que selon mon instruction on peut tout à fait remettre en cause les religions. Raison pour laquelle j’étais athée avant.
                Je suis désolé de ne pas avoir développé complétement ma réponse, mais je m’imagine toujours que mon interlocuteur saura tirer les conclusions par lui-même. J’oublie toujours qu’il y en a qu’il faut prendre par la main, à qui il faut expliquer tout doucement. Mea culpa, je manque de pédagogie.


              • Théo Portais 30 janvier 2013 17:56

                En réponse à Roungalashinga : croyez bien qu’avant d’écrire ça, j’en ai cherché des opinions contraires, et que j’ai lu un certain nombre d’articles d’opposants à cette loi. C’est même peut-être suite à ces lectures que j’en suis venu à exprimer que si, il y a selon moi des principes qui ne doivent pas être remis en cause.


              • Rounga Roungalashinga 30 janvier 2013 18:02

                Que vous vous interdisiez à vous-même de remettre en cause certains principes, cela vous regarde entièrement. Mais en niant la légitimité d’un débat, vous voulez interdire aux autres de le faire. Cela suppose donc que vous possédez la vérité, et que vous voulez interdire aux autres l’accès à cette vérité, puisque sa dynamique se trouve justement dans la confrontation d’idées contradictoires.


              • L’Ankou 31 janvier 2013 12:12

                Il me semble que ce n’est pas tant la légitimité d’un débat que la possibilité d’un « vrai » débat qui fait l’objet des préoccupations de M. Théo Portais.

                Et puisque Kookabura a bien voulu placer nos digressions sous les auspices de Descartes, je complèterais vonlontiers par Pascal et Nietzsche.

                De Pascal :

                M. de Roannez disait : « Les raisons me viennent après, mais d’abord la chose m’agrée ou me choque sans en savoir la raison, et cependant cela me choque pour cette raison que je ne découvre qu’ensuite. » Mais je crois, non pas que cela choque par ces raisons qu’on trouve après, mais qu’on ne trouve ces raisons que parce que cela choque.

                De Nietzsche :

                Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.


                L’idée d’un débat éclairé et constructif n’est viable que dans l’espoir d’emporter l’adhésion de l’autre. Or, j’observe que beaucoup de ceux qui réclament un débat manifestent surtout le besoin d’être entendus et, l’étant, s’offusquent qu’on n’adopte pas leur point de vue comme s’il s’imposait de lui-même. Comme s’il suffisait de l’entendre pour s’y rallier.

                Pour autant, l’art de la controverse constructive et ouverte n’est pas vain dès lors qu’on accepte de démonter la mécanique démonstrative des argumentaires en présence, pour en exhiber les rouages inopérants. Comme je l’indiquais plus haut, il y a peu de chance que l’opération fasse changer d’avis ceux qui sont rivés à leurs convictions. Et inversement, pour être honnête, je suis désormais plus difficile à convaincre, ayant surtout profité des critiques les plus intelligentes pour remplacer ceux de mes rouages défaillants (il y en avait) par de plus performants. :->

                Mais quelque part, le résultat de nos débats nous dépasse et si nous semblons nous opposer sans espoir de conciliation, c’est sous les yeux d’indécis qui, eux, feront le choix de l’intelligence (mais j’ai bien l’intention qu’il me sera favorable ! smiley ).

                Je reste donc, malgré tout, ouvert au débat. Et puis sait-on jamais : vous pourriez me démontrer que j’ai tort, si vous vous y prenez bien...

                Bien à vous,
                L’Ankoù


              • un mariage sur 2 finit par un divorce

                je connais queques gays pas particukièrement tetus...

                je m’étonne donc de tout ce foin...il y a lePACS valable aussi pour les gayrs....ca ne suffit pas,,,,,,,,,, ?????

                LE MARIAGE GAI EST VOTE....AVANT QUE LA GUERRE SOIT DECLAREE AU MALI

                JE NE SUIS PAS NI CONTRE LE MARIAGE GAI....NI CONTRE LA GUERRE ANTI DJIHADISTES AU SAHEL

                et si les couples gais divorcent....ne croyez vous pas que les dommages collatèraux seront pire que ceux du couple classique LES PSYS AURONT DU BOULOT..

                ET SI TOUS CES VACARME ET REACTIONS INDIGNES DES DEPUTES DE DROITE UMPFN ETAIT DE L ENFUMAGE ...DE LA MANIPULATION.faisant oublier chomage...mauvais salaires et cherté de logement et de la vie ,,,,,,,,,,, ???????????


              • antyreac 30 janvier 2013 11:32

                Il faut que lorsque la droite reviendra au popuvoir, cette loi soit purement et simplement A B R O G E E

                Et que les gauches les plus bêtes du monde se le tiennent pour dit..


                • lambda 30 janvier 2013 12:19

                  @ antyréac

                  Je voudrais pouvoir penser comme vous qu’un changement de parti au pouvoir puisse changer la loi future en marche mais ce serait ne pas avoir compris que les partis politiques quelqu’ils soient obéissent, non pas à ceux qui leur ont donné par leur vote la légalité pour les trahir, mais à leurs maitres

                  Ces orientations sociétales se décident entre Maitres au sein de leurs Organisations que sont Bilderberg, la Trilatérale, le CFR etc..

                  C’est là que se décide le sort des populations et quelque soit le parti élu sous la houlette de ces gouvernements occultes, fera ce que lui dira ses maitres

                  C’est un leurre de penser que les lois qui vont être votées seront défaites par un changement politique

                  Le commerce du ventre est ouvert - Taubira vient de donner des ordres dans ce sens aux Tribunaux Français en leur demandant d’inscrire la nationalité française à des enfants nés à l’étranger de mères porteuses

                   

                   


                • oncle archibald 30 janvier 2013 12:35

                  @ Antiréac : sans aller chercher le complot mondial comme le fait le citoyen Lambda je pense que la droite la plus bête du monde est ,comme la gauche du même nom, tellement attachée à la recherche des voix dans les fonds de tiroirs qu’elle n’avancera un projet d’abrogation de cette loi que si elle est sure que cela lui « rapportera » sur le plan électoral ... 

                  Avec le « terrorisme intellectuel de la gauche bien pensante » qui interdit à quiconque de ne pas penser « comme il faut » sans être taxé d« homophobie, racisme, j’en passe ... il n’est pas sur du tout que le mariage homosexuel puisse être considéré comme un sujet susceptible de faire pencher la balance électorale du coté droit .. et donc ... rien ... comme d’hab ! 

                  Nos politiques ne raisonnent qu’en terme d’efficacité électorale .. Si les candidats de droite pensent que de toute façon les gens qui sont opposés au projet de loi Taubira voteront pour eux ils ne feront rien de peur de perdre quelques voix d’homosexuels indécis .... C’est bien pour racler ces quelques voix que François Hollande avait mis cette mesure dans son projet, sachant qu’elle ne lui ferait perdre aucune voix de ses »habitués" et qu’elle pouvait lui en attirer quelques unes d’homosexuels ayant l’habitude de voter à droite ... 

                  Les scores de la présidentielle se jouant toujours à quelques milliers de voix il faut aller racler les fonds de tiroir pour l’emporter ... Et il n’y a que ce résultat là qui les intéresse !

                • lambda 30 janvier 2013 13:38

                  @ oncle archibald

                  Dois je comprendre que vous niez l’incidence des décisions de ces Groupes, Cénacles internationaux spécialement le Bilderberg Group pour l’Europe sur les Gouvernements mis en place par leur lobbys,

                  http://blogs.mediapart.fr/blog/giulietta/020212/le-groupe-bilderberg-et-goldman-sachs-devoiles-dans-le-nouveau-livre-les-

                   

                  ’Yves Calvi il y a quelques années fut ridicule en faisant semblant de ne pas connaitre l’existence de Bilderberg, ce qui aggravait son cas en tant que journaliste

                  http://www.dailymotion.com/video/x4m2t6_bilderberg-connais-pas-2_news

                  Dois je vous rappeler la citation de Rockfeller remerciant quelques médias américains importants d’avoir gardé le silence pendant 40 ans sur les agissement de leur Groupe

                  http://www.dailymotion.com/video/xsgbm9_david-rockefeller-remercie-les-medias-pour-leur-silence_news

                   

                   

                   

                   


                • oncle archibald 30 janvier 2013 13:52

                  « Yves Calvi il y a quelques années fut ridicule en faisant semblant de ne pas connaitre l’existence de Bilderberg, ce qui aggravait son cas en tant que journaliste »

                  peut-être qu’en raison de son métier Yves Calvi aurait du savoir, mais moi je ne suis pas journaliste, je suis citoyen « lambda », et si je sais que beaucoup de choses se décident dans notre dos, je sais aussi que je ne sais et ne saurai à peu près rien de toute cette merdouille ... Je m’en tiens à du bien tangible, sinon nous allons tous devenir fous ! Et la recherche effrénée de la moindre voix en plus par notre personnel politique ça, en France, c’est du bien tangible ...

                • cogno4 30 janvier 2013 16:13

                  Et que les gauches les plus bêtes du monde se le tiennent pour dit..

                  Ja Herr Oberst !!


                • DEMISSION DE C JACOB CHEF DES DEPUTES UMP-FN A L ASSEMBLEE

                  il a insulté CORONADO député ps en le traitant de « PD »

                  ses compliceS estrosi...mariani...ciotti...mariton...balkany...l luke...myard

                  ILS NE SONT MEME PAS DIGNES D ETRE CITOYENS FRANCAIS ... ALORS DEPUTES OU MINISTRES JAMAIS PLUS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! dehors LES FASCISTES
                  cette droite forte c’ est le retour du nazisme avec leurs amis de CIVITAS



                • antyreac 30 janvier 2013 11:38

                  derniers sondages :70 % des interrogés sont pour un REFERENDUM.


                  • C.C. C.C. 30 janvier 2013 11:49

                    "D’un autre côté, je reconnais qu’il est extrêmement difficile de ne pas céder à la tentation de venir au secours de ces pauvres brebis égarées que sont les opposants au mariage gay, et de les tirer du marasme intellectuel dans lequel ils se trouvent [...]. La tâche semble simple tant sont béants les trous qui constituent le gruyère de la réflexion des opposants."

                    Raisonnement magnifique de l’auteur. A ce titre, on se demande bien pourquoi on consulte ces salauds de pauvres qui n’ont pas suivi de hautes études à l’ENA sur la gestion des affaires du pays ! Qu’est-ce qu’ils peuvent y comprendre, ces pauvres cons, qui sont bien incapables de s’élever au dessus de leur condition  ! Remarquez, avec la PMA bientôt accessible pour tous ... euh ... pour tout ceux qui ont du fric, et les progrès de la génétique, nous pourrons bientôt les optimiser pour ce qui doit être leur seul rôle : fournir des bras et, éventuellement, des utérus.


                    • Théo Portais 30 janvier 2013 18:04

                      Je vous invite à relire la fin de mon troisième paragraphe. Je porte des jugements sur certaines personnes, tout comme les opposants au mariage gay, à cette différence près que je n’en tire pas la conclusion que ces personnes devraient avoir moins de droits que les autres.


                    • Loup Rebel Loup Rebel 30 janvier 2013 12:16


                      Je suis d’accord au moins sur un point : non à ce débat-là, sur les homosexuels et leur sort.

                      On ne les a d’ailleurs pas entendus s’exprimer ici, ou alors j’ai loupé quelque chose.

                      Je souhaiterais néanmoins aborder un questionnement de fond sur l’homosexualité.

                      C’est parce que le débat n’est centré que sur des êtres humains désignés par une pratique sexuelle différente de celles de ceux qui en parlent le plus ici que le débat est purement polémique.

                      Il suffit de remplacer « l’homosexuel » par « l’homosexualité » pour changer la tournure des propos tenus.

                      Ainsi, dire « je n’aime pas les homosexuels » est dénoncé comme étant un propos homophobe.

                      En revanche, si je dis « je n’aime pas l’homosexualité » ne fait pas de moi un homophobe. Je ne parle pas d’une personne, mais d’une pratique sexuelle que je n’aime pas = je ne veux pas avoir cette pratique. Ceux qui l’ont l’aiment, moi je ne l’aime pas.

                      On ne parle plus de la différence entre ce que sont deux êtres humains, mais entre ce qu’ils font.


                      • Mammon 30 janvier 2013 12:39

                        Le débat sur le mariage gay n’a rien permis, n’a rien fait avancé. Les gens seront restés campés sur leur positions, les auront le cas échéant radicalisées (comme moi).

                        Ce n’est pas le débat mais plutôt l’absence de la mise en place d’un débat serein qui aura contribué à la radicalisation des positions.
                        Conséquence : la loi passera peut-être mais l’homophobie augmentera certainement, avec son lot d’insultes et de tatanes. Belle victoire...
                        Alors qu’il eut été plus profitable de rechercher le consensus, de montrer que les homos ne sont guère différents des hétéros, qu’ils sont des citoyens « normaux », qu’eux aussi peuvent assumer les devoirs de parents (plutôt que de parler d’un « droit » à l’enfant), que beaucoup d’enfants ont besoin de la protection parentale du conjoint homo de leur parent biologique etc.
                        Mais ce n’était visiblement pas le but recherché par les « soutiens » - hétéros - du mariage pour tous...
                        Tenez, avez-vous remarqué de tous ceux qui se sont livrés au « bisou de solidarité » (les deux nénettes de Marseille puis récemment les deux députés socialistes) se sont empressés de dire qu’ils étaient « hétéros », « casés » etc. ? Bizarre, comme si l’homosexualité n’était pas « normale » comme ils le prétendent... C’est qu’ils n’ont pas envie de se faire casser la g., eux. Tant pis, ce sont les autres homos, plus discrets ou indifférents à tout ce tapage, qui le paieront à leur place...


                        • Théo Portais 30 janvier 2013 17:59

                          Je suis d’accord avec vous, mais je pense par ailleurs qu’il était impossible de mettre en place un débat serein à partir du moment où demande à une catégorie de citoyens de devoir justifier de leur « normalité ».


                        • jef88 jef88 30 janvier 2013 12:52

                           : marasme caractérisé soit par un manque cruel de références culturelles et historiques extérieures à leur propre modèle historico-culturel,

                          Viiiiiiiiiite ! je veux savoir !
                          Dans l’histoire , en quel lieu et à quelle époque y eut il es mariages gays  ?
                          Comme cela j’aurai connaissance d’un autre « modèle »


                          • Théo Portais 30 janvier 2013 18:07

                            Dans l’histoire contemporaine, puisque de nombreux pays l’ont déjà adopté. Et par ailleurs, ce propos ne se limite pas au mariage gay mais aux façons dont on fait famille : les opposants défendent un modèle soit disant universel alors que dans l’histoire de l’humanité (humanité ne veut pas dire civilisation occidentale), les modèles familiaux sont multiples.


                          • jef88 jef88 30 janvier 2013 19:50

                            peut on considérer l’actualité comme une référence ?
                            NON !
                            donc vous noyez le poisson .....


                          • Cadoudal Cadoudal 31 janvier 2013 02:14

                            "les opposants défendent un modèle soit disant universel alors que dans l’histoire de l’humanité (humanité ne veut pas dire civilisation occidentale), les modèles familiaux sont multiples."

                            Depuis l’aube de l’humanité, les enfants ont toujours été fabriqués de la même façon, à part le petit Jésus, il a toujours fallu un homme et une femme pour assurer la reproduction de l’espèce...

                            .


                          • lulupipistrelle 30 janvier 2013 13:17
                            Oui, vous avez raison, on nous avait déjà fait le coup sous Mitterand. Et depuis ? vous avez vraiment l’impression que le pays aille mieux ? 

                            Oui, vous avez raison, moi non plus je n’argumente pas, et j’agirai en conséquence.

                            Non seulement vous détruisez l’esprit de la démocratie, mais encore vous créez les conditions d’une explosion de toute la société en une myriade de petites cellules, qui ne coopèrent plus... je vous laisse conclure. 






                            • Ronald Thatcher Ronald Thatcher 30 janvier 2013 14:06

                              et dire que à peine 3% de la population française se sent concernée par cette mascarade, qui cache la PMA/GMA en finalité, les nuls de l’Etat avançant masqués comme des pleutres.
                              Les 97% restant ne voulant pas bouffer cette tartine de progrès, vous avez l’air bien con à gueuler dans le desert de votre communauté d’invertis.


                              • Mammon 30 janvier 2013 14:17

                                Enfin, si 3% représentent tous les LGBT, il faut savoir qu’ils n’ont pas plus tendance à se marier et à vouloir des enfants que les hétéros. Le chiffre doit être bien inférieur...
                                Par rapport à leurs « soutiens » divers et surtout hétéros qui parlent en leurs noms, ils sont noyés dans la masse... les homos sont aux « progressistes » ce que les bébés phoques sont aux défenseurs de la cause animale...


                              • charles-edouard charles-edouard 30 janvier 2013 14:10

                                à notre époque il n’y pratiquement que les homos qui veulent se marié , serais se la relance économique tant attendu et promis part notre premier ministre

                                je n’ai pas remarque qu’il y avais un débat ,la messe  est déjà dite dicit monsieur hollende 


                                • Papé Papé 30 janvier 2013 14:54

                                  Homosexualité dites-vous ?

                                  Lorsqu’une femme et un homme font l’amour dans le but de procréer, soit deux ou trois fois dans leur vie de couple il sont, je le veux bien, hétérosexuels.

                                  Lorsqu’ils font l’amour pour le plaisir, le reste du temps, ils sont tout simplement sexuels, ni plus ni moins que des couples homosexuels.

                                  Lorsqu’on parle du président Valéry Giscard-d’Estaing sur un plateau de télévision, c’est pour y dire qu’il allait aux putes. 1 à 0.
                                  Lorsqu’on y parle de Dominique Strauss-Kahn, c’est pour faire état de la pipe à 1,5 million de dollars... 1 à 1, la balle au centre !
                                  La morale n’est pas faite pour les nantis, eux le savent, je ne leur jetterai même pas une pierre.

                                  Autant dire que ni la morale ni la sexualité ne concernent en rien le débat sur le mariage pour tous !

                                  Alors pourquoi tout ce remue ménage ?

                                  Pour l’amour ?
                                  Depuis quand légifère t-on sur l’amour ?

                                  Pour la morale ?
                                  Lisez donc un code civil et dites-moi combien d’articles font état de considérations morales et combien traitent de rentes, de pensions, d’indemnités, de droits de passage, et de clôture…

                                  Non en fait il s’agit encore et toujours de fric et de patrimoine, et cela ne date pas d’aujourd’hui, il faut remonter à environ 12 millions d’années, lorsque de la chasse et de la cueillette l’humanité est passée à l’élevage et à l’agriculture.

                                  Lorsque notre premier agriculteur décède, après s’être approprié quelques coudées de terre et d’y avoir élevé quelques sangliers, planté quelques salades... quid du lopin de terre et de ce qu’il y a dessus ?

                                  De là des lois sur l’héritage qui seront pertinentes tant que l’humanité restera essentiellement agricole. Je renvois au code Romain qui dicte là-dessus le notre, et si nécessaire à celui d’Hammurabi dans lequel on peut lire dès les premières lignes du prologue :
                                  « … c’est mon nom à moi, Hammu-rabi, le prince pieux qui vénère les dieux, que, pour proclamer le droit dans le Pays, pour éliminer le mauvais et le pervers, pour que le fort n’opprime pas le faible, pour paraître sur les populations comme le soleil et illuminer le Pays… ».
                                  Puis plus loin quelques articles d’un humanisme, de plus de 3500 ans, qui me remue les tripes :
                                  §185 : Si un homme a pris un nouveau-né dès sa naissance pour filiation, et s’il l’a élève, cet adopté ne pourra être revendiqué.
                                  §186 : Si un homme a pris un petit enfant pour la filiation […] et si celui-ci réclame son père et sa mère, cet adopté retournera à sa maison paternelle.
                                  §191 : Si un homme avait pris un petit enfant pour sa filiation et l’a élevé, s’il a fondé son foyer, si ensuite il a eu des enfants et s’il s’est proposé de l’exclure (de l’héritage), cet enfant ne s’en ira pas bredouille. Le père qui l’a élevé devra lui remettre sur ses biens meubles un tiers de sa part et il s’en ira ; du terrain, du verger et de la maison, il n’est tenu à rien lui remettre.
                                  (Edition du Cerf ISBN : 9782204070133).

                                  Hammurabi était probablement plus préoccupé d’ordre public que de bonnes intentions, et c’est bien pour cela que son code vise avant tout à préserver cet ordre.

                                  Je suis encore fier de vivre dans un pays qui accueille des étranger, même si cela est très difficile en période de crise. Je suis encore fier de vivre dans un pays où les enfants d’immigrés ne sont pas des sous-citoyens.
                                  Que de 25000 à 40000 enfants soient dits être élevés dans l’illégalité par des couples homosexuels dans ce pays, la France de Montaigne et de Pascal, qui donne des leçons de démocratie à toute la planète cela me désole. Dommage, je n’ai pas les moyens de m’expatrier en Belgique ou en Russie, je le regrette.

                                  Je plains celles et ceux qui manifestent non pas obtenir plus de droits, mais pour que d’autres soit privés de justice et d’égalité, alors que ce droit coûtera bien moins cher à la société que le remboursement de la pilule contraceptive par la sécurité sociale !
                                  Lorsque la plupart voient leur plaisir sexuels remboursés, d’autres sont mis à l’index comme du temps de la sainte inquisition, quand les prélats forniquaient dans les palais et qu’on jetait les adultères au bûcher.

                                  Je suis conscient que ces nouveaux droits ouvriront la porte à un nouveau paradigme, celui de la transmission des biens en dehors des liens du sang, et que c’est là une inconnue de taille. Je suis bien conscient aussi que c’est là ce qui chagrine le plus les opposants au mariage pour tous.
                                  L’héritage du tonton ou de la tata homo s’envolera vers d’autres cieux, ou plutôt vers d’autres enfants.

                                  J’ai 60 ans, j’ai passé mon enfance et mon adolescence dans un couple où il ne se passait pas une semaine sans qu’une dispute n’éclate, mais en ce temps là on ne divorçait pas monsieur, on endurait et on faisait endurer les enfants. De n’avoir reçu aucune affection je me suis refusé à fonder une famille par crainte de reproduire le seul schéma que j’avais connu dans mon enfance. Oui j’ai lu Freud, Joung, Adler, Klein, Winnicott et les autres, à 18 ans ce n’est pas anodin, pour essayer de comprendre s’il y avait un moyen de sortir de ce merdier. Tous ces beaux penseurs prétendaient que l’enfant ne pouvait évoluer sainement que dans une famille « normale ». Les temps et les mœurs ont évolués, plus de 50 % des unions finissent en eau de boudin, et les psy découvrent, enfin, que la famille recomposée est une formidable expérience pour les enfants.

                                  Mais que j’aurais aimé être élevé par deux hommes ou deux femmes !


                                  • Mammon 30 janvier 2013 15:51

                                    Mais que j’aurais aimé être élevé par deux hommes ou deux femmes !

                                    J’ai une très mauvaise nouvelle pour vous : les homosexuels sont des être humains normaux, avec les mêmes qualités, les mêmes aptitudes et surtout les mêmes vices et travers que les hétéros.
                                    Je ne vois absolument pas en quoi avoir été élevé par deux homos aurait rendue votre vie meilleure.
                                    Votre réaction montre bien que parmi les « soutiens » au mariage pour tous, plus qu"aider les homosexuels à résoudre leurs problèmes - et ils sont nombreux - c’est l’expression de leur propre rancoeur envers la société qui prévaut...


                                  • Papé Papé 30 janvier 2013 16:20

                                    Pardon pour l’énorme bourde, la séparation Chasseur-cueilleur / Éleveur-agriculteur c’est 12 milles ans et non 12 millions d’années !
                                    J’étais obnubilé par les millions de la pipe, pas celle de Magritte, l’autre...


                                  • Loup Rebel Loup Rebel 30 janvier 2013 16:25

                                    j’ai passé mon enfance et mon adolescence dans un couple où il ne se passait pas une semaine sans qu’une dispute n’éclate

                                    Sans vouloir vous offenser, une loi pour marier les gays ne changera rien aux disputes conjugales, ni aux scènes de ménage (qui remplissent parfois une fonction érotique). Rien non plus aux infidélités conjugales, gays ou pas gays.

                                    Pour les auteurs que vous citez (et vous en oubliez quelques centaines), non, ils n’ont pas dit « que l’enfant ne pouvait évoluer sainement que dans une famille normale ».

                                    Ils se sont efforcés de comprendre pourquoi c’est aussi problématique pour des parents de faire le moins d’erreurs possible dans l’éducation de leurs enfants, et surtout, pourquoi c’est aussi hasardeux pour un enfant de sortir indemne et sans séquelle de son éducation.

                                    Apparemment, vous ne vous en êtes pas si mal sorti que ça ? smiley


                                  • Papé Papé 30 janvier 2013 19:56

                                    « J’ai une très mauvaise nouvelle pour vous : les homosexuels sont des être humains normaux, avec les mêmes qualités, les mêmes aptitudes et surtout les mêmes vices et travers que les hétéros. »
                                    Ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour moi, bien au contraire j’abonde totalement dans votre phrase !

                                    « Je ne vois absolument pas en quoi avoir été élevé par deux homos aurait rendue votre vie meilleure. »
                                    Bien sûr je ne peux rien affirmer mais je me dis que si j’avais vécu dans une famille homo désunie, j’aurai, probablement moins hésité à fonder la mienne, convaincu que la famille homo n’était pas viable ni enviable…

                                    Hors j’ai vu et vécu le contraire, j’ai vu des enfants épanouis dans des familles qualifiées d’illégales dans les années 50 et 60 :
                                    - Deux ménages à trois, dont un sans enfant, mais l’autre avec 2 filles qui se sont mariées, ont eues des enfants…
                                    - Un couple de femmes avec un garçon, qui à lui fondé lui aussi une famille classique et surtout unie !
                                    Je me dis que cela aurait pu être une chance pour moi !

                                    Je ne vais pas m’étaler, durant ma vie professionnelle j’ai côtoyé autant de perversité parmi les hétéros que parmi les homos… et comme il y a semble t-il plus d’hétéros que d’homos, je vous confirme que la proportion d’horreur et de perversité est à peu près la même dans les deux camps.

                                    Dans ma réaction, je tenais à faire remarquer que le législateur doit avant tout légiférer dans le cadre d’une justice égale pour tous et non dans le cadre d’une prétendue quelconque morale.
                                    Non pas qu’il soit interdit de faire entrer de la morale dans la lois, mais lorsqu’on le fait, la lois doit avant tout être la même pour toutes et tous !

                                    Par exemple si le législateur qualifie d’abomination la procréation médicalement assistée (PMA) par pure conviction morale, alors la PMA doit être interdite à toute personne, qu’elle soit mariée, célibataire, homo, religieuse, hétéro, cosmonaute, …
                                    Par contre si le législateur accorde la PMA à une seule catégorie de personne, le peuple à le droit et le devoir de se révolter devant une telle injustice.
                                    C’est ce qui se passe et qui me rassure encore un peu.

                                    Pour quelle raison seule une femme mariée pourrait profiter de la PMA ? Les avancées techniques doivent profiter ici aussi aux femmes célibataires, homosexuelles ou non…
                                    Dans le cas contraire ce n’est rien d’autre que du racisme, de la discrimination.

                                    En France les couples mariés peuvent adopter un enfant, une personne célibataire également !
                                    Interdire l’adoption à des couples vivant en concubinage, à des couples pacsés, ou encore à des couples homosexuels est une abomination, un relent de phantasmes judéo-chrétiens…

                                    Le législateur doit avant tout faire en sorte que la loi soit la même pour tous, et comme Hammurabi, notamment faire que cette loi protège le faible contre le fort, sans quoi il expose le pays au désordre social.

                                    Qu’on guillotine les violeurs d’enfants, les violeuses aussi, oui il y en a mais on ne le dit surtout pas ! Un jeune homme m’a dit un jour : moi c’est la meilleure amie de ma mère qui m’a déniaisé, j’avais 14,5 ans. Quand je lui ai dit que cela s’appelle du viol il m’a répondu : tu déconnes j’ai passé un bon moment et j’ai pu dire au copain que je m’étais tapé une vieille !

                                    Qu’on foute la paix à ceux et celles qui apportent aux enfants leur affection, leur tendresse, leur amour.


                                  • Papé Papé 30 janvier 2013 20:09

                                    @Loup Rebel
                                    "Sans vouloir vous offenser, une loi pour marier les gays ne changera rien aux disputes conjugales, ni aux scènes de ménage (qui remplissent parfois une fonction érotique). Rien non plus aux infidélités conjugales, gays ou pas gays."

                                    Vous ne m’offensez pas, bien au contraire vous avez raison, mais ce que vous dites il m’a fallu des décennies pour le comprendre...

                                    Apparemment, vous ne vous en êtes pas si mal sorti que ça ? 

                                    Oui heureusement je me suis aperçu assez tôt que les psy pédalaient dans la semoule...
                                    Alors il y eu Platon, Lucrèce, Montaigne, Spinoza... et bien d’autres
                                    André Comte-Sponville aussi à qui je dois de me les avoir fait découvrir 

                                    Bien cordialement.


                                  • Aldous Aldous 30 janvier 2013 14:58

                                    Article trop long pour un simple anathème. Je me suis arrêté à primate.

                                    Un gars qui ecrit un article de ouatmille mots pour dire qu’’il veux interdire à ceux qui ne pensent pas comme lui qu’il ne veux pas echanger avec eux c’est juste... stupide.


                                    • Loup Rebel Loup Rebel 30 janvier 2013 15:48


                                      Pas claire, l’association d’idée entre le mariage gay et la peine de mort.

                                      Le parallèle entre mariage gay et peine de mort laisse-t-il sous entendre un lien entre les deux ?


                                      • Théo Portais 30 janvier 2013 18:10

                                        Il n’y a aucune association d’idée. C’est la réaction de Jacquard face à ceux qui sont favorables à la peine de mort qui créé l’association.


                                      • louphi 30 janvier 2013 16:45

                                        Théo Portais

                                        L’auteur de cet article,Théo Portais, est un miliant homosexuel. Il y a un seul point où on peut-être totalement d’accord avec lui. C’est lorsqu’il dit : « ...on ne construit rien de solide sur quelque chose qui n’a aucune fondation... ». Voyons donc quelles sont les fondations du militantisme homosexuel et ses revendications d’égalités des droits avec l’hétérosexualité. Ces fondations sont-elles solides ? Voilà en effet les seules deux questions qui valent la peine de débattre et qui malheureusement sont brouillées, esquivées en commençant par l’homosexualité militante ou militantisme homosexuel ou mouvement homosexuel.

                                        En dehors du brigandage, dans une société civilisée, la notion de droit suppose une contribution du sujet de droit au bon fonctionnement de la dite société. En contre-partie de ce droit, la société apporte au sujet une garantie de reconnaissance. Cette reconnaissance est un devoir pour la société. La notion de droit repose donc sur la valeur, pour la société, que représente la contribution du sujet de droit.

                                        Or, la cause que poursuit l’homosexualité militante, le droit qu’elle revendique à cor et à cri, de manière subversive, c’est sa reconnaissance en tant que valeur devant être inscrite sur le fronton institutionnel de la société, à égalité avec l’hétérosexualité.

                                        Considérons d’abord l’hétérosexualité. Le rôle de l’hétérosexualité, c’est l’engendrement de la société. Sans hétérosexualité, point de société. L’hétérosexualité a donc valeur de créance pour la société. C’est elle qui créé la société. C’est elle qui fonde la société. C’est indéniable, sauf peut-être pour le militantisme homosexuel qui voudrait, à la Frankenstein, engendrer la société à partir des éprouvettes de laboratoires.

                                        Il s’en suit que l’hétérosexualité possède un droit vis-à-vis de la société. Et la société a un devoir de reconnaissance officielle vis-à-vis de l’hétérosexualité. C’est cette reconnaissance officielle qui est gravée sur le fronton de la société en termes de mariage, en tant que marque déposée de l’hétérosexualité, fondement biologique et éthique de la société.

                                        Qu’en est-il de l’homosexualité militante ? L’homosexualité, cause que défend le militantisme homosexuel, est un phénomène de la nature humaine d’ordre érotique. Ce n’est pas un phénomène « contre nature », horrible accusation que profère Théo Portais à l’encontre des opposants au mouvement homosexuel.

                                        C’est un fait d’observation scientifique que l’homosexualité n’est d’aucune utilité pour la société. L’homosexualité est une déviation érotique parasitaire de la sexualité. L’homosexualité est aussi parasitaire à la sexualité que le fion qu’elle consacre n’est pas un organe sexuel. L’homosexualité est de ce fait un comportement social parasitaire qui, par son infécondité naturelle et irrémédiable, n’apporte rien à la société qui peut s’en passer. L’homosexualité, parasite érotique de la sexualité, est alors comparable à un virus dormant. L’homosexualité est bien un virus comportemental. Le militantisme homosexuel repose sur des fondations vicieuses et viciées.

                                        Comme avec bon nombre de virus inoffensifs qui se trouvent dans la nature, la société peut très bien s’accommoder du virus comportemental de l’homosexualité. Mais ce virus comportemental devient nocif pour la société lorsque des individus qui en sont porteurs s’organisent, se financent, montent des lobbys politico-financiers, développent une doctrine, une idéologie et montent à l’assaut de la société avec pour objectif d’inscrire cette abomination sur le fronton de la société. Alors la société doit riposter contre cette imposture, ce hold-up sociétal du militantisme homosexuel. Le militantisme homosexuel est d’autant plus nécessaire à combattre qu’il vient inévitablement aggraver le communautarisme dans la société en introduisant le communautarisme sexuel, l’apartheid sexuel, les hommes d’un côté, les femmes de l’autre, prélude de la restauration de l’esclavage phallocrate des sociétés esclavagistes de la Grèce et de la Rome antiques.

                                        Tels sont quelques uns des arguments qui constituent le bien-fondé de la lutte contre le militantisme homosexuel. Pour ces raisons, le militantisme homosexuel est un mouvement démagogique anti-sociétal, rétrograde. Ce mouvement subversif ultra-réactionnaire est une haute menace pour la société. Il doit être gommé, pour le salut de toutes et tous, pour le salut de la société.


                                        • Théo Portais 30 janvier 2013 18:13

                                          Je ne vais pas vous répondre en détail, je crois que je le fais déjà dans l’article. Mais je trouve que c’est tout à votre honneur de citer trois fois mon nom tout en vous cachant derrière un pseudonyme.


                                        • COLRE COLRE 31 janvier 2013 12:51

                                          « L’homosexualité est une déviation érotique parasitaire de la sexualité. L’homosexualité est aussi parasitaire à la sexualité que le fion qu’elle consacre n’est pas un organe sexuel » « L’homosexualité, parasite érotique de la sexualité, est alors comparable à un virus dormant. L’homosexualité est bien un virus comportemental. Le militantisme homosexuel repose sur des fondations vicieuses et viciées »… etc. etc. etc., je ne sais que choisir…

                                           smiley smiley fait gaffe louphi, tu vas avoir sur le dos tous les anti-mariage gay qui se récrient à l’idée d’être taxés d’homophobie. Ils ne sont pas encore venus, ils ont sûrement autre chose à faire, mais j’imagine qu’ils vont venir condamner ta prose, ça ne saurait tarder…


                                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 30 janvier 2013 17:38

                                          En effet pourquoi faire un « débat » ?

                                          J’avais répondu hier :

                                          Par Mohammed MADJOUR (xxx.xxx.xxx.76) 29 janvier 17:21 

                                          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/marre-du-mariage-pour-tous-129736#forum3615422

                                          «  »Pour dialoguer il faut d’abord s’entendre sur le sujet à débattre ! Or il ne s’agit pas de « mariage pour tous », ce qui n’a jamais été discuté depuis que le monde est monde, il s’agit de l’accouplement contre nature et là l’assemblée du bla bla n’a pas légiférer !

                                          APOTHÉOSE DE LA CONTRE-RÉVOLUTION FRANÇAISE DE LA GUILLOTINE : Du jeu de paumes au jeu de fesses, on arrive a une synthèse finale des Cinq glorieuses républiques qui donnent naissance aujourd’hui à la république homosexuelle ! Et une VIe pour TOTO !

                                          Il faudra bien changer beaucoup de choses : Le langage, les dictionnaires, les lois, les sciences, les programmes scolaires et universitaires et tout le reste ! Il faudra convaincre les humains que la nature a commis une faute en créant deux individus différents : l’homme et la femme ! LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT...«  »

                                          J’ajoute à mon texte d’hier ceci : Je pense que la législation autour de cette « chose » serait une aubaine pour les ...Harragas de tous pays ! En effet la France ne pourra pas interdire ce « mariage pour tous » aux milliers et aux millions d’individus qui viendraient en France pour « épouser » indistinctement une homme ou une femme afin d’avoir des « papiers » ! Attention, pas de discrimination ni positive ni négative ni neutre ! Égalité des choses pour tous et vive la république !

                                          Tous les mariages sont généralement gais ! Pourquoi donc rendre triste une « liaison » qui apporterait deux fois le bonheur à ceux qui n’en ont pas : UN « LIVRET DE FAMILLE » ET DES « PAPIERS » POUR COMBLER LE MANQUE DES FAUSSES RÉPUBLIQUES D’AILLEURS !

                                          Moi je vous le dis, LE CHANGEMENT C’EST MAINTENANT ! Rappelez-vous ce qu’était la France et regardez ce qui en est aujourd’hui : êtes-vous heureux, alors accouplement pour tous !


                                          • tf1Goupie 30 janvier 2013 18:09

                                            Un article assez méprisant et en plus il n’est même pas à la hauteur de son mépris.

                                            Si l’auteur avait suivi les débats il aurait eu vent de tout ce qui mérite débat en lien avec le mariage pour tous, notamment la PMA et la GPA ; mais bon comme Mr le « democrate » n’aime pas les débats il ne risque pas d’avoir une réflexion trop approfondi.

                                            Et puis le mec qui se la joue super tolérant et ouvert qui n’aime pas les débats il vient s’agglutiner ici à une belle cohorte de moralistes suffisants.

                                            Enfin si l’auteur était un peu moins « primate » il aurait constaté que ce débat a eu au moins le mérite de donner la parole aux homos, de les faire mieux connaitre et de les aider à entrer dans la lumière.
                                            L’auteur doit préférer les non-dits, éviter les « sujets qui fachent », cacher les choses sous le tapis.


                                            • Théo Portais 30 janvier 2013 18:41

                                              Vous avez tout à fait raison de mentionner le fait que j’ai oublié de parler de la PMA et de la GPA. C’est tout simplement parce que je les considère comme des sujets totalement indépendants, et qui doivent être discutés sereinement en dehors de tout contexte « mariage gay », puisque la GPA est parfaitement susceptible de concerner également des couples hétérosexuels. Mais puisque je ne le mentionne pas dans l’article, c’est donc bien que je considère que c’est sujet à débat.

                                              Par ailleurs, je ne vois pas en quoi une catégorie de citoyen comme les autres devrait « entrer dans la lumière ». Qu’on lui donne les mêmes droits oui, mais en toute normalité, sans mépris ou militantisme revanchard.


                                            • Mammon 30 janvier 2013 19:17

                                              C’est tout simplement parce que je les considère comme des sujets totalement indépendants, et qui doivent être discutés sereinement en dehors de tout contexte « mariage gay

                                              Vous mettez le doigt sur LE vrai problème : l’association mariage gay + PMA/GPA

                                              Sur le seul mariage gay, les sondages sont éloquents : la majorité des français sont pour et on en trouve même parmi les « anti » !
                                              L’extension du droit (et surtout des devoirs) de parentalité aux 40000 enfants actuellement élevés par des couples homos ne pose pas non plus de problème...
                                              L’adoption fait plus débat, disons fifty-fifty mais ça mérite bien qu’on en discute...
                                              La PMA/GPA , ses dérives et leurs conséquences (surtout sur la notion de filiation) suscitent beaucoup plus de résistances, d’où le basculement dans le camp des « anti » de beaucoup de ceux qui sont à priori favorables aux deux premiers points cités...
                                              Or, ce ne sont pas les homosexuels qui revendiquent en majorité la PMA/GPA dite de « convenance », mais bel et bien leurs nombreux soutiens « hétéros » qui la veulent pour EUX et du coup, se servent des revendications des homos pour en profiter ! Et pour ces « soutiens », peu importe si les passions s’exacerbent et si les réactions homophobes s’enflamment, ils n’en subiront pas les conséquences...
                                              Le vrai problème est qu’aux revendications légitimes des homos (union, parentalité) sont venues se greffer tout un tas de revendications parasites (PMA/GPA mais aussi changement de société, imposition du Gender etc.) qui empêchent tout débat serein et surtout exacerbent l’homophobie, alors qu’on aurait du tout faire pour que ce soit exactement l’inverse...


                                            • tf1Goupie 30 janvier 2013 21:26

                                              " je ne vois pas en quoi une catégorie de citoyen comme les autres devrait « entrer dans la lumière ». « 

                                              Ah ben effectivement je comprends mieux votre article : vous n’avez rien compris aux attentes des homosexuels !!
                                              Ce qu’ils attendent principalement c’est être traités comme des citoyens à part entière, ne pas avoir à se cacher, et en particulier célébrer leur amour au vu de tous.

                                              Renseignez-vous sur la signification des expressions »gay pride« et »coming-out« , et ne dites naïvement »comme les autres".

                                              Bref votre méconnaissance du sujet démontre bien (si c’était encore utile) que le débat est indispensable pour que le corps social murisse dans ses reflexions et ne se cantonne pas à des discours fumeux sur le modernisme et l’égalitarisme.

                                              Ce ne sont pas les lois qui changent les mentalités, ce sont les discussions, la confrontation des idées et des expériences...


                                            • Loup Rebel Loup Rebel 30 janvier 2013 18:37

                                              @ l’auteur :

                                              Avez-vous interrogé des gays, pour savoir ce qu’ils pensent de tous ces débats sur leur mariage ?


                                              • tf1Goupie 30 janvier 2013 18:43

                                                Il semble d’ailleurs qu’il y ait débat au sein de la communauté homo...
                                                comme quoi ce « principe d’égalité » n’est pas si évident pour tous, mais peut-être le débat est-il réservé à une certaine élite.


                                              • Papé Papé 30 janvier 2013 21:36

                                                @Loup Rebel
                                                Attention, il me semble essentiel de faire une lois pour le plus grand nombre, et donc si possible pour tous.
                                                Pour moi il ne s’agit pas d’interroger les gays et de leur faire des lois spécifiques.

                                                Il y a 40 ans l’idée de pacs m’aurait parue saugrenue, aujourd’hui ce cadre satisfait quelques couples tant homos que hétéros.

                                                Durant la présidence Sarkozy un « contrat d’union civile » a été abordé... sans succès.
                                                A l’époque il me paraissait intéressant car il préservait l’institution du mariage pour celles et ceux pour qui cette institution à de la valeur.

                                                Aujourd’hui je pressent qu’il est urgent de limiter toutes différences d’appellation, tant ce serait dans l’avenir une opportunité de légiférer différemment suivant les appellations...

                                                Multiplier les appellations revient à multiplier les status, et donc les inégalités.
                                                Le code civil est déjà suffisamment opaque pour ne pas ajouter une louche.

                                                Ceci dit je suis intimement convaincu que sans différences, il n’y a pas d’évolution, au sens darwinien, possible...

                                                Globalement il faut se demander ce qui est souhaitable pour les générations futures :
                                                - soit de l’évolution au ralenti, mais plutôt stable, et profitable au plus grand nombre,
                                                - soit de l’évolution rapide, avec de grandes différences, essentiellement profitables aux nantis, mais qui à terme ne peuvent que générer du désordre.
                                                 ?

                                                 


                                              • COLRE COLRE 30 janvier 2013 18:44

                                                Merci à l’auteur de cet article brillant d’intelligence. Il met des mots sur le malaise que je ressens depuis des mois sans pouvoir le définir. 

                                                Comme tant d’autres, j’imagine, j’ai jugé (naïvement) qu’allait passer sans trop de vagues, sinon qques arrières-gardes réac ou intégristes, une réforme aussi évidente, juste, basique, qui progresse dans le sens de la devise républicaine et des Droits de l’Homme, qui ne fait que rattraper (un peu tard, certes, mais c’est toujours cela) son retard à l’égard d’une réalité sociale que les institutions françaises n’avaient pas encore reconnue, et son retard sur d’autres pays parmi les plus avancés dans la démocratie.

                                                Je ne m’attendais pas à un tel lynchage, à des délires homophobes (outre les injures classiques, les références à la pédophilie, à l’inceste, à la zoophilie…). Je ne m’attendais pas à ces tombereaux de mauvaise foi, de rhétoriques viciées et d’ignorance, mais surtout d’invectives haineuses…

                                                Je suis passée par tous les stades de la sidération, puis de la lassitude. Je participe ? non, oui, un peu ? à quoi bon ? comment répondre quand on retrouve 50 fois les mêmes erreurs ou les mêmes mensonges auxquels on a déjà répondu 50 fois comme si rien n’y faisait ? Quel débat, dans ces circonstances ?

                                                Certains - je les admire - l’ont fait par de longs argumentaires, de longues explications raisonnées, et cent fois sur le métier… Cela n’a rien changé. La rancoeur des opposants s’est cristallisée sur des éléments de langage, faux et indéfiniment répétés, peut-être aiguillonnée par leur impuissance à changer une loi sur laquelle il n’avait pas prise.

                                                En fait, votre article m’ouvre les yeux. Il n’y a pas matière à débat… tout simplement. Non que je n’aime pas le débat, loin de là, mais toutes les raisons que vous donnez résonnent comme l’évidence. Autant faire un débat sur l’égalité : oui ou non ? 

                                                On aura un de ces jours un débat sur l’euthanasie, disons plutôt : « le droit de choisir sa mort dans la dignité ». On aura du front contre front, c’est sûr, l’impossible débat, à l’ombre des moralités religieuses et des fantasmes catastrophistes…



                                                • antyreac 30 janvier 2013 19:39

                                                  Dès qu’on a d’autres arguments que celles de la ligne officielle des homos on devient homophobe 

                                                  triste vérité !

                                                • Papé Papé 30 janvier 2013 22:05

                                                  MERCI COLRE

                                                  - Les Juifs ont prononcé le grand hérem contre Spinoza...
                                                  - Les Catholiques ont condamné Giordano Bruno au bûcher...
                                                  - Les Musulmans lancent des fatwas...
                                                  - Indouistes et Bouddhistes se sont étripés...
                                                  - Les Révolutionnaires ont semé la terreur...
                                                  Mais la raison, infatigable, fait son chemin !

                                                  Tout ce qui est beau est difficile autant que rare :
                                                   http://www.spinoza.webou.net/Ethique.php#E5P42S


                                                • Rounga Roungalashinga 31 janvier 2013 09:46

                                                  COLRE a très bien parlé. En effet, ce à quoi on assiste autour de ce débat, c’est à un délire pur, une véritable hystérie, un abondon de la raison. C’est pour cette raison que moi, qui n’avais au départ rien du tout contre le mariage gay, je suis passé progressivement, à mesure que j’écoutais les arguments de ses défenseurs, dans le camp des contre, presque malgré moi je dois dire. En effet, je me suis dit que si la société se mettait à être régentée par des raisonnements aussi irrationnels, et dirigée par des personnes qui se mettent à péter les plombs et à traiter d’homophobe (voire d’antisémite dans certains cas, même si c’est complètement hors-sujet) tous leurs opposants, je me dis qu’on est mal barrés. Alors oui, peut-être que s’il n’y avait pas eu de débat, les gens comme moi ne se seraient pas retrouvé dans le camp de ceux qui s’opposent au « mariage pour tous » et qui sont stigmatisés par des termes méprisants (homophobe, rétrograde, intégriste, etc.), et que les tensions ne seraient pas aussi fortes. Mais en même temps, c’est parce qu’il y a eu un débat qu’on sait maintenant, si on ne le savait pas déjà, que ceux qui se présentent comme progressistes sont en réalité les pires terroristes intellectuels qui soient, trempés dans l’idéologie jusqu’au cou, prêts à imposer leurs idées par la force, et imperméables à la raison. C’est pour cela que désormais nous savons qu’il faut de toute urgence s’opposer à ce genre de personnes et à leurs délires, non pas pour sauvegarder une idée du mariage qui de toute façon n’intéresse plus personne et se rompt facilement, mais pour éviter qu’à l’avenir ils nous imposent d’autres absurdités qui pourraient foutre en l’air toute possibilité d’une vie saine et équilibrée au sein de la société. 


                                                • Mammon 31 janvier 2013 11:31

                                                  Absolument Rounga
                                                  « L’ennemi », ce ne sont absolument pas nos concitoyens homosexuels à qui on se doit de répondre à leurs problématiques comme à tous citoyens, mais cette clique de parasites qui se servent d’eux pour imposer leur vision délirante et égoïste au reste de la société.
                                                  Les « progressistes » (gauche « sociétale », ultra-féministes etc.) sont aux homosexuels ce que sont les nazis, les cocos et autres barbus sont à la cause palestinienne : de bien beaux soutiens, vraiment...


                                                • COLRE COLRE 31 janvier 2013 13:14

                                                  Rounga, voilà (entre autres !) le type de mensonge qui tue le débat.

                                                  Vous prétendez être parti d’une position neutre, et que ce serait les réactions soi-disant inacceptables des « pros » qui vous auraient « progressivement » convaincu.

                                                  Eh bien c’est faux. C’est une manoeuvre pour faire croire que toute la faute en revient, évidemment, aux « irrationnels » qui défendent la loi…

                                                  Je n’en avais pas ce souvenir et je viens d’aller chercher l’un des premiers (sinon le premier, le 2 juillet) article sur le sujet, par Giuseppe Di Bella, et vous êtes le premier commentateur du fil, et déjà vous niez la nécessité d’une égalité des droits qui n’aurait pas lieu d’être. Puis, vous n’avez jamais changé d’avis, à répéter perpétuellement la même chose.

                                                  Ce fil mérite d’ailleurs d’être relu : on y voit les pires attaques homophobes et injurieuses, avec les grossières remarques d’usage sur la « merde » ou le « fion » si élégamment dit, et je ne vous ai pas vu une seule fois vous en indigner… Pendant ce temps là, les qques défenseurs du projet de loi, à l’image du si courtois Giuseppe, tentent d’argumenter, longuement, poliment, rationnellement, mais ils ont affaire aux déchaînements insultants et racoleurs de vos petits camarades. Assumez-les.


                                                • COLRE COLRE 31 janvier 2013 13:32

                                                  « des raisonnements aussi irrationnels, et dirigée par des personnes qui se mettent à péter les plombs » « ceux qui se présentent comme progressistes (c’est mon cas) sont en réalité les pires terroristes intellectuels qui soient, trempés dans l’idéologie jusqu’au cou, prêts à imposer leurs idées par la force, et imperméables à la raison. »

                                                  C’est tout mon portrait, ça… smiley Bravo, votre lucidité est sans pareil, justifiant l’ensemble de vos analyses sur ce sujet.

                                                  (Mammon vous rajoute pour faire bonne mesure « clique de parasites », « vision délirante », « nazis », « coco »…)



                                                • Rounga Roungalashinga 31 janvier 2013 14:12

                                                  Vous prétendez être parti d’une position neutre, et que ce serait les réactions soi-disant inacceptables des « pros » qui vous auraient « progressivement » convaincu.

                                                  Eh bien c’est faux.


                                                  Ainsi, COLRE, vous avez le pouvoir de lire dans les pensées, et dans le passé de surcroît. Je dois dire que vous m’impressionnez.


                                                  vous êtes le premier commentateur du fil, et déjà vous niez la nécessité d’une égalité des droits qui n’aurait pas lieu d’être.


                                                  Vous mentez. Je ne nie pas la nécessité de l’égalité des droits, et s’il était question de cela je serais bien sûr du côté de ceux à qui l’égalité est refusée. Donc dire que je suis contre l’égalité des droits, c’est tout simplement un mensonge éhonté.
                                                  Ce que je dis est complètement différent. J’entends dire que les homosexuels n’ont pas les mêmes droits que les hétérosexuels, sous prétexte qu’il est interdit de se marier avec une personne du même sexe.
                                                  Voici ce que je constate :
                                                  -Le mariage est défini comme l’union d’un homme et d’une femme.
                                                  -Les hétérosexuels ont le droit de se marier, c’est à dire d’épouser une personne de l’autre sexe.
                                                  -Les homosexuels ont le droit de se marier, c’est à dire d’épouser une personne de l’autre sexe.
                                                  -Les hétérosexuels ne peuvent pas épouser une personne du même sexe, car cela est contraire à la définition du mariage en vigueur.
                                                  -Les homosexuels ne peuvent pas épouser une personne du même sexe, car cela est contraire à la définition du mariage en vigueur.

                                                  Par conséquent, les homosexuels et les hétérosexuels ont exactement les mêmes droits. Et tous ceux qui disent le contraire sont des menteurs ou des imbéciles. La démonstration ci-dessus est d’une logique limpide et imparable et j’ai répondu aux objections qu’on m’a apporté (les « droits des couples », qui n’existent pas, « ils le désirent mais ils n’en ont pas le droit donc ils sont discriminés », ce qui est absurde).Par conséquent, je ne perds jamais une occasion d’intervenir lorsque je vois qu’un intervenant se prononce pour le « mariage pour tous » au nom de l’égalité des droits. Ce n’est pas le « mariage pour tous » que je n’aime pas, ce sont les mauvais arguments que je n’aime pas.


                                                  Puis, vous n’avez jamais changé d’avis, à répéter perpétuellement la même chose.


                                                  Je continue généralement à penser ce que je pense tant que je n’ai pas trouvé, ou qu’on ne m’a pas présenté un argument convaincant allant à rebours de mon avis. Par conséquent je répète ce que je pense être vrai.


                                                  on y voit les pires attaques homophobes et injurieuses, avec les grossières remarques d’usage sur la « merde » ou le « fion » si élégamment dit, et je ne vous ai pas vu une seule fois vous en indigner… Pendant ce temps là, les qques défenseurs du projet de loi, à l’image du si courtois Giuseppe, tentent d’argumenter, longuement, poliment, rationnellement


                                                  Oui, par exemple on peut y admirer la courtoisie et la politesse d’un Frank Danvers, par exemple.


                                                  mais ils ont affaire aux déchaînements insultants et racoleurs de vos petits camarades. Assumez-les.

                                                   

                                                  Je ne vois pas pour quelle raison ces individus seraient mes « camarades ». Vous n’arrivez sans doute pas à vous défaire de l’idée que les gens qui opposent une résistance quelconque au projet de « mariage pour tous », qui émettent la moindre critique le font parce qu’ils sont homophobes. Et bien sûr, il existerait une solidarité tacite entre homophobes, qui s’entendraient tous comme larrons en foire. Moi je suis moins homophobe que vous (et je leur fait moins de tort que vous, qui pensez les défendre), et pourtant je ne me gêne pas pour intervenir quand un raisonnement faux refait surface un peu trop souvent. Et cela n’implique nullement, bien sûr, que je doive assumer les paroles déplacées des autres qui s’opposent au « mariage pour tous » pour des raisons qui leur appartiennent.


                                                • COVADONGA722 COVADONGA722 30 janvier 2013 19:00

                                                  yep , Colre vous savez pertinement que chez beaucoup l’opposition à ce mariage c’est qu’il est un « cheval de Troie » de bien autre chose.
                                                  A ce propos la circulaire de Taubira veritable appel aux ventres du tiers monde vius le qualifiez comment ? element de langage !!!!!!!

                                                  Asinus : ne varietur


                                                  • COLRE COLRE 30 janvier 2013 19:26

                                                    Asinus, je ne sais rien de tout cela… 

                                                    Avec ces fantasmes craintifs du « Cheval de Troie », on ne ferait rien. On n’aurait pas fait la Révolution (porte ouverte au communisme), la loi de 1905 (porte ouverte à l’immoralité), le droit de vote aux femmes (par crainte qu’elles en abusent), la contraception (cheval de Troie de l’IVG), le droit au divorce (qui détruirait la famille), etc etc etc.

                                                    C’est un « principe de précaution » dévoyé, porté par l’angoisse de son ombre, la peur de l’avenir…

                                                    Ajourd’hui, ce projet de loi est juste et assainit une situation législative en total décalage avec la réalité du moment : des dizaines de milliers d’enfants insécurisés dans un foyer où l’un des parents n’a aucun droit, ni de continuer à l’aimer, à le protéger, à l’éduquer si son parent biologique venait à disparaître. Un foyer nié par la société, dénigré, voire traîné dans la boue. Des couples qui s’aiment, vivent banalement, font des enfants « à la république », et sont rejetés dans un demi-droit. Eh bien non.

                                                    Demain, dans 10 ans, dans 20 ans, dans mille ans… Nous verrons où en sera la société, et nous déciderons, nous ou nos enfants, nos descendants, décideront en conscience de légiférer sur le monde qu’ils souhaitent.


                                                    ps : je vous ai déjà répondu 2 fois très longuement à vos questions, sans que vous n’en preniez acte. Là, vous allez encore plus loin, toujours plus loin, ce qui confirme que ce débat ne sert à rien quand on a peur ou qu’on n’écoute pas : que Taubira fasse « un véritable appel aux ventre du tiers monde » relève d’une fantasmagorie qui a quitté la réalité.


                                                  • antyreac 30 janvier 2013 19:52

                                                    A AV le débat c’est d’imposer ses propres idées tout comme au niveau national ou les débats sont des confrontations des idées...


                                                  • oncle archibald 31 janvier 2013 08:20

                                                    Colre : « ce qui confirme que ce débat ne sert à rien quand on a peur ou qu’on n’écoute pas ».

                                                    Ce qui confirme que pour vous un bon débatteur est un débatteur qui est d’accord avec vous ... Ca n’est pas nouveau .. 

                                                    J’étais dans les amphis en mai 68 ... C’était déjà comme ça si on essayait d’approfondir un point du débat sur lequel on n’était pas d’accord la réponse « ne varietur » était : si tu n’y comprends rien tu n’as qu’à te barrer ... 

                                                  • COLRE COLRE 31 janvier 2013 13:52

                                                    Non, Oncle archibald, si ce débat-là ne sert plus à rien, c’est pour toutes les raisons données dans l’article + de mon point de vue (cf ci-dessus), c’est que j’ai déjà argumenté (ou vu argumenter) tant de fois les mêmes déclrations, ou fausses ou sciemment mensongères, et que cela n’a RIEN changé : les mêmes mensonges, voire les mêmes insultes, sont répétées ad nauseam.

                                                    Vous comprendrez ma lassitude et mon découragement à répéter toujours la même chose sans aucun résultat. Il y a un moment où l’on dit stop.
                                                    D’autant que le temps m’est compté - je bosse smiley - et ne peux m’investir que dans quelques articles à la fois dans mes moments de libre. En outre, l’actualité ne se résume pas à cela et je participe à d’autres supports qu’AV…


                                                  • oncle archibald 31 janvier 2013 14:37

                                                    Vous comprendrez ma lassitude et mon découragement quand les arguments sur l’importance de l’hérédité et de la connaissance de sa place dans la longue histoire des hommes sont tout simplement ignorés et non débattus par ceux qui se sont arrogés le droit de penser à la place de tous le monde, et celui de choisir les questions auxquelles ils répondent et celles auxquelles ils ne répondent pas. 

                                                    Tout est bâti sur le mensonge fondamental suivant : un couple homosexuel c’est exactement pareil qu’un couple hétérosexuel. Cet axiome posé clôt la discussion à jamais. Pour moi c’est l’individu homosexuel qui est exactement égal à l’individu hétérosexuel. Le couple homosexuel est infécond et donc ne peut pas assumer physiologiquement sa descendance. 

                                                    Et au lieu de discuter de l’essentiel, qui est la place des enfants dans de tels couples, on nous ramène la discussion éternellement sur l’homophobie. Vous finirez par rendre homophobes ceux qui ne l’étaient pas et même ceux qui l’étant instinctivement avaient fait l’effort de passer outre leur ressenti pour passer dans le domaine du raisonné.

                                                  • COLRE COLRE 31 janvier 2013 18:05

                                                    Oncle archibald,

                                                    Écoutez : même à cela on a déjà répondu tant de fois, mais cela ne pénètre pas vos habitudes de pensée… il y a un mur… smiley J’essaierai pour la dernière fois de vous répondre, point à point :


                                                    « quand les arguments sur l’importance de l’hérédité et de la connaissance de sa place dans la longue histoire des hommes sont tout simplement ignorés »

                                                    Absolument pas. Essayez donc de concevoir que la situation actuelle est absolument à l’identique.

                                                    L’hérédité ? elle est déterminée par le mariage. L’époux est reconnu comme le père, qu’il soit le père biologique ou non. Où est l’hérédité et la « longue histoire des hommes » ? …
                                                    Même situation dans le cas actuel des adoptions plénières par des couples mariés ou des célibataires, ou des accouchements sous x, ou des PMA pour les couples stériles mariés.
                                                    Vous ne trouverez DONC pas d’hérédité « fondamentale » dans le mariage actuel. Pourquoi en exiger davantage dans le cas du mariage pour tous ?


                                                    « Tout est bâti sur le mensonge fondamental suivant : un couple homosexuel c’est exactement pareil qu’un couple hétérosexuel. »

                                                    Pareil ? ça veut dire quoi « pareil » ? en termes sociaux, religieux, biologiques, symboliques, juridiques ? là, on parle de JURIDIQUE. Oui, le couple homosexuel aura exactement les mêmes droits (et devoirs) que les couples hétérosexuels dans le cadre du mariage civil. Ni plus ni moins.
                                                    En quoi faire une différence si vous n’avez rien contre les relations et les couples homosexuels ? 


                                                    « Le couple homosexuel est infécond et donc ne peut pas assumer physiologiquement sa descendance »

                                                    Là aussi, combien de fois aura-t-il été répété que la situation existe déjà dans le mariage actuel !

                                                    Un couple dont l’un des conjoints est stérile n’est pas non plus « fécond », il a pourtant le droit de se marier.
                                                    Même chose pour les vieilles personnes et notamment les femmes ménopausées, et elles ont le droit de se marier et leur couple sera « infécond ». Même un criminel condamné à la perpète à le droit de se marier… Même un pédophile ou un violeur récidiviste a le droit de se marier… Même un MORT a le droit aux mariage post-mortem…


                                                    « Et au lieu de discuter de l’essentiel, qui est la place des enfants dans de tels couples »

                                                    Ok, discutons de leur place…
                                                    Il y a entre 40 000 à 50 000 enfants (au bas mot) qui vivent dans une famille homosexuelle. ILS SONT LÀ, ils existent, quelle place voulez-vous leur accorder, vous, monsieur archibald ?
                                                    Dans certains cas, ils connaissent l’autre parent biologique, parfois il est décédé, parfois il est inconnu. Ces enfants vivent dans une famille où il y a un 2è papa ou maman qui l’aime, l’éduque, le soigne, le protège… et qui est aimé(e) en retour par cet enfant, sécurisé, attaché à lui(elle), à cette affection… Vous voulez quoi pour ces enfants ? vous voulez quoi pour ces 2èmes parents ?

                                                    Pour quelle mystérieuse raison, vous qui voulez protéger les enfants, pourriez-vous leur refuser une famille stable, reconnue, protégée et institutionnalisée par la société ? Au nom de quoi ?!


                                                    Alors, si vous souhaitez refonder le code civil sur les bases de la biologie et de l’hérédité, et donc interdire tout ce qui occulte l’hérédité, alors il faut : 

                                                    • exiger des test ADN avant toute reconnaissance paternelle d’enfant,
                                                    • interdire les adoptions d’enfants sans parents connus,
                                                    • interdire les dons de sperme ou d’ovules anonymes,
                                                    • interdire les accouchements sous x,
                                                    • interdire les PMA pour les couples stériles.

                                                    Alors là, si c’est votre souhait, c’est cela qu’il faut demander. Cela n’a rien à voir avec le mariage homo. Je ne sais pas si vous serez suivis, mais il faut essayer…

                                                    (ce qui donc n’aura aucune incidence sur la reconnaissance du mariage homo… C’est bête mais c’est ainsi. 2 hommes ou 2 femmes âgées qui désirerons se marier et n’auraient évidemment aucun projet d’enfant, rentreront donc tout à fait dans la cadre que vous trouvez acceptable pour le mariage…)
                                                     smiley à+


                                                  • antyreac 30 janvier 2013 19:53

                                                    Pas tant que ça vu le nombre des détracteurs ...


                                                  • antyreac 30 janvier 2013 21:54

                                                    Cela veut dire que l’article est partial et orienté ...


                                                  • COVADONGA722 COVADONGA722 30 janvier 2013 22:57

                                                    bonsoir Achéron , le plus simple ne serait il pas de demander leur avis au gens autrement que par un sondage .Puis je vous signaler que le oui donné majoritaire par les sondeurs
                                                    c’est le non qui la emporté en australie démocratie et société valant bien la notre .Les travallistes australiens etant pour, mais respectant leur peuple lui ayant fournit l’occsion de s’exprimer.
                                                    Asinus : ne varietur


                                                  • hopeless 30 janvier 2013 22:33
                                                    Tout à fait d’accord avec le titre de l’article : « Non au débat sur le mariage gay ! » . 

                                                    De mon point de vue, et comme beaucoup d’autres, je considère que c’est une perspective grotesque, et ceux qui la défendent ont soit une idée douteuse derrière la tête, soit sont complètement à la masse. Les problèmes de base des couples homos ont été pris en compte par le pacs. Si le législateur estime que ces droits doivent être étendus, alors que ces droits soient étendus, le débat à ce niveau étant cette fois tout à fait légitime, mais de grâce n’appelons pas cela « mariage ».

                                                    • fcpgismo fcpgismo 30 janvier 2013 23:10

                                                      Je vote OUI pour cet article, mais j’ apprécie beaucoup tous ces débats et c’ est un fait, ils nous permettent de connaître encore plus nos ennemis, certains de leurs enfants utiliseront ces lois et ce sera notre meilleure revanche,contre toutes leurs inepties de pauvres frustrés.


                                                      • Cadoudal Cadoudal 31 janvier 2013 02:39

                                                        Super, c’est cool...


                                                      • Loup Rebel Loup Rebel 31 janvier 2013 09:14

                                                        Là, j’ai besoin d’une explication de texte. Que voulez-vous dire ? Qui sont vos ennemis ? Quelle revanche ? Qui sont les pauvres frustrés ?


                                                      • Mammon 31 janvier 2013 11:45

                                                        « nos » ennemis... « notre » revanche...
                                                        C’est qui, « nous »... ???


                                                      • TicTac TicTac 31 janvier 2013 11:47

                                                         smiley smiley smiley 


                                                      • Ulysse Platon 1er février 2013 10:10

                                                        Cher Monsieur Portais,

                                                        votre article omet de parler du vrai sujet, le seul qui soit soulevé en boucle par les principaux opposants au mariage entre personnes du même sexe : le « droit à » l’adoption. Je parle de « droit à l’adoption » car c’est le slogan qui figurait, tel quel, sur les affiches officielles du PS appelant à manifester dimanche dernier. Je le mets entre guillemets car, pour citer le rapport sur l’adoption de la mission présidée par Jean-Marie Colombani, en 2008 :
                                                        La mission "estime que celles et ceux qui désirent adopter doivent savoir qu’il ne peut y avoir un droit à l’adoption d’un enfant : l’adoption ne doit exister que dans l’intérêt de l’enfant et s’inscrire dans une politique de protection de l’enfance.« 

                                                        Il est inadmissible de refuser le débat quand il s’agit de remettre en cause l’égalité des droits des enfants. Il est extrêmement dangereux d’avaliser de la sorte un »droit à l’enfant« qui n’a déjà que trop court. L’affiche devrait être interdite, l’expression »droit à l’adoption« refusée. Il faut remettre l’enfant au coeur du débat, ce que les partisans du projet de loi, dont vous-même, évitent soigneusement de faire ou alors font de façon absolument mensongère.

                                                        Pour ce qui est du droit pour deux personnes à s’unir dans une union stable, fortement symbolique, qui protège les conjoints, et à laquelle il s’agit de donner le même nom ( »mariage") pour tous, qu’ils soient du même sexe ou de sexe différent, vous ne trouverez qu’une infime partie des opposants au projet de loi qui soient contre.

                                                        Ulysse Platon

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Théo Portais


Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès