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Peur et soumission politique

La peur est peut-être, parfois et dans certains cas, le « commencement de la sagesse », mais dans son usage politique, elle contribue à asservir.

Dans un livre récent, Histoire d’une idée politique (Fear : History of a Political Idea), le politologue américain, Corey Robin, entreprend une analyse très particulière de son pays, qui, présenté souvent comme modèle de libéralisme politique, est devenu à ses yeux un système de répression, où la peur, comme sous le maccarthysme, est devenue instrumentalisée aux dépens de certaines libertés individuelles, en stérilisant le débat politique. Son analyse veut s’appliquer à l’ensemble des démocraties où la peur est utilisée comme un moyen au service d’une politique répressive.

"La peur est, dit l’auteur, un instrument au service d’une élite au pouvoir ou d’insurgés en marche, instrument créé et façonné par des responsables (ou des activistes) qui espèrent en tirer un bénéfice politique, soit parce qu’elle peut les aider à atteindre un objectif politique déterminé, soit parce qu’elle reflète ou donne du poids à leurs croyances morales ou politiques, quand ce n’est pas pour ces deux raisons réunies."

Selon Martin Scheinin, rapporteur spécial de l’ONU contre le terrorisme : "... Il est clair que de nombreux gouvernements utilisent le concept de terrorisme pour soutenir des intérêts politiques par la voie de la stigmatisation de leurs opposants, et ce phénomène prend bien des formes. L’une d’elles consiste à tirer profit d’actes de terrorisme isolés ou individuels en les attribuant à des groupes, des organisations, des mouvements politiques, des groupes ethniques, alors catalogués comme terroristes sans le moindre fondement. Dans d’autres cas, un gouvernement tente tout simplement de neutraliser ses opposants en les traitant de terroristes sans qu’ils ne se soient jamais livrés à un acte de terrorisme... Les États peuvent s’impliquer dans des actes de terrorisme ou se livrer en coulisses au terrorisme en recrutant ou en finançant des groupes terroristes qui réalisent des attaques terroristes..."

On reconnaîtra derrière ces propos des allusions claires à des pratiques d’Etat, telles que l’utilisation de groupes extrémistes dans l’Italie des années 70, l’usage qu’a fait la CIA de certains groupes islamistes, à usage externe (Afghanistan)... Créer la peur, l’utiliser, l’amplifier, afin d’en tirer un bénéfice politique et/ou économique est une vieille pratique dont on trouve déjà des exemples dans l’Antiquité. Par exemple, Marcus Licinus Grassus, en 70 avant JC, profita de la révolte des esclaves menée par Spartacus pour pouvoir provoquer la terreur dans le cœur de Rome, dont Spartacus avait déjà battu la garnison lors d’une bataille. Il profita de cette action pour se faire déclarer prêteur puis consul et devenir, sous le Triumvirat, un des fossoyeurs de la République romaine, au profit d’un césarisme puissant, de plus en plus divinisé. On connaît aussi, plus proches de nous, les méthodes que les nazis ont pratiquées pour engendrer une peur sociale utile au régime : "Ils ont arrangé des affrontements, allumé des feux, causé autant de problèmes qu’ils le pouvaient, pendant qu’Hitler faisait des discours promettant qu’il pouvait arrêter la vague de terrorisme et de criminalité si on lui accordait des pouvoirs uniques. Ensuite, le Reichstag (le parlement allemand à Berlin) fut brûlé dans une attaque terroriste planifiée." Aux Etats-Unis, on se souvient de l’affaire du Maine, celle de Pearl Harbour ou celle de l’USS Maddox, dans le déclenchement de la guerre du Vietnam sous Johnson.

Machiavel avait bien vu l’importance politique de la gestion de la peur. "Maintenir les hommes dans la peur, c’est les maintenir sous un grand pouvoir. Le pouvoir suprême ici-bas est le pouvoir politique. Il n’est donc pas étonnant que les techniciens du pouvoir aient cherché à justifier l’usage de la peur. Une pratique machiavélique de la politique n’a aucun mal à justifier la valeur et l’emploi de la peur. Machiavel enseigne que le prince doit être craint, mais cependant ne pas être haï. S’il est haï, il retourne le peuple contre lui, s’il est seulement craint, il maintient son autorité et son pouvoir. Aussi est-il de ce point de vue de bonne politique de maintenir la peur, sans pour autant qu’elle se transforme en haine. Un peuple maintenu dans la peur reste « tranquille ». Il n’ose plus s’opposer au pouvoir. Un peuple qui se met à haïr son souverain cherchera à le renverser et il suivra ceux qui le conduiront à la révolte. Tous les tyrans que l’humanité a pu engendrer le savaient. Il existe une habileté calculée, rusée, "machiavélique" à manipuler l’insécurité et utiliser la peur pour assurer la légitimité du pouvoir. Machiavel dans Le Prince, n’en fait pas cependant un système, pour lui c’est surtout une question d’opportunisme politique, de tactique. Il est en tout préférable d’user de la loi".

Un autre auteur américain, Jonathan Simon, enseignant à Berkeley, analyse dans Governing through Crime l’usage politique de la peur engendrée par l’instrumentalisation de la délinquance interne. "La ’guerre contre le crime’ est devenue un thème consensuel sur la scène publique américaine depuis une quarantaine d’années. Mais elle répond moins à une demande sociale spontanée qu’à une construction idéologique et politique conjointe des démocrates et des républicains". Selon lui, "la législation encourage systématiquement la vengeance et la haine ritualisée plutôt que la prévention de la criminalité et la réduction de la peur. Les juges sont plus que chez nous sous l’influence des passions publiques. ’La politique sécuritaire est forcément plus idéologique, plus centrée sur la peur et l’émotion, et fait plus appel à l’imaginaire.’ L’auteur cite le cas de la Californie, où aujourd’hui, ’le réseau des prisons est un mammouth qui consomme bien plus de ressources que l’enseignement supérieur et qui domine de loin les dépenses publiques (plus précisément la part du budget dont l’État dispose librement). Malgré ces dépenses, les prisons californiennes, bâties pour n’être rien de plus que des hangars humains, sont devenues des lieux insalubres et surpeuplés dans lesquels des prisonniers meurent chaque semaine de maladies habituellement sans gravité, mais qui ne sont pas traitées’".

Son livre présente, selon S.Body-Gendrot, "une société américaine cimentée par le ’gouvernement par la peur’ ". Le crime est un thème unificateur, et tous les groupes sociaux reconnaissent leurs peurs propres dans le discours sur les menaces qui planent sur les personnes et les biens. En même temps, le choix de l’entre soi, de s’enfermer soi-même et de laisser les autres dehors, produit la croissante fragmentation de la société américaine. Les formes de protection sont autant de ségrégations, et font que chaque sphère produit ses propres normes, ses codes, ses règles, ses symboles, ses histoires, comme c’est le cas pour les résidences fermées, les gangs ou les entreprises. Si l’on suit cette opinion, ce n’est plus le crime qui sépare les insiders des outsiders. Fermer hermétiquement les frontières, aggraver les peines de prison ne fonctionne pas. Les meurtres se multiplient dans des zones interdites ? Tant pis. Ce qu’il faut réprimer, c’est le passage des frontières, l’intrusion dans une sphère à laquelle on n’appartient pas. On peut aussi faire allusion à ces nouvelles cités fermées et surveillées, où de plus en plus de retraités aisés surtout choisissent de terminer leurs jours, loin des menaces internes qu’ils fantasment plus qu’ils ne connaissent, des citadelles de fin de vie en quelque sorte, de tristes Fort Chabrol où la présence d’enfants, trop bruyants, n’est même plus acceptée.

Le 11-Septembre a réveillé des peurs latentes et en a suscité de nouvelles. Selon Serge Rouleau, du Québec libre, "... Les événements tragiques du 11-Septembre 2001 ont fourni aux politiciens du monde entier une occasion inespérée d’assurer la pérennité du mode de gouvernance par la peur. Pour s’assurer que le message serait bien compris par le monde entier, George W. Bush qualifia le geste des terroristes d’’acte de guerre’. Le terrorisme est une source inépuisable de dangers potentiels. Les actes terroristes sont spectaculaires et créent un fort sentiment d’insécurité dans les populations. La plupart des gens sont convaincus que les gouvernements sont les seuls organismes susceptibles de protéger les populations et de prévenir les actes terroristes. Depuis 2001, la guerre au terrorisme est devenue le véhicule privilégié pour maintenir les populations en état de soumission.
Les politiciens ont toujours su que la peur est le meilleur moyen de convaincre les populations réticentes à accorder leur soutien inconditionnel au gouvernement. Que ce soit pour détourner l’attention de la population, pour justifier plus de taxes ou pour faire accepter une législation impopulaire, les politiciens peuvent toujours compter sur un événement dramatique réel ou annoncé."

On a vu avec quelle facilité la loi Patriot Act a été votée en octobre 2001, pratiquement sans discussion. "Pas du tout à un paradoxe près, le gouvernement américain avait choisi ’liberté immuable’ comme nom de code pour son opération en Afghanistan, la réponse du berger à la bergère après le 11-Septembre. Or, les premières victimes de l’onde de choc du 11-Septembre ont justement été les libertés individuelles." Noami Wolf a analysé la peur qui ronge la société américaine et qui empêche parfois les plus courageux et les plus lucides de s’exprimer et de se manifester publiquement. Une chape de plomb pèse sur les esprits et les médias, même si les revers en Irak commencent à libérer davantage la parole. Ce développement de la peur donne aussi lieu à une industrie de plus en plus florissante.

Chez nous, le mythe de l’insécurité se porte bien et le fantasme des "classes dangereuses", qui fleurissait au XIXe siècle, tend à reprendre de la vigueur, sous une autre forme, notamment celle des banlieues présumées en quasi-état de guerre civile... La crise et la montée des inégalités aidant, avec son cortège de chômage, de précarité, de régression salariale, de remise en question du droit du travail, les peurs sont exacerbées et détournées de leurs causes pour constituer des moyens de pression psychologique qui échappent à la conscience claire des individus. L’insécurité, souvent confondue avec diverses formes d’incivilité, est montée en épingle. La peur, ou plutôt l’angoisse sociale diffuse et entretenue, est devenue un moyen de gestion courante des affaires humaines, pour favoriser la résignation (there is no alternative), endiguer les mécontentements... La précarité, dont personne ne se sent plus tout à fait exclu, engendre une peur latente du lendemain, qui ne favorise pas l’ouverture d’esprit, la compréhension des problèmes du présent, la disponibilité à l’action revendicatrice et militante. La volonté tend à être neutralisée. Les individus sont prédisposés au repli sur la sphère privée et y sont incités par des distractions diverses et une consommation qui fait oublier... Le sentiment de peur diffuse infantilise.


Un homme qui n’a pas peur est libre... trop libre, incontrôlable.

------Le sage a dit : « Ne crains personne. Ne te crains pas toi-même ».



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93 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 25 mars 2008 10:23

    "Le 11-Septembre a réveillé des peurs latentes et en a suscité de nouvelles. Selon Serge Rouleau, du Québec libre, "... Les événements tragiques du 11-Septembre 2001 ont fourni aux politiciens du monde entier une occasion inespérée d’assurer la pérennité du mode de gouvernance par la peur. "

    Nous ne pourvons pas souscrire à votre discours qui instrumentalise des intellectuels américains pour nous vendre votre discours qui généralement est repris par les adorateurs des théories du compôt

    et encore moins quand vous rajoutez "la guerre au terrorisme est devenue le véhicule privilégié pour maintenir les populations en état de soumission."

    Sans parler de votre théorie anti-économie en écrivant

    "La peur, ou plutôt l’angoisse sociale diffuse et entretenue, est devenue un moyen de gestion courante des affaires humaines, pour favoriser la résignation (there is no alternative), endiguer les mécontentements

    Bref un vulgaire article digne de figurer dans une publication de LUTTE OUVRIERE ou ROUGE



      • ZEN ZEN 25 mars 2008 10:27

        @ Lerma

        Apprenez à lire avant de dégainer ,comme d’habitude...

        Lisez donc Corey Robin et Jonathan Simon , des Américains...trotskistes !


      • Alpo47 Alpo47 25 mars 2008 11:38

        Excellent article. Vous avez fort bien décortiqué l’usage, que font nos politiques de la peur.

        J’ajoute à votre analyse qu’il y a quantité d’autres peurs utilisées par les politiques : La peur du chomage, de l’épidémie, de l’agression, du pédophile pour nos enfants, de manquer, d’être à la rue, marginalisé, de celui qui est différent, de l’étranger ... etc...

        En fait, toutes ces discours sont manipulateurs de par leurs généralisations. A partir d’un cas, d’un fait de société, on fait une généralité. Le message est : "Attention, ça peut vous arriver aussi". Le résultat ? Méfiance vis à vis des autres, repli sur soi, absence de communication entre les gens, de reconnaissance de l’autre, le voisin de palier, le collègue de travail ...

        Tout bénéfice pour des gouvernements qui veulent d’abord garder le pouvoir, pour amener à une société plus sécuritaire.

        Mais regardons autour de nous... N’est elle pas déjà en train de s’installer ?



        • tvargentine.com lerma 25 mars 2008 10:39

          Décidement,pour exclure tout débat vous avez des phrases apprisent aux temps de votre "formation" chez les libertaires

          "Apprenez à lire avant de dégainer ,comme d’habitude" déclarez vous !

          Oui,mais nous ne lisons pas l’histoire comme vous ,voila,c’est simple et cela s’appelle la démocratie

          Savoir respecter le débat démocratique et laissez les insultes en dehors de tout débat d’idées

          Quand à vos références ,vous reprenez des phases ici et là ,sortis de leur contexte pour en faire un article bien orienté politiquement

           


          • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:07

            Lerma est la musique d’ascenseur d’Agoravox, si permanente et insignifiante qu’on ne l’entend même plus.

            Mais qui agace tout de même quand l’ascenseur est coincé et qu’on se l’est tapée (la musique hein !!) des dizaines de fois en boucle...

             smiley


          • Le péripate Le péripate 25 mars 2008 10:42

            Excellent ouvrage que ce livre de Corbin, que j’ai déjà eu l’occasion de citer sur les fils d’Agora. La peur est très certainement le levier majeur capable de transformer la démocratie limitée par la loi en démocratie illimitée, en démocratie totalitaire.


            • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 mars 2008 10:47

              Si on regarde l’histoire de l’humanité en prenant un peu de recul, on constate que les deux moteurs de cette histoire sont principalement l’avidité, la peur et l’agression du voisin. La sexualité ajoute un peu de piment à la soupe.

              Pour répartir un peu plus précisément les tâches : les plus avides prennent le pouvoir, ils font peur aux autres, et les poussent à l’agression de ceux qui ont la maîtrise de ce qu’ils désirent, en en suscitant la peur. Et ils profitent de leur temps libre pour se livrer à leurs appétits sexuels.

              Rien de nouveau sous le soleil....


              • Vilain petit canard Vilain petit canard 25 mars 2008 10:51

                ...pardon, "les trois moteurs"...


              • Bretzel man 25 mars 2008 13:06

                Ce n’est rien, vous avez, un peu comme tout le monde, inventé vos idées tout en ecrivant.

                Et à l’avenir, vous ne les remmeterez plus jamais en cause -> certitudes

                Et les defendrez bec et ongles (vous êtes un canard ?) quitte à être de mauvaise foi.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 25 mars 2008 10:55

                Belle fresque des peurs planétaires, bon billet Zen, instructif et documenté.

                Je me permets une digression. Avec la peur du terrorisme, les pouvoirs policiers gagnent des parts du marché politiques, avec les peurs sanitaires, ce sont d’autres profit en jeu.

                La devise du 21ème siècle, des flics et du bio !


                • Emmanuel W 25 mars 2008 15:34

                  Et plein de maïs mon810 dans la soupe de Bernard.


                • Jason Jason 25 mars 2008 11:03

                  Bonjour Zen,

                  Merci pour cet article très éclairant (comme toujours). Connaissant un peu la situation, il ne me reste qu’à compléter mes lectures par les liens que vous fournissez.

                  Une question de taille subsiste : que faire ? Une des fâcheuses tendances de nos soi-disant démocraties (mot valise qui se vide peu à peu de sens) est que l’on peut dire tout ce qu’on veut à condition qu’on ne change rien...

                  Quant à la moralisation de la politique, qu’importe pour ceux qui ont le pouvoir s’il n’existe aucun mécanisme pour les destituer. Et ce malgré le cas spectaculaire de Nixon.

                  Cordialement


                  • Francis29 JL 25 mars 2008 11:04

                    Excellent article. Hier soir, il y avait la fin des histoires de "James Cook" sur Arte. Dans cette histoire on est ébahis de voir comment les indigènes 100 fois plus nombreux que l’équipage de Cook se plient à son autorité.

                    Dans ses "Contes des mers du sud", Jack London raconte comment un vieil ivrogne britanniques, seul blanc sur un île du pacifique, faisait la pluie et le beau temps, terrorisant même le roi et ses guerriers. Lui demandant d’où il tenait ce pouvoir, Jack London apprend de lui que les indigènes savent que s’ils touchent à un seul cheveu de blanc, les autorités britanniques enverront une frégate pour raser l’île et massacrer la population.

                    Pour ma contribution à ce débat, j’ajouterai que la peur du chômage est le plus puissant moyen utilisé en France pour faire baisser les salaires de ce peuple frondeur.


                    • chris chris 25 mars 2008 11:09

                      Si mettre un nom sur une réalité oppressante faite de violences en tous genres signifie exploiter la peur, alors effectivement vous avez une façon très subjective de lire l’histoire.

                      Quant à l’exemple à propos de Spartacus, il est assez risible. Spartacus mettait en péril l’équilibre socio-économique de la Rome antique, pour une raison bien simple c’est qu’un nombre toujours plus grand d’esclaves le rejoignaient.

                      Or, il ne s’était pas contenté de regrouper d’anciens esclaves mais il avait aussi commencé à structurer une armée organisée, qui avait, comme vous le rappelez mis en pièces plusieurs contingents romains. 

                      La menace pour Rome et son empire était ainsi réelle et double : menace à la fois économique et militaire. 

                      Licinus Grassus n’a été qu’un opportuniste bien inspiré qui a su utiliser les peurs des citoyens romains pour prendre les devants mais il n’a en aucun cas créé une psychose autour de Spartacus. 


                      • ZEN ZEN 25 mars 2008 11:45

                        @ chris

                        "Licinus Grassus n’a été qu’un opportuniste bien inspiré qui a su utiliser les peurs des citoyens romains..."

                        C’est bien ce que je dis, non ? PLace aux historiens de métier d’affiner mes propos..

                        Vision subjective de l’histoire ? Peut-être, mais il faudrait apprendre à distinguer danger réel (parfois construit de toutes pièces) et utilisation, traitement, médiatisation et parfois amplification du danger réel...à des fins non recommendables. Je donne d’autres exemples que celui de Spartacus .


                      • Bretzel - Non coformiste 25 mars 2008 14:15

                        Crassus, et non "Grassus".


                      • MagicBuster 25 mars 2008 11:22

                        J’ai beaucoup aimé cet article, étonnant qu’il n’y ait pas plus de commentaires.

                        Les politiques ont en main la manette de la peur au travers des média ; mais ils n’ont pas la manette pour rassurer les gens. J’espère seulement que la peur (qu’il entretienne), entrainera leur perte.


                        • Ceri Ceri 25 mars 2008 11:37

                          bon article,

                           

                          effectivement ce n’est pas pour rien que toutes les dictatures et tous les régimes autoritaires ont eu besoin de créer un ennemi intérieur en + des vilains barabares à l’étranger.

                          C’est cette stigmatisation rampante des "anarcho autonomes", ou des faucheurs d’OGM, voire même des étudiants qui, dès qu’ils manifestent, se font taxer d’anarchistes, qui est pour moi le plus inquiétant, quand on la met en parallèle avec le flicage généralisé de la population.

                          Est-ce que vous savez qu’aujourd’hui ; les flics peuvent prélever notre ADN même si on n’est QUE suspect, pour à peu près tous les crimes et délits sauf les délits financiers et l’alcool au volant ?

                          Que les fichiers de police se multiplient et se recoupent, avec environ 30% d’erreurs ? Ca va servir à quoi tout ça ?

                          Je suis inquiète de voir que certaines catégories de la population passent presque pour anti patriotes (rmistes, immigrés, grévistes, gauchistes, bientot les écolos ?), et de voir que la surveillance et la répression de ces populations se généralise. On va bientot faire peur aux gens en disant que ces groupes nuisent à la société, ou en profitent, qu’ils sont finalement cet "ennemi intérieur" contre lequel il faudra encore + de mesures d’exception ?

                          Ca fait parano, mais pour moi le décor est déjà planté.


                          • Bretzel man 25 mars 2008 11:44

                            Etre rebelle aujourd’hui ce n’est pas être de gauche...

                            Y-a-t-il plus reactionnaire que ce sgens qui se revendiquent d’uhn mouvement qui a eu lieu il y a 40 ans, voir plus quand ils se réfèrent au 39h....

                            Etre moderne aujourd’hui, c’est considérer que le grand enjeu va être de rendre morale une modialisation inévitable. En instituant des règles internationales. Tout le blabla marxiste est aujourd’hui totalement périmé.


                          • Ceri Ceri 25 mars 2008 11:54

                            moi ej trouve que c’est votre discours sur la mondialisation qui est périmé. Aujourd’hui on ne peut que constater les dégats, et il faudrait persévérer, et mondialiser davantage ?

                             

                            Bientot, on n’aura même plus à se déplacer dans les bureaux de vote "ON" pensera pour nous, pauvres peuples versatiles...


                          • Bretzel man 25 mars 2008 13:02

                            Ou avez-vous vu que je demandais plus de mondialisation, si ce n’est par reflexe conditionné.

                            Je ne suis pas content que ce soit un chinois exploité qui fabrique les jouets de nos enfants. Ce que je dis, c’est que nous devrions imposer à la Chine, des taxes pour tout produit fabriqué dans telle ou telles conditions.

                            Essayez de faire un effort pour considérer que dès que l’on ne pense pas comme vous, c’est que l’on est un monstre.

                            La mondialisation, sauf n’est pas un choix politique que l’on peut changer, c’est un fait qui découle d’une multitude de causes.

                            Prenez l’exemple de la musqiue. Internet rend impossible la vente traditionnelle de produits culturels. Votre discours, appliqué à la musique par exemple, serait celui-ci :

                            "Il faut empêcher les réseaux de communiquer entre eux".

                            Et bien moi, je dis :

                            "Il faut faire en sorte de trouver un système qui garantisse aux auteurs de pourvoir vivre de leur travail".

                            Vous voyez la différence. Il ne s’agit pas de donner aux riches. Il s’agit de moraliser l’économie par des règles et des lois à l’echelle planétaire.

                            Sinon, tout discour est vain. La France n’a pas vocation à vivre en autarcie, ou à s’inspirer de la, Corée du Nord.

                            C’st votre discours qui est, excusez moi, ringard.


                          • Ceri Ceri 25 mars 2008 13:14

                            mais vous revez complètement quand vous dites qu’on peut aménager cette mondialisation.

                             

                            Qui l’aménage dpuis la première guerre mondiale ? Ce ne sont certainement pas les citoyens, à qui on demande de voter nationalement une fois de temps en temps.

                             

                            Qui pèse sur les politiques nationales et internationales ? Pour quels intérets ?

                             

                            La mondialisation est un fait aujourd’hui, mais est-on réellement condamnés à continuer dans cette voie-là ?

                             


                          • Bretzel man 25 mars 2008 13:40

                            La mondialisation n’a pas commencé concrètement avant l’essort d’Internet. Ce qui compte c’est le changement de mentalités. De plus en plus d’entrepreneurs concoivent la vente autrement que à travers un seul pays.

                            Le phénomène date, selon moi, de 1990.


                          • Ceri Ceri 25 mars 2008 13:50

                            la preuve que vous ne comprenez rien à ce qu’est la mondialisation


                          • Bretzel - Non coformiste 25 mars 2008 14:16

                            Sans doute. Mais heureusement je vous ais rencontré et j’ai compris maintenant comment les solutions d’il y a 40 ans vont régler nos problèmes.

                            Merci.


                          • Philou017 Philou017 26 mars 2008 02:09

                            @BretzelMan

                            Il faudrait arrêter de parler des solutions d’il y quarante ans, et celles modernes. Cela ne veut rien dire.

                            Les bonnes solutions,ce n’est pas seulement celles qui marchent, mais celles qui satisfont d’autres criteres que celui du commerce.

                            "Il s’agit de moraliser l’économie par des règles et des lois à l’echelle planétaire."

                            Avant de moraliser, il faudrait se demander quels sont les buts d’un systeme économique. Actuellement, le systeme n’est pas moralisable, car il est immoral en lui-même, cad orienté dans la seule course au profit, et à l’enrichissement des plus riches.

                            Ce n’est pas avec des à-priori comme les votres que l’on va avancer.

                            Un systeme économique doit avant tout être fait en fonctions des intérêts que l’on compte servir, et également des possibilités et limites, notamment morales, des gens qui y participent. Sinon, tout appel à une moralisation est voué à l’échec.


                          • Bretzel man 25 mars 2008 11:41

                            "Avec des hommes petits, on ne peut pas faire de grandes choses"

                            C’est un choix de société que nous avons fait au lendemain de la seconde guerre mondiale. LA population a été désarmé, dans les faits (interdiction de détenir une arme), dans les esprits (il est mal de se défendre).

                            Un individu qui délègue à 100% sa défense à l’état, se dépouille par la même occasion de son courage. La fin du service militaire va dans le même sens.

                            Le francais, connu autrefois pour son intelligence et son courage, est aujourd’hui caractérisé par sa lacheté, et son refus permanent de tout changement d’habitude.

                            Il n’y a pas besoin d’être très malin pour deviner ce qui va arriver à un peuple qui cultive en outre la honte de son passé.

                            Tout ceci n’est pas nouveau et s’est déjà produit dans le passé. Le déclin d’un pays ne s’inverse jamais. Celui-cin peut connaitre des defaites, tant qu’il ne remet pas en cause son histoire. La France s’est relevé de Waterloo, et de deux guerres mondiales. Mais elle ne survivra pas à 40 ans de socialisme.


                            • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:52

                              C’est un choix de société que nous avons fait au lendemain de la seconde guerre mondiale. LA population a été désarmé, dans les faits (interdiction de détenir une arme), dans les esprits (il est mal de se défendre).

                              Qu’on est cons, on aurait pu atteindre des milliers de morts par armes à feu, comme aux USA, et on est passés à côté... Pfff trop dommage !!

                               smiley


                            • Mango Mango 25 mars 2008 20:12

                              Ben, moi, c’est des gens comme Bretzel Man qui me font peur...

                              Surtout que l’on sait que le bretzel est une arme ! Mais si, rappelez -vous : Djôrdge Deubbelïou manqua d’y succomber...

                              Bretzel, vous avez foiré sur ce coup-là... Combien de vies de quart-mondistes américains enrôlés et de civils iraquiens épargnées si une seule de vos petites miettes s’était accrochée ?

                              Ah, ces "va-t-en-guerre !"... Des mots, toujours des mots...


                            • Forest Ent Forest Ent 25 mars 2008 11:57

                              Il me semble que c’est ce que "notre fondateur" M de Rosnay dit depuis longtemps avec son "marketing de la peur", rubrique dans laquelle il me semble que cet article pourrait être classé.


                              • Dégueuloir Dégueuloir 25 mars 2008 12:05

                                n’ayez-pas peur !!.....regardez cette vidéo....

                                 

                                http://www.reopen911.info/11-septembre/le-courage-de-la-tv-italienne/



                                  • Bretzel man 25 mars 2008 13:04

                                    Merci de ne pas polluer ce fil avec le 9/11.

                                    Merci


                                  • Bretzel man 25 mars 2008 13:09

                                    J’ajouterais que sur la page en question , il est dis que le 9//11 était un génocide....

                                    sic.


                                  • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:12

                                    Merci de ne pas polluer ce fil avec le 9/11.

                                    Certains s’en occupent déjà très bien...


                                  • Mango Mango 25 mars 2008 20:13

                                    Alors arrêtez de laisser des miettes partout, le bretzel !


                                  • ZEN ZEN 25 mars 2008 13:00

                                    Affichage à la une :24 réactions

                                    En réalité  : 9 réactions

                                    Est-ce mon ordi qui flanche ?..


                                    • foufouille foufouille 25 mars 2008 13:04

                                      la "peur" est une manipulation des masses qui engendre soumission et mendicite

                                      quand on est pauvre et qu’on resiste voici ce qui arrive

                                      http://www.mesopinions.com/Une-expulsion-pour-Noel—petition-petitions-f139f0655b5ada903b0fd273db43aaba.html


                                      • foufouille foufouille 25 mars 2008 13:06

                                        @ bretzel

                                        c’est facile de parler de lachete quand on est riche, chasseur et qu’on vit dans une zone securisee.

                                        quand on est pauvre et qu’on se defend contre des delinquants on finit au tribunal


                                        • Bretzel man 25 mars 2008 13:10

                                          Je crois que vous n’avez pas compris mon propos.


                                        • alberto alberto 25 mars 2008 13:13

                                          Zen : la peur du gendarme ne serait donc plus le début de la sagesse, et la peur de la sanction un rampart contre l’indiscipline ?

                                          Nota : j’écris ça pour t’embêter (un peu) par ce que (en gros), je serais assez d’accord avec tes conclusions : Bien à toi.


                                          • ZEN ZEN 25 mars 2008 13:14

                                            Pour faire plaisir à Lerma, voici deux citations d’Américains gauchistes...

                                             

                                            -George Washington, « La plus grande de nos libertés est celle qui nous délivre de la peur ».


                                            Benjamin Franklin, le père de la Constitution américaine, le disait déjà : «  L’homme qui accepte d’abandonner sa liberté pour gagner sa sécurité perdra les deux  »


                                            • foufouille foufouille 25 mars 2008 13:23

                                              @ bretzel

                                              expliquer donc comment on fait sans pouvoir et argent ?


                                              • Bretzel man 25 mars 2008 13:42

                                                Ca t’arrengerais de répondre à mes commentaires au bon endroit.... la tu ajnoutes un commentaire à l’article. Ca complique la lecture pour tout le monde. Régait au bon endroit, je te réponderais avec plaisir. Bises.


                                              • foufouille foufouille 25 mars 2008 14:28

                                                " Un individu qui délègue à 100% sa défense à l’état, se dépouille par la même occasion de son courage. La fin du service militaire va dans le même sens.

                                                Le francais, connu autrefois pour son intelligence et son courage, est aujourd’hui caractérisé par sa lacheté, et son refus permanent de tout changement d’habitude.

                                                Il n’y a pas besoin d’être très malin pour deviner ce qui va arriver à un peuple qui cultive en outre la honte de son passé."

                                                ce genre de reaction est celle d’un gros bourgeois pistonne et ayant fait son service soit ds le "civil" ou il y a tres longtemps.

                                                les pauvres sont lache car ils n’ont pas le choix.

                                                si les pauvres etaient armes, les greves, expulsions locatives, etc.... finirait comme 1789

                                                ce sont les bourgeois qui couinent tout le temps et les politiciens qui sont des laches

                                                vivre dans une zone securise c’est aussi etre un lache

                                                va vivre ds un hlm et tu verras ce que tu auras le droit de faire

                                                en plus pour la culture, quand tu rentre de 8H de boulot tres fatiguant, tu as envie de te detendre


                                              • Bretzel - Non coformiste 25 mars 2008 14:33

                                                A vu de nez vous êtes une racaille de banlieue.

                                                Pas de temps à perdre avec les gens de votre acabit. Vous faite honte à ceux qui bossent en banlieur, avec dignité.

                                                Foutez moi le camp de ce forum, allez voir la LCR, ils vous attendent.

                                                 


                                              • foufouille foufouille 25 mars 2008 14:40

                                                je vis a la campagne ds un petit HLM

                                                vous a neuilly ou autre zone securise

                                                vous n’avez juste rien a repondre contraiment a franc qui lui a tenu longtemps


                                              • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:41

                                                Foutez moi le camp de ce forum

                                                C’est bien d’engager le dialogue d’une manière si douce et diplomate. Ca ne peut que mener... à un gros trollage d’insultes et de prises de têtes. Très productif. J’adore.


                                              • foufouille foufouille 25 mars 2008 14:50

                                                Ha ! il y en a combien en banlieue des gens qui "bossent" ?

                                                en dehors des emplois precaires, des jeunes chomeurs (pas blanc), des retraites, et des manuels.

                                                combien il y a de costards comme vous ?

                                                quand vous appelez la police ils se deplacent ?


                                              • Bretzel - Non coformiste 25 mars 2008 14:59

                                                foufouille.... j’habite neuilly. chaque matin, je descend à la cave fouetter mes esclacves pour qu’ils confectionnent plus de vêtements. Je suis juif et je fait partit du protocle des sages de sion. J’ai mis en place le faut attentat du 9/11 et je collabore avec les martiens.

                                                Et voilà, maintenant je correspond à votre imagination (je n’ais pas oublié le cigare ?)....

                                                Vous êtes un ... et puis zut, allez vous torcher tous seul.


                                              • foufouille foufouille 25 mars 2008 15:34

                                                tres drole !

                                                sauf pour le juif qui n’a jamais ete tres puissant car peut nombreux.

                                                ce qui montre d’ailleurs le personnage

                                                 


                                              • foufouille foufouille 25 mars 2008 15:36

                                                ca repond pas aux questions


                                              • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 17:31

                                                Putain, Bretzel on a du mal à vous suivre. Plein délire ou grand moment de lucidité ??

                                                Vous cherchez à vous faire passer pour un connard quelconque de Neuilly (noter que dans mon assertion, il peut très bien y avoir des Neuilléens qui ne sont pas des connards) pour vous faire découper ou quoi ?


                                              • masuyer masuyer 25 mars 2008 14:14

                                                Salut Zen,

                                                excellent article. Que tu aurais pu illustrer par nombres de commentaires et d’articles publiés sur Agoravox

                                                 


                                                • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:25

                                                  Bien vu masuyer. Pour cela, une petite énumération de mots clés : immigration, insécurité, banlieues, jeunesse, ...

                                                  Une petite recherche et vous trouverez tous les best of des fred lyon, seb59, dalziel pour n’en citer que qqs uns.

                                                   smiley


                                                • Nobody knows me Nobody knows me 25 mars 2008 14:20

                                                  Merci pour cet article, Zen.

                                                  Je pense pas surprendre beaucoup de monde en refilant mon n-ième lien vers Chomsky, à voir également : Baillargeon, et cette sympathique clique qui potasse sur la fabrique du consentement, qui me semble très liée à cette politique de la peur - la politique de la peur étant en fait un moyen (jusqu’ici le plus efficace) d’arriver à fabriquer le consentement).

                                                  On va toujours plus loin dans le télé-traficotage de nos sentiments (c’est à se demander en quelle année va arriver Big Brother aux manettes...) et il semble que la peur soit un moyen vraiment très efficace. Cela dit, on l’utilise pour coucher nos gosses, les forcer à manger (et là, c’est pour leur bien... troublant non ?), ....


                                                  • foufouille foufouille 25 mars 2008 15:27

                                                    comment savoir qu’une peur est fondee ou pas ?

                                                     


                                                  • Mr Mimose Mr Mimose 25 mars 2008 15:42

                                                    Voila ce qu’écrit Annah Arendt dans son oeuvre "le système totalitaire" :

                                                    "La fiction la plus efficace de la propagande nazie fut l’invention d’une conspiration juive mondiale....La propagande nazie eut l’ingéniosité de transformer l’antisémitisme en un principe d’autodéfinition, le soustrayant ainsi aux fluctuactions de la simple opinion....Cela procura aux masses d’individus atomisés, indéfinissables, instables et futiles, un moyen d’auto-définition et d’identification qui restaurait en partie le respect de soi que leur conférait autrefois leur fonction dans la société..."

                                                    Aujourd’hui le thème juif à fait place à une conspiration terroriste mulsumane mondiale.

                                                    Bien que le niveau d’éducation actuel et que l’accés à l’information soit plus élevé qu’à l’époque, ce genre de stratagème fonctionne car il fait appel non à l’intelligence et à la raison mais au passionnel et à la peur.


                                                    • Le péripate Le péripate 25 mars 2008 20:40

                                                      Excellente remarque. Nous n’en avons pas fini avec le totalitarisme, hélas.


                                                    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 25 mars 2008 16:06

                                                      Bonjour Zen,

                                                      J’arrive un peu tard sur le fil. Excellente réflexion d’ensemble, à laquelle je rajouterais la "théorie" développée par Noami Klein dans son opus "the Shock doctrin" ou comment - en très bref résumé - la peur née des crises économiques a été exploitée par la classe politique aux Etats-Unis. Il y a des parallèles à faire avec le thème de ton article...

                                                      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1633

                                                       

                                                       


                                                      • foufouille foufouille 25 mars 2008 17:27

                                                        ce qui nous ramene a la manipulation des masses

                                                        chomage truque ou terroristes qui ne comprennent pas qu’une centrale nucleaire est une cible strategique


                                                      • ZEN ZEN 25 mars 2008 17:46

                                                        Merci, Yves, pour ce lien


                                                        • Francis29 JL 25 mars 2008 19:01

                                                           

                                                          En lisant ce lien que propose Yves (je lis : "Le plan de Lindsey consiste à surmonter la crise engendrée par des prêts douteux par la multiplication de crédits encore plus sujets à caution.")

                                                          il me vient à l’idée que le principe que la finance internationale applique à la lettre c’est le celui que je ne sais pourquoi j’attribue à Napoléon :

                                                          "quand on s’est trompé, il faut persévérer, ça donne raison" (principe auquel on peut opposer : perseverare diabolicum, évidemment).

                                                          Quand on dit que ces gens là nous mènent droit dans le mur …


                                                        • gany 26 mars 2008 08:28

                                                          Puissent ce type d’article etre lus et compris, la démocratie se drape sous les oripaux de la dictature (ou l’inverse). La démonstration et les liens sont des preuves que la peur est une arme efficace de controle des peuples et ce , depuis César.

                                                          Il n’y a plus que Lerma , Bisounours maladroit du dernier carré de l’armée de propagande du gouvernement actuel qui tente vainement d’effrayer les lecteurs d’agoravox en brandissant l’épouvantail des "socialo -trotsko communistes -gna-gna- libertaires" . L’arme du pauvre d’esprit à cour d’arguments, le gros bras intello-sarko qui glapit sans cesse "n’oubliez pas d’avoir peur". Ceci dit la gauche , jalouse de l’OPA de Sarko sur l’electorat de Le pen n’est pas en reste sur la ficelle politique de la peur. Malheureusement ce genre de d’argument éléctoral facile sévit partout et surtout pour les prétendant au trone.

                                                          Aujourd’hui se construisent et se gèrent des prisons par des entreprises privées on appelle ça le Partenariat Public Privé, au grand bénéfice de Bouygues et au détriment du travail de fond qui est celui de l’éducation mais non rentable pour le caca 40. Lire les "prisons de la misère" étude sur le cas US californien d’une société qui a choisi l’enfermement d’une classe de population estampillée "perdue" par les sociologues au service du pouvoir de la peur.Le budget éducation est transféré au budget prison. Victor Hugo réveille toi ! Une martingale politique. Lire sur ce site également la grande perdante des éléction municipales la Laicité. Des exemples ou le pouvoir politique local se couche devant des lobbies , minorités agissantes et effrayantes de religions. A Marseille un terrain donné à une mosquée ,à Lille une piscine réservée aux femmes "voilées". Bref les principes fondamentaux de la république bafoués par peur d’un désordre d’une minorité agissante et "qui fait peur".Bel exemple de soumission politique et malheureusement pléthorique. L’amalgame Arabe-Ben Laden a la vie dure et sert certains intérets. Lerma et consorts ont encore de beau jours devant eux de propagande, de soumission et d’asservissement....informons nous.


                                                          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 26 mars 2008 11:23

                                                            bonjour,

                                                            merci pour ce trés bonne article, et ces trés bonne réactions, comme la distinction entre la peur fondée et l’infondée, comme la quantité de références qui sous tendent l’idée que ce n’est pas d’aujourdh’ui qu’en politique on utilise la peur comme moyen d’accession ou de pérénisation du pouvoir en place.

                                                            D’ailleurs, qui ne participe pas de la peur dans son vote démocratique ? n’y a t il pas dans chaque partie politique un volet idéologique contre une ou un panachage de peurs ?

                                                            peur du nucléaire exacerbée aprés tchernobyl, les verts prennent leur essor, peur du nazisme, fachisme, dérive patriarcal, le PS est pour vous, peur de l’étranger ?

                                                            l’extreme droite te tend les bras, peur des abus du capitalisme, patronat, cac 40 ? la gauche se divise en autant de vocabulaires en fonction du public,

                                                            peur du chomage ? on vote pour qui garanti qu’il fera tout pour protéger les emplois de son corps de métier. les profs le PS, le privé l’ump, les plus fragilisé sur l’autel de la sécurité de l’emploi votent pour l’extreme gauche ou droite, etc...

                                                            Peur de la mondialisation ? Entre les contres alternatif et les pour que la france joue sa place dans le monde avec le maximum d’atout dans la compétition, tout les parties politiques offrent une réponse a cette peur, du rejet absolu a l’engagement maximum.

                                                            Peur des banlieues ? on vote pour plus de police mais pas au point de foutre le feu avec l’extrême.

                                                            A tel point qu’on ce demande même s’ils ne se partagent pas le spectre de leur réponses et discours en fonction d’un segment de réactions vis a vis d’une peur donnée et sociologiquement étudiée.

                                                            d’ailleurs, n’est ce pas quand la peur s’éloigne ou que les réponses données pour rassurée sur une peur ne sont plus efficace que les parties politiques s’écroulent en voies ?

                                                            tchernobyl oubliée ? pas assez peur des ogm ? les verts s’écroulent. Fini le temps de la peur du retour du nazisme allemand ? le PS s’affaibli.

                                                            LE pen ne fait plus peur, il ne donne plus l’impression qu’avec lui ça va etre regler par la force ? il n’est ni l’espoir des uns ni l’épouvantail qui permet de récupèrer des voix pour d’autres. LE FN s’écroule aprés avoir fait son job en 2002, servi de thermomètre a ceux qui ont le pouvoir sans jamais avoir été en mesure de leur prendre.

                                                            le spectre entier des parties politiques sert a la cohésion démocratique lorsqu’il englobe l’ensemble des peurs, légitime ou fantasmée, de sa population.

                                                            D’ailleurs, le PS n’a t il pas failli dans son "logiciel idéologique" lorsqu’il n’a plus été a même de répondre aux véritable peur des français au présent, mais juste bon a ressortir de l’anti nazisme la ou le citoyen d’aujourdh’ui a plus peur de se faire aggressé par une bande bien vivante ici et maintenant que d’un retour d’allemand en treillis ?

                                                            Alors dis nous de quoi tu as peur brave citoyen, aprés on fera un casting en meme temps qu’une médiatisation pour une politique censée te rassurée, prononcée par le/les plus crédible sur le sujet, et on récupèrera les voix.

                                                            Mettre en place les solutions qu’on t’a vendu ? oh la, le monde est complexe, on fera notre possible,

                                                            ce n’est pas parce qu’on a un bon orateur a la télé estampillé de notre partie qu’on peut mettre en place des solutions si on a pas le pouvoir. On a le pouvoir ? bon c’est pas parce qu’on a de bonne intentions qu’on a pas des opposants et des caisses vides, alors contente toi de notre bonne volonté. Regarde, on va te parler de faux problèmes et te donner de quoi te rassuré sur du vent, tu es content ?

                                                            amicalement barbouse. :))

                                                             


                                                            • MTOP 26 mars 2008 18:33

                                                              l’insécurité,le danger,la délinquance,

                                                              le développement de la peur,

                                                              l’évènement dramatique,la guerre au terrorisme,

                                                              cet article concerne-t-il vraiment la citoyenneté ?

                                                              philosophie de la politique internationale,peut-être ;

                                                              pour le citoyen,soyez pragmatique ;

                                                              l’évènement dramatique,c’est le décès ducommentateur sportif,

                                                              la délinquance routière,c’est l’accident qui a coûté la vie à des compagnons d’emmaüs,

                                                              à des étudiants rejoignant leur école(le hasard a fait qu’ils étaient au mauvais endroit 

                                                              à la mauvaise heure),pensez à cette peur,à cette insécurité,à ce drame,

                                                              aux sentiments de leus copains, 

                                                              partagez la vie des citoyens que sont vos voisins,

                                                              demandez -leur ce qu’est la peur,

                                                              ne soyez pas étonné de leur réponse ;

                                                               


                                                              • ZEN ZEN 26 mars 2008 19:11

                                                                Mtop

                                                                Mon article n’avait qu’un objectif limité , comme vous l’aurez remarqué


                                                              • Roland Verhille Roland Verhille 28 mars 2008 08:37

                                                                À Zen et aux autres,

                                                                J’ai été fort intéressé par à la fois le texte de Zen et l’ensemble des commentaires. Voici d’abord un petit ajout documentaire, à la suite de quoi je dirai mon sujet d’étonnement.

                                                                Zen traite en réalité de la question principale de notre existence : le rapport entre l’autorité publique, l’état, et nous les individus. Au regard de l’évolution historique, l’état est apparu aux environs de 3.000 Av. J.-C. chez les Sumériens. Les humains ont donc vécu sans état pendant des millénaires après leur sortie des cavernes (je passe sur leur organisation sociale). Lorsque l’état est apparu, celui qui s’est dit chef s’appelait Roi. Et ce n’est pas semble-t-il par la peur qu’il a établi son pouvoir. Il a dit avoir été choisi par les Dieux pour les représenter sur terre et gérer la terre qui appartenait aux Dieux. J’ajoute que, sans être historien, je n’ai pas trouvé dans les travaux de ces gens de preuve suffisante de l’existence de divinités avant cette apparition des Rois. Y a t il un rapport entre les deux ?

                                                                Mon étonnement maintenant :

                                                                L’ensemble des commentaires abonde, si je les ai bien compris, dans l’idée que la puissance publique est fondée sur la peur. Certains pensent qu’il y a intention d’utiliser la peur pour asseoir l’autorité publique. A mon avis, c’est plus grave que cela, car cette intention n’est pas systématique. Les états dits démocratiques fondent leur pouvoir sur le suffrage universel, de la même manière que les premiers Rois fondaient le leur sur le choix fait par les Dieux. Et c’est une caractéristique intrinsèque de tout état d’organiser son pouvoir au moyen de lois, de juges, de forces et de peines plus ou moins cruelles pour assurer son existence. C’est aussi l’histoire qui nous montre que, tôt ou tard, tout état atteint une telle domination sur les individus qu’il cause l’effondrement de leur organisation sociale.

                                                                Cela admis, que faire demande un commentateur ? Ma réponse est celle des républicains de la fin des années 1900 : instruire et éduquer le peuple de manière à le rendre apte à faire vivre une véritable démocratie. Hélas, l’état absorbe tout car sa nature est d’être totalitaire, et il prend en mains lui-même cette éducation « nationale » avec tendance de mettre cette éducation à son service.

                                                                Ce qui m’étonne, c’est cette convergence de tous les commentaires vers le constat désapprobateur du pouvoir d’état fondé seulement sur la crainte qu’il inspire et la soumission des citoyens à cet état, et la désapprobation violente de certains commentateurs lorsque je mets en évidence la place outrancière qu’il a prise en France et lorsque j’essaie d’expliquer que c’est là la cause de nos maux.

                                                                Alors, oui, que faire ?

                                                                 


                                                                • ZEN ZEN 28 mars 2008 09:58

                                                                  "....Ma réponse est celle des républicains de la fin des années 1900 : instruire et éduquer le peuple de manière à le rendre apte à faire vivre une véritable démocratie. Hélas, l’état absorbe tout car sa nature est d’être totalitaire, et il prend en mains lui-même cette éducation « nationale » avec tendance de mettre cette éducation à son service..."

                                                                  Pouvez-vous me dire comment pouvez-vous faire coexister en vous cette contradiction-là.. ?C’est bien l’Etat de Jules Ferry qui a instauré le projet d’éduquer le peuple, comme vous en faites l’allusion pertinente...

                                                                  L’Etat peut être totalitaire, il est vrai (les exemples ne manquent pas) , mais cataloguer ainsi toute forme d’Etat relève d’un délire libertarien, que même le plus ultralibéral américain sait irréalisable..et dangereux. Relisez Hobbes.

                                                                  De plus le fond et l’esprit de mon article vous ont échappé. Vous tireriez profit à le relire , à la lumière des liens et des lectures proposées.


                                                                • ZEN ZEN 28 mars 2008 10:00

                                                                  "....Ma réponse est celle des républicains de la fin des années 1900 : instruire et éduquer le peuple de manière à le rendre apte à faire vivre une véritable démocratie. Hélas, l’état absorbe tout car sa nature est d’être totalitaire, et il prend en mains lui-même cette éducation « nationale » avec tendance de mettre cette éducation à son service..."

                                                                  Pouvez-vous me dire comment pouvez-vous faire coexister en vous cette contradiction-là.. ?C’est bien l’Etat de Jules Ferry qui a instauré le projet d’éduquer le peuple, comme vous en faites l’allusion pertinente...

                                                                  L’Etat peut être totalitaire, il est vrai (les exemples ne manquent pas) , mais cataloguer ainsi toute forme d’Etat relève d’un délire libertarien, que même le plus ultralibéral américain sait irréalisable..

                                                                  De plus le fond et l’esprit de mon article vous ont échappé. Vous tireriez profit à le relire , à la lumière des liens et des lectures proposées.


                                                                • ZEN ZEN 28 mars 2008 12:19

                                                                  Zen est bien en phase avec Le Furtif et remarque que vous n’avez guère saisi le sens de l’article et que vous vous contredites à propos de l’Etat : l’école obligatoire de JFerry n’a été possible grâce à l’Etat

                                                                  S’il a existé des Etats totalitaires, votre critique sans nuances vous décridibilise et n’aurait même pas l’assentiment du plus radical libertarien uS...


                                                                • ZEN ZEN 28 mars 2008 12:21

                                                                  Je viens de poster une deuxième réponse à Mr Verhille, qui n’apparaît toujours pas...

                                                                  Mystère...


                                                                • Roland Verhille Roland Verhille 28 mars 2008 13:57

                                                                  Ah, vous ne voulez même pas en entendre parler. Vous n’acceptez le dialogue qu’avec ceux qui partagent vos idées et vos erreurs ? Alors, pourquoi venez vous me lire et y mettre votre grain de sel ?


                                                                • Philou017 Philou017 29 mars 2008 23:41

                                                                  @Rverhille "Ce qui m’étonne, c’est cette convergence de tous les commentaires vers le constat désapprobateur du pouvoir d’état fondé seulement sur la crainte qu’il inspire et la soumission des citoyens à cet état, et la désapprobation violente de certains commentateurs lorsque je mets en évidence la place outrancière qu’il a prise en France et lorsque j’essaie d’expliquer que c’est là la cause de nos maux."

                                                                  Ce que les gens regrettent, c’est que les hommes politiques ont trop souvent tendance à utiliser la peur pour manipuler les citoyens et les faire avancer dans la direction qu’ils montrent. Et le pouvoir politique n’est pas à confondre avec l’état.

                                                                  Ca n’as rien à voir avec le trop d’état, vu d’ailleurs que les prérogatives de l’état et sont budget diminuent fortement, notamment au profit de l’Europe. Ca concerne la façon dont les hommes politiques font de la politique. Donc le fonctionnement des spheres de pouvoir, et plus loin l’incapacité des politiques à proposer une quelconque vision de l’avenir.

                                                                  La cause de tous nos maux, c’est que les élus ne font pas une politique au service du peuple. L’etat n’est qu’un instrument qui sert à faire bouger les choses.

                                                                   


                                                                • ZEN ZEN 28 mars 2008 10:18

                                                                  @ La rédaction

                                                                  Les commentaires n’apparaissent plus...


                                                                  • Roland Verhille Roland Verhille 28 mars 2008 15:10

                                                                    À Le furtif,

                                                                    Des sornettes ? Vous semblez avoir eu accès à un peu ou beaucoup de documentation, en me parlant de l’invention de l’écriture à Sumer, et par les comptables, mais qui n’étaient pas alors des intendants du Roi. Cette invention, c’est pas loin d’un demi millénaire avant le moment que j’invoque pour la création de l’état. Dans ces écritures antérieures à ce moment, avez-vous trouvé un scientifique y ayant trouvé trace d’un chef d’état ? Cela m’intéresserait, fournissez moi votre source.

                                                                    Mais j’ai l’impression que le terme « état » ne signifie pas la même chose chez vous et chez ceux qui l’étudient. Si on vous suivait, les proxénètes utilisant des gros bras pour la garde de leurs filles seraient des chefs d’état. L’organisation sociale de la production agricole, bien étudiée chez les Sumériens, était chez eux d’ordre familial. Les premières agglomérations d’agriculteurs étaient constituées d’un famille unique, et pacifiquement comme démocratiquement organisées sous l’ « autorité » morale du plus ancien de la famille. Ce n’est pas là une organisation sociale que l’on désigne par le mot état.

                                                                    Sur ce que l’état accapare aujourd’hui du produit du travail des gens, vous m’opposez seulement votre dénégation sans démonstration en contestant les calculs déroulés pour les lecteurs d’AgoraVox désireux de se documenter en leur montrant que les deux tiers au moins y passent. Et vous ne semblez pas avoir lu un bulletin de paie et les feuilles d’impôts correspondantes, ou n’avoir pas su les lire, car cela recoupe et confirme mes calculs.

                                                                    Alors, l’aveuglement me semble être chez vous, et vous vous laissez berner par celui qui vous tond. Rassurez vous, je suis du côté des tondus. Vous, j’ignore.

                                                                     


                                                                    • Proto Proto 29 mars 2008 00:36

                                                                       

                                                                      Curieux comme vos commentaires peuvent phagocyter l’analyse de fond par vos démonstrations d’érudition.

                                                                      Certes le concept d’état n’est pas né avec Machivel.

                                                                      Pour  ma part je trouve l’article de monsieur ZEN brillant.


                                                                      • ZEN ZEN 29 mars 2008 02:35

                                                                        Mr Verhille est tout simplement passé à côté des enjeux du texte , qui étaient réduits à une dimension plus modeste qu’une réflexion générale sur l’Etat et le pouvoir. Mais cela arrive quand on lit mal ou trop superficiellement. Les détours par les analyses de Robin et Simon fixent le débat sur des problèmes historiquement situés et circonstanciés : l’instrumentalisation de la peur dans nos sociétés.

                                                                        Quant à son approche sur l’Etat , elle est intenable, sauf à être plus libertarienne que les plus libertariens US, et contradictoire : il revendique l’action de l’Etat pour éduquer les masses...Allez comprendre.


                                                                      • Francis29 JL 29 mars 2008 10:34

                                                                         

                                                                        Ainsi que l’a fait remarquer ailleurs Philippe Renève, toutes les interventions de Roland Verhille sont construites sur le même modèle, à savoir un constat destiné à recueillir l’approbation des lecteurs, souvent un diagnostic que je qualifierai d’opposition à l’interventionnisme de de l’Etat, pour conclure régulièrement par le sempiternel mantra libéral : "il y a trop d’Etat".

                                                                        Il ne faut pas confondre trop d’impôts avec trop d’Etat. Ce leitmotiv du trop d’Etat est la traduction libérale de ce que le gratuit est l’ennemi du profit et réciproquement. Michel Rocard disait un jour à la radio, que "l’interventionnisme de droite pratique la redistribution à l’envers", je préciserai pour ma part qu’il pratique une redistribution ’pâté d’alouette’ : une demie alouette pour les pauvres, un demi cochon pour les riches, cf. le paquet fiscal.

                                                                        Les intégrismes de tous bord sont générateurs de peurs. La peur du chômage est concomitante de la déréglementation libérale.


                                                                      • Roland Verhille Roland Verhille 29 mars 2008 11:46

                                                                        Quelle levée de bouclier ! C’est très symptomatique de l’hystérie dans laquelle entrent certains confrontés à toute observation sur l’état, sacré à leurs yeux. Quand j’aurai un moment, je proposerai à AgoraVox un texte abordant le sujet de l’état, pour m’amuser à semer l’agitation. Il me faudra trouver une sacrée armure pour essayer d’en sortir vivant !

                                                                        Voyez donc le furtif recourant au type de réplique des voleurs se défendant en prétendant que c’est le volé qui l’est.

                                                                        Proto, lui, est sibyllin, mais ses louanges adressées à l’article de Zen semblent m’adresser son reproche de phagocyter son analyse de fond sur laquelle je reviens tout de suite. Mais il me complimente en même temps en ayant vu dans mon commentaire une démonstration d’érudition, ce qui n’était pas du tout son but. L’article de Zen, c’est pour Proto une démonstration d’ignorance ? L’érudition serait le monopole de certains, une tare chez les autres ?

                                                                        Zen, lui, m’étonne. Le texte qu’il a présenté est bien venu, il constitue un apport positif à l’intelligence de la condition humaine. Mon commentaire visait à l’enrichir autrement qu’en y ajoutant la parole de Pierre, Jacques ou Paul ; en y introduisant des faits historiques incontestés par les spécialistes de l’histoire. Et le voilà me traitant d’ignare ne sachant pas lire ce qu’il a écrit d’entrée : « La peur … dans son usage politique elle contribue à asservir … » ; plus loin, « on reconnaîtra dans ces propos des allusions claires à des politiques d’état … » ; il invoque Grassus, les nazis, Pearl Harbour, Jonson et la guerre du vietnam. Mais son sujet ne traiterait pas de l’état ? Zen pratique la langue de bois ? Il signerait un texte qui ne serait pas de lui sans l’avoir compris ? Oui, j’ai du mal à le penser, je m’en étonne.  

                                                                        Et JL, c’est inévitable, il est toujours attendu, il revient ici à sa charge habituelle. Quel gardien besogneux de LA VERITé ! C’est probablement un supplétif des gardiens d’un temple vite reconnu. Il dit juste en affirmant « Les intégrismes de tous bord sont générateurs de peur ». Mais il ne range pas parmi les intégristes les partisans de l’interventionnisme outrancier des états, sauf si ces états ne font pas ce que lui veut. Il est modéré, en évitant de me traiter d’ « ultra libéral ». Il me fait quand même un procès d’intention, en écrivant que mes constats sont destinés à recueillir l’approbation des lecteurs. Je ne viens pas chez AgoraVox pour y prêcher une religion et tenter de convertir les autres. J’y viens pour compléter mon information et offrir un complément à celle des autres ; ils en font ce qu’ils veulent. Comme ils me semblent en majorité, pour l’instant, animés des mêmes intentions que moi, je n’en suis pas encore à appliquer le sage conseil des anciens : il est inutile de donner de la confiture aux cochons. 


                                                                        • ZEN ZEN 29 mars 2008 12:18

                                                                          Merci pour les "cochons" !

                                                                          "Il signerait un texte qui ne serait pas de lui sans l’avoir compris ?"..

                                                                          .J’apprécie cette remarque à sa juste valeur, venant de quelqu’un, je le répète, qui n’a pas compris le sens de mon article, basé sur la lecture de deux études d’universitaires américains, posant un problème dont l’actualité vous a échappé...Mais c’est humain...

                                                                          On ne contente pas de lire un titre pour saisir un contenu....Je vous invite donc à relire , en faisant le détour par les nombreux liens convergents..Cela demande un certain temps.

                                                                          La "langue de bois" semble bien votre fait , qui répétez sur l’Etat le même catéchisme libéral suranné, auquel ne souscritait même pas Milton Friedman...s’il vivait encore.

                                                                          Bon, mais ne changez pas, ce serait sans doute trop vous demander...


                                                                        • Roland Verhille Roland Verhille 29 mars 2008 14:12

                                                                          Merci pour vos répliques, je vous quitte, vous êtes plus susceptibles que des jeunes filles, et voyez le mal là où il n’y en a pas.

                                                                           


                                                                          • ZEN ZEN 29 mars 2008 16:58

                                                                            No worry !

                                                                            Bonne détente sur les plages de Calais ! Vous en avez besoin...

                                                                            Moi, ce sera Wimereux...


                                                                          • moebius 29 mars 2008 22:25

                                                                            tibet libre

                                                                             


                                                                            • moebius 29 mars 2008 22:25

                                                                              tibet libre

                                                                               


                                                                              • dup 30 mars 2008 10:43

                                                                                LE GRANDS NE SONT GRANDS QUE PARCE QUE NOUS SOMMES A GENOUX . 

                                                                                http://www.dailymotion.com/video/x4w3ao_bande-de-pigeons_news

                                                                                http://www.dailymotion.com/nenki/video/8218369

                                                                                voila ce que les élites appellent le nouvel ordre mondial . A 99.9 % ous n’en ferez pas partie . Vous avez peur de gens qui ont peur de vous

                                                                                 

                                                                                 


                                                                                • Alain-Goethe 27 janvier 2009 13:54

                                                                                  Bonjour

                                                                                  Vos articles sont très intéressants

                                                                                  Hier le 26/1/09 une dame nommée " Hypos" a publié un article dans " Citoyenneté sur la démocratie

                                                                                  Mon adresse : alain.goethe@hotmail.fr

                                                                                  J’habite dans le "62"
                                                                                  Cordialement


                                                                                  • chlegoff 24 septembre 2009 21:11

                                                                                    L’art de gouverner ne se limite pas seulement à maintenir un climat de peur. La manipulation des masses, des foules ou des groupes humains, c’est à dire nous, utilise des moyens de communication qui s’adresse aux émotions et non pas à l’intellect. Les résultats attendus par nos manipulateurs se doivent d’être pulsionnels.

                                                                                    Votre article m’a tout de suite fait penser à Henri Krasucki que j’avais entendu dans une interview Il y a très très longtemps qui disait fort justement « Il n’y a pas de moyen de coercition plus violent des employeurs contre les employés que le chômage. » citation reprise sur sa page dédiée.

                                                                                    L’histoire de la Résistance Française nous a démontré que quelque-soient les divergences politiques des hommes et des femmes de bonne volonté, face à la barbarie ou au risque de retour à la barbarie, comme actuellement, il existe un socle d’idéaux communs à mettre en application. Le premier d’entre eux est à mon sens une Loi sur la Liberté de la presse telle que pensée dans le programme du Conseil National de la Résistance qui avait été élaboré dans la clandestinité. « la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ; »


                                                                                    • ZEN ZEN 24 septembre 2009 21:52

                                                                                      Merci !
                                                                                      Tout à fait
                                                                                      Vous pouvez me retrouver ici
                                                                                      http://marcelthiriet.blogspot.com/



                                                                                        • ZEN ZEN 5 février 2010 16:37

                                                                                          Merci pour le lien
                                                                                          Cordialement

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