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Pitié pour « la démocratie »

Il y a aujourd'hui un dissensus profond autour de ce que doit ou ne doit pas être « la démocratie ». Dissensus à partir duquel 1. les uns la jugent un leurre, un mensonge, une affaire de dupes, parce que les puissances d'argent régneraient absolument - jusqu'aux théories du complot. 2. Les autres, eux, la jugent défectueuse, améliorable, toujours perfectible, et agissent incessamment dans le sens de ce qu'ils nomment du saint nom de progrès. 3. Les derniers enfin, estiment qu'ils n'ont pas à se plaindre ; non seulement parce qu'ils votent, mais encore parce qu'ils ne se sentent pas spécialement entravés - ou alors, seulement par des obstacles légitimes qu'ils pourraient théoriquement surmonter ... Cet article n'est pas une recette ni une solution, mais une réflexion.

 

Pitié pour « la démocratie »

Pitié pour « la démocratie », car elle a très bon dos. Il faut dire que « la démocratie » est à nos jours, ce que « le Bon Dieu » était au Moyen-Âge. C'est l'évidence, quand vous voyez que 1. ceux qui la jugent un leurre, militent généralement au nom de « la vraie démocratie » (ils militent au nom de cette « vraie démocratie » - celle qu'ils estiment vraie, en tout cas plus vraie que l'actuelle) ; que 2. les autres qui la jugent perfectible, s'activent notoirement dans ses structures, en escomptant qu'elle progresse (peu importe le bord politique ou l'échelle sociale) ; et que 3. les derniers se satisfont autant que possible des entraves qu'ils subissent, en tentant au maximum de les penser comme obstacles surmontables, grâce à « la démocratie ».

Bref, tout le monde est théoriquement d'accord. Mais « un jour j'habiterai en théorie, parce qu'en théorie tout va bien », dit l'adage. Et de fait, que tout ce beau monde soit adepte, fidèle et apôtre de « la démocratie » ne l'empêche pas de s'écharper pour « la démocratie » (1. la « vraie », 2. la « progressive » ou 3. la « présente »). Donc pitié pour la démocratie, apparemment, et pitié pour tous les démocrates que nous serions tous à peu près, car nous participons tous ou presque, à cet oecuménisme sociopolitique.

Tous autant que nous sommes, nous vantons « la démocratie » au nom de « la vraie, la progressive ou la présente démocratie ». Et il faut reconnaître que de pouvoir négocier publiquement « la démocratie » dans sa définition-même, dans son projet-même, est vraisemblablement de nature démocratique. C'est-à-dire que cela plaide dans le sens de prouver que nous vivons bien en démocratie. Or, d'ailleurs, c'est encore à peu près un point d'accord, puisque 1. les premiers nous jugent dans une « fallacieuse ou fausse démocratie » (ce qui reste une façon de démocratie, aussi malheureuse soit-elle vécue) ; 2. les autres nous jugent dans une « progression démocratique » (belle et bien une démocratie, ou du moins des possibilités démocratiques) ; 3. les derniers nous jugent effectivement « en démocratie  » (malgré les entraves).

Hallelujah.

 

De quoi se plaint-on ?

Même si les trois catégories de démocrates restent artificielles pour les besoins de la cause « article » - démocratie 1. mensongère, 2. perfectible, 3. actuelle (car certaines personnes relèvent plus ou moins de deux voire trois catégories), il n'en reste pas moins que les derniers (3.) auront préférentiellement tendance à poser la question : « de quoi se plaint-on ? »

« De quoi se plaint-on ? » questionnent-ils, puisque selon l'adage : « Aide-toi et le ciel t'aidera. » Or, « le Bon Dieu Démocratie » - ou plutôt la Bonne Déesse ... - t'a donné les talents pour que tu puisses te débrouiller, avec un peu d'intrépidité, voire d'ambition. D'où que tu sois, d'où que tu proviennes, quelles que soient tes possibilités, tu dois pouvoir les exploiter, et le monde est assez bien organisé pour que tu puisses en faire la preuve. Bien sûr, il y a la chance, mais enfin, ce type d'entraves, il faut bien s'en accommoder, c'est ainsi : tout le monde ne peut pas être président, ni PDG, etc. C'est la vie. (D'ailleurs, tout le monde ne le veut pas.)

Viennent les autres (2.) qui voient des perfectibilités partout. « De quoi se plaint-on ? » ... Nous sommes animés par des motions humanitaires, et nous voyons bien que tout n'est pas rose. Néanmoins, « la démocratie » nous donne les moyens de nous en tirer, et elle permet de prendre les initiatives qu'il faut. Or, sous un angle, des initiatives légales doivent être entreprises, afin de « justice sociale » - quant à savoir de quoi cette justice doit retourner, cela nous divise assez bien entre gauche et droite (à supposer que nous ne soyons pas du centre) ; mais enfin, nous partageons un centrisme, car nous plaidons la cause de « la démocratie », en faveur de la distribution des richesses afin de joie financière pour tous, comme en faveur des facilités entrepreneuriales afin - normalement - de motivation financière pour tous. Reste que, dans l'ensemble, nous sommes d'accord pour dire que l'argent est un bon moyen. En somme ? ... « A chaque jour suffit sa peine, Dieu pourvoit à nos besoins du jour. »

Les premiers enfin (1.) sont d'inspiration prophétique voire messianique. Après tout, « on ne peut pas servir Dieu et Mammon » à la fois. Et, en l'occurrence, même si « il faut laisser à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (point sur lequel s'accordent certainement les derniers (3.) et qu'admettent relativement les autres (2.) ... ) ... même si « il faut laisser à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », disions-nous, eh bien, « la Bonne Déesse Démocratie a ses saints, ses peuples et ses paradis » - sans parler de « ses apocalypses ». Aussi faut-il a minima rêver de jours plus beaux, où l'argent ne dominera plus, voire de lendemains qui chantent où nous seront tous absolument égaux, et gentils les uns avec les autres.

Vraiment, il faut (re)lire l'introduction de l'ouvrage majeur d'Alexis de Tocqueville, sur la démocratie.

 

Le régime, le droit et la morale

En somme, nous en sommes presque à peu près tous - en Occident - à ce point de vivre dans un régime sans conteste « à caractère démocratique », avec de nombreuses « dispositions démocratiques », à partir de quoi nous pouvons considérer - parfois entreprendre - tout et son contraire. Or, c'est en vertu de ces tiraillements voire de certaines tyrannies monopolistiques alors - précisément rendues possibles par « la démocratie » - que d'aucuns râlent et se plaignent de ne pas ou plus vivre « en démocratie ». Aussi s'y résigne-t-on parfois, ou bien décrète-t-on que « la démocratie », ça n'existe pas.

Seulement, à ce stade, confusions sont faites entre le régime, le droit et la morale. On veut communément les confondre, car ces éléments ne sont pas sans lien. Néanmoins, si le droit peut acter « la démocratie », il peut tout aussi bien contenir des dispositions sinon « antidémocratiques », du moins « a-démocratiques ». Par exemple, la législation sur les téléphones portables, de soi, n'a rien à voire avec la démocratie, en dehors des possibilités d'expression permises à travers leur médium. Tout ce qui relève de la santé publique et de la mise à disposition technologique même, et pour sidérants que cela semble, n'a strictement rien à voir avec « la démocratie ». En effet, une démocratie de malades et/ou de déconnectés est tout à fait envisageable. D'ailleurs, sur la déconnexion, elle existait encore dans un récent passé ; quant à la maladie, qui sait si nous ne le sommes pas tous, à l'heure de la reconnaissance juridique de l'électrosensibilité ?

Bref : même si le droit acte « la démocratie », de vastes pans du droit n'ont rien à voir à proprement parler avec « la démocratie ». De plus, pendant la féodalité moyenâgeuse, le territoire français connut pléthores de micro-régimes démocratiques (notamment dans les bourgs, mais aussi dans les territoires du Sud-Ouest pyrénéen) ; et ça n'est pas parce que les féodaux vivaient dans une société d'ordres, que le moindre fait ou geste était contrôlé : au contraire, nous sommes aujourd'hui infiniment plus contrôlés qu'à l'époque des seigneurs guerriers.

Finalement, c'est donc la morale, avec quoi nous confondons le droit et le régime : notre morale est humanitariste. C'est-à-dire qu'elle prône l'humanitaire pour tous a priori, même si concrètement nous nous focaliserions sur nos proches et nos alliés existentiels. Nous pensons actuellement grosso modo, que « la démocratie » est le régime présentant le moins de risques humanitaires, et c'est ainsi que nous prêchons (théoriquement) un droit qui aille dans le sens de cet humanitarisme (justice impartiale, protection des personnes, etc.). C'est que nous voulons d'abord vivre nous-mêmes, égoïstement, lâchement, mais aussi collectivement. Les foules, les peuples, les masses, les populaces, peu importe comment nous les jugeons, veulent vivre, du haut en bas de l'échelle sociale. A ce stade, même les pontes ressemblent aux SDF.

 

Nécessité de dispositifs institutionnels

Il ne faut pas confondre régime, droit et morale, tout simplement parce que nous ne vivons pas « en théorie » - notre « démocratie » serait-elle théorique. En outre alors, il est nécessaire de mettre en oeuvre des dispositifs institutionnels (et l'argent est actuellement de ces dispositifs, puisqu'il constitue nombre de relations en se rendant aussi vitales que la sève d'un arbre, voire le sang qui coule dans nos veines ou l'air que nous respirons - serait-ce artificiel ... ).

Il est nécessaire de mettre en oeuvre des dispositifs institutionnels, afin de cadrer ou canaliser l'existence collective. Or, une existence collective réclamant le maximum de marges individuelles (disposibilités) tend naturellement vers « la dérégulation » (serait-ce une re-régulation mercantile). C'est ainsi, par-devers toutes les « injustices sociales » alors (au nom de la morale humanitaire qui légiférerait autrement le droit). Mais tout cela est politique, et se décide publiquement (République) « en démocratie ».

Reste que la question se pose de la taille critique, pour un peuple (66 millions de Français !) comme d'ailleurs pour une institution (efficacités géographiques) ou une entreprises (effet de monopole, trust). Une inertie se crée vraisemblablement, et ceux qui naquirent « en démocratie » n'ont paradoxalement pas choisi de vivre « en démocratie ». C'est-à-dire que « la démocratie » est désormais tradition, et que le réel ne permet pas tout, du moins à court-terme.

Tout ceci, sans compter que malgré la concentration des richesses mondiales entre quelques mains, les Occidentaux mènent le train de vie des seigneurs de la planète, grâce à leurs anciennes et actuelles exploitations. On n'a rien sans rien, il faut savoir ce que l'on veut, ou, comme dirait l'autre : « Que votre oui soit oui, et votre non, non. »

Mal' - LibertéPhilo

 


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12 réactions à cet article    


  • La démocratie, c’est quand nous pouvons encore nous extraire du système. Question de statistiques. Si le nombre de paranos (salon du survivalisme) dépasse les schizos et ceux qui ne veulent pas s’assimiler, le risque est grand de tomber « démocratiquement » dans le totalitarisme. Nous verrons si le corps social sera suffisament fort pour générer ses propres anticorps et que le« plus jamais » cela ait encore force de conviction. Sinon, pour le reste, comme le fait Cabanel, il ne nous reste plus qu’à jouer l’avenir aux cartes ou aux dés.


    • lautrecote 4 avril 19:55

      Vous parlez des gens qui pensent que la démocratie va mal, ou qu’elle ne va pas très bien, ou que c’est ok merci pour elle. 


      Vous ne parlez pas des gens qui pensent que nous ne sommes pas en démocratie, et il commence à y en avoir de plus en plus.

      Un peu comme si c’était un fait admis, évident, que nous sommes en démocratie (puisque tout le monde nous le dit, hein ?)

      D’ailleurs, vous le dites Bref, tout le monde est théoriquement d’accord. 

      Et bien non, tout le monde ne pense pas que nous sommes en démocratie.

      • Basile Rainwash Basile Rainwash 5 avril 01:29

        @lautrecote

        Nous ne sommes pas du tout en démocratie c’est une vaste blague, Tocqueville a dit : « je ne crains pas la démocratie, les gens voteront comme on leur dira de voter ».

         Cela marche encore très bien et cela marchera tant que les gens voteront.

        Cela fonctionnera tant que les gens accepteront de déléguer leur pouvoir parce qu’ils préfèrent déléguer leurs propres responsabilités, c’est plus facile.

        Les gens ne savent pas qu’ils ont été programmé pour ça.

        En fait la plupart des gens sont des enfants qui se laissent guider intellectuellement et spirituellement, et ils feront tout pour combattre cette idée parce qu’ils ont peur de devenir des adultes, en vérité les gens ont peur, nous sommes dans un système de contrôle mental basé sur la peur.

        Le système (dis)fonctionne parce que les gens ne savent pas qui ils sont et peu importe leurs positions sociales les gens ont peur de remettre en question leur programmation, les gens ont peur de comprendre qu’on leur a menti depuis le début, c’est une remise en question de leur système de croyances qu’ils refusent parce qu’ils s’identifient à leurs égos, remettre en question les croyances de l’égo c’est dangereux de leur point de vue.

        Mais nous ne sommes pas des égos nous sommes des consciences reliées avec tous et avec tout.
        Ce n’est pas une croyance c’est une connaissance.


      • @Basile Rainwash

        (Pardon Pupucette007 je sors de ma garde de nuit mais)

        P... man/woman, j’en pleurerais ! smiley pas smiley

        Puisse tu rester éternellement sur av ! smiley


      • Giordano Bruno 4 avril 20:06

        Vos 3 catégories de personnes ont en commun de croire que nous sommes en démocratie. J’appartiens à une autre qui considère que nous ne sommes pas du tout en démocratie, ni de près ni de loin. La Vème république n’a rien a voir avec la démocratie, même si elle utilise le mot dans la constitution. Ma conception était répandue pendant la révolution française, puis s’est amenuisée suite au vol du mot « démocratie » par ceux qui n’en voulaient surtout pas. Aujourd’hui elle se développe à nouveau largement, ce dont je me réjouis.


        • antiireac 4 avril 20:19

          La démocratie est définie par le mode des élections dans un pays et par la représentation de ces élections.

          Jusqu’à une époque récente j’ai considéré que notre pays est démocratique malgré quelques quoiques. 
          Mais maintenant je dois considérer le divorce de plus en plus considérable entre l’espoir de la population en souffrance et nos élus de plus en plus déconnecté de la réalité du terrain.
          C’est pourquoi je pense que notre république n’est plus une réel démocratie mais un genre de théocratie à la sauce macronienne


            • samy Levrai samy Levrai 5 avril 09:58

              Dissertation sans aucune définition des termes... nous ne saurons jamais ce qu’est une démocratie, nous sommes dans la croyance et le ressenti... dans l’air du temps.



              • BA 5 avril 10:36

                2005 : par référendum, les électeurs néerlandais votent « non » à la constitution européenne.

                2016 : par référendum, les électeurs néerlandais votent « non » à l’accord d’association entre l’Union Européenne et l’Ukraine.

                Dans ces deux cas, les européistes ont bafoué le vote du peuple néerlandais.

                Dans ces deux cas, les européistes sont passés outre.

                Aujourd’hui, les européistes ont carrément décidé de supprimer les référendums aux Pays-Bas !

                La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle doit être détruite.

                Les Pays-Bas suppriment le référendum.

                Les partis de la coalition au pouvoir ont été échaudés. Ils ne veulent plus traîner le résultat des consultations comme un boulet.

                Les députés néerlandais ont adopté par 76 voix contre 69, jeudi, un projet de loi qui prévoit la suppression du référendum consultatif. Jusqu’à maintenant, lorsqu’une pétition avait récolté plus de 300 000 signatures, le gouvernement se voyait contraint d’organiser un scrutin. Un référendum de ce type sur le pouvoir des services de renseignements est prévu le 21 mars. Ce pourrait bien être le dernier.

                Le texte préparé par la ministre des Affaires intérieures, Kajsa Ollongren, met en fureur une partie de l’opposition. À commencer par le nouveau parti d’extrême droite Forum pour la démocratie qui, dans les sondages, concurrence désormais sérieusement le Parti pour la liberté du sulfureux Geert Wilders. «  Kajsa Ollongren est l’assassin de la démocratie  », a lancé le chef de Forum pour la démocratie, Thierry Baudet.

                De 1952 à 2015, seuls deux référendums, dont celui qui a vu le rejet de la Constitution européenne en 2005, avaient été organisés aux Pays-Bas. Mais depuis peu, les consultations se multipliaient. En 2016, les Néerlandais ont dû répondre « oui » ou « non » à l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. Et en mars, ils doivent se prononcer sur les pouvoirs accordés aux services des renseignements néerlandais.

                Dans le cas du référendum sur l’Ukraine, le « non » l’avait emporté. Pendant des mois, le gouvernement néerlandais avait traîné le résultat comme un boulet, avant de décider de ne pas remettre en cause l’accord entre Bruxelles et Kiev.

                https://www.ouest-france.fr/europe/pays-bas/les-pays-bas-suppriment-le-referendum-5592281



                • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 5 avril 11:30

                  On ne sortira jamais des amalgames : Le monde va vers l’asservissement des masses ! 


                  J’ai suffisamment expliqué ce qu’est la « démocratie » que les Grecs n’avaient pas inventée

                  C’est l’expression de la volonté générale. C’est le résultat de intelligence collective d’une société donnée, c’est la qualité et c’est le résultat d’un développement d’un projet de société que l’ensemble d’un peuple espère concrétiser ! Mais où est donc le problème aujourd’hui ?

                  Aujourd’hui les sociétés sont tellement travaillées, tellement pollués, tellement manipulés, tellement corrompues qu’elles valident « l’autre projet » qui travaille pour le bien être de la minorité des milliardaires accumulateurs de richesses nationales ! On ne peut pas dire qu’il y a des « dictatures » puisque les dirigeants sont toujours « élus » par les peuples. 

                  Il y a encore quelques résistances à « ce leurre démocratique » comme je l’ai toujours appelé, mais ne vous en faites pas, elles disparaîtront fatalement et la victoire du pouvoir de l’argent sera totale ; les masses iront inévitablement vers un asservissement et vers un esclavage consenti : Nous y sommes d’ailleurs, Il suffit de constater qu’à chaque contestation, à chaque manifestation, à chaque grève contre une quelconque décision politique, c’est le peuple qui qui se scinde en deux : Une partie « pour » et une partie « contre » ! 

                  Le pouvoir de l’argent sait que la corruption, la terreur, le terrorisme économique et la manipulation médiatique amèrement lentement mais sûrement tous ceux qui résistent à l’alignement et à l’obéissance ! 

                  Les scientifiques français, les historiens français, les politiciens français, les journalistes français savent que personne n’a autant expliqué comme moi-même je l’ai fait depuis 2001. Le mépris et la désinformation sont plus forts ? Eh bien, QUE LE MONDE AILLE AU DIABLE !


                  • Claudec Claudec 5 avril 17:25

                    Démocratie et démographie


                    Si parmi les multiples pièges qui menacent la démocratie, le dogmatisme, le sectarisme, le mensonge, la cupidité, l’intolérance, etc, sont sans cesse évoqués, avec autant d’hypocrisie que de superfluité, il en est un dont les hommes dans leur grande majorité ne semblent pas avoir conscience. Il est pourtant devenu le plus redoutable, après s’être installé au su et à la vue de tous durant des siècles, sans apparemment éveiller la méfiance de qui que ce soit. Il s’agit de la surpopulation ; ce qui peut expliquer que les ennemis de la démocratie se multiplient et le soient en premier lieu au nom de la conquête ou de la défense de leur espace vital. N’est-elle pas l’arme fondamentale des extrémismes les plus enracinés, dont ceux qui règnent au Moyen-Orient ne sont hélas qu’un exemple trop parlant  : «  Comme aimait à dire Yasser Arafat : La meilleure arme de l’Organisation de libération de la Palestine, c’est l’utérus des Palestiniennes – Plagiant Ouari Boumedienne lorsqu’il proclamait à la tribune des Nations Unies que l’Islam ferait la conquête du monde par le ventre de ses femmes – » Ou : « Les haredim sont encore minoritaire en Israël, mais ils s’acharnent à changer cet état de fait. Et leur tactique est simple : ils procréent. Les familles ultra-orthodoxes comptent en moyenne près de sept enfants ; les fratries de dix ou plus ne sont pas rares ... un quotidien de Jerusalem cite un haredi qui se vante d’avoir 450 descendants. » (COMPTE À REBOURS - Flammarion - Déc 2013).


                    Quels que soient notre souci du bien commun et notre soif de partage et de justice, nous ne pouvons ignorer qu’en dépit des progrès qu’elle a accomplis depuis, la République a été inventée à une époque ou la population humaine, dispersée sur la planète, n’était que de quelques dizaines de millions d’individus de toutes conditions.


                    Or, même s’il suffit de deux hommes sur un même territoire pour qu’y règne l’antagonisme, voire la discorde ou pire, leur nombre a crû dans une telle mesure qu’il engendre dorénavant désordres, peur et repli sur soi-même. Par la disparité des opinions qui s’y expriment, les conflits d’intérêts qui s’y manifestent ; par la transformation en cacophonie du moindre débat ; par une ingouvernabilité conduisant des leaders débordés à employer tôt ou tard la force au détriment de la raison ; par l’aggravation qui en découle du sort des plus démunis ; par la réduction de la part des richesses susceptible de revenir à chacun – à commencer par les libertés, tant individuelles que collectives –, le nombre réduit à néant toute volonté démocratique, sauf à viser un utopique égalitarisme dans la pauvreté généralisée.


                    « Chacun a le souvenir d’un monde qui était meilleur. Moins peuplé. Plus agréable. Où l’on se sentait plus libre. » (Alan Wiesman). Tous les pouvoirs le savent et pourtant tous les pouvoirs ont le culte du nombre. Nulle religion ni secte qui ne cherche à multiplier celui de ses fidèles, nul parti ou association qui ne s’efforce de rallier un maximum de membres ; nulle commune, région ou état qui ne fonde sa puissance, son avenir – et accessoirement le bonheur de sa population – sur l’importance de celle-ci.

                     

                    Comme elle est le moyen infaillible de réduire le nombre de pauvres, par simple effet de proportions, la dénatalité apparaît dès lors comme la seule mesure propre au rétablissement de l’équilibre démographique indispensable à la restauration et à la pérennité de cette démocratie porteuse de plus de justice, de responsabilité et de solidarité, souhaitée par tous les vrais républicains.


                    Lire à ce sujet “Précis de pyramidologie sociale” 


                    • Étirév 11 avril 15:15

                      Notre Système est en voie d’effondrement, et son régime politique, totalement à l’agonie actuellement, apparait sous son aspect inepte le plus évident aux yeux de tous ou presque tous. Et c’est ainsi parce que toutes ses règles, toutes ses lois, et d’une manière générale tous ses rouages grippés sont contre Nature, et que la Nature, tôt ou tard, reprend ses droits.
                      Rappelons rapidement ce qu’est, en réalité, la démocratie, ce régime de gouvernance considéré par les masses crédules et/ou ignorantes comme un immense progrès humain.
                      La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents.
                      Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique.

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