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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Premier de Cordier

Premier de Cordier

« Je guette la phrase annonçant la revanche. Soudain, j’entends ces mots inouïs : "C’est le cœur serré que je vous dis aujourd’hui qu’il faut cesser le combat". La phrase suivante me fait comprendre le désastre irréversible (…). La guerre est donc finie, irrémédiablement perdue ? Tandis que ma mère s’affaisse entre les bras de mon beau-père, je me précipite vers l’escalier et monte dans ma chambre afin de dissimuler mes larmes. Jeté en travers du lit, je sanglote en silence. » ("Alias Caracalla", 15 mai 2009, éd. Gallimard).



La phrase de la défaite annoncée par le maréchal Pétain le 17 juin 1940 a fait l’effet d’une bombe à désillusion chez Daniel Cordier. Dans son livre, il poursuit : « Ainsi, la France est morte sans que j’aie combattu ! Comment est-ce possible ? Ma patrie, l’orgueil de ma vie, la gloire de l’univers, désignée par Dieu pour défendre sa foi, pour répandre la civilisation, modèle du genre humain… Morte à jamais ? Je m’accuse de ne pas l’avoir aimée suffisamment, de ne pas lui avoir tout sacrifié puisque je suis en vie tandis qu’elle agonise. Ce malheur absolu me révèle combien j’aime mon pays. Brusquement, je me dresse : l’information qui m’a terrassé est un cauchemar sans fondement puisque la France est invincible. Les Boches seront impuissants si quarante millions de Français se lèvent contre eux. Il faut soulever le pays d’une fureur sacrée, l’organiser et combattre. Que peuvent quelques centaines de milliers de soldats allemands devant quarante millions de Français résolus ? Avant toute réflexion, une certitude : Dieu n’a pas abandonné la France ; c’est Pétain qui l’a trahie. Sous le couvert de sa gloire, il a dupé tout le monde, y compris Maurras. Le mythe du "vainqueur de Verdun" s’effondre : trop vieux. Il jette l’éponge alors que la victoire est à portée de main. (…) Comme nous avons eu raison, les jeunes, de nous moquer des anciens combattants radoteurs. Aujourd’hui, nous devons prendre la relève et montrer l’exemple : à nous de délivrer le pays. ».

Ce texte provient du précieux livre témoignage publié par Gallimard le 15 mai 2009. Presque 1 000 pages qui racontent comment le jeune militant maurassien devient gaulliste sans le savoir. Il n’a pas entendu de ses oreilles l’appel du 18 juin mais il en a entendu parler le lendemain et n’a eu plus qu’une seule obsession, après sa déception de Pétain et Maurras vendus à l’ennemi : rejoindre De Gaulle et continuer le combat. Ce qu’il fit. En devenant notamment le secrétaire particulier de Jean Moulin à Lyon entre le 25 juillet 1942 et le 21 juin 1943.

Il a rejoint l’Angleterre le 25 juin 1940. Sa première rencontre avec De Gaulle a eu lieu le 6 juillet 1940 à l’Olympia Hall à Londres : « Je demeure sur place, abasourdi. Désormais, mon chef est cet homme froid, distant, impénétrable, plutôt antipathique. ». Quelques minutes auparavant, l’homme distant lui avait dit, à lui et à ses compagnons : « Je ne vous féliciterai pas d’être venus : vous avez fait votre devoir. (…) Ce sera long, ce sera dur, mais à la fin, nous vaincrons. ». Il fallait vraiment être motivé ! Daniel Cordier l’était, assurément.

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Le 20 novembre 1944, ce fut donc logique que Daniel Cordier fût nommé compagnon de la Libération par De Gaulle, le seul titre dont il se sent fier, beaucoup plus que d’être grand-croix de l’ordre national de la Légion d’honneur (depuis le 31 décembre 2017). Il y a eu en tout et pour tout 1 038 compagnons de la Libération (dont seulement 6 femmes, 60 étrangers et 271 à titre posthume).

Depuis quelques jours, Daniel Cordier fait partie des cinq derniers survivants de ce cercle très restreint des héros qui ont sauvé la France. Il va avoir 98 ans le 10 août 2018 et est le "vice-benjamin". Depuis le 23 octobre 2017, successeur de Fred Moore, Daniel Cordier est chancelier d’honneur de l’ordre de la Libération (depuis le 16 novembre 2012, il n’y a plus de chancelier en titre car le conseil de l’ordre a été transformé en conseil national des communes "Compagnon de la Libération", par la loi n°99-418 du 26 mai 1999 et la loi n°2012-339 du 9 mars 2012). À ce titre, Daniel Cordier coprésidera ce lundi 18 juin 2018, à 11 heures, la cérémonie d’hommage au Mont-Valérien à l’occasion du 78e anniversaire de l’appel de De Gaulle. Aux côtés du Président de la République Emmanuel Macron.

Depuis quelques mois, il y a eu beaucoup de disparitions parmi les compagnons de la Libération : Yves de Daruvar (97 ans) le 28 mai 2018, Claude Raoul-Duval (98 ans) le 10 mai 2018, Constant Engels (97 ans) le 3 avril 2018, Jacques Hébert (97 ans) le 15 février 2018, Victor Desmet (98 ans) le 29 janvier 2018, Fred Moore (97 ans) le 16 septembre 2017, Alain Gayet (94 ans, le grand-père de Julie Gayet) le 20 avril 2017, etc.

Les quatre autres survivants sont Guy Charmot (né le 9 octobre 1914), Edgard Tupët-Thomé (né le 19 avril 1920), l’ancien ministre Hubert Germain (né le 6 août 1920) et Pierre Simonet (né le 27 octobre 1921). Daniel Cordier n’aimerait pas mourir le dernier car il ne tient pas à être enterré dans l’obscure crypte du Mont-Valérien en région parisienne, il espère plutôt rester dans le sud provençal.

Daniel Cordier est un héros tellement modeste et humble qu’après la guerre, il a complètement tourné la page. Il ne voulait pas devenir "ancien combattant" comme il avait subi ceux de la Première Guerre mondiale pendant son enfance : « Il était inimaginable de devenir à mon tour un ancien combattant. Alors, quand la guerre est terminée, elle a été terminée pour moi aussi. J’avais quel âge, déjà, en 1945 ? 25 ans… Eh bien, à 25 ans, voyez-vous, je ne voulais pas vivre dans le passé. À cet âge-là, c’est l’avenir qui m’intéressait. J’avais trop souffert d’être "prisonnier" de la guerre de 1914 pour vouloir reproduire ça après 1945. » ("Le Monde" du 9 mai 2018).

Traumatisé par la mort de son patron, Jean Moulin, qui lui a appris les rudiments sur l’art contemporain (qui était une couverture), Daniel Cordier s’est intéressé à ce domaine pendant une trentaine années de sa vie. Avant même la fin de la guerre et à la fin de sa mission en France le 21 mars 1944, pour regagner l’Angleterre, il a rejoint Madrid (non sans mal, emprisonné par Franco), ce qui lui a permis de visiter son premier musée, le Prado : Jean Moulin lui avait promis de visiter avec lui ce musée après la guerre pour lui montrer la peinture de Goya… Daniel Cordier est ensuite devenu peintre, galeriste et marchand d’œuvres d’art, impressionné par les toiles de De Staël, découvreur d’artistes au point d’avoir construit progressivement une collection très fournie qu’il a léguée au Centre Pompidou dès la création de celui-ci.

Tellement modeste alors qu’il aurait pu faire de la politique, à l’instar de bien des résistants, et se retrouver ministre, député, aux avant-postes du pouvoir. Tellement modeste qu’on a oublié de l’inviter le 19 décembre 1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon (avec le fameux discours d’André Malraux), et lui-même n’a même pas été scandalisé par cet oubli.

Ce n’est qu’en 1977 que Daniel Cordier a refait surface dans "l’actualité des résistants", scandalisé par la publication d’un livre d’Henri Frenay ("L’Énigme Jean Moulin", chez Robert Laffont), qui considérait Jean Moulin comme un agent soviétique. Révolté par ces manquements à la vérité, Daniel Cordier s’est alors attelé à une très ambitieuse tâche, celle de raconter l’histoire réelle, celle qu’il a vécue.

Son travail fut tellement riche qu’il est l’un des rares historiens amateurs à avoir reçu la reconnaissance d’universitaires (comme Jean-Pierre Azéma, biographe de Jean Moulin). Daniel Cordier a passé beaucoup de temps à retrouver des archives, à faire la part des choses entre souvenirs personnels qui peuvent trahir la bonne foi et documents factuels. Au-delà de ses ouvrages très denses sur Jean Moulin (six volumes, dont quatre spécifiquement biographiques de 1 000 pages chacun) publiés de 1983 à 1999 chez Lattès et Gallimard, il a écrit une autobiographie qui a été un grand succès, "Alias Caracalla" chez Gallimard (Prix Renaudot 2009) ainsi que d’autres ouvrages. Mais on attend encore la suite pour "Alias Caracalla" car le premier tome s’arrête au 23 juin 1943.

Daniel Cordier explique d’ailleurs qu’il est assez lent et qu’il a encore quelques manuscrits à corriger ou à compléter : « En ce moment, je relis, je corrige, mais je fais ça à mon rythme, car j’ai quand même l‘âge que j’ai. » ("Le Monde" du 9 mai 2018).

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Il n’a jamais participé au débat politique, sauf lors de l’élection présidentielle de 2017 (entre les deux tours) où il a rencontré le candidat Emmanuel Macron le 2 mai 2017 à son QG de campagne pour lui apporter son soutien. Daniel Cordier fut l’un des invités d’honneur à la cérémonie d’investiture du Président Emmanuel Macron quelques jours plus tard, le 14 mai 2017. Il a été aussi honoré par François Bayrou le 17 novembre 2017 à Pau où il a habité avant de partir vers Londres.

Pourquoi parler de Daniel Cordier ? Parce qu’il a répondu à une longue interview publiée dans le journal "Le Monde" du mercredi 9 mai 2018. Si les propos, recueillis à Cannes (où il a déménagé après avoir quitté le centre de Paris) par le journaliste Thomas Wieder, n’ont révélé aucune information vraiment nouvelle sur Daniel Cordier, le plus intéressant est que cet entretien a intéressé tellement les lecteurs du journal que "Le Monde" a laissé ce numéro en kiosque jusqu’au samedi suivant. C’est plutôt rassurant de savoir que son message fait de l’audience.

Le plus intéressant de cette interview est son inquiétude sur l’antisémitisme qui persiste encore de nos jours. Lui-même a été antisémite lorsqu’il était jeune parce que tout acquis aux idées de Maurras.

Et il a expliqué comment cet antisémitisme lui est passé au début de l’année 1943 : « Arrivé à l’Arc de triomphe, l’horreur : tout autour de la tombe du Soldat inconnu, il n’y avait que des soldats allemands qui se prenaient en photo. C’était terrible… Je pensais encore à cela en descendant les Champs-Élysées quelques minutes plus tard quand, tout à coup, je croise un homme et un enfant, bien habillés, remontant vers l’Arc de triomphe. Ils avaient le mot "juif" et l’étoile jaune cousus sur leur veste. En vous le racontant aujourd’hui, j’ai envie de pleurer, tellement ça a été un choc. Oui, un choc ! C’était inacceptable. Là, d’un coup, je me suis dit : mais pourquoi ? Pourquoi ? Qu’ils soient Juifs ou pas, qu’est-ce que ça peut faire ? Je ne sais pas comment vous dire, mais ça a brisé d’un coup mon antisémitisme. Cela reste un moment unique de ma vie. » ("Le Monde" du 9 mai 2018).

L’assassinat de Mireille Knoll le 23 mars 2018 par antisémitisme l’a renvoyé brutalement soixante-quinze ans plus tard avec une grande tristesse et une certaine impuissance : « Que puis-je vous dire ? Je ne comprends pas qu’on en soit toujours là. Pour moi, c’est quelque chose de très douloureux. En parlant de ça aujourd’hui, je repense à mes camarades qui sont morts. Après la guerre, nous pensions que c’était fini, que ça ne recommencerait jamais plus. Et, au fond… c’est encore là. C’est terrible. » ("Le Monde" du 9 mai 2018).

Pourtant, Daniel Cordier reste optimiste, car son expérience lui a appris que « même quand tout paraît bouché, il peut rester un espoir. », au point même de nager dans une sorte de sérénité certainement enviable : « Aujourd’hui, je suis heureux, je suis même un vieux monsieur très, très heureux. Peut-être parce que je suis en règle avec moi-même, et surtout avec la vérité. » ("Le Monde" du 9 mai 2018).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (01er juin 2018)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Interview de Daniel Cordier dans le journal "Le Monde" du 9 mai 2018 : "De Jean Moulin à la jeunesse d’aujourd’hui, la leçon de vie d’un homme libre".
Jean Moulin.
Premier de Cordier.
Daniel Cordier, ni juge ni flic.
La collection Cordier.
Charles Maurras.
Philippe Pétain.
Charles De Gaulle.
L’appel du 18 juin.
Antisémitisme.
Marie-Jeanne Bleuzet-Julbin.
Raymond Sabot.
François Jacob.
Pierre Messmer.
Maurice Schumann.
Jacques Chaban-Delmas.
Yves Guéna.
Général Leclerc.

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21 réactions à cet article    


  • Après Cordy, Cordié qui n’ont rien à voir avec le Premier de Cordée. Il est à craindre, hélas, qu’il n’y ait aucune leçon à tirer de cette époque. L’histoire ne repasse pas les mêmes plat ; actuellement, ceux-ci s’élèvent à 500 000 euros. . 


    • Self con troll Self con troll 17 juin 15:50

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Et on sert le champagne Cordier en signe de concorde. Dans des flûtes ou des coupes ?


    • arthes arthes 17 juin 15:56

      @Self con troll

      Ah ! ah ! ah !

      Le champagne !!!

      Ne se sert pas

      Il se répand

      Où on veut

      Et il se boit

      Ainsi

      Encore une synchronicité espoutouflante ?


    • @Self con troll

      Merci de ne pas me parler de coupe, Même le concorde fait moins de bruit que les C....S à la sortie des stades.

    • Self con troll Self con troll 17 juin 16:15

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Tous attirés par le joueur de flûte, sans comprendre que c’est du pipeau.
      Sur ce, je vais à la plage


    • Paul Leleu 18 juin 18:01

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.


      oui... d’autant que ce ne sont pas les valeureux résistants qui ont sauvé la France (quel que soit leur courage individuel et collectif). C’est d’abord la glorieuse armée rouge des communistes qui a brisé la machine de guerre fasciste (au prix exorbitant de 25 millions de morts jamais célébrés en France). « Il faut soulever le pays d’une fureur sacrée, l’organiser et combattre » : c’est le Parti de Lénine qui servit à soulever et galavniser le peuple soviétique dans cette « fureur sacrée » que chantait Alexandrov dans « la Guerre Sacré ». 

      Par la suite, en dernière instance, les anglo-américains débarquèrent en Normandie, et combattant les moins bonnes troupes nazies parvinrent à franchir le Rhin. On finit par se demander si c’est pour aider les soviétiques ou pour les empêcher d’arriver jusqu’à l’Atlantique, que nos « amis » anglo-américains se sont résolus à passer à l’attaque. 

      La Résistance française intérieure était en effet aussi composée de communistes (bien que l’historiographie moderne l’occulte). ⅔ des maquis organisés étaient communistes, bien que Londres rechigna à leur parachuter des armes. Jean Moulin fut victime d’une trahison jamais vraiment élucidée semble-t-il : mais s’il n’était pas communiste, il promouvait une alliance (réaliste) avec les communistes qui n’était pas du goût de tout le monde. 

      Par ailleurs, je me demande comment ce résistant peut sérieusement faire des reproches aux « anciens de 14-18 » qui ont vécu l’Enfer. Eux avaient résistés à Verdun comme les Soviétiques à Stalingrad. Et ils avaient vus ce que les bourgeoisie avait fait de leur victoire. Contrairement à ce monsieur, de nombreux anciens résistants français ont vertement critiqué la France pépère’ et ’ricaine d’après 45. Alors, respect pour le combattant, mais pas de quitus. 

    • Paul Leleu 18 juin 18:07



      ceux que ça intéressent peuvent voir ce document de 35 minutes sur les 177 combattants français du débarquement en Normandie. C’est tourné 20 ans après (en 1965), et ça donne une idée décapante de la France de De Gaulle, et de l’opinion que des « anciens » de la France Libre avaient de la France d’après-guerre, et même du Général... 

      La plupart ne se revendiquent d’aucune idéologie... mais ils n’ont pas la vision idéalisée que nous avons des années 1960... En outre, c’est un document réalisé avec une force et un goût artistique qui tranche avec la mièvrerie qu’on nous sert aujourd’hui. 


    • @Paul Leleu


      et pourtant vous critiquez les surréalistes, Ferrat et Char (pas d’assau« l »t). Juste un peu de cohérence. Max Ernst s’est réfugié en France,... Petit rappel utile,...

    • Self con troll Self con troll 19 juin 09:28

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Et vous n’avez pas regardé le documentaire en lien, qui date de l’époque de vos premières règles.

      On y voit un Bolloré (génération avant Vincent) à table avec des hommes aux noms moins médiatiques.

      C’était l’époque du papier à cigarettes. Nous en sommes au graphène. Bientôt on va entrer dans la civilisation post-Aristote, le web sub-atomique qui sait.

      En attendant, si vous passez à Perpignan, allez voir la maison des Bardou (fondateurs de Job). A Toulouse, près du stade de rugby, c’est suite et fin. L’aventure des rouleaux de papiers a culbuté dans la culture


    • arthes arthes 17 juin 17:04
      @self

      Faut pas être réducteur non plus....
      C’est surtout du spectacle...Si j’avais la possibilité d’aller assister à un match de cette coupe, je serais ravie de faire partie du nombre des c...ns, pourtant je ne suis pas fan, mais l’ambiance, ça doit être quelque chose de très particulier à ce niveau, et intéressant à vivre...Sauf si on se trouve au milieu d’une rixe entre supporteurs, mais le service d’ordre doit être lui aussi impressionnant !



      • @arthes


        j’avoue alors Trouver plus d’extase à la vue d’un math de boxe.

      • arthes arthes 18 juin 16:23
        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        Ah c’est une autre démarche alors, si il faut rechercher une sorte d’abandon d’extase , une manifestation de transe, j’ai une prédilection pour la boxe thaï, particulièrement raffinée...

        L’ambiance stade de foot pour un mondial, y aller une fois dans sa vie (je précise) c’est pas trop pour entrer dans l’extase, c’est une implication personnelle et volontaire pour explorer in live mon propre potentiel d’agressivité dans un transfert où je sais que la sublimation sera un rdv manqué, c’est ce qui m’intéresse.

        Et oui, je sais payer de ma personne !

      • Self con troll Self con troll 18 juin 16:55

        @arthes
        A la boxe anglaise, les séquelles physiques ne sont pas un risque mais une certitude. Ca manque de charme.
        Quand au foot, s’il faut apprendre à ne pas réagir à « ta soeur la pute » (coup de boule de Zidane) ça ne ressort plus de la maîtrise de soi mais de la soumission à l’image.


      • arthes arthes 18 juin 17:38

        @Self con troll

        En effet...(pour l’exemple Zidane) et ça rejoint ce que je veux dire par « aucune sublimation n’est possible » .
        Voila comment je vois les choses :
        Le foot (le sport,et l’origine des JO en fait ) est un moyen de transférer l’agressivité instinctive de l’homme envers autrui , dans une sphère  ludique et de la canaliser avec des règles, principe, une discipline lesquels permettent de libérer les valeurs intrinsèques à l’humain qui sont la fraternité et l’altruisme.
        Je dis que dans la boxe, thaï en tous les cas, et de ce que j’en connait, cela existe, oui, il y a le respect de l’autre que l’on combat, il y a une belle et bonne discipline, « bravo, tu t’es bien battu »

        Mais dans le foot, l’argent est le maître du jeu, et c’est l’individualisme qui est exalté, il faut écraser l’autre pour imposer son « moi », placer le plus beau but, faire la plus belle action pour se faire remarquer par les sponsorts, l’équipe est alors une entité reléguée au deuxième plan, 

        Ce qui fait que les instincts qui portent vers la fraternité, solidarité (si si, remember mon exemple du tableau blanc « solitaire ou solidaire » ) restent à l’état végétatif, ils sont refoulés, oubliés, cela se traduit par une agressivité verbale et un coup de boule en réponse.

        Et chez les supporteurs, des rixes, des insultes et un natiionalisme exacerbé pour l’occasion.


      • Je m’excuse, nulle en informatique. Tapez drame du HEYSEL. Deux mois après je partais pour Paris. Et alors, le Heysel,.... ?????


      • arthes arthes 18 juin 20:26

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.

        Oui et alors le Heysel ?










      • arthes arthes 19 juin 07:37
        @arthes

        Juste un petit rectif pour la bonne compréhension :

        Le foot (le sport,et l’origine des JO en fait ) est un moyen de transférer l’agressivité instinctive de l’homme envers autrui , dans une sphère ludique et de la canaliser etc....

        Je veux dire que c’est « l’agressivité instinctive de l’homme envers autrui » qui est transférée dans une sphère ludique où elle peut se manifester sans nuire à l’autre, se métamorphoser .
         

        Et à coté de cette agressivité instinctive cohabite un instinct de fraternité envers l’autre, sinon, la compassion n’existerait pas par exemple, l’amour et l’affection, la sympathie non plus, et cela ferait longtemps qu’il n’y aurait plus d’humanité sur cette planète, nous nous serions entretués, réduits à l’esclavage et anéantis les uns les autres et disparu comme des déchets.


        Notre actuel mode de civilisation exalte l’individualité plus que jamais sur fond de darwinisme social  : c’est la sélection naturelle, les plus forts et les plus adaptés survivront, peut importe d’écraser les autres et celui qui tire tous les profits ne se soucie guère que tous les autres soient dans la misère, en mode capitaliste ultralibéral, et si, en mode capitalisme communiste, il y a eu le bienfait qui contra l’excès du capitalisme libéral , avec la solidarité et la fraternité populaire et non plus l’individualisme, exaltées pour devenir une force opposée à l’exploiteur égoïste, cela engendra un système dictatorial sous Staline où l’initiative personnelle était proscrite avec une bureaucratie lourde et tyrannique qui influa sur le monde occidental et le système syndical par exemple, , mais surtout, et c’est ce que l’on peut constater actuellement , la lutte des classes à produit la haine des classes , ce qui va à l’encontre de la fraternité ....

        Au bout du chemin, dans les deux cas, on revient à de la violence faite à l’individu..Et ce faisant on nuit aussi à la collectivité.

        Sortir du darwinisme social, c’est tout l’enjeu.
        Et ce n’est pas la faute à Darwin, qui a fait des découvertes capitales pour l’humanité.

        C’était la digression du jour, le foot, ça emmène vers Darwin.


      • Self con troll Self con troll 19 juin 09:45

        @arthes
        Ce qui est bien chez Sylvain, c’est sa discrétion. Je ne comprends pas son Cordier de vouloir mourir avant les autres compagnons, pour ne pas exposer ses os au Mont Valérien. Avec pour épitaphe « un qui dont l’histoire commence à Ce sera long, ce sera dur, mais à la fin, nous vaincrons. ».

        Darwin, c’est au nord de l’Australie. J’ai ouï dire que de là on part vers Bali pas ballot ou Java puis Thaï Box Land.

        Pour sortir du darwinisme social, ce serait pas mal d’accepter que le mot hasard marque la limite du darwinisme scientifique. Du style : je ne sais pas ce qui fait évoluer, j’appellerai hasard faute de mieux ce quelque chose.


      • arthes arthes 19 juin 10:19
        @Self con troll
        En effet, Sylvain est remarquable de discrétion, et sa conclusion sur Cordier est magnifique d’espoir pour l’humanité : « Je reste optimiste ».
        C’est le message qui devait passer !

        Bali a des marins des pêcheurs, pas ballot, Bali a des filles du port.

        Le terme comme tu le places « hasard faute de mieux » est très amusant et judicieux.
        Et voix tu, du peu que je me sois penchée sur le phénomène Darwin, je pense que ce dernier n’aurait pas objecté tout en se marrant.

      • révolQé révolQé 18 juin 12:19

        Avoir été gaulliste et résistant pour finir avec le mac à ronds qui détruit le peu qui reste de feue la france et se prostitue chez les zuniens.
        Le général qui les a mis dehors et nous avait sorti de l’OTAN sachant qu’ils ne sont pas nos alliés doit se retourner dans sa tombe. smiley

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