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Accueil du site > Actualités > Citoyenneté > Retour aux fondamentaux !

Retour aux fondamentaux !

Alors que l’Institut Montaigne et la Cour des Comptes ont chacun rendu un rapport décapant sur l’état de l’Education Nationale, un ouvrage représente à lui seul le symbole d’une époque révolue : d’un côté, ’tout fout le camp’, de l’autre la France éternelle. ’Le tour de France par deux enfants’ sera-t-il un jour imposé en lecture obligatoire à l’école ? Une mise à jour s’impose !

 Critiquer « le Tour de France par deux enfants », c’est déboulonner une statue monumentale. Ce livre de jeunesse a été tiré à plusieurs millions d’exemplaires, depuis sa première version de 1877. G. Bruno, son auteur n’a jamais existé. Derrière le pseudonyme se cache Augustine Fouillée, une femme qui n’imaginait probablement pas le succès de son ouvrage en l’écrivant. Dans ce récit conventionnel, elle raconte le périple de deux orphelins à travers la France. Leur père blessé dans un incendie succombe au début de l’histoire. De leur mère, on ignore tout. Le Tour de France laisse de toutes façons peu de place aux femmes, à quelques exceptions près. Le portrait de Julien, le petit frère d’André, résume l’idée générale, « un joli enfant de sept ans, frêle et délicat comme une fille, malgré cela courageux et intelligent plus que le sont d’ordinaire les jeunes garçons de cet âge.  » [1]

Evidemment, il est facile d’ironiser sur les références de G. Bruno. Là n’est pas mon objectif. Chacun trouve dans le Tour de France des raisons de s’amuser ou de s’agacer. Parfois de s’instruire. Le lecteur s’imprègne peu à peu d’un discours idéalisant l’hygiène, la propreté et par dessus tout l’ordre : « Respectons la loi qui est l’expression de la volonté nationale  ». Il doit abhorrer la paresse et admirer l’individu qui travaille sans ménager ses efforts : « Nul bien sans peine  ». Tout cela frise régulièrement le ridicule tant le trait est poussé, dépourvu de tout recul amusé. L’absolu manque d’humour pousse l’esprit rebelle à rejeter les recommandations les plus sages. Certes, je me targue aujourd’hui d’un recul dont je ne disposais pas à l’époque des dictées maternelles. A l’heure du cours interactif, ludique et non contraignant, dans lequel l’élève sait qu’il est au centre du savoir et qu’il ne perd pas une minute avec des choses inutiles, le Tour de France fait replonger dans un temps révolu. On enseignait alors avec un ton solennel et un goût pour la description interminable : l’ennui comme gage de sérieux. Nul n’apprend sans effort, nul n’apprend s’il n’en a le désir.

Il n’empêche qu’Augustine Fouillée a réussi à séduire plusieurs générations successives, en parvenant à mêler les atouts de la description avec un sens pédagogique incontestable. Le lecteur passe de la vallée du Rhône à la Méditerranée vue du Vieux Port. De Phalsbourg, les enfants se retrouvent à Besançon pour repartir avec un commerçant itinérant jusqu’à Saint-Etienne et Lyon. A Marseille, ils apprennent le départ de leur oncle et futur tuteur pour Bordeaux. Un bateau les conduit à Sète. Avec une péniche, ils remontent le canal du Midi, prodige d’ingénierie mais échec commercial. Consciemment ou non, Augustine Fouillée choisit un itinéraire privilégiant l’est du pays et la géographie de la sidérurgie. L’ouest en fait les frais, grand oublié du Tour de France. L’auteure hiérarchise les activités agricoles, portant au pinacle l’élevage bovin mais réduisant à néant la viticulture. L’ivrognerie suscite sa réprobation. Le bovin figure la force de travail, le lait que l’on transforme en beurre ou en fromage de comté. Parce qu’ils ne peuvent produire à eux seuls les quantités nécessaires, ou parce que les estives sont trop loin du village, les éleveurs doivent s’associer. Ainsi Augustine Fouillée glisse une critique moralisatrice de l’individualisme paysan.

Pour expliquer les ventes phénoménales du livre, on avance généralement l’argument d’un vide comblé par le Tour de France par deux enfants. G. Bruno apporte l’espoir d’une renaissance, après l’humiliation provoquée par la signature du traité de Francfort en 1871 [voir ‘La Guerre de 1870′ de François Roth (Fayard - 1990)]. Les Républicains savourent en outre dans ce récit le soin apporté à décrire une France intemporelle et laïque, inspiré de Michelet et de Renan. Certains y ont même vu une sorte de catéchisme laïc. Cet aspect apparaît d’autant plus dans la version révisée en 1906. Je reste dubitatif devant l’expression. J’y vois surtout une version très expurgée des moralistes français du Grand Siècle, les Caractères dans la langue du Petit Journal. Les hommes illustres dont le petit Julien lit consciencieusement les portraits font pâle figure en comparaison des héros de Corneille.

Le Tour de France n’offre pas davantage de religion de substitution. Le texte paraphrase maladroitement les Evangiles, notamment lorsque le moribond renvoie ses deux fils à leur mission : « Aimez-vous l’un l’autre.  » Ailleurs, l’auteure lorgne sur la parabole du bon berger et de la brebis égarée, en gommant au passage la fragilité de l’animal : la nature sauvage n’attend que l’intervention humaine – c’est l’aigle dangereux accusé de s’attaquer aux enfants - et la victoire de la science. Dans le Tour de France la montagne n’est plus le lieu où se rencontrent l’homme et Dieu - Moïse sur le mont Horeb - et où se retire Jésus pour la Transfiguration, mais un sommet vaincu par un Prométhée médiocre.

On retrouve certes la dimension des talents dans l’évocation de l’ouvrier inventeur d’une machine hydraulique en Franche-Comté : « Tu ne sais pas Julien, reprit André, qui a imaginé la belle machine à faire le papier ? On me l’a dit là-bas ; c’est un simple ouvrier, un ouvrier papetier nommé Louis Robert. Il avait travaillé depuis son enfance ; mais au lieu de faire, comme bien d’autres, sa besogne machinalement, il cherchait à tout comprendre, à s’instruire par tous les moyens, à perfectionner les instruments dont il se servait. C’est ainsi qu’il en vint à inventer cette grande machine que j’ai vue faire tant de travail en si peu de temps.  » Pour le reste, l’ouvrier de la onzième heure, celui que son patron embauche à égalité de traitement dans la parabole du Nouveau Testament, n’aurait droit à aucune rémunération dans le monde industriel de G. Bruno.

Dans le Tour de France par deux enfants le paternalisme le plus obtus triomphe. L’ouvrier infantilisé doit toujours porter sur lui un certificat garantissant ses bonnes mœurs et sa virginité politique ou syndicale. Le danger de la mine ou de la forge, l’épuisement physique du travailleur, les salaires insuffisants : tout est caché dans un décor industriel aux antipodes de l’Assommoir ou de Germinal. L’argent sert de valeur supérieure, comme dans l’exemple de Claude Le Lorrain. L’un des personnages - Madame Gertrude - tresse les lauriers du peintre pour l’édification du petit Julien, mais en gommant toute dimension artistique. Pourquoi Claude Le Lorrain est-il érigé en modèle ? « Il travaille beaucoup et devint très riche, car ses tableaux se vendaient à des prix fort élevés. De nos jours, leur valeur n’a fait qu’augmenter avec le temps.  »

Le petit commerce est le métier des héros, et l’âpreté au gain, leur vertu cardinale. Pour devenir riche, il faut acheter en gros à un endroit et vendre au détail à un autre. C’est l’idéal d’une France qui passe à côté des bouleversements de son siècle : le transport des marchandises par chemin de fer, la production de masse, les halles urbaines, et autres grands magasins. Oublions tout cela. Qui emprunte se couvre de dettes, et perd son paradis : « C’est se forger une chaîne de misère et de servitude que d’emprunter quand on peut vivre en travaillant.  ». Une grande économie se jaugerait par rapport à ses rivales. Rattraper l’Allemagne et l’Angleterre compte plus que tout.

Faut-il retirer tout mérite à l’auteure, qui veut transmettre l’amour de la patrie aux enfants ? Le problème est que sa France ressemble dans le récit à un médiocre décor de carton-pâte. Le pays paraît comme hémiplégique, privé de toute référence religieuse même élémentaire. Ainsi, la visite finale de Paris et des bords de Seine omet la cathédrale Notre-Dame. Michelet et Victor Hugo trahis ? Le chauvinisme ras-les-pâquerettes atteint des sommets au moment où les personnages s’approchent de la Savoie rattachée en 1860. Conscient des conséquences de la séparation de l’Alsace-Moselle, le lecteur s’attendrait à un peu de retenue. C’est tout le contraire ! « Depuis que la Savoie est française, les progrès ont été très rapides dans cette contrée. On y a fait un très grand nombre de routes, ce qui permet de transporter facilement les produits de la terre et les marchandises. Et puis les Savoisiens sont très intelligents et comprennent l’importance de l’instruction.  » L’auteure s’attaque tout aussi finement aux Provençaux : « Pourquoi donc tous les gens de ce pays-ci ne parlent-ils pas français ? C’est que tous n’ont pas pu aller à l’école. Mais dans un petit nombre d’années il n’en sera plus ainsi, et par toute la France on saura parler la langue de la patrie.  »

Ai-je intenté injustement un procès contre la bêtise nationale ? Ai-je commis le sacrilège d’irrespect envers un monument éditorial ? Les quelques huit millions de lecteurs et les multiples rééditions ne sont en tout pas le fruit de mon imagination. D’autres que moi ont versé des pièces au dossier (voir histoiregeolyceerombas). Mona Ozouf parle de Petit livre rouge de la République tout en tempérant la portée de la comparaison. Il faut évidemment retenir son argument concernant la religion : la première version du Tour de France fait clairement référence au passé chrétien de la France [source]. Il y a sans doute plus de naïveté que d’idéologie dans le Tour de France par deux enfants. Le livre doit évidemment être replacé dans son contexte historique [source].

Vouloir inculquer à un jeune public l’amour de la France ne me semble pas inutile, bien sûr, mais pas à tout prix. Et je craindrais par dessus tout que l’on remette cet ouvrage au programme in extenso, au nom d’un retour (de France) aux fondamentaux. Car l’heure est à la refonte des enseignements de l’histoire et de la géographie, dans le primaire comme dans le secondaire [voir L’histoire et la géographie ne servent à rien !].

Incrustation : cheminsdemémoire.gouv.fr [je cite un extrait de la fiche de lecture, bourde comprise « S’il passe en revue les grandes villes, les régions, les personnages illustrent et les pages de notre histoire, c’est dans un but non de propagande mais d’édification. »]

[1] Page 5 : « L’aîné des deux frères, André âgé de quatorze ans, était un robuste garçon, si grand et si fort pour âge qu’il paraissait avoir au moins deux années de plus. Il tenait par la main son frère Julien, un joli enfant de sept ans, frêle et délicat comme une fille, malgré cela courageux et intelligent plus que le sont d’ordinaire les jeunes garçons de cet âge.  »

Page 10 : « Aimez-vous l’un l’autre [...] Oh ! S’écria le fils aîné avec élan, soyez tranquille, cher père je vous promets que nous demeurerons les enfants de la France ; nous quitterons Phalsbourg pour aller là-bas ; nous resterons Français, quelque peine qu’il faille souffrir pour cela.  »

Page 13 [Le certificat du père] : « Les chers enfants n’ont rien négligé : ils savent que tout ouvrier doit avoir des certificats en règle.  »

Page 17 [La carte pour passer la frontière] : « Tout à coup, il se souvient d’avoir vu dans la chambre du garde forestier une grande carte du département pendue à la muraille : c’était une de ces belles cartes dessinées par l’état-major de l’armée française, et où se trouvent indiqués jusqu’aux plus petits chemins.  »

Page 31 [Conseil pour avoir une belle vache] : « On la tient proprement Julien. Voyez-vous comme sa litière est sèche et propre. Pour qu’une vache donne beaucoup de lait et qu’elle se porte bien il lui faut une litière souvent renouvelée. Si je la laissais sur un fumier humide comme pour bien des fermières son lait diminuerait vite et serait plus clair. Voyez aussi comme l’étable est haute d’étage : elle a trois mètres du sol au plafond les fenêtres sont placées tout en haut et donnent de l’air aux bêtes sans les exposer au froid.  »

Page 45 [Les livres d’écoles, qui les offre ?] « Julien, les écoles, les cours d’adultes, les bibliothèques scolaires sont des bienfaits de votre patrie. La France veut que ses enfants soient dignes d’elle, et chaque jour elle augmente le nombre de ses écoles et de ses cours, elle fonde de nouvelles bibliothèques et elle prépare des maîtres savants pour diriger la jeunesse.  »

Page 49 [La machine pour l’usine] « Tu ne sais pas Julien, reprit André, qui a imaginé la belle machine à faire le papier ? On me l’a dit là-bas ; c’est un simple ouvrier, un ouvrier papetier nommé Louis Robert. Il avait travaillé depuis son enfance ; mais au lieu de faire, comme bien d’autres, sa besogne machinalement, il cherchait à tout comprendre, à s’instruire par tous les moyens, à perfectionner les instruments dont il se servait. C’est ainsi qu’il en vint à inventer cette grande machine que j’ai vue faire tant de travail en si peu de temps.  »

Page 54 [Madame Gertrude détaille les industries de Lorraine] : « Oh ! Certainement Julien, mais je n’ai voulu vous parler que des industries où nous tenons le premier rang en France et en Europe. Travailler est déjà bien, mon enfant ; mais travailler avec tant d’art et de conscience que notre patrie puisse tenir le premier rang au milieu des autres nations, c’est un honneur dont on peut être fier, n’est-ce pas Julien ?  »

Page 56 [Madame Gertrude apprend à être modeste avec son exemple de Claude le Lorrain] : « Il travaille beaucoup et devint très riche, car ses tableaux se vendaient à des prix fort élevés. De nos jours, leur valeur n’a fait qu’augmenter avec le temps.  »

Page 73 [Monsieur Gertal veut bien emmener André et Julien de Besançon à Saint-Etienne] : « Volontiers, dit André ; mais si vous pouviez ajouter quelque chose, ne fût-ce que cinq francs, nous serions bien aises. ’Pas un centime, dit l’homme, c’est à prendre ou à laisser’.  »

Page 79 [Monsieur Gertal parle du pâtre communal] : « Ce n’est pas partout facile. De plus tout le monde ne comprend pas le bienfait qu’il y a s’entendre et à s’associer ensemble. Chacun veut tout faire seul, et tous s’y perdent. Pour moi, ajouta monsieur Gertal, je suis fier d’être Jurassien, car c’est dans mon pays que, pour la première fois en France, cette grande idée de s’associer a été mise en pratique par les cultivateurs.  »

Page 91 : [Les pâtres dans la montagne ont peur de l’orage] : « Certes mon enfant, ils le redoutent aussi quand ils en prévoient un, ils ne se couchent pas ; ils restent toute la nouit auprès de leurs vaches ; ils leur parlent tant que dûre la tempête ils les flattent de la main tour à tour, les appelant chacune par leur nom. Cela suffit pour tranquilliser ces bonnes bêtes. La présence et la voix de leur gardien les rassurent : elles ne bougent pas.  »

Page 92 : [Dans la montagne] : « Les aigles se jettent parfois sur les troupeaux saisissent dans leurs serres les jeunes agneaux qu’ils peuvent attraper et les enlèvent en l’air ; on en a vu emporter jusqu’à de jeunes enfants. »

Page 93 [La Savoie] : « Depuis que la Savoie est française, les progrès ont été très rapides dans cette contrée. On y a fait un très grand nombre de routes, ce qui permet de transporter facilement les produits de la terre et les marchandises. Et puis les Savoisiens sont très intelligents et comprennent l’importance de l’instruction.  »

Page 112 [A la fin de la visite de la fonderie, alors que l’on a vu aucun ouvrier] : « Oui Julien, répondit le patron. On ne se figure pas combien les moindres objets dont nous nous servons ont coûté de travail et même de science, car les ingénieurs qui dirigent les ouvriers dans ces usines ont dû faire de longues et pénibles études, pour savoir se reconnaître au milieu de toutes ces inventions et de ces machines si compliquées. Que serait la force de l’homme sans la science ?  »

Page 119 [Vichy] : « Vichy est le plus grand établissement d’eaux minérales du monde entier ; ils s’y est rendu, en certaines années, jusqu’à cent mille personnes.  »

Page 148 [Eloge de l’ouvrier de la soie à Lyon]

Page 156 [Monsieur Gertal abandonne les enfants. Résumé de son activité]

Page 161 [L’éradication du provençal] : « Pourquoi donc tous les gens de ce pays-ci en parlent-ils pas français ? C’est que tous n’ont pas pu aller à l’école. Mais dans un petit nombre d’années il n’en sera plus ainsi, et par toute la France on saura parler la langue de la patrie.  »

Page 179 [La femme, exemple de la cruche, éloge de la propriété et de l’ordre ] « Nul bien sans peine.  »

Page 196 : « C’est se forger une chaîne de misère et de servitude que d’emprunter quand on peut vitre en travaillant.  »

Page 200 [Eloge du canal de Midi, qui n’a servi à rien]

Page 230 [Tenir ses promesses]

Page 241 [La compétition internationale avec l’Angleterre]

Page 258 : « L’homme sage n’attend point que le malheur ait frappé à sa porte pour lui chercher remède.  »

Page 286 : « Respectons la loi qui est l’expression de la volonté nationale.  » [Paris sans Notre-Dame]

Page 291 [La mort de Lavoisier]

Conclusion [Apothéose finale sur la victoire de la science. Et les colonies].


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2 réactions à cet article    


  • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 17 mai 2010 12:16

    D’une certaine façon, je dois vous donner en partie raison... A un autre commentateur (voir Geographedumonde) qui justifiait le nationalisme du ’Tour de France’ pour des raisons assez proches de celles que vous avancez, je convenais du poids de l’époque. Cela étant, jusqu’en 1914, le fauteur de guerres et l’empêcheur de tourner en rond - pour la grande majorité des Européens - est français !! Songez qu’en 1870, la France se retrouve abandonnée de tous, face aux armées prussiennes organisées et résolues. ’Le Tour de France’ représente donc (avec bien d’autres, je vous l’accorde !) un tour de force : faire oublier l’essentiel. Faut-il rappeler qu’en 1918, les Français se révèlent aussi impitoyables que les Allemands en 1871 ? Mais tout cela est ultra connu.
    Je croyais utile de pointer un autre problème que l’on retrouve aujourd’hui à mon sens : la confusion entre fond et forme. Il ne suffit de proclamer haut et fort l’identité nationale & l’amour de la France pour être vraiment connaisseur de l’histoire et la géographie française. Les postures m’horripilent. Augustine Fouillée a voulu marcher sur les pas d’un Victor Hugo. Sans succès à mon sens. smiley


    •  C BARRATIER C BARRATIER 17 mai 2010 20:15

      Nous sommes dans une manipulation relayée par l’institut Montaigne qui ne connaît pas grand chose du sujet. Au lieu de revenir à de meilleurs rythmes scolaires (la semaine de 5 jours plus variés au lieu de 4 trop denses), moins de vacances et surtout moins longues, on se couche sous les ordres de marchands de vacances et de week ends....
      Les citoyens avaient pourtant bien travaillé....Qui se souvient de la consultation nationale organisée par le Ministère dans tous les cantons, dans tous les arrondissements citadins, et qui des très intéressantes propositions...
      Quand les citoyens se saisissent d’un sujet (ce fut le cas), on obtient autre chose que ces propositions passéistes, décalées, destructrices qui sont celles de l’institut MONTAIGNE casseur d’école, de retraite, d’accès aux soins...Et qui n’est mandaté par aucun suffrage, ne représentant personne que lui-même.

      On trouve ici des illustrations d’un travail citoyen

      http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=156

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